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Témoignages - Page 281

  • Le cardinal Pell s’oppose à la communion pour les divorcés remariés

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    L-Australien-George-Pell-faire-face-a-la-dechristianisation_article_main (1).jpgLe cardinal australien George Pell, qui fait partie du 'C9' chargé d'assister le pape dans la réforme de la curie, s'oppose publiquement à ce que l'Église accorde la communion aux divorcés remariés. Il expose ses réflexions dans un livre à paraître début octobre, avant le Synode des évêques sur la famille. Lu sur le site de la radio québécoise vm (extrait) :

    Le livre du cardinal Pell s'appelle «L'Évangile de la famille», rapporte le 17 septembre l'agence d'information américaine Catholic News Service (CNS). L'ouvrage porte ainsi le même titre que le discours d’introduction du cardinal Kasper, chargé par le pape François de mener le chantier des réflexions sur la famille, au consistoire du 20-21 février 2014, qui traitait de ce thème.

    «Une discussion, un débat courtois, documenté et rigoureux, est nécessaire, spécialement durant le mois prochain, pour défendre la tradition catholique et chrétienne de monogamie et d'indissolubilité du mariage», affirme le prélat australien dans l'avant-propos de l'ouvrage qui sera publié le 1er octobre par la maison d'édition catholique américaine Ignatius Press.

    Pour le cardinal, «la doctrine et la pratique pastorale ne peuvent pas se contredire…l'on ne peut maintenir l'indissolubilité du mariage en autorisant les divorcés remariés à recevoir la communion».

    Une question «périphérique»?

    Le prélat souhaite également que l'Église ne se focalise pas sur ce genre de questions «périphériques», suggérant que le nombre de catholiques divorcés remariés désirant recevoir la communion est minime. Selon lui, les efforts de pression en ce sens proviennent principalement de quelques Églises européennes «où la pratique est faible et où un nombre croissant de personnes divorcées choisissent de ne pas se remarier». Le prélat considère que le thème est perçu comme un symbole à la fois par les défenseurs et les adversaires de la tradition catholique. Il parle ainsi d'un «trophée dans la bataille entre ce qui reste de la chrétienté en Europe et un néo-paganisme agressif. Tous les opposants au christianisme veulent que l'Église capitule sur ce sujet».

    Mgr Pell reconnaît que la miséricorde, une vertu qu'à la fois le pape François et le cardinal Kasper ont mise en exergue dans cette discussion, «est centrale en ce qui concerne les questions de mariage, de sexualité, de pardon et d'eucharistie». Pour autant, le prélat australien souligne «le lien essentiel entre miséricorde et fidélité, entre vérité et grâce». Il rappelle que Jésus n'a pas condamné la femme adultère, mais qu'il ne l'a pas non plus encouragée à continuer dans sa voie, lui intimant au contraire de ne plus pécher.

    Un thème important pour le prochain Synode

    La question sera certainement longuement débattue lors du Synode des évêques sur la famille, qui se déroulera au Vatican du 5 au 19 octobre, assure CNS.

    Selon l'enseignement de l'Église, les catholiques qui se remarient civilement sans avoir obtenu une confirmation de nullité de leur union peuvent recevoir la communion seulement s'ils s'abstiennent d'entretenir des relations sexuelles. Ils sont sinon considérés comme en état de péché permanent (...).

    Apic/CNS

    source: LE CARDINAL PELL S'OPPOSE À LA COMMUNION POUR LES DIVORCÉS REMARIÉS

      JPSC

  • France : un miracle impressionnant ouvre la voie à la canonisation du Père Jerzy Popieluszko

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    Jerzy Popiełuszko.jpgC'est ce samedi 20 septembre 2014, lors d’une messe célébrée au monastère de l’Annonciade à Thiais, que Mgr Santier , évêque de Creteil, annonce l’ouverture de l’enquête pour la canonisation du père Popieluszko. Lu sur « aleteia » :

    "On est toujours trop petit pour une telle grâce. Devant le passage de Dieu,  on se sent tout petit", confie Mgr Michel Santier, au micro de Cyprien Viet, de Radio Vatican. L'évêque de Créteil ne cache pas son émotion face à cette étonnante aventure spirituelle (lire notre article à ce sujet), lui qui avait justement confié son diocèse à l’intercession du martyr polonais lors d’un voyage en Pologne, un an avant cette guérison, le 14 septembre 2012.

    Ce samedi, lors d’une messe célébrée au monastère de l’Annonciade à Thiais, dans le département français du Val-de-Marne, l’évêque de Créteil annonce donc officiellement que la Congrégation pour la cause des saints a ouvert la procédure de canonisation du Père Jerzy Popieluszko. Le monde entier se souvient de ce prêtre polonais, torturé et tué par la police politique polonaise en 1984. Il était alors devenu l’icône de la résistance polonaise au régime communiste.

