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Débats - Page 267

  • Selon la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, les vaccins anti-covid sont moralement acceptables

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    De Vatican News :

    22 décembre 2020

    Doctrine de la Foi: les vaccins anti-Covid sont moralement acceptables

    Une note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, approuvée par le Pape François, donne le feu vert en cette période de pandémie aux vaccins produits à partir de lignées cellulaires de deux fœtus avortés dans les années 1960.

    Il est «moralement acceptable d'utiliser des vaccins anti-Covid-19 qui ont eu recours à des lignées cellulaires de fœtus avortés dans leur processus de recherche et de production». Dans le cas de la pandémie actuelle, «tous les vaccins reconnus comme cliniquement sûrs et efficaces peuvent être utilisés en restant conscient que le recours à ces vaccins ne signifie pas une coopération formelle avec l'avortement dont sont issues les cellules à partir desquelles les vaccins ont été produits». C’est la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui l’affirme dans une note signée par le préfet, le cardinal Luis Ladaria, et le secrétaire, l'archevêque Giacomo Morandi, et explicitement approuvée par le Pape François jeudi 17 décembre.

    Le document de la Congrégation, publié alors que de nombreux pays s'apprêtent à mettre en œuvre des campagnes de vaccination, fait autorité. Il clarifie les doutes et les questions qui ont émergé des déclarations parfois contradictoires sur le sujet. La note «sur la moralité de l'utilisation de certains vaccins anti-Covid 19» rappelle trois prises de position antérieures sur le même sujet: celle de l'Académie pontificale pour la Vie en 2005; l'instruction Dignitas Personae de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 2008; et enfin une nouvelle note de l'Académie pontificale pour la Vie en 2017.

    La Congrégation pour la Doctrine de la Foi n'entend pas «juger de la sécurité et de l'efficacité» des vaccins actuels contre le Covid-19, ceci relevant de la responsabilité des chercheurs et des agences de médicaments, mais se concentre sur l'aspect moral de l'utilisation de ceux qui sont développés sur des lignées cellulaires provenant de tissus obtenus à partir de deux fœtus qui n'ont pas été spontanément avortés dans les années 1960. L'Instruction Dignitas Personae, approuvée par Benoît XVI, précise à cet égard qu'il existe «des responsabilités différenciées», car «dans les entreprises qui utilisent des lignées de cellules d’origine illicite, la responsabilité de ceux qui décident de l’orientation de la production n’est pas la même que la responsabilité de ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision». Et donc, fait valoir la note publiée aujourd'hui reprenant l'Instruction de 2008, lorsque pour différentes raisons des vaccins «éthiquement incontestables» contre le Covid-19 ne sont pas disponibles, il est «moralement acceptable» de se faire vacciner avec ceux qui ont utilisé des lignées cellulaires de fœtus avortés.

    La raison de ce consentement est que la coopération au mal de l'avortement, dans le cas de qui se fait vacciner, est «lointaine» et que le devoir moral de l'éviter «n'est pas contraignant», soutient la Congrégation, «si nous sommes en présence d'un grave danger, tel que la propagation, autrement incontrôlable, d'un agent pathogène grave» comme le virus à l’origine de la Covid-19. Il faut donc considérer, précise la Congrégation, que «dans un tel cas, tous les vaccins reconnus comme cliniquement sûrs et efficaces peuvent être utilisés en sachant avec certitude que le recours à ces vaccins ne signifie pas une coopération formelle avec l'avortement dont dérivent les cellules à partir desquelles les vaccins ont été produits».

    La Congrégation précise que «l'utilisation moralement licite de ces types de vaccins, en raison des conditions particulières qui la rendent telle, ne peut constituer en soi une légitimation, même indirecte, de la pratique de l'avortement, et présuppose une opposition à cette pratique de la part de ceux qui y ont recours». Elle ne doit pas non plus impliquer une approbation morale de l'utilisation de lignées cellulaires provenant de fœtus avortés. La note demande de fait aux entreprises pharmaceutiques et aux agences gouvernementales de santé de «produire, approuver, distribuer et offrir des vaccins éthiquement acceptables qui ne créent pas de problèmes de conscience».

    Mais la Congrégation, tout en rappelant que «la vaccination n'est pas, en règle générale, une obligation morale et donc qu'elle doit être volontaire», souligne également le devoir de rechercher le bien commun. Ce bien commun, «en l'absence d'autres moyens pour arrêter ou même prévenir l'épidémie, peut recommander la vaccination, notamment pour la protection des plus faibles et des plus exposés». Ceux qui, pour des raisons de conscience, refusent les vaccins produits avec des lignées cellulaires provenant de fœtus avortés, doivent cependant «prendre des mesures pour éviter, par d'autres moyens prophylactiques et un comportement approprié, de devenir des vecteurs de transmission de l'agent infectieux». Afin d'éviter «tout risque pour la santé de ceux qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons cliniques ou autres et qui sont les plus vulnérables».

