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Lu sur RTL.be/info, ce témoignage suscité par le débat sur le projet de légalisation de l'euthanasie des mineurs :
Alexandre a perdu son fils, Tristan, atteint d'une tumeur cérébrale: "Jamais je ne lui aurais demandé de choisir entre la vie et la mort"
Alexandre souhaite réagir au reportage diffusé sur nos chaînes, à propos de Marijke, une maman ayant perdu son fils atteint d'un cancer, et soutenant l'élargissement de la loi sur l’euthanasie aux mineurs. "J'ai aussi perdu mon fils, atteint d'une tumeur au cerveau. (...) Mais jamais je ne lui aurais demandé de choisir entre la vie ou la mort. (...) Je ne pense pas qu'il aurait compris, à son âge".
Après avoir entendu le témoignage de Marijke en faveur de l'élargissement aux mineurs de la loi sur l'euthanasie, Alexandre et Véronique ont souhaité réagir. Dans le reportage, diffusé mercredi 27 novembre sur RTL-TVI, soit le jour où l'extension de la loi a été votée en Commission de Justice du Sénat, Marijke explique que son fils Benjamin est décédé à l'âge de 7 ans d'un cancer du foie. Elle aurait souhaité que son fils puisse, à l'époque, bénéficier de cette loi. Alexandre et Véronique ont aussi perdu leur enfant. Atteint d'une tumeur au cerveau, Tristan est décédé à l'âge de 8 ans. "Quand Marijke dit qu'elle ne veut pas laisser son fils souffrir, je la comprends évidemment. Mais je n'ai pas vécu notre histoire de la même manière. J'ai vu mon fils décroître d'année en année. Il est devenu aveugle. Mais il était très vivant. Nous avons eu le sentiment que Tristan voulait vivre, jusqu'à son dernier souffle. Jamais je n'aurais pu lui demander s'il souhaitait mourir", nous a-t-il expliqué par téléphone.
Je ne pense pas qu'un enfant de 8 ans comprenne ce que la mort implique
"Je n'aurais pas pu, poursuit Alexandre. Je ne m'imagine pas, en tant que parent, qui en principe est là pour accompagner son enfant, demander à mon fils s'il veut mourir ou non, lui demander de faire un choix. Je ne sais pas si ces enfants comprennent ce qu'on leur demande". Alors plutôt que l'euthanasie, Alexandre défend les soins palliatifs, ceux délivrés notamment en phase terminale pour soulager le patient, sans accélérer ni repousser la mort.
Pour Alexandre, l'élargissement de la loi peut éventuellement concerner les pré-adolescents, mais pas les plus jeunes. "J'ai le sentiment qu'on a voulu voter trop vite", dit-il.
Pas d'acharnement thérapeutique
"Je suis opposé à l'acharnement thérapeutique", précise d'emblée Alexandre. "Nous étions contre le fait de faire encore subir à notre fils des opérations, des traitements supplémentaires, etc. Nous avons choisi de laisser faire la vie, c'est pour ça que nous avons opté pour les soins palliatifs".
Tristan n'était pas au courant qu'il allait mourir
A cause de la tumeur, le petit Tristan est devenu aveugle vers 4 ans. Ses parents lui ont expliqué que c'était la maladie dont il souffrait qui était à l'origine de la cécité, mais sans plus. "On a parlé de tout ça avec lui, de la maladie. Mais jamais on n'a parlé devant lui du fait qu'il pourrait mourir, indique Alexandre. Nous avons choisi de passer aux soins palliatifs tous ensemble, avec le frère aîné de Tristan, qui avait 13 ans à l'époque. Nous n'avons pas ressenti le besoin d'en parler à Tristan. Il n'était pas très bien. Lui-même n'a jamais posé la question. Nous n'avons pas souhaité lui en parler. On lui a simplement dit qu'il avait un problème à la tête et que c'était pour ça qu'il était devenu aveugle", se souvient-il.