    Le Père Jerzy Popieluszko avait été béatifié en 2010 lors d’une cérémonie organisée à Varsovie, à laquelle avait assisté sa mère, décédée depuis. " Il est déjà béatifié, mais il n'y a pas eu besoin de miracle puisqu'il est martyr", explique Mgr Santier. Mais il n'en va pas de même pour la canonisation. Et c’est justement une guérison aussi étonnante que soudaine, qui pourrait bien être reconnue comme le miracle initiant la procédure.

    "La guérison s'est passée dans le diocèse, à l'hôpital Albert-Chenevier,raconte l'évêque de Créteil. La personne présumée guérie souffrait d'un cancer. Les médecins avaient décidé d'arrêter le traitement, et avaient dit à son épouse que c'était la fin. Elle avait déjà pris contact avec les pompes funèbres." Mais une soeur polonaise de l'aumônerie de l'hôpital l'a convaincue de faire appel à un prêtre. "Le père Bernard Brien, qui venait tout juste d’être ordonné prêtre en « vocation tardive » était né le même jour que le martyr polonais, le 14 septembre 1947. Il lui a donné le sacrement des malades, et a terminé en sortant une image du père Popieluzko. Il a prié, il s'est adressé au Seigneur en disant "aujourd'hui c'est notre anniversaire. Il faut que tu fasses quelque chose, c'est le moment d'intervenir." L'épouse que j'ai reçu m'a dit qu'aussitôt après, il avait ouvert les yeux. Le lendemain, la soeur est venue le visiter ; elle a vu qu'il n'était pas dans son lit, et a cru qu'il était décédé. Puis elle a vu qu'il était débout et qu'il marchait. Le rapport des médecins a constaté qu'il n'y avait plus de cellules cancéreuses."

    Il revient donc à l’ordinaire du lieu, en l’occurrence l’évêque de Créteil, d’annoncer officiellement l’ouverture de l’enquête pour la canonisation du père Popieluszko. " La soeur polonaise était très heureuse, c'est elle qui a prévenu Varsovie, se souvient Mgr Santier. A la demande du cardinal Nisz, archevêque de Varsovie, qui a prévenu la congrégation des saints, nous allons ouvrir cette enquête ce samedi, en vue de la reconnaissance d'une guérison miraculeuse mais présumée, C'est la cause des saints qui instruira et la présentera au Pape, qui en définitive prend la décision. Après, si cette guérison est reconnue, cela initiera le processus de canonisation du père Popieluszko."

    Ref. Un miracle dans le Val-de-Marne ouvre la voie à la canonisation du Père Jerzy Popieluszko

    JPSC

  • Chrétiens d’Orient : le témoignage du Père Rachid

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    Vu sur le « Salon Beige »

    Alors que la guerre en Syrie et l'avancée des djihadistes de l'Etat islamique menacent la sécurité du Liban, le père Rachid, prêtre à Beyrouth depuis 20 ans, fait part de ses inquiétudes sur la situation des chrétiens d'Orient.

     JPSC

  • Témoignage: une curieuse amulette sur papyrus vieille de plus de 1.500 ans parle de l’Eucharistie

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    Lu  sur le site de « Famille chrétienne » :

    C'est lors d'une conférence consacrée à sa collection de papyrus le 4 septembre dernier que la bibliothèque de l'université de Manchester a vendu la mèche : l’historienne Roberta Mazza a découvert un document du VIe siècle, écrit en grec, le plus ancien exemple d'utilisation de la liturgie eucharistique comme charme protecteur, et qui constitue un témoignage des pratiques des premiers chrétiens. Roberta Mazza, chercheuse à l’Institut de Recherche John Rylands, se trouvait dans la bibliothèque du même nom, qui serait la plus grande du Royaume-Uni et abriterait un fragment de l'évangile de Jean, l’original le plus ancien du Nouveau Testament. Elle était en train d’analyser et de classer quelques-uns des milliers de fragments de documents historiques inédits conservés dans les dépôts de la bibliothèque, quand elle a repéré ce papyrus.

    Une protection contre le malheur

    Daté d'environ 300 ans après la conversion au christianisme de l'empereur romain Constantin, le premier mot que l’historienne  réussit à traduire soulignait déjà son essence chrétienne : manne, le pain biblique que Dieu fit pleuvoir du ciel sur le peuple d’Israël lors de son exode. Selon ses explications, le reste du texte est un mélange de passages de l’Ancien et du Nouveau Testament, une sorte de protection, semble-t-il, contre le malheur. Cela montre,  affirme l'historienne,  comment les premiers chrétiens adoptèrent la tradition  païenne - d’abord égyptienne puis gréco-romaine ensuite -  de porter des prières aux dieux au sein d'une amulette, celle-ci étant perçue comme une sorte de charme, un objet porte-bonheur protégeant celui qui la porte contre les dangers.
    Pour élaborer ces objets et les porter dans des médaillons autour du cou ou les garder à la maison, les premiers chrétiens auraient remplacé les prières polythéistes par des citations bibliques, ce qui indiquerait une relation très étroite avec la Bible. "Aujourd’hui, nous pensons la Bible comme cette œuvre fixe où chaque mot est à sa place dans un endroit précis, explique Roberta Mazza. Un tel document indique que la connaissance de la Bible a été transmise beaucoup plus par oral à travers des passages choisis, par la liturgie, les prières et amulettes, que par un livre complet.

