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Témoignages - Page 156

  • L’incroyable histoire du miracle attribué à Charles de Foucauld

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    De Hugues Lefèvre sur le site web de « Famille Chrétienne », ce 29 mai 2020 :

    cent-ans-mort-violente-Charles-Foucauld-e1480691677936.jpgMardi 26 mai, le pape François a autorisé la publication de huit décrets de la congrégation pour les causes des Saints. Parmi les miracles reconnus, celui attribué au bienheureux Charles de Foucauld. Récit d’un événement officiellement « miraculeux » survenu à Saumur en novembre 2016.

    Le mercredi 30 novembre 2016, une équipe d’ouvriers de l’entreprise Asselin, spécialisée dans la restauration du patrimoine et de monuments historiques, travaille sur la charpente de la chapelle de l’établissement scolaire Saint-Louis, à Saumur. Parmi les spécialistes du bois présent ce jour-là, Charle, 21 ans, jeune charpentier, évolue entre la voute de l’édifice et la charpente. Vers 16h30, un accident d’une rare violence se produit. Dans un geste précipité, le jeune homme passe outre le chemin sécurisé et marche sur la voute de la chapelle. Sous le poids du jeune homme, celle-ci s’écroule soudainement. Charle chute de quinze mètres cinquante et tombe à plat ventre sur un banc d’église. Un montant en bois lui perfore l’abdomen, juste sous le cœur.

    Sur le chantier, c’est l’effroi. « Jamais un tel accident ne s’était produit », confie François Asselin le patron de l’entreprise. Alors qu’on le pense mort, l’inouï va se produire. Le jeune homme se relève avec le morceau de bois qui le transperce de part en part. Plus délirant encore, il marche une cinquantaine de mètres, rencontre du personnel du lycée et les avertit qu’un problème vient de se produire. Estomaquées par cette vision, des personnes appellent en catastrophe les secours qui arrivent en hélicoptère. Mais impossible de faire monter Charle à bord de l’appareil à cause du corps étranger qui le traverse. Il faut donc partir en ambulance jusqu’à Angers. Encore quarante-cinq minutes durant lesquelles tout peut arriver.

    « Pour moi, il ne peut pas s’en sortir »

    « Je suis prévenu environ 1h30 après l’accident mais je ne sais rien de son état. J’ai simplement les faits, cette chute effrayante… Pour moi, il ne peut pas s’en sortir », explique François Asselin. Le patron de l’entreprise de 130 salariés est alors à Paris. Devant l’angoisse terrible qui l’assaille, le chef d’entreprise n’a qu’un réflexe : il faut prier.  Avec son épouse, il appelle la Fraternité de Marie, Reine immaculée, dont ils sont très proches ainsi que sa paroisse de Saumur. Créée en 2012, elle porte le nom de Charles de Foucauld…

    « La coïncidence est étonnante. Lorsque François Asselin me contacte pour m’annoncer l’accident, nous vivons à la paroisse dans un contexte de préparatifs de fête pour célébrer Charles de Foucauld », raconte le curé, le père Vincent Artarit. En effet, le lendemain, jeudi 1er décembre, marque les cent ans jour pour jour de sa mort. Durant un an, les paroissiens ont notamment prié pour que celui qui fut béatifié en 2005 puisse être un jour canonisé. C’est donc dans ce contexte, au moment où se termine une neuvaine en préparation de la fête paroissiale, que l’accident se produit…

    Au petit matin, la mère de Charle annonce la nouvelle

    Les réseaux de prières s’activent et déjà des centaines de personnes prient le bienheureux Charles de Foucauld d’intercéder pour la santé du jeune Charle. Le postulateur de la cause, le père Ardura, expliquera d’ailleurs dans la procédure canonique combien l’appel à l’aide immédiat et collectif lancé à Charles de Foucauld fut réel.

