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  • Suivre ici en vidéo, dès le jour même, la messe dominicale traditionnelle célébrée ce 15 novembre en l’église du Saint-Sacrement à Liège :

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    st sacrement façade 20201113_143051.jpgEn vertu de l’article 10 de l’arrêté ministériel du 1er novembre 2020 portant des mesures sanitaires de lutte contre la pandémie du covid19, des célébrations liturgiques enregistrées sont permises, dans le but d’une diffusion par tous les canaux disponibles, en présence des personnes en charge dudit enregistrement (en tout maximum 10 personnes) avec le maintien d’une distance d’1,5 mètre entre chaque personne, et pour autant que le lieu reste fermé au public pendant l’enregistrement du culte.

    A ce titre, des messes selon le missel de 1962 (avec orgue et plain-chant) sont célébrées et enregistrées et diffusées quotidiennement à Liège, en l’église du Saint-Sacrement. On peut suivre toutes ces messes en vidéo le jour de leur célébration en cliquant sur ce lien:

    https://youtube.com/channel/UCEUYps3ebyPUPP2BnnEO6iw

     

    P1011232.JPGPar ailleurs, l’église du Saint-Sacrement a choisi d’ouvrir ses portes pour la prière individuelle devant le Saint-Sacrement exposé, avec disponibilité d’un prêtre: tous les mardis de 17h à 19h, tous les jeudis de 10h à 12h et de 14h à 17h, tous les vendredis de 12h à 14h, tous les samedis de 15h à 18h et tous les dimanches de 15h à 18h. Venite, adoremus.

    JPSC

  • Nous fêtons le Roi et la Dynastie

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    1528508_390179047814787_507276766271734280_n (1).jpg

    https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_du_Roi

  • Saint Albert le Grand (15 novembre)

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    Lors de l'audience générale du mercredi 24 mars 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à ce grand maître de la théologie du Moyen Age :

    Chers frères et sœurs,

    L'un des plus grands maîtres de la théologie médiévale est saint Albert le Grand. Le titre de « grand » (magnus), avec lequel il est passé à l'histoire, indique l'étendue et la profondeur de sa doctrine, qu'il associa à la sainteté de sa vie. Mais ses contemporains déjà n'hésitaient pas à lui attribuer des titres d'excellence; l'un de ses disciples, Ulrich de Strasbourg, le définit comme « merveille et miracle de notre temps ».

    Il naquit en Allemagne au début du XIIIe siècle, et tout jeune encore, il se rendit en Italie, à Padoue, siège de l'une des plus célèbres universités du moyen-âge. Il se consacra à l'étude de ce que l'on appelle les « arts libéraux »: grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, astronomie et musique, c'est-à-dire de la culture générale, manifestant cet intérêt typique pour les sciences naturelles, qui devait bientôt devenir le domaine de prédilection de sa spécialisation. Au cours de son séjour à Padoue, il fréquenta l'église des dominicains, auxquels il s'unit par la suite avec la profession des vœux religieux. Les sources hagiographiques font comprendre qu'Albert a pris cette décision progressivement. Le rapport intense avec Dieu, l'exemple de sainteté des frères dominicains, l'écoute des sermons du bienheureux Jourdain de Saxe, successeur de saint Dominique à la tête de l'Ordre des prêcheurs, furent les facteurs décisifs qui l'aidèrent à surmonter tout doute, vainquant également les résistances familiales. Souvent, dans les années de notre jeunesse, Dieu nous parle et nous indique le projet de notre vie. Comme pour Albert, pour nous tous aussi, la prière personnelle nourrie par la Parole du Seigneur, l'assiduité aux sacrements et la direction spirituelle donnée par des hommes éclairés sont les moyens pour découvrir et suivre la voix de Dieu. Il reçut l'habit religieux des mains du bienheureux Jourdain de Saxe.

    Après son ordination sacerdotale, ses supérieurs le destinèrent à l'enseignement dans divers centres d'études théologiques liés aux couvents des Pères dominicains. Ses brillantes qualités intellectuelles lui permirent de perfectionner l'étude de la théologie à l'Université la plus célèbre de l'époque, celle de Paris. Albert entreprit alors l'activité extraordinaire d'écrivain, qu'il devait poursuivre toute sa vie.

