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Eglise - Page 669

  • Se passer de prêtres ?

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    Du site "Pro Liturgia" (19 août 2020) :

    De Mgr Marian Eleganti, évêque de Coire, à propos de la récente Instruction de la Congrégation du Clergé. (13 Août 2020) :

    « Le prêtre agit « in persona Christi » (1) : c’est ainsi que s’exprime le concile Vatican II dans “Lumen Gentium” (LG 10) et “Presbyterorum Ordinis” (PO 2) (2). Saint Ambroise écrit de son côté : « (...) Dès qu’on en vient à produire le vénérable sacrement, le prêtre ne se sert plus de ses propres paroles, mais il se sert des paroles du Christ. C’est donc la Parole du Christ qui produit ce sacrement. » (3) La personne du prêtre est à ce moment-là prise en charge par la personne du Christ : il prend la place du Christ, il devient sa voix. Ainsi le prêtre est, à cet instant-là, l’image du Christ. « Par la vertu du sacrement de l’Ordre, [les prêtres sont consacrés] à l’image du Christ prêtre suprême » (LG 28). Le Concile parle à propos du sacerdoce ordonné d’un caractère spécial, inaliénable (PO 2) et différent dans son essence - et pas seulement par son degré - du sacerdoce commun des fidèles (LG10). « Le sacerdoce ordonné est absolument nécessaire à la communauté ecclésiale pour assurer la Présence du Christ, Chef et Pasteur, au milieu d’elle. » (4)

    Il devient clair alors que la récente Instruction de la Congrégation pour le clergé est un plaidoyer en faveur du caractère sacré de l’Église et n’a rien à voir avec un retour en arrière ou un quelconque cléricalisme. Ceux qui reprochent à l’Église une focalisation sur le ministère du prêtre passent à côté du sujet : il ne peut en effet exister de paroisse vivante sans la sainte Eucharistie, et il n’y a pas d’Eucharistie sans prêtre. Les prêtres, en exerçant leur ministère, participent à la Toute-Puissance du Christ, Chef et Pasteur. Au nom de leur évêque, ils rassemblent la famille de Dieu, laquelle, en tant que communauté de frères, a soif d’unité. Ils la conduisent au Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint : « Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Cor 5,20), et encore : « Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. » (1 Cor 4, 1)

    Le pape Jean-Paul II avait précisé dans un discours à la Congrégation pour le Clergé en 2001 qu’il était de première importance pour une paroisse d’avoir un prêtre, un pasteur, bien à elle. Ce titre de “pasteur” est réservé au prêtre, car il présuppose, de façon essentielle et nécessaire, l’ordination sacerdotale. Bien sûr, des laïcs peuvent intervenir au titre de collaborateurs, mais en aucun cas ceux-ci ne pourront remplacer le prêtre dans sa fonction de pasteur : car, comme le souligne encore Jean-Paul II, ils n’ont pas été ordonnés pour cela. (5) Il s’agit ici de réaliser, d’actualiser la présence du Christ, le bon Pasteur. L’Église se construit autour de l’évêque, la paroisse autour du prêtre en une communion étroite, comme le décrivait inlassablement Ignace d’Antioche dans sa Lettre d’adieu.

    « La référence à l'Église est inscrite dans l'unique et même rapport du prêtre au Christ, en ce sens que c'est la “représentation sacramentelle” du Christ par le prêtre qui fonde et anime son rapport à l’Église. » (Pastores dabo vobis, 16).

    Le sacerdoce est nécessaire à la communauté paroissiale pour que subsiste en elle la présence du Christ Grand-Prêtre, Chef, Pasteur et Époux. Sans la présence du Christ, rendue effective par le prêtre dans sa personne et par la célébration de l’Eucharistie, la paroisse ne serait pas pleinement communauté ecclésiale. Cette référence fondamentale au Christ vécue par le prêtre, parce qu’elle est une « représentation sacramentelle », est ce qui caractérise l’être et le profil du prêtre. Son sacerdoce se démarque donc ontologiquement - et pas seulement pour une question de degré - du sacerdoce commun des fidèles. Il ne doit, en conséquence, pas être perçu comme une simple fonction (une fonction peut être déléguée ou transmise à autrui, pas le sacerdoce). Le sacerdoce est un sacrement : à la fois symbole et réalité.

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  • Le diocèse de Hasselt passe de 15 à 7 doyennés

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    Lu sur Het Belang van Limburg (p. 8) de ce 19 août 2020 :

    Le diocèse de Hasselt passe de 15 à 7 nouveaux doyennés

    Le Vicaire général Karel D'Huys : "D'une part, nous constatons depuis quelques années que dans chaque doyenné, le nombre de prêtres, de diacres, d'assistants paroissiaux et de collaborateurs paroissiaux diminue. C'est pourquoi nous avons décidé que l'entité devait s'élargir à nouveau afin d'obtenir une collaboration fructueuse. D'autre part, l'élargissement des doyennés se prête à un accompagnement et une formation plus simples de la part du diocèse".

