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Eglise - Page 92

  • Chantier ouvert sur les décombres de la justice vaticane

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo, en français sur diakonos.be :

    Chantier ouvert sur les décombres de la justice vaticane

    En bon diplômé en droit canon qu’il est, le pape Léon devra rapidement mettre ses compétences à l’épreuve pour assurer l’équité des procès organisés au Vatican, qu’ils soient ecclésiastiques ou civils. En effet, les lacunes sont graves et flagrantes dans ces deux domaines.

    Pour ce qui est du domaine ecclésiastique, dans l’interview qu’il a accordée à Elise Ann Allen sortie le 18 septembre, retranscrite dans un livre publié aux éditions Penguin Perú, le pape Léon semble déjà vouloir apporter des ajustements dans les procès pour abus sexuels.

    Après avoir insisté sur « une authentique et profonde sensibilité et compassion pour la douleur et la souffrance » des victimes, le pape a en effet immédiatement ajouté que « les accusés eux aussi ont des droits, et beaucoup d’entre eux estiment que ces droits ne sont pas respectés. Il y a eu des cas avérés de fausses accusations en tous genres. Certains prêtres ont eu leur vie détruite à cause de cela ».

    Et encore : « Le fait que la victime se fasse connaître et formule une accusation, et que cette accusation soit présumée fondée, n’annule pas la présomption d’innocence. Donc l’accusé lui aussi doit être protégé, ses droits doivent être protégés ».

    « L’Église a sans doute cherché à élaborer une nouvelle législation », a poursuivi Léon. Mais malgré cela « nous nous retrouvons dans une impasse », parce que « la protection des droits de l’accusé est un problème ».

    Et en effet, si l’on en croit les critiques des principaux experts en droit canon, la « nouvelle législation » promulguée en la matière par l’Église, et ses modifications ultérieures introduites par le pape François le 7 décembre 2021, a gravement porté atteinte au « procès équitable ».

    En premier lieu, elle a facilité la pratique répandue de remplacer le procès judiciaire, de la compétence des diocèses ou du Dicastère pour la Doctrine de la foi au Vatican, par une simple procédure administrative accélérée dans laquelle la sentence est émise par décret de l’autorité compétente.

    Mais plus grave encore, elle a battu en brèche deux garde-fous destinés à protéger les droits de l’accusé.

    La première brèche est la faculté, désormais encouragée et pratiquée habituellement par l’autorité ecclésiastique, de déroger aux vingt ans de prescription fixés par le droit canon pour les délits d’abus sexuel et donc de poursuivre judiciairement y compris les actes commis avant cette date. C’est le cas, parmi d’autres, du procès de l’ex-jésuite et artiste Marko Ivan Rupnik, ordonné par le pape François en octobre 2023 qui inclut une dérogation pour les faits antérieurs à 2003 – c’est le cas pour la plus grande partie d’entre eux –  qui lui sont reprochés, un procès dont ne sait rien du déroulement, si ce n’est que les juges n’ont été nommés qu’au début de l’été 2025.

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  • Il existe une stratégie visant à anéantir tous les chrétiens et à islamiser le Nigéria

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    De Victoria Cardiel sur ACI Prensa via CNA :

    Il existe une stratégie visant à anéantir tous les chrétiens et à islamiser le Nigéria, affirme un expert.email sharing buttonsharethis sharing button

    Les attaques contre les communautés chrétiennes, en particulier dans le nord du Nigeria, ne sont pas un phénomène isolé mais plutôt une stratégie visant à « les anéantir toutes et à islamiser le pays », a déclaré Emeka Umeagbalasi, criminologue et chercheur.

    L’expert dénonce depuis 30 ans les violations des droits de l’homme dans son pays et affirme clairement qu’il ne s’agit pas simplement d’un cas de violence.

    « Nous avons documenté le meurtre coordonné et systématique de tout un peuple ; nous parlons donc clairement d'un génocide chrétien », a-t-il déclaré à ACI Prensa, le partenaire d'information en langue espagnole de CNA.