    Ecrit sur un reçu fiscal  

    L’historienne précise que l’analyse spectrale du document révèle qu’il s’agit en fait de papier recyclé, et qu’au dos, apparaissent, atténuées quasiment effacées, les lettres d’un reçu pour le paiement de taxes sur les céréales, reçu certifié par le collecteur de la ville égyptienne de Tertembuthis (l’actuelle el-Ashmunein). Le fabricant de l’amulette aurait probablement coupé un morceau du reçu, écrit au dos le texte religieux et plié le papyrus afin de le porter à l’intérieur d’un médaillon ou d’un pendentif. C’est pourquoi le reçu fiscal à l’extérieur aurait été endommagé et a disparu. Bien que la pièce n'offre pas beaucoup d'informations sur son propriétaire, Roberta Mazza pense qu’il s’agit d’un habitant  du village voisin de Hermopolis. Le fabricant de l’amulette connaissait, c’est clair, la Bible, mais a commis beaucoup d’erreurs : certains mots sont mal orthographiés, d’autres dans le désordre. Ce qui donne à penser qu’il a été écrit de mémoire au lieu d’être copié. Selon le Dr Mazza, on peut dire qu’il s’agit là d’un exemple incroyablement rare de christianisme et de Bible compréhensible par des gens ordinaires – et non seulement réservé aux prêtres et à l’élite. D’où la conclusion que la connaissance et l’utilisation de la Bible dans l’Egypte du VIe siècle était plus répandue qu’on ne le pensait. Il semblerait que ce document ait atterri à la Bibliothèque anglaise vers 1901, mais nul ne connaissait jusque-là son importance. Le texte de l’amulette est une combinaison originale de passages bibliques, notamment un psaume, et de la description par Matthieu de la Dernière Cène.

    Voici le texte intégral du papyrus :  

    "Craignez vous tous celui qui règnera sur la terre. Nations et peuples, sachez que Christ est notre Dieu. Car il parla et ils commencèrent à être, il commanda et ils furent créés ; il mit chaque chose sous nos pieds et nous délivra de la volonté de nos ennemis. Notre Dieu prépara une table dans le désert sacré et donna la manne à manger pour une nouvelle alliance : le corps immortel du Seigneur  et le sang que le Christ versa pour nous en rémission de nos péchés."

    Réf. une curieuse amulette sur papyrus vieille de plus de 1 500  ans parle de l’Eucharistie

     JPSC

  • Bruxelles : réouverture de l’église Sainte-Catherine le 20 septembre prochain avec les prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres

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    Après 3 années de fermeture… 

    ste catherine Bxl187.jpg

     Merci aux 11.300 signataires de la pétition* : « NON à la désacralisation de Sainte-Catherine ! »

    Merci à tous ceux qui, de Belgique ou de l’étranger, nous ont fidèlement accompagnés de leurs compétences, conseils et prières !

    Merci aux (plus de) 70 bénévoles (parmi lesquels des frères et sœurs orthodoxes et protestants) qui depuis le 23 août, se sont donnés généreusement pour remettre l’église en ordre, la récurer, la cirer, etc… !; la barre des 1000 heures de services bénévoles a été depuis lors largement dépassée. NB : RV jeudi pour un dernier coup de fraîcheur. S’annoncer si possible par sms +32 478 31 33 45

    Quelques photos Cfr :  http://www.eglisesaintecatherinebruxelles.be/article-55-benevoles-800-heures-de-travail-une-semaine-plus-tard-ste-catherine-rajeunie-124470387.html

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  • Divorcés remariés : cinq cardinaux réaffirment la doctrine de l’Eglise

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    Parce qu’elle concerne la question centrale de l’indissolubilité du mariage, celle de l’accès à la Communion des divorcés remariés fait couler de l’encre – et pas n’importe laquelle – à la veille du Synode sur la famille.

    D’Elisabeth de Baudouin, sur le site « « aleteia » :

    livre-demeurer-dans-vérité-du-christ-mpi.jpg« À la veille de l’ouverture du Synode sur la famille, le 5 octobre prochain, la question de l’admissibilité des divorcés remariés à la Communion Eucharistique connait un nouveau rebondissement, et pas de moindres : cinq cardinaux, dont Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et à ce titre, principal collaborateur du Pape, un évêque et plusieurs experts viennent de publier un nouvel ouvrage sur cette question décidément sensible.

    Ce livre, déjà paru aux Etats-Unis et sur le point de l’être en Italie (éd. Cantagalli) sortira également en Français, le 25 septembre prochain, chez Artège, sous le titre « Demeurer dans la vérité du Christ ».  A côté de la signature du Cardinal Müller, figurent celles des Cardinaux Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, Walter Brandmüller et Velasio De Paolis, cardinaux émérites, ainsi que celle de l’archevêque Cyril Vasil’s (sj), secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, des Pères Robert Dodaro (O.S.A), président de l’Institut de patristique Augustinianum à Rome, et Paul Mankowski (sj) et du professeur John M. Rist.

