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Actualité - Page 1255

  • S'il a une fiancée et qu'il ne l'épouse pas, ne lui repassez plus ses chemises et vous verrez !

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    Lu sur le site de La Croix :

    La famille n’a jamais été autant attaquée qu’aujourd’hui, déplore le pape

    « Il y a une chose très triste et douloureuse : la famille chrétienne – la famille et le mariage – n’a jamais été autant attaquée qu’aujourd’hui, directement ou indirectement, » a regretté samedi 25 octobre le pape François, une semaine après le Synode des évêques sur la famille.

    S’exprimant dans la salle Paul-VI du Vatican devant 7 500 pèlerins venus fêter les 100 ans du Mouvement de Schönstatt, le pape s’est prêté au jeu des questions-réponses avec divers représentants du mouvement.

    « Tant de familles sont blessées, tant de mariages ont échoué » à cause du « relativisme dans le sacrement du mariage », a ainsi regretté le pape, répondant en espagnol, sa langue natale, à la première question posée par les pèlerins du mouvement Schönstatt.

    « S’IL A UNE FIANCÉE ET QU’IL NE L’ÉPOUSE PAS, NE LUI REPASSEZ PLUS SES CHEMISES »

    Faisant écho aux débats du tout récent Synode sur la famille, achevé une semaine plus tôt, le pape a invité, face à cette « crise de la famille », à une nouvelle « préparation au mariage », qui « doit venir de très loin ».

    « Il faut préparer corps à corps les fiancés, a-t-il insisté, car beaucoup ne savent pas ce que cela signifie, et ils tombent dans la culture du provisoire. »

    Malgré la gravité des thèmes abordés, le pape n’a pas hésité à répondre avec humour devant des milliers de fidèles très enthousiastes. « Une mère me disait : “Que puis-je faire pour que mon fils se marie ?”, “Il a une fiancée, Madame ? Alors s’il a une fiancée et qu’il ne l’épouse pas, ne lui repassez plus ses chemises et vous verrez” », a ainsi rapporté le pape, relatant une nouvelle fois cette anecdote de sa vie pastorale.

    « L’ÉGLISE NE GRANDIT PAS PAR LE PROSÉLYTISME MAIS PAR L’ATTRACTION »

    Interrogé tantôt par des jeunes, tantôt par des familles ou des personnes plus âgées issues du mouvement, le pape François a aussi rappelé que Marie était « fondamentalement mère, parce qu’elle a porté Jésus ». Sans elle, a-t-il souligné, les chrétiens seraient « orphelins ».

    Entre plusieurs acclamations « vive le pape » et des applaudissements toujours plus soutenus, le pape François est revenu sur des thèmes désormais récurrents de son pontificat.

    Reprenant une phrase de Benoît XVI (2005-2013), selon laquelle « l’Église ne grandit pas par le prosélytisme mais par l’attraction », il a ajouté que « l’Église qui ne sort pas est une Église d’élite ». Pour « sortir, aller en mission », a-t-il alors soutenu, l’Église a besoin de « témoignages ».

    96 000 MEMBRES DANS LE MONDE

    Le mouvement Schönstatt est né le 18 octobre 1914 quand le P. Joseph Kentenich, inspiré d’une mission pastorale dans une maison d’étudiants à Schönstatt, près de Coblence (ouest de l’Allemagne), scelle un « pacte d’amour » avec la Vierge Marie.

    Aujourd’hui, le mouvement est présent dans 42 pays et compte 96 000 membres dont 300 prêtres et 300 séminaristes des Pères de Schönstatt, 200 prêtres diocésains de l’Institut de Schönstatt des prêtres diocésains, 300 consacrées des Femmes de Schönstatt et 200 Sœurs de Marie de Schönstatt (plus contemplatives). Font aussi partie du mouvement, l’Institut de Schönstatt des frères de Marie (institut séculier pour les laïcs masculins) et l’Institut des familles de Schönstatt qui rassemble 300 couples, les jeunes hommes de Schönstatt et le Mouvement de Schönstatt des filles et jeunes femmes…

    Nicolas Senèze (avec Apic/I.Media)

  • Benoît XVI au pèlerinage Summorum Pontificum : « Je suis spirituellement avec vous »

