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Eglise - Page 177

  • Message du pape Léon XIV à l'occasion de la 5ème Journée mondiale des Grands-Parents et des Personnes âgées (27 juillet 2025)

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    MESSAGE DU PAPE LÉON XIV 
    À L’OCCASION DE LA 5ème JOURNÉE MONDIALE 
    DES GRANDS-PARENTS ET DES PERSONNES ÂGÉES 

    [27 juillet 2025]

    “Heureux celui qui n’a pas perdu l’espoir” (cf. Si 14, 2)

    Chers frères et sœurs,

    le Jubilé que nous vivons nous aide à découvrir que l’espérance est toujours source de joie, à tout âge. Et quand elle est aguerrie par le feu d’une longue existence, elle devient source de béatitude parfaite.

    La Sainte Écriture présente divers cas d’hommes et de femmes déjà avancés en âge que le Seigneur implique dans ses plans de salut. Pensons à Abraham et Sara : désormais âgés, ils restent incrédules devant la parole de Dieu qui leur promet un fils. L’impossibilité d’engendrer semble avoir fermé leur regard d’espérance sur l’avenir.

    La réaction de Zacharie à l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste n’est pas différente : « A quoi connaîtrai-je cela ? Car moi je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge » (Lc 1, 18). La vieillesse, la stérilité, le déclin semblent éteindre les espérances de vie et de fécondité de tous ces hommes et femmes. Et même la question que Nicodème pose à Jésus, lorsque le Maître lui parle d’une “nouvelle naissance”, semble purement rhétorique : « Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? » (Jn 3, 4). Et pourtant, chaque fois, face à une réponse apparemment évidente, le Seigneur surprend ses interlocuteurs par une intervention salvatrice.

    Les personnes âgées, signes d’espérance

    Dans la Bible, Dieu montre à plusieurs reprises sa providence en s’adressant à des personnes âgées. C’est le cas non seulement d’Abraham, de Sara, de Zacharie et d’Élisabeth, mais aussi de Moïse, appelé à libérer son peuple alors qu’il avait quatre-vingts ans (cf. Ex 7, 7). Par ces choix, il nous enseigne que, à ses yeux, la vieillesse est un temps de bénédiction et de grâce et que les personnes âgées sont pour lui les premiers témoins de l’espérance. « Qu’est-ce donc que ce temps de la vieillesse ? – se demande saint Augustin – Dieu te répond : “Oh, que ta force disparaisse complètement, afin que ma force demeure en toi et que tu puisses dire avec l’Apôtre : Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort” » (Super Ps 70, 11). Le fait que le nombre de personnes âgées soit aujourd’hui en augmentation devient alors pour nous un signe des temps que nous sommes appelés à discerner, afin de bien lire l’histoire que nous vivons.

    La vie de l’Église et du monde ne s’appréhende en effet que dans la succession des générations, et embrasser une personne âgée nous aide à comprendre que l’histoire ne s’épuise pas dans le présent, ni ne se consume dans des rencontres fugaces et des relations fragmentaires, mais qu’elle se déroule vers l’avenir. Dans le livre de la Genèse, nous trouvons l’épisode émouvant de la bénédiction donnée par Jacob, désormais âgé, à ses petits-enfants, les fils de Joseph : ses paroles les encouragent à regarder l’avenir avec espérance, comme au temps des promesses de Dieu (cf. Gn 48, 8-20). S’il est vrai que la fragilité des personnes âgées a besoin de la vigueur des jeunes, il est tout aussi vrai que l’inexpérience des jeunes a besoin du témoignage des personnes âgées pour projeter l’avenir avec sagesse. Combien de fois nos grands-parents ont-ils été pour nous un exemple de foi et de dévotion, de vertus civiques et d’engagement social, de mémoire et de persévérance dans les épreuves ! Ce bel héritage, qu’ils nous ont remis avec espérance et amour, ne serait jamais assez, pour nous, motif de gratitude et de cohérence.

    Signes d’espérance pour les personnes âgées

    Depuis ses origines bibliques, le Jubilé a toujours été un temps de libération : les esclaves étaient affranchis, les dettes effacées, les terres rendues à leurs propriétaires d’origine. C’était un moment de restauration de l’ordre social voulu par Dieu, où les inégalités et les oppressions accumulées au fil des ans étaient réparées. Jésus renouvelle ces événements de libération lorsqu’il proclame, dans la synagogue de Nazareth, la bonne nouvelle aux pauvres, la vue aux aveugles, la libération des prisonniers et le retour à la liberté pour les opprimés (cf. Lc 4, 16-21).

    En regardant les personnes âgées dans cette perspective jubilaire, nous sommes nous aussi appelés à vivre avec elles une libération, surtout de la solitude et de l’abandon. Cette année est le moment propice pour y parvenir : la fidélité de Dieu à ses promesses nous enseigne qu’il y a une béatitude dans la vieillesse, une joie authentiquement évangélique, qui nous demande d’abattre les murs de l’indifférence dans lesquels les personnes âgées sont souvent enfermées. Nos sociétés, sous toutes les latitudes, s’habituent trop souvent à laisser une partie si importante et si riche de leur tissu social être mise à l’écart et oubliée.

    Face à cette situation, un changement d’attitude s’impose, qui témoigne d’une prise de responsabilité de la part de toute l’Église. Chaque paroisse, chaque association, chaque groupe ecclésial est appelé à devenir protagoniste d’une “révolution” de la gratitude et d’attention, à réaliser en rendant fréquemment visite aux personnes âgées, en créant pour elles et avec elles des réseaux de soutien et de prière, en tissant des relations qui puissent donner espoir et dignité à ceux qui se sentent oubliés. L’espérance chrétienne nous pousse toujours à oser davantage, à voir grand, à ne pas nous contenter du status quo. Dans le cas présent, à œuvrer pour un changement qui redonne aux personnes âgées estime et affection.

    C’est pourquoi le Pape François a souhaité que la Journée Mondiale des Grands-Parents et des Personnes Agées soit célébrée avant tout en rencontrant ceux qui sont seuls. Et pour la même raison, il a été décidé que les personnes qui ne pourront pas venir en pèlerinage à Rome cette année pourront « bénéficier de l’Indulgence jubilaire en visitant durant un temps suffisant […] les vieillards isolés accomplissant ainsi un pèlerinage auprès du Christ présent en eux (cf. Mt 25, 34-36) » (Pénitencerie ApostoliqueNote sur L’indulgence Plénière, n. 3). Rendre visite à une personne âgée est une manière de rencontrer Jésus qui nous libère de l’indifférence et de la solitude.