    Enfin, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi définit comme «un impératif moral» de garantir des vaccins efficaces et éthiquement acceptables accessibles «même aux pays les plus pauvres et de façon non contraignante», car l’inaccessibilité aux vaccins «deviendrait une autre raison de discrimination et d'injustice».

  • Quels prêtres demain ?

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Les prêtres de demain

    Point n’est besoin de démontrer que le relèvement de l’Église et celui du sacerdoce iront de pair. La présente situation pourrait être désespérante, mais elle est aussi paradoxalement providentielle : elle est la démonstration de la faillite d’une fausse réforme dans l’Église, pour évoquer le titre du P. Congar, et elle met en évidence des éléments de ce que pourrait être une vraie réforme.

    L’arbre et les fruits

    Nous évoquerons ici le cas de la France, sans doute le mieux documenté du point de vue des vocations sacerdotales depuis le Concile, et en tout cas le mieux connu de nous.

    Dès la fin du Concile, en 1965, un climat annonciateur de Mai 68 s’était installé dans l’Église. Des hérésies se diffusaient sans plus être combattues, cependant que toutes les institutions ecclésiales étaient ébranlées. On a du mal aujourd’hui à se représenter l’immense chambardement provoqué par l’aggiornamento des instituts religieux en fonction du décret conciliaire Perfectæ caritatis : entre 1965 et 1970 furent modifiées les constitutions et une sécularisation notable transforma bien des aspects de l’existence des religieux et des religieuses (abandon du costume, des périodes de silence, entrée de la télévision dans les couvents, vie de religieux et religieuses dans des appartements, etc.). On a alors assisté à la disparition, faute de vocations, des instituts de religieuses de vie apostolique – fait historique peu souligné – qui représentaient un élément important du tissu paroissial depuis le XIXe siècle.

    Dans le même temps, on assista à la dilution du clergé dans le monde séculier environnant, dont le signe le plus frappant pour les populations fut l’abandon très rapide de la soutane. Sur la commotion provoquée par la réforme liturgique dès ses débuts en 1964, il n’est pas nécessaire de revenir, pas plus que sur l’hémorragie des fidèles provoquée par la déstabilisation généralisée.

    C’est dans ce contexte qu’a commencé une chute vertigineuse des ordinations sacerdotales. Certes, d’autres baisses importantes avaient eu lieu par le passé : celle qui a suivi la Séparation de l’Église et de l’État entre 1905 et 1914 ; celle aussi qui commença en 1947, après les années fastes de « rattrapage » d’après-guerre, baisse qui cependant n’avait pas empêché un renouvellement des prêtres tel que la pyramide du clergé en 1965 était exceptionnellement jeune[i].

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  • Primat de Dieu chez Benoît, primat de l'homme chez François...

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduction de Diakonos.be :

    Deux papes, deux agendas.  Pour Benoît la priorité c’est Dieu, pour François c’est l’homme

    Ce qui frappe dans le magistère et dans les principaux actes de cette dernière phase du pontificat du Pape François, c’est la mise de côté de cette « priorité » qui, pour son prédécesseur Benoît XVI, « est au-dessus de toutes les autres », aujourd’hui plus que jamais, à une époque “où dans de vastes régions du monde, la foi est en danger de s’éteindre comme une flamme privée de nourriture”.

    Donc – comme ce Pape l’avait écrit dans sa lettre aux évêques du 10 mars de 2009 – la priorité consistant à “rendre Dieu présent dans ce monde et à ouvrir aux hommes l’accès à Dieu.  Et pas à n’importe quel Dieu mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu sur le visage duquel nous reconnaissons l’amour poussé jusqu’à l’extrême, en Jésus crucifié et ressuscité”.

    Noël approche.  Mais de ce Dieu qui est né à Bethléem, il ne reste qu’une trace ténue dans la dernière encyclique « Fratelli tutti » de François, au point que Salvatore Natoli, un philosophe réputé, y a plutôt discerné l’image d’un Jésus qui n’est « rien d’autre qu’un homme », et dont la noble mission a simplement été de montrer aux hommes que « dans leur don réciproque, ils ont la possibilité des ‘dieux’ à la manière de Spinoza : ‘homo homini deus’ ».

    Le silence total sur Dieu est tout aussi impressionnant dans le message vidéo avec lequel François a lancé le « Global Compact on Education », un plan ambitieux – et qu’il a ensuite mis en œuvre en cheville avec l’ONU – qu’il a lui-même offert à « toutes les personnalités publiques » engagées au niveau mondial dans le domaine de l’éducation, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent.

