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Théologie - Page 35

  • "Christus vincit" ("Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps"); un livre de Mgr Schneider bientôt disponible en français

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    De Jeanne Smits, sur son blog :

    “Christus Vincit” de Mgr Athanasius Schneider bientôt disponible en français : commandez-le aujourd'hui et bénéficiez de frais d'envoi réduits !

    J’ai la joie de vous annoncer la parution prochaine, le 15 septembre, de la version française du dernier livre de Mgr Athanasius Schneider, Christus Vincit, aux éditions Contretemps.

    Ce fut aussi une joie pour moi de traduire cet ouvrage, que je vous propose d’acquérir ici. Toute commande reçue d’ici au 8 septembre bénéficiera de frais de port réduits, et vous sera expédiée dès parution à la mi-septembre (voir les tarifs).

    Christus Vincit est le fruit d’entretiens menés par ma consœur Diane Montagna, journaliste anglophone basée à Rome, avec cet évêque auxiliaire du Kazakhstan que j’ai souvent eu l’occasion d’évoquer sur mon blog. Mgr Schneider est de ces évêques fidèles qui prennent au sérieux leur devoir d’enseigner et de proclamer la vérité, haut et fort.

    Il le fait dans ce livre avec toute la fraîcheur et la profondeur d’un dialogue sans fard. Aucune question n’est esquivée ; Mgr Schneider y aborde sans arrière-pensées la question de la communion dans la main, du concile Vatican II, de la confusion actuelle dans l’Eglise, de la Fraternité Saint-Pie X, de la dérive papo-centrique… Avec autorité et sérénité, il propose les réformes qu’il juge urgentes pour que le Christ soit remis à sa juste place, au centre et au sommet de l’Eglise et du culte.

    Mais on découvre également, comme jamais à ce jour, la personnalité de Mgr Schneider qui a connu, pendant son enfance, la persécution soviétique au Kirghizistan où il est né, avant d’émigrer avec sa famille en Estonie, puis en Allemagne de l’Ouest. C’est là qu’il fut confronté, adolescent, à des innovations liturgiques qui le poussèrent à chercher à répondre à sa vocation sacerdotale dans un cadre plus traditionnel : ce fut la providentielle découverte des chanoines réguliers de la Sainte-Croix qui allait le conduire en Autriche, au Brésil et à Rome.

    C’est au Kazakhstan qu’il exerce aujourd’hui son ministère comme évêque auxiliaire de Sainte-Marie d’Astana, tout en apportant soutien et formation aux catholiques du monde entier par ses voyages et ses publications diffusées par internet.

    Christus Vincit permet de découvrir tout cela d’une manière édifiante et inédite, tout comme le lien tout particulier de Mgr Schneider avec Notre Dame de Fatima, sa vénération des saints anges, et son parcours marqué par la Providence.

    La franc-maçonnerie, le laïcisme contemporain, l’islam, les questions de la liberté religieuse et de l’indifférentisme religieux donnent lieu à des chapitres à part entière, tout comme le pouvoir pontifical, « la quatrième grande crise » que vit aujourd’hui l’Eglise ou encore la confusion doctrinale.
    De manière quasi prophétique, Mgr Schneider dresse le portrait du bon évêque et suggère la manière dont un futur pape pourrait réformer l’Eglise en donnant de meilleurs pasteurs au troupeau.
    Aux jeunes, aux laïcs, aux parents, il prodigue à la demande de Diane Montagna de nombreux conseils aussi concrets qu’ils sont profondément spirituels.

    Malgré le constat terrifiant qu’il peut faire de l’actualité, Mgr Schneider voit bien des raisons d’espérer. Souvent, dit-il, elles viennent des « petits » de l’Eglise : tous ces enfants, ces époux fidèles, ces jeunes pieux et chastes, ces prêtres fidèles qui sont comme des « perce-neige spirituels ».

    « Il y a aussi des laïcs et des membres du clergé qui défendent courageusement le Christ-Vérité au milieu du champ de bataille, aux dépens d’avantages personnels et temporels. Je les appellerais les “saumons” spirituels de notre époque, puisqu’ils nagent à contre-courant et sautent par-dessus les obstacles pour atteindre les eaux pures de leurs origines. La source très pure, originelle de l’Église est précisément la personne de Jésus-Christ, et concrètement la Très Sainte Eucharistie », répond Mgr Schneider à Diane Montagna qui lui demande de parler des « signes d’espoir ».

    Il faut dire que le livre, recommandé par le cardinal Burke et le cardinal Sarah, porte un sous-titre qui est aussi un programme et une annonce : Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps.

  • Se passer de prêtres ?

