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La basilique Saint-Martin, berceau de la Fête-Dieu, était comble en ce beau jeudi ensoleillé. Le bon peuple liégeois semble heureux de renouer avec cette célébration qui était jadis un des grands temps forts de la dévotion populaire dans la Cité Ardente. Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Harpigny, évêque de Tournai et Mgr Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles, avaient rejoint leur confrère de Liège, Mgr Delville, pour célébrer cette solennité. Dans son homélie, l'évêque de Liège a retracé les circonstances qui ont amené à l'institution de cette fête en l'honneur de l'Eucharistie, en insistant sur le rôle de la bienheureuse Eve de Saint-Martin, recluse en cette église, amie et confidente de sainte Julienne de Cornillon. Au terme de cette messe fervente, l'assemblée est descendue à travers les rues de la cité jusqu'à la cathédrale en faisant escorte au Saint-Sacrement porté à tour de rôle par les évêques présents. Une délégation venue de Maestricht portait fièrement le buste reliquaire de saint Lambert, évêque de cette cité mosane dont le martyre est à l'origine de la ville de Liège.
La procession quitte la basilique Saint-Martin
Le buste de Saint-Lambert porté par la délégation venue de Maastricht
La foule descend le Mont Saint-Martin
Mgr Léonard reçoit le Saint-Sacrement
Arrêt devant l'Opéra; Mgr Harpigny va donner la bénédiction.
Station en Vinâve d'Ile
Dernière bénédiction donnée à la cathédrale Saint-Paul par Mgr Delville, évêque de Liège
Alors que cette grande figure du clergé belge est si peu évoquée à l'occasion des commémorations du centième anniversaire de la Grande Guerre, on s'en souvient fort heureusement Outre-Atlantique; traduit sur France Catholique :
Traduit par Bernadette Cosyn
Par Anthony Esolen
Alors que j’écris ces mots, les chrétiens sont massacrés par milliers au Moyen-Orient. Une image est restée gravée dans ma mémoire . Un groupe de garçons d’environ 10 ans attend l’horreur aux mains de leurs ravisseurs pour avoir refusé de renoncer à leur foi chrétienne. L’un des garçon assis au premier plan, beau et sombre, regarde droit dans la caméra, sa mâchoire crispée révèle sa défiance.
Il a un corps d’enfant mais une âme d’adulte. Je doute qu’il soit encore vivant. Si je connaissais son nom, je le prierais d’intercéder pour moi. Mais je peux peut-être le faire quand même. Je pourrais l’appeler Sanctus Ignotus : Saint Anonyme, le saint que personne ne connaît, dont personne ne se soucie. Si je devais lui attribuer un nom, ce serait Léoninus, Jeune Lion.
J’ouvre l’un de mes albums reliés de The Century [1], celui sur la terrible année de guerre 1918. Il est difficile de décrire The Century aux gens habitués au Cosmopolitan, à Newsweek ou à TV Guide. On peut avoir un aperçu de sa teneur en considérant ces mots, tirés du texte « Le bon pasteur de Malines » :
« Si Albert de Belgique, le prince chevaleresque dont le royaume consiste maintenant en quelques arpents de dunes de sable et quelques tranchées sanguinolentes, a été le Léonidas de son pays martyr, le cardinal Mercier a été son Hildebrand [2]. Albert a doté l’histoire et le charme romantique de son pays du glamour d’un autre Thermopyles ; le cardinal belge a remémoré au monde ces jours où un simple moine, élevé au trône des pécheurs, a affronté un autre empereur d’Allemagne et fait retentir à ses oreilles les mots qui font trembler jusqu’aux tyrans. »
Cela pour décrire Désiré Félicien François Joseph Mercier, le grand philosophe, archevêque de Malines et primat de Belgique.

Cela n’a pas traîné, il fallait s’y attendre : moins d’un mois après l’offre de démission envoyée au pape François par Monseigneur Léonard, celle-ci est acceptée.
Le Service de Presse et d'Information de la Conférence épiscopale (SIPI) communique :
« Le mercredi 6 mai 2015, Mgr André-Joseph Léonard a atteint 75 ans. Comme le prescrit le Droit Canon, il a présenté au Pape François, sa démission comme Archevêque de Malines-Bruxelles et comme Président de la Conférence épiscopale.
Le Pape a accepté la démission et a demandé à Mgr Léonard de rester en fonction jusqu'à la nomination de son successeur.