    Dans ce plan, les mots d’ordre sont tous exclusivement séculiers.  La formule dominante est « nouvel humanisme », avec son cortège de « maison commune », de « solidarité universelle », de « fraternité », de « convergence », d’ « accueil »…  Ni plus ni moins que pour cet autre réseau mondial de « Scholas Occurentes » créée par Jorge Mario Bergoglio en Argentine et qu’il a ensuite érigé, une fois devenu Pape, en fondation de droit pontifical avec siège dans la Cité du Vatican.

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  • Que restera-t-il de la politique pro-life de Donald Trump ?

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    De Nicolas Bauer sur Aleteia.org :

    États-Unis : que va-t-il rester de la politique pro-life de Donald Trump ?

    18/12/20

    L’héritage pro-life de la présidence Trump sera difficilement détricotable par l’administration Biden.

    Depuis que la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine est confirmée, les organisations dites « pro-choice » jubilent. Plusieurs ont déclaré compter sur l’administration Biden pour « réduire à néant », « annuler » ou « défaire » le bilan de Donald Trump en matière d’avortement. Mais l’héritage pro-life des quatre dernières années, à au moins deux niveaux, ne pourra pas être si facilement être anéanti.

    Une coalition internationale inédite

    Le 22 octobre 2020, 35 États des Nations-unies ont signé la Déclaration de consensus de Genève sur la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille. Ces États de toutes les régions du monde ont été réunis à l’initiative des États-Unis, en marge de l’Assemblée mondiale de la santé à Genève (OMS). En s’appuyant sur le droit international, cette Déclaration rappelle que le droit à la vie est inhérent à la personne humaine, que l’enfant a besoin d’une protection spéciale avant sa naissance et que « l’avortement ne devrait, en aucun cas, être promu comme méthode de planification familiale ».

    La liste des signataires de ce texte s’allonge régulièrement depuis octobre et représente 20% de la population mondiale. Elle comporte trois pays du Conseil de l’Europe (Pologne, Hongrie et Géorgie), de nombreux États africains, des États arabes du Golfe, le Brésil, le Paraguay, la Biélorussie, l’Indonésie ou encore Nauru (Océanie). Cette alliance d’États très variés est exceptionnelle sur le plan géopolitique. Certains États signataires sont en effet fortement divisés entre eux sur d’autres sujets. C’est le cas par exemple des États-Unis et du Pakistan, du Soudan et du Soudan du Sud, ou encore de l’Arabie Saoudite et du Qatar. L’alliance actuelle de ces 35 États est prometteuse. Elle pourrait se renforcer et peser durablement aux Nations-unies. Joe Biden, qui compte s’opposer à cette Déclaration, ne pourra pas enrayer cette dynamique pro-vie à lui seul.

    De nouveaux juges fédéraux opposés à l’avortement

    Au niveau fédéral, les nominations de juges pro-life par Donald Trump auront probablement la plus grande portée pro-vie à long terme. D’après l’avocat Jordan Sekulow, « les juges qui sont nommés à vie dans les juridictions fédérales représentent l’un des héritages les plus durables de toute administration ». En effet, tous les juges fédéraux sont nommés par le Président des États-Unis, avec l’approbation du Sénat. Cette nomination à vie (hors destitution ou démission) permet d’influencer l’interprétation de la Constitution sur des décennies.

    Environ 250 juges fédéraux ont été nommés pendant le dernier mandat présidentiel, en particulier un quart des juges des cours de district (première instance) et environ 30% des juges des cours d’appel fédérales. Ces cours tranchent la grande majorité des litiges. Ainsi, après avoir été censurée par une cour de district, une loi du Tennessee interdisant l’avortement eugénique a été validée en appel. C’est un panel de trois juges, dont l’un nommé par Donald Trump, qui a donné raison à l’État du Tennessee fin novembre 2020.

    Grâce à ces nominations, les défenseurs des enfants à naître peuvent au moins limiter la portée de l’arrêt Roe v. Wade, qui garantit depuis 1973 l’accès à l’avortement au nom du droit à la vie privée. Ils espèrent aussi obtenir de la Cour suprême des États-Unis une décision revenant définitivement sur cette jurisprudence. C’est aujourd’hui réaliste, car trois des neufs juges de la Cour suprême nommés par le président Trump affichent chacun de fortes convictions pro-vie : Neil Gorsuch (2017), Brett Kavanaugh (2018) et Amy Coney Barrett (2020).

  • Que faire lorsque les “fondamentaux” se mettent à vaciller ?

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    D’après Armin Schwibach, à propos du cardinal Brandmüller, sur ProLiturgia.org :

    Que faire lorsque les “fondamentaux” se mettent à vaciller ?

