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Actualité - Page 725

  • Les responsables de l’Arche déterminés à revisiter l’histoire de la communauté depuis son origine

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    Un douloureux retour sur la personnalité de Jean Vanier

    Nous avions consacré au fondateur de la communauté de l’Arche une « sélection du jour » (LSDJ n°645) à l’occasion de son décès, dans sa 91e année, le 7 mai 2019. Dans cet article, nous relevions le contraste entre la personnalité de ce laïc, ancien officier de marine, reconnu dans le monde entier (prix Templeton, commandeur de la Légion d’honneur) pour son œuvre au service des personnes handicapées, et son mentor, le père Thomas Philippe, un dominicain qui jouera un grand rôle dans sa vie et dans la fondation de l’Arche, association regroupant aujourd’hui 154 communautés réparties dans 38 pays. Nous écrivions notamment que « l’innocence » de Jean Vanier « aura été soumise à rude épreuve » par les révélations en 2015 d'abus sexuels dont des femmes accusaient le dominicain, un demi-siècle après qu’un procès canonique resté secret l’avait déjà privé du droit d'enseigner, d'exercer tout ministère et d'administrer les sacrements pour des motifs similaires, ce qui laisse ouverte la question de « l’oubli » de cette sanction des années plus tard.

    Or voici qu’un communiqué de l’Arche (22 février) sur les conclusions d’une enquête indépendante mandatée par les responsables de la communauté, met à mal cette « innocence » du fondateur de l’Arche. Résumée dans un article de La Vie (22 février), cette enquête révèle que Jean Vanier, « non seulement […] avait bien connaissance des abus perpétrés par son père spirituel, Thomas Philippe, dans les années 1950-1970, mais a lui-même agressé sexuellement des femmes en accompagnement spirituel à cette époque et jusqu'en 2005 ». Une première femme avait témoigné contre lui en 2016. « Jean a reconnu à l'époque ce qu'il voyait comme une relation réciproque », a déclaré Stephan Posner, responsable international du mouvement, en présentant les résultats de l’enquête. « Il a demandé pardon à cette femme, qui lui en a été reconnaissante. » Mais un nouveau témoignage d’une femme en mars 2019 a relancé l’enquête, alors confiée à un organisme britannique spécialisé dans le conseil pour la protection contre l'exploitation et l'abus sexuel, et soumise à l’évaluation d’un comité de surveillance composé de deux anciens haut-fonctionnaires français sans lien avec l’Arche. Ensuite, quatre autres femmes se sont manifestées. Au total, les enquêteurs ont recueilli les témoignages concordants de six femmes adultes et non handicapées, célibataires, mariées ou consacrées, n’ayant pas de liens entre elles et ne connaissant pas leurs histoires respectives, concernant des abus dont elles se disent victimes sur la période 1970-2005. Toutes indiquent que Jean Vanier aurait initié avec elles des relations sexuelles, généralement dans le cadre d’un accompagnement spirituel : « Toutes ont décrit comment ce comportement a eu, par la suite, un impact de longue durée et négatif sur leur vie personnelle et sur leurs relations interpersonnelles et conjugales » lit-on dans le communiqué de l'Arche. Les investigations se poursuivent avec l’apport des archives que les dominicains ont ouvertes aux enquêteurs, et de la correspondance entre Jean Vanier et son père spirituel Thomas Philippe. L’Arche a confié ces documents à l'historien Antoine Mourges pour qu’il approfondisse l’analyse sur la relation entre les deux hommes. Dans un communiqué du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France publié ce 22 février, les évêques dénoncent un  « comportement mêlant emprise spirituelle et abus sexuel dans la suite de la relation spirituelle que Jean Vanier a eue avec le père Thomas Philippe, dominicain, et sous l’influence des doctrines perverses de ce dernier ».