    Umeagbalasi, directeur de la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety), vient de publier un rapport contenant des données effrayantes sur la violence que les extrémistes commettent chaque jour contre ceux qui professent la foi chrétienne.

    Ils ne peuvent pas prier à voix haute alors ils le font en secret.

    L'organisation non gouvernementale estime que dans le nord du pays, quelque 40 millions de chrétiens « ne peuvent pas prier à voix haute », car c'est extrêmement dangereux. « Ils le font en secret, la nuit. Personne n'ose confesser ouvertement sa foi. Si vous le faites, vous risquez d'être tué pour "blasphème" », a déclaré l'expert.

    Il a ainsi mis en garde contre une « stratégie systématique visant à parvenir à l’extermination des chrétiens », qui, selon lui, est soutenue par la complicité de l’État et la passivité de la communauté internationale.

    « Aujourd'hui, dans le nord du Nigeria, il est presque impossible de vivre en tant que chrétien, et si la tendance se poursuit, d'ici un demi-siècle, nous ne serons plus un pays avec un pluralisme religieux », a-t-il affirmé.

    L’un des problèmes les plus graves documentés par l’organisation qu’il dirige est précisément la « complicité » de l’État nigérian.

    « La complicité s'inscrit dans le cadre d'une vaste politique d'islamisation du pays menée par le gouvernement nigérian », a-t-il accusé. Selon Umeagbalasi, sous le mandat du président Muhammadu Buhari (2015-2023), ancien officier d'origine peule, le Nigéria a connu une détérioration significative de sa sécurité intérieure.

    Bien que Buhari soit arrivé au pouvoir avec la promesse de vaincre les groupes djihadistes et de restaurer la stabilité, la vérité est que Boko Haram et sa branche, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont consolidé leur contrôle sur de vastes zones du nord-est du pays ces dernières années.

    Il existe un « projet d’islamisation nationale »

    « Les djihadistes ont pris le pouvoir politique et ont depuis lancé un projet d’islamisation nationale », a-t-il affirmé.

    Pour justifier l'inaction de l'État nigérian, Umeagbalasi a cité le cas emblématique des enlèvements massifs dans l'État de Kaduna, au nord du pays. Dans cette région, divers groupes armés liés à des éleveurs peuls radicalisés attaquent fréquemment des villages chrétiens, sans que les forces de sécurité ne tentent de les en empêcher. En réalité, selon l'expert, le gouvernement nigérian tend à minimiser ces violences, les qualifiant simplement de « crimes communautaires ».

    Plus de 850 chrétiens sont toujours détenus dans plusieurs camps de la région de Rijana, tout près d'une base militaire. Cette situation a débuté en décembre 2024 et ils sont toujours aux mains des djihadistes. Entre décembre et août 2025, plus de 100 prisonniers y ont été tués. Comment est-il possible que tout cela se produise à quelques kilomètres seulement d'installations militaires sans que personne n'intervienne ? s'interroge le militant.

    Des paroisses pratiquement vides par crainte d'attaques

    Selon la Conférence épiscopale nigériane , au moins 145 prêtres catholiques ont été enlevés depuis 2015. Cependant, les enquêtes menées par Intersociety portent ce nombre à 250 membres du clergé catholique attaqués, ainsi qu'à 350 autres ministres de diverses confessions chrétiennes.

    « L’Église catholique et les évêques du Nigeria font ce qu’ils peuvent, mais il y a des limites à ce qu’ils osent dire publiquement », a expliqué Umeagbalasi.

    « Ils ne peuvent pas admettre ouvertement, par exemple, que de nombreuses paroisses du nord du pays sont pratiquement désertes par crainte d'attaques. Mais nous, nous pouvons dire la vérité, et nous le faisons pour les aider », a-t-il expliqué.