    En tant que personne âgée, on peut espérer

    Le livre du Siracide affirme que la béatitude appartient à ceux qui n’ont pas perdu l’espérance (cf. 14, 2), laissant entendre que dans notre vie – surtout si elle est longue – il peut y avoir de nombreuses raisons de regarder en arrière plutôt que vers l’avenir. Pourtant, comme l’a écrit le Pape François lors de sa dernière hospitalisation, « nos corps sont faibles, mais rien ne nous empêche d’aimer, de prier, de donner de nous-mêmes, d’être les uns pour les autres, dans la foi, des signes lumineux d’espérance » (Angélus, 16 mars 2025). Nous avons une liberté qu’aucune difficulté ne peut nous enlever : celle d’aimer et de prier. Tous, toujours, nous pouvons aimer et prier.

    Le bien que nous voulons pour nos proches – notre conjoint avec qui nous avons passé une grande partie de notre vie, nos enfants, nos petits-enfants qui égayent nos journées – ne s’éteint pas lorsque nos forces déclinent. Au contraire, c’est souvent leur affection qui réveille nos énergies, nous apportant espoir et réconfort.

    Ces signes de vitalité de l’amour, qui ont leur racine en Dieu lui-même, nous donnent du courage et nous rappellent que « même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 16). C’est pourquoi, surtout en tant que personnes âgées, persévérons avec confiance dans le Seigneur. Laissons-nous renouveler chaque jour par la rencontre avec Lui, dans la prière et dans la sainte messe. Transmettons avec amour la foi que nous avons vécue pendant tant d’années, dans notre famille et dans nos rencontres quotidiennes : louons toujours Dieu pour sa bienveillance, cultivons l’unité avec nos proches, ouvrons notre cœur à ceux qui sont plus éloignés et, en particulier, à ceux qui sont dans le besoin. Nous serons des signes d’espérance, à tout âge.

    Du Vatican, le 26 juin 2025

    LÉON PP. XIV

  • Les grands-parents sont un cadeau : 4 papes réfléchissent au vieillissement et à l'espoir

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    De Thomas Griffin sur le NCR :

    Les grands-parents sont un cadeau : 4 papes réfléchissent au vieillissement et à l'espoir

    De Jean-Paul II à Léon XIV, les dirigeants de l’Église nous rappellent le lien sacré entre les générations — et l’espoir qui perdure grâce à la présence et à la prière.

    Vicente López Portaña, « Les saints Anne et Joachim et l'éducation de la Vierge », ca. 1828-1831, Musée diocésain d'art sacré, Orihuela, Espagne
    Vicente López Portaña, « Les saints Anne et Joachim et l'éducation de la Vierge », ca. 1828-1831, Musée diocésain de Arte Sacro, Orihuela, Espagne (photo : domaine public)

    Samedi est la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées, célébrée pour la cinquième fois. Le 26 juillet est également la fête annuelle de saint Joachim et Anne, les grands-parents de Jésus.

    Bien que les papes ne soient pas eux-mêmes des grands-pères, les paroles récentes de nos Saints Pères ont été inspirantes et stimulantes concernant le sujet des grands-parents. Peut-être est-ce dû à leur âge proche de celui des grands-parents, ou simplement à leur proximité avec le cœur de Jésus, qui aspire à ce que tous soient connus et aimés. Lire leurs paroles peut nous aider à témoigner du respect à nos grands-parents, vivants ou décédés.

    Le pape Léon XIV a déjà publié ses paroles pour la célébration de la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. Il note :

    La vie de l'Église et du monde ne peut être comprise qu'à la lumière du passage des générations. Accueillir les personnes âgées nous aide à comprendre que la vie est plus que le simple moment présent et ne doit pas être gaspillée en rencontres superficielles et en relations éphémères. Au contraire, la vie nous oriente constamment vers l'avenir. … S'il est vrai que la faiblesse des personnes âgées a besoin de la force des jeunes, il est tout aussi vrai que l'inexpérience des jeunes a besoin du témoignage des personnes âgées pour construire l'avenir avec sagesse.

    Ces paroles reprennent le thème du pape Léon XIV, montrant que nul ne peut être mis de côté ou sous-estimé. Dans nos conversations avec eux, les personnes âgées et les grands-parents révèlent que nous vivons trop souvent de manière superficielle. Leur proximité avec la mort nous rappelle que la vie est précieuse et qu'il ne faut pas la gâcher.

    Le pape François, à l’occasion de la Journée mondiale des grands-parents en 2024, a déclaré :

    Montrons notre tendre amour aux grands-parents et aux personnes âgées de nos familles. Passons du temps avec ceux qui sont découragés et qui n'espèrent plus un avenir meilleur. Au lieu de l'égocentrisme qui mène à la solitude et à l'abandon, montrons plutôt le cœur ouvert et le visage joyeux d'hommes et de femmes qui ont le courage de dire : « Je ne t'abandonnerai pas » et de prendre un autre chemin.

    Les paroles du pape François nous interpellent également. Les personnes âgées sont trop souvent victimes du repli sur soi des jeunes. Passer du temps avec elles et discuter avec elles peut réconforter nos grands-parents et nous sortir de notre propre solitude.

    En 2008, le pape Benoît XVI a prononcé les paroles suivantes devant les personnes présentes à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille :

    Qui ne se souvient pas de ses grands-parents ? Qui peut oublier leur présence et leur témoignage au foyer ? Combien d'entre nous portent leur nom en signe de continuité et de gratitude ! Après leur départ, il est de coutume dans les familles de commémorer leur anniversaire par la célébration d'une messe pour le repos de leurs âmes et, si possible, par une visite au cimetière. Ces gestes d'amour et de foi, ainsi que d'autres, témoignent de notre gratitude envers eux. Ils se sont donnés, se sont sacrifiés pour nous et, dans certains cas, ont même donné leur vie.

    Les grands-parents nous marquent à jamais. Leur amour transcende l'espace et le temps. C'est pourquoi la Sainte Eucharistie nous unit à eux. Nous pouvons prier pour eux, et nos prières les touchent même si nous ne pouvons plus être physiquement présents à leurs côtés. Ceux de nos grands-parents qui sont au ciel sont présents à la messe, car c'est là que le ciel et la terre se rencontrent. Dans l'Eucharistie, nous nous joignons à la communion des saints pour adorer l'Agneau. Prier pour les défunts montre à ceux qui sont sur terre que cela devrait être notre seul but dans la vie.

    Enfin, le pape saint Jean-Paul II a écrit ce qui suit dans sa Lettre aux personnes âgées en 1999 :

    L'homme est plongé dans le temps ; il naît, vit et meurt dans le temps. La naissance marque une date, la première de sa vie, et la mort une autre, la dernière : l'« alpha » et l'« oméga », le début et la fin de son histoire terrestre. La tradition chrétienne a souligné ce fait en inscrivant ces deux lettres de l'alphabet grec sur les pierres tombales.
    Mais si la vie de chacun de nous est limitée et fragile, nous sommes réconfortés par la pensée que, grâce à notre âme spirituelle, nous survivrons au-delà de la mort elle-même. De plus, la foi nous ouvre à une « espérance qui ne déçoit pas » (Romains 5, 5), nous plaçant devant la perspective de la résurrection finale.

