Sur le site des évêques de France, cette réaction de Mgr Podvin, porte-parole de la CEF :
"Golgota Picnic est un spectacle programmé à Paris et Toulouse. Il blesse et blessera. Quel courage de s'en prendre à une religion dont le fondateur se tait tandis qu'on l'outrage! La liberté d'expression est à respecter comme sacrée? Qu'elle respecte donc aussi ce qui est sacré ! Aucun euro public ne doit subventionner le cultuel? Qu'aucun euro public ne finance davantage une production qui dénigre un culte! Ce n'est pas parce que le christianisme fut sociologiquement majoritaire qu'il doit être le fusible d'hystéries culturelles.
De nombreux citoyens non chrétiens partagent notre colère. Si vous êtes de cet avis, ne demeurez pas impassibles. Interpellez vos élus. Dites leur que l'inacceptable est indigne d'une démocratie. En novembre 2009, l'Union Européenne a rappelé son attachement résolu à la promotion et à la protection de la liberté de religion. Les chrétiens sont actifs dans la cité. Solidaires de nombreuses causes. Qu'on les respecte aussi !"
Mgr Bernard Podvin
Dans « Le Soir » de ce lundi 19 septembre, Ricardo Gutiérrez consacre une double page»
Un groupe d’une vingtaine de militants salafistes ont envahi jeudi la basilique romaine du Kef (nord-ouest) dans le but de transformer le lieu en mosquée, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Les salafistes entendaient récupérer le site, arguant que le monument a constitué un lieu de culte musulman avant de redevenir une basilique en 1966 sous le régime Bourguiba, selon le journal. «Des musulmans sont entrés dans la basilique pour préparer le lieu à accueillir la prière du vendredi», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Hichem Meddeb, précisant ne pas être en mesure de les identifier comme étant des salafistes. «Les forces de l’ordre les ont dispersés dans le calme, des pourparlers avec le gouverneur ont eu lieu, et ils ont été invités à présenter une demande officielle au ministère du Culte», a-t-il ajouté. «Jusqu’à preuve du contraire, le monument reste une basilique», a-t-il déclaré.
C’est clair comme le soleil : il y a des pays où « il fait Dieu » comme dirait comme dirait Didier Decoin parlant de sa propre conversion. En Afrique, pas de prêtres « en recherche » ni de crise des vocations. Les Africains ont la foi sans états d’âme, celle des communautés chrétiennes fondées par les missionnaires aujourd’hui si décriés par une Eglise occidentale qui ne sait plus transmettre son propre héritage.