    L’intention des co-auteurs apparait clairement dans la préface de l’édition française du livre : répondre aux propositions du Cardinal Kasper concernant l’admissibilité de la communion aux divorcés remariés, telles qu’il les avait exposées notamment dans sa conférence d’introduction au consistoire extraordinaire des cardinaux des 20 et 21 février dernier. Comme le rappelle les auteurs, « le Cardinal Kasper proposait de modifier la discipline et l’enseignement de l’Église sur les sacrements en autorisant, dans des cas précis, les catholiques divorcés et remariés à recevoir la Communion Eucharistique après une période de repentance ». La conférence (qui d’ailleurs, ne traitait pas que de cette question, loin s’en faut), a été reprise par la suite pour l’essentiel dans un livre : « l’Evangile de la famille ».

    Le ton de la préface est courtois, mais la condamnation est sans appel : « Le Cardinal (Kasper) invite ses lecteurs à poursuivre le débat. Le présent recueil n’a pas d’autre but que de répondre à cette invitation. Les essais publiés ci-après entendent réfuter sa proposition d’une version catholique de l’oikonomia pour certains divorcés remariés civilement. Ils s’attachent à montrer l’impossibilité de concilier cette idée avec la doctrine catholique de l’indissolubilité du mariage, la proposition ne pouvant que conduire à des erreurs d’interprétation sur la fidélité et la miséricorde » (ndlr : pratiquée par l’orthodoxie orientale, l’oikonomia permet, dans certains cas et après un chemin de pénitence, le remariage à l’Eglise).

    L’ouvrage s’articule comme suit : Après l’introduction et une étude sur les premiers textes bibliques qui mentionnent la question du divorce et du remariage, suit un chapitre sur l’enseignement et la pratique de l’Eglise primitive, à propos desquels les auteurs affirment : « Qu’il s’agisse de la catéchèse ou de la patristique, les auteurs ne trouvent aucun fondement à un remariage civil après un divorce, comme le propose le Cardinal Kasper ». Un chapitre suivant analyse les raisons historiques et théologiques de l’oikonomia pratiquée par l’Orthodoxie orientale. Le dernier chapitre étudie l’élaboration au fil des siècles de la doctrine catholique sur le divorce et le remariage. Les auteurs concluent en « réitérant le raisonnement théologique et canonique en faveur du maintien de la cohérence entre doctrine catholique et discipline sacramentelle, en ce qui concerne le mariage et la Communion Eucharistique. »

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  • Le pape irrité par cinq cardinaux ?

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    À l’approche du Synode des évêques sur la famille, la parution d’un ouvrage, où figurent plusieurs cardinaux en fonction dans la Curie réfutant la proposition à l’égard des divorcés remariés du théologien Walter Kasper, contrarierait le pape François. C’est du moins ce qu’écrit, sous la signature de son correspondant à Rome, le journal « La Croix », un quotidien français réputé sérieux:

    « Avant même sa sortie officielle, « ce livre fait le buzz », selon l’expression d’un prélat au sein de la Curie romaine. Intitulé « Demeurer dans la vérité du Christ », l’ouvrage, qui en France paraît aux éditions Artège le 25 septembre prochain, rassemble des textes de grandes signatures de l’Église, en particulier celles de cinq cardinaux : Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical pour les sciences historiques et très proche de Benoît XVI, Raymond Burke, actuel préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, qui fut proche de Jean-Paul II, Velasio De Paolis, président émérite de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, et – non des moindres – Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    « ERREURS D’INTERPRÉTATION SUR LA MISÉRICORDE »

    Rassemblés par le père Robert Dodaro, président de l’Institut de patristique Augustinianum à Rome, les textes « entendent réfuter » la proposition formulée par le cardinal allemand, Walter Kasper, à l’ouverture du consistoire de février dernier en vue des deux Synodes à venir sur la famille, à propos de l’accès aux sacrements des divorcés civilement remariés. Comme le résumé l’éditeur français du livre, celui-ci s’attache « à montrer l’impossibilité de concilier » l’idée « d’une version catholique de quelques pratiques de l’Église orthodoxe pour certains divorcés remariés civilement (..) avec la doctrine catholique de l’indissolubilité du mariage »Cette idée ne pourrait « que conduire à des erreurs d’interprétation sur la fidélité et la miséricorde. »

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  • Quand une église bruxelloise revit

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    COMMUNIQUE DE PRESSE DES AMIS DE SAINTE-CATHERINE

     

    Les Amis de Sainte Catherine se réjouissent de la réouverture de l’église Sainte Catherine, ce samedi 20 septembre.  Ils remercient les 11.300 signataires de la pétition contre sa désacralisation et tous ceux qui sont intervenus pour sa réouverture, même si celle-ci est effectuée à titre « expérimental».

     

    Ils remercient également les plus de 70 bénévoles qui se sont activés depuis le 23 août pour sa remise en ordre et en état de propreté, totalisant déjà plus de 1000 heures de travail dans un bel élan d’enthousiasme et de fraternité œcuménique puisque des orthodoxes et protestants se sont joints spontanément à « l’opération tornade blanche » .