    Observons le cardinal Brandmüller au travail. Et d’abord regardons son bureau. Sous ses armoiries est inscrit : « Ignem veni mittere in terram et quid volo si accendatur », c’est-à-dire « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc, 12, 49). Et de fait, la flamme ne quitte jamais le cardinal ; plus précisément la flamme de sa mission pastorale.

    Ce même verset de l’Evangile de Saint Luc avait été choisi par Andrea Pozzo, jésuite et peintre du XVIIe siècle. Le fondateur de l’ordre des Jésuites lui-même, Saint Ignace de Loyola, y tenait beaucoup. Il s’agit d’une rencontre, d’une “coincidentia”, d’une parole évoquant pour le cardinal comme un pont entre les temps anciens et les temps nouveaux. A travers ces paroles, Jésus parlait aux siens de son destin futur : il pressentait la manière dont ce destin devrait s’accomplir.

    Le cardinal écrit toujours à la main, avec un crayon à papier soigneusement taillé, sur un papier de qualité. Ses manuscrits doivent ensuite être numérisés : pour cela il dispose d’une aide. Le numérique a toutefois ouvert un univers à cet homme cultivé : à 92 ans, le cardinal est un “user” qui surfe sur le net comme s’il avait grandi avec cette technologie. Mais composer un texte directement sur un ordinateur n’est pas vraiment sa tasse de thé ; le cardinal travaille donc de façon “classique”, un œil toujours attiré par la croix suspendue là, devant lui. Parfois, des mouettes s’aventurent jusque devant sa fenêtre pour le regarder travailler. Le cardinal, comme il se doit pour un des plus éminents spécialiste de l’histoire de l’Eglise, vit dans sa bibliothèque.

    Les temps difficiles que nous vivons, difficiles aussi pour l’Eglise d’où semblent disparues toute idée de beauté, de fête et de célébration, ces temps de pandémie, n’ont pas eu raison du cardinal : il poursuit sa réflexion sur le présent et le futur. Et dans le flux constant des informations qui nous arrivent de partout, la réflexion le mène à une œuvre personnelle abondante et prophétique car essentiellement réaliste. Un véritable message pastoral.

    Mais laissons-lui la parole :
    Depuis quelques temps déjà, dans l’Eglise d’Occident tout au moins, n’émerge plus aucune voix épiscopale capable d’indiquer la route à suivre. Mis à part au sujet de l’éternel thème des abus sexuels - thème écœurant s’il en est - ne règne plus qu’un tonitruant “silence des agneaux” (d’après le film des années 1980). Ou plutôt le “silence des bergers”, pendant que les agneaux, inquiets, errent un peu partout, espérant peut-être toujours, de la part de leurs pasteurs, une parole forte proclamant la foi catholique. En attendant, dans nos régions, l’Eglise prend feu, comme la charpente de Notre-Dame de Paris. Les fidèles quittent l’Eglise en nombre croissant, et pas seulement à cause du virus ! La faible fréquentation des célébrations religieuses reflète l’indifférence d’au moins 90% de ceux qui se disent encore catholiques. Le thème de l’Eglise catholique n’a plus sa place dans nos préoccupations journalières. Dans certains pays, comme en Allemagne, ne demeure plus que la source jaillissante de l’impôt dû à l’Eglise qui rassure - mais pour combien de temps encore ? - l’appareil ecclésial.

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  • Le "grand reset" : une chimère conspirationniste ?

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    De Michael Koder sur Kath.net :

    "Le grand reset" - qu'y a-t-il derrière ?

    17 décembre 2020

    Une apparente théorie conspirationniste mais qui, à y regarder de plus près, s'avère être une entreprise ouverte réunissant des acteurs des pouvoir politiques et commerciaux pour "établir un nouveau contrat social" - Une analyse de Michael Koder

    Washington DC. (kath.net/National Review/mk) Quelle est la vérité sur le "Grand Reset" ou "Grand Reboot" tant mis en avant ces derniers temps : une simple invention des négationnistes du coronavirus et des anti-vaccinationnistes d'extrême-droite sur une conspiration de puissants politiciens et entrepreneurs qui voudraient établir un Nouvel Ordre Mondial ? Ou bien y a-t-il plus de vérité derrière ce mot à la mode que la propagande du gouvernement et des médias ne voudrait nous le faire croire ?

