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BELGICATHO - Page 330

  • Le pape s'inquiète de la pénurie des vocations

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    DISCOURS DE SA SAINTETÉ LE PAPE FRANCIS AUX PARTICIPANTS DE LA PLÉNIÈRE DU DICASTÈRE POUR LE CLERGÉ

    Salle Clémentine
    Jeudi 6 juin 2024

    [Multimédia]

    ________________________________________

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Je vous salue avec affection et je voudrais avant tout remercier tous les membres du Dicastère pour le Clergé : vous êtes venus à Rome des quatre coins du monde pour offrir votre importante contribution à la réflexion sur le ministère ordonné et, avec vous, il y a aussi les consulteurs du Dicastère. Je vous remercie de votre présence. Et merci au Cardinal Préfet et aux autres supérieurs et fonctionnaires du Dicastère, surtout pour le travail que vous accomplissez chaque jour, souvent en silence et dans l'ombre, au service des ministres ordonnés et des séminaires.

    En cette occasion, je voudrais avant tout exprimer ma gratitude, mon affection et ma proximité aux prêtres et aux diacres du monde entier. J'ai souvent mis en garde contre les dangers du cléricalisme et de la mondanité spirituelle, mais je suis bien conscient que la grande majorité des prêtres travaillent avec une grande générosité et un grand esprit de foi pour le bien du saint peuple de Dieu, en supportant le poids de nombreuses difficultés et en affrontant des défis pastoraux et spirituels qui ne sont parfois pas faciles à relever.

    Votre Assemblée plénière se concentre en particulier sur trois domaines d'attention : la formation permanente des prêtres, la promotion des vocations et le diaconat permanent. Je voudrais m'arrêter brièvement sur chacun de ces thèmes.

    La formation permanente. C'est un thème dont on parle beaucoup, surtout ces dernières années, et qui avait déjà été évoqué dans la Ratio fundamentalis en 2016. Le prêtre aussi est un disciple à la suite du Seigneur et, par conséquent, sa formation doit être un parcours continu ; cela est encore plus vrai si nous considérons qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde marqué par des changements rapides, dans lequel émergent toujours de nouvelles questions et des défis complexes qui exigent une réponse. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous tromper en pensant qu'il suffit que la formation au séminaire pose des bases sûres une fois pour toutes ; nous sommes plutôt tenus de consolider, de renforcer et de développer ce que nous avons au séminaire, dans un processus qui peut nous aider à mûrir dans la dimension humaine, à grandir spirituellement, à trouver des langages appropriés pour l'évangélisation, à explorer ce dont nous avons besoin pour aborder de manière adéquate les nouvelles questions de notre temps.

    J'aime rappeler ici que l'Écriture dit : « Vae soli - malheur à celui qui est seul quand il tombe et qui n'a pas un autre pour le relever » (Ec 4,10). C'est très important pour le prêtre : le voyage ne peut pas se faire seul ! Et pourtant, malheureusement, beaucoup de prêtres sont trop seuls, sans la grâce de l'accompagnement, sans ce sentiment d'appartenance qui est comme une bouée de sauvetage dans la mer souvent orageuse de la vie personnelle et pastorale. Tisser un solide réseau de relations fraternelles est une tâche prioritaire dans la formation permanente : l'évêque, les prêtres entre eux, les communautés par rapport à leurs pasteurs, les frères et sœurs religieux, les associations, les mouvements : il est indispensable que les prêtres se sentent « chez eux ». Vous, en tant que Dicastère, avez déjà commencé à tisser un réseau mondial : Je vous exhorte à tout faire pour que cette vague se poursuive et porte du fruit dans le monde entier. Travaillez de manière créative pour que ce réseau se renforce et offre un soutien aux prêtres. Vous avez un rôle clé à jouer à cet égard !

