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  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du dimanche 24 janvier 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) de ce 3e dimanche après l’Épiphanie :

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Adorate Deum »; Kyriale de la messe XI  « Orbis factor » (XIVe s.); Credo I (XIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://youtu.be/gJZhjnu7wok

    Lepreux image (1).jpgComme tous les dimanches de ce cycle de l’épiphanie, l’introït s’inspire d’une sainte joie et d’une allégresse reconnaissante envers Dieu. Il emprunte son antienne intercalaire au psaume 96.

    Dans la collecte nous présentons humblement à Dieu nos vœux, le priant d’étendre sa main puissante pour nous aider.

    Dans la lecture (Rom., XII, 16-21), saint Paul insiste sur la nécessité du pardon réciproque des offenses, montrant que le meilleur moyen de faire valoir notre droit foulé aux pieds, est de s’en remettre tranquillement au jugement de Dieu, vengeur incorruptible de toute injustice.

    Le répons-graduel est pris au psaume 101. Le Seigneur s’est revêtu de puissance en réédifiant Sion, et il a répandu la crainte en tous les monarques de la terre.

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  • Les évêques américains réagissent à une déclaration "profondément dérangeante" de Biden sur le "droit à l'avortement"

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    Du National Catholic Register :

    Les évêques américains demandent au président Biden de rejeter le droit à l'avortement après une déclaration "profondément dérangeante"

    La réponse de la conférence des évêques du 22 janvier a mis l'accent sur l'enseignement de l'Eglise sur l'avortement et a déclaré que les catholiques ne peuvent pas soutenir l'avortement. Leur déclaration a également souligné la responsabilité des politiciens de rejeter un droit à l'avortement.

    An ultrasound of a baby is shown during the third trimester. The USCCB emphasized Jan. 22 that Church teaching holds unborn life as sacred.
    L'échographie d'un bébé est montrée pendant le troisième trimestre. L'USCCB a souligné le 22 janvier que l'enseignement de l'Église considère la vie à naître comme sacrée. (photo : Andy Halford / Shutterstock)

    23 janvier 2021

    La déclaration du président Joe Biden en faveur de l'avortement légal à l'occasion de l'anniversaire de l'affaire Roe v. Wade a suscité une réaction rapide de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

    "Nous demandons instamment au président de rejeter l'avortement et de promouvoir une aide vitale aux femmes et aux communautés dans le besoin", a déclaré le 22 janvier l'archevêque Joseph Naumann de Kansas City (Kansas), qui dirige le Comité des évêques américains pour les activités pro-vie.

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  • Le patrimoine chrétien de Turquie en péril

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    De Miriane Demers-Lemay sur le site canadien d'information catholique "Présence" :

    Urgence pour sauver le patrimoine chrétien en Turquie

    20210120_pres_cappadoce_ml.jpg

    Une touriste québécoise admire les ruines d'une église près de Göreme en Cappadoce, en mars 2020. Les églises troglodytes comme celle-ci ont été abandonnées lorsque les dernières communautés chrétiennes de la région ont été forcées de quitter le pays en 1923.   (Présence/Miriane Demers-Lemay)
    2021-01-20

    La Turquie possède l’un des plus riches patrimoines chrétiens en dehors de la Terre sainte. Or ces lieux sont peu à peu oubliés, détruits ou convertis. Une course contre la montre s’amorce pour sauver le patrimoine turc chrétien, qui s’efface peu à peu des mémoires et du paysage.

    La route de terre est trouée de cratères. Dans un lourd nuage de poussière, des camions roulent vers une carrière de pierres nichée dans les montagnes arides de lAnatolie. Des villageois nous dévisagent avec surprise; peu de visiteurs viennent dans ce hameau, situé à quelques kilomètres seulement de la ville de Şanlıurfa.

