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Jeunes - Page 5

  • Waterloo, 17 octobre : concert des jeunes talents de la Musica Mundi School au profit de KTO Belgique

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    Nicole Verhaeghe de Naeyer est heureuse de vous inviter au concert des
    jeunes talents de la Musica Mundi School
    au profit de KTO Belgique
    le dimanche 17 octobre à 15 h 30
    Rue de la Croix 21a à 1410 Waterloo
    (dans l’ancien bâtiment du monastère de Notre-Dame de Fichermont)
    Une réception sera offerte à l’issue du concert, de 17 h à 18 h.

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    Réservation pour le 15 octobre. Nombre de places limité.
    Par mail : lambertine.debethune@ktotv.com ou par téléphone 0485 71 83 79.
    Adultes : 40 € — de 6 à 25 ans : 20 € — moins de 6 ans : gratuit
    Virement à KTO Belgique ASBL BE04 7360 3279 2431 avec en communication :
    « Nom, prénom, nombre de places adultes / enfants »
    Le montant total récolté ira intégralement à KTO Belgique.
    Durée du concert : 1 h. Parking aisé.

    Musica Mundi School est une école primaire et secondaire d’enseignement musical professionnel et d’études générales destinée à des jeunes talents venant du monde entier. L’école a ouvert ses portes en 2018 dans les bâtiments de l’ancien monastère de Notre-Dame de Fichermont.
    Plus d’informations sur musicamundischool.org

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    Tél. 0485 71 83 79 - belgique@ktotv.com

  • Les points saillants du rapport Sauvé

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    De Louis Daufresne sur la Sélection du Jour :

    Rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'Église : points forts et commentaires (I)

    « C'est de l'enfer que vous revenez, des fosses communes des âmes déchiquetées de l'Église ». Une phrase, parmi tant d’autres, entendue hier matin par tous les journalistes, en préambule de la conférence de presse de la Ciase, la Commission indépendante sur les abus dans l'Église. Créée à l'automne 2018, cette équipe de 22 membres, bénévoles, aux compétences pluridisciplinaires, a rendu un rapport de 485 pages et de 2500 pages d’annexes. Un travail unanimement salué, financé par l'épiscopat et les instituts et congrégations religieux (à hauteur de 3 millions d'euros). Le clergé et la droite avaient refusé que ce fût une commission d’enquête qui se chargeât de ce dossier sensible. Mais Jean-Marc Sauvé, président de la Ciase et seule personnalité choisie par l’Église, s’acquitta au mieux de sa tâche.

    Pour cet article, distinguons et commentons des points saillants :

    1. 216 000 mineurs ont été victimes de prêtres, diacres et religieux en France depuis 1950, a-t-il révélé hier. Si l'on ajoute les enfants agressés par des laïcs, le chiffre grimpe à 330 000. Cette donnée résulte de l’enquête menée par l'Inserm, à la demande de la Ciase. L’échantillon représentatif de 28 000 personnes révèle que 5,5 millions de personnes de plus de 18 ans ont été sexuellement agressées pendant leur minorité dans l'ensemble de la population française. L'Église catholique représente 4 % du total des victimes.

    Commentaire : cette estimation (216 000/330 000) ne concerne que les personnes encore vivantes et qui auraient donc pu témoigner. Où en serions-nous s’il avait fallu compter les morts ?

    Autre point : il s’agit bien d’une estimation statistique, nullement d’un décomptage. L’« intervalle de confiance » est de plus ou moins 50 000, ce qui n’est pas rien. C’est une des faiblesses du rapport : le décalage entre le nombre de contacts obtenus via France Victimes (6471), le nombre d’auditions réalisées (243) et l’extrapolation sur laquelle communique la Ciase dans l’opinion. Il fallait certes avoir un ordre de grandeur. Reste que celui-ci ramène l’étude au caractère aléatoire et superficiel du sondage. Bien sûr, cet écart s’explique : la souffrance des victimes est encore si vive que malgré l’appel à en témoigner, seules quelques milliers de personnes ont eu le courage de parler.

    Autre point : un tiers (33 %) des agressions vient des laïcs (enseignants, surveillants, cadres de mouvements de jeunesse...). C’est considérable. Le chiffre anéantit la thèse que le célibat serait la cause d’un passage à l’acte pédocriminel. Les évêques, par la voix de Mgr Éric de Moulins-Beaufort ont rappelé que « [leur] engagement à tous dans le célibat est un choix d'amour, de délicatesse, de respect, d'humilité ». Circulez, il n’y a rien à voir.

    2. Entre 2900 et 3200 agresseurs hommes, soit 2,5 % à 2,8 % de la population des prêtres et religieux hommes dans la période.