    La violence a profondément modifié l'équilibre religieux au Nigeria. « L'objectif des djihadistes est d'éliminer les chrétiens », a averti le directeur d'Intersociety.

    Les déplacements massifs vers les camps de déplacés internes – et au-delà des frontières du pays, vers le Cameroun ou le Tchad – témoignent une fois de plus de l'ampleur du problème. « Lorsqu'ils détruisent votre église, attaquent votre communauté et menacent votre vie, vous n'avez d'autre choix que de fuir », a-t-il souligné.

    Le business des enlèvements

    Dans une autre étude, le cabinet de conseil en sécurité et stratégie africaine SBM Intelligence a documenté dans son rapport annuel, « Économie de l'industrie des enlèvements au Nigeria, mise à jour 2025 », que 4 722 personnes ont été enlevées entre juillet 2024 et juin 2025 par des groupes extrémistes. Parmi les victimes figuraient 18 prêtres.

    Pour la libération de ces milliers d'otages, les gens ont payé en monnaie nigériane environ 2,57 milliards de nairas (1,72 million de dollars), soit environ 10 % de ce que demandaient les ravisseurs.

    « Les prêtres et les religieuses ont des familles qui finissent par payer des rançons, même si l'Église catholique refuse officiellement de négocier. De plus, les ravisseurs conservent les voitures utilisées par les religieux, qu'ils revendent au marché noir. Une voiture volée à un prêtre peut se vendre jusqu'à 10 millions de nairas (6 727 dollars) au marché noir », a expliqué Umeagbalasi. 

    Cet article a été initialement publié par ACI Prensa, le partenaire d'information en espagnol de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA.

    Journaliste, Victoria Cardiel est spécialisée dans l'actualité sociale et religieuse. Depuis 2013, elle couvre le Vatican pour divers médias, dont Europa Press et Alfa et Omega, l'hebdomadaire de l'archidiocèse de Madrid.

  • La foi est la clé pour guérir une société déshumanisée, déclare le cardinal Bustillo

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    De Jean-Baptiste Noé sur le NCR :

    La foi est la clé pour guérir une société déshumanisée, déclare le cardinal

    Être chrétien ne signifie pas appartenir à un club, mais traduire l'Évangile en actes. Nous devons incarner ce que nous croyons.

    Le cardinal François-Xavier Bustillo se tient devant la place Saint-Pierre après le conclave qui a élu le pape Léon XIV.
    Le cardinal François-Xavier Bustillo se tient devant la place Saint-Pierre après le conclave qui a élu le pape Léon XIV. (Photo : Marco Mancini/EWTN News)

    Le cardinal François-Xavier Bustillo, d'Ajaccio, en Corse, l'une des figures ecclésiastiques les plus éminentes de la France contemporaine, a récemment accueilli le pape François en Corse pour ce qui s'est avéré être le dernier voyage apostolique du pontife en décembre 2024.

    Le prélat d'origine espagnole, ordonné dans l'Ordre des Frères Mineurs Conventuels en 1994 et élevé au cardinalat en 2023, a récemment publié Réparation (Fayard, 2025), une réflexion opportune sur la guérison des divisions sociales et la restauration de la dignité humaine dans un monde de plus en plus fragmenté.

    Dans une interview accordée le 11 septembre au Register, le cardinal Bustillo discute du besoin urgent de renouveau spirituel, de la mission de réconciliation de l'Église et du rôle de la foi dans la reconstruction d'une communauté humaine authentique au milieu des défis contemporains.

    Dans votre livre, vous parlez d'une société déchirée et en proie à des conflits. Vous faites ce constat, mais, selon vous, quelles en sont les causes ? D'où viennent ces divisions et ces conflits permanents ?

    Si notre société est divisée, fracturée, violente et souffrante, c'est parce qu'elle est profondément douloureuse. Nous avons progressivement déshumanisé notre monde. À mon avis, le fait que nous ayons supprimé Dieu – la foi, la religion, la spiritualité – en est l'une des principales causes. Après Mai 1968, on a largement affirmé que nous n'avions plus besoin de Dieu.