    Il y avait ici un village arménien, autrefois. À présent, des chèvres broutent les herbes autour des quelques bicoques ayant survécu à l’histoire. Les ruines du village et d’une chapelle jonchent le sol, leurs pierres ayant vraisemblablement été utilisées pour construire de nouvelles maisons. L’imposante église Germüş tient encore debout, décapitée de son clocher. Peu de traces de travaux de restauration sont visibles entre la nef qui tombe en morceaux et les décombres jonchant le sol. À quelques mètres seulement, on a construit une mosquée toute neuve, comme un rappel de la religion dominante en Turquie. L’église fera les manchettes quelques semaines après notre passage, après qu’un homme décide d’y organiser une soirée barbecue diffusée sur les réseaux sociaux.

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  • La Sainte Face de Manoppello : une nouvelle incomparable de la Résurrection

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    De Catholic News Agency (via Smart Reading Press) :

    «La Sainte Face de Manoppello transmet une “nouvelle incomparable” de la résurrection»

    La Sainte Face

    Mgr Georg Gänswein, secrétaire personnel de Benoît XVI, lors d’une prédication au sanctuaire de la Sainte Face à Manoppello (dans les Abruzzes, au sud de l’Italie) le 17 janvier, a déclaré que l’image connue sous le nom de «Sainte Face de Manoppello» transmettait «l’incomparable nouvelle» de la résurrection du Christ. Il a rappelé que le 1er septembre 2006, Benoît XVI fut le premier pape depuis plus de 400 ans à vénérer l’image, située dans une église qui fait partie d’un monastère capucin : ce jour-là, «le pape Benoît XVI a rendu à l’Église et au monde entier le “visage humain de Dieu”. Il est venu tout seul et non pas dans l’entourage de ses conseillers ou des chanoines de Saint-Pierre. Et il est venu timidement et avec réserve, comme c’est son habitude, et seulement pour la contemplation et la prière». Lors d’un discours, Benoît XVI avait déjà évoqué le sanctuaire comme «un lieu où nous pouvons méditer sur le mystère de l’amour divin, en contemplant l’image de la Sainte Face». Mgr Gänswein a clairement indiqué que lui-même croyait en l’authenticité de la relique.

    Dans son sermon, Mgr Gänswein a rappelé qu’en 1208, «le pape Innocent III a porté cette véritable image du Seigneur, que nous voyons et vénérons ici au-dessus du maître-autel, aussi humblement qu’un moine mendiant de l’ancienne basilique Saint-Pierre de Rome aux malades de la capitale, ainsi qu’aux pèlerins malades de toute l’Europe, à l’hôpital du Saint-Esprit tout proche. Le pape le plus puissant et le plus conscient de son pouvoir au Moyen Âge a apporté l’archétype du Dieu miséricordieux pieds nus aux malades et aux mourants. Avant cela, cette précieuse icône du voile était restée longtemps cachée. Avec cette étape, l’image est apparue au grand jour et a été connue publiquement pour la première fois dans toute l’Église catholique universelle».

    Observant que, dans le calendrier liturgique, le dimanche où il prêchait est connu sous le nom de «dimanche Omnis terra», il a déclaré qu’il était important de se rappeler, alors que le coronavirus fait des victimes dans le monde entier, qu’Innocent III a apporté l’image aux malades et aux pauvres, «car le monde entier est soudainement menacé par un virus invisible, tous les continents, toutes les couleurs de peau, les nations et les religions – vraiment tous les peuples de cette terre, jeunes et vieux. Le monde entier craint soudain la maladie et la mort ensemble, de la Terre de Feu à Vladivostok. C’était donc pour moi un devoir sacré ainsi qu’une grande joie de venir aujourd’hui, malgré tous les obstacles liés aux coronavirus, de Rome à Manoppello, où, à l’heure actuelle, aucun pèlerin ne peut venir à cause de la pandémie. Il fallait que je vienne apporter la Sainte Face, au moins par le biais des images animées de la télévision, au plus grand nombre possible de personnes malades et seules».