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  • Le fondateur de l'ordre des Chevaliers de Colomb sera bientôt béatifié

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    Source

    Michael McGivney

    fondateur de l'ordre des Chevaliers de Colomb (✝ 1890)

    Le vénérable Michael McGivney, fondateur de l'ordre des Chevaliers de Colomb, né le 12 août 1852 aux États-Unis et mort le 14 août 1890, s'est vu attribuer un miracle et sera donc béatifié." nouveaux saints, VaticanNews le 26 mai 2020, décret (en italien) de reconnaissance de miracle attribué à son intercession. Il avait été déclaré vénérable par Benoit XVI le 15 mars 2008

    Né le 12 août 1852 à Waterbury (Connecticut, États-Unis d'Amérique), dans une famille d'immigrants irlandais. Entré au séminaire de Baltimore en 1873, il a été ordonné prêtre le 22 décembre 1877. Il a exercé son ministère notamment auprès des immigrants irlandais et surtout auprès des jeunes, en organisant, entre autres, une association de lutte contre l'alcoolisme. En 1882, il a fondé l'Association des Chevaliers de Colomb, afin de renforcer la foi et de fournir une aide économique aux familles catholiques qui ont perdu leur salaire en raison d'une maladie ou de la mort. La dénomination visait à mettre en évidence l'héritage catholique laissé à l'Amérique par son découvreur et à renforcer la cause des libertés civiles des catholiques américains, souvent victimes de préjugés.

    De mauvaise santé, il meurt le 14 août 1890 à Thomaston

    Histoire de l’abbé McGivney

    L’abbé McGivney était un idéaliste. C’était un homme dont la vision inspirée de jeunesse et de créativité s’est épanouie et à évolué, et ce, en dépit du fait que sa propre condition physique se détériorait.

    https://www.kofc.org/un/fr/resources/members/programs/family-activities/2045-F-legacy-mcgivney-6-08.pdf

  • Charles de Foucauld bientôt canonisé

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    BD-mort-de-Charles-de-Foucault.jpgLe Pape François a autorisé mardi la publication de huit décrets reconnaissant plusieurs miracles et martyres. Il a ainsi reconnu l’attribution à Charles de Foucauld, mort en 1916 à Tamanrasset, un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine. De Michel Janva sur le site web du « Salon beige » :

    Le 29 juillet 1916, il écrivait à René Bazin :

    […] Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.

    Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

    Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve; ” l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération “, disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

    De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du medhi… […] »

    Ref. Charles de Foucauld bientôt canonisé

    JPSC

  • Jean-Paul II "le Grand ": "le venin des crapauds n'atteint pas les étoiles"

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    Jean-Paul II a 100 ans !

    Une opinion de Mgr Léonard publiée sur le site de La Libre Belgique (p. 33) :

    27 mai 2020

    Après la mort de Jean-Paul II en 2005, j’avais écrit un article suggérant de l’appeler désormais “Jean-Paul II le Grand”, à l’instar de Léon le Grand et de Grégoire le Grand. D’où mon heureuse surprise que l’on ait posé récemment à Benoît XVI la question de l’opportunité d’une telle désignation. Avec sa prudence de Pape “émérite”, sa réponse ne fut ni “oui” ni “non”, mais elle avançait tant de qualités exceptionnelles de son prédécesseur qu’elle équivalait implicitement à un “oui” franc et massif.

    J’ai souvent rencontré Jean-Paul II en privé ou lors de manifestations publiques et j’ai lu tous les textes qu’il a publiés au cours de son long pontificat. Tout le monde n’a pas approuvé son comportement et son enseignement. Cependant il fut pour beaucoup de catholiques, et de jeunes en particulier, une inspiration exceptionnelle. Car cet homme, si réservé dans les contacts personnels et si hermétique dans certains de ses écrits, avait une capacité extraordinaire de s’adresser aux foules. Ce qui subjuguait tout particulièrement les jeunes, c’était sa proximité, pleine d’affection et de miséricorde, en même temps que la clarté de son enseignement. Jamais de discours ambigu disant à la fois tout et son contraire. Fidèle à l’enseignement de Jésus, son langage était “oui” ou “non”, jamais les deux à la fois, et sans tomber pour autant dans un simplisme sans nuances. Il plaçait la barre très haut, en tous domaines, mais sans décourager ses frères et sœurs dans la foi, car il rayonnait cette miséricorde qui n’enferme jamais l’humanité dans ses misères.