Tristan est parti entouré de ses proches
La famille de Tristan l'a entouré jusqu'à son dernier souffle. "Lorsque le médecin nous a dit "Votre enfant n'en a plus que pour quelques minutes à vivre, profitez encore un peu de lui", mon épouse et moi nous sommes penchés sur lui et lui avons dit au revoir. Nous lui avons dit "Pars tranquille. On se retrouvera peut-être de l'autre côté".
Tristan voulait vivre jusqu'au dernier jour
Alexandre en est certain: son fils avait la rage de vivre. "Si j'avais demandé à mon fils, le matin de sa mort, s'il voulait vivre, il m'aurait dit oui. Je n'étais pas là pour lui demander s'il voulait décéder, mais bien pour l'accompagner jusqu'au bout du chemin", a-t-il dit.
Lu sur La Croix :
« Sous Mao, il a fallu résister pour survivre et garder la foi »
À 83 ans, Ma Xiao Jun, une catholique de Changsha, n’a rien oublié de la féroce répression maoïste
Emmitouflée dans un gros manteau gris, un bonnet de laine sur la tête, Ma Xiao Jun se réchauffe en buvant du thé aux graines de sésame. Assise sur un tabouret bas dans la cour de sa maison, cette vieille dame de 83 ans a encore du mal à parler sereinement d’une époque catastrophique pour sa communauté.
« J’avais 20 ans lorsque les communistes sont arrivés au pouvoir en 1949. La population du village a plutôt bien accueilli ce changement politique, pensant qu’il allait apporter un peu de stabilité après des années de chaos. » Xiao Jun devient soudain pensive : « Nous, les catholiques, nous ne nous attendions pas à voir un ouragan communiste déferler sur le village… »
PRIER LE SEIGNEUR
Les 10 000 paysans de Liu Zhan étaient devenus à 60 % catholiques après l’arrivée de missionnaires européens au début du XXe siècle. La répression s’est abattue sur eux à peine trois ans après l’arrivée de Mao au pouvoir. « Notre prêtre ne savait pas trop ce qui allait arriver. Il nous avait mis en garde contre les communistes athées car il avait reçu des informations d’autres villes où les catholiques étaient mis en prison et torturés », raconte Xiao Jun.
Lire la suite sur La Croix
COMMUNIQUE des VEILLEURS :
Ils étaient 27 Veilleurs debout, pacifiques, silencieux devant le Parlement belge dès 18 heures ce mardi 26 novembre 2013 pour exprimer leur opposition à l’extension aux mineurs de la loi dépénalisant l’euthanasie.
Ceux qu’on appelle les « Veilleurs » se sont mis en place en place peu à peu, en dépit de l’intimidation de la police, présente depuis le début de la soirée.
Le premier groupe de Veilleurs ayant été dispersé, 11 autres Veilleurs ont pris le relais dans le plus grand silence.
Les forces de l'ordre sont à nouveau intervenues et leur ont attaché les mains derrière le dos avant de les embarquer au poste de police.
Ces 11 Veilleurs ont pu partager avec les policiers très sereinement les raisons pour lesquelles ils s'opposaient à la proposition de loi.
La question leur a été posée: "Pourquoi nous arrêter, nous, les Veilleurs pacifiques ? Ne devriez-vous pas plutôt arrêter les médecins qui, publiquement, avouent enfreindre la loi euthanasie actuelle en ne déclarant plus celles qu'ils pratiquent?"
Entre-temps d'autres Veilleurs ont continué d'affluer devant le Sénat, mais ont été très vite dispersés par la police. Une quatrième vague de 18 nouveaux Veilleurs a pris place devant le Parlement jusqu’à 22 heures, heure à laquelle, comme il en en avait été décidé, tous se sont dispersés de leur propre initiative.
Que retenir de cette mobilisation croissante?
Les citoyens belges francophones et néerlandophones, jeunes et moins jeunes, parents avec leurs enfants sont de plus en plus nombreux à s'exprimer et s'engager publiquement contre cette proposition de loi.
Le message des Veilleurs est clair : « Les ENFANTS ne sont pas capables de prendre une décision de mort. Ils le sont d’autant moins lorsqu’ils sont en grande souffrance et très vulnérables. »
Les « Veilleurs »
P.S. Nous rappelons quelques autres initiatives:
1. - Le site www.euthanasiestop.be où figurent les opinions dissidentes de plusieurs centaines de citoyens.