     

    Les Amis de Sainte-Catherine sont également très heureux de découvrir la Fraternité des Saints Apôtres qui ont reçu de l’archevêque de Malines-Bruxelles la charge pastorale de cette église pour une année au moins : ils sont touchés par le dynamisme évangélique, la serviabilité et la bonté de ces jeunes prêtres disposés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour que cette église devienne un centre spirituel rayonnant ouvert à tous. Ils sont témoins du très bon accueil que leur réservent déjà les commerçants,  restaurateurs et autres riverains de l’église, manifestement ravis de la voir reprendre vie et de découvrir le visage qui l’animeront.

     

    Les Amis de sainte Catherine  espèrent que beaucoup de chrétiens offriront leurs services pour la renaissance de l’église, sa restauration complète, et son rayonnement au cœur de la cité.

     

    Les amis de Sainte-Catherine poursuivront bien évidemment leur mobilisation pour que cette église ne ferme plus jamais ses portes mais au contraire, les ouvre toujours plus largement et définitivement, pour le bien et la joie de tous.

     

    Pour info : derniers travaux d’aménagement et d’entretien ces jeudi, vendredi et samedi matin dans l’église  : n’hésitez pas à venir y rencontrer les prêtres et bénévoles qui préparent activement l’ouverture de samedi. Celle-ci aura lieu dès 14h pour les Journées du patrimoine , 18h pour la messe solennelle présidée par Mgr Léonard suivie d’un apéritif sur le parvis et d’un concert ouvert à tous au profit de l’église.

     

    « Dès réception des clés de l’église Sainte-Catherine, le 23 août, au lendemain de l’ordination des 3 premiers prêtres de la Fraternité des saints apôtres, des bénévoles de tous horizons se sont présentés pour la remise en ordre et en état de propreté de l’église, abandonnée depuis 3 ans. Des jeunes garçons et filles, des pères et mères de familles, une communauté de jeunes religieuses, une famille syriaque entière, dont certains membres sont orthodoxes, des jeunes garçons et filles arméniens protestants alertés par Facebook, tous venaient frapper à la porte de l’église pour offrir leur aide quelques heures ou jours durant. L’enthousiasme et l’activité débordante, dans une ambiance joyeuse et fraternelle resteront pour tous inoubliable. Pendant qu’un couple de retraités était juché sur les armoires de la sacristie pour les dépoussiérer, une jeune fille était perchée sur le maitre autel pour le bichonner, sa maman et sa cousine huilaient méticuleusement tous les recoins des boiseries, d’autres jeunes et mères de familles ciraient avec soin les confessionnaux, un père de famille grimpé sur une échelle redonnait aux vitres de la porte d ‘entrée tous son éclat, des jeunes adolescents accumulaient au fond de l’église l’équivalent de 2 containers de décombres, d’autres détachaient les tâches de cire aux pieds des statues de saints, d’autres encore récuraient et récuraient encore, à genoux, un sol peu reluisant, d’autres encore aidaient les prêtres à réinstaller les statues et chemin de croix mis à l’abri pendant la fermeture, une jeune styliste se chargea du tabernacle à rhabiller, etc… De temps à autre on entendait un cantique entonné spontanément par l’une ou l’autre voix angélique, les orgues qui reprenaient vie, et de tous côtés s’exprimait la joie de voir ce lieu reprendre vie. Au total, plus de 70 bénévoles ont offert plus de 1000 heures de services pour remettre l’église en état d’ordre et de propreté avant sa réouverture au culte. Il restera certes des espaces à réaménager et « habiller » d’œuvres d’art sacré , des investissements à envisager pour rendre l’église plus accueillante encore, pour la chauffer et poursuivre sa restauration intérieure et extérieure, mais la voilà certes propre et digne pour retrouver humblement mais joyeusement sa vocation cultuelle dès ce samedi 20 septembre, avec l’aide de toutes les bonnes volontés que les prêtres, à qui l’église est confiée, se feront une joie d’accueillir. Des restaurateurs riverains ont déjà annoncé l’une ou l’autre bouteille qu’ils offriront pour l’apéritif qui suivra la première messe officielle, à laquelle vous êtes tous bienvenus ».

  • Nous sommes tous des nazaréens

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    Le témoignage de Bruno Retailleau (sénateur UMP de Vendée) (source)

    A l'invitation de Mgr Louis Raphaël Sako, patriarche des chaldéens, je me suis rendu en Irak, le 25 août dernier, dans le camp de réfugiés de Mar Shmouni, à Ankawa, dans la banlieue d'Erbil.

    Ce que j'ai vu et entendu dépasse les limites de l'horreur. J'ai vu des mères brisées d'avoir dû abandonner dans la fuite un enfant ou un parent, des pères terrorisés à l'idée que leurs filles puissent être abusées par les combattants de l'État islamique, des enfants traumatisés par ce qu'ils ont vécu ou par les récits qu'ils ont entendus : viols systématiques, décapitations, éventrations de femmes enceintes, massacres de familles entières... Autant de témoignages effroyables qui m'ont été rapportés, comme cette mère à qui les djihadistes ont arraché son enfant de 3 ans ou ces femmes vendues à l'étal au marché de Mossoul comme de véritables esclaves. Ce que j'ai vu, ce sont les larmes de sang des chrétiens d'Irak. Ce que j'ai entendu, c'est le cri de haine des nouveaux barbares, ces fous de Dieu qui veulent faire des terres syriennes et irakiennes le cimetière des "nazaréens".