La procédure en vue de la nomination de ce dernier peut donc débuter. »
L’agence Belga, qui va aussi vite en besogne, annonce déjà son pronostic que « La Libre publie sous ce titre : « Les évêques d'Anvers et de Bruges pressentis pour succéder à Mgr Léonard
« La procédure de nomination du nouvel archevêque de Malines-Bruxelles peut désormais être enclenchée. Le nonce apostolique de Belgique va dresser une liste de trois noms de prêtres les plus aptes à l'épiscopat, "la terna", qui sera envoyée au pape François, à qui appartient la décision. Aucune date limite n'est prévue pour cette nomination. Selon les observateurs, deux personnalités font figure de favoris, Mgr Johan Bonny, évêque d'Anvers et Mgr Jozef De Kesel (photo ci-dessus), évêque de Bruges. Le nom de Mgr Johan Bonny, évêque d'Anvers est régulièrement cité dans les médias. Né le 10 juillet 1955, à Gistel, il a été nommé évêque de la Métropole en 2008 par le pape Benoît XVI, après une longue expérience à la curie romaine. Johan Bonny y était notamment recteur du collège papal belge de Rome et était membre, de 1997 à 2008, du conseil papal pour l'unité des chrétiens.
En septembre 2014, Mgr Bonny s'était notamment fait remarquer en estimant, dans une lettre adressée au Vatican, peu avant le synode sur la famille, que l'Eglise catholique devait quitter son attitude "défensive" envers l'accueil des homosexuels. Il avait ensuite plaidé, dans le quotidien flamand De Morgen, pour une reconnaissance ecclésiastique des relations bi- et homosexuelles. Favori dans les médias, certains observateurs soupçonnent toutefois le pape de vouloir le rappeler à Rome.
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De Joseph Junker sur Speculooz.com :
Mahinur Ozdemir, Emir Kir et les Frankenstein du communautarisme
Enfin, dirons-nous, enfin le CDH se décide à tirer le rideau sur une hypocrisie sans fond. Rendons-lui justice, ce parti aura été le premier à clarifier une situation ambigüe et le fait pour une fois sans transiger, ce qui est suffisamment rare en politique belge que pour être souligné. La vérité à ses droits, et on ne peut continuer à la violenter impunément sur des sujets aussi graves que ceux-là. Il est de plus absolument intolérable qu’un élu de la nation en arrive à devoir rendre des comptes à 2 loyautés différentes, et encore plus qu’il en vienne à préférer non pas celle de la Belgique, le pays qui est le nôtre et le sien et qu’il représente, mais celle d’un pays tiers mal à l’aise avec son histoire.
Bien-sûr, on aurait presque de la compassion pour ces élus belges d’origine turque tiraillés dans leur identité : Celle de la Belgique, leur nation dont ils sont une des personnifications comme député, et d’autre part l’obstination de la Turquie à ne pas reconnaître ce génocide et la culture du mensonge qu’elle a soigneusement entretenue parmi l’identité turque ; identité qui continue à vivre et même à prédominer parmi nombre de nos concitoyens. On peut d’ailleurs se demander dans quelle mesure les vrais coupables ne sont pas à chercher ailleurs.
Au-delà de l’attitude de la Turquie, comment s’empêcher de souligner amèrement combien ce minable épisode nous renvoie une nouvelle fois à quel point nous avons été incapables d’assimiler à nos valeurs et d’offrir notre culture à tant de turco-belges ? Jusque dans les messages électoraux qu’on leur a adressés via les pions qui aujourd’hui sautent, on a permis et même encouragé que nombre d’entre eux restent des turcs résidant en Belgique bien plus que des belges d’origine turque (origine je le précise on ne peut plus respectable et dont on peut être fier – encore plus le jour où la Turquie saura reconnaître la face d’ombre de son histoire). Mais comment surtout ne pas également amèrement souligner l’opportunisme avéré de partis n’hésitant pas à racoler des voix par tous les moyens (y compris ceux qui font honte à notre démocratie) et profitant de cet état de fait plutôt que d’avoir l’ambition de le résoudre ? Au-delà de la position de la Turquie, qui a elle du moins l’avantage de la cohérence dans son mensonge, que dire du double visage qu’ont présenté nos élites et nos partis sur ce dossier ?
Bien plus que ces quelques pions, les coupables de cette pitoyable farce sont à chercher dans les états-majors des partis qui les ont mis au pouvoir. Le CDH se réveille aujourd’hui méritoirement, mais pourquoi si tardivement en ayant entouré du manteau de la bienveillance durant si longtemps d’autres propos limites d’Ozdemir ? Pourquoi la virer après avoir joué la carte du vote communautaire si longtemps ? Pourquoi le PS joue-t’il de son côté l’hypocrisie complète sur Emir Kir depuis des mois ? Pourquoi le CD&V n’a-t’il toujours pas eu le cran d’exiger de son poids lourd flamand oriental Veli Yüksel une clarification plus que bienvenue suite à l’absence de ce dernier à la minute de silence commémorant le génocide arménien à la chambre ?