    Il était pour ses contemporains la conjonction vivante de l’importance prioritaire de la prière et de l’engagement chrétien effectif. Un “bloc de prière” en même temps qu’un témoin prêt au martyre pour le service de Dieu et de l’homme.

    Son programme pour la célébration du Grand Jubilé de l’an 2000 reste, aujourd’hui encore, une inspiration inépuisable pour tous les acteurs de la pastorale. Et son encyclique Veritatis splendor , même si elle est de lecture exigeante, reste un phare précieux pour une théologie morale équilibrée. Sa riche contribution dans le domaine du respect de la vie humaine, de l’amour humain et de la morale sexuelle en est l’illustration concrète.

    Jean-Paul II était un intellectuel de haut vol, mais son engagement courageux quand il était archevêque de Cracovie, sous le régime communiste, a fait de lui, en même temps qu’un grand penseur, un témoin audacieux qui, comme Pape, a eu un retentissement politique de grande ampleur, d’autant plus que, par ses innombrables “visites pastorales”, il fut en quelque sorte “le curé du monde entier”.

    Enfin, sa volonté d’accomplir sa mission jusqu’au bout, jusqu’à son extrême faiblesse, a touché beaucoup de cœurs. Ce n’était pas sans inconvénients pour l’exercice concret de son ministère. Et Benoît XVI, en renonçant à sa charge effective, nous a montré qu’un autre choix est possible quand un Pape voit ses forces décliner. N’empêche que son attitude fut un ultime témoignage rendu à la dignité de l’être humain, même dans le plus grand dénuement.

    Certes, Jean-Paul II avait aussi ses limites, comme tout homme. Même un saint a des défauts et a pu commettre des erreurs. Mais d’instinct les foules, au lendemain de sa mort, pressentirent que ce Pape qu’elles avaient tant admiré était réellement un saint Pape.

    D’où mon étonnement devant une chronique récente : “Un enthousiasme qui retombe” (1). Elle cherche à être plus nuancée que les deux ouvrages qu’elle cite. Mais, au-delà des trois auteurs, qui, comme tout un chacun, méritent le plus grand respect, le contenu de leur production, depuis le plus nuancé jusqu’à ceux qui le sont moins, confronté à la grandeur exceptionnelle de saint Jean-Paul II, risque de réveiller, chez des lecteurs moins bien intentionnés que moi, le souvenir du dicton célèbre : “le venin des crapauds n’atteint pas les étoiles”.

    (1) Voir les pages Débats du 22 mai 2020 ou sur https://bit.ly/3c0KeOw

  • Croix arrachées, églises fermées, dénonciations, contrôle policier... Pourquoi il faut prier pour l'Eglise de Chine

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    De Camille Dalmas sur Aleteia.org :

    Après le confinement, la situation des catholiques chinois au cœur des préoccupations

    Depuis, 2008, le pape Benoît XVI a fait du 24 mai, jour de la fête de Marie-Auxiliatrice – ou Marie, Secours des chrétiens – une journée de prière pour l’Église de ChineLa Vierge Marie, patronne de la Chine, est particulièrement vénérée par les catholiques chinois, notamment dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shanghaï. Cette année, cependant, ils n’ont pas pu célébré cette festivité importante.

    « Le fait que, dès le premier jour de l’assouplissement des mesures du coronavirus en Chine, des croix ont été de nouveau arrachées des toits des églises à certains endroits est significatif3, analyse le directeur des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) allemandes, Mgr Huber, par ailleurs excellent spécialiste du monde chinois. Lui qui dirige notamment le Centre Chine de la ville allemande de Sankt Augustin, à proximité de Cologne, insiste sur l’aggravation progressive de la situation ces dernières années : « Alors qu’au cours des dernières décennies, il existait des zones d’ombre dans lesquelles la vie religieuse pouvait se développer, le gouvernement du président Xi Jinping tente de contrôler tous les domaines de la société civile, y compris la religion », reprend le directeur des OPM allemandes.

    Forte pression sur l’église clandestine

    Depuis les années 1950 et l’avènement du communisme, les dirigeants chinois ont poursuivi l’objectif de construire une église chinoise indépendante de Rome tout en persécutant les catholiques « souterrains » qui restent fidèles au Pape. Avec la fondation de l’Association patriotique catholique chinoise, fondée en 1970, le pouvoir a accentué la cohabitation de deux églises, une officielle obéissant au Parti communiste, et une officieuse secrètement liée au Saint-Siège.