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    Du site "Pro Liturgia" (19 août 2020) :

    De Mgr Marian Eleganti, évêque de Coire, à propos de la récente Instruction de la Congrégation du Clergé. (13 Août 2020) :

    « Le prêtre agit « in persona Christi » (1) : c’est ainsi que s’exprime le concile Vatican II dans “Lumen Gentium” (LG 10) et “Presbyterorum Ordinis” (PO 2) (2). Saint Ambroise écrit de son côté : « (...) Dès qu’on en vient à produire le vénérable sacrement, le prêtre ne se sert plus de ses propres paroles, mais il se sert des paroles du Christ. C’est donc la Parole du Christ qui produit ce sacrement. » (3) La personne du prêtre est à ce moment-là prise en charge par la personne du Christ : il prend la place du Christ, il devient sa voix. Ainsi le prêtre est, à cet instant-là, l’image du Christ. « Par la vertu du sacrement de l’Ordre, [les prêtres sont consacrés] à l’image du Christ prêtre suprême » (LG 28). Le Concile parle à propos du sacerdoce ordonné d’un caractère spécial, inaliénable (PO 2) et différent dans son essence - et pas seulement par son degré - du sacerdoce commun des fidèles (LG10). « Le sacerdoce ordonné est absolument nécessaire à la communauté ecclésiale pour assurer la Présence du Christ, Chef et Pasteur, au milieu d’elle. » (4)

    Il devient clair alors que la récente Instruction de la Congrégation pour le clergé est un plaidoyer en faveur du caractère sacré de l’Église et n’a rien à voir avec un retour en arrière ou un quelconque cléricalisme. Ceux qui reprochent à l’Église une focalisation sur le ministère du prêtre passent à côté du sujet : il ne peut en effet exister de paroisse vivante sans la sainte Eucharistie, et il n’y a pas d’Eucharistie sans prêtre. Les prêtres, en exerçant leur ministère, participent à la Toute-Puissance du Christ, Chef et Pasteur. Au nom de leur évêque, ils rassemblent la famille de Dieu, laquelle, en tant que communauté de frères, a soif d’unité. Ils la conduisent au Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint : « Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Cor 5,20), et encore : « Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. » (1 Cor 4, 1)

    Le pape Jean-Paul II avait précisé dans un discours à la Congrégation pour le Clergé en 2001 qu’il était de première importance pour une paroisse d’avoir un prêtre, un pasteur, bien à elle. Ce titre de “pasteur” est réservé au prêtre, car il présuppose, de façon essentielle et nécessaire, l’ordination sacerdotale. Bien sûr, des laïcs peuvent intervenir au titre de collaborateurs, mais en aucun cas ceux-ci ne pourront remplacer le prêtre dans sa fonction de pasteur : car, comme le souligne encore Jean-Paul II, ils n’ont pas été ordonnés pour cela. (5) Il s’agit ici de réaliser, d’actualiser la présence du Christ, le bon Pasteur. L’Église se construit autour de l’évêque, la paroisse autour du prêtre en une communion étroite, comme le décrivait inlassablement Ignace d’Antioche dans sa Lettre d’adieu.

    « La référence à l'Église est inscrite dans l'unique et même rapport du prêtre au Christ, en ce sens que c'est la “représentation sacramentelle” du Christ par le prêtre qui fonde et anime son rapport à l’Église. » (Pastores dabo vobis, 16).

    Le sacerdoce est nécessaire à la communauté paroissiale pour que subsiste en elle la présence du Christ Grand-Prêtre, Chef, Pasteur et Époux. Sans la présence du Christ, rendue effective par le prêtre dans sa personne et par la célébration de l’Eucharistie, la paroisse ne serait pas pleinement communauté ecclésiale. Cette référence fondamentale au Christ vécue par le prêtre, parce qu’elle est une « représentation sacramentelle », est ce qui caractérise l’être et le profil du prêtre. Son sacerdoce se démarque donc ontologiquement - et pas seulement pour une question de degré - du sacerdoce commun des fidèles. Il ne doit, en conséquence, pas être perçu comme une simple fonction (une fonction peut être déléguée ou transmise à autrui, pas le sacerdoce). Le sacerdoce est un sacrement : à la fois symbole et réalité.

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  • Les 70 ans d'Humani Generis, une encyclique à relire

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    D'Aurelio Porfiri sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    70 ANS APRÈS L'ENCYCLIQUE

    Humani Generis, le combat contre l'erreur

    12-08-2020

    Le 12 août 1950, Pie XII promulgue "Humani Generis", une encyclique "sur certaines fausses opinions qui menacent de subvertir les fondements de la doctrine catholique". C'est un document d'une grande actualité, qui donne les repères pour une juste relation entre la foi et la raison, et indique la tâche des philosophes et théologiens catholiques face à la pensée moderne

    Au nom d'une idée fausse de la miséricorde, il semble que le mot "tolérance" signifie depuis peu que tout est permis. "Il est interdit d'interdire", ont déclaré les agitateurs de Soixante-huit. Cela nous fait donc beaucoup réfléchir à un document promulgué il y a exactement soixante-dix ans par le grand Pie XII : Humani Generis (12 août 1950), "sur certaines fausses opinions qui menacent de subvertir les fondements de la doctrine catholique".