Décider d’arrêter les frais à un moment donné, c’est bien mais trop peu (et même ça, seul le CDH l’a fait jusqu’à présent). Balancer ainsi les gens comme Frankenstein cherchant à se débarrasser du monstre qu’il a lui-même créé, ce n’est pas très brillant. Faire son examen de conscience et s’interroger sur comment on en est arrivé là, et surtout sur comment on compte bien ne plus jamais y arriver, c’est aujourd’hui une question que doivent se poser tous les partis que compte ce pays qui ont joué sans vergogne la carte communautaire et ethnique plutôt que celle du bien commun. C’est-à-dire la plupart, voire tous.
Alors que le cdH - honneur à lui - vient d'exclure de ses rangs une députée d'origine turque qui refuse de reconnaître le génocide arménien, nous apprenons que la Belgique va mettre la Turquie en vedette durant quatre mois dans le cadre prestigieux d'Europalia. Ainsi, non seulement notre ministre des Affaires étrangères refuse de prononcer le mot "génocide" à propos des Arméniens, mais en cette année du centenaire, on ne trouve rien de mieux à faire que d'organiser un Europalia Turquie. Tout un automne à la gloire d'un Etat négationniste, où Talaat Pacha, le ministre de l'Intérieur qui organisa le génocide, a son mausolée en plein centre d'Istanbul et une rue qui porte son nom à Ankara. Que dirait-on si Eichmann avait sa statue à Berlin ?
Mais il n'y a pas d'illusion à se faire. Aucun organe de notre petite presse d'héroïsme ne fera campagne contre Europalia Turquie…



la Schola Resupina de Vienne

L'académie de chant grégorien à Liège
LE PROGRAMME
Sur KTO, cette video (de juin 2014 mais toujours actuelle) présentant Mgr Lemmens, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles :
Dans le diocèse de Malines-Bruxelles, la partie néerlandophone recouvre les territoires les plus favorisés d'un point de vue économique. Mais elle n'est pas épargnée par la précarité. A Malines, le centre catholique Koraalhuis accueille des hommes et des femmes de la rue, et des familles en difficulté. C'est une manière concrète pour l'Eglise de manifester son attention aux plus pauvres. Autre coup de projecteur : le sanctuaire Notre-Dame de Montaigu reçoit chaque année entre 800.000 et 1 million de pèlerins, catholiques mais aussi non-croyants en recherche. Trop vite enterrée, la piété populaire semble revivre mais doit être ré-évangélisée, indique le recteur du sanctuaire. Sur le plateau de KTO, Mgr Léon Lemmens, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, évoque les défis missionnaires dans le Brabant flamand, en Belgique.
La Vie des Diocèses du 27/06/2014.
Conférence/débat le 2 juin
Ferons nous encore des enfants?
La bioéthique dans tous ses états...
20h à 22h, Avenue Slegers 96,
1200 Woluwe Saint Lambert

Judaïsme, Christianisme et Islam : quel regard les trois grandes religions monothéistes portent-elles sur la famille ? ce mardi 26 mai, une centaine d’invités ont pris part au lunch-débat organisé sur ce thème à l’université de Liège par le groupe Ethique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques.
Trois orateurs ont successivement pris la parole : Albert Guigui, grand rabbin de la communauté israélite de Bruxelles, Renée Toussaint, professeur de philosophie au séminaire de Namur et Radouanne Attiya, assistant à l’université de Liège (service de langue arabe, des études islamiques et de l’histoire de l’art musulman). Les échanges étaient modérés, avec intelligence et diplomatie, par le chanoine Armand Beauduin, ancien secrétaire général de l’enseignement catholique.
Premier orateur, le grand rabbin de Bruxelles Albert Guigui a fait observer que
l’étymologie du texte hébraïque de la Genèse présente la femme à la fois comme aide et opposée à l’homme.
Pluralité et unité sont donc présentes à la racine du couple : elles postulent une connaissance mutuelle non pas du même mais de l’autre. Cette harmonie recherchée des contraires doit s’inscrire dans la logique du don et de la gratuité, seule capable de fonder un lien matrimonial durable.
Ce qui caractérise la crise actuelle du couple, c’est l’absence d’une réelle connaissance de l’autre, qui débouche sur l’incompréhension, le conflit, l’échec, le divorce. Le mariage ne peut se réduire à un contrat, un donnant-donnant qui induit d’incessantes revendications. Il puise sa force dans la capacité de donner sans attendre de retour, pour permettre une adaptation à l’autre, comme le symbolise l’eau qui épouse les formes du puits auprès duquel nombre d’unions bibliques se sont nouées.
Le rôle de la femme est déterminant dans la tradition familiale juive puisque la transmission de la judaïté se fait par elle : son avenir dépendant donc des femmes. Et ce sont elles qui allument les lumières du Shabbat autant que la morale et les valeurs du judaïsme.