    Le soin des vocations. L'un des grands défis pour le Peuple de Dieu est le fait que, dans un nombre croissant de régions du monde, les vocations au ministère sacerdotal et à la vie consacrée diminuent fortement et, dans certains pays, elles sont presque en voie d'extinction. Mais la vocation au mariage, avec le sens de l'engagement et de la mission qu'elle requiert, est également en crise. C'est pourquoi, dans les derniers messages pour la Journée mondiale de prière pour les vocations, j'ai voulu élargir le regard à l'ensemble des vocations chrétiennes, et je l'ai adressé en particulier à cette vocation fondamentale qu'est la vie de disciple, conséquence du baptême. Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que, pour de nombreux jeunes, l'hypothèse d'une offre radicale de vie ait disparu de l'horizon. Nous devons au contraire réfléchir ensemble et rester attentifs aux signes de l'Esprit, et vous pouvez vous aussi poursuivre cette tâche grâce à l'Œuvre pontificale pour les vocations sacerdotales. Je vous invite à réactiver cette réalité, d'une manière adaptée à notre temps, peut-être en travaillant en réseau avec les Églises locales et en identifiant les bonnes pratiques à faire circuler. C'est une tâche importante !

    Enfin, le diaconat permanent. Celui-ci a été réintroduit par le Concile Vatican II et, au cours de ces décennies, il a reçu un accueil très varié. Aujourd'hui encore, cependant, des questions sont souvent posées sur l'identité spécifique du diaconat permanent. Comme vous le savez, le rapport de synthèse de la première session de l'Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, en octobre dernier, a recommandé de « procéder à une évaluation de la mise en œuvre du ministère diaconal après le Concile Vatican II » (Rapport de synthèse 11 g), et appelle également à une focalisation plus décisive, parmi les diverses tâches des diacres, sur la diaconie de la charité et le service des pauvres (4 p et 11 a). Accompagner ces réflexions et ces développements est une tâche assez importante pour votre Dicastère. Je vous encourage à y travailler et à déployer toutes les forces nécessaires.

    Chers frères et sœurs, merci encore. Travaillez toujours pour que le peuple de Dieu ait des pasteurs selon le cœur du Christ et qu'il grandisse dans la joie de la vie de disciple. Que la Vierge Marie, Mère et modèle de toute vocation, vous accompagne. Moi aussi, je vous accompagne par ma prière. Et s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi. Je vous remercie.

    Bulletin du Bureau de presse du Saint-Siège, 6 juin 2024

  • Homélie pour la fête du Sacré-Coeur de Jésus

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    ob_f0f7138f2b90c693a762b79e0a8dae76_sacre-coeur-2.jpgHomélie du Frère Elie (Famille de saint Joseph - homelies.fr) :

    L’Eglise nous invite aujourd’hui à fêter le Sacré-Cœur de Jésus. Cette fête fut instituée pour célébrer la charité divine dans un signe humain : le cœur du Fils de Dieu fait homme. 
    La première lecture nous présente cet Amour de Dieu comme raison et motif de l’élection du peuple d’Israël avec qui Dieu a fait alliance : « Si le Seigneur s’est attaché à vous, s’il vous a choisis, ce n’est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples, car vous êtes le plus petit de tous. C’est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d’esclavage et de la main de Pharaon, roi d’Egypte. »

    Comme nous le dit la première épître de saint Jean, Dieu, le premier, nous a aimé (1 Jn 4, 19). Notre foi réside d’abord dans ce constat émerveillé : Dieu nous a aimé le premier et ce, gratuitement, sans aucun mérite de notre part, garantie de la vérité de son Amour. Nous pourrions même dire : Dieu m’a aimé le premier. Car Dieu n’aime pas les hommes en vrac mais chacun d’un amour personnel et unique. 
    Dieu m’a aimé le premier parce qu’il « est Amour », amour plein, charité parfaite, comme nous le rappelle la deuxième lecture (1 Jn 4, 8.16). Si Dieu ne nous adressait pas la parole première de son Amour nous n’existerions pas.
    Mais en rester là serait insuffisant. L’Amour de Dieu n’est pas l’amour conceptuel d’un Dieu là-haut dans son ciel mais l’amour d’un Dieu qui a pris chair de notre chair, qui s’est fait homme, l’amour d’un Dieu selon la nature humaine qu’il a assumée : « Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés » (Cf. 2ème lecture).

