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Eglise - Page 173

  • Que retenir du Jubilé des Jeunes 2025 à Rome ?

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    De RCF :

    Que retenir du jubilé des jeunes 2025 à Rome ?

    Plus d’un million de jeunes catholiques sont venus du monde entier pour cet évènement. Cette première grande rencontre entre la jeunesse catholique et le pape américano-péruvien Léon XIV fut une réussite. Les jeunes ont souvent crié « Papa Leone, Papa Leone ! » Toutefois, pour le pape Léon, la star : c’est Jésus.

    Voici les éléments clés de cette semaine romaine qui a été couverte par RCF et CathoBel avec Jacques Galloy, reporter sur le terrain. Vous avez pu écouter chaque jour le journal du jubilé coordonné par Cédric Godart (RCF), avec Etienne Lemarque à la technique, ou lire un article publié par Clément Laloyaux de la rédaction de CathoBel.

    A découvrir sur le site de RCF

  • 6 août : fête de la Transfiguration du Seigneur

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    Du site LiturgieCatholique.fr :

    La fête de la Transfiguration, le 6 août

    Le Christ apparaît dans toute sa gloire à Pierre, Jacques et Jean, ses apôtres, sur le mont Thabor, préfigurant sa résurrection.

    « Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante » (Luc, 9, 29 b-30).

    Le 6 août, quarante jours avant l’Exaltation de la Croix, la Transfiguration du Seigneur rappelle comment le Christ voulut « préparer le cœur de ses disciples à surmonter le scandale de la croix », mais elle est aussi une annonce de la « merveilleuse adoption » qui fait de tous les croyants des fils de Dieu en son Fils Jésus, et de la clarté dont resplendira un jour le corps entier de l’Eglise.

    Le quarantième jour avant l’Exaltation de la sainte Croix, nous célébrons la Transfiguration du Seigneur. La fête est connue en Orient dès la fin du Vème siècle. Elle commémore vraisemblablement la dédicace des basiliques du Mont Thabor.

    La fête du Seigneur, la Transfiguration célèbre la vision de la Gloire du Christ qu’eurent Pierre, Jean et Jacques, huit jours après la confession de Pierre à Césarée et la première annonce de la Passion. Le Seigneur voulait fortifier leur cœur à la perspective des souffrances qui l’attendaient, et leur dire déjà, comme il le décla­rera aux disciples d’Emmaüs : « Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa Gloire ? » (Lc 24, 26).

    La Transfiguration est donc une fête de la Gloire, une percée jusqu’au terme de l’histoire du salut, qui est l’entrée plénière dans la vie divine trinitaire. Si Moïse et Elie sont « vus dans la Gloire » (Lc 9, 31), c’est en raison de l’expérience partielle qu’ils eurent de cette Gloire au Sinaï (cf. Ex 33, 18-23 ; 1 R 19, 9-14) ; la mention des tentes par Pierre — même s’il ne savait pas ce qu’il disait (Lc 9, 33) — est une allusion à la Tente de la Rencontre où Yahvéet Moïse conversaient face à face (Ex 33, 7-11).

    La nuée évoque aussi la présence de Dieu à son Peuple dans l’Exode (13, 21-22 ; 19, 9 ; 33, 9-10). La voix du Père, qui dit la parole même en laquelle il engendre le Fils, manifeste que l’entrée dans la Gloire — celle du Fils (cf. Jn 17, 22-24) — n’est possible pour nous que si nous écoutons Jésus pour le suivre. La Transfiguration est un appel à la Gloire et un rappel du chemin de souffrances qui y mène.

    *Missel romain, messe de la Transfiguration, prière d’ouverture

    Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

     

    Commentaire du Bienheureux Columba Marmion (1858-1923) (source EAQ)
    abbé

    Transfiguration (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 328-329 ; rev.)

    « Il fut transfiguré devant eux »

    Cette transfiguration de Jésus, inattendue des disciples et pleine de mystère, fut pour eux, sans contredit, la source d’une grâce singulière : celle de l’affermissement de la foi en la divinité de Jésus. Désormais, ils savaient, à n’en plus douter, que sous les dehors de l’homme avec lequel ils conversaient tous les jours (cf. Ph 2,7), le véritable Fils de Dieu voilait sa suprême dignité. Cette foi sera confirmée par la venue du Saint Esprit au jour de la Pentecôte.

