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Belgique - Page 367

  • Immigration : le modèle belge s'enraye

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    Après les incidents qui ont suivi l'interpellation d'une femme portant le niqab, la semaine dernière à Molenbeek, les évènements prennent une tournure inquiétante : jets de pierre hier (jeudi) contre un policier, et voilà qu'à présent des policiers viennent de se faire poignarder dans le métro au nom de la guerre sainte, tout cela dans la même commune.

    Le "modèle belge", si on peut nommer ainsi un laxisme total en matière d'ouverture des frontières ainsi qu'une absence tout aussi totale d'une véritable politique d'intégration, manifeste son incohérence et son impuissance. Après les rodomontades de Philippe Moureaux stigmatisant les journalistes de la RTBF qui avaient eu le courage de dénoncer les dérives de l'intégrisme islamiste dans notre pays, on a vu tous les tenants de la bienpensance politique et médiatique condamner les déclarations de Didier Reynders qui a eu le brave culot d'évoquer l'échec de la politique d'immigration à Bruxelles.

    A présent, il va bien falloir "gérer" (comme on dit aujourd'hui à propos de tout et de n'importe quoi) la situation que la faiblesse et la démagogie des responsables politiques ont engendrée. Nous n'allons pas faire les malins et brandir des "il n'y a qu'à" ou, pire, tenir de sommaires discours aux relents xénophobes. Ce n'est pas en deux coups de cuiller à pot que l'on règlera ces problèmes mais la question est de savoir si l'on trouvera encore chez nos élus suffisamment de sens du bien commun, de sagesse et de fermeté pour prendre les bonnes décisions et pour mener, s'il en est encore temps, une politique d'intégration intelligente.

    Ce n'est pas en laissant se développer, dans les mosquées ou ailleurs, des attitudes communautaristes et identitaires agressives que l'on peut préparer pour notre pays un avenir harmonieux. Evidemment, il est plus facile de brimer les catholiques qui ne posent pas de bombes, qui ne jettent pas de pierres et ne sortent pas de couteaux, que d'oser s'en prendre énergiquement à des fauteurs de troubles déterminés à déstabiliser nos institutions. Le tout n'est pas de se faire élire mais bien, une fois élu, de montrer sa capacité à assurer la sécurité et le bien-être de ses concitoyens.

  • BXL, 10 juin : procession du Saint-Sacrement

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    ...et aussi : une autre procession ce 10 juin : à Molenbeek, départ 15h de l'église St-Rémi (métro Ribaucourt). Présence des frères de St-Jean du couvent de Jette.

  • Le nouvel ordre laïc

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    Le nouvel ordre social, éthique, familial, inscrit dans les législations des démocraties libérales avancées, sera-t-il bientôt imposé à toutes les composantes de la société? Celles-ci auront-elles d'autre choix que de s'y conformer? On peut appréhender le pire lorsqu'on voit un Pierre Galand, président du C.A.L., dénier à Mgr Léonard le droit de s'opposer ou même de critiquer la législation sur l'euthanasie. Ou encore, lorsqu'on voit des politiciens belges, et même des ministres faire des remontrances au pape lui-même pour des propos (déformés) sur l'homosexualité jugés déplacés... Ce qui est voté ne serait donc plus discutable et risque de devenir la seule norme. Pourtant, lorsqu'une loi est considérée comme un "héritage du passé" et comme "restrictive", elle peut être critiquée et combattue pour en imposer une plus conforme aux revendications des lobbies pro-avortement, pro-euthanasie, lgbt, etc. C'est, par exemple, ce qui se passe en France où la loi Léonetti, restrictive à l'égard de l'euthanasie, est critiquée au nom du "droit de mourir dans la dignité" mais où celui qui dénoncerait la loi Veil libéralisant l'avortement serait frappé d'anathème. Dans la droite ligne de cette logique totalitaire d'une société qui rejette toutes les normes d'une morale se réclamant de la loi naturelle et/ou des standards traditionnels, une loi vient d'être votée au Danemark qui impose à l'église luthérienne de célébrer des "mariages" homosexuels dans les églises. On peut être légitimement assez inquiet face à cette montée d'un intégrisme laïc qui menace ouvertement la liberté de conscience et qui restreindra systématiquement les possibilités d'une quelconque objection formulée au nom de convictions en contradiction avec lui.