    Tous les jours la barbarie progresse et la civilisation recule en Irak. Le nord du pays est devenu un véritable camp de la mort pour l'Orient. Mais il deviendra un camp de la honte pour l'Occident si nous ne faisons rien ou pas assez. Car, bien sûr, des aides humanitaires ont été débloquées et une aide militaire a été apportée aux combattants kurdes. Mais ces soutiens ne sont malheureusement que des gouttes d'eau dans cet océan de violence et de désespérance qu'est devenu l'Irak. Il faut agir plus vite et plus fort.

    D'abord, en organisant de toute urgence une aide humanitaire, alimentaire, médicale et pharmaceutique digne de ce nom. En effet, malgré la mobilisation des Églises locales, les camps de réfugiés complètement improvisés manquent de tout : nourriture, médicaments, matériels pour assurer une hygiène minimale... En réalité, Mar Shmouni ressemble davantage à un campement de misère qu'à un camp humanitaire : les chrétiens, mais aussi d'autres minorités pourchassées comme les yazidis, s'y entassent dans la crainte d'un nouvel assaut. Car Erbil n'est qu'à trente minutes de la zone tenue par l'État islamique : à tout moment, la mort peut surgir. Le recours à la force n'est donc plus une option pour la communauté internationale, c'est une nécessité. Y compris l'envoi de troupes au sol. En effet, les forces kurdes ou irakiennes ne parviendront pas à elles seules à éradiquer la menace. Pour certains, intervenir militairement sur le terrain reviendrait à commettre la même erreur que les États-Unis en 2003. Je peux comprendre cette crainte. Toutefois, je pense au contraire qu'une intervention contribuerait à sortir l'Irak des conséquences tragiques de l'aventure américaine. Mais pas n'importe quelle intervention. Pas une opération menée par une coalition occidentale sous l'égide des États-Unis ou de l'Otan.

    Il faut à tout prix éviter le choc des civilisations, ce grand soir islamiste dont rêvent tous les djihadistes. La solution qui doit être privilégiée, c'est celle d'une force internationale sous mandat de l'Onu rassemblant très largement, en particulier les États arabes, et s'appuyant sur les forces locales. Car c'est bien l'avenir de la région qui se joue aujourd'hui : l'État islamique ne s'arrêtera pas à la Syrie et à l'Irak. En proclamant le califat, Abou Bakr al-Baghdadi et ses séides marquent leur volonté de porter le djihad tout au long de cet arc de crise qui s'étend de la Méditerranée au golfe Persique, et même au-delà, puisqu'en recrutant des combattants venus du monde entier et notamment d'Occident, l'État islamique aurait la capacité de porter le feu et la mort au coeur de l'Europe.

    Ne nous voilons pas la face : les hommes en noir de l'État islamique sont tout sauf une bande de rebelles dépenaillés et désorganisés : ils sont bien des combattants aguerris qui ont su habilement mettre en place des administrations structurées et des circuits financiers élaborés. C'est un véritable État qui s'enkyste en Irak, un virus qui se propage et qui n'a rien à envier aux pestes brune et rouge du siècle précédent. J'ai la conviction que nous sommes confrontés au troisième totalitarisme et que si nous n'agissons pas très vite, c'est un rideau de sang qui s'abattra sur l'Orient.

    La France doit être aux avant-postes de ce combat contre l'État islamique. C'est à la fois sa responsabilité et son honneur, car elle ne doit pas le faire uniquement au nom du droit mais également au nom de l'histoire. Cette histoire qui la lie aux chrétiens d'Orient depuis Saint Louis, qui a fait de la France leur soeur aînée et des Français leurs frères.

    Ces frères vers qui les chrétiens d'Irak tournent une fois de plus leur regard et leur espoir. Aujourd'hui plus que jamais, nous sommes tous des nazaréens.

  • Woluwe-Saint-Pierre, Notre-Dame de Stockel : une croix brille dans la nuit

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    unnamed.jpgUne Croix illuminée a été inaugurée ce dimanche 14 septembre, fête de la Croix Glorieuse:

    Lors du lancement du Jubilé de Notre-Dame de Stockel (action de grâce pour 150 ans de présence paroissiale et 50 ans de la nouvelle église) en novembre 2012, la Fraternité de Tibériade avait été invitée à animer une "retraite dans la ville".  Lors de ce temps de grâce, le Frère Marc, fondateur de cette petite Fraternité, a été surpris que la grande croix surplombant l’église ne soit pas éclairée.  Il a suggéré de l’illuminer afin qu’elle devienne un signe d’Espérance dans la nuit du quartier et des environs.  Dans l’obscurité de l’existence de nos contemporains, touchés par tant de formes de souffrance, le Christ se propose comme une Lumière pour éclairer nos vies, pour nous présenter un chemin d'Amour, de Pardon, de Paix et de Joie.