    Commentaire : il s’agit là encore d’une estimation, certes minimale, mais inférieure aux taux allemand (4,4 %), américain (4,8 %), australien (7 %) et irlandais (7,5 % dans certains diocèses). Ce chiffre est fondé sur les traces trouvées dans les archives et sur les témoignages à la Ciase. La France, ici, s’en sort plutôt bien, si l'on peut dire...

    3. L'Église catholique est davantage concernée. La Ciase compare la prévalence des violences sexuelles dans l'Église à celle identifiée dans d'autres institutions (associations sportives, école...) et dans le cercle familial. Ainsi, 1,16 % des personnes en lien avec l'Église catholique ont subi des agressions sexuelles de diverses natures, dont 0,82 % par des clercs, religieux et religieuses. Ce taux est deux à trois fois supérieur à celui d'autres milieux : 0,36 % dans les centres et colonies de vacances, 0,34 % dans l'école publique (hors internats) et 0,28 % dans le sport.

    Commentaire : cette info annihile l’un des arguments les plus spécieux du système de défense catho, selon lequel l’Éducation nationale et les clubs sportifs seraient plus touchés. C’est faux et cela se comprend très bien. On reçoit le prêtre le dimanche à sa table, on baise l’anneau de l’évêque, pas les baskets du prof de gym ni les dreadlocks de l’animateur de colo. On ne peut comparer l’Église catholique à aucune institution, même religieuse, sans commettre une erreur de perspective. Cette organisation se présente comme dépositaire exclusive de la Vérité. Le contre-témoignage des clercs abuseurs est incommensurable. De plus, la Ciase observe aussi que le mal tient du vice, pas de l’accident. Les actes pédocriminels des clercs sont moins occasionnels, plus durables, et donc plus corrosifs encore. La part des viols est certes inférieure à celle constatée dans le reste de la société mais pas de manière flagrante (32 % contre 38 %). Ici, l’Église va devoir travailler sur le phénomène de la sacralité du prêtre dans le regard des fidèles. Ceux-ci ont souvent la mauvaise idée de l’aduler, d’en faire un autre Christ dans tous les aspects de sa vie. Cette sanctuarisation/sanctification totale – qui vise à le révérer autant qu’à le protéger des tentations du monde – peut se révéler être un fardeau, un enfermement et  est-ce absurde de l'imaginer ? – une mise en danger.

    Louis Daufresne

  • Le rapport sur les agressions dans l'Eglise, analyse de Charlotte d'Ornellas

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    Le rapport sur les agressions dans l'Eglise, analyse de Charlotte d'Ornellas

    Il faut remarquer que le pape Benoît XVI avait procédé à la même analyse et avait constaté les faits suivants :

    1° 85% des agressions dans l'Eglise ont touché des garçons alors que 75% des agressions dans la société ont touché des filles (surtout dans les familles).

    2° Ceci prouve un problème spécifique d'homosexualité dans l'Eglise avec des criminels de masses

    3° Sachant que 3000 prêtres sur 110 000 prêtres sont coupables en 70 ans, c'est donc une présence de criminels de masse avec 80 victimes par criminel.

    Trois conclusions :

    1° Benoît XVI a interdit aux personnes homosexuelles l'accès au sacerdoce.

    2° Il existe dans l'homosexualité un problème structurel de chasteté.

    3° L'action efficace de l'Eglise depuis 2000 ne doit pas basculer dans l'excès inverse (accusation d'innocents par dénonciation).

    Lire aussi deux articles consacrés au rapport Sauvé parus sur la Nuova Bussola Quotidiana et traduits par "Benoît et moi"

  • Le texte intégral du rapport de la CIASE sur les abus sexuels dans l'Eglise de France

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    Du site du diocèse de Lille :

    PUBLICATION DU RAPPORT DE LA CIASE

  • France: qui sont les membres de la très indépendante commission sur les abus sexuels dans l’Église (ciase)?

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    La Ciase va rendre son rapport le 5 octobre 2021, après plus de deux ans de travail. Les 21 membres qui entourent le président de la Commission, Jean-Marc Sauvé (photo) vice-président hre du Conseil d'Etat Français, ont tous des parcours très différents. Explications de Sophie Lebrun sur le site web de « La vie » mises à jour le 4 octobre 2021 au milieu des exercices cathartiques déjà préventivement publiés à son de trompes par les médias cléricaux :

    « À l'annonce en novembre 2018 de la création d'une « Commission indépendante sur les abus sexuels sur mineurs et personnes vulnérables dans l’Église » (Ciase), une question se posait : quelle « indépendance » pouvait avoir cette structure finalement créée par les évêques de France ? La nomination à sa présidence, le 20 novembre, de Jean-Marc Sauvé a été un premier signe de la volonté de l’Église catholique de donner carte blanche à cette commission.