  • 70 millions de victimes : le 1er octobre devrait être reconnu comme la Journée de commémoration de l'holocauste en Chine

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    De Mark Tarrant sur Bitter Winter :

    La journée de l'holocauste du PCC devrait être commémorée le 1er octobre : une proposition

    01/23/2021

    Le Parti communiste chinois a tué au moins 70 millions de victimes innocentes. Une journée internationale de commémoration devrait être organisée chaque année en leur mémoire.

    Public persecution of “counter-revolutionaries” during the Cultural Revolution (here in Tibet, 1966).
    Persécution publique des "contre-révolutionnaires" pendant la Révolution culturelle (ici au Tibet, 1966). Crédits.

    La conquête de la Chine par le président Mao le 1er octobre 1949 a marqué le début de l'holocauste en Chine (j'utilise un petit "h" car j'apprécie le caractère unique de "l'holocauste" des Juifs). L'historien Antony Beevor estime que 70 millions d'hommes, de femmes et d'enfants innocents sont morts sous le régime de Mao.

    À l'université d'Auckland, en juillet 1993, une poignée d'étudiants et d'universitaires étaient assis dans le salon d'une maison de commerçant du XIXe siècle et écoutaient le sinologue Jonathan Spence expliquer pourquoi le président Mao était l'un des "grands leaders" du XXe siècle. C'était trop lourd à porter pour mon professeur, le professeur Pang Binjun, survivant de l'holocauste en Chine, un chrétien qui s'est levé et a répondu avec beaucoup d'émotion : "Et la révolution culturelle ? "Dans les provinces où peu de gens ont été tués, il faut tuer un grand nombre de personnes ; on ne peut absolument pas laisser les tueries s'arrêter trop tôt", avait déclaré le président Mao à l'époque, cité par le professeur Frank Dikötter dans La tragédie de la libération : A History of the Chinese Revolution 1945-1957 (Londres : Bloomsbury, 2013, p. 88 du professeur Frank Dikötter).

    Après le massacre d'étudiants innocents sur la place Tiananmen le 4 juin 1989, l'éminent traducteur Yang Xianyi (qui devait prendre la parole dans mon université) a dénoncé la vieille garde du Parti communiste chinois comme étant pire que les envahisseurs japonais, mais a déclaré : "Nous n'exécuterons pas ces fascistes. Nous voulons juste qu'ils se retirent".

    Comme l'explique le professeur Dikötter dans La tragédie de la libération, "Comme pour la production d'acier ou de céréales, la mort s'accompagne d'un quota imposé par le haut. Le général Luo Ruiqing ne pouvait pas superviser l'arrestation, le procès et l'élimination des millions de personnes qui sont devenues les cibles de la terreur, alors à la place, Mao a donné un quota de morts comme guide approximatif pour l'action. La norme, selon lui, était de un pour mille, un ratio qu'il était prêt à ajuster aux circonstances particulières de chaque région. Ses subordonnés suivaient les taux d'assassinats locaux comme des compteurs de haricots, négociant parfois pour obtenir un quota plus élevé" (p. 87).

    "Dans l'effusion de sang qui a suivi la libération en 1949, les exécutions se comptaient par centaines de milliers. D'octobre 1950 à octobre 1951, le régime a éliminé entre 1,5 et 2 millions de personnes. Bien que le quota d'exécutions ait été fixé à un pour mille, dans de nombreuses régions du sud, il était plus que le double", ajoute Dikötter dans son livre La révolution culturelle : The Cultural Revolution : A People's History, 1962-1976 (Londres : Bloomsbury, 2016, p. 240).