    Enthousiasmante, l’idée fut retenue !  Un fruit de plus du passage évangélisateur de cette belle Fraternité !

    En juin, après la clôture festive de ce Jubilé et la consécration de la paroisse au Cœur de Jésus [http://info.catho.be/2013/06/19/la-paroisse-de-stockel-consacree-au-sacre-coeur-de-jesus/#.VBVzCjscRmY], le président de la Fabrique d’église entreprit les démarches nécessaires.  Il a obtenu les différentes autorisations ainsi qu’une contribution de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre pour autant que le complément des fonds soit préalablement trouvé.  Un comité organisateur fut mis sur pied sous la houlette de l’Abbé Edouard Marot, référent de Notre-Dame de Stockel.

    L’aboutissement de ce projet audacieux a dépendu en premier lieu de la bonne volonté et de la générosité des paroissiens lesquels ont manifesté le souhait que cette Croix rappelle à tous l’Amour indéfectible du Christ et l’ont permis par leur importante mobilisation financière.  Cet Amour nous invite avec insistance, au cours de ce week-end inaugural, à un geste de solidarité envers les plus pauvres, les plus démunis, les plus déshérités, les plus désespérés.

    Peinte en blanc depuis l’été, la Croix du Christ se distingue dorénavant de loin : des malades hospitalisés à Saint-Luc ont déjà fait savoir qu’ils y avaient trouvé un certain réconfort en la découvrant depuis leur chambre… 

    Il est à espérer que cette Croix illuminée soit un réel réconfort pour beaucoup : le Christ souffrant leur rappellera qu'ils sont aimés de Dieu de façon inconditionnelle et invités dès lors à aimer les autres à l’instar de Jésus.

  • Nigeria : Boko Haram mène le même combat que les djihadistes irakiens

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    AFRIQUE/NIGERIA - Témoignage du Directeur des Communications de l’Archidiocèse d’Abuja : « ce qui se passe actuellement dans le nord du Nigeria est semblable à ce qui s’est passé en Irak »

    Abuja (Agence Fides) – « Ce qui se passe actuellement dans le nord-est du Nigeria est très semblable à ce qui s’est passé récemment dans le nord de l’Irak » déclare à l’Agence Fides le Père Patrick Tor Alumuku, Directeur des Communications de l’Archidiocèse d’Abuja, commentant les récentes conquêtes territoriales de la secte islamiste Boko Haram dans le nord du Nigeria (voir Fides 03/09/2014). « Comme les guérilleros du prétendu « Etat islamique » en Irak, Boko Haram a commencé depuis au moins deux ans à miner le moral de la population et des militaires au travers d’une série d’attentats toujours plus spectaculaires pour lancer ensuite l’attaque visant à la conquête territoriale ».
    « Ils ont commencé par attaquer les écoles, sous le prétexte qu’ils ne veulent pas de l’éducation occidentale, puis ils ont frappé les postes de police et par la suite, ils ont levé la barre en attaquant les casernes de l’armée – explique le Père Tor Alumuku. Boko Haram a ensuite pris pour cible les bureaux gouvernementaux d’une commune à l’autre. Entre temps, la secte semait la panique en plaçant des bombes sur les marchés. Rien n’a été laissé au hasard. Il s’est agi d’une activité préparatoire qui a duré longtemps avant de passer à la conquête et au contrôle du territoire. Cela me semble très similaire à ce qui s’est passé en Irak » observe le prêtre.
    « Les attaques contre les églises et les chrétiens faisaient donc partie de cette stratégie plus ample visant la conquête du territoire, « libéré » de la présence des chrétiens, comme cela a été le cas justement en Irak » précise le Père Tor Alumuku.
    Le Directeur des Communications de l’Archidiocèse d’Abuja rappelle que « récemment, on a découvert que des financements à destination de Boko Haram proviennent de la péninsule arabique par l’intermédiaire d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb islamique). Parfois, les fonds transitaient par des bureaux de change. C’est pourquoi la Banque centrale du Nigeria a imposé des contrôles plus sévères à ces activités ».
    Le prêtre souligne ensuite « ne pas être d’accord avec ceux qui affirment que Boko Haram n’est pas liée à d’autres groupes qui partagent l’idéologie d’Al Qaeda. Boko Haram, née dans la réalité locale nigériane voici quelques années, a été aidée dans sa croissance par AQMI, qui fournit des armes volées dans les arsenaux libyens ainsi que des combattants entraînés. Les groupes djihadistes chassés par les forces françaises du Mali l’an dernier, se sont rendus au nord du Nigeria pour grossir les rangs de Boko Haram ».
    Le Père Tor Alumuku rappelle entre autre que, « pour des groupes comme Al Qaeda, le Nigeria constitue un objectif fondamental parce qu’il est l’un des pays comptant le plus grand nombre de musulmans au monde. Sur 170 millions d’habitants, près de la moitié sont des musulmans. Les extrémistes espèrent y trouver une base forte à partir de laquelle lancer l’attaque contre d’autres pays d’Afrique. Je pense cependant qu’ils ne prennent pas en considération la complexité du Nigeria, un Etat fédéral qui compte 36 Etats ».
    Le Père Tor Alumuku avertit enfin : « Ne permettons pas aux extrémistes chrétiens, qui sont bien présents au Nigeria, de combattre Boko Haram parce qu’alors la situation deviendrait explosive et incontrôlable. Nous, catholiques et autres chrétiens modérés, sommes jusqu’ici parvenus à freiner les extrémistes chrétiens parce qu’il n’est pas possible de combattre la violence par la violence » conclut le prêtre. (L.M.) (Agence Fides 04/09/2014)

