De Caroline Hayek sur le site de "L'Orient Le jour" :
Pourquoi l’exfiltration secrète de 244 chrétiens d’Alep par Bruxelles via Beyrouth sème-t-elle le doute ?
L'ambassadeur de Belgique au Liban lève le voile sur l'opération de « sauvetage » d'Aleppins ; un habitant s'interroge sur ces « mystérieux départs ».
Le gouvernement belge a annoncé avoir secrètement exfiltré 244 chrétiens d'Alep ces deux derniers mois, et déjà les premières interrogations fusent dans cette ville. Mais qui sont ces heureux élus qui se sont vu octroyer un passeport pour une nouvelle vie ? Qui les a aidés ? Pourquoi leur départ précipité laisse planer le doute au sein de la communauté chrétienne d'Alep ?
Alors que, parmi les pays membres de l'Union européenne, la question des ressortissants issus de zones de guerre, et plus précisément des réfugiés syriens, est plus que jamais une épine dans le pied, l'opération humanitaire des Belges apparaît comme un coup médiatique bien orchestré.
À l'origine de cette intervention ciblée, 25 personnes issues de la société civile – peu enclines à communiquer par refus de publicité ou craignant pour leur sécurité – et mobilisées par un groupe de réflexion chrétien, lui aussi très discret, du nom de Logia. Le gouvernement belge a aussitôt approuvé l'opération proposée par ce groupe, notamment le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Theo Francken, dont la politique ferme en matière d'immigration détonne quelque peu avec cette initiative.
La divulgation de ces « exfiltrations secrètes » des Syriens chrétiens sonne comme une « opération de relations publiques » de la part d'un gouvernement critiqué pour son peu d'engagement en faveur des réfugiés, selon certains observateurs, d'après des propos relayés par le journal Le Monde en date du jeudi 9 juillet.





Les perspectives ne sont guère réjouissantes pour le diocèse de Liège. Le clergé vieillit et les desservants sont de moins en moins nombreux pour assurer les célébrations dans les paroisses tandis qu'une seule ordination a eu lieu à la cathédrale cette année; et on compte seulement trois séminaristes en formation...