    Dans un seul incident, "Une nuit de boucherie a suivi... Les militants du parti se sont joints à la milice locale pour enfermer leurs victimes dans leurs maisons ou dans des prisons de fortune. Ils ont été sortis un par un. Certains ont été matraqués à mort, d'autres ont été poignardés avec des coupe-paillettes ou étranglés avec du fil de fer. Plusieurs ont été électrocutées. Les enfants ont été pendus par les pieds et fouettés. Une fillette de huit ans et sa grand-mère ont été enterrées vivantes. Plus de 300 personnes ont été tuées, dont des familles entières et leurs enfants, car les tueurs voulaient s'assurer qu'il n'y en aurait plus pour se venger des années plus tard" (Dikötter, La révolution culturelle, 78).

    Cultural Revolution-era posters.
    Affiches de l'époque de la Révolution culturelle. Crédits.

    Les frontières de la Chine rouge étant fermées au monde extérieur, Mao pouvait tuer à volonté. Pourtant, les négationnistes chinois tentent d'imposer une euthanasie forcée à la conscience de leurs sujets.

    Pour rendre justice aux millions de victimes innocentes de Mao, le 1er octobre devrait être reconnu comme la Journée de commémoration de l'holocauste en Chine.

  • Quand le Royaume de Dieu se fait proche (3e dimanche du Temps ordinaire)

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (fsJ) (source)

    Après que Jean eut été « livré », Jésus se retire en Galilée. Mais au village de Nazareth, perché dans la montagne, Notre-Seigneur préfère les bords du lac de Génésareth. Il s’installe dans la ville douanière de Capharnaüm, cité populeuse, étape sur la route de la mer, entre Damas et Césarée-Maritime. Jésus n’inaugure donc pas son ministère à Jérusalem, ni même en Judée, mais sur une terre cosmopolite en « Galilée, carrefour des païens ». Voilà la région que Jésus a choisie, c’est là qu’il veut annoncer la Bonne Nouvelle d’abord à son peuple, tout en s’ouvrant aux nations, car tous sont appelés à partager la joie du salut. Ce sera également en Galilée qu’il donnera rendez-vous à ses disciples après la Résurrection, et c’est encore de là qu’il les enverra en mission dans le monde entier. « Le peuple qui habitait les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée » : le premier évangile nous présentera l’événement pascal comme l’accomplissement de l’oracle messianique rapporté dans la première lecture, qui s’adressait aux familles disséminées de Zabulon et Nephtali, que le Seigneur a pris en pitié.

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  • Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes

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    Introit Introït
    Cf. Mc 1,16-17  
    Dominus secus mare Galilaéae vidit duos fratres, Petrum et Andréam, et vocávit eos: Veníte post me: fáciam vos fíeri piscatóres hóminum. Ps Caeli enárrant glóriam Dei: et ópera mánum eius annúntiat firmaméntum. ℣. Gloria Patri. Le Seigneur le long de la mer de Galilée vit deux frères, Pierre et André, et les appela : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. Ps Les Cieux racontent la gloire de Dieu : et l'oeuvre de Ses mains annonce le firmament.
  • Saint François de Sales (24 janvier)

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    Saint_francois_de_sales.jpgLors de l'audience générale du mercredi 2 mars 2011, Benoît XVI évoquait la figure de François de Sales que l'on fête aujourd'hui :

    Chers frères et sœurs,

    «Dieu est le Dieu du cœur humain» (Traité de l’Amour de Dieu, I, XV): dans ces paroles apparemment simples, nous percevons l’empreinte de la spiritualité d’un grand maître, dont je voudrais vous parler aujourd’hui, saint François de Sale, évêque et docteur de l’Eglise. Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boisy, antique et noble famille de Savoie. Ayant vécu à cheval entre deux siècles, le XVIe et le XVIIe, il rassemblait en lui le meilleur des enseignements et des conquêtes culturelles du siècle qui s’achevait, réconciliant l’héritage de l’humanisme et la tension vers l’absolu propre aux courants mystiques. Sa formation fut très complète; à Paris, il suivit ses études supérieures, se consacrant également à la théologie, et à l’Université de Padoue celles de droit, suivant le désir de son père, qu’il conclut brillamment par une maîtrise in utroque iure, droit canonique et droit civil. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance comme un véritable drame spirituel les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son cœur et pria ainsi: «Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard...; toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (...) je j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges... O Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants» (I Proc. Canon., vol. I, art. 4). François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu: l’aimer sans rien attendre en retour et placer sa confiance dans l’amour divin; ne plus demander ce que Dieu fera de moi: moi je l’aime simplement, indépendamment de ce qu’il me donne ou pas. Ainsi, il trouva la paix, et la question de la prédestination — sur laquelle on débattait à cette époque — s’en trouva résolue, car il ne cherchait pas plus que ce qu’il pouvait avoir de Dieu; il l’aimait simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie, qui transparaîtra dans son œuvre principale: le Traité de l’amour de Dieu.