    Il espère ainsi pouvoir associer plus étroitement un plus petit nombre de doyens à la politique du diocèse. ... "L'impact sera surtout tangible pour le personnel pastoral au sein d'un doyenné. Ils seront désormais réunis à un échelon supérieur. De cette façon, j'espère qu'il y aura une concertation accrue entre des ensembles plus larges et plus forts". ...

    "En outre, je pense qu’il est crucial que nous continuions à nous concentrer sur la prise en charge des plus vulnérables de notre société pour lesquels nous pouvons beaucoup , poursuivait-il. La question n’est donc pas de savoir si nous avons une contribution à apporter à la société, nous en avons une. La question est plutôt de savoir si nous pouvons encore montrer à la société que nous l’avons".

  • France : peut-on espérer un réveil du catholicisme (encore) majoritaire ?

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    De Bruno Béthouart sur aleteia.org :

    Comment le catholicisme majoritaire peut-il se réveiller ?

    18 août 2020

    Dans une société laïque qui ne jure que par la « sortie de la religion », nombreux sont les signaux objectifs d’attachement d’une majorité de Français à la foi catholique. Le décryptage attentif de cette affection persistante peut aider une Église qui a perdu la confiance à réveiller ce catholicisme endormi.

    À l’évidence, les catholiques sont minoritaires : regardez le peu de cas fait par les autorités publiques en faveur d’un des droits les plus imprescriptibles, la liberté religieuse en France, durant la dramatique pandémie de la Covid-19. Voyez l’effondrement de la pratique religieuse régulière : en dessous de 5% de pratiquants allant à la messe une fois par mois. Il en est de même pour le nombre de baptêmes en France depuis les années 1970 : en dix ans, l’Église de France en a perdu 100.000 chez les petits enfants ! Constatez enfin le niveau d’ordinations en France dans la même période : autour de 100 chaque année. Les tenants de la théorie d’une Église minoritaire, enfin débarrassée de la volonté d’imprimer sa marque dans la société [et ils sont nombreux surtout parmi les sociologues depuis les années 1970, voilà donc déjà 50 ans], scrutent avec attention les signes de la crise en son sein ; ils s’appuient sur ces indicateurs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, interpellent et semblent leur donner raison !

    Et pourtant, en regardant simplement les chiffres, c’est-à-dire en procédant d’une manière au moins aussi « scientifique », il est possible d’affirmer tout autant que les catholiques sont majoritaires en France ! J’en veux pour preuve deux éléments qui se confortent. Le premier est une recherche parmi d’autres réalisée par Paradox’Opinion, publiée dans La Vie du 4 avril 2015 sur le nombre effectif de baptisés en France. Ce critère est tout autant « objectif » que le nombre de pratiquants réguliers. L’enquête estime que 67% des Français, soit 42.800.000 concitoyens, ont reçu ce sacrement qui les fait membres de l’Église catholique. On objectera que l’argument ne tient pas parce que, dans la plupart des cas, ce sacrement a été administré à des enfants en bas âge. La réponse vient d’un second constat lui aussi tout autant objectif : actuellement encore près de 70% des funérailles sont religieuses et de rite catholique. Vous ne trouvez pas curieux et pertinent cette correspondance chiffrée, cette adéquation entre le choix fait par des parents pour leur enfant et l’attitude de ces enfants devenus « grands » à l’article de leur mort ? Le catholicisme est donc, de fait, la seule confession installée sur tout le territoire hexagonal et surtout elle est largement majoritaire : tous les présidents de la République, à part Jacques Chirac en 2002 et Emmanuel Macron en 2017 [tous les deux élus au second tour] auraient rêvé d’obtenir un tel score : plus des deux tiers des suffrages !

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  • Du jamais vu depuis longtemps : un Flamand revêt la bure franciscaine

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    De KerkNet :

    Pour la première fois depuis longtemps : un Flamand revêt l'habit franciscain

    LUNDI 17 AOÛT 2020

    Gentenaar Koen Van Durme werd op 9 augustus 2020 ingekleed als franciscaan. © Jan Bouwens ofm

    Koen Van Durme, jusqu'à récemment arboriculteur à Sleidinge, a terminé son postulat chez les Franciscains néerlandais le 9 août et a pris l'habit

    Koen Van Durme, de Gand, a reçu l'habit franciscain dans l'église du monastère de la ville néerlandaise de Megen des mains du frère ministre-provincial Theo van Adrichem. De cette façon, il a été inclus dans l'ordre et a reçu la bure, comme l'indique un communiqué de presse. A la célébration, il y avait environ 30 frères et sœurs de la famille franciscaine et 30 parents et amis.

    Que le Gantois aie fait son postulat aux Pays-Bas ne doit pas surprendre. Depuis quelques années, la custodie flamande dépend de la province néerlandaise. Dans deux ans environ, la custodie flamande et la province néerlandaise ne feront plus qu'un. Pourtant, Koen van Durme est le premier Flamand depuis longtemps à rejoindre l'ordre. Le frère Van Adrichem a déjà dit espérer que le frère Koen devienne un pionnier et que davantage de Flamands trouvent leur chemin vers les Franciscains.