    Le pape Jean-Paul II a centré nos cœurs sur le fait que la vie est éphémère. Nous ressentons tous que le temps échappe à notre contrôle. La fragilité de nos grands-parents n'est pas quelque chose dont il faut avoir peur, ni qu'ils doivent craindre, car l'espérance est notre mission, confiée par le Christ lui-même. Rien ne peut nous séparer de son amour, pas même la mort.

    Alors que nous célébrons nos grands-parents et nos aînés ce mois-ci, rappelons-nous qu'ils sont un don pour nous. Demandons l'intercession des saints Joachim et Anne afin qu'ils puissent, dans leur vieillesse, connaître Jésus-Christ comme une présence vivante dans leur vie, Celui qui a été présent à leurs côtés toute leur vie et qui désire ardemment les conduire aux portes du ciel, où il a préparé une place pour vous et pour moi (Jean 14,3).

  • Jubilé des Jeunes : un million de jeunes attendus à Rome du 28 juillet au 3 août

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    D'Anne Van Merris sur zenit.org :

    146 nations seront représentées au Jubilé des jeunes © iubilaeum2025.va

    JUBILÉ 2025 146 Nations Seront Représentées Au Jubilé Des Jeunes © Iubilaeum2025.Va

    Un million de jeunes attendus à Rome

    Le Jubilé des jeunes se déroulera du 28 juillet au 3 août 2025

    25 juillet 2025

    Un des temps forts de l’Année sainte commencera dans quelques jours à Rome. Entre le 28 juillet et le 3 août 2025, environ un million de jeunes du monde entier rejoindront la capitale italienne pour vivre le Jubilé de l’espérance.

    Comparable aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), cet évènement jubilaire donnera aussi l’occasion aux jeunes de rencontrer et d’écouter le pape Léon XIV sur le site de l’université de Tor Vergata, en périphérie de Rome, qui avait déjà accueilli les JMJ en l’an 2000.

    Âgés entre 18 et 35 ans, les jeunes viendront de 146 nations différentes. Mais des pays plus lointains seront aussi représentés, dont certains vivent actuellement des conflits : le Soudan du Sud, le Liban, l’Irak, la Birmanie, l’Ukraine, Israël et la Syrie.

    « Un événement de paix et de construction »

    Une rencontre jubilaire qui fait écho aux Journées mondiales de la jeunesse © iubilaeum2025.va

    Une rencontre jubilaire qui fait écho aux Journées mondiales de la jeunesse © iubilaeum2025.va

    Le Jubilé des jeunes proposera un programme riche en célébrations et rencontres, avec des moments de fête. Tous les jeunes pourront se rendre en pèlerinage aux Portes saintes de la capitale italienne et recevoir l’indulgence plénière. 

    Le 29 juillet débuteront les « Dialogues avec la ville », une proposition à la fois spirituelle, artistique et culturelle : 70 activités et animations sont prévues à différents endroits. Le 1er août, une journée pénitentielle aura lieu au Circo Massimo, l’antique hippodrome de Rome, où 200 prêtres se relaieront toute la journée pour donner le sacrement de la réconciliation.

    Samedi 2 août, les jeunes convergeront vers le site de Tor Vergata où des témoignages, des animations et des concerts seront donnés. Le soir, le pape Léon XIV rejoindra à son tour le site pour vivre la veillée de prière avec les jeunes, et il présidera la messe solennelle du dimanche matin.

    Selon les médias du Vatican, une infrastructure importante a été mise en place pour pouvoir accueillir la foule pendant ces quelques jours. La ville a déployé un important dispositif avec environ 20 000 personnes travaillant pour assurer la sécurité des participants. Pour Mgr Rino Fisichella, organisateur du Jubilé de 2025, ce temps avec les jeunes sera « un moment de grâce », « un événement de paix et de construction ».

    Les reliques des deux jeunes futurs saints

    Lors de ce Jubilé, les jeunes pèlerins auront aussi l’occasion de prier à Rome devant le corps intact de Pier Giorgio Frassati et devant une relique du cœur de Carlo Acutis. Ces deux bienheureux, qui devaient être canonisés en avril et en juillet 2025, seront canonisés finalement ensemble le 7 septembre prochain.

    Le corps incorrompu de Pier Giorgio Frassati pourra être vénéré par le public à partir du 26 juillet à la basilique Santa Maria Sopra Minerva, située près du Panthéon, et sera ramené le 5 août à Turin, sa ville natale. Quant à Carlo Acutis, une relique de son cœur pourra être vénérée à l’église de San Marcello al Corso, où les visiteurs pourront également laisser des intentions de prière qui seront portées sur la tombe de Carlo à Assise.   

    Anne van Merris a été formée à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

    Un million de jeunes attendus à Rome | ZENIT - Français

  • Sainte-Anne-d’Auray : Léon XIV explique pourquoi il a choisi le cardinal Sarah comme « envoyé spécial du Pape »

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    De C.L. sur cathobel :

    Sainte-Anne-d’Auray : Léon XIV explique le choix du cardinal Sarah comme « envoyé spécial du Pape »

    Sainte-Anne-d’Auray : Léon XIV explique le choix du cardinal Sarah comme « envoyé spécial du Pape »
    Du 25 au 27 juillet 2025, Sainte-Anne-d'Auray fête les 400 ans des apparitions, avec processions, veillées et messes en breton, en présence du cardinal Sarah. © Montage CathoBel (Twitter + Jean-Christophe BENOIST)

    23 juillet 2025

    Pourquoi Léon XIV a-t-il choisi le cardinal Robert Sarah comme envoyé spécial à Sainte-Anne-d’Auray ? On connaît désormais la réponse. Il y a quelques jours, le cardinal guinéen a rendu publique la lettre que lui a adressée le pape en vue du jubilé du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne, célébré ce weekend.

    Du vendredi 25 au dimanche 27 juillet, le sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray sera le théâtre d'un jubilé exceptionnel, qui célèbre les 400 ans des apparitions de sainte Anne dans la bourgade bretonne. Au programme des festivités du Grand Pardon 2025 : processions, messes en breton, veillées aux flambeaux et... messe pontificale !

    Désigné fin mai par le souverain pontife, le cardinal Robert Sarah représentera officiellement le Saint-Siège au sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray. Il y présidera les célébrations liturgiques du jubilé, dont la messe pontificale du samedi matin. Jusqu’alors, le contenu de la lettre de mission envoyée par Léon XIV – et surtout les raisons de son choix – demeurait inconnu.

    Mais le 19 juillet, le cardinal guinéen a levé le voile en publiant l’intégralité du texte sur son compte X. Une missive touchante, profondément spirituelle, qui éclaire le choix du pape et l’importance qu’il accorde à cet événement.