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    SP Pilgrimage.jpgLes « supporters » de la liturgie romaine traditionnelle sont en pèlerinage à Rome ce week-end. Ils ont reçu du pape émérite Benoît XVI un message d’encouragement très appuyé et chaleureux. Lu samedi sur le site « riposte catholique » :

    « Le 3ème pèlerinage Summorum Pontificum à Rome, qui a commencé jeudi soir, dans la paroisse de la Trinité des Pèlerins, a trouvé son sommet aujourd’hui, à la Basilique Saint-Pierre, avec un Pontifical célébré par le cardinal Raymond Burke (encore) Préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique.

    Une très longue file de clercs et de fidèles est partie de la Basilique Saint-Laurent in blogger-image-222331893.jpgDamaso, à côté de la Chancellerie Apostolique, s’est engagée dans les rues de Rome, a traversé le Tibre sur le Pont Saint-Ange, a remonté enfin la via de la Conciliation pour entrer dans la Basilique par la grande porte au chant du Credo. Le tout pour la joie des Romains, des pèlerins-photographes, et, il est vrai, pour la pénitence des automobilistes…

    2 000 fidèles, 300 prêtres au moins (de nombreux prêtres en clergyman dans la foule), ont participé à la messe pontificale en l’honneur de la Sainte Vierge, avec la présence du cardinal William Levada, ancien Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, de Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, et d’autres prélats. La liturgie a été rehaussée par les chants du propre et du kyriale, assurés par le Pontifical North American College, le séminaire américain de Rome.

    L’émotion a été maximale lorsque le cardinal Burke, visiblement fatigué par les labeurs des éprouvantes semaines précédentes, mais parlant avec une voix particulièrement ferme, a célébré dans son homélie l’œuvre de Benoît XVI pour la liturgie, la place éminente du « magistère » du culte divin et spécialement de la liturgie selon la forme extraordinaire.

    L’importance du nombre de clercs souvent jeunes, prêtres, religieux et séminaristes, notamment des séminaristes romains, avait créé l’étonnement lors des derniers pèlerinages, mais était cette fois plus notable encore. Visiblement, était là, en chair et en os, ce phénomène que tout le monde observe : celui de l’intérêt que le jeune clergé porte à la messe traditionnelle, et qui est une des raisons de la renaissance de la liturgie antique de l’Église romaine.

    Dimanche, en la solennité du Christ-Roi, le cardinal Walter Brandmüller présidera pontificalement une messe en la Basilique Saint-Benoît, à Nurcie, et Mgr François Bacqué, nonce apostolique, célèbrera, à Rome, la messe pontificale en la paroisse de la Trinité des Pèlerins.

    Lors de la messe à Saint-Pierre, Mgr Pozzo a lu un message du Secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, transmettant la bénédiction apostolique du Pape François, au cardinal Burke, aux prêtres et fidèles présents, leur souhaitant « un élan renouvelé pour le témoignage du message immuable de la foi chrétienne ». À la grande joie des fidèles, dont il a fallu contenir les applaudissements, il a lu aussi un message du Pape émérite Benoît XVI adressé au délégué général du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum, Guiseppe Cappocia, exprimant sa grande joie de savoir que la messe selon l’usage ancien se développait aujourd’hui, notamment avec des jeunes fidèles, grâce, a-t-il souligné, à « de bons cardinaux », et disant aux pèlerins : « Je suis spirituellement avec vous ».

    Ref. Benoît XVI au pèlerinage Summorum Pontificum : « Je suis spirituellement avec vous»

    Le blog du « suisse romain » (abbé Rimaz) reproduit les termes mêmes choisis par Benoît XVI : « Je suis très heureux que l’usus antiquus vive maintenant dans la pleine paix de l’Eglise, même chez les jeunes, soutenue et célébrée par de grands cardinaux. Spirituellement je serai avec vous. Mon état de “moine cloîtré” ne me permet pas une présence à l’extérieur. Je ne sors de ma clôture que dans des cas particuliers, invité personnellement par le Pape. »

    JPSC

  • Le Pays du Mal

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    Vient de paraître

     

    unnamed (1).jpgLE PAYS DU MAL

     

    Otages du djihad en Syrie, 152 jours

    Pierre PICCININ da PRATA,

    Domenico Quirico

    Historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, Pierre Piccinin da Prata a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. D'avril à septembre 2013, il a été retenu en otage par les Brigades islamistes al-Farouk, avec l'envoyé spécial du quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico. Ce sont cinq mois de souffrances, de colère, d'enfermement à travers les villes en ruines et les campagnes ravagées que les auteurs nous livrent dans ce témoignage.