    Surmontant la sidération qui les a saisis, les actuels responsables de l’Arche à l’origine de cette vaste enquête sont résolus à la poursuivre jusqu’au bout : c’est toute l’histoire de la communauté qu’il faut revisiter depuis son origine. Aussi douloureuse soit-elle, cette investigation ne peut être que salutaire. Elle s’insère dans le mouvement de vérité sur soixante-dix ans de la vie de l’Eglise entrepris par le pape Benoît XVI (qui avait révélé en 2010 le scandale touchant les Légionnaires du Christ en condamnant son fondateur, Martial Maciel Degollado), et poursuivi aujourd’hui par le pape François. Le souverain pontife a d’ailleurs reçu au début de ce mois les responsables de l’Arche pour les encourager à « faire toute la vérité ». Dans un entretien à KTO (en lien ci-dessous, vidéo de 30’) Stephan Posner, responsable de l’Arche international, explique en détail les motifs, les circonstances et les premières conclusions de cette enquête qui a déjà conduit à entreprendre la réécriture de la charte de l'Arche.

    Philippe Oswald

    L'Arche révèle que Jean Vanier a commis des abus >>> Voir sur : KTO

  • Liège: ouverture du carême 2020 à l'église du Saint-Sacrement

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Bd d’Avroy, 132 à Liège

    MERCREDI 26 FÉVRIER 2020 À 18 HEURES

    MESSE ET IMPOSITION DES CENDRES

    Mercredi-des-cendres.jpg

    par l’abbé Claude Germeau

    Possibilité de se confesser

    Chants grégoriens et Motets traditionnels

    à l'orgue: Sr Marie-Elie o.carm.

    Repons « Emendemus » de la procession des cendres

    Kyriale XVIII

    Propre grégorien de la messe « Misereris »

    Hymne du carême « Attende Domine »

    Voir ici : Liège: ouverture du carême 2020 à l'église du Saint-Sacrement 

    JPSC

  • L'ouverture des archives du pontificat de Pie XII

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    De sur zenit.org :

    Archives du pontificat de Pie XII : journée d’étude à l’Augustinianum

    Interview du préfet des Archives apostoliques du Vatican

    À quelques jours de l’ouverture des archives du pontificat du pape Pie XII (le 2 mars 2020), les Archives apostoliques du Vatican organisent, ce 21 février, une journée d’étude à l’Institut patristique Augustinianum.

    Dans une interview à Vatican News, Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives, explique le but de l’événement : « servir les chercheurs en leur offrant un aperçu des nouveaux fonds et des nouvelles possibilités de recherche, des outils préparés, pour que chacun se mette en route, fasse ses recherches, tire ses conclusions, bien sûr, dans une liberté de recherche maximale. »

    Mgr Pagano explique aussi le déroulement de l’événement : « À cette occasion, les archivistes des Archives du Vatican, mais aussi les archivistes d’autres archives du Saint-Siège, présenteront leur travail de préparation de documents et la possibilité que ces documents offrent concernant de nouvelles recherches ». Plus de 200 personnes, dont les historiens et les chercheurs ainsi qu’un « grand groupe d’universitaires juifs », se sont inscrits pour cette journée.

    La décision d’ouvrir la documentation relative au pontificat de Pie XII à la consultation des chercheurs a été prise par le pape François en mars dernier. En recevant le personnel des Archives secrètes du Vatican – aujourd’hui les Archives apostoliques – le pape a expliqué qu’il avait fait ce choix avec « l’âme sereine et confiante», dans la certitude que la recherche historique pourra évaluer les « moments d’exaltation de ce pape » ainsi que des « moments de graves difficultés, de décisions tourmentées, de prudence humaine et chrétienne ».

    « La question dramatique de la Shoah »

    Nombreux sont les chercheurs qui attendent l’ouverture des archives de Pie XII: « L’attente est compréhensible, affirme Mgr Pagano, car le pontificat du pape Pacelli est très important et crucial. Il se situe à un moment de l’histoire humaine malheureusement dévasté et ensanglanté par le dernier conflit mondial, mais aussi par tout ce qui s’est passé dans ce conflit et immédiatement après sa conclusion. Évidemment, la question dramatique de la Shoah vient immédiatement à l’esprit et les Juifs attendent donc de nombreuses révélations de cette ouverture. »

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  • La face cachée de Jean Vanier : des révélations attristantes

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    De Sophie Lebrun sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Révélations sur la face cachée de Jean Vanier

    Lire la suite sur le site de La Vie

  • La première interview d'Asia Bibi depuis sa libération

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    © DR

    Asia Bibi: sa première interview depuis sa libération

    Source de l'article: http://www.evangeliques.info.