    Cette encyclique, publiée au cours d'une année sainte, peut être considérée comme l'un des grands documents de ce pontife, qui nous a laissé un trésor magistral vraiment imposant. Pensons à "Mediator Dei" en ce qui concerne la liturgie.

    Dans l'introduction de "Humani Generis", Pie XII explique que la raison humaine peut rationnellement en venir à concevoir l'existence de Dieu, mais il prévient que des erreurs de toutes sortes peuvent se glisser dans l'âme des fidèles. Bien que la grâce de Dieu soit toujours à l'œuvre, nous sommes toujours victimes du péché originel. Le pape Pacelli aborde immédiatement les questions importantes qui menacent la doctrine catholique, comme l'évolutionnisme, le communisme, l'existentialisme, l'historicisme, etc.

    Voici une déclaration très sage du Pontife :

    "Les théologiens et les philosophes catholiques, auxquels incombe la lourde charge de défendre la vérité divine et humaine et de l'inculquer à toutes les âmes, n'ont pas le droit d'ignorer ni de négliger les systèmes qui s'écartent plus ou moins de la droite voie. Bien plus, il leur faut les connaître à fond, d'abord parce qu'on ne peut guérir que les maux que l'on connaît bien, puis parce que dans les systèmes erronés peut se cacher quelque lueur de vérité, et parce qu'enfin ces erreurs poussent l'esprit à scruter avec plus de soin et à apprécier mieux telle ou telle vérité philosophique et théologique."

    Pie XII nous invite donc à bien connaître ces opinions, ces déviations, car ce n'est qu'en les connaissant bien que nous pourrons les affronter. Mais le Pape souligne également un problème qui découle de la déclaration ci-dessus ; c'est le fait que de nombreux savants n'ont pas affronté ces déviations avec l'esprit qu'il suggérait, mais les ont presque épousées, les ont substituées à ces préceptes et fondements de la doctrine chrétienne qui jusqu'à ce moment avaient toujours été considérés comme certains et immuables.

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  • Anthropologie chrétienne : de l’Arbre de la Connaissance à l’Arbre de Vie

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    L'homme ne peut rien créer, il ne peut tout au plus que recomposer. Cette capacité lui permet, lorsqu'il se met humblement et respectueusement au service des idées qui sont déjà contenues dans la création, de se faire le collaborateur et le gardien du jardin de Dieu. Mais lorsqu'il se prétend l'auteur, la création est en danger.  

    Voilà qui aurait pu rencontrer aussi l’assentiment d’un avatar de la modernité :  le monde de l’écologie, s’il était autre chose qu’une nébuleuse socio-politique à la mode, ambigüe et superficielle.

    Plus intéressant est de relire à ce sujet quelques pages de l’un des livres d’entretiens de Peter Seewald avec Joseph Ratzinger, paru en 2000 sous le titre « Voici quel est notre Dieu » (Plon, Mame, pp. 91 à 95).

    Un extrait publié en 2011 par le site « Benoit et moi » nous y invitait déjà en ces termes : « depuis l’an 2000, la machine s'est emballée, mais les propos du Cardinal Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi à propos de la manipulation de la vie restent totalement d'actualité, et d'une certaine façon prophétiques ». A cet égard, rien n'a changé, au contraire, dans le monde pandémique qui submerge aujourd’hui la terre entière et pourrait utilement porter à la réflexion.

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    « -Peter Seewald. Si cueillir les fruits de l'arbre de la connaissance fut déjà une faute, le créateur, dans le récit biblique, met en garde avec insistance contre un autre tabou, plus grand, oui, le tabou absolu qu'est la mainmise sur l'arbre de la vie.

    Il est dit dans la Genèse que le Seigneur Dieu « posta les chérubins à l'orient du jardin d'Éden avec la flamme de l'épée foudroyante pour garder le chemin de l'arbre de vie » (Gn 3, 24b) jusqu'au dernier jour. Le Seigneur Dieu dit : « Voici que l'homme est devenu comme l'un de nous par la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il ne tende pas la main pour cueillir aussi le fruit de l'arbre de la vie, en manger et vivre à jamais ! » (Gn 3, 22) S agit-il là d'une ultime limite clairement fixée ? La franchir, est-ce à coup sûr aller vers notre propre destruction ?

    - Card. Ratzinger : Ces grandes images bibliques resteront inépuisables pour nous et jamais totalement dépassées. Au-delà de toute connaissance elles recèlent des dimensions toujours nouvelles.