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  • Homélie pour la Fête-Dieu à l’Église du Saint-Sacrement à Liège : par Jean-Pierre Delville, évêque de Liège 1er juin 2024

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    Chers Frères et Sœurs,

    La Fête-Dieu, c’est l’actualisation de la Pâque aujourd’hui, c’est la fête de Pâques pour moi, pour nous, dans la communion au corps du Christ. En effet, Pâque, c’est le Christ qui donne sa vie pour nous et qui ressuscite pour la vie éternelle. C’est la Fête-Dieu, c’est notre communion à ce don de soi et à cette vie nouvelle dans le Christ. Comme le dit Jésus : « Celui qui me mange vivra par moi ; celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn. 6, 56-58).  

    Ce mystère de vie est aussi un mystère d’amour, l’amour de Dieu pour nous, qui se manifeste dans le don que Jésus nous fait de son Corps et de son Sang, c’est-à-dire le don de toute sa vie. Nous découvrons que nous sommes des gens qui sont aimés, et non pas des gens lancés dans la vie par le hasard des choses. Chacun de nous est aimé par le Christ et nous sommes invités à répondre à cet amour en communiant avec lui et en recevant son Corps. Jésus nous a aimés le premier. Il est mort pour nous, c’est-à-dire qu’il est allé jusqu’au bout de sa vie d’amour, il n’a pas reculé au dernier moment. Mais il a voulu donner un signe du fait qu’il offrait sa vie pour nous. Il a voulu donner un signe qui dure : c’est le saint Sacrement de son Corps et de son Sang. Avant tout, nous le recevons comme un cadeau qui nourrit nos vies ; mais ensuite, nous nous engageons à répondre à ce cadeau par une vie qui répand l’amour autour d’elle.  C’est pourquoi nous conservons le Saint-Sacrement pour contempler en adoration cet amour reçu et pour diffuser cet amour autour de nous. L’Église conserve au tabernacle le sacrement du Corps du Christ pour qu’il soit une nourriture spirituelle perpétuelle.

    Cette année, nous faisons ici mémoire du carme Jean Soreth, pour lequel l’abbé Dor a préparé une exposition au fond de l’église. Le bienheureux Jean Soreth a habité Liège très régulièrement ; en 1451 il est élu supérieur général des carmes jusqu’à sa mort en 1471. Pour nous Liégeois, il est célèbre parce qu’il a tenté de convaincre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire de ne pas mettre Liège à feu et à sang en 1468. Malheureusement il n’a pas réussi à apaiser le duc. Dans le sac de la ville, Jean Soreth a assisté à un sacrilège : les hosties consacrées conservées dans le tabernacle d’une église ont été renversée sur le sol. Alors il s’est précipité au péril de sa vie pour les sauver et a réussi à les placer dans le tabernacle de son église. Il croyait de tout son cœur à la présence réelle du Corps du Christ sous les espèces du pain consacré. Cela se passait pas loin d’ici, place des Carmes, au croisement avec la rue Saint-Paul.

    Là il a prêché le carême en 1451 et ses sermons ont été transcrits par un père Croisier ; le manuscrit est encore conservé aujourd’hui à la Bibliothèque du Séminaire. Il insiste dans son premier point sur notre réconciliation avec Dieu  par la communion et il nous invite à nous donner à Dieu. En effet, Jean Soreth insiste sur la recherche personnelle de la purification du cœur, dans une communion continuelle à Dieu[1]. Comme le dit Jean Soreth d’une manière audacieuse, il ne suffit pas de communier au pain reçu du Christ, il nous faut aussi à notre tour offrir au Christ un bon pain, fait de farine bien moulue. En effet, comme Jésus le dit dans l’Apocalypse : «  Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi » (Ap. 3, 20). Si le Seigneur vient prendre son repas chez nous, nous devons lui servir du bon pain.