    Koen Van Durme s'installe au noviciat international de Killarney, en Irlande, pour un an.

  • "Plus on s'adapte au monde (comme en Belgique, en Hollande et au Québec), plus vite l'Église catholique fait faillite" (cardinal Pell)

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    Du National Catholic Register :

    18 août 2020

    Le cardinal Pell parle du maintien de l'espoir en prison et évoque les finances du Vatican

    Le cardinal Pell a passé 13 mois en isolement, pendant lesquels il n'a pas été autorisé à célébrer la messe.

    Catholic News Agency

    WASHINGTON - Le cardinal George Pell, qui a été acquitté cette année après être devenu le plus haut dignitaire religieux catholique jamais condamné pour abus sexuels, a parlé cette semaine de la façon dont il a gardé espoir pendant ses 400 jours de prison. "La vertu de l'espérance chrétienne est différente de l'optimisme chrétien. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous vivez, tout finira par s'arranger. Un bon Dieu est aux commandes, même si des choses terribles arrivent", a déclaré le cardinal Pell, 79 ans, dans une interview diffusée le 16 août.

    Le cardinal Pell a été initialement condamné en Australie en 2018 pour de multiples chefs d'accusation d'abus sexuels. Le 7 avril 2020, la Haute Cour australienne a annulé sa peine de six ans de prison. La Haute Cour a décidé qu'il n'aurait pas dû être reconnu coupable des accusations et que l'accusation n'avait pas prouvé leur bien-fondé au-delà d'un doute raisonnable. Le cardinal Pell a passé 13 mois en isolement cellulaire, pendant lesquels il n'a pas été autorisé à célébrer la messe. Le cardinal fait toujours l'objet d'une enquête canonique à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome, bien qu'après l'annulation de sa condamnation, plusieurs experts canoniques aient déclaré qu'il était peu probable qu'il soit effectivement jugé par l'Église.

    Le cardinal Pell a déclaré que malgré l'inconfort et l'humiliation d'être en prison, il était souvent surpris par la décence et le professionnalisme de la majorité des agents de la prison, qui s'entretenaient avec lui et d'autres hommes en isolement.

    Les remarques du cardinal Pell ont été retransmises en direct dans le cadre de la 10e conférence annuelle de l'Institut Napa, qui s'est tenue pratiquement cette année les 14 et 15 août. "Je savais intellectuellement, sur le plan médico-légal, que mon dossier était extrêmement solide", a-t-il déclaré, mais il a ajouté qu'il n'était pas "optimiste" au sens humain du terme. Sa foi, et sa prière quotidienne, ont contribué à le préserver du désespoir et de l'amertume, a-t-il dit.

    Le cardinal Pell a déclaré avoir reçu environ 4 000 lettres pendant son séjour en prison. Il y répondait rarement, sauf aux lettres de ses codétenus. Beaucoup de ses partisans ont écrit depuis les États-Unis ; quelques femmes du Texas ont envoyé des lettres régulièrement, a-t-il dit. Beaucoup de ses partisans ont demandé à Pell de prier pour eux.

    Le cardinal Pell a déclaré que, dans des circonstances normales, il aurait célébré la messe pour les nombreuses personnes qui lui demandaient régulièrement de prier. En prison, où il lui était interdit de célébrer la messe, le cardinal Pell a déclaré qu'il prierait plutôt un Memorare à la Vierge Marie à l'intention de la personne concernée. Il a dit qu'il encourageait également sa vie de prière en priant l'Office divin, en faisant des lectures spirituelles et en regardant la messe tous les dimanches à 6 heures. Il a dit qu'il regarderait même des prédicateurs évangéliques des États-Unis, comme Joel Olsteen, à la télévision, et qu'il "ferait une critique théologique de leurs efforts" dans son journal.

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  • Le pape encourage l'apostolat de la "soeur des trans"

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    De Doug Mainwaring sur LifeSitenews :

    NEUQUÉN, Argentine, 18 août 2020 (LifeSiteNews)

    Après qu'une religieuse controversée ait ouvert en Argentine une résidence pour les "femmes trans" - des hommes qui choisissent de s'identifier en tant que femmes - le pape François a fait l'éloge de son travail, qualifiant les hommes de "filles".

    Sœur Mónica Astorga Cremona, 53 ans, connue localement en Argentine comme la "Sœur des Trans", a coupé le ruban du nouveau complexe de douze petits appartements dédiés uniquement à l'hébergement d'hommes se réclamant comme femmes et de leurs partenaires.

    En apprenant la nouvelle, le Pape a répondu dans une communication, selon la religieuse : "Chère Monica, Dieu qui n'est pas allé au séminaire ou n'a pas étudié la théologie te le rendra bien. Je prie pour toi et tes filles". Le Souverain Pontife, selon la religieuse, a qualifié de "filles" les hommes qui auraient entre 40 et 70 ans. "N'oubliez pas de prier pour moi. Que Jésus vous bénisse (sic) et que la Sainte Vierge prenne soin de vous", a-t-il ajouté, selon un rapport de Newsflare.