    « C'est un grand serviteur de l'État qui a montré par mille missions périlleuses et difficiles qu'il était à la hauteur de la situation avec impartialité. C'était difficile de trouver mieux », commentait alors Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref).

    A lire aussiAbus sexuels dans l’Église : La commission Sauvé veut libérer la parole

    La liste des 21 membres choisis par le vice-président honoraire du Conseil d’État est venue le confirmer. Ceux qui craignaient un « entre-soi catholique » seront rassurés : la commission rassemble d'abord des spécialistes de la protection de l'enfance. C’est le cas notamment de Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat de renom, expert Unicef et membre du bureau du Conseil national de la protection de l'enfance ou de Carole Daminani, directrice de l'association Paris Aide aux victimes ou encore de la vice-présidente de la Commission de lutte contre la maltraitance du Haut Conseil de la famille, Alice Casagrande. Ces personnalités, qui font toute autorité dans leur discipline, ont une longue expérience de l'écoute des victimes, de l'enquête et de l'analyse à partir de cas complexes.

    Les « spécialistes » du christianisme rejoignant la Commission sont du même acabit dans leur domaine : Jean-Marc Sauvé a trouvé un équilibre entre un très bon connaisseur des milieux catholiques, l'historien Philippe Portier, spécialiste du rapport entre politique et religion, et deux théologiens reconnus pour leur regard sur l'éthique : le catholique Joël Molinario est professeur à l'Institut catholique de Paris, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique et expert au Vatican auprès du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ; la protestante Marion Muller-Colard est docteure de la Faculté protestante de l'Université de Strasbourg et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

    Le dossier de présentation de la Ciase souligne de façon crédible que « les opinions philosophiques et religieuses sont diverses : elle compte des croyants de différentes confessions ainsi que des incroyants, agnostiques ou athées ».

    A lire aussiPédophilie, pédocriminalité, abus sexuels : de quoi parle-t-on (et pourquoi) ?

    L'absence des victimes

    Pas de victimes, s'est toutefois désolée l'association La Parole Libérée. Ni d'experts qui traitent particulièrement des abus sexuels sur mineurs ou personnes vulnérables : le choix du président Sauvé est assumé, car il estime ainsi garantir une « impartialité » au travail de la commission. « Pas de combat ni d’engagement derrière soi, explique-t-il au Monde. C’est également la raison pour laquelle j’ai décidé, après m’être posé la question, de ne pas faire siéger de représentants d’associations de victimes. »

    Les 22 membres de la Commission, président compris, se retrouvent dès le vendredi 8 février pour leur première réunion de travail. Ils devront agir vite : on attend qu’ils adoptent une méthodologie et un plan d'action dans un délai de trois mois. « Les méthodes de travail de la commission seront déterminées par elle seule », affirme le dossier de présentation de la Commission tout en martelant : « La commission ne dépend de personne, ne reçoit aucune directive de quiconque. »

    A lire aussiAu moins 10 000 victimes d’abus sexuels dans l’Église, les derniers chiffres de la Ciase avant leur rapport »

    Ref.

    Ciase : qui sont les membres de la très indépendante commission sur les abus sexuels dans l’Église ?

    JPSC

  • Abus sexuels : les crimes commis au sein de l'Eglise sont plus scandaleux que d’autres commis ailleurs

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    Du Père Pierre Vivarès sur Aleteia.org :

    Les abus sexuels dans l’Église, un crime intégral

    Le rapport de la Ciase sur les abus sexuels dans l’Église annonce des révélations douloureuses. Pour le père Pierre Vivarès, il est normal que l’Église soit la première accusée : « Reconnaître la responsabilité particulière de l’Église est aussi reconnaître que l’Église a une mission prophétique. »

    Mardi 5 octobre, sera remis le rapport de la CIASE, commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. Cette commission, demandée le 7 novembre 2018 par la Conférence des évêques de France avait pour but de « faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950, de comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et de faire des préconisations, notamment en évaluant les mesures prises depuis les années 2000 ». 

    Un crime intégral

    Nous attendons ce rapport qui est un travail de vérité, d’honnêteté et de lucidité. Il sera douloureux, forcément, quel que soit le nombre de victimes recensées ; une seule serait déjà trop. Il sera douloureux pour tout le monde, pour la société entière. J’entends déjà des commentaires sur le fait qu’il faudrait aussi aller voir du côté de l’Éducation nationale, du côté des clubs de sport, du côté des autres religions, du côté des familles. Mais faisons attention à ce genre de commentaires. Je ne dis pas que seuls les membres de l’institution ecclésiale, les prêtres en particulier, ont été coupables de ces crimes ; je ne dis pas non plus que seule l’institution Église a pu tenter d’ignorer, cacher ou minimiser ces crimes. Je ne cherche pas à savoir qui a fait le plus de mal, comme si des statistiques pouvaient en quoi que ce soit alléger la faute d’un groupe. Il nous faudra faire face à ces faits et tenter de trouver les moyens pour qu’ils ne se reproduisent plus. 