    Mais la parole du Père entendue par les disciples n’était pas descendue de la nuée pour eux seuls. Toutes les générations chrétiennes la recueilleront à leur tour. (…) Pour chacun de nous, le Christ est toujours prêt à se transfigurer, et la voix du Père ne cesse point de proclamer, par le magistère de l’Église, la divine filiation de Jésus. Assurément, le Christ ne change plus, il demeure immuablement le même (cf. He 13,8). Il se présente toujours à nous comme « constitué pour nous, de par Dieu, sagesse, justice, sanctification, rédemption » (1 Co 1, 30). Mais nous, nous ne découvrons que peu à peu la divinité de sa personne, la valeur incomparable de sa rédemption, l’immensité de ses mérites, le don d’amour fait aux hommes par sa venue. Nous sommes ainsi initiés à cette science éminente du Christ (cf. Ph 3,8) dont parle l’Apôtre.

    Cependant, comprenez-le, cette connaissance n’est pas purement intellectuelle ; elle consiste bien plutôt en une illumination intérieure de la foi. Devant cette révélation toute intime et surnaturelle, le chrétien sent naître en lui le désir de rendre son âme et sa vie de plus en plus conformes à celles de Jésus-Christ.

  • L'hymne des vêpres de la Transfiguration (grégorien)

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    HYMNE DES VÊPRES DE LA TRANSFIGURATION

    (source)

    © Moines de l’Abbaye Notre-Dame, Fontgombault

    Transfiguration
    Graduel XVe s.
    Bibliothèque Mazarine, Paris


    Quicumque Christum quaeritis,
    Oculos in altum tollite :
    Illic licebit visere
    Signum perennis gloriae.

    Illustre quiddam cernimus
    Quod nesciat finem pati,
    Sublime, celsum, interminum,
    Antiquius caelo et chao.

    Hic ille Rex est Gentium,
    Populique Rex judaici,
    Promissus Abrahae patri,
    Ejusque in aevum semini.

    Hunc et Prophetis testibus
    Iisdemque signatoribus
    Testator et Pater jubet
    Audire nos et credere.

    Gloria tibi, Domine,
    Qui apparuisti hodie,
    Cum Patre, et Sancto Spiritu,
    In sempiterna saecula.
    Amen.

    ___

    Vous tous qui cherchez le Christ,
    portez en haut vos regards :
    là, vous pourrez contempler
    l’image de la gloire éternelle.

    Nous voyons quelque chose de radieux,
    qui ne saurait souffrir de fin,
    sublime, incomparable, infini,
    antérieur au ciel et au chaos.

    C’est Lui, le Roi des Nations,
    le Roi du peuple juif,
    promis au père Abraham
    et à sa postérité, pour toujours.

    Les Prophètes l’ont annoncé
    et en même temps dépeint,
    son Père lui rend aussi témoignage,
    et nous invite à écouter et à croire.

    Gloire à toi, Seigneur,
    qui t’es manifesté en ce jour,
    comme au Père et à l’Esprit-Saint,
    pour les siècles éternels.
    Amen.

  • Les chrétiens de Syrie en péril : l’ECLJ alerte le Conseil des droits de l’homme

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    De Thibault van den Bossche sur le site de l'ECLJ :

    Les chrétiens de Syrie en péril : l’ECLJ alerte le Conseil des droits de l’homme

    4 Août 2025

    Le 4 août 2025, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a soumis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies une déclaration écrite sur la situation dramatique des chrétiens de Syrie depuis la prise du pouvoir par l’ancien djihadiste Ahmed al-Charaa. Dans ce document fondé sur des témoignages de première main, l’ECLJ alerte sur le risque de disparition du pluralisme religieux dans le pays et la généralisation à l’échelle nationale du modèle de gouvernance centralisée islamiste d’Idlib.

    Avant les printemps arabes, la Syrie comptait environ deux millions de chrétiens. À la chute du régime de Bachar el-Assad, en décembre 2024, ils n’étaient déjà plus que 500 000. Depuis, l’exode s’accélère dangereusement. « Si je demande aux chrétiens ce qu’ils veulent aujourd’hui, tous me répondront : quitter la Syrie. Ils ont peur pour l’avenir de leurs enfants, et des violences spécifiques sur les femmes », nous témoigne un évêque syrien.