    En y regardant de plus près, comme l'explique Andrew Stuttaford dans la National Review, le Grand Redémarrage n'a rien de secret : il s'agit d'un plan dévoilé par certaines élites politiques et économiques mondiales pour remodeler le capitalisme dominant de la vie économique. Les Nations unies, le Fonds monétaire international et l'Union européenne sont tous impliqués dans cette entreprise. À l'avenir, ce n'est plus la recherche du profit par leurs propriétaires qui donnera le ton dans les entreprises, mais plutôt l'engagement conjoint des dirigeants avec les politiciens au pouvoir et les ONG pour créer un monde nouveau et meilleur. Les actionnaires purement intéressés doivent être démunis de tout pouvoir et remplacés par des décideurs "désintéressés" qui auraient une meilleure vision des intérêts de la société dans son ensemble.

    Un tel capitalisme d'entreprise est proposé par Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial (WEF) à Davos, dans son livre récemment publié intitulé - précisément - "The Great Reset". Le WEF fait également de la propagande pour le Grand Reset, qui a même maintenant son propre site web (https://www.weforum.org/great-reset/), où elle est ouvertement promue ("pour construire un nouveau contrat social"). Les élites concernées comprennent des sociétés géantes telles qu'Apple, Microsoft, Facebook, IBM et IKEA, c'est-à-dire également des géants américains de premier plan, qui étaient jusqu'à présent plutôt un bastion de la libre entreprise. Cette liste montre que le plan ne peut en aucun cas être considéré comme une tentative de renversement marxiste-communiste, comme on pourrait le supposer à première vue. Le capitalisme d'entreprise est fondé sur la conviction que la société doit être organisée par et pour ses principaux groupes d'intérêt, qui sont à leur tour subordonnés à l'État comme un chef d'orchestre. L'individu n'a pas son mot à dire ici, la démarche est clairement autoritaire, le nouveau monde est décrété. Il n'est pas toujours clair de voir à l'égard de qui les nouveaux détenteurs du pouvoir dans les entreprises doivent être responsables, si ce n'est plus aux propriétaires. Ce qui est clair, c'est que les cadres (...) aiment l'idée, tout comme les hommes politiques avides de pouvoir, pour qui de larges possibilités d'influence s'ouvrent.

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  • Les trente ans d'un mensuel exemplaire

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    La Nef

    De Jacques de Guillebon sur le site de La Nef qui, pour son trentième anniversaire, nous offre gratuitement l'accès à son numéro de décembre (en pdf):

    La Nef souffle ses trente bougies

    La Nef c’est d’abord un homme. Ou plutôt deux. Jésus et Christophe Geffroy. Magnifique attelage, que demande le peuple ?

    Tout commence, je crois, quand, après les sacres illicites de 1988, lorsque Mgr Lefebvre ayant ordonné quatre évêques pour lui succéder se met en porte-à-faux de Rome, un jeune homme fraîchement converti et qui se sent une vocation de journaliste malgré sa formation d’ingénieur se met en tête de lancer, quasiment seul, un organe de presse catholique, d’esprit traditionnel dans la fidélité au Magistère. Ou pour reprendre ses mots plus exacts : « dont l’un des charismes serait de défendre d’une manière non exclusive le maintien des formes liturgiques antérieures à la réforme de 1969 » (in La Nef, n°100, décembre 1999).

    Ainsi, ni une, ni deux, en décembre 1990, il y a trente ans, Christophe Geffroy, sa femme, et un disciple du nom de Thomas Grimaux, lançaient sur le marché un mensuel à la couverture monochrome et au logo en friselis, sur quoi flottait fièrement La Nef, c’est-à-dire le navire de Pierre survivant à la tempête, soulignée de la magnifique phrase du Christ de saint Jean : « Il y a des demeures nombreuses dans la maison de mon père » (Jn 14, 2). Dans l’une de ces demeures, on s’en doute, se trouvaient les catholiques attachés à ce qui deviendra la forme extraordinaire de l’unique rite romain, quand Benoît XVI aura enfin mis bon ordre à la querelle, et c’était d’eux que Christophe Geffroy et son journal se firent notamment les porte-parole – La Nef ayant toujours plaidé pour les deux formes liturgiques et leur paisible cohabitation, se voulant un pont entre des mondes qui s’ignoraient alors. Incroyable temps et rude époque que celle de ces débats minutieux, non seulement sur le rite mais encore et surtout sur les échappées de Vatican II, notamment sur la liberté religieuse, qui aura vu une génération entière de catholiques, surtout en France, à la suite de Mgr Lefebvre, s’écharper et pour certains rester fidèles au pape, pour d’autres s’en éloigner, quitte à y revenir. Formidable période dont sont demeurées quelques cicatrices, quoique le temps ait fait son œuvre, et que des imprécisions eussent depuis été reformulées, des quiproquos levés, des contradictions résolues, formidable période que La Nef, à la suite de son capitaine, traversa avec fougue, courage, et dans une quête rare de la vérité.