    Lire aussi :Abus sexuels dans l’Église : la CIASE rend son rapport le 5 octobre

    Nous pouvons aussi réfléchir au fait que l’Église a été mise en accusation la première, de la façon la plus virulente, parfois de manière injuste et violente contre telle ou telle personne et en particulier le cardinal Barbarin. Il est normal que l’Église ait été la première accusée et que les crimes commis en son sein soient plus scandaleux que d’autres commis ailleurs. Car l’on attend bien sûr des prêtres ou éducateurs dans l’Église qu’ils soient fidèles au message évangélique, au respect absolu de chaque personne humaine. Car les personnes et les familles ont été trompées par des personnes d’une institution en laquelle elles avaient mis leur confiance. Mais aussi parce qu’un crime commis par quelqu’un dépositaire du dépôt de la foi brise à la fois le cœur, le corps et l’âme de la personne dans son rapport à Dieu. C’est un crime intégral. Vouloir défendre ou sauver l’Église dans une discussion en disant que ce n’est pas mieux ailleurs (si tant est que cela soit vrai) revient à nier que l’Église a un message et une responsabilité morale supérieurs aux autres.

    Être prophétique

    Reconnaître cette responsabilité particulière de l’Église est aussi reconnaître que l’Église a une mission prophétique : elle est accusée la première afin que la parole puisse être libérée partout. Cette commission, instaurée à la demande des évêques de France, permettra peut-être la création d’autres commissions pour d’autres institutions qui devront aussi faire la lumière en leur sein. Elle permettra peut-être que d’autres victimes puissent oser dénoncer les crimes qu’elles ont subis. Si l’Église est sainte, ses membres ne le sont pas tous, loin de là, et comme le Christ sans péché porte le poids de la Croix pour les péchés des hommes, l’Église porte le poids des péchés de ses membres et en demande pardon. De nombreux chrétiens dans l’histoire ont vécu cette dimension prophétique en dénonçant les crimes commis dans un groupe ou une société et l’ont souvent payé de leur vie comme martyrs de la foi, de la justice ou de la vérité. Ici, il s’agit d’être prophétique en dénonçant les mécanismes d’une institution qui permet à certains de ses membres d’abuser de leur position envers les plus faibles, parfois en toute impunité et en étant couverts par leur hiérarchie.

    Nous accueillerons ce rapport avec gravité et lucidité mais aussi dans l’Espérance parce que nous savons que « celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 20-21). Nous avons voulu faire la vérité, nous sommes venus vers la lumière et les œuvres ont été dénoncées. Maintenant nous voulons avancer dans la vérité et faire de l’Église une maison sûre pour tous.

    Lire aussi : Abus sexuels : l’Église en France se prépare à une déflagration

  • La publication imminente d'un rapport sur la pédocriminalité va marquer l'Eglise de France

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    Lu sur le site du Point :

    Pédocriminalité dans l'Eglise: le très attendu rapport Sauvé bientôt dévoilé

    Combien de victimes, combien de prédateurs ? Comment l'institution s'est-elle comportée ? Quelles leçons faut-il en tirer ? Une commission indépendante rendra, le 5 octobre, son verdict, inédit et très attendu, sur la pédocriminalité dans l'Eglise catholique de France.
  • Enfants « transgenres » : arrêter le massacre !

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    De Philppe Oswald sur la Sélection du Jour :

    Enfants « transgenres » : arrêtons le massacre !

    C’est une contagion sociale qui fait des ravages dans les pays occidentaux dont les lois s’adaptent en permanence aux désirs individuels : on manipule, on drogue et on mutile des enfants persuadés de n’être pas nés dans le « bon corps » (« dysphorie de genre » en termes psychiatriques) pour accéder à leur envie de changer de sexe. Une cinquantaine de médecins, psychologues et intellectuels de plusieurs pays poussent un cri d’alarme dans une tribune publiée par L’Express (en lien ci-dessous). Associées au collectif pluridisciplinaire Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent, ces personnalités (dont Chantal Delsol, Elisabeth Badinter, Christian Flavigny, Jean-Pierre Rosenczveig …) dénoncent « une grave dérive commise au nom de l’émancipation de l’enfant-transgenre » qui peut avoir des impacts durables et même irréversibles sur la santé des enfants et des adolescents. C’est l’idéologie du « gender » et l’argument de ressentis « érigés en vérité », notamment sur les réseaux sociaux animés par des militants, qui conduisent à légitimer des traitements médicaux à vie et des opérations mutilantes telles que l’ablation des seins ou des testicules. « Au nom de l'”autodétermination” – véritable slogan qui séduit tous les progressistes – je suis libre de choisir le corps que je veux – des enfants et des adolescents sont convaincus qu’ils peuvent changer de sexe à l’aide de traitements hormonaux voire de chirurgies mutilantes » déplorent les signataires de cette tribune, en incitant les parents et les professionnels à ne pas céder au leurre d’une « transidentité ».