  • Saint-Sacrement : triste paradoxe

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    Ce dimanche de la Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement, l'église du Saint-Sacrement de Binche (ancienne église des récollets, XVIIIe s.) fermera ses portes, à titre définitif, semble-t-il. Elle sera réaffectée en hôtel ou Dieu sait quoi. Quelle tristesse! Ne manquerait-on pas un peu d'imagination dans nos évêchés et dans nos cures?

    Eglise du Saint-Sacrement de Binche, c’est fini! (source : Info Catho.be)

    La dernière messe y sera dite dimanche, puisque l’église va être vendue pour la modique somme de 1 euro.

    La paroisse avait reçu l’église du Saint-Sacrement pour un franc symbolique. Cela se passait en 1976. Mais aujourd’hui, elle ne peut plus assumer tous les coûts inhérents au bon fonctionnement d’une église, tels que le paiement des assurances, la réfection de la toiture ou encore la restauration des vitraux.

    Les futurs propriétaires, s’il y en a, sont à ce jour encore inconnus. Tous les paroissiens voudraient que leur église reste bien sûr un lieu de culte, mais hélas, cela ne sera pas possible. L’église deviendra peut-être un hôtel, un immeuble à appartements ou un centre culturel. Dans tous les cas, les travaux de rénovation seront gigantesques; leur coût aussi d’ailleurs.

    L’église du Saint-Sacrement de Binche n’est pas la seule à subir ce sort en Belgique. De nombreux autres édifices religieux, dont on ne connaît pas le nombre exact, ont ou vont être affectés à d’autres fins que celles du culte. Une situation inévitable, qui inexorablement, se met en mouvement dans notre pays.

  • Bulletin de l'Iinstitut Européen de Bioéthique - 6 juin 2012

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    images (4).jpgSommaire

  • BXL, 8 juin : Messe pour la vie présidée par Monseigneur André-Joseph Léonard

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    Messe pour la vie présidée par Monseigneur André Joseph Léonard

    Communauté Saint Jean
    Eglise de la Madeleine : 225 Avenue de Jette - 1090 Bruxelles

    Pour info :
    - Communauté Saint-Jean : www.stjean-bruxelles.com
    - Mission de Marie : http://www.missiondemarie.org

  • Eric de Beukelaer recadre le débat sur l'euthanasie

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    Sur son minisite, l'abbé de Beukelaer intervient très opportunément, suite aux propos extrêmement agressifs (et qui, selon nous, procèdent d'une vision totalitaire) du président du Centre d'Action Laïque à l'égard de notre archevêque :

    Dénigrer, c’est euthanasier le débat

    Pour faire très bref, dans le débat sur l’euthanasie, il y a l’approche de principe et la gestion politique de celle-ci. Le principe est de savoir si le droit à la « bonne mort » (sens du mot euthanasie) peut être octroyé sur demande à des citoyens et – si oui – moyennant quelles conditions. Les partisans de l’euthanasie répondent « oui » au nom du libre-arbitre ; les opposants – dont je fais partie – répondent « non » de par l’interdit fondateur de donner la mort. La gestion politique du « oui » implique de vérifier les conditions d’accès au droit de mourir, en évitant que cette liberté ne se transforme en pressante invitation. La gestion politique du « non », demande de mettre en œuvre une politique de soins qui apaise la souffrance – quitte à accélérer le décès – sans pour autant provoquer la mort. Si l’honnêteté intellectuelle invite à reconnaître que les partisans du « oui » ne sont pas des êtres privés de respect pour la vie humaine, la même honnêteté, force à admettre que les adeptes du « non » ne sont pas pour autant des obscurantistes imposant le poids de leurs croyances passéistes à toute la société. Le fait que – parmi d’autres grandes nations démocratiques –  la très laïque France n’aie à ce jour aucune loi de dépénalisation de l’euthanasie, illustre assez clairement que le débat existe.