    Car La Nef n’a jamais été seulement ça, si l’on ose dire, quoique ce fût déjà beaucoup mais qui l’aurait condamnée à épuiser rapidement son sujet : La Nef donc a aussi été, et demeure, un merveilleux lieu de débat, où côtoyant les profonds pères abbés des grandes abbayes bénédictines, cisterciennes ou autres de notre temps, des intellectuels, des écrivains, des politiques, des cardinaux, dont le moins célèbre n’est pas Joseph Ratzinger, firent et font vivre la pensée, à travers les vicissitudes du temps.

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  • France : la mobilisation des cathos a sauvé Noël

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro :

    Interdiction des cultes: quand les catholiques se sont réveillés

    18 décembre 2020

    Si l’Église catholique ne s’était pas mobilisée comme elle l’a fait le mois dernier, en déférant devant le Conseil d’État les dispositions gouvernementales restreignant drastiquement la liberté de culte, la fête de Noël aurait pu être gâchée. Poussé par des jeunes générations de catholiques, l’épiscopat a osé se rebeller.

    Presque surprise par son audace, la timide Église de France a pourtant fini par hausser le ton et donner de la voix - ce qui ne s’était pas vu depuis des années. En cause: les restrictions drastiques à la liberté de culte édictées par le gouvernement, autorisant à se regrouper dans un édifice, quelle que soit sa taille, un maximum de 30 fidèles! Pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, la haute administration soutenait jusqu’à l’absurde qu’une chapelle de campagne avait la même contenance qu’une cathédrale. Soit une «limite stricte» de 30 fidèles.

    Ce fut le pas de trop. Jusque-là divisés sur l’attitude à adopter pendant la pandémie, les catholiques se soudèrent en un seul corps. Le Conseil d’État fut saisi par l’épiscopat. L’instance de justice trancha. Elle obligea le gouvernement à accepter une jauge proportionnelle à la surface des lieux de culte. Ce qui fut acté le 2 décembre 2020.

    Sans le savoir, les cathos venaient de sauver Noël. Qu’auraient été les messes de cette grande fête de la naissance du Christ sans cette épreuve de force et son résultat? D’autant que la réévaluation des mesures sanitaires, promise à la mi-décembre, aurait durci la norme. Un Noël qui se présente de plus sans couvre-feu alors que le 31 décembre sera ligoté. Si les temps n’étaient pas si déchirants pour des lieux vitaux de la société, désespérément fermés et si déchirés par tant de malades et de morts, on crierait au miracle…

    Mais il n’y a pas que cet aboutissement. Cet épisode a produit un déclic dans la mentalité dominante de l’épiscopat. Les relations avec l’État y étaient régies par un credo, celui de la «négociation» à tout prix pour préserver les bonnes relations. Cette idée polie de l’entente cordiale - à l’honneur du christianisme - subsistera toujours mais elle ne sera plus la seule voie possible. Les évêques ont compris que les temps avaient changé pour l’Église. Elle n’était plus respectée comme telle.

    La dureté inattendue de ce rapport de force avec le gouvernement a eu l’effet d’un électrochoc chez les têtes mitrées. En l’an de grâce 2020, l’Église, même la plus «ouverte», compatible avec toutes les évolutions de société, n’a plus compté que pour rien ou presque en France. Ce choc a été inouï pour des responsables ecclésiaux plutôt habitués à fuir les confrontations politiques parce qu’ils étaient persuadés qu’ils représentaient encore quelque chose et qu’on finirait par les écouter. Effet du «macronisme»? Cette fois, aucune préséance, même de dignité, ne lui a plus été accordée. Les cathos n’avaient qu’à se ranger et se taire, assis au même rang et sur le même banc que les autres «religions» dans la grande nef de la laïcité.

    «L’humilité oui, le mépris non», confient, énervés, de nombreux évêques. L’Église de France, acculée à n’être qu’une religion parmi d’autres dans un pays qu’elle a pourtant contribué à forger, avec d’autres, depuis deux millénaires, s’est donc réveillée d’une profonde passivité. C’est le second résultat de cette crise. Elle a suscité une minirévolution dans les relations Église-État: une sorte de baptême du feu pour l’Église qui se savait «minoritaire» dans une France multiple mais de façon subie. La voilà qui assume désormais ce statut de minoritaire mais dans l’esprit des «minorités créatives» popularisées et encouragées par Benoît XVI en 2009.

  • IVG : nouvelles de la planète

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    De gènéthique.org :

    En Corée du sud, 45,8 % des soignants ne participeraient pas à un avortement si l'objection de conscience était autorisée par la loi.

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    La Californie privée de 200 millions de dollars par trimestre tant que le remboursement de l'IVG sera obligatoire dans la couverture santé.

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    Le ministère de la justice a déposé une plainte contre un centre médical, au motif qu’il contraint des soignants à participer à des IVG.