    Une dévotion profonde pour sainte Anne

    Dans cette lettre, le pape Léon XIV exprime d’emblée sa dévotion pour la mère de la Vierge Marie et pour le sanctuaire breton. Il rappelle les origines des apparitions : « Par la grâce de Dieu, Sainte Anne, la mère de la très douce Vierge Marie, est apparue miraculeusement au paysan Yvon Nicolazic afin que la foi du peuple de Bretagne brûle d'une flamme spirituelle renouvelée. »

    Il poursuit en évoquant la naissance du sanctuaire lui-même : « Ainsi, a été bâti un petit oratoire qui, au fil du temps, en raison de la fréquentation et de l'affluence des pèlerins, est devenu un important sanctuaire dédié à sainte Anne d'Auray, lieu de prédilection pour les pèlerins. » Léon XIV rappelle ensuite la visite de Jean-Paul II en 1996 : « Par une journée ensoleillée du mois de septembre 1996, notre Prédécesseur, saint Jean-Paul II, s'y rendit pour alimenter et raviver la foi, l'espérance et la charité des familles. »

    Pourquoi le cardinal Sarah ?

    Le choix du pape répond à une demande formulée par Mgr Centène, évêque de Vannes, qui avait sollicité « un éminent cardinal » pour présider les célébrations au nom du Souverain Pontife. Avec Robert Sarah, Léon XIV se félicite d'avoir trouvé le cardinal en qui placer sa confiance :

    « Nous nous adressons à toi, Vénérable frère, qui, pourvu de piété et de doctrine, te distingues dans la Vigne du Seigneur comme un ouvrier vigilant et zélé. »

    La mission du cardinal Sarah ne se limite pas à la présidence des offices. Le pape l’invite à raviver l’espérance des fidèles venus célébrer ce jubilé : « Tu encourageras tous les participants à cet événement afin qu'avec une vigueur renouvelée et un nouvel engagement ils gardent une espérance vivante pour obtenir les promesses de Dieu. »

    Un passage insiste sur la portée spirituelle de ce jubilé exceptionnel : « Ils peuvent acquérir d'abondants bienfaits spirituels de ce jubilé et des grâces de la bonté céleste qui, sans nul doute, procurent une aide importante pour les soutenir dans leur travail de tous les jours. »

    Un événement d’ampleur pour l’Église de Bretagne

    Le sanctuaire accueillera des milliers de pèlerins du 25 au 27 juillet. En parallèle du jubilé, se tiendra le festival Sainte-Anne destiné aux jeunes de 16 à 30 ans. Ce rassemblement s’inscrit dans l’année jubilaire de l’Église universelle, marquant le point de départ de nombreux jeunes en route vers Rome, où ils rejoindront des centaines de milliers d’autres pèlerins autour du pape.

    Léon XIV conclut sa lettre par une note pleine de tendresse et de confiance envers son envoyé : « Nous t'accompagnerons par la prière, Vénérable frère, durant l'accomplissement de ta mission, par l'intercession de sainte Anne et de son incomparable Fille, la Bienheureuse Vierge Marie. »

    La lettre du Pape dans son intégralité :

    "À notre Vénérable frère,
    Robert Cardinal SARAH
    Préfet émérite
    De la Congrégation du Culte Divin et de la discipline des Sacrements

    Le Très-Haut se daigne de révéler les ineffables mystères du Royaume des Cieux avant tout aux petits (cf. Mt 11, 25-26). C'est pourquoi, par la grâce de Dieu, Sainte Anne, la mère de la très douce Vierge Marie, est apparue miraculeusement au paysan Yvon Nicolazic afin que la foi du peuple de Bretagne brûle d'une flamme spirituelle renouvelée. Ainsi, a été bâti un petit oratoire qui, au fil du temps, en raison de la fréquentation et de l'affluence des pèlerins, est devenu un important sanctuaire dédié à sainte Anne d'Auray, lieu de prédilection pour les pèlerins.

    Enfin, par une journée ensoleillée du mois de septembre 1996, notre Prédécesseur, saint Jean-Paul II, s'y rendit pour alimenter et raviver la foi, l'espérance et la charité des familles.

    En juillet prochain, à l'occasion du quatrième centenaire de l'apparition dans la petite bourgade de Sainte Anne d'Auray, notre Vénérable frère Raymond Centène, évêque de Vannes, a gentiment demandé au Pape François - et maintenant à moi - de désigner un éminent cardinal qui puisse, au nom du Souverain Pontife, présider les célébrations en mémoire de sainte Anne et adresser quelques paroles d'exhortation spirituelle.

    Puisque c'est notre intention d'accepter cette pieuse requête et de confirmer la nomination déjà faite par notre Prédécesseur, Nous nous adressons à toi, Vénérable frère, qui, pourvu de de piété et de doctrine, te distingue dans la Vigne du Seigneur comme un ouvrier vigilant et zélé.

    C'est pourquoi, par cette lettre Nous te nommons Notre représentant extraordinaire pour les célébrations dont Nous avons parlé ci-dessus et qui se dérouleront les 25 et 26 juillet prochains, lors de la mémoire de sainte Anne en la petite bourgade de Sainte Anne d'Auray.

    Tu encourageras tous les participants à cet événement afin qu'avec une vigueur renouvelée et un nouvel engagement ils gardent une espérance vivante pour obtenir les promesses de Dieu. En effet, ils peuvent acquérir d'abondants bienfaits spirituels de ce jubilé et des grâces de la bonté céleste qui, sans nul doute, procurent une aide importante pour les soutenir dans leur travail de tous les jours.

    Tu salueras en Notre nom l'évêque du diocèse de Vannes, tous les fidèles qui y sont rassemblés, les prélats, les prêtres, les religieux et les religieuses, les autorités civiles et les fidèles laïcs et tu leur manifesteras notre bienveillance à leur égard.

    Nous t'accompagnerons par la prière, Vénérable frère, durant l'accomplissement de ta mission, par l'intercession de sainte Anne et de son incomparable Fille, la Bienheureuse Vierge Marie. Bien volontiers, Nous accordons dès à présent notre bénédiction, signe de bienveillance envers toi et gage des dons du Ciel, que Nous souhaitons que tu offres à tous ceux qui participent aux célébrations.

    Du Vatican, le 25 juin de l'Année sainte 2025, le premier de notre Pontificat.

    Léon PP XIV"

  • Saint Titus Brandsma : une lumière dans l’enfer nazi (26 juillet)

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    D'Arnaud Dumouch sur "1000 raisons de croire" :

    Saint Titus Brandsma : lumière dans l’enfer nazi

    Prêtre carme et journaliste, homme « doux mais déterminé », Titus Brandsma utilise dès les années 1930 les journaux catholiques pour stigmatiser l’idéologie nazie comme « anti-humaine » et défendre la dignité de chaque personne. Ses écrits se heurtent au Reich, qui craint « ce professeur maléfique ». Arrêté et déporté à Dachau, il est exécuté par injection létale le 26 juillet 1942.