    EAN : 9782343040110 • 220 pages 
    Prix éditeur : 20 € 
    Voir la fiche de ce livre

    Pierre Piccinin da Prata, historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. Il a effectué neuf voyages en Syrie, depuis le début des troubles, et, en mai 2012, il a été arrêté par les services secrets du régime et torturé dans leurs prisons de Homs et de Damas. Il collabore à plusieurs quotidiens et revues. Depuis mai 2014, il est rédacteur en chef du mensuel électroniqueLe Courrier du Maghreb et de l’Orient. Aux Éditions L’Harmattan, il a déjà publié La Batailled’Alep (chroniques de la révolution syrienne) et Tunisie,du triomphe au naufrage (entretiens avec le PrésidentMoncef Marzouki).

    Domenico Quirico est journaliste, grand-reporter à La Stampa. Il a couvert les principaux événements de ces vingtdernières années en Afrique, de la Somalie au Congo, duRwanda au Printemps arabe. Il a reçu les prix Cutuli etPremiolino du journalisme italien. Il a accompagné PierrePiccinin da Prata en Syrie durant cinq de ses voyages. Il estl’auteur de Primavera araba, aux Éditions Bollati Boringheri.

    Le 6 avril 2013, Pierre Piccinin da Prata et Domenico Quirico s’engagent sur un sentier escarpé qui serpente entre les rochers et les cerisiers en fleurs accrochés sur les contreforts des montagnes de l’Anti-Liban. À leur passage, les pétales blancs se détachent des arbres et virevoltent dans le vent encore frais du printemps. Après quelques heures, ils pénètrent dans la Syrie en guerre.
     
    Deux jours plus tard, alors qu’ils quittent la ville assiégée d’al-Qousseyr, les rebelles de l’Armée syrienne libre qui les escortent les livrent à un groupe de djihadistes, qui les entraînent vers leur pick-up en hurlant et en tirant en l’air des rafales de kalachnikov. Commencent alors 152 jours de souffrances et de colère, d’enfermement, d’aventures angoissantes, à travers les villes en ruines, les campagnes ravagées, dans le sang et le désespoir. Marches forcées, tentatives d’évasion, punitions, humiliations, rencontres aussi. Ce sont cinq mois d’une Odyssée extraordinaire et terrifiante. Celle de deux Occidentaux emportés dans le conflit syrien, de deux Chrétiens perdus en terre d’islam, où domine le dégoût, celui d’appartenir au genre humain…
  • Obama aurait soutenu la politique de l'enfant unique en Chine

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    Lu sur C-FAM (Wendy Wright) :

    Un député accuse Obama d’avoir collaboré à la politique chinoise de l’enfant unique

    NEW YORK, 24 octobre (C-Fam) Des photos de mères et de leurs enfants avortés de force inondent internet. Les employés du Planning familial soutirent à des familles paysannes des amendes démesurées. Un avocat est torturé et condamné à réclusion pour avoir défendu des mères contre l’IVG forcée. Zhang Yimou, un célèbre réalisateur chinois a dû payer une amende de 1,24 millions de dollars pour avoir eu plus d’enfant qu’il ne lui est permis.

    Ces six dernières années, les preuves de la mise en œuvre brutale de la politique chinoise de l’enfant unique s’accumulent. Et pour couronner le tout, un député vient d’accuser Barack Obama d’avoir enfreint le droit américain en offrant assistance à la Chine dans la mise en œuvre des avortements forcés.

    Barack Obama a octroyé 227$ millions à une agence de l’Onu qui facilite la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, et offre des visas à des dirigeants chinois impliqués dans les avortements forcés, a déclaré le député républicain à la Chambre des représentants, Chris Smith.