    En septembre 2018, le Saint-Siège et le Parti communiste chinois ont signé un accord provisoire sur la nomination des évêques. « Mais la situation de l’Église catholique et des religions dans le pays ne s’est pas améliorée depuis », déclare pour sa part Katharina Wenzel-Teuber, sinologue et rédactrice en chef du magazine China Heute (Chine Aujourd’hui, en allemand), édité par le Centre Chine. « La pression exercée sur le clergé de l’église catholique clandestine pour qu’il enregistre et signe des déclarations d’indépendance vis-à-vis du Vatican s’accroît. La population est encouragée à signaler les réunions et activités non autorisées. Même dans les églises officiellement enregistrées, de plus en plus de caméras de surveillance avec reconnaissance des visages sont installées ».

    Bien qu’il existe actuellement une certaine liberté dans l’utilisation des moyens de communication numériques, les églises elles-mêmes ont été totalement fermées depuis le début de la crise sanitaire, y compris pour la prière privée. Si de nombreux domaines de la vie publique sont revenus à la normale, il n’y a toujours pas d’ouverture en vue pour les religions, et les églises restent inaccessibles. « La vie de foi s’est largement déplacée sur l’Internet. La pastorale, la participation à des groupes de prière et la participation à des messes – même depuis l’étranger – sont actuellement possibles de cette manière.

    « Toutefois, on peut supposer que les activités religieuses sur Internet seront traitées de manière plus stricte à l’avenir », estime Wenzel-Teuber. Depuis un certain temps, des efforts ont été faits pour réglementer plus strictement la diffusion numérique de la foi. Au vu de la situation toujours difficile, Mgr Huber demande de prier pour et avec les chrétiens de Chine. Le pape François a lui aussi prié pour les catholiques chinois lors du Regina Caeli ce dimanche : « L’Église universelle, dont vous faites partie intégrante, partage vos espoirs et vous soutient dans vos épreuves », a-t-il déclaré.

    Prenez part à la mission d’évangélisation avec les OPM

  • Pakistan : une chrétienne de 14 ans enlevée et mariée de force

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    PAKISTAN : Enlevée à 14 ans et mariée de force

    26 mai 2020

    Maira Shahbaz, une chrétienne pakistanaise de 14 ans a été enlevée pendant le confinement par des hommes armés. Elle a été forcée d’épouser son kidnappeur et de renoncer à sa foi, tout comme Huma Younus, il y a quelques mois.

    Le tribunal d’instance de Faisalabad a statué en faveur de Mohamad Nakash, qui a soutenu que la jeune catholique Maira Shahbaz avait 19 ans, malgré un certificat de naissance ainsi que des documents officiels de l’église et de l’école prouvant qu’elle a cinq ans de moins.

    « Je suis terrifiée à l’idée de ne plus jamais la revoir »

    En état de choc, la mère de Maira, Nighat, a été transportée d’urgence à l’hôpital de Faisalabad après que deux témoins, Parvaiz et Nadeem Masih, aient décrit comment, le 28 avril vers 14h, M. Nakash et deux complices – tous armés – ont embarqué la jeune fille de 14 ans dans une voiture près de chez elle, tirant des coups de feu en l’air tout en s’enfuyant. S’adressant à l’AED, Nighat, peu après sa sortie de l’hôpital, a déclaré : « Je prie pour que ma fille nous soit rendue. Je suis terrifiée à l’idée de ne plus jamais la revoir. »

    La sœur aînée de Maira, Saira, 16 ans témoigne : « Maira est encore une enfant et elle a été abusée. Elle aime chanter, elle et ses chants me manquent beaucoup ». L’avocat de la famille, Khalil Tahir Sandhu, a déclaré que M. Nakash était déjà marié, père de deux enfants et qu’il a trouvé Maira, habitant non loin de chez elle, près de Madina Town, où il est coiffeur.