    De plus en plus de gouvernements européens adoptent des lois conçues pour faciliter le changement de « genre » : de telles législations existent déjà à Malte, en Irlande, en Ecosse, en Norvège, en Espagne, en Hollande (avec le « protocole néerlandais » souvent donné en exemple de réponse « prudente » à la « dysphorie de genre » en bloquant la puberté par un traitement hormonal à l'âge de 12 ans, puis l'administration d'hormones à 16 ans avant l’acte chirurgical pour changer de sexe à 18 ans). Plusieurs de ces lois ouvrent la voie aux mineurs pour entamer le processus de transition indépendamment du consentement des parents, réputés « conservateurs ». Certains pays sont « en pointe », telle l’Ecosse. Le gouvernement écossais permet désormais aux enfant dès l’âge de l’entrée en primaire (théoriquement, dès 4 ans !) de « changer de nom d’usage et de sexe à l’école sans le consentement de leurs parents ». Au Royaume-Uni, le nombre de diagnostics de « dysphorie de genre » a augmenté de 4 500% entre 2009 et 2016, les filles étant majoritaires à 80%. Ayant à se prononcer sur la plainte de Keira Bell, une jeune britannique déplorant la décision qu’elle avait prise quelques années plus tôt (traitement à la testostérone à l'adolescence, ablation des seins à 20 ans), la Haute Cour du Royaume-Uni a certes jugé (1/12/2020) qu’un mineur ne pouvait pas avoir le consentement éclairé pour demander de changer de sexe avec des conséquences médicales irréversibles, mais ce jugement a été infirmé par la Cour d'appel (19/09/2021), ouvrant une nouvelle fois la voie à la médicalisation des enfants et des adolescents au nom des droits humains confondus avec des désirs individuels. En mai 2021, le Parlement allemand a examiné un nouveau projet de loi sur « l'autodétermination des genres » émanant de deux propositions distinctes, l'une du FDP (Parti libéral démocrate) et l'autre du Parti vert. Les deux propositions suggéraient que dès 14 ans, les adolescents pourraient consentir eux-mêmes aux hormones ou à la chirurgie, sans la permission de leurs parents. Les projets de loi ont été rejetés mais ils ne manqueront pas d’être réintroduits…

    En France, les signataires relèvent « une inflation considérable de demandes de changement de sexe chez les enfants et plus particulièrement chez les adolescentes ». Pour la seule Ile-de-France, on enregistre dix demandes par mois contre dix par an au début des années 2010.  Ces médecins, psychologues et intellectuels n’hésitent pas à pointer la mystification selon laquelle « un enfant délesté de l’accord de ses “réactionnaires” de parents, serait à même de “choisir” son identité dite genrée. »

    Derrière l’idéologie et ses discours « stéréotypés » se cachent une fois de plus (comme dans la PMA et la GPA) de juteux intérêts économiques : la « marchandisation du corps des enfants » en fait des « patients à vie : consommateurs à vie de produits chimiques hormonaux commercialisés par les firmes pharmaceutiques, consommateurs récurrents de toujours plus d’opérations chirurgicales dans la poursuite du rêve chimérique d’un corps fantasmé. » Mais peu osent s’y opposer frontalement « par crainte de certaines associations LGBTQI+ », concluent le signataires. Eux, du moins, ne se laissent pas intimider : face à la « mystification » de « l'enfant-transgenre » qui « relève de l'embrigadement idéologique », « nous ne pouvons plus nous taire ».

    Philippe Oswald

    Pour aller plus loin :

    Changement de sexe chez les enfants : "Nous ne pouvons plus nous taire face à une grave dérive"

    >>> Lire la tribune sur : L'Express
  • Eglise vivante : dix nouveaux Jésuites ordonnés prêtres le 10 juillet 2021 … à Kimwenza (RDC)

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    Par Mgr Carlos Ndaka, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Kinshasa:

    JPSC

  • France: rigides les jeunes prêtres en soutane ou en col romain ?

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    Ce film (2010) propose de découvrir ces jeunes prêtres, sur les épaules desquels l'Église toute entière reposera dans quelques années (nous y sommes). Pendant une semaine nous suivons trois d'entre eux dans leur vie quotidienne: rencontres avec leurs ouailles, réunions, organisation, célébrations en paroisses, temps de prières et de détente. Source: KTO.