2. - Une pétition a été lancée par des étudiants pour que la vie d’enfants malades continue d’être protégée par la loi et que leur souffrance soit soulagée par tous les moyens, à l’exclusion de l’euthanasie. Vous pouvez la signer en cliquant sur http://citizengo.org/en/719-stop-euthanasie-voor-minderjarigen-stop-euthanasie-des-mineurs (ZIP= code postal votre domicile).
Vous pouvez aussi signer via Facebook : http://www.facebook.com/stopeuthanasiemin
3. - Davantage d’informations sont disponibles sur le site d'Action pour la Famille : http://www.actiegezin-actionfamille.be/welkom-accueil?lang=fr
Mais il reste encore un long chemin à parcourir : sera-ce avant les élections générales de mai 2014 ? Si non, la proposition devra être relevée de caducité (dans un contexte nouveau: le sénat perd sa capacité législative). La majorité gouvernementale (celle-ci ou la suivante) jouera-t-elle les « ponce-pilate » en se lavant les mains, comme d’habitude, dans l’eau de la liberté de conscience ? JPSC
Lu ce jour sur le site web de « La Libre », citant Belga:
Le texte doit à présent être examiné en séance plénière.
Les Commissions réunies des Affaires sociales et de la Justice du Sénat ont adopté ce mercredi par 13 voix contre 4 la proposition de loi qui vise à étendre le cadre légal autorisant l'euthanasie, dans certaines conditions, aux mineurs d'âge dont un psychologue aura reconnu la capacité de discernement. Seuls les mineurs faisant face à des souffrances physiques insupportables et inapaisables, en phase terminale, pourront, encadrés par une équipe médicale, et moyennant l'accord parental, bénéficier de l'euthanasie qu'ils auront sollicitée. Les socialistes et les libéraux, francophones et néerlandophones, les Verts, ainsi que la N-VA ont voté en faveur de la proposition de loi. Les élus cdH, CD&V et Vlaams Belang ont voté contre. Le texte doit à présent être examiné en séance plénière.
Les onze manifestants ont été relâchés
Les onze 'veilleurs' arrêtés mardi devant le Sénat à Bruxelles après avoir manifesté contre l'élargissement de la loi sur l'euthanasie, ont été relâchés en soirée, a indiqué mercredi la police de la zone de Bruxelles Capitale-Ixelles. Les militants seront poursuivis devant le tribunal correctionnel pour avoir manifesté en zone neutre. Depuis plusieurs semaines, un groupe de 'veilleurs' se réunissait en silence chaque mardi aux abords du Sénat à Bruxelles. Leur action s'inscrit dans le cadre des discussions portant sur l'extension aux mineurs du cadre légal sur l'euthanasie.
Mercredi prochain, 27 novembre, les commissions réunies de la justice et des affaires sociales du sénat belge devraient voter, paraît-il, une proposition d’élargissement de l’euthanasie aux mineurs. L’émission télévisée « mise au point » de ce dimanche était consacrée à la question. Voici le résumé du débat proposé sur le site web de RTBF-info :
Que faut-il faire si un enfant atteint d'une maladie incurable demande qu'on abrège ses souffrances? Une majorité se dessine au sein d'une commission du Sénat pour étendre la loi sur l'euthanasie aux mineurs. C'était l'objet d'un débat animé ce dimanche sur le plateau de Mise au Point, où les notions d'âge et de capacité de discernement des enfants dans leur décision d'en finir, ou encore de consentement des parents, ont été vivement discutées.
Pour Philippe Mahoux, chef de groupe PS au Sénat, "le débat est mûr". "Depuis de nombreuses années, dit-il, des pédiatres qui sont confrontés à des situations dramatiques nous demandent de poser ce geste ultime d’humanité pour les patients".
Le cdH, qui fait partie de la majorité, s’oppose pourtant à la proposition telle qu'elle est formulée jusqu'ici. Faut-il avancer sans lui, en formant une majorité alternative à la majorité gouvernementale? "Pour des problèmes d’une telle envergure, on parle de convictions personnelles et non de majorité ou d’opposition", répond Philippe Mahoux, en évoquant une "solution humaine" partagée "par une majorité de collègues".