    « Ils nous traitent comme des animaux »

    Sandhu a déclaré qu’au tribunal, M. Nakash avait établi des documents fabriqués prétendant que Maira et lui s’étaient mariés en octobre dernier alors qu’elle avait encore 13 ans. L’avocat, un catholique, qui pendant plusieurs années à l’université fut un camarade de chambre du militant pakistanais des droits des minorités, l’ancien ministre assassiné Shahbaz Bhatti, a déclaré : « Les personnes qui font ce genre de choses à une jeune enfant comme Maira ne nous traitent pas comme des êtres humains, mais comme des animaux. » Il a ajouté que lors de l’audience, le 5 mai, le magistrat de Faisalabad, Kamran Khalid, s’était laissé influencé par près de 150 hommes rassemblés au tribunal pour soutenir M. Nakash.

    Le souvenir d’Asia Bibi maintient l’espoir

    Sandhu a déclaré qu’il ferait appel de la décision, portant l’affaire devant la Haute Cour de Lahore et, si nécessaire, devant la Cour suprême du Pakistan, qui, en octobre 2018, a renversé de manière sensationnelle le sort d’Asia Bibi, la chrétienne condamnée à mort pour blasphème.

    Lala Robin Daniel, militante des droits de l’Homme, amie et voisine de Maira et de sa famille, a déclaré : « La famille Shahbaz, a-t-elle indiqué, est l’une des plus pauvres de la ville de Madina. Le peu que gagnent ses membres provient de leur travail en tant qu’employés de ménage. « Le père les a quittés et dans notre société, cette pauvre famille chrétienne est très vulnérable. » La famille a expliqué que Maira avait dû quitter l’école tôt parce que la famille ne pouvait plus payer les frais et qu’à la place, elle a trouvé un emploi.

    Environ 1 000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan, selon le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays.

  • Liège : pas de confinement pour la rénovation de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy !

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    l'église du saint-sacrement bientôt rénovée          686.jpg

    Malgré les aléas engendrés par les mesures prophylactiques exigées par la lutte contre la pandémie de coronavirus, le chantier de restauration de ce monument emblématique du XVIIIe siècle liégeois, ouvert le lundi 2 mars dernier, n’a jamais été interrompu !

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    A ce jour, les échafaudages sont montés, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment, et les premiers travaux sont en cours, tant pour les renforcements structurels que pour le nettoyage de la façade et la restauration de ses superbes sculptures. Les grilles, les portes monumentales et l’escalier du perron ont, par ailleurs, été démontés pour être remis en état.

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  • Temps pascal en confinement; feuillet du lundi (25 mai) de la 7ème semaine : "Comment je suis devenu prêtre" (A. Bessières s.J.)

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  • Hong Kong menacée du pire par un régime chinois toujours plus totalitaire

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    De Dorian Malovic sur le site du journal la Croix :

    Cardinal Joseph Zen : « Hong Kong peut maintenant s’attendre au pire ! »

    Chine. Le cardinal Zen est "effrayé" à juste titre | Diakonos.be

    Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, grande figure de la lutte pour la démocratie et les libertés religieuses en Chine, a réagi en exclusivité pour La Croix à la loi de « sécurité nationale » que veut imposer Pékin à Hong Kong.

    « C’est une décision terrible pour Hong Kong. Depuis hier soir (jeudi 21 mai) je m’informe en détail sur la nature de cette nouvelle loi sur la « sécurité nationale » que les députés chinois à Pékin vont intégrer dans la Constitution de Hong Kong. Il semblerait de plus que les autorités de Pékin vont créer un bureau spécial autonome basé à Hong Kong pour vérifier l’application de cette loi.

    « Cette loi imposée à Hong Kong est stupide »

    J’écoute toutes les réactions venant des milieux politiques locaux et de l’étranger et je pense que cette démarche politique de Pékin est très très mauvaise pour tout le monde, pour les libertés des Hongkongais, la réputation du parti communiste chinois et pour la paix dans le monde. Cette loi imposée à Hong Kong est stupide.

    Je ne suis pas encore en mesure de tirer des conclusions définitives car il faut voir comment et quand les députés chinois vont la voter, la promulguer et puis l’appliquer dans l’avenir proche. Il faudra également observer la manière dont le gouvernement de Hong Kong va réagir et surtout comment il va utiliser ou non cette loi face aux contestations locales qui durent depuis des années.