    C’est la première fois qu’Asia Bibi donne une interview depuis sa libération. Accusée de blasphème le 14 juin 2009, condamnée à mort, puis finalement acquittée le 19 janvier 2019 après 10 ans de détention, Asia Bibi vit dans un lieu gardé secret au Canada. Elle a écrit un livre «Enfin Libre» paru en début d’année, et se confie pour la première fois à La Vie dans une interview où elle revient sur sa vie et le contexte de sa condamnation.

    «J’avais une vie simple mais bien remplie. Je travaillais comme ouvrière agricole et je récoltais notamment les fruits et les légumes dans les champs alentour. Le soir, je rentrais m’occuper de ma famille. Tout n’était pas facile, mais j’étais heureuse», évoque-t-elle. Le village, majoritairement musulman, n’aime pas les chrétiens. Asia Bibi raconte les tracas quotidiens qui égrainaient son existence jusqu’au jour où, sans raison, elle est accusée de blasphème par des voisines. «Je ne sais pas exactement pourquoi cette voisine, Mafia, et sa sœur m’ont accusée de blasphème, mais ce que je sais, c’est qu’elles ne m’aimaient pas, et qu’il était facile pour elles de m’accuser parce que j’étais chrétienne. Et ensuite, personne dans le village ne m’a défendue…»

    Au moment du verdict, c’est l’incompréhension qui prédomine et un sentiment terrible d’injustice, puis dans la solitude de sa cellule, une grande tristesse et l’inquiétude pour sa famille qu’elle sait menacée.

    «Le troisième jour après ma condamnation, alors que je priais, un oiseau est venu se poser sur le rebord de la fenêtre et m’a regardée, raconte-t-elle. Je lui ai demandé : "Viens-tu de la part de Dieu ?" Et il est parti. Mais ensuite, il est revenu chaque jour pendant trois ans. J’avais l’impression qu’il me parlait. C’était pour moi le symbole de l’espoir. J’ai beaucoup prié pendant toute ma détention. Seule dans ma cellule, j’imaginais Jésus et je lui parlais. Je lui demandais de me libérer. Ce lien m’a donné de la force et de l’espérance. J’ai toujours cru que la justice allait triompher et que j’allais être libérée.»

    Une femme musulmane et une gardienne chrétienne l’aident à surmonter cette longue épreuve. Elle apprend avec un peu de retard, que des chrétiens intercèdent en sa faveur et que Benoît XVI demande sa libération. Touchée par ses marques de soutien, Asia Bibi n’en oublie pas pour autant les nombreux chrétiens condamnés pour leur foi.

    «Je suis consciente que mon histoire a fait de moi un symbole dans le monde entier. Malheureusement, il y a beaucoup d’autres personnes qui ont été accusées de blasphème et qui sont encore en prison aujourd’hui. Je veux porter leur voix et les défendre, comme d’autres m’ont défendue, afin qu’elles soient libérées. J’incite les personnes qui m’ont soutenue dans le monde entier à ne pas les abandonner.»

    A l’heure qu’il est, Asia Bibi a pardonné à ceux qui lui ont fait du mal et tente de recouvrer la santé avant d’envisager une nouvelle étape de sa vie.

    La rédaction d'Evangeliques.info/ La Vie (communiqué de presse) - 19 février 2020

  • "Querida Amazonia" suscite critiques, interrogations et commentaires (mise à jour 22/2)

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    Comme ces divers commentateurs traduits sur le site "Benoît et moi" le laissent entendre :

    Roberto de Mattei commente « à chaud » l’exhortation apostolique Querida Amazonia, à la lumière non pas de ce qu’elle contient (qui finalement n’intéresse personne et sera vite oubliée, selon moi) mais de ce qu’elle ne contient pas. Et cette absence aura sans doute des conséquences pour le Pontificat car, on le sait, un processus révolutionnaire est […]

    Reçu d’un lecteur vigilant: « Le Père Raymond J. de Souza, un prêtre canadien (*) semble avoir un œil bien perçant concernant cette nouvelle Exhortation Apostolique. Il y voit une manœuvre papale déjà utilisée avec Amoris Laetitia« , et à relier avec la Constitution Apostolique Episcopalis Communio promulguée par François le 15/9/2018 (**). Résumé. (*) Mes lecteurs […]