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  • Les évêques de Belgique expriment leur soutien aux chrétiens arméniens

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    Les évêques de Belgique expriment leur soutien aux chrétiens Arméniens.  

    Communiqué de presse :

    La récente violence vécue dans la région du Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan préoccupe vivement les évêques de Belgique. De nombreux morts sont à déplorer, dont beaucoup de civils, plongeant les familles dans le deuil.

    Des maisons sont détruites, des hôpitaux et des écoles, et aussi des lieux de culte. Les dommages ne sont pas limités aux dégâts matériels mais comprennent aussi de graves blessures spirituelles.

    Le jour de la Toussaint, lors de l’Angélus, le pape avait lancé un appel à la trêve « pour arrêter le versement de sang innocent ». Le pape a exprimé sa proximité de tous ceux qui souffrent et a demandé une paix stable pour cette région du Caucase du Sud.

    Les évêques de Belgique tiennent à s’unir à l’appel et à la prière du pape, dans l’espoir d’une paix durable. Ils prient à cette intention. Ils adressent en particulier leur soutien par la prière aux communautés chrétiennes d’Arménie dont la terre historique est menacée si elles sont contraintes à l’exil.

    Le cessez-le-feu et l’accord de paix récemment signé doit avoir pour vocation, non seulement l’arrêt des violences mais aussi la possibilité pour les chrétiens de vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres, dans le respect de leur culture chrétienne.

    + Les évêques de Belgique

     SIPI – Bruxelles, vendredi 13 novembre 2020

  • Tends ta main aux pauvres

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    De Vatican News (Delphine Allaire) :

    Journée mondiale des pauvres: le Pape invite à tendre la main aux démunis

    Le message du Pape François à l’occasion de la prochaine Journée mondiale des pauvres du 15 novembre 2020, a été dévoilé ce samedi 13 juin, mémoire liturgique de saint-Antoine de Padoue. Il s’intitule «Tends ta main au pauvre» (Si 7, 32), et le Saint-Père y encourage à prendre en charge le fardeau des plus faibles, car le but de toute action «ne peut être que l’amour».

    «La pauvreté prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière: dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles (cf. Mt 25, 40)», explique d’abord François pour introduire sa réflexion.

    Être dans le besoin et avoir confiance

    Dès les premières pages, le Livre de Ben Sira dont est issu le thème de ce message donne des conseils relatifs à la pauvreté. Il insiste sur le fait que, dans le besoin, il faut avoir confiance en Dieu, relève le Pape: «Ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber.» (Si 2, 2-7).

    Accompagner la prière du service aux pauvres

    Ainsi, en déduit le Saint-Père dans son message, la prière à Dieu et la solidarité avec les pauvres et les souffrants sont «inséparables». Pour célébrer un culte qui soit agréable au Seigneur, il est nécessaire de reconnaître que toute personne, même la plus indigente et la plus méprisée, porte l’image de Dieu imprimée en elle, précise-t-il.

    De cette attention découle «le don de la bénédiction divine», attirée par la générosité pratiquée à l’égard du pauvre. Par conséquent, le temps consacré à la prière ne peut jamais devenir un alibi pour négliger le prochain en difficulté, avertit le Successeur de Pierre. Le contraire, aussi, est vrai: la bénédiction du Seigneur descend sur nous, et la prière atteint son but quand elle s'accompagne du service des pauvres.

    Ainsi, ce choix de consacrer une attention aux pauvres, à leurs nombreux et divers besoins, ne peut être conditionné seulement par le temps disponible ou par des intérêts privés, ni par des projets pastoraux ou sociaux désincarnés, estime l’évêque de Rome. «On ne peut étouffer la force de la grâce de Dieu par la tendance narcissique de toujours se mettre à la première place».

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  • L'Église ne se renouvelle pas en se conformant à l'esprit du monde, mais par l'esprit du Christ

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    De Laurent Dandrieu sur Valeurs Actuelles :

    Cardinal Müller : “L'Église ne se renouvelle pas en se conformant à l'esprit du monde, mais par l'esprit du Christ”

    14/11/2020

    Face aux diverses interrogations auxquelles se retrouvent confrontés les catholiques en ces temps d'épidémie, le cardinal Müller invite à rester fixés sur le Christ. Entretien.

    Propos recueillis par Laurent Dandrieu.

    Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi de 2012 à 2017, le cardinal Müller, ancien évêque de Ratisbonne, est une personnalité qui pèse dans l'Église, n'hésitant pas à prendre position d'une voix forte. À l'occasion de la parution de son livre la Force de la vérité, où il rappelle les fondamentaux de la foi catholique, il confie à Valeurs actuelles ses convictions sur le rapport des fidèles au pape, la récente encyclique, l'attitude de l'Église pendant le confinement ou sur l'immigration. Et rappelle que l'Église est là pour témoigner du plan de salut de Dieu et non pas proposer des solutions humaines à des problèmes terrestres.

    Valeurs actuelles. Vous avez publié, en 2019, un “Manifeste de et pour la foi”, repris en conclusion de votre livre la Force de la vérité. Pourquoi écrire ce texte qui énonce les vérités fondamentales de la foi, que tout catholique est censé déjà connaître ?
    Cardinal Müller. 

    Le Manifeste contient en effet les vérités les plus importantes que tout catholique devrait connaître, mais malheureusement ce n'est pas le cas de tout le monde. Il indique également que les évêques et les prêtres doivent prêcher avant tout sur la Trinité, l'Incarnation, les sacrements, le Christ que nous devons suivre et la vie éternelle. Ce n'est qu'ensuite que l'on peut aussi parler d'environnement, de climat et du thème de l'immigration. L'Église n'a pas la même mission que l'État de veiller au bien-être temporel des citoyens, bien que dans ce domaine aussi elle énonce les fondements moraux de la politique. Jésus a envoyé les apôtres dans le monde pour annoncer l'évangile du royaume de Dieu et permettre à ceux qui croient d'être baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. L'Église est un signe d'espérance au-delà des limites étroites de la vie terrestre. Elle est le témoin du plan de salut de Dieu, qui veut que tous les peuples soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité du Christ.

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  • Coronavirus : une révolution sanitariste

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    Synthèse de presse publiée sur gènéthique.org :

    Covid-19 : une « révolution sanitariste » ?

    10 novembre 2020

    « Ils ont disparu de ma vie mais je n’arrive pas à réaliser qu’ils sont morts. C’est irréel. Parfois, j’ai l’impression que si je me retourne je les verrai derrière moi », raconte Corinne. Ses parents sont décédés de la Covid-19 il y a six mois, dans un Ehpad de l’Isère. Aujourd’hui, alors que l’Académie de médecine recommande « le maintien des visites en Ehpad, dans le respect des règles sanitaires, ainsi que la facilitation d’une présence familiale lorsque le pronostic médical prévoit une issue proche », elle « ressasse ces adieux qu’elle n’a pas pu leur faire ». « Hantée », littéralement. « On ne sait même pas comment ils sont morts (…) Parfois, cela m’empêche de dormir », confesse-t-elle.

    Un deuil impossible ?

    « De nombreuses familles qui ont perdu un proche durant cette période n’arrivent pas à faire leur deuil car ils ne comprennent pas comment on a pu les laisser mourir », explique Olivia Mokiejewski, présidente du Collectif 9471, qui regroupe plusieurs familles ayant décidé de porter plainte contre des Ehpad. « Leurs derniers instants auprès d’un être cher leur ont été volés. Certains ne savaient même pas que leur proche était malade et ont appris leur décès par les pompes funèbres, s’insurge-t-elle. Une partie d’entre eux sont pris en charge psychologiquement ».

    Pour la députée LREM Bénédicte Pételle qui a perdu son père du Covid-19 en mars, « il n’y a rien de pire qu’une nation où la mort est taboue. Malheureusement, c’est encore le cas en France, estime-t-elle. Nous avons parlé de la mort de manière déshumanisée, comptable, en égrenant les chiffres des décès. » Un avis partagé par le sociologue Tanguy Châtel : « Les pays occidentaux sont très mal préparés à intégrer cette question car ils ont mis beaucoup d’énergie à l’évacuer ».