    « La Chine est devenue un pays de plus en plus totalitaire »

    Il y a bien sûr de l’inquiétude et de la colère à Hong Kong car on sent qu’elle risque de perdre sa singularité pour devenir une simple ville chinoise comme les autres où les libertés n’existent plus. J’ai peur que nous perdions notre autonomie, laquelle a été promise par le régime de Pékin il y a des années dans la déclaration commune sino-britannique de 1984. Pékin est à l’origine de tous les problèmes actuels de Hong Kong. Il faut pourtant tenter de calmer les tensions et d’éviter de nouvelles confrontations dans l’avenir.

    Nous sommes tous inquiets à Hong Kong et beaucoup vont fuir à l’étranger car même l’Occident semble avoir perdu tout espoir en réalisant le comportement agressif de la Chine. Depuis la rétrocession de Hong Kong le 1er juillet 1997, le régime chinois n’a cessé de se transformer en un régime de plus en plus totalitaire, à l’intérieur de ses frontières comme pour Hong Kong ou Taïwan. Hong Kong s’attend au pire maintenant et je ne vois pas ce que nous pourrions faire à moins d’une réaction internationale forte. »

  • Covid 19: la “revanche” de l’Afrique ou l’effet retard?

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    Lu sur le blog de Colette Braeckman :

    Panzi 92440028_2985142261566335_5197995624661778432_o.jpg« Les Européens s’inquiètent pour nous, alors qu’ici, nous nous inquiétons pour eux … Quand l’OMS appelle l’Afrique à se réveiller, alors que c’est l‘hécatombe partout ailleurs, c’est peut-être eux qui devraient se réveiller ! Car nous ne dormons pas bien au contraire… Et l’Afrique demeure le continent le moins touché. »

    Assurant que « l’afropessimisme est souvent le soubassement obligé de toute réflexion sur le continent africain », l’essayiste sénégalais Felwinne Sarr, auteur de l’essai Afrotopia, préfère rappeler que si les premiers symptômes sont apparus en même temps au Sénégal et aux Etats Unis, il y a eu 10 morts dans son pays contre 70.000 aux Etats Unis. Comme en écho, la chanteuse Rokhaya Traoré dénonce le « matériau narratif inépuisable » que représente la souffrance africaine et elle assure qu’ « un cataclysme en Afrique relève vraisemblablement de l’ordre des choses imprimé dans l’inconscient collectif » L’examen des faits justifie-t-il cette mise en cause de la sincérité des préoccupations qui s’expriment à propos de l’Afrique ?

    1. Quelle est la réalité de l’ « exception africaine » ?

    Si les chiffres actuels, encore modestes, confirment ce que d’aucuns appellent déjà la « revanche de l’Afrique », la courbe de contamination publiée par l’OMS porte un nom fatal : « exponentiel ». Autrement dit, depuis la découverte du premier cas le 25 février dernier, l’Afrique, à la date du 11 mai, totalisait 49.429 cas et 1.500 morts (contre 159.799 cas en Europe). Ce qui explique la circonspection des spécialistes : « les chiffres actuels doivent être pris avec précaution » estime l’épidémiologiste Nathan Clumeck, « car toute une partie de la réalité africaine passe sous les écrans radars, bien des victimes ne sont même pas enregistrées . En outre, l’expérience clinique est faible et il y a de 2à à 30% de cas asymptomatiques, qui sont peut-être positifs, mais n’ont pas les symptômes du corona. »

    1. La jeunesse est-elle un atout, l’âge un risque supplémentaire ?

    Le premier atout de l’Afrique est évidemment la pyramide des âges : sur le continent, l’âge moyen est de 19, 7 ans, alors qu’en Europe il est de 42,5. La différence se manifeste aussi entre les régions : en Afrique centrale la population est plus jeune (18,7 en moyenne) qu’en Afrique du Nord, plus affectée par le virus. Cette vulnérabilité des plus âgés pousse le Docteur Mukwege, en charge de la riposte au Sud Kivu, à prôner des solutions radicales : il demande que tous les plus de 60 ans soient confinés, invités à vivre soit dans une chambre à part soit dans des maisons qui leur seraient réservées et où la nourriture serait apportée par des membres de la famille.