    Je voudrais d'abord m'arrêter à l'interprétation classique de cette image, telle que l'ont commentée les Pères dans la foi. Ils font remarquer que l'homme n'a été exclu de l'arbre de vie que lorsque, mangeant le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il s'est hissé à un rang inconvenant pour lui. Il avait arraché quelque chose qui, s'il s'en attribue le pouvoir de façon égoïste, ne peut que lui être fatal. Répondant à cette nouvelle situation, Dieu dit que l'homme ne doit pas aussi tendre la main vers l'arbre de vie : être immortel dans ces conditions équivaudrait effectivement à une damnation.

    C'est pourquoi l'exclusion de l'arbre de vie, liée à la destinée mortelle, est une grâce. Si nous devions être immortels dans la condition qui est la nôtre actuellement, ce ne serait vraiment pas une situation enviable. Pour une vie caractérisée par tant d'égarements, la mort, tout en restant une contradiction et pour l'individu un événement tragique, ne constitue pas moins une grâce car, autrement, ce genre de vie serait éternel et le monde totalement inhabitable.

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  • Comment un évêque de la nouvelle génération découvre le rite traditionnel de la messe et en est émerveillé

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Mgr Joseph Strickland (Tyler, Texas), bouleversé lors de sa première célébration de la messe tridentine

    Pour la première fois, le 11 juin denier, à l’occasion de Solennité de la Fête-Dieu, Mgr Joseph Strickland a célébré la « forme extraordinaire » du rite romain : fruit d’une lente maturation d’un désir nourri par son recentrage sur l’adoration eucharistique depuis son sacre épiscopal. Trop jeune pour avoir connu le rite tridentin dans son enfance, Mgr Strickland a découvert avec « émerveillement » – le mot anglais « awe » indique aussi la stupeur et la révérence – la profondeur de sa signification, tout orientée vers le Christ.
    Je vous propose de découvrir l’émouvante description faite par Mgr Strickland de cette rencontre privilégiée avec Dieu à travers la messe de saint Pie V – a contrario, elle dit quelque chose des manques de la messe moderne, dont l’évêque de Tyler ne s’est pourtant pas détaché.

    Dans son entretien avec Bree Dail du New Catholic Register, dont je vous propose ici une traduction intégrale, Mgr Strickland invite clairement chacun à découvrir le rite traditionnel, en même temps qu’il demande aux fidèles de ce dernier d’aller donner l’exemple de leur révérence dans des célébrations Novus Ordo. Signe d’une certaine naïveté, peut-être, mais on comprend à travers ses dires que l’évêque a pu être heurté par l’attitude de certains pratiquants de la « forme extraordinaire ».

    La franchise de Mgr Strickland ne fait pas de doute. Il est tout aussi direct lorsqu’il s’agit de s’élever contre la culture de mort sous toutes ses formes. Son témoignage n’en est que plus fort. – J.S.
    *
    J’ai cru comprendre que le 11 juin, vous avez célébré la messe latine traditionnelle pour la première fois depuis que vous avez été ordonné prêtre. Pourquoi l’avoir fait ?

    C’est une longue histoire. Je suis entré au séminaire en 1977, à l’âge de 18 ans, et à cette époque, la Messe latine était pratiquement reléguée aux oubliettes l’histoire. On ne parlait pas de ce rite, on n’y faisait pas allusion, on ne l’étudiait pas : il avait tout simplement disparu.

    J’ai grandi dans une toute petite église de la mission Glenmary, et mon premier souvenir d’une messe se situe dans la grande salle municipale d’Atlanta, au Texas, que nous utilisions temporairement. Ces premiers souvenirs doivent remonter au début des années 1960 – probablement en 1963-64 - donc la liturgie, elle était très informelle. Je n’ai aucun souvenir de la messe en latin.

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  • Les 150 ans de la proclamation de l'infaillibilité pontificale

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    L'Infaillibilité - www.il-pentro.com

    Le 18 juillet 1870, le concile Vatican I définit le dogme de l'infaillibilité pontificale. Les cardinaux reconnaissent comme vraies et irrévocables les interprétations du dogme prononcées par le souverain pontife.

    Convoqué l'année précédente par le pape Pie IX, le concile Vatican I est dit oecuménique car il réunit l'ensemble des évêques du monde catholique. C'est le premier à se dérouler dans l'enceinte du Vatican (d'où son nom). Le précédent concile oecuménique s'était tenu à Trente, au nord de l'Italie, trois siècles plus tôt. (source)

    Définition de l’Infaillibilité pontificale

    Constitution dogmatique « Pastor aeternus » — 1er concile du Vatican — 18 juillet 1870

    C’est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l’origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l’exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l’approbation du saint Concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu: le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église.

    Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème.