    JPSC

  • Enfants transgenres : "Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui nous apparait comme une grave dérive"

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    Du site de L'Express.fr :

    Changement de sexe chez les enfants: "Nous ne pouvons plus nous taire face à une grave dérive"

    Une cinquantaine de psys, médecins et intellectuels dénoncent une "emprise idéologique sur le corps des enfants" faite au nom de l'émancipation de "l'enfant-transgenre".

    Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui nous apparait comme une grave dérive commise au nom de l'émancipation de l'"enfant-transgenre" (celui qui déclare qu'il n'est pas né dans le "bon corps"). Sur l'argument de seuls ressentis érigés en vérité, des discours radicaux légitiment les requêtes de changement de sexe. Mais c'est au prix d'un traitement médical à vie voire chirurgical (ablation des seins ou des testicules) sur des corps d'enfants ou d'adolescents. C'est ce phénomène et son fort retentissement médiatique qui nous interpelle et non les choix des adultes transgenres. Pensant peut-être apporter une réponse, le gouvernement écossais a émis, depuis le 12 août, de nouvelles directives d'inclusion LGBT , selon lesquelles des enfants dès l'âge de l'entrée en primaire auront la possibilité de changer de nom d'usage et de sexe à l'école sans le consentement de leurs parents. Sans leur consentement et même sans que ceux-ci en soient informés si l'enfant en fait la demande. 

    On fait croire aux enfants qu'une fille pourrait devenir un garçon et inversement parce qu'ils l'auraient décidé sans même l'avis des adultes, et ce, de plus en plus jeune.  

    Ce qui se passe chez nos voisins pourrait très vite arriver en France : la diffusion protéiforme de ces croyances se traduit depuis quelques années par une inflation considérable de demandes de changement de sexe chez les enfants et plus particulièrement chez les adolescentes. Selon Jean Chambry, pédopsychiatre responsable du CIAPA (Centre Intersectoriel d'Accueil pour Adolescent à Paris), il y a près de dix ans, on avait environ dix demandes par an, en 2020, c'est dix demandes par mois (uniquement pour la région Ile-de-France). Il parle d'une accélération inquiétante des réponses médicales à ces demandes de transition. 

    Des discours banalisés prétendent qu'on pourrait se passer du réel biologique, de la différence sexuelle entre hommes et femmes au profit de singularités choisies fondées sur les seuls "ressentis". Ces discours mensongers relevant de l'idéologie sont transmis sur les réseaux sociaux où de nombreux adolescents en mal d'identité viennent chercher des solutions à leur malaise. Au nom de l'"autodétermination" - véritable slogan qui séduit tous les progressistes - je suis libre de choisir le corps que je veux - des enfants et des adolescents sont convaincus qu'ils peuvent changer de sexe à l'aide de traitements hormonaux voire de chirurgies mutilantes. Cette rhétorique répandue par des militants dans nombre de pays occidentaux, fait usage de sophismes destinés à tromper.

    Rapt de l'enfance

    Comment en sommes-nous arrivés là ? Et avons-nous (encore) le droit de réagir sans se faire insulter, menacer ? En quoi ces droits à l'autodétermination seraient-ils un progrès épanouissant ? Ce phénomène, "l'enfant-transgenre" est en réalité une mystification contemporaine qu'il faut dénoncer vigoureusement car elle relève de l'embrigadement idéologique. On voudrait nous faire croire qu'au nom du bien-être et de la liberté de chacun, un enfant, délesté de l'accord de ses "réactionnaires" de parents, serait à même de "choisir" son identité dite genrée. 

    Mais l'enfant est un être en construction, son devenir est en constante évolution avant d'arriver à un stade de maturité. Il existe sur le sujet une unanimité entre neuroscientifiques, développementalistes, psychanalystes, pédopsychiatres, pédiatres et tous les spécialistes de la petite enfance.  

    L'enfant, et plus encore l'adolescent, est soumis à une emprise dont les conséquences entraînent une déstabilisation mentale, une rupture avec la famille si elle ne soutient pas son enfant et avec tous ceux qui refusent de partager son point de vue. Cette emprise génère un discours antisocial et accusateur, un idiome spécifique voire une novlangue sont imposés à l'entourage. Les discours de ces jeunes sont souvent stéréotypés comme s'ils avaient perdu tout esprit critique (ce qui est une caractéristique de l'emprise).  