    D’aucuns considèrent cependant comme un atout le fait qu’en Afrique les plus âgés ne soient pas, comme en Europe, relégués dans des « clusters » ou des homes, ces milieux fermés où le virus se propage à l’envi. Vivant en famille, ayant encore une utilisé sociale sinon économique, les « vieux », plus respectés qu’en Europe, gardent le goût de vivre. Le prix Nobel 2018 plaide aussi pour la multiplication des tests et il demande que Kinshasa lui en envoie davantage. Cependant, plus encore qu’en Europe, la mortalité des « anciens » résulte de facteurs aggravants : le diabète, l’hypertension, ou, pour les plus aisés, un mode d’alimentation peu soucieux de la diététique. Sans oublier que les riches, négligeant d’investir dans les hôpitaux de leur pays, avaient l’habitude de se faire soigner en Europe en cas de maladie grave, ce qui n’est plus possible aujourd’hui.

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  • In memoriam : retour sur la célébration du centenaire de la naissance de Jean-Paul II (1920-2005)

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    Mémoire et identité 51XZK3V2RGL._SX290_BO1,204,203,200_.jpgEn relisant « Mémoire et Identité » qui constitue le testament spirituel (l’ouvrage fut publié chez Flammarion en 2005) de ce grand pape, on comprend mieux encore ses affinités avec son proche collaborateur le futur Benoît XVI, et la distance qui les sépare, l’un et l’autre, des intellectuels post-modernes sévissant aujourd’hui, plus que jamais, en Europe. Extraits choisis d’une pensée qui fâche un monde qui a cessé d’être chrétien :

    1.- Descartes et les Lumières : à la source de l’enracinement des idéologies du mal dans la pensée philosophique européenne (pp. 19 à 25).

    « Je dois me référer ici, déclare le pape Jean-Paul II, à certains faits liés à l’histoire de l’Europe, et de manière particulière à l’histoire de sa culture dominante.

    Quand fut publiée l’encyclique sur l’Esprit-Saint [« Dominum et vivificanten, en 1986] certains milieux en Occident ont réagi négativement, et cela d’une manière plutôt vive. D’où venait une telle réaction ? Elle provenait des mêmes origines que celles dont étaient nées, plus de deux cents ans auparavant, les Lumières européennes – en particulier françaises, sans pour autant exclure les Lumières anglaises, allemandes, espagnoles et italiennes. […]

    Pour mieux illustrer un tel phénomène, il faut remonter à la période antérieure aux Lumières, en particulier à la révolution de la pensée philosophique opérée par Descartes.

    Le « cogito, ergo sum » (« je pense, donc je suis ») apporta un bouleversement dans la manière de faire de la philosophie. Dans la période pré-cartésienne, la philosophie, et donc le « cogito », ou plutôt le « cognosco » (je connais), étaient subordonnés à l’« esse » (être) qui était considéré comme quelque chose de primordial. Pour Descartes, à l’inverse, l’« esse » apparaissait secondaire, tandis qu’il considérait le « cogito » comme primordial.

    Ainsi, non seulement on opérait un changement de direction dans la façon de faire de la philosophie mais on abandonnait de manière décisive ce que la philosophie avait été jusque là, en particulier la philosophie de saint Thomas d’Aquin : la philosophie de l’ «esse». Auparavant, tout était interprété dans la perspective de l’ «esse» et on cherchait une explication de tout selon cette perspective. Dieu, comme Être pleinement autosuffisant (ens subsistens) était considéré comme le soutien indispensable pour tout « ens non subsistens », pour tout « ens participatum », c’est-à-dire pour tout être créé, et donc aussi pour l’homme.

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  • Philip et la petite chapelle de la Vierge : une belle histoire en temps de confinement

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    De Christof Bouweraerts sur Kerknet :

    "Nous voyons maintenant des choses que nous ne verrions pas autrement."