    Une « révolution sanitariste »

    De son côté, le philosophe Robert Redeker, auteur notamment de L’Éclipse de la mort, dénonce une « révolution sanitariste ». « Le confinement et la kyrielle d’interdictions, mis en place pour répliquer à l’épidémie de Covid-19, ont les apparences du bon sens, de la générosité, de la bienveillance, de l’humanitaire. Ils tiennent le discours de l’évidence, de l’allant de soi et du naturel. » Cependant il n’en est rien. Auparavant, « les parents se saignant « aux quatre veines » travaillaient et vivaient orientés vers un avenir se déployant dans l’au-delà de leur existence propre ». Mais aujourd’hui, « pour préserver la survie des plus âgés, voilà que l’on décide d’arrêter la vie », dénonce le philosophe. « On réduit la vie de tous – en allant jusqu’à limiter la coexistence familiale – à cette vie simplement biologique ». Une vie biologique au nom de laquelle « on ordonne aux générations actives une série de sacrifices ; celui de la vitalité (l’économie, le sport, les spectacles, les rencontres entre amis, le lèche-vitrines, la flânerie dans les rues), celui de la prospérité, celui de l’humanité (les relations sociales qu’il faudrait réduire au minimum), celui de la famille, sans oublier ceux des voyages, de la créativité , des cafés et des restaurants, des libertés les plus élémentaires (jusqu’à imposer l’obligation grotesque de remplir une autorisation pour « prendre l’air une heure par jour ») ».

    Un avant et un après

    Et c’est une révolution. « Nous ne vivrons plus après comme nous vivions avant », affirme Robert Redeker. « Nos façons d’être avec les autres auront été profondément transformées, ne serait-ce que parce que l’on nous aura fait faire l’expérience déshumanisante de la peur du prochain, « la peur moléculaire » ». Et d’autre part, « tout se passe comme si une partie de notre société ne voulait plus du remplacement des générations ». Un « renversement anthropologique » pour le penseur.

    « La gestion de la crise du Covid-19 tient d’une expérimentation utopique, estime le philosophe, celle d’un régime politique n’autorisant, sous prétexte de danger de maladie, qu’un degré minimum de liberté. La révolution sanitariste pourrait transformer la société en laboratoire du parc humain futur ».

    Sources : Le Figaro, Robert Redeker (08/11/2020), Agnès Leclair (08/11/2020) – Hospimedia, Jérôme Robillard (06/11/2020)

  • Sur le soin des personnes en phase critique ou terminale (Samaritanus bonus) (feuillet pour le temps du confinement)

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    2020_11_15_08_40_34_Greenshot.pngFeuillet 118 Samaritanus Bonus CDF 2020 07 14.docx

  • Covid 19 : confinement sanitaire et liberté du culte en France

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    Puppinck.jpgEmission du 14 novembre sur RCF à propos des manifestations demandant la restauration de la liberté de culte et du maintien de l’instruction religieuse pendant le confinement :

    avec, entre autres, Gregor Puppinck, Directeur du Centre européen pour le droit et la justice

    rendes nous la messe 531796_1.jpeg

     

    Ref.  Comment maintenir l’instruction religieuse et le culte public

    Et en Belgique, les convoyeurs attendent dans la morne plaine ?

    JPSC

  • Hongrie : "la mère est une femme, le père est un homme"; émoi européen

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    En Hongrie, « la mère est une femme, le père est un homme », l’Europe s’inquiète

    13 novembre 2020

    Le gouvernement hongrois a déposé mardi un projet d’amendement pour inscrire dans sa constitution que « la base de la relation familiale est le mariage ou la relation parent-enfant » et que « la mère est une femme, le père est un homme ». Le texte proposé a été soumis au Parlement par la ministre de la Justice, Judit Varga. Il indique que « la Hongrie protège le droit des enfants à s’identifier en fonction de leur sexe », défini comme étant uniquement celui de la naissance. « L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle de la Hongrie et la culture chrétienne », ajoute le texte, précisant qu’il est nécessaire de protéger les enfants « des nouvelles tendances idéologiques modernes du monde occidental […] qui menacent le droit des enfants à un développement sain ». L’idéologie LGBT est directement visée par ces derniers mots, qui « rendraient les programmes de sensibilisation LGBTQI à l’école impossibles ».

    Un autre texte est actuellement en discussion, également soumis au Parlement mardi : il stipule que « seuls les couples mariés pourraient adopter des enfants » et que « les célibataires devront demander l’autorisation spéciale du ministre chargé des Affaires familiales ». L’objectif semble être de freiner la possibilité, pour les homosexuels, d’adopter en tant que célibataires. En mai dernier la Hongrie a également interdit la possibilité de changer de sexe à l’état-civil (cf. En Hongrie, inscription à l’état civil du « sexe biologique basé sur la naissance et le génome »).