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  • Elections : que proposent les partis en matière bioéthique?

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Bandeau ieb

    ELECTIONS 2024

    Découvrez les positions des partis sur les sujets bioéthiques

    Quelles sont les positions des partis politiques belges sur la procréation artificielle (PMA), sur la pratique des mères porteuses (GPA), sur l'avortement ou encore l'euthanasie ? 

    Le succès de notre conférence en ligne la semaine dernière confirme l'importance cruciale de ces sujets pour de nombreux citoyens.

    Sensibiliser le grand public aux enjeux bioéthiques implique pour notre Institut de proposer des mesures en faveur d'une société plus respectueuse de la personne humaine, quelles que soient ses vulnérabilités.

    Retrouvez ci-dessous les vidéos de la conférence par thématique, avec le bilan de la législature et les propositions des partis, confrontées aux priorités portées par l'IEB.

    Un tableau comparatif (résumé ou détaillé) vous est également proposé sur notre site internet.

    Avortement

    Procréation artificielle

    Gestation pour autrui

    Protection de la maternité

    Avortement

    Soins palliatifs

    Euthanasie

    Retrouvez sur notre site les tableaux comparatifs (synthétiques et détaillés) des positions des partis sur les différents thèmes bioéthiques. 

    Tableaux comparatifs des programmes

    Certains partis sont attachés à la liberté de vote en matière éthique et n'imposent pas de consigne de parti à leurs élus. 

    Dans ce cas, il est intéressant pour l’électeur de s’interroger sur la position de chaque candidat et de s’exprimer en faveur de ceux qui rejoignent sa conception quant au respect de la vie humaine et de la dignité de chaque personne.

  • Le message du Pape à l'occasion du 80ème anniversaire du débarquement en Normandie

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    Le message du pape en intégralité (source)

    « À Son Excellence Monseigneur Jacques Habert
    Évêque de Bayeux et Lisieux

    Je suis heureux de m'unir, par la pensée et la prière, à tous ceux qui sont réunis en cette cathédrale de Bayeux pour commémorer le 80ème anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie. Je salue toutes les Autorités civiles, religieuses et militaires présentes.

    Nous avons en mémoire le souvenir de ce colossal et impressionnant effort collectif et militaire accompli pour obtenir le retour à la liberté. Et nous pensons aussi à ce que cet effort a coûté : ces cimetières immenses où s'alignent par milliers les tombes de soldats — très jeunes pour la plupart, et, pour beaucoup, venus de loin — qui ont héroïquement donné leur vie, permettant ainsi la fin de la Seconde Guerre Mondiale et le rétablissement de la paix, une paix qui — du moins en Europe — aura duré près de 80 ans.

    Le débarquement présente également à l'esprit, suscitant l'effroi, l'image de ces villes de Normandie complétement dévastées : Caen, Le Havre, Saint-Lô, Cherbourg, Flers, Rouen, Lisieux, Falaise, Argentan... et tant d'autres ; et nous voulons faire mémoire des innombrables victimes civiles innocentes et de tous ceux qui ont souffert de ces terribles bombardements.

    Mais le débarquement évoque, plus généralement, le désastre qu'a représenté cet épouvantable conflit mondial où tant d'hommes et de femmes, d'enfants, ont souffert, tant de familles ont été déchirées, tant de ruines ont été provoquées. Il serait inutile et hypocrite d'en faire mémoire sans le condamner et le rejeter définitivement ; sans renouveler le cri de Saint Paul VI à la tribune de l’0NU, le 4 octobre 1965 : Plus jamais la guerre ! Si, durant plusieurs décennies, le souvenir des erreurs du passé a soutenu la ferme volonté de tout mettre en œuvre pour éviter qu'un nouveau conflit mondial ouvert se produise, je constate avec tristesse qu'il n'en est plus de même aujourd'hui et que les hommes ont la mémoire courte. Puisse cette commémoration nous aider à nous la faire retrouver !