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  • Covid 19 et confinement abusif des cultes en Belgique: vox clamantis in deserto ?

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    basilique-koekelberg-500x344.jpgChangement de cap après une première attitude de soumission sans nuance qui a désorienté leurs fidèles : « les cultes » veulent maintenant « plus de dialogue et d’adaptation » écrit Nancy Goethals sur le site web interdiocésain cathobel . Une demande bien tardive des autorités religieuses a été faite le 20 janvier 2021 au ministre de la Justice de proportionner la norme d’accueil des fidèles (actuellement un numerus clausus de 15 personnes) à la taille des bâtiments (**). Ce revirement soudain demeure pour l'instant sans écho: dans sa réunion du 22 janvier, le comité interfédéral belge de lutte contre la pandémie de coronavirus a beaucoup parlé des coiffeurs, des salons de beauté et autres métiers «de contact» non médicaux mais n’a pas soufflé mot de la culture et, moins encore, des cultes sans doute assimilés à un sous-produit des divertissements culturels (JPSC) :

    « Vendredi dernier, les représentants des différents cultes (*) ont adressé une lettre commune au ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. L’initiative vient de la conférence épiscopale qui a estimé « qu’il ne servait à rien d’œuvrer tout seul », explique Mgr Harpigny, signataire de la lettre.

    Les responsables des différents cultes se concertent régulièrement. Tommy Scholtes, le porte-parole de la conférence épiscopale, explique que cette lettre fait écho « aux réflexions entendues à droite et à gauche et aussi à nos propres convictions. J’avais déjà évoqué dans les médias à l’occasion de Noël que la norme de la proportionnalité de 1 personne pour 10 m² serait mieux reçue que la limitation à 15 personnes ». Pour rappel, cette norme avait été prise lors du déconfinement de l’été.

    En décembre dernier, à l’appel des responsables des cultes, le Conseil d’Etat avait permis une légère ouverture, rendant les lieux de célébrations accessibles à 15 personnes. Cela permettait les mariages juifs et une assistance minimale pour les funérailles. Cependant, tous cultes confondus, les fidèles ont mal accepté cet arrêt qui ne tenait pas compte de la taille des lieux (églises, synagogues, mosquées…). « C’est pourquoi l’ensemble des chefs de culte a décidé de faire cette demande au ministre de la justice », explique Tommy Scholtes.

    Renouer le dialogue

    Certes, ils sont bien conscients qu’il faut avant tout préserver la santé. Les évêques rappellent d’ailleurs qu’ils ont été les premiers – avant même les autorités – à prendre des mesures pour les célébrations. Par ailleurs, Koen Geens, le ministre de la justice de l’époque avait pris contact avec les autorités religieuses pour dialoguer sur les mesures à prendre en fonction de l’évolution de la situation.

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  • Quand l'idéologie progressiste s'immisce dans la création artistique

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    Du Père Danziec sur le site de Valeurs Actuelles ("Le Club") :

    L’art du sordide ou la déconstruction à l’œuvre

    16/01/2021

    A l’heure de la « cancel culture » et du mouvement « woke », plus que jamais l’idéologie progressiste s’immisce dans les œuvres artistiques. Entre revendications minoritaires et volonté de déconstruire le passé, face à la laideur, quelle attitude proposer ? Le Père Danziec nous donne ses éléments de réponse.