    Nous dénonçons ce rapt de l'enfance. Il est aujourd'hui urgent d'informer le plus grand nombre de citoyens, de tous métiers, de tous bords, de tous âges, sur ce qui pourrait bien apparaître demain comme un des plus grands scandales sanitaire et éthique, que nous aurions regardé arriver sans mot dire : la marchandisation du corps des enfants. Car en persuadant ces enfants qu'un sexe leur a été "assigné" à la naissance, et qu'ils peuvent librement en changer, on en fait des patients à vie : consommateurs à vie de produits chimiques hormonaux commercialisés par les firmes pharmaceutiques, consommateurs récurrents de toujours plus d'opérations chirurgicales dans la poursuite du rêve chimérique d'un corps fantasmé. Actuellement, des pays qui s'étaient avancés en faveur de la transition médicale avant l'âge de la majorité, interdisent les traitements hormonaux chez les mineurs (la Suède, le Royaume Uni et certains Etats des USA...). 

    Ce dogmatisme entraîne la plus grande confusion si bien que plus personne ne sait comment agir et élever sa voix souvent par crainte de certaines associations LGBTQI+. Mais ce sigle recouvre des personnes bien différentes dont certaines s'inquiètent comme nous des dérives actuelles. Certaines sont soumises à la loi du silence qui règne dans ce milieu. En témoigne, le documentaire suédois Trans train où de jeunes adultes, abandonnés à leur solitude, et menacés en cas de prise de parole publique, déclarent avoir subi des pressions de leur communauté trans dès lors qu'ils ont émis des doutes ou "détransitionné" (*) .  

    La confusion règne, largement entretenue à des fins de manipulations touchant l'humanité dans son substrat le plus profond : son évolution, sa temporalité, ses errances et ses doutes. Au nom du rejet d'une prétendue assignation de sexe, nous sommes en train d'assister, gênés, sans y rien comprendre, à une assignation identitaire. Ainsi Claude du Club des cinq qualifiée autrefois de garçon manqué est présentée aujourd'hui comme transgenre. On pourrait en rire si ce n'était symptomatique de notre époque frappée par des radicalités politiques qui préemptent tout débat.  

    Non, décidément, au nom de la protection des enfants nous ne pouvons plus nous taire ! Nous refusons qu'au nom des "droits à la personne", on récuse ce socle commun - l'universalisme des droits - qui constitue le fondement de l'humanité.  

    *Jeunes regrettant le processus de transition sociale et/ou médicale engagé qui leur apparaît comme une réponse erronée à leurs interrogations ou leur mal-être 

    Signatures 

    Nicole Athéa (endocrinologue-gynécologue), Elisabeth Badinter (philosophe), Anne-Laure Boch (neurochirurgien, Hôpital de la Salpêtrière), Thierry Baranger (magistrat honoraire, ancien président des tribunaux pour enfants de Paris et de Bobigny), Marie-Jo Bonnet (historienne, écrivaine), Jean-François Braunstein (philosophe, professeur à l'université Panthéon Sorbonne), Anna Cognet (psychologue clinicienne), Alain Cornec (avocat), Laurence Croix (maître de conférences, université de Nanterre), Chantal Delsol (philosophe, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques), Bernard Devauchelle, (professeur de médecine et chef du service de chirurgie maxillofaciale du CHU d'Amiens), Marie Josèphe Devillers (militante lesbienne féministe), Christine Le Doaré (juriste, militante féministe), Catherine Dolto, (haptothérapeute), Corinne Ehrenberg (psychanalyste), Caroline Eliacheff (pédopsychiatre, psychanalyste) Xavier Emmanuelli (médecin, président du Samu Social international), Nicole Farges (psychologue, psychanalyste), Natalie Felzenszwalbe (avocate honoraire), Isabelle Ferrari (co-fondatrice AMQG (Approche mesurée des questionnements de genre chez les jeunes) à Genève) Christian Flavigny (pédopsychiatre, psychanalyste), Esther Fouchier (présidente du Forum Femmes Méditerranée), Pascale Fourcade (psychiatre), René Frydman (professeur de médecine), Delphine Girard (professeure de lettres classiques en collège, militante laïque), Bernard Golse (pédopsychiatre, psychanalyste (APF), professeur émérite de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, université de Paris), Julie Gosselin (informaticienne, féministe), Nadia Guenet (réalisatrice de l'émission radio "la révolution sera féministe") , Liliane Kandel (sociologue, féministe, membre du comité de rédaction des Temps modernes), Annick Karsenty (présidente de l'Association "femmes solidaires" à Marseille), Aaron Kimberly (Gender Dysphoria Alliance, Canada), Frédérique Kuttenn (ancienne chef du service d'endocrinologie et de médecine de la reproduction à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière), Rhadija Lamrani Tissot (psychanalyste, linguiste), Jean-Pierre Lebrun (psychiatre, psychanalyste), Danièle Manesse (linguiste, chercheuse en didactique des langues, université Sorbonne-Nouvelle), Céline Masson (professeur des universités), Martine de Maximy (magistrate honoraire, ancienne juge des enfants), Isabelle de Mecquenem (professeur agrégée de philosophie, membre du conseil des sages de la laïcité), Scott Newgent (TReVoices), Sylvie Quesemand Zucca (médecin, psychiatre), Gérard Rabinovitch (philosophe, sociologue), Jean-Pierre Rosenczveig (ancien président du Tribunal pour enfants de Bobigny), Hana Rottman (pédiatre, pédopsychiatre), Olivia Sarton (juriste), Myriam Szejer (pédopsychiatre), Sonia Timsit (psychiatre, psychanalyste), Claire Squires (maître de conférences, université de Paris), Samuel Veissière (anthropologue et professeur de psychiatrie transculturelle à l'Université McGill de Montréal), Jean-Pierre Winter (psychanalyste), WHRC-France (Women Human Rights Campaign (Droits des femmes fondés sur le sexe). 