    CONSTITUTION DOGMATIQUE

    Pastor Aeternus sur l'infaillibilité pontificale et la primauté du pape

    18 JUILLET 1870 - Pontificat de Pie IX

    Préambule

    L’éternel pasteur et gardien de nos âmes [1 P 2, 26], pour perpétuer l’œuvre salutaire de la Rédemption, a décidé d’édifier la sainte Église dans laquelle, comme en la maison du Dieu vivant, tous les fidèles seraient rassemblés par le lien d’une seule foi et d’une seule charité. C’est pourquoi, avant d’être glorifié,  » il pria son Père « , non seulement pour les Apôtres,  » mais aussi pour ceux qui croiraient en lui, à cause de leur parole, pour que tous soient un, comme le Fils et le Père sont un  » [Jn 17, 20 sv.]. De même qu’il  » envoya  » les Apôtres qu’il s’était choisis dans le monde,  » comme lui-même avait été envoyé par le Père  » [Jn 20, 21], de même il voulut qu’il y eût en son Église des pasteurs et des docteurs  » jusqu’à la fin du monde  » [Mt 28, 20].

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  • Rouvrir le débat sur les erreurs et ambiguïtés de Vatican II ?

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Pour un débat honnête et calme sur Vatican II : la lettre de soutien à Mgr Schneider et à Mgr Viganò de plus de 50 prêtres, universitaires et journalistes

    Une cinquantaine d'ecclésiastiques, universitaires et journalistes ont adressé une lettre ouverte à Mgr  Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Sainte Marie in Astana, et à Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque et ancien nonce apostolique, pour les remercier des récents écrits par lesquels ils ont, chacun à sa manière, demandé que le débat sur les erreurs et ambiguïtés de Vatican II ait lieu et qu'on puisse y apporter une réponse allant de l'« oubli » pur et simple du Concile, comme l'a suggéré Mgr Viganò, à sa rectification explicite, comme le préconise Mgr Schneider.

    J'ai l'honneur de figurer parmi les signataires auxquels d'autres sont appelés à se joindre. Ecclésiastiques et universitaires souhaitant se joindre à l'initiative sont invités à se manifester ici : 
    Openlettercouncil@gmail.com.

    Une pétition ouverte à tous est également disponible ici sur change.org.

    Aux yeux des « traditionalistes » français, cette lettre pourra sembler quelque peu défaillante, puisqu'on semble y passer sous silence l'important combat mené par tant de Français dès les années du concile Vatican II pour en dénoncer les ambiguïtés, les erreurs, les conséquences néfastes, notamment sur le plan de la liturgie qui n'est pas abordée dans le texte ci-dessous. Au risque d'en oublier beaucoup, je citerai d'abord par affinité personnelle Jean Madiran et tous ceux qui ont bataillé avec lui dans Itinéraires et Présent ; mais aussi Mgr Lefebvre, l'abbé Berto, Louis Salleron, l'abbé Georges de Nantes et tant d'autres… Et je ne parle même pas de ceux qui ont combattu, analysé, résisté dans d'autres pays, à commencer par l'Italie.

    Mais il ne s'agit pas ici de découvrir la lune : l'heure est à une nouvelle bataille, c'est d'elle que la lettre se réjouit. En témoigne par exemple la signature de Roberto de Mattei, auteur notamment de Vatican II, une histoire à écrire. A noter, également, de nombreuses signatures de personnes qui ont commencé à poser des questions sur « le Concile » de manière relativement récente, à mesure que ses conséquences se déroulent de manière de plus en plus visible.


    La traduction française ci-dessous est une traduction de travail qui pourra être révisée dans les jours à venir. Le temps m'a tout simplement manqué pour la faire paraître en même temps que les versions anglaiseitalienneespagnole publiées à 14 h 00 ce mercredi, auxquelles se sont ajoutées les versions portugaise et néerlandaise tout récemment. La version anglaise comporte tous les liens vers les textes cités, je tâcherai de les ajouter tout en signalant que certains textes cités de Mgr Schneider ont été traduites en français à l'aide de traducteurs automatiques et comportent des contresens en cette langue. – J.S.

    *

    9 juillet 2020

    Excellences,

    Nous, soussignés, souhaitons vous exprimer notre sincère gratitude pour votre courage et votre souci des âmes lors de la crise actuelle de la foi au sein de l'Église catholique. Vos déclarations publiques en faveur d'une discussion honnête et ouverte sur le concile Vatican II et les changements dramatiques qui l'ont suivi tant sur le plan des croyances que des pratiques catholiques ont été une source d'espoir et de consolation pour de nombreux catholiques fidèles. En tant qu'événement le concile Vatican II apparaît aujourd'hui, plus de cinquante ans après son terme, comme unique dans l'histoire de l'Église. Jamais avant notre époque un concile œcuménique n'a été suivi d'une période aussi prolongée de confusion, de corruption, de perte de  la foi et d'humiliation pour l'Église du Christ.