    Il est inquiétant, en effet, que l'hypothèse d’un conflit généralisé soit parfois de nouveau sérieusement prise en considération, que les peuples soient peu à peu familiarisés à cette éventualité inacceptable. Les peuples veulent la paix ! Ils veulent des conditions de stabilité, de sécurité et de prospérité où chacun puisse accomplir sereinement son devoir et sa destinée. Ruiner ce noble ordre des choses pour des ambitions idéologiques, nationalistes, économiques est une faute grave devant les hommes et devant l'histoire, un péché devant Dieu.

    Ainsi, Excellence, je souhaite m'unir à votre prière et à celle de tous ceux qui sont réunis dans votre Cathédrale :

    Prions pour les hommes qui veulent les guerres, ceux qui les déclenchent, les attisent de manière insensée, les entretiennent et les prolongent inutilement, ou en tirent cyniquement profit. Que Dieu éclaire Ieurs cœurs, qu'll mette devant leurs yeux le cortège de malheurs qu'ils provoquent !

    Prions pour les artisans de paix. Vouloir la paix n'est pas une lâcheté, elle demande au contraire le plus grand courage, le courage de savoir renoncer à quelque chose. Même si le jugement des hommes est parfois sévère et injuste envers eux, « les artisans de paix seront appelés fils de Dieu » (H£ 5, 9). Que, s'opposant aux logiques implacables et obstinées de l'affrontement, ils sachent ouvrir des chemins pacifiques de rencontres et de dialogue. Qu'ils persévèrent inlassablement dans leurs démarches et que leurs efforts soient couronnés de succès.

    Prions enfin pour les victimes des guerres ; les guerres du passé comme les guerres présentes. Que Dieu accueille auprès de Lui tous ceux qui sont morts dans ces terribles conflits, qu'Il vienne au secours de tous ceux qui en souffrent aujourd'hui ; les pauvres et les faibles, les personnes âgées, les femmes et les enfants sont toujours les premières victimes de ces tragédies.

    Que Dieu ait pitié de nous ! Invoquant la protection de Saint Michel, Patron de la Normandie, et 1'intercession de la Sainte Vierge Marie, Reine de la Paix, j'accorde de grand cœur, à chacun, ma Bénédiction."

  • Inde : victoire mitigée du Bharatiya Janata Party

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Victoire serrée du parti de Narendra Modi : « Pluralisme et démocratie garantis »

    5 juin 2024  

    New Delhi (Agence Fides) - Le Bharatiya Janata Party, le parti du Premier ministre indien Narendra Modi, a remporté la majorité lors des élections législatives qui viennent de s'achever en Inde, mais avec une marge étroite par rapport à la victoire que les sondages et les analystes avaient prédite. Selon les résultats définitifs, le BJP, qui est arrivé en tête des suffrages dans le pays, ne disposera pas d'une majorité absolue au Parlement (la Lok Sabha, qui compte 543 sièges), ne pourra pas gouverner seul et aura donc besoin du soutien de formations alliées. Comme l'a confirmé la Commission électorale, le parti a remporté 240 sièges, soit 62 de moins qu'en 2019. Ce chiffre est inférieur aux 272 sièges nécessaires pour obtenir une majorité parlementaire. Avec les partenaires de l'« Alliance démocratique nationale », la coalition dispose de 292 sièges et pourra former une majorité gouvernementale pour les cinq prochaines années, sous la houlette de Narendra Modi, qui en sera ainsi à son troisième mandat présidentiel.

    La coalition d'opposition de centre-gauche, l'Alliance inclusive pour le développement national de l'Inde (acronyme « India »), a remporté plus de 230 sièges. Cette coalition de 25 partis a uni ses forces pour la première fois pour faire face à la coalition du BJP. Le principal parti de la coalition « India », le Parti du Congrès, a remporté 99 sièges, doublant ainsi son résultat de 2019, où il en avait obtenu 46. En revanche, le Parti socialiste (SP) disposera de 37 députés, alors qu'il n'avait aucun représentant lors de la précédente législature.