    Les Etats-Unis interdisent tout financement fédéral d’organisations complices de la politique chinoise des avortements et stérilisations forcés, et exclut de son territoire les étrangers impliqués dans sa mise en œuvre. « Seuls quelques-uns de ces criminels se sont vus refuser leurs visas », a déclaré Chris Smith.

    Dans un discours de la semaine dernière, ce dernier a livré une longue liste d’abus perpétrés par la Chine, et expliqué comment le gouvernement Obama y avait participé.

    Les peines sévères imposées par la Chine à quiconque conçoit un enfant sans permission du gouvernement vont de l’enlèvement, l’avortement forcé, la réclusion, la perte d’emploi, la destruction du foyer, à des amendes s’élevant jusqu’à dix fois le salaire annuel des parents.

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  • Fabrice Hadjadj et son approche rafraichissante de la famille

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    Lu sur migrosmagazine.ch :

    Fabrice Hadjadj: «La famille est l'union du vieux con et du jeune abruti...»

    Le philosophe Fabrice Hadjadj défend dans son dernier ouvrage une idée revigorante de la famille: fondée sur le sexe, antérieure à l’idéologie et à l’Etat, déjouant tous les plans et attentes.

    «Sans vous je n’aurais rien su de tout cela», cette dédicace à vos parents, vos enfants et votre épouse signifie-t-elle qu’on ne peut parler de la famille que par expérience?

    La philosophie a eu tendance à définir l’homme comme un individu raisonnable, et à oublier qu’il est d’abord un fils, issu d’une union sexuelle. Au fond, on se voudrait self-made-man, ou être au moins sorti de la cuisse de Jupiter. Mais voilà qu’on est fils de ces deux vieux, Raymond et Christiane… Notre orgueil en prend un coup. Voilà pourquoi la star ne se montre guère en public en compagnie de ses vieux parents. Et pourtant la vérité est là. C’est cette vérité de notre origine charnelle et de notre vie quotidienne que j’essaie de penser…

    Vous affirmez que «La transcendance est dans la culotte», qu’est-ce à dire?

    D’abord, ce n’est pas moi qui l’affirme. C’est la Bible. Dès le départ, elle déclare qu’on ne se rapproche pas de Dieu en s’éloignant de la sexualité, mais en y entrant en profondeur.

    Dans la Genèse, il est écrit: Dieu créa l’homme à son image, mâle et femelle il les créa. Cela suggère que l’image de Dieu est dans nos slips, c’est-à-dire dans la différence sexuelle.

    Pourquoi cela?

    Parce que la relation des sexes est quelque chose qui nous pousse toujours au-delà de nous-mêmes. Souvent, quand on désire quelque chose, c’est pour le ramener à soi. Avec le sexe, c’est le contraire: je me tourne vers une femme peut-être pour la ramener à mon petit plaisir, et voilà que c’est tout autre chose – elle me fait face, elle me tient tête, tantôt déesse, tantôt dragon. J’ai beau l’embrasser, elle n’en est que plus incompréhensible… L’union sexuelle n’abolit donc pas la différence, elle l’accomplit et la multiplie: la femme devient encore plus femme, par son souci de plaire à l’homme, sans doute, mais surtout à travers la maternité.

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  • Asia Bibi vient de s'adresser au pape François

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    Du site "Riposte Catholique" :

    C’est une révélation que nous a faite hier le blogue Vatican Insider du quotidien italien La Stampa. Un de ses journalistes, Paolo Affatato, a obtenu la copie d’une lettre qu’Asia Bibi a adressée au pape François peu de temps après l’arrêt de la Cour d’appel de Lahore du 16 octobre dernier, confirmant la sentence de mort, en novembre 2010, d’un tribunal de première instance. Nous n’avons que la version en espagnol de cette lettre. Voici la traduction des extraits qu’en donne Vatican Insider.