    L'année dernière, le cardinal Raymond Burke et l'évêque Athanasius Schneider, rejoints par d'autres prélats, ont publié une déclaration publique de vérités de la foi où ils ont qualifié de rébellion et de "péché grave" le fait pour un homme de "tenter de devenir une femme".

    "Les sexes masculin et féminin, homme et femme, sont des réalités biologiques créées par la sage volonté de Dieu (voir Gen. 1 : 27 ; Catéchisme de l'Église catholique, 369). C'est donc une rébellion contre la loi naturelle et divine et un péché grave qu'un homme puisse tenter de devenir une femme en se mutilant, ou même en se déclarant simplement comme tel, ou qu'une femme puisse de la même manière tenter de devenir un homme, ou de considérer que l'autorité civile a le devoir ou le droit d'agir comme si de telles choses étaient ou pouvaient être possibles et légitimes (voir Catéchisme de l'Église catholique, 2297)", indique le document.

    Le père James Martin, prêtre jésuite pro-LGBT, s'est réjoui des paroles de félicitations du Pape à Sœur Monica Cremona, dans un Tweet : "Wow. Le Pape François envoie son soutien à une soeur catholique en Argentine qui s'occupe de femmes transsexuelles."

    Sœur Monica affirme depuis 2015 que le Pape François connaît son travail et qu'il le soutient. Sa relation personnelle avec le pontife remonte à bien avant cela, "avant qu'il ne soit évêque", selon un rapport du Crux de 2017. La carmélite déchaussée a expliqué dans un rapport de "Queering the Church" de l'époque que le pape lui avait déclaré dans un courriel : "Au temps de Jésus, les lépreux étaient rejetés comme ça". Elles [les femmes trans] sont les lépreuses de notre époque. Ne laissez pas ce travail à la frontière qui est la vôtre".

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  • Le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que le refus de l’Incarnation

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    Lue sur le site web « Le salon beige », cette homélie de Dom Courau, père abbé de l’Abbaye bénédictine de Triors, lors de la fête de l’Assomption :

    « Mes bien chers frères, mes très chers fils,

    maxresdefault (2).jpgSursum corda : avant d’entrer dans la Prière eucharistique, peu avant que Dieu vienne nous visiter à la messe avec sa Croix glorieuse, l’Église invite les fidèles à élever leur cœur vers le Mystère rédempteur qui leur ouvre ainsi le ciel. La collecte de ce jour a également cette perspective céleste, ad superna semper intenti – tout tendus vers les réalités d’En-Haut. Notre Dame monte au ciel avec son corps et son âme, son Assomption nous donne d’espérer pour tout de bon les réalités d’En-Haut. La recevant chez elle, Élisabeth déjà témoignait qu’en entrant chez elle, c’était le ciel qui entrait. L’évangile de ce jour pétille déjà de l’éternité : Benedictus, benedicta, beata (Luc 1,41-50). Élisabeth atteste que le fruit du sein de Marie est le Béni du Père des cieux, aussi Marie est-elle bénie entre toutes les femmes, comme le dit nos Ave Maria. Avec Élisabeth nous répétons ces mots avec plus de vérité que lorsque le peuple d’Israël acclama Judith victorieuse d’Holopherne (Judith 13,18). Oui, il nous plaît de renchérir avec la vieille cousine : Bienheureuse êtes-vous, Marie, d’avoir cru à l’invitation divine d’œuvrer à l’Incarnation ; et elle-même constate que toutes les générations convergent vers sa personne en la déclarant telle : Beatam me dicent omnes generationes (Luc 1,48). Oui, le ciel est ouvert et Marie nous y attend.

    Un ouvrage récent est consacré à l’éternité reçue (Martin Steffens, DDB 2020). C’est son titre et il annonce la couleur : la vie éternelle est le grand don désormais, à recevoir des mains de Dieu, un don et non pas un dû, une grâce à solliciter avec une humble déférence. Pourtant, par un étrange retournement des valeurs, ce désir d’éternité paraît étrangement absent autour de nous. L’homme en effet se veut satisfait de son sort, il se convainc qu’il est bien là où il est : alors que faire d’un autre monde ? Et il s’éloigne d’un même pas, et de Marie et du ciel, s’enfermant sur lui-même dans une fâcheuse clôture égoïste. L’absence de transcendance ne semble pas déranger le moins du monde la mentalité actuelle. Et le matérialisme pratique qu’on impose crée de façon à la fois feutrée et criante un immense malentendu entre notre millénaire encore bien novice et le triomphe de l’Assomption. Sous nos yeux, l’univers musulman semble le seul désormais à s’intéresser à l’au-delà, pourtant l’idée qu’il se fait du ciel est bien caricaturale et étroite, sans issue surnaturelle.