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  • « Enjeux bioéthiques en Belgique : où en sommes-nous ? » : un webinaire de l'Institut Européen de Bioéthique

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    Webinaire IEB - "Enjeux bioéthiques en Belgique : où en sommes-nous ?"

    17/12/2020

    En ce début d'année 2021, l'Institut Européen de Bioéthique vous propose une conférence en ligne :

    « Enjeux bioéthiques en Belgique : où en sommes-nous ? »

    Qu'est-ce que la procréation médicalement assistée, et comment est-elle pratiquée chez nous ?

    Où en sont les discussions parlementaires sur l'extension de l'avortement ?

    La gestation par autrui est-elle autorisée et pratiquée en Belgique?

    Que penser des opérations transgenres chez les mineurs ?

    L'euthanasie, où en sommes-nous et où allons-nous ?

    Profitez de ce webinaire, gratuit et ouvert à tous, pour vous former et faire le point sur l'agenda bioéthique belge.

    Rendez-vous le 7 janvier sur Zoom, de 20h à 21h30.

    Inscription obligatoire via http://bit.ly/3r5OXqS

  • Une nouvelle Sécession américaine ?

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    De Ludovic Lavaucelle sur la Sélection du Jour :

    PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE : LA NOUVELLE SÉCESSION

    Le 12 décembre, la Cour Suprême a rejeté la plainte initiée par le Texas, soutenu par une vingtaine d’autres États, contre les quatre États « pivots », dont l’objet était d’invalider leurs scrutins du 3 novembre et donc d’empêcher que leurs grands électeurs puissent voter le 14 décembre (cf. LSDJ 1142). Le vote a donc bien eu lieu le 14 et a logiquement désigné Joe Biden vainqueur. Les sages ont jugé qu’un État de la fédération n’avait pas l’autorité de s’immiscer dans la législation d’un autre État. Elle n’a donc pas jugé sur le fond. Pour de nombreux juristes, cette décision n’est pas étonnante car la faille repérée par le Procureur Général texan risquait d’ouvrir la boite de Pandore avec de multiples disputes à venir entre les États. La Cour Suprême tient par-dessus tout à garder son image neutre de gardienne du temple. Il n’empêche : la division est déjà là. Si les grands électeurs ont désigné Joe Biden le 14 décembre, Trump et son équipe légale menée par Giuliani ont déclaré qu’ils n’allaient pas baisser les bras.

    L’Amérique a bien changé depuis 1860. Pourtant, la démarche du Texas a eu le mérite d’éclairer une situation inédite depuis la guerre civile : les États ont rejoint deux coalitions opposées. S’il ne s’agit plus du Nord industriel et expansionniste contre le Sud rural et enraciné, mais plutôt de l’Amérique libérale des côtes Atlantique et Pacifique et des métropoles contre l’Amérique conservatrice des campagnes du Sud et des plaines du MidWest, deux blocs se font à nouveau face. Comme dans les années 1850, ces deux parties du pays n’ont pas la même lecture de l’Histoire, ni la même vision de l’avenir. La situation dangereuse de 2020 ne vient pas tant d’une velléité d’indépendance de certains États rebelles ou d’une volonté de contrôle de l’État fédéral, que des soupçons d’ingérence de puissances étrangères, la Chine en premier lieu. Il s’agit aussi du radicalisme idéologique de l’Amérique libérale qui n’hésite plus à utiliser ses relais médiatiques pour imposer la censure, ou manipuler l’information, ce qui a aussi pour effet miroir de radicaliser le camp d’en face. Le chef du Parti Républicain du Texas n’a pas hésité à appeler à former « une nouvelle union d’États respectant la loi ».

    Dès la nuit du 3 au 4 novembre, les grands médias ont en chœur déclaré Biden vainqueur. Ces mêmes quotidiens, NY Times ou Washington Post en tête, et les chaînes de grande écoute CNN, CBS, qui avaient largement véhiculé la théorie de l’implication russe dans l’élection de Trump, ont sciemment caché l’énorme affaire de corruption liant le clan Biden et la Chine et l’Ukraine. Pire encore, ils ont crié au « complot russe » en octobre. Etrangement, cette semaine, les informations ont fusé ciblant le fils de Joe Biden mais aussi son frère, et les courriers électroniques retrouvés démontrent que le « President-Elect » était au moins au courant des agissements de sa famille, ce qu’il a toujours nié, voire même qu’il serait bénéficiaire de millions reçus de l’étranger. En France, on n’a pas hésité à exécuter judiciairement le favori de l’élection de 2017 pour des soupçons infiniment moins graves… Comment se fait-il que, brusquement, cette affaire ressorte, y compris via les réseaux sociaux, Twitter en tête, qui avaient jusque-là appliqué une stricte censure sur cette affaire ? Sans doute parce qu’ils considèrent que leur champion est maintenant certain d’être élu… Peut-être aussi que Joe Biden, candidat démocrate par défaut, n’est qu’un faire-valoir et que du point de vue de la gauche libertaire, il sert surtout de marchepied à la Vice-Présidente Kamala Harris. Car s’il devait tomber dans quelques mois, c’est elle qui accèderait au poste suprême. En attendant, les médias européens semblent peu émus par ce scandale…