    Les raisons d'y croire

    • Après l’invasion des Pays-Bas par Hitler en 1940, le père Titus Brandsma aurait pu sauver sa vie si, comme beaucoup d’autres, il s’était fait discret en attendant que la guerre se passe. Mais il a préféré rester sur place en s’opposant ostensiblement au régime, alors qu’il était tout à fait au courant du sort qui l’attendait.
    • Il s’oppose au nazisme, non par idéologie politique, mais par fidélité à l’Évangile et à la dignité humaine universelle qu’enseigne le Christ. C’est pour cela qu’il refuse de collaborer avec la puissance oppressive qu’est l’Allemagne du IIIe Reich.
    • Son courage à défendre la vérité, même au risque de la mort, est un témoignage puissant. Ce courage face à la mort est alimenté par son espérance en la vie éternelle : « N’ayez pas peur de ceux qui tuent le corps... » ( Mt 10,28 ).
    • L’attitude du père Brandsma dans le camp de Dachau révèle sa capacité de pardon et d’amour envers ses tortionnaires. D’un point de vue humain, cette attitude n’a pas de sens.
    • En particulier, il faut souligner la façon dont il accompagne la petite infirmière chargée de lui injecter le produit létal. Elle raconte : « Il m’a pris la main : "Pauvre jeune fille que tu es, je vais prier pour toi !" » Il a tenu promesse depuis le Ciel et obtenu pour elle des grâces qui lui permettront par la suite de vivre avec le poids de ce qu’on l’avait forcé à faire, et de revenir à la foi catholique. « Le père Titus Brandsma, que je ne connaissais pas, m’a engendré à la grâce. »
    • Le chemin de croix qu’il vécut à Dachau, son épuisement physique, son attitude édifiante et sa mort héroïque manifestent ce qu’il avait à l’intérieur de son âme : tout ce qu’il a enseigné n’était pas simplement parole. Son âme était réellement attachée au Christ plus qu’à sa propre vie.
    • En 1983, en Floride, une religieuse carmélite contracte une forme grave de cancer grave, apparemment incurable. Après qu’elle a prié avec ferveur pour l’intercession de Titus Brandsma, sa guérison est rapportée comme totale et inexplicable du point de vue médical. Ce miracle a conduit à la béatification de Titus Brandsma en 1985.
    • Le second miracle reconnu survient en 2004, lorsqu’un prêtre carmélite américain, frère Michael Driscoll, est atteint d’un mélanome métastatique avancé (stade IV). On lui remet un fragment du costume noir du père Brandsma, qu’il applique quotidiennement sur sa tête : le cancer disparaît complètement et les médecins signalent qu’il s’agit d’une rémission scientifique inexplicable.

    En savoir plus

    Titus Brandsma naît le 23 février 1881 aux Pays-Bas. Il faut savoir que ce pays, au moment de la Réforme, a basculé en grande partie dans le protestantisme. Titus est donc issu d’une vieille famille catholique, avec cette sensibilité particulière très différente de ce qu’on peut trouver dans le sud de l’Italie. La foi s’exprime de manière discrète et rigoureuse, sans démonstration excessive.

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  • Hommage ou travestissement ? Dolce & Gabbana organise un défilé inspiré des vêtements catholiques

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    D'Hannah Brockhaus sur CNA :

    Hommage ou travestissement ? Dolce & Gabbana organise un défilé inspiré des vêtements catholiques.

    La maison de couture italienne Dolce & Gabbana a mis en lumière une nouvelle collection inspirée des vêtements liturgiques catholiques lors d'un défilé sur le pont Sant'Angelo à Rome la semaine dernière, suscitant une discussion sur la pertinence d'utiliser l'imagerie catholique à des fins laïques.

    La marque de luxe a qualifié le défilé de mode, qui s'inscrit dans le cadre de trois jours de vitrines dans la Ville éternelle, d'« hommage à la couture cléricale » avec des créations inspirées des vêtements des prêtres et d'autres vêtements ecclésiastiques, notamment « des capes, des traînes, des chasubles, des dalmatiques, des semelles, des corsages et des bavoirs ».

    Les images du défilé du 15 juillet présentent des créations clairement liées aux vêtements liturgiques catholiques traditionnels, notamment des chemises blanches en dentelle, semblables à la chasuble des prêtres ou au surplis des servants de chœur. Si la plupart des 106 créations étaient entièrement blanches ou noires, certaines arborent du vert, du rouge et du violet, couleurs utilisées par l'Église pour marquer les différentes périodes liturgiques.

    Dolce & Gabbana a refusé d'autoriser CNA à utiliser les images de l'événement, mais les créations peuvent être visionnées sur son site Web ou sur YouTube .

    Les croix étaient très présentes dans la collection, et certains modèles portaient ou transportaient ce qui semblait être des objets catholiques tels que des chapelets, des encensoirs et des brûleurs d'encens en métal utilisés lors de la messe et d'autres célébrations liturgiques.

    Le podium, bordé de figurants de cinéma habillés en cardinaux, présentait également des tenues moins cléricales ou papales, avec des corsages blancs conçus pour ressembler à des sculptures en marbre de Saint Pierre et Saint Paul, inspirées de l'art religieux.

    « Chaque création trouve un équilibre parfait entre solennité, dévotion, discipline et codes esthétiques et iconographiques », selon les informations de la marque de mode.

    Le jeune homme de 19 ans originaire de Vicence, dans le nord de l'Italie, a déclaré à CNA qu'il pensait que l'utilisation du style ecclésiastique par Dolce & Gabbana était une « usurpation » d'un héritage spirituel et liturgique à des fins de divertissement et « une simple marchandisation du sacré ».

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  • Les crimes haineux antichrétiens se multiplient en Autriche

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    De kath.net/news :

    Observatoire : Les crimes haineux antichrétiens continuent

    24 juillet 2025

    Autriche : Le ministère de l'Intérieur a enregistré 63 actes de vandalisme à motivation religieuse contre des bâtiments religieux l'année dernière, dont 50 contre des églises, ainsi que des agressions physiques et des menaces contre des chrétiens.

    Vienne (kath.net/KAP) L'observatoire viennois OIDAC Europe appelle à une meilleure protection des communautés chrétiennes suite aux chiffres récemment publiés sur les crimes haineux en Autriche. L'organisation a déclaré dans un communiqué que les actes de vandalisme contre les églises et les agressions physiques contre les chrétiens sont particulièrement préoccupants.

    Selon le dernier rapport du ministère de l'Intérieur sur les crimes de haine, 63 actes de vandalisme à caractère religieux contre des édifices religieux ont été recensés en 2024, dont 50 contre des institutions chrétiennes. La police a également recensé 12 agressions physiques et 8 menaces dangereuses à caractère antichrétien. La religion reste donc l'un des motifs les plus fréquents de crimes motivés par des préjugés en Autriche, fondés sur l'idéologie et l'origine ethnique.