    Quoi qu’il en soit, l’homme qui se croit ainsi libre méprise d’un même mouvement le passé et l’avenir éternel, et il gaspille alors le présent. Sa sagesse de camomille, comme dit l’auteur, sa sagesse de pacotille stérilise et empoisonne sa vie perçue secrètement comme frustrée, loin de Marie. Pour faire l’économie d’un au-delà, l’homme postmoderne invente cette pâle stratégie pour se rassurer lui-même, loin de sa Mère des cieux. Dès lors, on le voit bien, le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que, plus précisément le refus de l’Incarnation : car si Dieu s’incarne en Marie et vient jusqu’à nous, c’est pour nous ouvrir le ciel et ses perspectives inouïes. À ce titre, la fête de Marie aujourd’hui est vraiment l’antidote du neuroleptique qui endort l’humanité présente.

    À dire vrai, cela ne date pas d’aujourd’hui. Au XVIIème s., Pascal y voyait la trace de son adversaire, le démon prompt à entraver notre destinée surnaturelle :

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  • France : l'effacement du christianisme

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    De cathobel.be :

    France: la culture chrétienne en forte baisse

    Jérôme Fourquet, directeur du pôle Opinion & Stratégies d’Entreprises de l’Ifop, attribue cette perte de culture à un phénomène global de sécularisation de la société. Dans les colonnes du Monde, Jérôme Fourquet relève que « pour beaucoup, cela n’a plus grand intérêt de connaître cette culture. C’est devenu une langue étrangère, voire inconnue, pour une grande partie des jeunes générations« . Il souligne aussi « le peu d’enseignement de la culture religieuse dans l’éducation nationale » en France.

    Pour beaucoup de jeunes, « une langue étrangère »

    L’étude reprend des questions déjà formulées en 1988 et permet ainsi de dresser un bilan de l’évolution de cette culture au sein de la population française. L’enquête d’opinion a été menée du 5 au 7 août 2020 auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    Le sondage montre que plus d’un Français sur deux déclare connaître la prière du « Notre Père » (56%) et quasiment autant connaît le « Je vous salue Marie », contre respectivement 67 % et 61 % trente-deux ans auparavant. En revanche, seuls 42 % des moins de 35 ans disent connaître le « Notre Père », et 29 % de cette tranche d’âge connaît le « Je vous salue Marie ».

    Même les chrétiens pratiquants perdent leur latin

    L’enquête montre aussi que les dirigeants d’entreprise (66 %) sont plus nombreux que les salariés (49 %) et que les chômeurs (55 %) à connaître le « Notre Père ». On découvre que les électeurs d’Emmanuel Macron (64 %) et de François Fillon (64 %) connaissent mieux le « Notre Père », prière de référence pour les chrétiens, que les électeurs de Marine Le Pen (62 %) ou de Jean-Luc Mélenchon (48 %).

    « Toutefois, et c’est le phénomène le plus visible, note l’Ifop, la culture chrétienne se perd et les Français – également les chrétiens pratiquants – connaissent de moins en moins la signification des fêtes chrétiennes« . Même dans l’intimité des croyants, la religion s’efface avec la diminution importante de ceux qui possèdent des objets religieux à leur domicile, comme un crucifix (17%, – 22 pts), un chapelet (25%, -13 points), une statuette de la Vierge (23%, -14 points) ou encore bien sûr une Bible (31%, -4 points).

    Les jeunes moins intéressés

    Cette étude montre également une grande différence entre les plus et les moins de 50 ans quant à l’imprégnation de la culture chrétienne. Pour les personnes les plus âgées, les résultats restent les mêmes par rapport à ceux de 1988. En revanche, la connaissance et la permanence de cette culture chez les jeunes sont de moins en moins prégnantes. Ainsi, 44 % des Français (contre 43 % en 1988) savent que Pâques célèbre la résurrection du Christ.

    Mais parmi eux, 47 % ont plus de 50 ans, alors que les moins de 35 ans ne sont que 34 % à connaître la signification de cette fête. 7 % des moins de 35 ans peuvent dire que la Pentecôte célèbre la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, contre 13 % pour l’ensemble des Français (18 % en 1988). 26 % des moins de 35 ans connaissent la signification de l’Ascension, contre 44 % des plus de 50 ans. Chez les plus jeunes, 5 % possèdent un missel, contre 30 % chez les plus anciens.

    Source: cath.ch/ifop/be

    https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-la-culture-chretienne/

  • La mort d'un grand Père Abbé

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    A Dieu à dom Antoine Forgeot,
    père abbé émérite de N-D de Fontgombault

    A Dieu à dom Antoine Forgeot, <br> père abbé émérite de N-D de Fontgombault

    Le Père Abbé émérite de l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault (congrégation de Solesmes), dom Antoine Forgeot, a rendu son âme à Dieu ce 15 août 2020, en la fête de Notre-Dame de l'Assomption.