Francis Delpérée, chef de groupe cdH au Sénat, rappelle que c’est une commission parlementaire qui devra d’abord prendre une décision, qui devra ensuite elle-même être votée en séance plénière au Sénat, puis à la Chambre. Enfin le gouvernement fédéral devra lui aussi se faire son propre jugement sur le sujet, dit-il en parlant d’"un périple qui doit encore être accompli".
A-t-on une idée assez claire de la loi de 2002 pour l'élargir aux mineurs?
Même s'il précise que le lancement du débat est selon lui "une excellente chose", Michel Dupuis, professeur d'éthique biomédicale à l'UCL et président du Comité consultatif de Bioéthique, veut adresser un message de prudence avant d'aller plus loin. "J’ai le sentiment qu’il est trop tôt pour une raison logique", déclare-t-il : "Après dix ans d’application de la loi, nombreux sont les professionnels soignants qui n’ont pas une idée claire de son fonctionnement". Or pour lui il est primordial de bien la comprendre avant de l’étendre.
Mais quand Michel Dupuis veut temporiser, Jacques Brotchi, sénateur MR et neurochirurgien, voit plutôt une urgence. Il parle d'une pratique à laquelle on recourrait déjà abondamment, et dit préférer "la transparence à la clandestinité" : "Je respecte les opinions de chacun, dit-il, mais je souhaite aussi qu’on entende celui qui veut mourir dans la dignité selon les critères qui sont les siens, exactement comme on entend celui qui réclame des soins palliatifs".
Euthanasie ou soins palliatifs: y a-t-il un choix indigne?
Benoît Beuselinck, oncologue et initiateur de la plateforme Euthanasie STOP qui craint que l'on banalise l'euthanasie en étendant progressivement la loi, insiste alors : pour lui, "les soins palliatifs sont aussi une façon très digne de mourir". Cette pratique est même selon lui "plus digne que d’administrer directement la mort au malade". Il ajoute même que les soins palliatifs sont souvent un facteur de "resserrement des liens familiaux".
Mais ce débat sur la façon "la plus digne" d'accompagner le malade en fin de vie ne plaît pas à Jacqueline Herremans. La présidente de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, ne veut pas "qualifier de digne ou d’indigne tel ou tel choix". "Ils le sont tous", insiste-t-elle. "Etre opposé à l’euthanasie est votre droit", dit-elle à Benoît Beuselinck. "Mais laissez au moins chacun faire ses propres choix. Notre attitude est inclusive, la vôtre est exclusive".
Zakia Khattabi, sénatrice Ecolo, soutient cette conception : "Notre travail n’est pas de porter un jugement mais bien de donner à chacun la possibilité de décider de la façon dont il souhaite partir". "Il ne s’agit pas d’imposer quelque chose à qui que ce soit", dit-elle en rappelant que depuis 2002, les médecins qui refusent de pratiquer l'euthanasie ne la pratiquent pas.
Beauraing - Vendredi 29 novembre : 81ème anniversaire du début des apparitions
de Philippe Lopez, photographe d'une grande agence de presse internationale, qui nous offre de splendides clichés d'une procession au beau milieu de la dévastation; à découvrir ICI (via Le salon Beige)
L’ACADÉMIE DE CHANT GRÉGORIEN À LIÈGE ROUVRE SES PORTES
LE 30 NOVEMBRE 2013
Le grégorien (ci-dessus: le chant des moniales à Kergonan) vous intéresse? Voici deux offres de cours organisés par l’Académie de Chant grégorien à Liège, pour la saison 2013-2014 :
→ Avec Stéphan JUNKER, professeur au conservatoire de Verviers et Gérald MESSIAEN, membre du chœur grégorien de Leuven, un cycle d’initiation, axé cette année sur les plains chants tardifs : douze leçons, un concert et une messe de clôture (cours de fin novembre 2013 à fin mai 2014, dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132 : inscriptions le 30 novembre 2013 au plus tard)
→ Avec Marcel PÉRÈS, directeur de l’Ensemble vocal « Organum » et du CIRMA (Centre Itinérant de Recherche sur les Musiques Anciennes), trois séminaires thématiques (le chant vieux romain, du 20 au 22 décembre 2013 ; la notation neumatique carrée, du 10 au 12 janvier 2014 ; le plain chant médiéval entre Meuse et Rhin, du 7 au 9 mars 2014 (à l’abbaye bénédictine de la Paix Notre-Dame, Boulevard d’Avroy, 54 : inscription le 10 décembre 2013 au plus tard).