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  • Mgr Vigano : "je n'ai aucun désir de me séparer de la Mère Eglise"

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    De Maike Hickson sur LifeSiteNews :

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    L'archevêque Viganò défend son union avec l'Église : "Je n'ai aucun désir de me séparer de la Mère Église".

    L'archevêque Viganò rejette l'affirmation du journaliste italien selon laquelle il est "au bord du schisme".

    6 juillet 2020 (LifeSiteNews) - "Je n'ai aucun désir de me séparer de la Mère Eglise, pour l'exaltation de laquelle je renouvelle quotidiennement l'offrande de ma vie", a déclaré l'archevêque Carlo Maria Viganò à propos des accusations selon lesquelles il serait "au bord du schisme" à cause de ses commentaires sur l'Eglise catholique en relation avec le concile Vatican II 1962-65.

    Dans un nouveau billet publié aujourd'hui par Sandro Magister en italien et Marco Tosatti en anglais (lire la lettre complète ci-dessous), l'archevêque Carlo Maria Viganò a répondu à un article de Sandro Magister, dans lequel le journaliste italien l'accusait de rabaisser le Pape Benoît XVI et d'être "au bord du schisme".

    Magister avait écrit, le 29 juin, une forte réprimande des récentes interventions de l'archevêque Viganò, dans lesquelles il critiquait fortement certains éléments du Concile Vatican II qui sont ambigus et qui ont été à la base de la création d'une "église parallèle" qui a peu de choses en commun avec la Tradition de l'Église catholique. Dans son article, Magister a affirmé que l'archevêque Viganò reproche au Pape Benoît XVI d'avoir "trompé" toute l'Eglise en ce sens qu'il voudrait faire croire que le Concile Vatican II est immunisé contre les hérésies et qu'il doit en outre être interprété dans une parfaite continuité avec la véritable doctrine pérenne". Cependant, le lien fourni par Magister mène à un post du 9 juin de Viganò (ici en anglais) qui ne prétend pas que le pape Benoît ait "trompé" toute l'Eglise.

    Viganò avait parlé dans son précédent post du 9 juin du fait que "les tentatives de correction des excès conciliaires - en invoquant l'herméneutique de la continuité - se sont avérées infructueuses", et avait ensuite ajouté que "malgré tous les efforts de l'herméneutique de la continuité qui a misérablement fait naufrage lors de la première confrontation avec la réalité de la crise actuelle, il est indéniable qu'à partir de Vatican II, une église parallèle a été construite, superposée et diamétralement opposée à la véritable Église du Christ".

    Viganò n'a utilisé le mot "tromperie" que lorsqu'il a admis que, tout comme il "a obéi honnêtement et sereinement à des ordres douteux il y a soixante ans, croyant qu'ils représentaient la voix aimante de l'Église", il reconnaît maintenant "que j'ai été trompé".

    A côté de cette affirmation sur le fait que Viganò aurait accusé le pape Benoît XVI, Sandro Magister a également affirmé dans son article du 29 juin que ce prélat italien est "au bord du schisme". En utilisant un langage plus dur, Magister a également parlé d'un "barrage implacable de dénonciations des hérésies de l'Église au cours des dernières décennies" que l'archevêque Viganò aurait publié ces dernières semaines.

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  • La sortie de crise pour l’Église passera par le retour à la transcendance et au mystère

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    De Diakonos.be :

    Dieu dans l’Église en crise: un remède contre la dictature des bons sentiments

    « Dieu est Dieu, loin des représentations sentimentalistes et compassionnelles qui Le défigurent actuellement.  La sortie de crise pour l’Église passera par le retour à la transcendance et au mystère,  par le renoncement à la démagogie pour la théologie! »

    C’est la grande idée du P. Augustin Pic, docteur en théologie, dominicain et professeur à l’université d’Angers dans cet ouvrage original, ardu mais stimulant, qui vient de sortir aux éditions du Cerf.

    À l’occasion de la sortie de presse de son livre, l’auteur a accepté de répondre aux questions de notre rédaction.

    Qui êtes-vous, mon Père ?

    Je suis dominicain au couvent de Tours, j’enseigne la théologie, l’histoire de la philosophie et le latin à l’université catholique d’Angers.  Je suis également auxiliaire en paroisse à Laval.

    Dans votre chapitre introductif, sur la crise de l’Eglise et sur la conception erronée de Dieu qui en est l’aspect le plus inquiétant et que vous soumettez à une critique radicale, vous dites que tout le monde n’est pas appelé au même degré de sensibilité à ce qui se joue.  Alors, à qui s’adresse en premier lieu cet ouvrage ?