    « Pape François, je suis votre fille Asia Bibi. S’il vous plaît, priez pour moi, pour mon salut et pour ma liberté. Actuellement, je ne peux que me confier à Dieu qui est le Tout-Puissant et qui peut tout (…) Je m’accroche toujours à ma foi chrétienne et je place ma confiance en Dieu, notre Père, qui me défendra et me rendra ma liberté. Je me confie aussi à vous, Saint Père François, et à vos prières (…) Pape François, je sais que vous priez pour moi de tout votre cœur. Je sais que grâce à votre prière ma liberté pourra être possible. Et au nom de Dieu Tout-Puissant et de sa gloire, je vous exprime toute ma reconnaissance pour votre proximité en ce moment de souffrance et de déception (…) Mon seul espoir est de pouvoir revoir un jour toute ma famille réunie et heureuse. Je crois que Dieu ne m’abandonne pas et qu’il a un projet de bien et de bonheur pour moi, qui se manifestera d’ici peu. Je remercie toutes les personnes qui dans les communautés chrétiennes de par le monde prient pour moi et font tout leur possible pour m’aider ».

    Dans cette lettre, la seconde qu’Asia Bibi adresse au pape François –la première le fut au lendemain de Noël 2013 –, elle remercie aussi la Renaissance Education Foundation de Lahore qui « aide mon mari Ashiq et ma famille ».

    Voilà qui devrait exciter notre zèle à prier pour Asia Bibi et pour manifester concrètement notre condamnation que l’inique sentence de mort dont elle a été frappée, en signant notre pétition destinée aux autorités pakistanaises : c’est ici, et c’est urgent !

  • La tâche missionnaire est-elle toujours d'actualité ? La réponse de Benoît XVI

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Traduction intégrale du message de Benoît XVI à l'Université Urbaniana

    Georg Gänswein, son secrétaire privé, a lu un message du pape émérite à l'occasion de la réouverture après réfection, mardi dernier, de la grande salle de conférences de 1800 places de l'Université pontificale Urbaniana à Rome, qui a reçu le nom de Benoît XVI. L'Urbaniana est consacrée à la formation du clergé missionnaire et des étudiants venus des territoires de mission. Texte passionnant en ces moments où l'on reparle de la nécessité pour l'Eglise de s'adapter aux réalités de notre temps, de dialogue inter-religieux et de paix dans le monde. Je vous en propose ici ma traduction. — J.S. 

    Je voudrais en premier lieu exprimer mon plus cordial remerciement au Recteur magnifique et aux autorités académiques de l'Université pontificale, aux officiers majeurs et aux représentants des étudiants pour leur proposition de donner mon nom à l'Aula Magna restructurée. Je voudrais remercier de façon toute particulière le grand chancelier de l'Université le cardinal Fernando Filoni, d’avoir accueilli cette initiative. C'est un motif de grande joie pour moi que de pouvoir être ainsi toujours présent aux travaux de l'Université pontificale.

    Au cours des différentes visites que j'ai pu y faire comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, j'ai toujours été frappé par l'atmosphère d’universalité que l'on respire dans cette université où des jeunes venant de quasiment tous les pays de la terre se préparent pour le service de l'Évangile dans le monde d'aujourd'hui. Aujourd'hui encore,  je vois intérieurement devant moi dans cette salle une communauté composée de tant de jeunes qui nous font percevoir de manière vivant l'extraordinaire réalité de l'Église catholique.

    « Catholique » : cette définition de l'Eglise qui appartient à la profession de foi depuis les temps les plus anciens porte en elle quelque chose de la Pentecôte. Elle nous rappelle que l'Eglise de Jésus-Christ n'a jamais concerné un seul peuple ou une seule culture, mais qu’elle était depuis le début destinée à l'humanité. Les dernières paroles que Jésus a dites à Ses disciples furent celles-ci : « Faites de tous les peuples mes disciples » '(Mt 28,19). Et au moment de la Pentecôte, les apôtres ont parlé toutes les langues, pouvant ainsi manifester par la force de l'Esprit Saint, toute l’étendue de leur foi.

    Depuis lors l'Église a réellement grandi sur tous les continents. Votre présence, chères étudiantes et chers étudiants,  reflète le visage universel de l'Eglise. Le prophète Zacharie avait annoncé un règne messianique qui irait d'une mer à l'autre et qui serait un règne de paix. Et de fait, chaque fois que l'Eucharistie est célébrée et que les hommes, à partir du Seigneur, deviennent ensemble un seul corps, quelque chose de cette paix que Jésus-Christ avait promis de donner à Ses disciples est présent. Vous, chers amis, vous êtes les coopérateurs de cette paix que dans un monde défiguré et violent, il devient toujours plus urgent de construire et de garder. C'est pourquoi le travail de votre université est si important, où vous voulez apprendre et connaître de plus près Jésus-Christ, pour pouvoir devenir Ses témoins.