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  • Liège, berceau de la Fête-Dieu

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    Adoration.jpgLiégeois, nous sommes fiers de ce que notre ville ait été le berceau de la Fête-Dieu au XIIIe siècle. A cette époque de ferveur religieuse marquée par l'éclosion des béguinages et des recluseries, Julienne, religieuse du Mont Cornillon, eut des visions qui signifiaient qu'il manquait une fête au calendrier liturgique, une fête en l'honneur du Christ présent dans l'Eucharistie. Rapidement, l'idée fit son chemin et cette célébration fut instaurée puis étendue à l'Eglise universelle (1264). Depuis lors, la Fête-Dieu, ou fête du Corpus Christi, connut une fortune extraordinaire notamment grâce aux innombrables processions permettant au Saint Sacrement de visiter villes et villages. Ainsi, à Liège, où une grande procession montait de la cathédrale à la basilique Saint-Martin, là où fut célébrée cette fête pour la première fois. On se souvient de ce cortège fervent réuni autour du Saint Sacrement et de l'évêque, escaladant le Publémont, pour aller célébrer cette fête dans un vaste vaisseau noir de monde. Chaque maison chrétienne mettait son point d'honneur à garnir ses fenêtres et à pavoiser; fleurs, bannières et banderoles constituaient un décor coloré et joyeux.

    L'évocation est peut-être nostalgique mais elle dit aussi notre incompréhension 3876528738e3e85c21741061f160a60d.jpgdevant cette extinction des feux de la ferveur populaire dans la cité de saint Lambert où, dans la foulée de Vatican II, on a délibérément sacrifié cette forme de religiosité au profit d'une pastorale pauvre et déssechée. Aujourd'hui, une poignée d'amis courageux ont repris le flambeau et organisent une procession locale dans le quartier d'Avroy; c'est bien mais nous attendons que se close cette période de triste enfouissement et que des pasteurs courageux sortent à nouveau de la cathédrale, escortant le Saint Sacrement, la Vierge d'argent, le buste de Saint-Lambert, et reprennent le chemin de Saint-Martin. Le succès du Chemin de Croix organisé le Vendredi Saint, cette année dans les rues de la ville, démontre que c'est possible et que ce n'est qu'une question de volonté, mais là est toute la question.

  • Liège, samedi 9 juin 2012 : Messe et Procession de la Fête-Dieu

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    16 h, à l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132 :

    Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu (missel de 1962)

    prêchée par le Chanoine Éric de Beukelaer, Doyen de Liège (Centre-Ville) et chantée par la Schola Cantorum du Ward Instituut de Roermond (Pays-Bas).

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     17h15, au coeur de la Cité (Quartier Avroy) :

    Procession de la Fête-Dieu

    avec le concours de la Schola Cantorum et de l’Harmonie du Royal Cercle Musical Saint-Georges de Montzen   

    Itinéraire : départ de l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, Rue Sainte-Marie, Square Lejeune, Rue Louvrex, Rue Darchis et retour au Boulevard d’Avroy.

     

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    18h00, à l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d'Avroy, 132:

    Bénédiction finale

    accompagnée par la fanfare de Montzen, les orgues et le chœur grégorien de Roermond.

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    La fête est ouverte à tous. Ce n’est ni un simple spectacle, ni une parade folklorique mais la proclamation publique et populaire d’une bonne nouvelle : oui, sous ces humbles apparences du pain et du vin, Jésus a voulu demeurer vivant aujourd’hui encore dans et pour ce monde,  tous les jours et jusqu’à la fin des temps.

    Renseignements : Tel. +32 (0)4.344.10.89 ou  +32 (0) 4.223.54.11.

    E-mail : sursumcorda@skynet.be.

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com ou http://fetedieualiege.wordpress.com

  • Euthanasie : quand Pierre Galand se fend d'une réponse à Mgr Léonard

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    Sur le site de catho.be, JJD commente la "réaction peu nuancée de Pierre Galand à Mgr Léonard" (parue dans la Libre); nous partageons totalement le sentiment du commentateur :

    "Monseigneur a publié le 29 mai dernier un texte dans la page Opinion de La Libre Belgique, à propos des 10 ans de la loi dépénalisant l’. Pierre Galand, président du Centre d’action laïque, réagit vivement aux propos de l’Archevêque de Malines-Bruxelles dans l’édition du 2 juin du même quotidien. Réaction particulièrement virulente et peu nuancée.

    En effet, M. Galand n’hésite pas à accuser Mgr Léonard d’avoir recours « sans retenue à ces techniques de mystification : attaque contre les corps constitués, apologie des interdictions, choix de la vie envers et contre tout » (SIC).