    Cette peur s’est cristallisée avec l’attentat du 22 juin 2025 contre l’église grecque-orthodoxe Mar Elias à Damas, qui a fait 25 morts et 63 blessés pendant la messe. Pour le patriarche Jean X, qui appelle à l’unité : « Ce n’est pas un incident isolé, ni un acte personnel. C’est une attaque contre chaque Syrien et contre toute la Syrie. » Pourtant, aucun représentant du gouvernement n’est venu sur place, à l’exception d’une ministre chrétienne, Hind Kabawat. « Le gouvernement porte l’entière responsabilité », a-t-il accusé dans son homélie aux funérailles.

  • Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois d'août

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    De CNA :

    Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois d'août

    Dans une vidéo diffusée le 29 juillet, le Saint-Père a demandé aux fidèles de prier « pour que les sociétés où la coexistence semble plus difficile ne succombent pas à la tentation de la confrontation pour des raisons ethniques, politiques, religieuses ou idéologiques ».

    Selon un communiqué de presse , la vidéo de ce mois-ci a été réalisée en collaboration avec la Fondation Jésuite des Communications (JesCom).

    Dans la vidéo, le pape Léon récite une prière composée spécifiquement pour l'intention de prière de ce mois-ci.

    Voici la prière complète du pape Léon :

    Jésus, Seigneur de notre histoire,

    Compagnon fidèle et présence vivante,

    Vous qui ne vous lassez jamais de venir à notre rencontre,

    Nous voici, ayant besoin de votre paix.

    Nous vivons une époque de peur et de division.

    Parfois, nous agissons comme si nous étions seuls,

    Construire des murs qui nous séparent les uns des autres,

    Oublier que nous sommes frères et sœurs.

    Envoie-nous ton Esprit, Seigneur,

    Pour raviver en nous

    Le désir de se comprendre, de s’écouter,

    Donne-nous le courage de chercher des voies de dialogue,

    Répondre au conflit par des gestes de fraternité,

    Ouvrir nos cœurs aux autres sans peur des différences.

    Fais de nous des bâtisseurs de ponts,

    Capable de surmonter les frontières et les idéologies,

    Capable de voir les autres à travers les yeux du cœur,

    Reconnaissant à chaque personne une dignité inviolable.

    Aidez-nous à créer des espaces où l’espoir peut s’épanouir,

    Là où la diversité n’est pas une menace

    Mais une richesse qui nous rend plus humains.

    Amen.

    L'intention de prière vidéo est promue par le Réseau Mondial de Prière du Pape , qui sensibilise aux intentions de prière papales mensuelles.

  • Ce que Saint John Henry Newman apporte à la théologie

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    En 2025, le pape Léon XIV a décidé de nommer saint John Henry Newman "Docteur de l'Église".

    C'est un titre assez rare qui ne concerne pour le moment que 48 saints canonisés. L'apport de ce théologien protestant converti au catholicisme et devenu cardinal est essentiel car il porte sur ce qu'on appelle "la théologie fondamentale", c'est-à-dire cette théologie qui aborde la manière dont nous pouvons être certains que nous comprenons la Révélation donnée par Jésus-Christ.

     

    Thèmes abordés : Jean 16, 13 « Mais quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière » ; Les anciens critères de saint Vincent de Lérins. Application à la Vierge Marie Co-rédemptrice et à la Venue du Christ à l’heure de la mort.

    Le cardinal John Henry Newman a été proclamé Docteur de l’Église en 2025 par le pape Léon XIV. C’est à lui qu’on doit la meilleure explication du développement du dogme et la réponse à cette question : Comment fait l’Esprit Saint pour conduire l’Église à la vérité tout entière (Jn 16, 13) ? Il pose pour cela sept critères de la Tradition sainte c’est-à-dire de l’Alliance entre l’Esprit Saint et le cœur des saints qui prépare et aboutit à la confirmation finale du magistère Pontifical :

    1° Un développement harmonieux : un poussin ne donne pas un poisson.

    2° À partir des principes de base de la révélation qui ne peuvent être que contemplés : La Révélation de l’amour de Dieu à la croix.

    3° La conclusion de la recherche s’impose et se substitue facilement aux précédentes conclusions

    4° L’anticipation de l’avenir : on peut prévoir les développements futurs.

    5° La cohérence logique, et pas seulement d’une logique mathématique : Une logique qui intègre aussi le cœur.

    6° La préservation du passé : Un vrai développement est une addition qui illustre sans obscurcir

    7° La solidité de ce développement harmonieux dans le temps

    A la fin : LE MAGISTERE QUI CONFIRME OU INFIRME LA RECHERCHE

  • Léon XIV, un pontificat d’étape ?