    Qu’attendre d’ici le 20 janvier, date de la passation officielle du pouvoir ? Une guerre des tranchées légale et une autre échéance politique capitale. Tout d’abord, l’équipe de Giuliani a déjà fait savoir qu’elle allait multiplier les recours dans les États où elle a recueilli des témoignages de fraude présumée, et qu’elle ferait appel à la Cour Suprême à chaque fois que cela s’avèrerait nécessaire. Par ailleurs, l’autre équipe pro-Trump menée par l’ancien procureur fédéral Sydney Powell, une redoutable « superlawyer », suit la même stratégie au sujet des manipulations suspectées sur les machines de vote Dominion, y compris venant de l’étranger.

    L’échéance majeure aura lieu le 5 janvier, avec le vote en Géorgie pour 2 sièges de sénateurs. À ce jour, le Sénat est divisé entre 50 élus Républicains et 48 Démocrates. Si les Démocrates remportent cette élection, ils auront le contrôle du Sénat (car à 50 contre 50, c’est la Vice-Présidente qui arbitre) en plus de la Chambre des Représentants déjà de leur côté. Si les Républicains conservent ces sièges, ils pourront exercer un contre-pouvoir puissant, en attendant les prochaines élections de mi-mandat concernant les Représentants (équivalents de nos députés).

  • Le pape et l'avortement : censure médiatique ou réserve pontificale?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso. en traduction sur diakonos.be :

    Non pas une censure mais un silence calculé.  Une lettre d’Argentine sur le Pape et l’avortement

    L’article précédent de Settimo Cielo sur « Le Pape François censuré chaque fois qu’il s’exprime contre l’avortement » a provoqué la critique cinglante d’un lecteur argentin de premier ordre, le philosophe José Arturo Quarracino, neveu du cardinal Antonio Quarracino, le prédécesseur de Jorge Mario Bergoglio à la tête de l’archidiocèse de Buenos Aires.

    Selon lui, même si le Pape François prononce des mots durs contre l’avortement, il le fait de telle manière que ceux-ci ne trouvent pas d’écho dans les grands médias, il ne subit donc pas une forme de censure mais c’est plutôt lui qui s’adapte volontairement à ce silence.

    Car si le Pape voulait vraiment donner un plus grand impact à ses déclarations publiques sur l’avortement, pourquoi – se demande Quarracino – ne les prononce-t-il pas lors d’un Angélus dominical, ou au cours d’une grande audience publique, comme il le fait pour ses plaidoyers vibrants en défense de l’environnement ou des migrants, et pourquoi préfère-t-il les glisser dans des lettres privées dont même l’Osservatore Romano ne signalent pas l’existence ?

    En effet, si l’on repense aux années de Jean-Paul II, tout le monde se rappelle du formidable impact public de la bataille menée par ce pape en défense de la vie à naître.

    On se souviendra notamment de l’exemple donné en 1994, avant et pendant la Conférence internationale pour la population et le développement organisée au Caire par l’ONU.

    L’objectif de cette conférence était d’« assurer les droits reproductifs », une formule que Jean-Paul II avait traduite en « mort systématique des enfants à naître ».

    Et donc, à la veille de cet événement, ce Pape s’est dressé en défense de la vie et de la famille à l’occasion d’une série d’Angélus du dimanche, il a convoqué au Vatican les ambassadeurs du monde entier pour l’écouter, il a remis à tous les dirigeants de l’ONU un mémorandum avec toutes ses objections, il a reçu le président américain Bill Clinton dans une audience décrite comme « très tendue » par les témoins.

    Avec pour résultat que la Conférence du Caire est devenue dans les médias du monde entier une bataille rangée du Pape contre les puissants de ce monde, pro et anti avortement, les contraceptifs et la stérilisation.  Les plus grands correspondants de guerre avaient même été dépêchés au Vatican pour l’occasion, dont Christiane Amanpour pour CNN.

    Aujourd’hui, en revanche – objecte Quarracino – le Pape François préfère accompagner ses condamnations discrètes de l’avortement d’une cordiale entente avec les magnats du « capitalisme inclusif », ceux-là même qui financent les politiques d’avortement à grande échelle.

    On trouvera ci-dessous sa lettre. 

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