    Le vandalisme est une préoccupation

    « Bien que les signalements de vandalisme dans les églises aient diminué, le vandalisme reste un problème grave », a déclaré Anja Hoffmann, directrice de l'OIDAC. Elle a cité à titre d'exemple un incident survenu en Haute-Autriche, où chaque page du livre d'autel a été déchirée. Des cas de discours haineux sur les murs des églises ou d'excréments dans les bénitiers sont également régulièrement signalés. « De tels incidents inquiètent de nombreux croyants », a poursuivi Mme Hoffmann.

    Dans plusieurs pays européens, les églises sont désormais fermées en dehors des offices en raison de la multiplication des dégâts matériels et des tentatives d'incendie criminel. « Mais la fermeture des lieux de culte ne peut constituer une réponse durable au vandalisme », souligne Hoffmann. Le plus important, selon lui, est un concept de sécurité structuré et un soutien ciblé aux paroisses locales.

    Une protection contre les attaques est nécessaire

    Selon l'OIDAC, le nombre d'agressions physiques est également particulièrement alarmant. Comparée à d'autres pays européens, l'Autriche se classe en tête du classement à cet égard, par rapport à sa population. L'organisation appelle donc à des mesures préventives ciblées, notamment pour protéger les convertis d'origine musulmane, dont les baptêmes doivent souvent se dérouler en secret. « Cette nécessité met en évidence les lacunes du travail de déradicalisation, notamment dans les écoles », a déclaré Hoffmann.

    L'OIDAC – l'acronyme de « Observatoire viennois pour l'intolérance et la discrimination envers les chrétiens en Europe » – salue le recensement progressif des incidents antichrétiens et salue le centre de signalement de la société civile christenschutz.at. Depuis peu, les incidents antichrétiens peuvent également être signalés en Autriche avec un seuil de signalement plus bas.

    Le motif religieux en troisième position

    Le rapport complet sur les crimes haineux de 2024, publié mardi, est disponible sur le site web du ministère de l'Intérieur. Selon ce rapport, la police a enregistré un total de 6 786 crimes motivés par des préjugés en 2024, soit une augmentation d'environ 20 % par rapport à l'année précédente. Le motif le plus fréquent était une fois de plus l'idéologie, avec 3 935 cas, suivi de l'origine nationale ou ethnique (1 581) et de la religion (763).

    La plupart des incidents enregistrés liés à la religion concernaient des crimes antisémites (347) et du racisme antimusulman (246), dont beaucoup impliquaient des publications haineuses en ligne et des violations de la loi d'interdiction. Les crimes antisémites ont augmenté de 32 % par rapport à l'année précédente.

    Les infractions les plus courantes liées aux crimes haineux étaient les violations de la loi sur la prohibition (2 952), les dommages matériels (1 396), les lésions corporelles (661), l'incitation (599) et les menaces dangereuses (506). Environ un quart des motifs de préjugés recensés étaient liés à des crimes en ligne, en particulier aux messages haineux antisémites ou racistes.

    Selon le ministère de l'Intérieur, les suspects étaient majoritairement des hommes (86 %), les mineurs étant surreprésentés. La proportion de suspects étrangers était de 26 %, un chiffre nettement inférieur à la moyenne générale de la criminalité. La plus forte densité de crimes haineux a été enregistrée à Salzbourg, Vienne et Carinthie.

    Lien vers le rapport : https://www.bmi.gv.at/408/Projekt/files/160_2025_Hate_Crime_Bericht_2024_V20250721_1130_webBF.pdf

  • La Pologne est le pays avec le plus grand nombre d'ordinations sacerdotales en Europe en 2025

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    De kath.net/news :

    La Pologne sera le pays avec le plus d'ordinations sacerdotales en Europe en 2025

    24 juillet 2025

    208 hommes seront ordonnés prêtres en Pologne cette année, dont environ un tiers sont des prêtres religieux.

    Varsovie (kath.net/jg)
    Avec 208 ordinations en 2025, la Pologne est le pays qui compte le plus de nouveaux prêtres en Europe cette année, rapporte le Catholic Herald .

    141 hommes seront ordonnés prêtres diocésains. Douze candidats seront ordonnés pour l'archidiocèse de Varsovie, deuxième plus grand diocèse en nombre de catholiques. Le diocèse comptant le plus grand nombre d'ordinations est celui de Tarnów, dans le sud de la Pologne, où 13 hommes seront ordonnés cette année.

    Depuis trois ans, le diocèse de Tarnow organise un pèlerinage pour prier pour les vocations sacerdotales. Cette année, plus de 1 000 fidèles y ont participé. 99,4 % des habitants du diocèse sont catholiques et 61,5 % assistent à la messe dominicale.

    Dans l'archidiocèse de Cracovie, où le saint pape Jean-Paul II a servi comme archevêque, il y a sept nouveaux prêtres cette année.

    Cette année, 67 hommes seront ordonnés dans les ordres religieux. La Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul, compte le plus grand nombre d'ordinations, soit huit. Les Dominicains et les Franciscains en comptent chacun quatre.

    La Pologne est l'un des pays les plus catholiques au monde. Lors du recensement de 2021, 71,4 % de la population a déclaré appartenir à l'Église catholique. Moins de 7 % ont déclaré n'avoir aucune religion et 21 % ont refusé de répondre. Il n'y a pratiquement aucun adepte de religions non chrétiennes en Pologne. La proportion de musulmans n'est que de 0,01 % de la population.

  • Il n’y a pas que Gaza. Qui veut chasser les chrétiens de Terre Sainte et pourquoi ?

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be) :

    Il n’y a pas que Gaza. Qui veut chasser les chrétiens de Terre Sainte et pourquoi ?

    Ce qui vient de se passer dernièrement à Gaza a été mis en lumière en des termes très clairs par le Secrétaire d’État du Vatican, Pietro Parolin, certainement en accord avec le pape, dans une interview qu’il a accordée à Tg2Post le 18 juillet, où il a déclaré qu’il « est nécessaire » qu’Israël « dise ce qui s’est effectivement passé : s’il s’agissait vraiment d’une erreur, ce dont on est en droit de douter, ou s’il s’agissait d’une volonté de frapper directement une église chrétienne, en sachant combien les chrétiens sont un élément de modération sur l’échiquier du Moyen-Orient, y compris dans les rapports entre Palestiniens et Juifs ».

    En réalité, l’obus tombé la veille sur l’église catholique de la Sainte-Famille de Gaza (voir photo) qui a détruit une partie du toit, faisant trois morts et dix blessés parmi les 550 fidèles qui y trouvaient quotidiennement refuse, n’est que le dernier signal d’une vague croissante de rejet de la présence chrétienne en Terre Saint de la part d’une frange importante du judaïsme, qui a ses partis et ses ministres fanatiques, ses colons qui sévissent dans les territoires occupés et ses soldats qui ignorent les ordres. C’est cet extrémisme messianique que le gouvernement de Benyamin Netanyahou soutient dans les faits et qui rend pratiquement impossible toute issue politique à la guerre, qu’il s’agisse de la solution à deux États, un État israélien et un État palestinien, ou celle d’un État unique avec deux peuples égaux en droits.