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Léon XIV, un pontificat d’étape ?

    « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment, mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, confirme tes frères » (Lc 22, 31-32).

    Nous avons eu l’occasion de dire que le pontificat bergoglien, avec ses boursouflures, pouvait bien constituer, sinon la phase terminale de l’après-Vatican II, en tout cas l’approche de son terme. À condition, bien entendu, qu’il se trouve des hommes d’Église qui aient la détermination nécessaire pour tourner la page. À défaut, et en attendant, on peut espérer l’adoption d’une sorte de réalisme d’étape, en vertu duquel on laisserait vivre et se développer les forces catholiques qui existent encore. Mais en définitive c’est au grand retour de l’ordre magistériel qu’aspire l’Église du Christ et que ses pasteurs ont à préparer.

    Un pape pour « apaiser les tensions »

    Les papes successifs de l’après-Concile ont mis toute leur énergie à surmonter les fractures qu’avaient inévitablement provoquées l’affaissement libéral de la doctrine ecclésiologique, et depuis François celui de la doctrine du mariage. Fractures doctrinales illustrées par celle causée par la réforme liturgique, elle aussi libérale, édulcorante. Aucune « herméneutique » n’a fonctionné pour recoller les morceaux du vase brisé. Le message missionnaire de l’Église n’a cessé de s’évaporer, en même temps que s’amenuisait le nombre de ses prêtres, de ses fidèles. En outre, le style d’action du pontificat de François a provoqué un chaos généralisé.

  • Léon XIV et la nouvelle géographie de l'Église

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV et la nouvelle géographie de l'Église

    Plus d'un million de personnes ont assisté au Jubilé de la Jeunesse à Tor Vergata, à Rome, le premier grand rassemblement de ce genre depuis l'élection de Léon XIV. Léon XIV n'a pas manqué son rendez-vous avec les jeunes : il est allé les saluer au début du Jubilé, leur demandant de prier pour la paix ; il s'est rendu à Tor Vergata, désireux d'être avec eux et de leur transmettre un message.

    Léon XIV n'a ni le charisme captivant de Jean-Paul II ni l'attrait populaire du pape François. Mais il n'est pas non plus un Benoît XVI, dont il a hérité une partie de sa présence calme, mais pas de sa timidité. La rencontre avec les jeunes a été un test intéressant pour comprendre le nouveau pontificat et les messages qu'il entend transmettre.

    Le pape a voulu porter personnellement la croix le soir de la veillée, parmi les jeunes.

    Dans l'homélie de la messe du Jubilé de la Jeunesse, Léon XIV a envoyé un message d'espérance chrétienne. « Nous ne sommes pas faits – a-t-il dit – pour une vie où tout est acquis et statique, mais pour une existence constamment renouvelée par le don de soi dans l'amour . C'est pourquoi nous aspirons continuellement à quelque chose de « plus » qu'aucune réalité créée ne peut nous offrir ; nous ressentons une soif profonde et brûlante qu'aucune boisson en ce monde ne peut étancher. Sachant cela, ne trompons pas notre cœur en essayant de le satisfaire par des imitations bon marché ! Écoutons-le plutôt ! Transformons cette soif en un marchepied, comme des enfants qui se dressent sur la pointe des pieds pour regarder par la fenêtre de la rencontre avec Dieu. »

    Le Jubilé de la Jeunesse a cependant aussi marqué un tournant dans le pontificat de Léon XIV, puisqu'il a marqué la fin des cent premiers jours de son règne . Aucune décision gouvernementale ne permet encore de comprendre l'orientation que prendra l'œuvre du nouveau pape. Cependant, des indications assez concrètes existent quant à l'orientation envisagée de son pontificat et au contexte dans lequel il évolue.

    Le premier signe est qu'il s'agira d'un pontificat moderne. Moderne non pas au sens de moderniste, mais moderne au sens où il résulte d'un changement générationnel et aussi d'un changement géographique .

    Léon XIV n'est pas seulement le premier pape d'une nouvelle génération, qui n'a pas vécu directement les années du Concile Vatican II. Il est aussi le premier pape à émerger d'un conclave mondialisé, où la langue véhiculaire n'était plus le latin et l'italien, mais l'anglais .

    Ce fut l'une des conséquences inattendues des décisions du pape François. Il avait décidé d'internationaliser le Collège des cardinaux et de modifier ses critères de sélection. Avec lui, il n'y avait plus de sièges cardinaux, mais des profils personnels . Dans de nombreux cas, le pape François a pêché aux quatre coins du monde, uniquement par souci de représentation.