    Au petit matin du 1er décembre 1993, un treuil monumental déroule un préservatif géant sur l’obélisque de la Place de la Concorde. Il ne s’agit pas, alors, d’une consternante « aventure artistique » subventionnée par la Mairie de Paris mais tout simplement d’une opération coup de poing menée illégalement par les militants d’Act Up. Cette « fureur créatrice » des années sida, pour reprendre l’expression du journaliste de Télérama Laurent Rigoulet, devait bouleverser le monde de l’art.

    Les litanies de la disgrâce

    Depuis, presque trente ans ont passé et le zèle dans la provocation n’a pas faibli. En octobre 2014, le subversif plasticien américain Paul McCarthy exposait à Paris une œuvre monumentale et temporaire, dans le cadre de la Fiac (Foire internationale d’Art contemporain) Hors les murs. La si jolie Place Vendôme, imaginée par Jules Hardouin-Mansart et emblème éclatant du luxe à la française, se voyait affubler d’un arbre vert, s’élevant à 24,4 mètres de hauteur et gonflable, à la forme équivoque... En juin 2015, c’est au tour du jardin royal du Château de Versailles d’être labouré par l’installation gulliverienne de l’artiste anglo-indien Anish Kapoor, le fameux “Dirty Corner” ou “Vagin de la Reine”. « J'ai eu l'idée de bouleverser l'équilibre et d'inviter le chaos » dira-t-il. Son énorme sculpture, posée sur le Tapis Vert de Le Nôtre, et que l’on peut décrire comme un long tunnel d'acier, sorte de cornet acoustique, de 10 mètres de haut, à moitié recouvert de terre et de gravas, nécessitera à elle seule 500 tonnes de pierres venues de Belgique et 1.000 tonnes de terre issues de la production agricole. Cet art contemporain XXL, au mauvais goût assumé, le musée du Louvre, à travers son président Jean-Luc Martinez, refusera de servir d’écrin pour le “Domestikator” en octobre 2017. L’œuvre de l’artiste et designer hollandais Joep Van Lieshout, d’une connotation ouvertement zoophile, composée de gigantesques blocs géométriques habitables, trouvera finalement asile, à défaut des Tuileries, au Centre Pompidou avec la bénédiction de la direction de Beaubourg.

    Comme s’il était besoin de s’en convaincre, la plasticienne Juliana Notari et sa gigantesque sculpture, nommée Diva, viennent nous prouver qu’il n’y a pas de raison de croire que 2021 échappera à l’escalade de la laideur. Accrochée à flanc de colline, une fente « évocatrice » de 33 mètres de long, de 16 mètres de large et composée d’une excavation de 6 mètres de profondeur vient tout juste d’être inaugurée. Située au cœur du parc artistique et botanique Usina de Arte, à Agua Preta, au Brésil, il aura fallu onze mois de travail pour l’achever. Il s’agit, selon l’artiste, d’utiliser l’art « pour lancer le dialogue sur les questions traitant des problématiques de genre d’un point de vue féminin ». Fermer le ban.

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  • Le Honduras modifie sa Constitution pour y sceller l’interdiction de l’IVG et du mariage homosexuel

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Le Honduras ancre l’interdiction de l’IVG et du mariage homosexuel dans sa Constitution

    22 janvier 2021

    Le Parlement du Honduras a voté hier une modification de sa Constitution, pour y sceller l’interdiction de l’IVG et du mariage homosexuel. « La pratique de toute forme d’interruption de la vie de l’enfant à naître, dont il faut respecter la vie à tout moment, est considérée interdite et illégale, peut-on lire désormais à l’article 67. Les dispositions légales qui seraient créées après l’entrée en vigueur du présent article et qui établiraient le contraire seront nulles et non avenues ». Le premier article modifié donne au fœtus « le même statut juridique qu’une personne ». Le second stipule que le mariage civil « ne peut être qu’entre un homme et une femme ».