    La Commission Européenne à l’Egalité a indiqué « suivre » avec attention ces projets de loi hongrois. L’Estonie est également surveillée, depuis que son gouvernement a annoncé l’organisation d’un référendum en 2021 dont le but est de définir, dans la Constitution, le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Quant à la Pologne, la Commission Européenne a déjà commencé à refuser des subventions à certaines municipalités qui avaient décrété des « zones sans idéologie LGBT ». Jugeant la situation « inquiétante », Bruxelles a présenté jeudi un plan  « destiné à lutter contre les discriminations et la haine envers les personnes LGBT et à renforcer les droits des couples homoparentaux ». Ce plan de la Commission propose :

    • « une reconnaissance mutuelle entre Etats membres des droits parentaux des couples de même sexe », qui nécessiterait, pour exister, l’unanimité des Etats membres,
    • un renforcement de la « lutte contre les discours et les crimes ou délits anti-LGBT », qui « pourrait ensuite déboucher sur une obligation pour les Etats membres de punir ces infractions », et
    • une condamnation des « thérapies de conversion ».

     

    Sources : Libération, Marlène Thomas (11/11/2020) ; Le Monde (11/11/2020) ; RTBF (12/11/2020)

  • Fabrice Hadjadj reçoit le prix du cardinal Lustiger attribué par l'Académie française

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    De Christophe Henning sur le site du journal La Croix :

    L’Académie française attribue le prix du cardinal Lustiger à Fabrice Hadjadj

    Le philosophe catholique Fabrice Hadjadj est distingué par les académiciens. L’écrivain engagé est aussi directeur de l’institut Philanthropos.

    12/11/2020

    L’Académie française a décerné, jeudi 12 novembre, le prix du cardinal Lustiger au philosophe Fabrice Hadjadj « pour l’ensemble de son œuvre ». Créé en 2012, par les Immortels du quai de Conti, ce prix doté de 3 000 € vient distinguer tous les deux ans une œuvre « répondant aux intérêts du cardinal Jean-Marie Lustiger et portant sur les enjeux spirituels des divers phénomènes culturels, sociaux et historiques ».

    S’étant déjà présenté comme « juif, de prénom arabe et de confession catholique », Fabrice Hadjadj porte, à l’instar du cardinal Lustiger, une philosophie sans frontière, explorant les racines juives d’un christianisme en mouvement perpétuel. Volontiers provocateur, la plume incisive, Hadjadj développe une approche éclectique de la foi chrétienne.

    Succès de librairie

    Né en 1971 dans une famille athée, il s’est converti au christianisme après être entré dans une église du quartier latin. Baptisé à l’abbaye de Solesmes, cet agrégé de philosophie attaque avec impertinence – au moins dans les titres – les sujets tels que le corps, le salut, la foi. Ainsi Réussir sa mort (2005), La Profondeur des sexes (2008) ou encore Dernières nouvelles de l’homme (et de la femme aussi) (2017) s’imposent comme des succès de librairie.

    Ce touche-à-tout prolixe s’essaie encore au théâtre avec Massacre des innocentsJeanne et les post-humains ou plus récemment La Confession de Don Juan. Il se fait à l’occasion auteur-compositeur-interprète et se lance dans la littérature pour la jeunesse avec L’Attrape-malheur (Ed Joie de lire, 2020). Longtemps enseignant de philosophie dans le sud de la France, ce père de famille nombreuse est aujourd’hui directeur de l’institut Philanthropos, à Fribourg (Suisse), qui propose une formation intellectuelle et spirituelle d’une année à de jeunes étudiants.

    Débat public

    Déjà distingué par plusieurs prix, notamment le grand prix catholique de littérature (2006) et le prix spiritualités aujourd’hui (2013), il participe au débat public, signe régulièrement des tribunes dans la presse et accompagne les travaux de la revue d’écologie intégrale Limite. Le prix du cardinal Lustiger vient encourager ce cinquantenaire déjà distingué « pour l’ensemble de son œuvre ». Un prix remis les années précédentes à des auteurs tels que Jean-Louis Chrétien, Pierre Manent ou Nicolas Diat.