    C'est ainsi que s'est opéré le changement générationnel. Nombre des nouveaux cardinaux non seulement n'avaient aucune expérience de la Curie romaine, mais n'avaient même pas étudié à Rome. Généralement, beaucoup d'entre eux venaient du monde anglophone, ou du moins maîtrisaient mieux l'anglais comme seconde langue que l'italien, lorsqu'ils parlaient italien.

    Les cardinaux Charles Bo de Birmanie, Goh de Singapour et Maafi de Tonga en sont des exemples . Mais même lorsqu'ils maîtrisent bien l'italien, de nombreux cardinaux préfèrent s'exprimer en anglais lorsqu'ils doivent prendre la parole officiellement, comme c'est le cas du cardinal Jean-Claude Hollerich de Luxembourg.

    L'anglais comme langue véhiculaire a également transformé notre façon de penser. C'est ainsi qu'est apparu un candidat comme Robert Francis Prevost, connu de 90 % des cardinaux pour sa présence dans onze congrégations et sa maîtrise de ce qui allait devenir la langue véhiculaire du conclave.

    Le deuxième point est que, bien que né dans un environnement anglophone, la modernité du pontificat réside dans le fait qu'il n'est ni nord-américain ni anglo-saxon, mais américain au sens large . Être anglophone atténue le latino-américanisme que Prévost a imprégné de son œuvre missionnaire, puis de son activité épiscopale au Pérou. Être augustinien confère institutionnalité et universalité à un profil qui est celui d'un pape américain, mais surtout occidental.

    Le troisième indice est que, compte tenu de son profil et de son histoire personnelle, ce pape ne cherche ni ne provoque de divisions, du moins jusqu'à ce qu'il décide d'entrer dans un débat qui n'est pas le sien.

    Benoît XVI était un pape en quête d'unité, et chaque démarche qu'il a entreprise visait à réaliser l'unité au sein de l'Église. Cela n'a pas entièrement fonctionné, non seulement parce qu'il n'était pas compris, mais aussi parce qu'il était accablé par les préjugés du Concile Vatican II et les débats qui ont suivi. Benoît XVI était un pape qui cherchait à transcender les préjugés, ayant lui-même été victime de discrimination.

    Le pape François, en revanche, était un pape qui recherchait la division et la provocation. Il n'avait pas participé au concile Vatican II, mais avait grandi dans la controverse postconciliaire. Il avait décidé de prendre position, divisant le monde entre le bien et le mal, déplorant son retard et, paradoxalement, faisant reculer le débat intra-ecclésial.

    Léon XIV n'est pas victime des préjugés visant Benoît XVI, et il n'est pas un provocateur comme le pape François. Il a son propre profil, celui qui transcende les clivages .

    C'est pourquoi il sait s'adresser aux jeunes. Lorsqu'il est avec eux, il change fréquemment de langue – principalement entre l'espagnol, l'italien et l'anglais – et transmet son message clairement dans chacune d'elles. C'est une expérience qui lui vient de ses années de missionnaire, et c'est bien plus que cela. C'est aussi quelque chose d'inné en lui.

    Il reste à voir si ce changement cardinalice qui a conduit à l'élection de Léon XIV représente également un changement générationnel pour l'Église. En bref, si Léon XIV s'adresse à une Église de plus en plus anglophone, et donc de plus en plus dotée d'un raisonnement pragmatique, d'un langage explicite et de messages simples et percutants.

    L' encyclique que le pape rédige actuellement apportera plusieurs réponses à ce sujet . Prévost est anglophone, mais, au cours de ses trois mois de pontificat, il a démontré une compréhension approfondie d'une autre forme d'expression : celle du monde occidental et de la tradition de l'Église. La prochaine encyclique sera-t-elle le premier document de l'histoire de l'Église dont l'editio typica sera en anglais ?

    Et comment le langage va-t-il changer le style du Pape ?

    Voici les nouveaux éléments à surveiller dans les prochaines étapes du pape. Un pape américain, moderne et occidental. Un Américain serein, en définitive.