    À l’Angélus du dimanche suivant, le 20 juillet, le pape Léon a cité les noms des trois chrétiens tués : Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad, Najwa Ibrahim Latif Abu Daoud, ce dernier étant le jeune correspondant de « L’Osservatore Romano » pour Gaza. Et il a ensuite adressé ses « remerciements pour votre témoignage de foi », autrement dit pour leur martyre, « à nos bien-aimés chrétiens du Moyen-Orient ».

    Mais Léon s’est également exprimé en des termes sans équivoque contre « le déplacement forcé de population », qui est le sort que les extrémistes Juifs voudraient réserver à leurs compatriotes palestiniens, sans doute vers des destinations surréalistes évoquées récemment, telles que la Lybie, l’Éthiopie ou l’Indonésie.

    Bien entendu, l’obus sur l’église de la Sainte-Famille, petite et unique enclave catholique de la Bande de Gaza, a suscité des réactions au plus haut niveau. Donald Trump en personne est intervenu et le lendemain même, Netanyahu en personne téléphonait à Léon XIV pour lui faire part de ses regrets, au cours d’un entretien d’une heure d’après une information donnée en primeur par le Saint-Siège, au cours duquel le pape a réaffirmé « l’urgence de protéger les lieux de culte et surtout les fidèles et toutes les personnes en Palestine et en Israël ».

    Le président de l’Autorité palestinienne lui-même, Mahmoud Abbas, a téléphoné au Pape le lundi 21 juillet au matin, et celui-ci a renouvelé son appel contre « l’usage indiscriminé de la force et le transfert forcé de population » au cours de la conversation.

    Le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, s’est rendu séance tenante à Gaza en compagnie du patriarche grec orthodoxe Théophile III, et a reçu un coup de téléphone du pape Léon au moment même où il se trouvait bloqué à l’entrée de la ville en attente du laissez-passer du commandement israélien. Il était suivi par des camions remplis de tonnes de vivres et de médicaments, qui ont quant à eux du attendre des jours avant de pouvoir entrer pour distribuer de l’aide « non seulement aux chrétiens mais à tous ceux qui en ont besoin », a tenu à souligner Mgr Pizzaballa, au cours de ses trois jours de visite dans la Bande de Gaza, pour la troisième fois en quelques mois à peine.

    En réalité, il y a un an et demi, l’église de la Sainte-Famille déplorait déjà des victimes. Le 16 décembre 2023, un tireur d’élite de l’armée israélienne avait abattu – par erreur, disait-on déjà à l’époque, avant l’annonce d’une enquête qui n’a jamais abouti – deux femmes chrétiennes et blessé sept autres sur le bref trajet entre l’église et le couvent des sœurs de Mère Teresa.

    Mais ce qu’il faut retenir, c’est que l’obus sur l’église de Gaza n’est que l’énième épisode d’une érosion toujours plus agressive de la présence chrétienne en Terre Sainte, dans le tourbillon de ce « massacre des innocents » — « inutile et injustifiable », perpétré par Israël mais avant cela encore par le Hamas — qui ne cesse de s’amplifier – auquel le pape Léon ne cesse d’appeler à ce qu’on mette un terme.

    Ce qui est en train de se passer à Taybeh, le village antique traditionnellement identifié avec l’Ephraïm de l’Évangile de Jean (11, 54) dans lequel Jésus se serait retiré avant sa dernière Pâque, est emblématique de cette érosion.

    Taybeh, qui n’est pas très éloignée de Ramallah, la capitale administrative des territoires palestiniens, est le dernier village chrétien de Cisjordanie à être entièrement habité par des chrétiens, au nombre de 1 500, dont 600 catholiques.

    Mais les colons juifs ultra-orthodoxes qui l’entourent se montrent sans cesse plus hostiles à cette présence à leur yeux injustifiée. Ils voudraient un Israël purifié de toute présence palestinienne « du fleuve à la mer », du Jourdain à la Méditerranée, qu’elle soit musulmane ou chrétienne. Et ils ne cessent de tourmenter systématiquement les habitants du village, sans que l’armée israélienne n’intervienne.

    Le 7 juillet, après des jours de violence allant crescendo, quelques colons ont bouté le feu à l’antique église Saint-Georges, datant du Ve siècle, et au cimetière voisin. Le curé latin du village, Bashar Fawadleh, raconte : « Plus de vingt jeunes ont accouru avec moi sur place et sont parvenus à éteindre l’incendie, pendant que les agresseurs restaient là à regarder. Ils ont même bloqué les routes avec les voitures, empêchant de les utiliser, pendant que les principales voies d’entrée et de sortie de Taybeh continuaient à être bloquées par des barrages de l’armée. »

    Le 14 juillet, les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem, dont le cardinal Pizzaballa, se sont rendus sur place, et ils se sont exprimés à travers une déclaration commune. On peut y entre autres lire ce qui suit :

    « Ces derniers mois, les ‘radicaux’ israéliens ont conduit leurs troupeaux pour paître dans les fermes des chrétiens de la zone agricole à l’Est de Taybeh, la rendant inaccessible et endommageant les oliviers dont les familles dépendent. Le mois dernier, plusieurs maisons ont été attaquées par ces ‘radicaux’, qui ont bouté le feu et érigé un écriteau qui disait : ‘Il n’y a pas d’avenir pour vous ici’. L’Église est présente fidèlement sur cette terre depuis près de deux mille ans. Nous rejetons avec fermeté ce message d’exclusion et nous réaffirmons notre engagement en faveur d’une Terre Sainte qui soit une mosaïque de confessions diverses, vivant ensemble pacifiquement dans la dignité et la sécurité ».

    Mais les violences n’ont pas cessé. Le 17 juin, plusieurs colons juifs ont mené leurs vaches paître dans les ruines encore fumantes de l’église Saint-Georges, dans une insulte ouverte envers le caractère sacré du lieu.

    L’ambassadeur des États-Unis en Israël en personne, Mike Huckabee, bien qu’il soit connu pour son soutien actif aux colons juifs, a qualifié de « terroristes » ces actes de violences contre Taybeh avant de se rendre dans ce village le 19 juillet, à la suite notamment de l’homicide, dans une localité voisine, d’un jeune palestinien doté de la citoyenneté américaine, et de rendre ensuite visite à une communauté évangélique elle aussi ciblée par des attaques.

    Mais ce qui suscite surtout un vif émoi dans le monde entier et en particulier au sommet de l’Église catholique, c’est cette « barbarie » quotidienne qui fauche chaque jour des dizaines de vies parmi les habitants de Gaza qui accourent vers les centres de distribution de nourriture de la Gaza Humanitarian Foundation, où ils sont régulièrement pris pour cibles par des mercenaires américains et des soldats israéliens, sous des prétextes fallacieux qui ne sont jamais vérifiés sérieusement.