    Elle non plus ne pense pas que l’exhortation classe définitivement le problème du célibat sacerdotal, et elle souligne le fait, très significatif, que dès l’exorde, le Pape enjoint de lire le Document Final du Synode en entier (1), investissant ainsi ce texte confus et ennuyeux d’une autorité qui ne lui appartient pas… … Mais le […]

    Avec l’exhortation, l’élan réformateur du pontificat a été stoppé net, les progressistes ont cessé d’avoir le vent en poupe, et le Pape est plus isolé que jamais. Mais surtout, il se retrouve en contradiction flagrante avec lui-même, car c’est lui qui a voulu ce débat sur le célibat des prêtres, et qui l’a orienté dans […]

    Pour Aldo Maria Valli (qui vient de publier un livre sur le synode et que je rejoins complètement ici), les catholiques « conservateurs » n’ont pas vraiment de quoi se réjouir du contenu de Querida Amazonia. Le Pape y élève l’incertitude (sous couvert de synodalité) au rang de magistère, mettant ainsi l’Eglise en une sorte d’état de […]

    Ce serait presque drôle si ce n’était si grave. Stefano Fontana s’est « amusé » (pardon si le mot ne convient peut-être pas totalement à la matière!) à relever toutes les contradictions incluses dans la réception de l’Exhortation apostolique. Au final, on ne sait pas vraiment si le Document final « ouvrant » à l’ordination d’hommes mariés est – […]

    Voici celle (plus autorisée que d’autres!) de don Nicola Bux, cité par Marco Tosatti. Loin de mettre un point final au débat, l’Exhortation, de l’aveu même de conseillers proches de François, a entr’ouvert une porte. Un document qui aurait dû réunir le peuple de Dieu (et qui finalement aurait rempli sa mission si personne n’en […]

    La majorité des observateurs s’accordent à dire que la publication de l’Exhortation apostolique Querida Amazonía a provoqué un tremblement de terre spirituel. Dans son Exhortation apostolique, le Pape François n’a pas ouvert la porte à l’ordination des hommes mariés qualifiés de viri probati. Le pape a également rejeté la proposition d’ordonner sacramentellement les femmes au diaconat permanent...

  • Le secret pontifical existe-t-il encore ?

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    De sur Smart Reading Press :

    LE SECRET PONTIFICAL EXISTE-T-IL ENCORE ?

    Porte du secret pontifical

    La décision a été qualifiée d’«historique» par certains médias annonçant que, par le biais de deux rescrits publiés 17 décembre 2019 et s’appliquant depuis le 1er janvier 2020, le Souverain Pontife avait «aboli» le secret pontifical. À lire cette presse, le secret pontifical n’existerait plus dans aucun domaine ni pour aucune compétence de l’Église. En est-on si sûr ?

    Regardons de plus près les deux rescrits que le pape François a fait publier le 17 décembre 2019 dans le journal L’Osservatore Romano et dans le journal officiel du Saint-Siège, les Acta Apostolicæ Sedis. Ils sont d’une grande importance1 : l’un signé en date du 6 décembre 2019 sur la «confidentialité des causes» pénales canoniques, l’autre signé en date du 3 décembre de la même année sur «la détention d’images pédopornographiques2». Tous deux visent l’abolition du secret pontifical (dans certaines conditions) et s’appliquent depuis le 1er janvier 2020. Ils répondent à des inquiétudes adressées à la Curie romaine sur les problèmes dits de «pédophilie» qui font scandale dans l’Église et dans la société.

    En d’autres termes, pour les affaires d’agressions sexuelles sur des mineurs ou sur des majeurs «vulnérables» commises par un membre du clergé, tout doit semble-t-il être dévoilé, toujours selon la presse, de ce qui relève d’un procès canonique à ce sujet, avec les décisions qui peuvent en découler. C’est ainsi que l’on voudrait interpréter la pensée pontificale pour ces tristes cas, qui ne sont tout de même pas légion chez les ecclésiastiques, même si ce sont à chaque fois des actes odieux et regrettables, souvent mal gérés par les pasteurs, et qui choquent3. Actes qu’il faut, certes, corriger sans anti-juridisme, mais selon la loi canonique et dans le respect des lois civiles propres à chaque pays.