    « Ces résultats, qui préservent la démocratie et le pluralisme, ont été obtenus grâce aux efforts inlassables et désintéressés de nombreuses personnes, à tous les niveaux, dans la société civile, dans tout le pays. Ils doivent être salués, car ils ne donneront à personne la possibilité de réaliser des projets anticonstitutionnels et néfastes", commente le père jésuite indien Cedric Prakash, écrivain et analyste basé à Ahmedabad. La société civile indienne continuera à lutter contre la corruption, la haine induite entre les communautés religieuses, connue sous le nom de « communalisme », la polarisation et la manipulation de la société par le biais de l'argent et des médias, ou par l'intermédiaire d'organismes asservis à la politique nationaliste", note le jésuite. « Le but de l'action sociale est de rechercher la vérité, la justice et l'amour. Le moment est venu de procéder à une évaluation significative, à une introspection sérieuse et à une planification méticuleuse afin que toutes les composantes saines de la société puissent ensemble veiller à ce que les valeurs inscrites dans notre Constitution soient protégées et restent un héritage indispensable pour le peuple indien", conclut le père Prakash.

    Pour les quelque 28 millions de chrétiens du sous-continent indien, les critères et les valeurs tels que la liberté religieuse et la laïcité de l'État restent fondamentaux pour préserver la plus grande démocratie du monde. Le Bharatiya Janata Party de Modi est au pouvoir depuis 2014. En dix ans, des incidents de violence, de discrimination et de harcèlement ont eu lieu à l'encontre des minorités religieuses, en particulier des chrétiens et des musulmans. Des groupes extrémistes hindous, encouragés par l'idéologie de la « suprématie hindoue » (« Hindutva »), ont commis des abus allant des agressions physiques aux fausses accusations de conversions religieuses forcées. On espère maintenant que le BJP changera de cap et adoptera des politiques plus inclusives qui garantiront des droits civils aux plus de 200 millions de musulmans, de chrétiens et d'autres minorités religieuses du pays.

    (PA) (Agence Fides 5/6/2024)

  • La vocation d'une université catholique selon le cardinal Sarah

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    Du site de La Nef :

    Cardinal Sarah : quelle est la vocation d’une université catholique ?

    Discours prononcé en avril 2024 aux étudiants prêtres, religieux, religieuses et laïcs de l’École Théologique Saint-Cyprien du diocèse d’Obala (Cameroun), sur le thème suivant : « La vocation d’une université catholique à la lumière de l’enseignement de Benoît XVI »

    Chers étudiants de l’École Théologique Saint Cyprien du diocèse d’Obala,

    Je voudrais aujourd’hui réfléchir avec vous sur la vocation d’une université et en particulier d’une université catholique à la lumière de l’enseignement de Benoît X  VI.

    Benoît XVI l’a plusieurs fois souligné : « La vocation originelle de l’université est la recherche de la vérité, de toute la vérité de notre être. Et avec son obéissance à la vérité et aux exigences de sa connaissance, l’université devient une école d’humanitédans laquelle se cultive un savoir vital, se forgent de hautes personnalités et se transmettent des connaissances et des compétences de valeur »[1].

    La recherche de la vérité est donc votre programme, comme le proclame votre devise : « Au service de la Vérité et de la Justice ».

    Benoît XVI ajoutait : « Sans être orientée vers la vérité, sans une attitude d’humble et courageuse recherche de la vérité, toute culture se désagrège, tombe dans le relativisme et se perd dans l’éphémère ».

    Le sens de la Vérité est la pierre qui doit fonder toute culture solide. Sans recherche de la vérité, on ne peut s’appuyer sur rien. Tout devient liquide.

    Sans l’objectivité de la vérité, nous sommes livrés aux appétits et aux passions subjectives. Sans vérité, il n’y a plus d’ordre juste objectif et intangible, personne ne peut être protégé contre l’égoïsme capricieux et la violence.