    Le cardinal Pizzaballa également constaté de ses propres yeux et dénoncé la famine qui ravage la population de Gaza, indiscutablement entretenue par les autorités israéliennes. Mais ce dernier a également tenu à clarifier, dans une interview à Vatican News, que « nous n’avons absolument rien contre le monde juif et que nous ne voulons nullement apparaître comme ceux qui iraient à l’encontre de la société israélienne et contre le judaïsme, mais nous avons le devoir moral d’exprimer avec la plus grande clarté et franchise notre critique envers la politique que ce gouvernement est en train de mener à Gaza ».

    Quant à l’avenir de cette population affamée et bombardée, Pizzaballa a déclaré que « certains partirons, mais la majorité rester là ». Et, en faisant allusion à ce que Donald Trump avait laissé entendre : « Il n’y aura pas de riviera à Gaza ».

    Bien entendu, à Gaza et en Cisjordanie, les Palestiniens chrétiens sont depuis longtemps en nette diminution. Mais ce n’est pas le cas à l’intérieur des frontières de l’État d’Israël, d’où les quelque 2 millions de citoyens arabes musulmans ne font pas mine non plus de vouloir émigrer.

    La future solution politique de la guerre en Terre Sainte, qui semble aujourd’hui bien utopique, ne pourra pourtant être que celle-ci : un seul État pour deux peuples et trois religions à l’intérieur des frontières élargies de ce qui était à l’origine la Palestine mandataire.

    C’est cette solution que le Vatican cultive en silence, si l’on lit attentivement les derniers articles très pertinents publiés dans la « Civiltà Cattolica » par David Neuhaus, un jésuite juif et citoyen israélien.

    ———

    Sandro Magister est le vaticaniste émérite de l’hebdomadaire L’Espresso.
    Tous les articles de son blog Settimo Cielo sont disponibles sur diakonos.be en langue française.

    Ainsi que l’index complet de tous les articles français de www.chiesa, son blog précédent.

  • Le christianisme, principal moteur de la libération des femmes

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    Pourquoi la vision chrétienne des hommes et des femmes, menée par un témoignage féminin, aidera la société à prospérer

    Un regard sur « les femmes au cœur de l’histoire » — à travers les contributions des saints et de Mère Angelica et au-delà — et comment les contributions féminines ont longtemps aidé le monde.

    De gauche à droite : Sainte Catherine de Sienne et Mère Angélique
    De gauche à droite : Sainte Catherine de Sienne et Mère Angélique (photo : domaine public et EWTN)

    Note de l'éditeur : Solène Tadié, correspondante du Register Europe, a prononcé le discours suivant lors de la réunion annuelle Vanenburg, organisée par le Centre pour le renouveau européen pour la discussion d'idées et l'étude de sujets d'actualité importants, le 10 juillet à Berlin.

    Bonjour, nous sommes ici pour discuter d’une question qui, à bien des égards, semble évidemment absurde — mais qui est au cœur de nombreux débats qui définissent notre époque : « Les femmes existent-elles ? »

    Je suppose que nous avons tous remarqué le clin d'œil humoristique au documentaire de Matt Walsh, What Is a Woman ? , qui réaffirme les principes fondamentaux de la biologie et dont le succès inattendu a également démontré l'ampleur de la décadence du monde occidental.

    Maintenant, dans l’esprit d’une tradition marxiste classique, particulièrement chère à nous, Français, de révéler « d’où nous parlons », je voudrais préciser que j’aborde cette question d’un point de vue particulier : en tant que femme, catholique et journaliste qui pourrait être considérée par les féministes comme une « femme émancipée ». 

    Je comprends que ma perspective catholique ne trouve pas d’écho auprès de tout le monde ici, mais je crois qu’elle est cruciale, car elle offre des réflexions très opportunes et constructives sur un sujet qui pourrait déterminer l’avenir de notre civilisation alors que nous sommes confrontés à une crise démographique sans précédent.

    La plupart des encyclopédies définissent le « féminisme » comme une doctrine, un ensemble de mouvements prônant l'égalité entre hommes et femmes dans tous les domaines et l'extension du rôle des femmes au sein de la société. Ainsi, à première vue, le féminisme a tout d'un projet louable, dédié au bien commun. Mais si l'on juge l'arbre à ses fruits, la situation est différente.

    À mon avis, le féminisme, et plus particulièrement le féminisme moderne, constitue une erreur anthropologique fondamentale. Si l'on peut affirmer que le féminisme des débuts est né en réponse à l'exclusion misogyne des femmes des rangs des Lumières – notamment en raison de leur proximité avec le clergé –, le féminisme actuel est devenu une idéologie constructiviste qui ignore la biologie et postule que le genre est une construction sociale, malléable comme l'argile.

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  • Quand l'Intelligence Artificielle se trouve confrontée au sujet "Concile Vatican II et la réforme liturgique qui a suivi"

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    C'est à lire sur le Forum Catholique et ça ne manque vraiment pas d'intérêt :

    IA Grok confrontée au sujet concile Vatican II et la réforme liturgique qui a suivi

  • Retour sur la question de la paix liturgique (La Nef)

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    De Christophe Geffroy sur La Nef :

    Retour sur la question de la paix liturgique et réponse à Jean-Pierre Maugendre

    L’éditorial de juillet-août de La Nef plaidait pour une véritable paix liturgique et énonçait des conditions pour qu’elle soit possible. Jean-Pierre Maugendre a répondu à cet éditorial, réponse qui méritait une mise au point concluant un débat entamé à l’automne dernier.

    Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, a réagi à mon dernier éditorial, « A quand la paix liturgique ? » (La Nef n°382 de juillet-août 2025). Il l’avait déjà fait après un éditorial de novembre 2024 et cela avait donné lieu à des échanges puis à deux débats sur TV Libertés en janvier et avril 2025. Je le remercie pour la réponse qu’il a publiée le 16 juillet (accessible ici), car elle achève, en quelque sorte, nos discussions, en explicitant précisément sa position sur la question liturgique. Ce faisant, Jean-Pierre Maugendre ne s’est pas intéressé aux questions que je soulevais dans une intention pacificatrice ; la nécessité d’un examen de conscience et de s’ouvrir à une conversion des cœurs ne le concerne pas. Il n’en ressent pas l’exigence, aucun geste n’est à attendre de sa part. Il écrit que le problème est ailleurs, ainsi suis-je passé « à côté de la question de fond ». Et, en fait, à le lire, il a raison ! « Le vrai débat, écrit-il, est donc de savoir si le nouveau rite de la messe opère, au pire, une rupture avec la tradition de l’Église ou si, a minima, il est porteur d’ambiguïtés mettant, in fine, en cause la profession intégrale de la foi catholique et le culte ainsi rendu à Dieu. Or, de très nombreux éléments témoignent de la mise en œuvre, dans la liturgie réformée, d’une autre théologie et d’une autre foi que celles communément admises dans l’Église jusqu’au concile Vatican II. »

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    Lire égalementExclusivisme liturgique : réponse au père Louis-Marie de Blignières