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  • Témoignage : la Passion de saint Jean Paul II

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    Du « sportif de Dieu » au « serviteur souffrant » jusqu’au bout à la face d’un monde qui réclamait sa « démission », quel pape nous a le plus convaincu ? Pour moi, s'il fallait choisir, le choix serait vite fait. Le témoignage apostolique du second me paraît bien plus  « efficace » que toutes les aptitudes physiques et intellectuelles attribuées au premier par le Cardinal Marty au « Parc des Princes » à Paris en 1980.

    Sur le site « aleteia », Philippe Oswald revient sur la Passion de Jean-Paul II, figure exemplaire de Jésus crucifié pour notre temps.  Sans être un intime du saint pape, il a eu la grâce de l’approcher en diverses circonstances au long de ses presque 27 ans de règne :

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    Témoignage : la Passion de saint Jean Paul II

    Sans être un intime du saint pape, j’ai eu la grâce de l’approcher en diverses circonstances au long de ses presque 27 ans de règne. J’ai rencontré le « sportif de Dieu » et le serviteur souffrant.

    Avoir connu un saint, se souvenir de sa voix, de ses paroles, de son contact, c’est une grâce plus fréquente qu’on ne se l’imagine. Evidemment, quand celui-ci était un pape, et sans doute le plus célèbre des successeurs de saint Pierre, on risque moins de passer à côté.

    Le « sportif de Dieu »

    En cette première fête liturgique de saint Jean Paul II, canonisé par le pape François le 27 avril dernier, quels sont mes souvenirs les plus marquants ? Son élection, bien sûr, si surprenante, enthousiasmante, le premier pape slave, un polonais, un héros bravant le rideau de fer et lançant au monde entier : « N'ayez pas peur ! », mais c'était devant la télévision... Ensuite, sans intermédiaire, sa première visite apostolique en France, du 30 mai au 2 juin 1980. Il était alors rayonnant de force et de santé, et le cardinal Marty l’avait présenté aux jeunes réunis au Parc des princes comme « le sportif de Dieu ». Privilège de journaliste, je le voyais de près pour la première fois à l’UNESCO : quelle prestance, quel éclat, quel rayonnement émanait de cet homme en blanc  qui nous consolait d’avoir perdu ses deux prédécesseurs de maladie au cours de l’été 1978. Un pape pouvait donc être jeune et en pleine forme !

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  • Synode sur la famille : belgicatho se "recadre"

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    L’annonce du Synode sur la Famille, sa préparation, les enquêtes préliminaires, son déroulement, le rapport à mi-parcours, la relation finale, la perspective du prochain Synode en 2015 et des décisions que le pape prendra, tout cela a mobilisé et mobilise l’attention non seulement des catholiques mais aussi des médias et de ceux qui observent l’évolution de l’Eglise. Les positions « d’ouverture » des uns et celles des autres qui défendent les positions traditionnelles de l’Eglise s'affrontent. Au cœur de ces débats, la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées et celles concernant les personnes homosexuelles ont monopolisé la discussion et suscité des commentaires sans fin, et ce n’est évidemment pas terminé puisque les réponses définitives ne seront apportées que l’an prochain. L’attitude du pape elle-même a soulevé de nombreux commentaires, certains voyant en lui l’artisan d’une attitude d’ouverture qui devrait aboutir à un assouplissement des règles de l’Eglise, d'autres soulignant sa réserve et son silence, d’autres encore professant leur confiance inébranlable en celui qui ne peut que s’en tenir à l’orthodoxie de la doctrine catholique.