    La vérité est le seul rempart solide qui s’oppose à la tentation de la toute-puissance et de l’arbitraire. La vérité fonde l’ordre et la justice. Son absence nous livre au chaos. Sans vérité, les opinions s’entrechoquent et nul ne peut les départager.

    Sans vérité, il n’y a plus d’unité possible entre les hommes. Ils sont condamnés à s’entre-déchirer sans cesse. Car la vérité est le seul bien qu’ils possèdent en commun et à partir duquel ils peuvent s’entendre.

    Benoît XVI le savait bien, lui qui avait vu dans sa jeunesse son pays sombrer dans l’idéologie nazie. Il avait vu de ses yeux un pays, héritier d’une civilisation raffinée, sombrer dans la barbarie. Pourquoi ? Parce qu’à l’amour de la vérité on avait substitué le doute. Et après le doute est venu le règne de la violence et de la volonté de puissance.

    Il y a là un enjeu capital pour l’Afrique de demain. Je voudrais vous inviter non seulement à chercher la vérité mais à l’aimer passionnément !

    Le monde universitaire africain doit prendre garde à ne pas se laisser contaminer par les maladies de l’esprit que l’Occident voudrait lui imposer. L’Occident a peur de la recherche de la vérité. Pour nombre d’Occidentaux la vérité est devenue un terme imprononçable. Si vous parlez de vérité, on vous accuse de dogmatisme, d’oppression. Mais en fait derrière ces discours trompeurs se cache la violence de la dictature du relativisme qui elle-même est souvent le masque des intérêts financiers et matériels inavoués.

    Le 13 décembre 2012, Benoît XVI rappelait à un groupe d’ambassadeurs africains : « De nos jours, dire le vrai est devenu suspect, vouloir vivre dans la vérité semble suranné, et la promouvoir semble être un effort vain. Et pourtant, l’avenir de l’humanité se trouve également dans la relation des enfants et des jeunes avec la vérité : la vérité sur l’homme, la vérité sur la création, la vérité sur les institutions, etc. C’est pourquoi, il est nécessaire d’éduquer dans la vérité et à la vérité ».

    N’ayons donc pas peur d’aimer et de chercher la vérité ! L’Occident est devenu sceptique à l’image de Ponce Pilate. Il répète sans cesse sur un ton désabusé : « Mais qu’est-ce que la vérité ? » (Jn 18, 38). Et comme Pilate, il met sa confiance dans la force politique pragmatique et souvent injuste parce qu’il ne peut plus s’appuyer sur la force de la vérité.

    Pourtant, « que se passe-t-il si la vérité ne compte pour rien ? Quelle justice sera alors possible ? Est-ce qu’il ne doit pas y avoir des critères communs qui garantissent véritablement la justice pour tous -critères soustraits à l’arbitraire des opinions changeantes et aux concentrations du pouvoir ? N’est-il pas vrai que les grandes dictatures se sont maintenues par la force du mensonge idéologique et que c’est la vérité seule qui a apporté la libération ? »[2]

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  • L'image du corps et de la sexualité (Claude Callens)

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    Du site youtube du diocèse de Namur :

  • Elections européennes : communiqué de presse de la FAFCE

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    La FAFCE développe une boîte à outils politique en amont de la nouvelle législature du Parlement européen, mettant en avant cinq priorités clés

    Bruxelles, le 5 juin 2024

    La FAFCE a développé une boîte à outils politique pour les membres élus du Parlement européen et les institutions de l'UE pour la nouvelle période législative, qui commence lundi prochain après ce week-end (6-9 juin) d'élections dans tous les États membres de l'UE. Plus de 400 millions d'Européens auront l'occasion de voter pour leurs députés européens. La FAFCE invite les nouveaux parlementaires à donner la priorité aux familles dans l'élaboration de leurs politiques pour cette nouvelle législature.