    Ces deux interdictions étaient déjà présentes dans la Constitution, mais une réforme restait possible « avec le vote des deux tiers des 128 parlementaires ». Une « super majorité » des trois quarts des voix sera désormais obligatoire pour toute modification. « La législation établit ce que nous appelons un verrou constitutionnel », explique Mario Pérez, député du Parti National, qui est à l’origine de l’initiative.

    L’objectif affiché du gouvernement est de stopper « la vague de réformes constitutionnelles dans des pays d’Amérique latine, encouragées par des gouvernements de gauche, destinées à légaliser l’avortement, comme cela a eu lieu en Argentine récemment » (cf. L’Argentine légalise l’avortement). Le Honduras fait partie des six pays d’Amérique du Sud à interdire l’avortement, avec le Salvador, le Nicaragua, la République dominicaine, Haïti et le Suriname. La pilule du lendemain y est interdite au même titre que l’avortement.

    Avant d’être promulguée, cette modification devra encore faire l’objet d’un second vote en novembre prochain.

    Sources : le Monde, Angeline Montoya (22/01/2021) ; Gustavo Palencia, David Alire Garcia et Shri Navaratnam (22/01/2021)

  • Le roi Babar : raciste et colonialiste ?

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    L’éléphant Babar accusé de faire l’apologie du colonialisme

    D’après la radio publique française France Culture, les premiers Babar réalisés dans les années 1930 seraient considérés comme racistes et faisant l’apologie du colonialisme.


    Babar a fêté son anniversaire, mais il aurait peut-être mieux valu s’en passer… À l’occasion des 90 ans de la fameuse histoire de l’éléphant en costume vert, France Culture a pointé du doigt la morale et les messages des livres pour enfants. La radio s’est, en effet, interrogée jeudi 21 janvier : « Babar est la bonhomie incarnée. Mais derrière l’éléphant tiré à quatre épingles, faut-il lire une apologie du colonialisme ? »Dans une vidéo du média, l’anthropologue Gilles Boëtsch a assuré qu’il était important de « dire que ces livres pour enfants ne sont plus forcément pour enfants aujourd’hui ». Cette histoire est sortie en 1931. La période a été marquée par la montée du nazisme en Europe et… par le colonialisme. Gilles Boëtsch a rappelé qu’en 1931 « l’exposition coloniale a eu lieu au bois de Vincennes », afin d’y exposer les prouesses de la France et présenter « les peuples qu’on avait colonisés ». Le livre « Babar en voyage » serait considéré comme « raciste » selon France Culture. Des Africains y seraient dépeints comme « des vilains cannibales sauvages ». Un passage supprimé plus tard, rappelle la radio.« Ça rappelle les populations colonisatrices » Or, l’histoire de Babar ne ferait que reprendre les codes de la société de 1931 dans lesquels vivaient les deux auteurs parisiens : le couple Jean et Cécile de Brunhoff. Alors qu’il n’est encore qu’un éléphanteau, Babar est chassé de sa forêt par un braconnier. Il se retrouve en ville et adopte les coutumes des humains. Il rentre ensuite dans sa forêt et devient le roi. Babar apprend alors aux autres éléphants à se « civiliser » comme il l’a fait. « Il fait penser à un Africain qui serait allé en France et qui aurait assimilé la culture française, donc la culture “coloniale” par rapport à l’Afrique, et qui serait revenu au pays avec le costume trois pièces etc », a commenté Gilles Boëtsch sur France Culture. « Babar va construire des villes » dont Célesteville, avec des théâtres et ses soirées mondaines et « tous les éléphants en costumes ». Gilles Boëtsch en a ainsi conclu : « Évidemment ça rappelle les populations colonisatrices, ça c’est évident ».

    Source : V A