    Plus de 50 ans plus tard, je constate que la société ne s'est pas améliorée : la violence, les divisions et les fractures ont augmenté. Pourtant, une société fragile peut disparaître. D'où l'urgence de la réparer : réparer la société, la vie sociale et les relations. La dimension spirituelle peut y contribuer. La foi et la religion ne sont pas des obstacles : elles peuvent contribuer à unifier les individus et la société, dans le respect de chacun et de son parcours individuel.

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  • Le regard d'un ancien médecin du bureau des constatations de Lourdes sur les expériences de mort imminente

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    De Cyriac Zeller et Louis Jaboulay sur le site de Famille Chrétienne :

    Les expériences de mort imminente sont-elles un signe de l'au-delà ? Ce médecin a peut-être la réponse...

    29/09/2025

    Ils quittent leur corps, sont aspirés dans un tunnel de lumière, croisent leurs proches défunts, rencontrent parfois un être de lumière… Chaque année des centaines de personnes vivent une Expérience de Mort Imminente (EMI). Le docteur Patrick Theillier, auteur de plusieurs livres sur le sujet dont "Les Expériences de mort imminentes pour tous" (Artège), a recueilli le témoignage de nombreuses personnes qui ont vécu cette expérience incroyable. Il nous livre un regard chrétien sur cet aperçu de l’au-delà et une réflexion sur le lien entre spiritualité et médecine.

  • « Nous existons, mais nous ne pouvons pas dire que nous sommes chrétiens » : entretien avec un chrétien afghan

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    De Bitter Winter :

    « Nous existons, mais nous ne pouvons pas dire que nous sommes chrétiens » : entretien avec un chrétien afghan

    Une image emblématique de la situation en Afghanistan : barbelés, clôtures, suffocation et emprisonnement. photo prise par « Ahmad ».

    Bitter Winter : Ahmad, merci de nous avoir accordé un entretien via WhatsApp. Vous avez dit que votre histoire n’était pas seulement personnelle, mais qu’elle reflétait la réalité de beaucoup d’autres. Pouvez-vous nous expliquer ?

    Ahmad : Oui. Mon histoire n’est pas seulement la mienne : c’est un aperçu de la vie de chaque Afghan sous le régime taliban. Pour les chrétiens afghans, la situation est étouffante. Nous existons, mais nous ne pouvons pas nous dire chrétiens.

    Bitter Winter : Quand êtes-vous devenu chrétien ?

    Ahmad : J’ai découvert la foi en Christ en 2023, alors que je vivais en Iran. C’est arrivé progressivement, grâce à mes études. J’ai acquis la conviction de la vérité du Christ. En Iran, je vivais en secret. Être ouvert n’était pas sans danger, mais comparé à l’Afghanistan, l’Iran était encore un peu plus libre. Au moins, là-bas, je pouvais respirer.

    Bitter Winter : Étiez-vous en contact avec des communautés chrétiennes pendant votre séjour en Iran ?

    Ahmad : Oui. J’étais en contact avec une église hors d’Iran. Par leur intermédiaire, je distribuais secrètement des Bibles. C’était risqué, mais je me sentais obligé de partager la Parole. J’ai également envoyé des courriels à des dizaines d’ organisations de défense des droits humains pour leur expliquer ma situation. La plupart n’ont jamais répondu. Quelques-unes ont répondu, mais ont dit ne pas pouvoir m’aider.

    Bitter Winter : Qu’est-ce qui vous a poussé à retourner en Afghanistan ?

    Ahmad : L’Iran a modifié sa politique d’immigration. J’ai été arrêté et expulsé vers l’Afghanistan de la manière la plus inhumaine qui soit. Sans procès, sans explication, juste une expulsion forcée. C’était il y a trois mois. Depuis, je vis dans une zone rurale de l’ouest de l’Afghanistan.