    Que faut-il en penser, et pouvons-nous suggérer quelques observations sur ce sujet hautement sensible ? Après avoir situé la portée exacte du secret pontifical, qui n’a rien d’une dissimulation dommageable en soi (I), notons les délits exclus du secret pontifical (II) et mesurons ce qui ne devrait pas être source d’iniquité en l’espèce, dans le sens où tout ne peut pas être révélé (III).

    Lire la suite sur Smart Reading Press

  • Euthanasie : une offensive généralisée en Europe

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    De Pauline Quillon sur le site de Famille Chrétienne :

    Offensive du lobby pro-euthanasie en Europe

    20/02/2020

    MAGAZINE – Jusqu’à quand ? Les digues qui protègent l’interdit de tuer céderont-elles dans les pays latins où les militants pro-euthanasie insistent et réinsistent ? En Espagne, le 11 février, date de la Journée mondiale des malades, la Chambre des députés a donné son accord pour porter au calendrier législatif un projet de loi sur le droit à l’aide à mourir – euthanasie et suicide assisté. Les socialistes, porteurs du projet, avaient déjà fait deux tentatives infructueuses. Une première barrière a donc été franchie au-delà des Pyrénées. En Italie, l’idée fait aussi son macabre chemin. Le 12 février, le Conseil de l’ordre des médecins a décidé de supprimer les sanctions disciplinaires à l’encontre des médecins qui pratiquent « l’aide médicale à mourir ». Il affirme s’aligner sur le code pénal, la Cour constitutionnelle ayant posé en septembre que « le suicide assisté pouvait être licite ». 

    Au Portugal, également, un projet de loi en faveur de la dépénalisation de l’euthanasie, bloqué en 2018, revient au parlement de Lisbonne le 20 février. En France, enfin, le lobby pro-euthanasie est actif et influent. Le groupe d’étude sur la fin de vie de l’Assemblée nationale, présidé par Jean-Louis Touraine, ouvertement pro-euthanasie, a auditionné le 12 février Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité. Ce dernier a avancé lors d’une réunion publique à Périgueux que Jean-Louis Touraine déposerait une proposition en ce sens dans les prochaines semaines.

    ▶︎ À LIRE AUSSI Euthanasie : les Pays-Bas introduiront-ils la notion de « vie accomplie » ?

  • Proposition de loi sur l'avortement : focus sur le "délit d'entrave"

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    De Constance du Bus sur le Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Proposition de loi avortement : focus sur le nouveau délit d’entrave

    19/02/2020

    L'extension du “délit d'entrave à l'IVG” est un versant trop peu connu de la proposition de loi actuellement débattue au Parlement belge en matière d'avortement. La nouvelle disposition condamnerait à une peine d'emprisonnement de trois mois à un an et à une amende de cent euros à cinq cents euros ‘'celui qui tente d'empêcher, physiquement ou de quelque manière que ce soit, une femme d'accéder librement à un établissement de soins pratiquant des interruptions volontaires de grossesse''.

    Cette disposition a soulevé de vives discussions en Commission de la Justice le 20 décembre 2019. Les députés opposés à la proposition de loi ont tout d'abord pointé le flou qui caractérise les termes “de quelque manière que ce soit”. En effet, rien dans le texte ne permet de savoir de façon claire et précise ce qui constituerait une entrave à l'avortement. Les députés Dries Van Langenhove (VB) et Servais Verherstraeten (CD&V), ont soulevé que cette insécurité juridique allait à l'encontre du principe ‘'pas de crime sans loi'' pourtant essentiel en droit pénal.

    Une liste d'exemple est toutefois intégrée dans la justification de l'amendement. Citons notamment :

    la distribution, à l'entrée des centres d'avortement, de dépliants contenant des représentations exagérées, grotesques ou non conformes à la réalité en rapport avec l'avortement; la diffusion d'avis fictifs discréditant les médecins ou établissements pratiquant l'avortement; le fait de mettre une femme qui souhaite procéder à un avortement sous pression ou de la menacer; la rétention des adresses d'établissements de soins pratiquant l'avortement; ou encore pour les médecins, le refus de renvoyer la femme vers un autre médecin ou établissement.

    Il va sans dire que les exemples listés sont à nouveau peu précis et paraissent difficilement conciliables avec la liberté d'expression ou de conscience. Ainsi donc, la volonté du partenaire de garder l'enfant pourrait-elle être considérée comme une pression sur la femme enceinte, et donc une entrave punissable à l'avortement ? À nouveau, les auteurs du texte n'ont pas pu donner de réponse claire et préfèrent laisser celle-ci à l'appréciation du juge qui serait éventuellement saisi d'un tel cas.