    Troisième abbé de cette abbaye au fort rayonnement, il avait succédé en 1977 à dom Jean Roy, lui-même successeur de dom Édouard Roux, ancien maître des novices de Solesmes et premier abbé de la communauté des bords de l’Indre. La devise abbatiale de dom Forgeot résume à elle seule toute sa vie monastique : Ad superna semper intenti (toujours tendus vers les choses d’en-Haut).

    Un fondateur

    Dans une période difficile, dom Forgeot avait permis à Notre-Dame de Fontgombault de passer le cap, accueillant de nombreuses vocations et fondant plusieurs abbayes-filles (Triors, Gaussan, Clear Creek). Dans une époque de grands déchirements, de doutes et d’inquiétudes, il avait maintenu sa communauté dans la fidélité au Saint-Siège et aux traditions monastiques héritées de Solesmes (notamment l’usage du bréviaire traditionnel) dont l’enseignement doctrinal et monastique de dom Guéranger, de dom Paul Delatte et de Mère Cécile Bruyère. Le jour de la bénédiction abbatiale, dom Antoine Forgeot se référait explicitement à ce triple héritage en évoquant « dom Guéranger qui a travaillé activement à la solennelle définition dogmatique du 8 décembre 1854 » ; « dom Paul Delatte, le Grand-Père Abbé » et « Mère Cécile Bruyère () elle à la protection de qui dom Édouard Roux avait confié la restauration de Fontgombault en 1948. »

    C’est sous le regard de la Sainte Vierge, le 8 décembre 1977, qu’eut lieu la bénédiction abbatiale de dom Antoine Forgeot, élu après la mort tragique de dom Jean Roy. Dans son homélie, Mgr Paul Vignancour, archevêque de Bourges, déclarait :

    « Aujourd’hui, le fils spirituel de dom Roy, dom Antoine Forgeot, après son élection canonique en présence de l’Abbé de Solesmes, reçoit la bénédiction abbatiale en cette fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Le choix de cette fête s’imposait. Les bénédictins, au cours des siècles se sont toujours placés en Berry comme ailleurs, sous la protection de Notre-Dame et l’ancien blason de l’abbaye de Fontgombault n’est-pas précisément “d’azur à une Vierge portant sceptre et couronne fleudelysée” ? De par ses attributs, elle est reine de ce monastère. »

    Dans la même journée du 8 décembre 1977, dom Forgeot réaffirmait lui aussi cette royauté maternelle de la Vierge Marie :

    « En cette fête de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge, ce m’est une joie enfin de réaffirmer à la suite de mes deux grands et saints prédécesseurs que “Notre Dame demeure et demeurera Abbesse de céans” ; elle continuera, comme Elle le fait depuis bientôt trente ans à nous garder sous son manteau et à faire de ce monastère “un paradis d’enfance spirituelle, une source intarissable d’eau vive, une fontaine d’amour jaillissant pour la vie éternelle” ».

    Prévoyant, dom Antoine Forgeot a résigné sa charge en 2011. Dom Jean Pateau lui a succédé comme quatrième abbé de Fontgombault.

    La Royauté du Christ

    Évoquant lors du IXe centenaire de l’abbaye de Fontgombault, la vie monastique, dom Forgeot rappelait alors la force de l’institution monastique

    « qui donne l’exemple d’une petite société chrétienne, dans laquelle tout est organisé pour que soit reconnue la Royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ : saint Benoît ne veut dans son monastère que des gens décidés à militer pour le Seigneur Christ, le vrai Roi, il le dit dès le début de sa Règle. »

    À notre place de laïcs, nous garderons ce mot d’ordre dans les temps difficiles que nous traversons.

    Toute l’équipe de L’Homme Nouveau assure au Père Abbé dom Jean Pateau ainsi qu’aux communautés de Fontgombault, Randol, Triors, Donezan et Clear Creek l’assurance de ses prières dans le souvenir de ce que nous avons reçu de dom Forgeot et dans l’espérance de la Résurrection.

    Requiescat in Pace.

  • La défense de la vie à naître au coeur de l'homélie de Mgr Aupetit lors de la messe de l'Assomption

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    Du site de l'Eglise catholique à Paris :

    Homélie de Mgr Michel Aupetit - Messe de l’Assomption de la Vierge Marie à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre (18è)

    15 août 2020

    Nous avons la joie immense de fêter l’Assomption de Marie dans ce lieu si magnifique dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Comme c’est particulièrement heureux dans cette année jubilaire. Ce cœur de Jésus a tant aimé le monde qu’il a été transpercé laissant couler l’eau et le sang par lesquels nous sommes sauvés en entrant dans l’alliance avec Dieu par le baptême et en nous nourrissant de sa vie.

    Marie était là au pied de la croix. Elle a vu ce sang couler. Elle a vu cette eau se répandre. Elle aussi, son cœur a été transpercé d’un glaive de douleur. Imaginez simplement une maman qui voit mourir son fils dans d’abominables souffrances. Aucune mère ne peut vivre cela sans défaillir. Mais en outre, Marie, sait que ce fils est le Fils de Dieu. Quelle douleur de voir son Seigneur ainsi traité, récapitulant en lui tout le mépris des hommes envers Dieu depuis le commencement du monde jusqu’à aujourd’hui où les hommes se prennent pour Dieu en jouant avec la vie et la mort.