    C’est traditionnellement à l’automne que l’Académie française attribue 62 prix dans diverses disciplines. À noter qu’un prix d’académie a été remis à Frédéric Boyer pour la nouvelle traduction des Georgiques de Virgile, sous le titre Le Souci de la terre (Gallimard, 2019), et aussi « pour l’ensemble de son œuvre de traducteur ». Frédéric Boyer, chroniqueur à La Croix L’Hebdo, a notamment traduit les Confessions de saint Augustin (sous le titre Les Aveux, POL, 2008) et dirigé la nouvelle traduction de la Bible dite Bible des écrivains chez Bayard (qui possède La Croix).

  • Le pape François a félicité Joe Biden pour sa victoire électorale par téléphone

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    Du National Catholic Register :

    Le pape François félicite M. Biden pour sa victoire électorale par téléphone

    Dans un communiqué de presse, l'équipe de transition Biden-Harris a déclaré que l'appel avait eu lieu le 12 novembre.

    12 novembre 2020

    WASHINGTON - Le président présumé élu Joe Biden s'est entretenu avec le pape François jeudi, a annoncé son bureau. Le catholique, ancien vice-président et présumé président suivant, a été félicité pour sa victoire électorale par le pape le matin du 12 novembre.

    "Le président élu Joe Biden s'est entretenu ce matin avec Sa Sainteté le pape François. Le président élu a remercié Sa Sainteté pour les bénédictions et les félicitations qu'il lui a adressées et a noté qu'il appréciait le leadership de Sa Sainteté dans la promotion de la paix, de la réconciliation et des liens communs de l'humanité à travers le monde", a déclaré un communiqué de l'équipe de transition Biden-Harris.

    "Le président élu a exprimé son désir de travailler ensemble sur la base d'une croyance commune dans la dignité et l'égalité de toute l'humanité sur des questions telles que la prise en charge des marginaux et des pauvres, la lutte contre la crise du changement climatique, et l'accueil et l'intégration des immigrants et des réfugiés dans nos communautés", a déclaré le communiqué.

    Le 7 novembre, plusieurs médias ont déclaré Biden vainqueur de l'élection présidentielle de 2020, bien que le président Donald Trump n'ait pas encore concédé le résultat. Biden serait le deuxième catholique à être élu président.

    Dans une déclaration publiée le 7 novembre par le président de l'USCCB, l'archevêque José Gomez de Los Angeles, les évêques américains ont noté que "nous reconnaissons que Joseph R. Biden, Jr. a reçu suffisamment de voix pour être élu le 46ème président des États-Unis".

    "Nous félicitons M. Biden et reconnaissons qu'il rejoint le défunt président John F. Kennedy en tant que deuxième président des États-Unis à professer la foi catholique", a déclaré M. Gomez.

    "Nous félicitons également la sénatrice Kamala D. Harris de Californie, qui devient la première femme jamais élue à la vice-présidence."

    L'archevêque Gomez a également appelé tous les catholiques américains à "promouvoir la fraternité et la confiance mutuelle".

    "Le peuple américain s'est exprimé lors de cette élection. Le temps est venu pour nos dirigeants de se réunir dans un esprit d'unité nationale et de s'engager à dialoguer et à faire des compromis pour le bien commun", a-t-il déclaré.

    À la date de jeudi, 48 États ont été convoqués. M. Biden dispose actuellement de 290 voix électorales, bien au-delà des 270 nécessaires pour remporter l'élection. Le président Trump n'a cependant pas concédé l'élection. Sa campagne a donné lieu à des poursuites judiciaires dans plusieurs États, dans l'espoir de faire rejeter des bulletins prétendument frauduleux et de procéder à un recomptage qui pourrait le placer en tête du Collège électoral.

    Bien que la conférence des évêques américains ait félicité Biden pour sa victoire, l'évêque de Fort Worth, au Texas, a appelé à la prière, disant que le décompte des votes n'est pas encore officiel.

    "Il est encore temps de faire preuve de prudence et de patience car les résultats de l'élection présidentielle n'ont pas été officiellement authentifiés", a déclaré l'évêque Michael Olson le 8 novembre. Il a appelé les catholiques à prier pour la paix si les résultats sont contestés devant les tribunaux.

    "Il semble qu'il y aura des recours devant les tribunaux, il est donc préférable pour nous, en attendant, de prier pour la paix dans notre société et notre nation et pour que l'intégrité de notre république, une nation sous Dieu, puisse être maintenue pour le bien commun de tous", a déclaré l'évêque Olson.