    Le député Servais Verherstraeten (CD&V) a ensuite pointé le déséquilibre fondamental dans ce qui est attendu des médecins : d'un côté, les médecins qui refusent de pratiquer un avortement doivent, sous peine de sanctions, renvoyer la femme vers un autre médecin. De l'autre, ils ne sont plus tenus d'informer la femme de l'existence d'alternatives à l'avortement.

    Plus généralement, relevons dans cette proposition de loi le déséquilibre entre d'un côté la dépénalisation des avortements pratiqués illégalement, et de l'autre l'incrimination de ceux qui s'opposent, d'une manière ou d'une autre, à l'avortement.

    Rappelons toutefois que l'avis du Conseil d'Etat sur cette proposition de loi est attendu dans les prochains jours. Il est fort probable qu'il soulève l'insécurité juridique voire l'atteinte à la liberté d'expression dans cette disposition.

  • Les maisons de repos et hôpitaux belges seront-ils bientôt tous contraints de pratiquer l’euthanasie ?

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    De L. Vanbellingen sur le Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Maisons de repos et hôpitaux belges bientôt tous contraints de pratiquer l’euthanasie ?

    20/02/2020

    « Aucune clause écrite ou non écrite ne peut empêcher un médecin de pratiquer une euthanasie dans les conditions légales » : par cette courte disposition, la proposition de loi actuellement en discussion au Parlement fédéral pourrait bouleverser le quotidien de nombreuses institutions de soins aux quatre coins du royaume.

    Pour rappel, la proposition de loi introduite en octobre dernier prévoit un élargissement des conditions d'accès à l'euthanasie. Y figurent notamment la durée de validité illimitée de la déclaration anticipée d'euthanasie (auparavant limitée à cinq ans) ainsi que le renforcement de l'obligation de renvoi du patient vers un autre médecin, pour le médecin qui refuserait de pratiquer une euthanasie sur base de sa liberté de conscience.

    La troisième mesure porte donc sur l'interdiction des clauses visant à exclure l'euthanasie. Un grand flou règne sur le fait de savoir quelles personnes et institutions sont visées par une telle interdiction, la proposition ne mentionnant en effet aucun acteur explicitement. A lire l'exposé des motifs de la loi, l'on comprend toutefois que la mesure vise en pratique à interdire les maisons de repos et hôpitaux « sans euthanasie ».

    Sur base de leur liberté institutionnelle, de nombreuses institutions de soins proposent en effet une prise en charge des patients qui privilégie d'autres approches que la mort par euthanasie, par exemple à travers un accompagnement continu des personnes jusqu'à leur décès, par le biais des soins palliatifs.

    Une telle mesure vise donc à contraindre les institutions à accepter la pratique de l'euthanasie en leurs murs, en se fondant sur l'autonomie du patient et sur la liberté thérapeutique du médecin. En pratique, ceci signifierait que le médecin pourrait pratiquer l'euthanasie sur un patient qui le souhaite, même si un tel geste va à l'encontre de l'approche thérapeutique privilégiée par l'institution de soins et la communauté de soignants qui la compose.

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  • Roumanie: apporter son soutien à 54 séminaristes à Oradea

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique-Luxembourg) :

    Roumanie: Soutien à 54 séminaristes à Oradea

    17/02/2020 Leuven – Le diocèse gréco-catholique d’Oradea continue d’accueillir un nombre élevé de vocations sacerdotales. Un facteur important y contribue: l’intense pastorale des familles. Les familles qui participent activement à la vie ecclésiale et vivent leur foi sont un terreau très fertile pour les vocations sacerdotales.

    En 2017, le séminaire d’Oradea célébrait son 225ème anniversaire. Pourtant, au 20ème siècle, cette histoire avait été brutalement interrompue par la persécution de l’Église par les communistes. Ce n’est qu’après le changement de régime politique que des jeunes ont pu à nouveau entrer au séminaire. Ce nouveau départ a été difficile – surtout économiquement. L’AED aide déjà le séminaire d’Oradea depuis 1993. Encore aujourd’hui, il y a un besoin urgent d’aide, car le diocèse est pauvre.