    Bitter Winter : À quoi ressemble la vie d’un chrétien dans cette partie du pays ?

    Ahmad : Il n’y a aucune sécurité. Aucune. Si ma foi est découverte, je risque d’être exécuté sur-le-champ. Sans procès, sans défense. J’ai un tatouage de croix sur le bras, ce qui m’empêche presque de sortir. Même quelques minutes me remplissent d’effroi. Les postes de contrôle des talibans sont partout. S’ils voient le tatouage, c’est fini.

    Bitter Winter : quels types de contrôles sont en place ?

    Ahmad : Les règles sont irrationnelles et brutales. Des gens, surtout des jeunes hommes, sont battus en public pour des raisons comme l’absence aux prières ou le non-respect des codes talibans. La semaine dernière, à Hérat, un jeune homme a été exécuté sans motif. Son corps a été traîné dans les rues pour semer la peur. Je l’ai vu. Je ne peux pas l’oublier. Je n’arrête pas de me demander : que me feraient-ils s’ils savaient que je suis chrétien ?

    Bitter Winter : Comment la communauté locale vous traite-t-elle ?

    Ahmad : Ils sont extrêmement fanatiques. Ils me demandent constamment pourquoi je n’assiste pas aux prières, pourquoi je ne vais pas à la mosquée et pourquoi je me comporte différemment. À plusieurs reprises, ils ont essayé de me forcer à prier avec eux. L’imam local vérifie quotidiennement qui fréquente la mosquée. Il signale les absences au service de renseignement des talibans – le ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice. J’ai déjà reçu des menaces de la part d’autres fidèles. Le message est clair : allez à la mosquée ou soyez dénoncé.

    Bitter Winter : Cela ressemble à de la torture psychologique.

    Ahmad : C’est vrai. Chaque jour, à chaque heure, je vis sous la peur, la répression et l’étouffement. Je subis une pression constante de la part des musulmans qui m’entourent. Je dois faire semblant, me cacher, mentir sur qui je suis. Et je vis avec la certitude qu’un jour, ma foi pourrait être dévoilée. Je pense constamment à ce moment. Que va-t-il se passer ? Serai-je traîné dans les rues comme ce jeune homme d’Hérat ?

    Bitter Winter : Vous avez également partagé quelques photos avec nous. Pouvez-vous nous parler des risques encourus ?

    Ahmad : Prendre des photos dans la rue est extrêmement dangereux. Les talibans sont partout, souvent vêtus de vêtements locaux, ce qui facilite mon identification. S’ils suspectent quelqu’un, ils le frappent publiquement au marché, puis le conduisent au poste de police. À l’intérieur, les gens sont torturés. Certains disparaissent tout simplement et ne reviennent jamais chez eux. C’est pourquoi je n’ai pu prendre que des photos limitées. J’espère que ce que j’ai réussi à fournir sera suffisant.

    Bitter Winter : Quel message souhaitez-vous envoyer à la communauté internationale ?

    Ahmad : Sous cette dictature répressive et terroriste, des centaines, voire des milliers, de chrétiens afghans et moi vivons cachés. Dès que notre foi est dévoilée, nous risquons la mort devant un tribunal. Personne ne nous prête attention. Aucune de nos voix n’est entendue. Nous sommes contraints d’aller à la mosquée, d’agir selon l’islam, et nous ne pouvons même pas nous déclarer chrétiens.

    Nous existons. Mais nous sommes invisibles. Et nous sommes en danger.

  • Face à l'augmentation des actes antichrétiens en France, 86 sénateurs appellent à protéger les chrétiens et les lieux de culte

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    Du site d'Europe 1 :

    Les actes antichrétiens en augmentation en France, 86 sénateurs appellent à protéger les chrétiens et les lieux de culte en France

    En France, sur les cinq premiers mois de l'année, 322 actes antichrétiens ont été enregistrés en France, soit une hausse de 13% par rapport à la même période l'an dernier. Face à cela, 86 sénateurs ont lancé un appel dans une tribune publiée par le site Boulevard Voltaire. Ils réclament notamment que les chrétiens soient protégés en France comme tous les autres croyants.