    Il est important de voir à cette occasion comment saint Luc, le médecin, décrit cette scène de la Visitation que nous venons d’entendre. C’est bien la seule présence de Jésus qui fait advenir l’Esprit Saint et qui permet à Jean-Baptiste, encore dans le ventre de sa mère, d’accomplir sa mission de prophète qui annonce le Messie. En parlant de l’enfant qui tressaille dans le ventre de sa mère, au lieu d’employer les mots grecs connus à l’époque pour désigner l’embryon ou le fœtus, il emploie le même mot prononcé dans la bouche de Jésus quand il dit : « Laissez venir à moi les petits-enfants ».

    En ces jours où les hommes se croient autorisés à détruire les embryons humains ou à les manipuler pour d’hasardeuses expériences, il est bon de se rappeler que notre vie, notre vocation, commencent dès le sein de notre maman et que cette vie n’appartient à personne, même pas à celle qui la porte.

    Le cœur de Marie est associé à celui de son Fils. Ces deux cœurs sont unis dans la douleur, unis dans l’amour. Car Marie a accueilli l’Esprit Saint en plénitude comme le dit l’ange Gabriel, elle est « pleine de grâce ». Ainsi, bien que parfaitement humaine et seulement humaine, elle réalise le grand commandement de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Elle a aimé comme Jésus. Son cœur est totalement uni à son Fils par un même amour.

    Voilà pourquoi Jésus nous l’a confiée comme Mère : « Voici ta Mère ». « Maman Marie » veille sur nous. Nous savons par son Assomption qu’elle est montée au Ciel avec son corps et son âme et qu’elle est toute entière dans la communion divine.

    Elle nous apprend la volonté du Père, elle nous prépare à l’appel de Jésus : « Faites tout ce qu’il vous dira » et nous apprend à accueillir comme elle l’Esprit Saint en plénitude afin qu’il ne rencontre en nous aucun obstacle pour que nous puissions vraiment vivre en communion avec Dieu et dans l’intimité du Seigneur Jésus qui vient demeurer en nous afin que nous puissions dire un jour comme saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ».

  • La fête de l'Assomption 2020 connaît un fort engouement à Paris malgré l'épidémie

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    Plusieurs milliers de pèlerins se sont retrouvés ce samedi 15 août à la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre, alors que la situation sanitaire en France se dégrade. Un reportage de Margaux d’Adhémar pour le « Figaro » :

    « Cette année, la fête de l'Assomption à Paris est marquée par l'arrivée du pèlerinage «M de Marie» qui a traversé la France pendant 3 mois. 

    Le 15 août 2020 ne pouvait pas être un 15 août comme les autres. Et pourtant. Alors que la France a enregistré hier 2 846 nouveaux cas en 24 heures et que plus de 12.947 cas ont été dépistés en une semaine, environ 2000 catholiques se sont retrouvés en haut de la butte Montmartre.

    À LIRE AUSSI : «M de Marie» : le grand pèlerinage en calèche qui traverse la France

    Le pèlerinage du «M de Marie» était déjà rodé. Pendant trois mois, les mesures de distanciation physique et le port du masque ont été respectés lors de cette procession d'ampleur inédite. Les organisateurs ont pris toutes les précautions nécessaires : «Les organisateurs de la procession et de la célébration de l'Assomption ce matin à Montmartre ont obtenu toutes les autorisations de la préfecture, et s'il était bien convenu que la Basilique ne puisse accueillir plus de 500 personnes, le nombre de personnes autorisées pour la procession n'était pas limité à ce chiffre», a indiqué au Figaro Karine Dalle, directrice de communication du diocèse de Paris. Mais une fois la calèche arrêtée et arrivée à Montmartre, des chrétiens qui ne faisaient pas partie du cortège sont apparus de toute part, constituant une foule de plus de 2000 personnes au pied du Sacré-Cœur.

    Plus de 2 000 personnes se sont rassemblées autour de la basilique du Sacré-Cœur pour fêter l'Assomption

    Absence des forces de l'ordre

    Cette semaine, les sphères médicales et gouvernementales n'ont cessé d'alerter pour prévenir l'arrivée d'une deuxième vague de contamination. «La situation se dégrade» en France, a ainsi mis en garde ce vendredi 14 août le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Le Haut Conseil français de la santé publique (HCSP) prône en ce sens le port «systématique» d'un masque, préconisant également de le porter «en cas de rassemblement avec une forte densité de personnes en extérieur afin de limiter l'émission de particules respiratoires».

    Lors de la présentation de la statue de la Vierge Marie rue du Bac dans le 7eme arrondissement de Paris le 13 août dernier, malgré un fort taux de passage, la distanciation sociale était respectée. À Lourdes, des dispositifs spéciaux de comptage et de marquage au sol ont été mis en place, alors même que seulement 450 pèlerins étaient inscrits au pèlerinage national, contre près de 10.000 habituellement. Rien de tout cela ce samedi 15 août à Paris - aucun marquage au sol et, hormis deux policiers, les forces de l'ordre n'étaient pas présentes pour réguler le flux de chrétiens et pour contrôler la foule.