    Le père Anton Cioba, recteur du séminaire, nous écrit : « Sans l’aide de l’étranger, nous ne serions pas capables de faire notre travail. Nous continuons à compter sur votre soutien et nous vous remercions du fond du cœur pour le soutien que vous nous avez déjà accordé. C’est cela qui aide à ressentir l’universalité de l’Église catholique. Que Dieu vous bénisse, vous et tous nos bienfaiteurs ».

    Cette année encore, nous aimerions soutenir la formation des 54 séminaristes à hauteur de 32.400 euros.

    Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire, et permettra le travail pastoral de l’Aide à l’Église en Détresse.
    Communication sur votre virement: 423-02-79 Roumanie

    Ensemble, avec vous, nous aidons ceux qui sont dans le besoin. Grâce à vous, l’Aide à l’Église en Détresse apporte un soutien aux fidèles partout où ils sont persécutés, opprimés ou en détresse, à travers des informations, des prières et des actions.

    Vous pouvez nous aider par :

    • un don pour un projet pastoral au numéro de compte d’Aide à l’Église en Détresse a.s.b.l. Belgique IBAN : BE25 1960 0933 4182 et BIC : CREGBEBB ou Aide à l’Église en Détresse a.s.b.l. Luxembourg IBAN: LU66 1111 0261 9404 0000 et BIC: CCPLLULL. En vertu de la loi Belge, les projets pastoraux ne sont pas admissibles à l’octroi d’une attestation fiscale.

    • un don pour un projet social de développement au numéro de compte d’Aide et Espoir a.s.b.l. avec IBAN: BE72 1960 1357 6116 et BIC: CREGBEBB. Ceux qui, au cours de l’année, ont fait un don de € 40,00 ou plus pour un projet social de développement, reçoivent automatiquement une attestation fiscale l’année qui suit.

    Merci pour votre soutien !

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  • En Europe, une ordination sur quatre a lieu en Pologne

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    De Philippine Kauffmann sur le site du journal La Croix :

    Un quart des nouveaux prêtres d’Europe sont polonais

    Les faits 

    Selon une étude de l’institut polonais de statistiques sur l’Église catholique, un peu plus d’un nouveau prêtre européen sur quatre est polonais. Mais en Pologne, comme dans le reste de l’Europe, le nombre de prêtres catholiques est en constante baisse depuis 2000.

    le 20/02/2020 à 15:59

    En Europe, une ordination sur quatre a lieu en Pologne. Environ 350 nouveaux prêtres diocésains sont ordonnés chaque année dans ce pays, d’après l’institut polonais de statistiques sur l’Église catholique. Ce chiffre représente 26 % du nombre d’ordinations de prêtres diocésains sur le continent, qui étaient de 1 272 - dont 79 en France - en 2017, la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles.

    Il y a eu 5 800 ordinations dans le monde cette année-là. La part de Polonais a cependant subi une légère baisse : en 2013, ils représentaient 30 % des Européens ordonnés.

    Le nombre de prêtres en baisse constante en Europe

    Malgré cette forte proportion, le nombre de prêtres baisse en Pologne comme chez ses voisins européens, tandis que ceux qui quittent leur sacerdoce sont de plus en plus nombreux. Le site catholique polonais Deon.pl parle d’une « vraie crise des vocations ».

    Depuis l’an 2000, le nombre de prêtres dans le monde ne cesse d’augmenter et a atteint 281 000 en 2017. En Europe, seul continent où l’effectif est en baisse, ils étaient 141 000 en 2003, 132 000 en 2011 et plus que 125 000 en 2017. Les statistiques indiquent également une recrudescence des prêtres quittant leur ministère depuis 2009. En 2017, 739 prêtres européens ont quitté leur paroisse, dont la moitié en Pologne.

    Une Église toujours influente

    Malgré cette baisse des vocations, 90 % des Polonais se déclarent catholiques et l’Église est toujours très influente dans le pays. Cependant, d’après une étude (Pew Research) de 2018, comparés à leurs aînés, les jeunes Polonais se rendent de moins en moins à la messe. Seuls 26 % des moins de 40 ans vont à la messe tous les dimanches alors que les plus de 40 ans sont 55 % à le faire. (...)