    Dieu, tout de même, appelle chacun à un degré minimal de jugement et de réactivité. On le voit chez nombre de nos contemporains sans culture élaborée, dans des formules comme c’est le monde à l’envers, on marche sur la tête ou on nous change la religion, qui font sourire à bon droit mais disent un ressenti qui n’est point sans justesse. Quoi qu’il en soit, je m’adresse à tous ceux, pasteurs, fidèles et gens de bonne volonté, qui aiment à réfléchir sur les ouvrages de fond, comme est celui-ci je l’espère. Plus ces ouvrages-là ont de lecteurs d’origines et de niveaux divers, mieux se porte la relation foi, raison et vie. Mais j’écris en premier lieu, on s’en apercevra dès le deuxième chapitre, pour les esprits un peu versés en théologie.

    Pourquoi ce livre ?

    ...

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  • Vatican II : Mgr Vigano bientôt schismatique ?

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    L’archevêque Viganò au bord du schisme.  La leçon non entendue de Benoît XVI

    En 2019, Benoît XVI l’avait promu nonce apostolique aux États-Unis.  Mais il y a neuf ans, le doux pape théologien ne pouvait certainement pas s’imaginer que l’archevêque Carlo Maria Viganò – retourné à la vie privée depuis 2016 mais certes pas au silence – l’aurait aujourd’hui accusé d’avoir « trompé » l’Église toute entière en faisant croire que le Concile Vatican II était exempt d’hérésies et qu’il fallait donc le lire en continuité parfaite avec la vraie doctrine de toujours.

    Car voilà jusqu’où Viganò n’a pas hésité à aller dernièrement en décochant une volée ininterrompue de dénonciation des hérésies de l’Église de ces dernières décennies, avec à la racine de tous les maux le Concile, encore dernièrement dans un question-réponse avec Phil Lawler, le directeur de CatholicCulture.org

    Attention : non pas le Concile mal interprété mais le Concile en tant que tel et en bloc.  Lors de ses dernières interventions publiques, en effet, Viganò a même rejeté, en les qualifiant de trop timorées et même de vaines, les tentatives de certains d’apporter quelques « corriger » le Concile Vatican II ça et là, au niveau des textes qui sont à ses yeux les plus ouvertement hérétiques, tels que la déclaration « Dignitatis humanae » sur la liberté religieuse.  Parce ce qu’il faut faire une fois pour toutes – a-t-il enjoint – c’est « de le laisser tomber ‘en bloc’ et de l’oublier ».

    Naturellement, non sans « bouter hors du Temple » dans le même temps toutes les autorités de l’Église qui, reconnues coupables de cette tromperie et « invitées à s’amender » ne se raviseraient pas.

    Selon Viganò´, ce qui a dénaturé l’Église depuis le Concile, c’est une sorte de « religion universelle que la Maçonnerie a été la première à concevoir ».  Et dont le bras politique serait ce « gouvernement mondial au-dessus de tout contrôle » que cherchent à obtenir des puissances « sans nom ni visage » qui manipulent aujourd’hui même la pandémie du coronavirus pour servir leurs propres intérêts.

    Le 8 mai dernier, une pétition de Viganó à lutter contre ce « Nouvel Ordre Mondial » menaçant a même été signée imprudemment par les cardinaux Gerhard Müller et Joseph Zen Zekiun.

    De plus, la lettre ouverte ultérieure adressée par Viganó à Donald Trump – qu’il considère comme un guerrier de la lumière contre le pouvoir des ténèbres à l’œuvre aussi bien au sein du « deep state » que dans la « deep Church » – a reçu un accueil enthousiaste du président des États-Unis en personne, dans un tweet devenu viral.

    Mais pour en revenir à l’acte d’accusation téméraire de Viganò contre Benoît XVI pour ses « tentatives infructueuses de corriger des excès conciliaires en invoquant l’herméneutique de la continuité », il convient de donner la parole à l’accusé lui-même.

    L’herméneutique de la continuité – ou plus exactement : « l’herméneutique de la réforme, du renouvellement dans la continuité de l’unique sujet-Église » – est en effet la clé de voûte de l’interprétation que Benoît XVI a donnée du Concile Vatican II, dans son mémorable discours à la Curie vaticane la veille de Noël de l’année 2005, la première année de son pontificat.

    C’est un discours qu’il faut absolument relire dans son entièreté :

    > “Messieurs les Cardinaux, vénérés frères…”

    Mais voici dans les grandes lignes comment le pape Joseph Ratzinger a développé son exégèse du Concile Vatican II.