  • La communauté Saint-Martin pourrait représenter entre 20 et 40 % du clergé actif en France dans trente ans

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    De Mikael Corre sur le site du journal la Croix :

    Communauté Saint-Martin, l’avenir de l’Église de France ?

    Communauté Saint-Martin, l’avenir de l’Église de France ?

    Cérémonie d'ordination de 13 prêtres à la basilique d'Evron, le 26 juin 2021. Sébastien Leban / Divergence

    En quarante-cinq ans, cette communauté de prêtres classiques, née à Gênes (Italie), est devenue l’un des principaux pourvoyeurs du clergé français. Elle vient d’arriver au Mont-Saint-Michel et devrait prendre une place de plus en plus importante dans l’Église de France.

    Souvent, la communauté Saint-Martin crispe. Par exemple quand on annonce son arrivée imminente au Mont-Saint-Michel en remplacement d’un prêtre de la Mission de France. Faut-il imaginer une escouade d’abbés en soutane à l’assaut de l’abbatiale ? Certes, le débarquement est le mode de déplacement préféré de cette communauté, dont les statuts précisent que « la formation au séminairea pour but de constituer un corps mobile (de prêtres) préparé au ministère diocésain ». La formulation est un peu martiale, à l’image de saint Martin, ancien légionnaire romain, et traduit bien la vocation originelle de cette communauté : former des curés prêts à débouler dans les paroisses où il n’y en a plus. SOS églises vides.

    → À LIRE. Un prêtre de la communauté Saint-Martin nommé recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel

    Ce service et toute l’ingénierie des « Saint-Martin » – prêtres envoyés en petits groupes, règles de vie communautaire, formation continue, suivi, etc. – sont très prisés des évêques qui les jugent souvent « fiables », et même plus adaptables à la pastorale du diocèse que d’autres prêtres venus de communautés nouvelles. Une grosse vingtaine d’évêques a fait une demande, actuellement en attente. La liste reste à la discrétion du modérateur général de Saint-Martin, Don Paul Préaux, qui n’a pas souhaité la transmettre à La Croix. « Pour choisir, il faut prendre le temps de connaître les contenus de la mission, les collaborateurs et vérifier si le soutien de l’évêque se fera dans le temps long», note-t-il. L’attente dure en moyenne cinq ans. Déjà 168 prêtres de Saint-Martin sont installés dans trente diocèses.

    20 à 40 % du clergé dans trente ans

    Leur séminaire d’Évron (Mayenne) forme en ce moment une centaine de jeunes. C’est le plus gros de France, et de loin. Conscients de leur poids à venir, les responsables de la communauté se défendent d’avoir un agenda. « J’ai conscience que je forme des cadres. Certains seront peut-être nommés évêques, je m’en réjouirais, mais ce n’est pas un but en soi », jure Don Paul Préaux. « Ce qui m’importe, c’est surtout de former des pasteurs humbles et audacieux ». Selon les chiffres qui circulent jusqu’au sein de la Conférence des évêques de France, la communauté pourrait représenter entre 20 et 40 % du clergé actif dans trente ans, quand les prêtres nés dans les années 1950 ne seront plus là. Avec à la clé un changement de style.

    C’est précisément ce qui fait un peu râler au Mont-Saint-Michel, où des pétitions ont été lancées (pour l’instant peu suivies) contre l’arrivée d’un « Saint-Martin », Don Maurice Franc, pour remplacer le recteur de 72 ans, le père Henri Gesmier, dit « Riton ». Ce prêtre presque toujours en pull, les cheveux en bataille et très marqué par le catholicisme social en vogue à sa sortie de séminaire, a été trente-cinq ans éducateur à la prison de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne.

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