    Sur ce blog, nous avons fait écho à de nombreuses prises de position tout en laissant percevoir notre souci de rester fidèles aux positions de l’Eglise concernant le mariage et la famille telles qu’elles ont été rappelées par le pape Jean-Paul II dans Familiaris Consortio. Mais nous avons également répercuté des commentaires assez critiques à l’égard de certaines prises de position et même certains qui s’interrogent sur l’attitude du pape lui-même. Après réflexion, nous souhaitons « recadrer » notre blog à l’égard de cette problématique. Nous avons décidé de ne plus relayer que les propos émanant de personnes autorisées, théologiens ou responsables ecclésiastiques, dont les éclairages sont susceptibles d’approfondir la réflexion sans céder à un esprit de division ou d’affrontement qui ne peut être que stérile. Dans leurs commentaires, plusieurs intervenants sur ce blog ont insisté sur la confiance en l’Esprit Saint qui devrait nous animer et sur la nécessité de la prière pour que tout cela débouche sur ce qu’il y a de plus conforme à la volonté de Dieu. C'est aussi notre souci.

  • Congo : Prix Sakharov pour le "Docteur miracle"

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    L’hôpital de Panzi (un quartier d’Ibanda, la commune –mère de Bukavu), créé par le gynécologue congolais Denis Mukwege,  a permis de « réparer » les corps mutilés de 40000 victimes de violences sexuelles en RDC. Information de Solène Tadié sur le site « aleteia »

    « Celui que ses patientes appellent « docteur miracle » vient de se voir décerner le prix du Parlement européen « pour la liberté de penser ». C’est en effet son combat auprès des femmes victimes de violences sexuelles en temps de guerre qui a retenu toute l’attention du jury, dont le vote fut unanime. Denis Mukwege a fait ses études en France, mais a par la suite tenu à regagner son pays d’origine, déchiré depuis de nombreuses années par les conflits de la région du Kivu, où le viol est utilisé comme arme de destruction massive (cf Aleteia).

    Il y a quinze ans, ce fils de pasteur aujourd’hui âgé de 59 ans a fondé l’hôpital de Panzi à Bukavu, sa ville natale. C’est là qu’il prend la mesure de l’atrocité du quotidien des femmes dont on mutile les organes génitaux, dans le but de détruire le fort symbole sociétal de la mère, anéantissant ainsi des communautés entières pour plusieurs générations. Le premier cas qu’il eut à soigner à l’ouverture de son établissement en 1999 fut une femme à qui on avait introduit une arme dans l’appareil génital et fait feu, lui détruisant au passage tout le bassin.

     « Depuis quinze ans, je suis témoin d'atrocités de masse commises sur le corps des femmes et contre les femmes et je ne peux pas rester les bras croisés, car notre humanité commune nous invite à prendre soin les uns des autres. Au début, je pensais qu’il s’agissait d’une barbarie passagère, puis j’ai compris que c’était permanent et qu’il fallait le dénoncer », déclarait-il au micro de France Inter en 2013, lors d’un passage à Paris pour recevoir le prix de la fondation Chirac « pour la prévention des conflits ».

    Son hôpital, qui prend en charge gratuitement 3500 femmes chaque année, assure auprès de ces dernières un suivi complet, aussi bien physique que psychologique, et même parfois juridique.

    Le Dr Mukwege s’est fait au fil des années le porte-voix international de la cause de ces femmes, en dénonçant notamment la totale impunité dans laquelle les agresseurs commettent leurs forfaits. Une vocation qui a bien failli lui coûter la vie en 2012 : des hommes armés se sont introduits chez lui un soir d’octobre pour l’assassiner, abattant à bout portant le gardien de sa maison. Il fut secouru in extremis par des habitants du quartier.

    Après un exil de quelques mois en Belgique, il revint à la demande pressante de ses patientes. Il ne renoncera pas et il l’a fait savoir aux milliers de personnes venues l’accueillir à son retour à Bukavu. Il est rentré, dit-il, pour « dire non aux violences sexuelles ». Il a depuis mis la communauté internationale en garde contre le nouveau fléau du viol d’enfants et de bébés. Ce père de cinq enfants est également responsable d'une église locale. Pour lui, la guérison n’est pas « concevable sans la participation de Dieu ». Le prix Sakharov « pour la liberté de penser » s’accompagne d’une récompense de 50 000 euros. Le prix lui sera remis à Strasbourg le 26 novembre prochain.