    Décortiquant une à une les phrases du texte de l’opinion de Mgr Léonard, le président du CAL, ne fait pas dans la dentelle, parlant de l’Institut européen de bioéthique, comme d’un « faux institut de recherche et vrai lobby ultra-catholique actif auprès des instances européennes ». Et d’affirmer que selon Mgr Léonard,  » (…) tous les mourants qui veulent abréger leurs souffrances et le demandent clairement sont des débiles à moitié inconscients dont il est urgent de faire le bonheur malgré eux, grâce aux sacro-saints soins palliatifs ».

    Citant la phrase de Mgr Léonard, à propos des « soignants qui, malgré d’éventuelles pressions, exercent leur droit à l’objection de conscience et refusent de pratiquer l’euthanasie ou d’y participer », Pierre Galand estime que « Mgr Léonard flirte dangereusement avec la malhonnêteté intellectuelle la plus trouble ».

    Que le Centre d’action laïque ne partage pas la vision de Mgr Léonard n’étonnera personne. Mais tout débat de société doit se faire dans la dignité et le respect de toutes les opinions. C’est ce qui fait avancer le monde. Répondre de manière insolente et sans nuance ne grandit pas l’auteur de cette opinion. Peut-être aurait-il mieux valu que M. Galand nous donne sa position plutôt que de s’échiner à contrecarrer celle de l’archevêque.

    JJD

  • La Libre : une méprise soigneusement entretenue

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    108739829-la-libre-belgique-leopold-iii-entre-dans-l-histoire.jpgBeaucoup de chrétiens belges francophones persistent à confondre la Libre avec leur quotidien préféré de jadis intitulé "Libre Belgique", et qui a été, durant des décennies, le défenseur du trône et de l'autel. Malin, le quotidien entretient délibérément cette méprise en accordant de temps à autre une carte blanche ou une tribune à Mgr Léonard, à Eric de Beukelaer ou à un dissident occasionnel. Le quotidien ménage ainsi une partie de son fonds de commerce bourgeois-catho qui persiste à faire vivre ce journal en payant très cher ses insertions nécrologiques et familiales. Tout cela explique que beaucoup de "braves gens" continuent d'acheter cette publication tout en pestant quotidiennement contre des parutions qui offensent systématiquement leurs convictions. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être un grand analyste pour constater que la Libre a résolument emboîté le pas à tous les courants avant-gardistes les plus éloignés de ses orientations fondatrices.

    COVER_LLB_2609111.jpgProfitant de cette méprise, le chroniqueur "religieux" actuel abreuve son lectorat chrétien d'articles qui minent la confiance dans la hiérarchie et qui corrodent les convictions de la foi et de la morale enseignées par l'Eglise. Ainsi en a-t-il été récemment : attaques contre la présence de la Communauté de l'Emmanuel à Louvain-la-Neuve, tribune accordée au père Fossion pour la promotion d'une "autre vision du sacerdoce", publicité gratuite pour une réunion avec la Loge organisée par Gabriel Ringlet, etc. Aujourd'hui, le chroniqueur multirécidiviste appâte malhonnêtement son public par un titre qui laisse croire qu'il va aborder un sujet général concernant l'Eglise belge : "Eglise plus wallonne, pas antiflamande". En réalité, il s'agit d'y faire la publicité pour un groupuscule post-soixante-huitard qui a toutes ses sympathies: "le mouvement Eglise-Wallonie" qui essaie de trouver un second souffle et dont certains acteurs "n’ont pas caché, à titre personnel, ce lundi à Namur que ce ne sera pas nécessairement facile avec une hiérarchie romaine "gérontocrate" voire "autiste" dont les priorités sont aux antipodes d’un engagement progressiste." On comprend dès lors que l'évêque-auxiliaire de Namur, Mgr Warin, préfère garder ses distances par rapport à ce mouvement qui l'avait sollicité.

    La grande misère des catholiques belges, c'est qu'ils ne disposent plus guère de relais médiatiques en phase avec eux, à l'exception des hebdomadaires paroissiaux (qui suscitent toutefois quelques réserves). C'est ce qui explique qu'ils doivent se tourner vers l'Hexagone où fleurissent de nombreuses publications, et d'innombrables sites et blogs, qui professent sans ambiguïté leur fidélité à la foi et à l'Eglise. C'est aussi pourquoi notre "pauvre petit blog de rien du tout" a toute son importance.