On peut naturellement répondre à l’une et l’autre des deux offres.
Renseignements et inscriptions : secrétariat de l’académie à Liège : Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42/7, B-4020 Liège. Tél. 04.344.10.89(en cas d’absence : tél. portable 0498.33.46.94 de Ghislain Lahaye). Courriel :jpschyns@skynet.be
Voyez aussi le site web : http://www.gregorien.be sur lequel on peut s’inscrire en ligne.
Pour plus de détails sur l’organisation des cours, ici: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com
C'est ici : http://www.rtbf.be/video/detail_jt-19h30?id=1871407
Nous publions ci-dessous in extenso le texte qu’il a prononcé en français à cette occasion.
Intervention du card. Rylko
Introduction
« L’engagement des laïcs dans la vie publique et l’avenir de la cité »
Mesdames et Messieurs,
Au nom du Conseil Pontifical pour les Laïcs, je vous adresse mes salutations cordiales, à vous qui participez au XXVIèmeColloque National des Juristes Catholiques. Une pensée particulière va à votre Président, le professeur Joël-Benoît d’Onorio, que je remercie de m’avoir invité à intervenir devant cette illustre assemblée. Je vous félicite avant tout pour le thème choisi pour ce Colloque : “ Le Mariage en questions ”, un thème d’une actualité brûlante. « Nous vivons dans un temps où les critères de l’être homme sont devenus questionnables /…/ - disait le Pape Benoît XVI - Face à cela, comme chrétiens, nous devons défendre la dignité inviolable de l’homme /.../ La foi en Dieu doit se concrétiser dans notre engagement commun pour l’homme... ».[1] Mais l’engagement pour l’homme veut dire, en particulier, engagement en faveur des institutions fondamentales pour son existence, comme le sont le mariage et la famille, institutions durement remises en question aujourd’hui…
Aujourd’hui, suscitant souvent la surprise parmi leurs amis et leur entourage, de nombreuses personnes abandonnent des carrières professionnelles souvent prometteuses pour embrasser la règle austère d’un monastère de clôture. Qu’est-ce qui les pousse à accomplir un pas aussi exigeant sinon le fait d’avoir compris, comme l’enseigne l’Evangile, que le Royaume des cieux est "un trésor" pour lequel il vaut vraiment la peine de tout abandonner (cf. Mt 13, 44) ? En effet, ces frères et sœurs témoignent en silence qu’au coeur des activités souvent frénétiques de chaque jour, le seul soutien qui ne vacille jamais est Dieu, rocher inébranlable de fidélité et d’amour. "Todo se pasa, Dios no se muda" (Tout passe, Dieu ne change pas), écrivait la grande maîtresse spirituelle sainte Thérèse d’Avila dans un de ses textes célèbres. Et face à la nécessité diffuse que ressentent de nombreuses personnes, de sortir de la routine quotidienne des grandes agglomérations urbaines à la recherche d’espaces propices au silence et à la méditation, les monastères de vie contemplative se présentent comme des "oasis" dans lesquelles l’homme, en pèlerinage sur la terre, peut mieux puiser aux sources de l’Esprit et se désaltérer le long du chemin.
Ces lieux, par conséquent, apparemment inutiles, sont en revanche indispensables, comme les "poumons" verts d’une ville : ils font du bien à tous, y compris à ceux qui ne les fréquentent pas et en ignorent peut-être l’existence. (Benoît XVI, angélus du 19.11.09)
Réf: 21 novembre: journée pro orantibus
JPSC