    21 MAI 2020

    Philip Beetles de Saint-Trond prévoit de restaurer une chapelle de Marie après la crise du coronavirus

    Le bonheur réside souvent dans de petites choses que nous n'apprécions vraiment que lorsque le cours habituel de notre vie est interrompu. C'est également ce qui est arrivé à Philip Kevers (62 ans) de Saint-Trond lors de la crise du coronavirus. Lors de ses promenades dans sa propre région, il a soudain remarqué une chapelle sur la route. "Je n'y avais jamais prêté attention auparavant", dit-il. "Maintenant, je m'y arrête à chaque fois et je m'assois sur le banc attenant. Ensuite, par exemple, je réfléchis à ce que nous vivons actuellement. C'est ainsi que deux de ses bons amis ont été touchés par le virus au début de la crise".

    Cependant, lors de ses visites à la petite chapelle, Philip Beetles a constaté qu'elle était dans un état de délabrement avancé. "Rien dans cette chapelle n'est resté intact", a-t-il dit. "La statue de la Vierge est également brisée. Cela me dérange et j'ai finalement décidé de restaurer la chapelle après la crise. C'est peut-être un peu audacieux de ma part, mais au début, je l'ai fait comme une promesse au cas où mes deux amis guériraient. D'accord, je vais m'occuper de la chapelle de toute façon, tu sais."

    "Je sens que je dois le faire, même si je ne peux pas expliquer pourquoi".
    Lorsque Philip Beetles a annoncé ce projet à son gendre, celui-ci a immédiatement proposé son aide. "Par coïncidence, en tant que fonctionnaire de la municipalité de Gingelom, il s'occupe précisément de la restauration des chapelles", explique Beetles. "Il sait donc comment cela fonctionne et a déjà jeté un coup d'œil. C'est ainsi qu'on voit comment les choses se présentent, hein".

    Cependant, Philip Beetles n'est pas un pilier d'église. "Mais ma femme et moi avons tous deux reçu une solide éducation catholique à la maison", dit-il. "En 2003, nous avons perdu notre fils Michiel à cause d'un cancer et c'est pour cela que j'ai perdu tout cela. Non pas que je n'aille jamais à la messe, mais je ne vais pas régulièrement à l'église".

    Pourtant, le respect et la fermeté de la foi demeurent. "C'est ainsi que ma femme et moi aimons visiter les églises lors de nos voyages", explique Philip Beetles. "Je ne passerais devant un tronc d'offrandes sans brûler une bougie. Parfois, je me dis : "Cette fois-ci, je ne vais pas le faire. Et pourtant, je continue à revenir sur mes pas et je le fais toujours. C'est au fond de moi."

    "Même lorsque Michiel était à l'hôpital à Louvain, je me rendais parfois à Scherpenheuvel" (Montaigu, lieu de pèlerinage à la Vierge ndB), poursuit Kevers. "Inconsciemment, en tant qu'être humain, vous cherchez toujours quelque chose à quoi vous raccrocher. Je vais aussi au cimetière chaque semaine et je lui parle, même quand je suis préoccupé par quelque chose. Presque chaque semaine, je rêve de lui, de façon très évocatrice".

    "Pour moi, il n'est pas vraiment mort, mais il reste très présent. Peut-être que cela a quelque chose à voir avec la foi".
    Entre-temps, plusieurs personnes ont réagi positivement à l'intention de Philip de s'occuper de la chapelle de la Vierge Marie. "Bien que je ne me laisse pas influencer par ce que les autres pensent", dit Philip Beetles. "Je me sens bien et je ne reviendrai pas sur cette décision. Même si nous devons attendre que la situation se normalise avant de commencer. La petite chapelle est dans cet état depuis si longtemps maintenant, alors dans un mois, ou plus ou moins, on ne s'arrêtra pas à ça".

    "En attendant, au fait, je dois trouver à qui appartient cette chapelle. Elle est sur le bord de la route, mais elle appartient à une ferme, dont je connais bien le propriétaire. J'ai également de bons contacts avec la paroisse. Je n'ai donc aucun doute que je serai autorisé à faire cette restauration. Peut-être même que j'obtiendrai un soutien supplémentaire".

    "Nous voyons maintenant des choses que nous ne verrions pas autrement."

    ‘We zien nu dingen die we anders niet zien’

    Pendant ses promenades, Philip Beetles s'arrête maintenant régulièrement à une chapelle de la piste qu'il n'avait jamais remarquée auparavant. © Philip Beetles

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