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  • Le Vatican poursuit une politique de soumission au gouvernement communiste chinois

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    De LifeSiteNews :

    Cardinal Zen : Le Vatican poursuit une politique de soumission au gouvernement communiste chinois

    Nous sommes à la merci de cette nouvelle commission", a déclaré Zen. Nous n'avons pas de liberté religieuse parce que nous n'avons pas de liberté".

    13 août 2020

    Le cardinal Zen, l'évêque émérite de Hong Kong, a déclaré dans une interview que la "loi dite de sécurité nationale" récemment promulguée par le gouvernement de la Chine continentale permet au Parti communiste chinois de punir plus facilement les manifestants de la ville et réduit l'autonomie de la ville-État autrefois indépendante.

    La nouvelle loi, qui a été gardée secrète avant d'être adoptée le 30 juin par l'assemblée législative de la Chine continentale - une mesure qui a contourné et annulé la loi établie de Hong Kong - criminalise tout acte considéré comme une subversion, un acte de terrorisme ou une collusion avec des forces étrangères ou extérieures.

    La nouvelle loi donne au Parti communiste chinois (PCC) de nouveaux pouvoirs pour étouffer la résistance à la mainmise toujours plus forte de la Chine continentale sur ce centre économique compact et prospère. "Elle prive effectivement les habitants de Hong Kong de la liberté d'expression et de protestation", a observé Raymond Arroyo lors d'un entretien avec le cardinal Zen. "Nous sommes à la merci de cette nouvelle commission", a déclaré Zen. "Nous n'avons pas de liberté religieuse parce que nous n'avons pas de liberté." "J'ai parcouru l'ensemble du texte de loi", a déclaré Zen, qui a résumé l'impact de la nouvelle loi sur les catholiques de Hong Kong. Il est facile de vous dire en une seule phrase : "Maintenant, ils peuvent tout faire", a-t-il déclaré, en faisant référence au PCC.

    Zen a suggéré que le Vatican accorde trop de crédit au gouvernement chinois - dirigé par le PCC. "Le Vatican poursuit constamment une politique de soumission au gouvernement chinois." "J'espère que le monde entier peut maintenant être réveillé", a déclaré le prélat. "Nous pouvons maintenant voir le vrai visage du Parti communiste chinois et c'est maintenant une guerre spirituelle entre le mensonge et la vérité, entre le désir égoïste de pouvoir de domination et le souci des autres". "C'est une guerre entre le bien et le mal, j'espère donc que le monde entier devrait se lever", a ajouté le cardinal à la retraite.

    Zen a déclaré à l'ANC qu'il n'avait "aucune confiance" dans le fait que la nouvelle loi sur la sécurité nationale respecterait la liberté religieuse des catholiques et que si beaucoup trouveraient "décevant" le soutien officiel des diocèses pour la mise en œuvre de la loi, "d'un autre côté, il y aura beaucoup de problèmes si nous ne soutenons pas le gouvernement. Nous ne savons jamais ce qu'ils feront à notre Église".

    Les écoles diocésaines de Hong Kong sont mises en demeure d'endoctriner les étudiants catholiques concernant la nouvelle loi sur la sécurité nationale

    Des lettres ont été adressées aux près de 200 écoles catholiques de Hong Kong avant la nouvelle année scolaire, pour promouvoir la nouvelle loi de sécurité nationale et à étouffer les troubles politiques parmi les enseignants et les élèves, souligne Zen avec préoccupation.

    Le délégué épiscopal à l'éducation, Peter Lau Chiu-yin, a envoyé une lettre demandant instamment aux écoles diocésaines de Hong Kong "d'aider les élèves à comprendre la loi sur la sécurité nationale, à respecter le drapeau national et l'hymne national, ainsi qu'à promouvoir les valeurs correctes de leur identité nationale", selon un rapport d'Asia News. Lau a déclaré que chaque école "devrait avoir un "mécanisme" pour contrôler "le matériel pédagogique, les devoirs, les examens et les livres" utilisés en classe.

    Une deuxième lettre, d'Ingrid Yeung, secrétaire permanente à l'éducation de Hong Kong, a déclaré que les écoles doivent respecter les "valeurs nationales" et mettre fin aux activités politiques des élèves. Les enseignants accusés d'"émeute" ou d'"incendie criminel" devraient être suspendus immédiatement, selon le même rapport d'Asia News.

    Il n'est pas étonnant que le PCC utilise la nouvelle loi sur la sécurité nationale pour faire pression sur les écoles de Hong Kong. C'est ce qu'explique Asia News : "Parmi les plus de 9 000 personnes arrêtées (en juin 2020) depuis le début du mouvement de protestation, environ 3 725 sont des étudiants, dont 45 % sont des lycéens".