     Ref. Prix Sakharov : le combat héroïque du "Docteur miracle"

     JPSC

    Le mercredi 15 octobre dernier, le Dr Mukwege était aussi au Rotary d’Ath qui lui a remis un chèque important auquel se sont ajoutées les recettes de la soirée.

    Bande annonce du film documentaire consacré à son action par Thierry Michel (RTBF): 

    Docteur Denis Mukwege, au coeur de la violence... par Le_Soir

  • Encore deux ordinations pour la Fraternité des Saints-Apôtres à Bruxelles

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    Ce samedi 25 octobre à 16h30, en l’église Sainte-Catherine de Bruxelles, Monseigneur André-Joseph Léonard ordonnera prêtre Frère Paul Chavanat et diacre Frère Grégory Kienlen, tous deux membres de la Fraternité des Saints Apôtres . Venez nombreux pour encourager ces deux nouvelles vies qui se consacrent entièrement au Christ et à sa Mère par le sacerdoce ! Et priez intensément pour eux, afin que l’Amour soit leur seul raison de vivre !

    Références :

     Site officiel de l'église Sainte-Catherine

    Site de la Fraternité des Saints Apôtres

     Les horaires de l'église Sainte-Catherine

    JPSC

  • La patiente révolution de François

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    En ce qui concerne l’homosexualité et le divorce, le synode n’est pas parvenu à un accord mais, en fin de compte, c’est le pape qui décidera. Et les changements qu’il veut introduire, il les a déjà en tête ou plutôt il les met déjà en pratique. Un commentaire sur le site Chiesa de Sandro Magister. Extraits :  

    [Le pape  ] …«  a voulu que le synode oriente la hiérarchie catholique vers une nouvelle perception du divorce et de l’homosexualité et il y a réussi, bien que le nombre de voix favorables au changement ait été faible lors des votes qui ont eu lieu au bout de deux semaines de discussions enflammées.

    En tout cas, ce sera lui qui, en fin de compte, prendra les décisions, comme il l’a rappelé à ceux des cardinaux et des évêques qui auraient encore eu quelques doutes à ce sujet. Pour leur rafraîchir la mémoire à propos de sa puissance "suprême, pleine, immédiate et universelle", il a fait appel non pas à un passage raffiné de la constitution "Lumen gentium" mais aux rocailleux canons du code de droit canonique.

     En ce qui concerne l’accès des divorcés remariés à la communion, on sait déjà quelle est l’opinion du pape. Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, il autorisait les "curas villeros", ces prêtres qu’il envoyait dans les périphéries, à donner la communion à tout le monde, même si les quatre cinquièmes des couples n’étaient pas mariés. Et, depuis qu’il est pape, il ne craint pas d’encourager, par téléphone ou par lettre, des fidèles [divorcés] qui ont convolé en secondes noces à recevoir tranquillement la communion, tout de suite, sans même le préalable de ces "démarches de pénitence sous la responsabilité de l’évêque diocésain" dont il a été question au cours du synode, et il ne donne aucun démenti lorsque ces gestes viennent à être connus.

    Ses pouvoirs absolus de chef de l’Église, Jorge Mario Bergoglio les exerce aussi de cette manière. Et lorsqu’il insiste pour que l'ensemble de la hiérarchie catholique le suive dans cette voie, il sait très bien que la question de l’accès des divorcés remariés à la communion, qui ne concerne qu’un petit nombre de personnes, ouvre la voie à un changement bien plus radical et concernant beaucoup plus de gens, en faveur de la "possibilité d’un second mariage", ce qui implique la dissolution du premier. Cette possibilité est admise dans les Églises orthodoxes d'Orient et François avait déclaré, peu de temps après avoir été élu pape, "il faut l’étudier" aussi pour l’Église catholique, "dans le cadre de la pastorale du mariage".

     C’est au mois de juillet 2013 que le pape a rendu publique cette volonté. Mais, lors de cette même interview dans l’avion qui le ramenait du Brésil, il a également ouvert un chantier en ce qui concerne l'homosexualité, avec son mémorable "qui suis-je pour juger ?". Formule qui a été universellement interprétée comme absolvant des actes qui étaient depuis toujours condamnés par l’Église mais qui maintenant ne le sont plus, s’ils sont commis par quelqu’un qui "cherche le Seigneur avec bonne volonté".

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