  • Le pape Léon XIV fait ses débuts auprès des jeunes : choix radicaux et Eucharistie

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Le pape Léon XIV fait ses débuts auprès des jeunes : choix radicaux et Eucharistie

    Le Pape, discret et doux, met les jeunes à l'épreuve lors de leur Jubilé : une invitation à des choix radicaux comme le mariage et la consécration religieuse, avec Jésus au centre : « Adorez l'Eucharistie, source de vie éternelle. Étudiez, travaillez, aimez à la manière de Jésus. » 
    - Sentinelle, la nuit est finie, par Andrea Zambrano

    04_08_2025

    Malgré ceux qui ont fait la grimace face au « bruit » des pèlerins dans les rues et les gares de Rome, le Jubilé de la Jeunesse a été un succès. Les images aériennes de l'esplanade bondée de Tor Vergata transmettent au monde le message d'une Église dynamique et toujours aussi attrayante. Les journées du samedi et du dimanche, avec la veillée de prière et la messe, ont marqué la consécration de la popularité de Léon XIV.

    Discret et gracieux, le pape a atterri en hélicoptère samedi en fin d'après-midi et a pu constater d'en haut le succès de l'organisation de l'Église, malgré la chaleur du mois d'août, la propagation du conflit et l'hostilité de la plupart des médias. Alors que les inscriptions avaient atteint un demi-million, les deux événements phares du Jubilé de la Jeunesse ont vu la participation grimper à un million.

    Ces chiffres sont significatifs, incomparables avec les deux millions de 2000, un quart de siècle après la crise démographique européenne et l'avancée inexorable de la sécularisation. Prevost a salué les fidèles dans la papamobile, puis s'est dirigé vers la scène, portant la Croix du Jubilé, suivi de 200 jeunes. Répondant – en espagnol, italien et anglais – aux trois questions posées sur scène, le pape a abordé le thème des réseaux sociaux (« ces outils sont ambigus lorsqu'ils sont dominés par des logiques commerciales et des intérêts qui perturbent nos relations ») et a déclaré que l'amitié avec le Christ doit être notre étoile directrice. Si les amitiés « reflètent ce lien intense avec Jésus, elles deviennent assurément sincères, généreuses et vraies », a expliqué le pape.

    Dans sa deuxième réponse sur le thème du courage de choisir, Léon XIV a affirmé que « cela vient de l'amour que Dieu nous montre en Christ ». « Pour être libres », a déclaré Prévost, « nous devons partir d'un fondement stable, du rocher qui soutient nos pas. Ce rocher est un amour qui nous précède, nous surprend et nous dépasse infiniment : c'est l'amour de Dieu. » Évoquant le sens de la vie, le pape a demandé des prières pour les deux pèlerines, Maria et Pascale, récemment décédées à Rome, et pour un jeune Espagnol hospitalisé après une morsure de chien.

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  • Qu’est-ce qui nous libère des marécages de l’absurdité, de l’ennui, de la médiocrité ? L'homélie du pape pour la clôture du Jubilé des Jeunes à Tor Vergata

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    JUBILÉ DES JEUNES

    MESSE

    HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

    Tor Vergata
    XVIIIe dimanche du Temps ordinaire, 3 août 2025

    ________________________________________

    Paroles du Saint-Père avant le début de la Messe du Jubilé des Jeunes

    Bonjour à tous! Bon dimanche!
    Good morning! Buenos dias! Bonjour, Guten Morgen!

    J'espère que vous vous êtes tous un peu reposés. Nous allons bientôt commencer la plus grande célébration que le Christ nous ait laissée, Sa présence même dans l'Eucharistie. Que Dieu vous bénisse tous. Et que ce soit un moment vraiment mémorable pour chacun d'entre nous, lorsque, ensemble, en tant qu'Église du Christ, nous suivons, marchons ensemble et vivons avec Jésus-Christ.

    Bonne célébration à tous!

    _________________

    Très chers jeunes,

    après la Veillée vécue ensemble hier soir, nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer l’Eucharistie, sacrement du don total de Soi que le Seigneur a fait pour nous. Nous pouvons imaginer revivre, dans cette expérience, le chemin parcouru le soir de Pâques par les disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35) : d’abord, ils s’éloignaient de Jérusalem, effrayés et déçus ; ils partaient convaincus qu’après la mort de Jésus, il n’y avait plus rien à attendre, plus rien à espérer. Et pourtant, ils l’ont précisément rencontré, ils l’ont accueilli comme compagnon de voyage, ils l’ont écouté pendant qu’il leur expliquait les Écritures, et enfin ils l’ont reconnu à la fraction du pain. Alors leurs yeux se sont ouverts et l’annonce joyeuse de Pâques a trouvé place dans leur cœur.