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  • Une nouvelle charge de Mgr Vigano contre "l'esprit du Concile"

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    Alors que Vatican News tente de nous persuader des bienfaits du concile Vatican II ("une graine qui continue à pousser"), Mgr Vigano dénonce l'esprit de ce même concile. Du blog de Jeanne Smits :

    Mgr Carlo Maria Viganò décrypte “l'esprit du Concile” dans un entretien avec Phil Lawler (traduction intégrale et autorisée)

    L'“esprit du Concile” est-il le résultat d'une interprétation biaisée des actes du concile Vatican II ou au contraire l'essence même de cet évènement dont on fait une frontière entre l'« avant » et l'« après » de l'Eglise catholique ? Mgr Carlo Maria Viganò répond à ce sujet aux questions de Phil Lawler, fondateur du plus ancien site d'informations catholiques américain, Catholic Culture.

    Vous trouverez ci-dessous une traduction complète de l'entretien, révisée par mes soins d'après le texte original en italien à la demande de Mgr Viganò qui me l'a communiquée, puis autorisée par lui. C'est une nouvelle pièce dans ce qu'on pourrait appeler les « discussions doctrinales » publiques à propos de Vatican II qui ont surgi sur internet à la faveur de prises de position de diverses personnalités : Mgr Schneider, le cardinal Brandmüller, Mgr Viganò, et dont plusieurs ont été traduites sur ce blog. (Voir ici ou ici.)


    Mgr Viganò y explique pourquoi il pense que « ceux qui ont affirmé que “l’esprit du Concile” représentait une interprétation peu orthodoxe de Vatican II se sont livrés à une opération inutile et nuisible, même si, ce faisant, ils étaient mus par la bonne foi ».

    – J.S.

    *

    Philip Lawler : D’abord, quelle est opinion de votre Excellence sur Vatican II ? Que les choses se soient détériorées rapidement depuis lors est certainement vrai. Mais si l’ensemble du Concile pose problème, comment cela a-t-il pu se produire ? Comment concilier cela avec ce que nous croyons de l’inerrance du Magistère ? Comment les Pères du Concile ont-ils tous pu être ainsi trompés ? Même si seules certaines parties du Concile posent problème (par exemple Nostra ÆtateDignitatis Humanæ), nous sommes toujours confrontés aux mêmes questions. Beaucoup d’entre nous disent depuis des années que « l’esprit de Vatican II » est erroné. Votre Excellence affirme-t-elle à présent que ce faux « esprit » libéral reflète fidèlement le Concile en tant que tel ?

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  • N'en déplaise à Madame Soupa, les femmes ne sont pas exclues de l'Eglise

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    De Sandra Bureau dans une Tribune parue sur le Figaro Vox :

    «Non, Madame Soupa, les femmes ne sont pas exclues de l’Église!»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - La théologienne Anne Soupa avait suscité l’intérêt médiatique en se portant candidate pour devenir archevêque de Lyon - poste traditionnellement réservé aux hommes. Une autre théologienne catholique, Sandra Bureau, lui répond, estimant que la différenciation des rôles au sein de l’Église n’est pas synonyme pour autant d’une infériorisation des femmes.

    24 juin 2020

    Giovanni di Paolo - Les noces mystiques de sainte Catherine de Sienne

    Giovanni di Paolo - Les noces mystiques de sainte Catherine de Sienne Wikimedia Commons - CC

    Sandra Bureau est une vierge consacrée du Diocèse de Lyon, diplômée de l’Institut Catholique de Paris où elle a soutenu en 2011 une thèse en théologie dogmatique sur «L’inversion trinitaire chez H.U. von Balthasar». Elle enseigne actuellement au Séminaire Provincial Saint Irénée de Lyon après avoir été en charge de la formation des laïcs dans le Diocèse de Lyon. Elle est engagée dans la Communauté Aïn Karem.


    Le 25 mai dernier, Madame Anne Soupa, féministe convaincue, constatant que dans l’Église catholique aucune femme n’avait encore été placée à la tête d’un Diocèse, ni même n’avait été admise à l’ordination, a voulu dénoncer cette situation jugée profondément injuste à ses yeux. Elle a donc profité de la vacance du siège épiscopal de Lyon pour proposer, par le biais des réseaux sociaux, sa candidature comme Archevêque de Lyon. Et cela en s’appuyant sur sa notoriété d’écrivain, de bibliste, de théologienne...

    Comme catholique j’ai d’abord accueilli la publication Twitter de Madame Soupa, en tout contraire à la Tradition de l’Église, comme un de ces pamphlets qui offrent si peu de sérieux qu’à peine lus on les jette à la poubelle. Pourtant, même chiffonnée, écartée de ma vue, cette publication laissait en moi une interrogation profonde: comment une femme, partageant la même foi que moi, se disant, comme moi, théologienne, pouvait-elle dire cela? Comment pouvait-elle prétendre par-là défendre la place des femmes dans l’Église? Mystère. C’est donc en femme, et en théologienne que je voudrais réagir.

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