  • François Fillon : «Il faut une puissante réponse militaire en Irak»

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    L’ancien premier ministre français, au « Figaro », sans langue de bois :

     « LE FIGARO - Que faire pour lutter contre les exactions des djihadistes en Irak?

    François FILLON - On ne peut répondre que par la force au danger et à la menace que représentent ces djihadistes, organisés, suréquipés. Il y a des milliers d'apprentis terroristes étrangers qui se sont engouffrés dans leur combat fanatique. On ne peut pas les laisser faire et ignorer leur crime, non! Barbarie, cynisme, violences inouïes… C'est une sorte de fascisme intégriste où tout opposant mérite la mort. Sans parler de l'esclavage ou de la traite des femmes… À cinq heures de vol de Paris, on vend des femmes sur le marché et on s'en vante! On assassine des enfants, des vieillards, des handicapés… C'est une question de civilisation. C'est l'humanité qui est interpellée par cette violence radicale. J'appelle donc à la force et à une réponse militaire puissante! Le président Obama a raison quand il dit qu'il faut éradiquer l'État islamique, car c'est l'alerte rouge en Irak. Cette menace pèse désormais sur le monde entier.

    Comment s'engager concrètement?

    Il y a trois urgences pour l'Irak. La première est humanitaire. Les réfugiés que j'ai rencontrés vivent dans des conditions épouvantables. Ils ne sont pas dans des camps mais dans les rues, les parcs, les églises, là où ils peuvent. Il fait actuellement 50° à l'ombre mais il va bientôt faire très froid, car cela va durer un certain temps. Je demande donc la réunion d'une conférence des pays donateurs pour organiser une aide immédiate en matière de logement, de santé et de scolarisation. Je suis choqué de constater l'inaction de l'Europe qui réagit d'ordinaire très rapidement à ce genre de drame.

    Sur le plan militaire?

    Il faut constituer sous l'égide de l'ONU une coalition internationale qui soit en mesure d'intervenir, y compris sur le terrain. La proposition de François Hollande de réunir une conférence internationale sur la question irakienne est une bonne idée. Je la soutiens à fond, à condition de déboucher sur l'implication dans le conflit des pays de la région comme la Turquie, l'Iran et les pays du Golfe, car il y a des interrogations sur qui aide et finance l'État islamique. Et pourquoi la plupart des combattants islamistes arrivent par la Turquie…

    Quelle est votre troisième urgence?

    Le gouvernement français doit se porter juridiquement devant la Cour de justice internationale, contre les auteurs de ces crimes et contre les dirigeants des États qui les soutiennent et les financent.

    La France en fait-elle assez?

    Il faut reconnaître que la France s'est engagée. Les livraisons d'armes ont commencé. J'ai rencontré les responsables militaires kurdes qui sont élogieux à cet égard, même si cela ne va pas assez vite. Ma démarche n'est pas partisane. Dans cette crise irakienne, la politique française va dans le bon sens, même si elle n'est pas assez puissante. Le président de la République devrait prendre des initiatives plus visibles pour entraîner les Européens.

    Voyez-vous des risques de répercussions en France?

    Si on ne stoppe pas l'État islamique aux portes du Kurdistan, le combat sera demain à Istanbul, Francfort, Paris, Londres… Il faut éviter la contagion et être absolument intransigeant en «criminalisant» toute participation à ce djihad pour que des citoyens français ou des personnes qui vivent sur notre territoire et qui manifestent d'une manière ou d'une autre un soutien à cette guerre puissent être pénalement responsables, condamnés, expulsés s'ils ne sont pas de nationalité française.

     Pourquoi êtes-vous parti là-bas?

     J'ai évoqué l'urgence humanitaire et militaire, mais il y a au cœur de cette question celle des chrétiens d'Orient. Leur extinction est désormais possible. La France a un rôle spécifique dans ce domaine que l'histoire lui a confié. J'estime donc nécessaire de mettre la lumière du projecteur sur eux. »

    Réf. François Fillon : «Il faut une puissante réponse militaire en Irak»

    Merci à Jean-Marie guénois pour cette interview. Enfin un catholique concret, politiquement engagé sans langue de buis dans cette odieuse affaire où, après tant d'autres,  le pape lui-même a vidé l’eau de quelques bénitiers; ce qui est peut-être, après tout, son rôle. JPSC