    La liturgie d’aujourd’hui ne nous parle pas directement de cet épisode, mais elle nous aide à réfléchir sur ce qu’il raconte : la rencontre avec le Ressuscité qui change notre existence, qui éclaire nos affections, nos désirs, nos pensées.

    La première lecture, tirée du Livre de Qohelet, nous invite à faire, comme les deux disciples dont nous avons parlé, l’expérience de notre limite, de la finitude des choses qui passent (cf. Qo 1, 2 ; 2, 21-23) ; et le psaume responsorial, qui lui fait écho, nous propose l’image d’une     « herbe changeante : elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée » (Ps 90, 5-6). Ce sont deux rappels forts, peut-être un peu choquants, mais qui ne doivent pas nous effrayer, comme s’il s’agissait de sujets “tabous” à éviter. La fragilité dont ils nous parlent fait en effet partie de la merveille que nous sommes. Pensons au symbole de l’herbe : n’est-ce pas magnifique, un pré en fleurs ? Certes, elles sont délicates, faites de tiges fines, vulnérables, susceptibles de se dessécher, de se plier, de se briser, mais en même temps, elles sont immédiatement remplacées par d’autres qui poussent après elles, et dont les premières deviennent généreusement nutriments et servent d’engrais, en se consumant sur le sol. C’est ainsi que vit le champ, se renouvelant continuellement, et même pendant les mois froids d’hiver, quand tout semble silencieux, son énergie frémit sous terre et se prépare à exploser, au printemps, en mille couleurs.

    Nous aussi, chers amis, nous sommes ainsi faits : nous sommes faits pour cela. Non pour une vie où tout est acquis et immobile, mais pour une existence qui se régénère constamment dans le don, dans l’amour. Et ainsi, nous aspirons continuellement à un “plus” qu’aucune réalité créée ne peut nous donner ; nous ressentons une soif si grande et si brûlante qu’aucune boisson de ce monde ne peut l’étancher. Face à cette soif, ne trompons pas notre cœur en essayant de l’apaiser avec des substituts inefficaces ! Écoutons-la plutôt ! Faisons-en un tabouret sur lequel nous pouvons monter pour nous pencher, comme des enfants, sur la pointe des pieds, à la fenêtre de la rencontre avec Dieu. Nous nous trouverons face à Lui, qui nous attend, qui frappe même gentiment à la vitre de notre âme (cf. Ap 3, 20). Et il est beau, même à vingt ans, de Lui ouvrir grandement notre cœur, de le laisser y entrer, pour ensuite nous aventurer avec Lui vers les espaces éternels de l’infini.

    Saint Augustin, parlant de sa recherche intense de Dieu, se demandait : « Quel est donc l’objet de notre espérance […] ? Est-ce la terre ? Non. Est-ce quelque chose qui vient de la terre, comme l’or, l’argent, l’arbre, la moisson, l’eau […] ? Ces choses plaisent, elles sont belles, elles sont bonnes » (Sermon 313/F, 3). Et il concluait : « Cherche celui qui les a faites, c’est Lui ton espérance » (ibid.). Puis, repensant au chemin qu’il avait parcouru, il priait en disant : « Tu [Seigneur] étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais [...]. Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi j’ai goûté [cf. Ps 33, 9 ; 1 P 2, 3] et j’ai faim et j’ai soif [cf. Mt 5, 6 ; 1 Co 4, 11] ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix » (Confessions, 10, 27).

    Frères et sœurs, ce sont de très belles paroles, qui rappellent ce que le Pape François disait à Lisbonne, lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse, à d’autres jeunes comme vous : « Chacun est appelé à se confronter à de grandes questions qui n’ont pas […] une réponse simpliste ou immédiate, mais qui invitent à accomplir un voyage, à se dépasser, à aller plus loin […], à un décollage sans lequel il n’y a pas de vol. Ne nous alarmons pas alors si nous nous trouvons assoiffés de l’intérieur, inquiets, inachevés, avides de sens et d’avenir […]. Ne soyons pas malades, soyons vivants ! » (Discours pour la rencontre avec les jeunes universitaires, 3 août 2023).

    Il y a une question importante dans notre cœur, un besoin de vérité que nous ne pouvons ignorer, qui nous amène à nous      demander : qu’est-ce vraiment que le bonheur ? Quel est le véritable goût de la vie ? Qu’est-ce qui nous libère des marécages de l’absurdité, de l’ennui, de la médiocrité ?