    La liste non exhaustive contient cinq domaines politiques clés :

    1. Démographie : La FAFCE invite les candidats à soutenir la renomination d'un commissaire européen pour poursuivre le travail de l'actuel commissaire vice-président pour la démocratie et la démographie, Dubravka Šuica, chargé de s'attaquer à la transition démographique.

    La Fédération encourage également la création d'un intergroupe parlementaire interpartis sur « les défis démographiques, l'équilibre travail-famille et les prochaines générations ».

    Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, déclare : « Alors que cette élection se déroule au début de l'été, nous sommes plongés dans un hiver démographique. Les taux de natalité ont chuté et la pandémie de solitude s'est répandue sur tout le continent. Nos institutions européennes doivent consacrer des ressources et du capital humain à la compréhension des causes profondes de cette situation et investir dans un printemps démographique pour le continent. Sans solidarité intergénérationnelle, nous ne pourrons pas commencer à relever les nombreux défis qui nous attendent. Pour cela, il faut donner la priorité aux familles et aux enfants, sans lesquels il n'y a pas d'avenir".

    2. La famille comme investissement

    La FAFCE invite les candidats à considérer les investissements de l'UE dans les politiques familiales comme un investissement stratégique dans l'avenir de l'Europe. Le budget que les Etats membres et, indirectement, l'UE investissent dans les politiques familiales doit être considéré comme un investissement dans le capital humain. Une réflexion sur les critères de Maastricht est nécessaire au niveau de l'UE. 

    Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, déclare : « Les politiques qui donnent la priorité à la famille sont aussi des politiques qui donnent la priorité au bien commun. La famille, en tant que cellule de base de la société, est elle-même au service du bien commun. Lorsque les parents ont un bon équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée, les enfants peuvent accéder à l'éducation et au logement lorsqu'ils grandissent, et lorsque les personnes âgées sont valorisées et prises en charge, tout cela sert le bien commun.

    "Dans toute l'Europe, nous constatons à quel point les réseaux familiaux sont précieux pour l'épanouissement des communautés, en particulier dans le contexte de la pandémie de solitude que nous connaissons. C'est en les soutenant et en y investissant que nous pourrons construire la solidarité entre les générations dont dépend notre avenir. La famille n'est pas un coût, mais le meilleur investissement possible".

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  • Bruxelles, 12 juin : "Au service des plus pauvres à Calcutta", conférence du père Laurent Bissara (KTO Belgique)

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    KTO Belgique a la joie de vous inviter à la conférence

    AU SERVICE DES PLUS PAUVRES À CALCUTTA

    par le père Laurent Bissara

    le mercredi 12 juin à 19h

    conférence à 19h15 suivie d'une réception offerte - fin 21h45

    Adresse du jour : IPM Group - Rue des Francs, 79 à 1040 Bruxelles

    Réservations souhaitées (nombre de places limité)

    Pour toute question 0485 71 83 79

  • Liège : Église du Saint-Sacrement : messe chantée par les élèves de l’Académie de chant grégorien le samedi 8 juin 2024 à 17h00 (Bd d’Avroy, 132)

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    cours chant gregorien2.jpg

    Pour toute information :  

    Tous renseignements : tel 04.344.10.89 • email : sursumcorda@skynet.be

  • À l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège) : concert ultime de la Fête Dieu à Liège le dimanche 9 juin 2024 à 17h00

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    Le chœur de chambre de « Praeludium » et l’ensemble « Ellipse » sous la direction de Patrick Wilwerth présentent le dimanche 9 juin à 17h00 à l’église du Saint-Sacrement un concert d’œuvres de et autour de J.S. Bach : au programme des extraits de cantates de J.S. Bach, de N. Bruhns, de J. Pachelbel et de P. Wilwerth. Au quatuor à cordes se joindront Armand Rahier et Damien Bernard, hautbois ainsi que Jean Bernard Barnabé, flûte. À l’orgue, Patrick Wilwerth.

    Places :15€ / Etudiants – 26 ans : 10 €. Réservations et infos : patrickwilwerth@icloud.com

    Gsm : 0495 79 80 38.