    Ces derniers jours, vous avez vécu de nombreuses expériences enrichissantes. Vous avez rencontré des jeunes de votre âge, venus de différentes parties du monde et appartenant à différentes cultures. Vous avez échangé vos connaissances, partagé vos attentes, dialogué avec la ville à travers l’art, la musique, l’informatique, le sport. Au Circo Massimo, vous vous êtes approchés du sacrement de la pénitence, vous avez reçu le pardon de Dieu et vous avez demandé son aide pour mener une vie bonne.

    Dans tout cela, vous pouvez trouver une réponse importante : la plénitude de notre existence ne dépend pas de ce que nous accumulons ni, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, de ce que nous possédons (cf. Lc 12, 13-21). Elle est plutôt liée à ce que nous savons accueillir et partager avec joie (cf. Mt 10, 8-10 ; Jn 6, 1-13). Acheter, accumuler, consommer ne suffit pas. Nous avons besoin de lever les yeux, de regarder vers le haut, vers « les réalités d’en haut » (Col 3, 2), pour nous rendre compte que tout a un sens, parmi les réalités du monde, dans la mesure où cela sert à nous unir à Dieu et à nos frères dans la charité, en faisant grandir en nous « des sentiments de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur » (Col 3, 12), de pardon (cf. ibid., v. 13), de paix (cf. Jn 14, 27), comme ceux du Christ (cf. Ph 2, 5). Et dans cette perspective, nous comprendrons toujours mieux ce que signifie « l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

    Très chers jeunes, notre espérance, c’est Jésus. C’est Lui, comme le disait saint Jean-Paul II, « qui suscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, […] pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société, en la rendant plus humaine et plus fraternelle » (XVe Journée mondiale de la Jeunesse, Veillée de prière, 19 août 2000). Restons unis à Lui, restons dans son amitié, toujours, en la cultivant par la prière, l’adoration, la communion eucharistique, la confession fréquente, la charité généreuse, comme nous l’ont enseigné les bienheureux Piergiorgio Frassati et Carlo Acutis, qui seront bientôt proclamés saints. Aspirez à de grandes choses, à la sainteté, où que vous soyez. Ne vous contentez pas de moins. Vous verrez alors grandir chaque jour, en vous et autour de vous, la lumière de l’Évangile.

    Je vous confie à Marie, la Vierge de l’espérance. Avec son aide, en retournant dans les prochains jours dans vos pays, dans toutes les parties du monde, continuez à marcher avec joie sur les traces du Sauveur, et contaminez tous ceux que vous rencontrez avec votre enthousiasme et le témoignage de votre foi ! Bonne route !

  • Jubilé des jeunes à Tor Vergata : le pape dialogue avec les jeunes à propos de l'amitié, du courage de choisir et de l’appel à faire le bien

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    La veillée du samedi 2 août, à Tor Vergata.

    De Jacques Galloy sur RCF :

    Jubilé des jeunes à Tor Vergata : le pape dialogue avec les jeunes à propos de l'amitié, du courage de choisir et de l’appel à faire le bien.

    3 août 2025

    Moment très attendu lors du jubilé des jeunes, le pape Léon XIV a atterri en hélicoptère à Tor Vergata vers 19h30 pour la veillée avec les jeunes. Après plusieurs tours en papamobile, la veillée a débuté à 20h30. Un dialogue a eu lieu entre le pape Léon et 3 jeunes. Quel leur a t'il répondu sur les thèmes de l’amitié, le courage de choisir et l’appel à faire le bien ? Cette rencontre s’est terminée par un très beau temps de prière sous la forme d’une adoration eucharistique. Ce fut un intense moment silencieux, de communion autour de Jésus réellement présent dans le saint Sacrement.

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  • Dieu, viens à mon aide (introit du 18e dimanche du temps ordinaire)

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    DEUS, in adiutórium meum inténde: Dómine, ad adiuvándum me festína: confundántur et revereántur inimíci mei, qui quærunt ánimam meam. Ps. ibid., 4 Avertántur retrórsum, et erubéscant: qui cógitant mihi mala. ℣. Glória Patri.

    O Dieu, viens à mon aide; Seigneur, hâte-Toi de me secourir. Qu'ils soient confondus et couverts de honte, ceux qui cherchent à m'ôter la vie. Ps. ibid.,4 Qu'ils reculent en arrière et soient dans la confusion, ceux qui me veulent du mal.