    Les actes antichrétiens explosent. Incendies d’églises, vols d’objets liturgiques, agressions… Ces attaques progressent dans le silence médiatique, comparé à l’attention accordée aux atteintes visant d’autres religions. Face à cela, 86 sénateurs lancent un appel dans une tribune publiée par le site Boulevard Voltaire pour que les chrétiens soient protégés en France comme tous les autres croyants.

    322 actes antichrétiens enregistrés en France sur les cinq premiers mois de l’année

    A l’appui, un constat effrayant. Sur les cinq premiers mois de l’année, 322 actes antichrétiens ont été enregistrés en France. Une hausse de 13% par rapport à la même période l’année dernière. 

    En trois ans, les vols d’objets liturgiques sont en forte augmentation avec 820 cas signalés en 2024, contre 633 deux ans auparavant. Selon les informations d’Europe 1, les incendies visant les lieux de culte chrétiens ont eux aussi explosé. 50 faits en 2024, douze de plus qu’en 2023, soit une hausse de 30%.

    27 églises vandalisées dans les Landes

    Dans les Landes, en quelques semaines seulement, 27 églises ont été vandalisées ou profanées. À Lyon, un Irakien de 45 ans en fauteuil roulant et membre de la communauté assyro-chaldéenne a été assassiné début septembre devant son domicile.

    Les 86 sénateurs, signataires de la tribune, réclament les mêmes moyens de protection pour tous. Des plateformes de signalement, des numéros d’alerte et des dispositifs d’accompagnement existent pour lutter contre l’antisémitisme et la haine anti-musulmans. En revanche, rien de semblable n’existe pour les actes antichrétiens.

  • L'étonnante destinée de l'arrière-petit-fils du pape Alexandre VI

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    St-francois-borgia-copie-1.jpgSaint François Borgia

    Il est fêté le 30 septembre au martyrologe romain, le 3 octobre chez les Jésuites et le 10 octobre dans l'ancien calendrier.

    Fils aîné du troisième duc de Gandie, Francisco de Borja naquit à Gandie (sud de Valence) le 28 octobre 1510. Il était par son père, Jean de Borja, l'arrière-petit-fils du pape Alexandre VI et, par sa mère, Jeanne d'Aragon, l'arrière-petit-fils du roi Ferdinand le Catholique. Orphelin de mère en, 1520, il fut élevé par son oncle maternel, Jean d'Aragon, archevêque de Saragosse, jusqu'à ce qu'on l'appelât à la cour de la reine Jeanne la Folle, à Tordesillas, comme page de la princesse Catherine, soeur de Charles-Quint. Quand l'infante Catherine épousa le roi Jean III de Portugal, François retourna à Saragosse pour étudier la philosophie (1525).

    En 1528, il entra au service de Charles-Quint qui, en 1529, lui fit épouser une dame d'honneur de l'impératrice Isabelle, Eléonore de Castro, dont il aura huit enfants ; marquis de Llombai en 1530, grand veneur de l'Empereur et grand écuyer de l'Impératrice, Charles-Quint, lui confia la surveillance de la cour pendant la victorieuse campagne contre Tunis (1536), lui demanda de l'instruire en cosmographie, puis se l'adjoignit pendant l'expédition de Provence, et mit sous son influence l'infant Philippe.

    De nature pieuse, fidèle à ses devoirs, le marquis de Llombai, pendant une convalescence, lut les homélies de S. Jean Chrysostome ; lors de la campagne de Provence il assista le poète Garcilaso de la Vega dans son agonie et, au retour, après une maladie dont il crut mourir, il prit la résolution de la confession et de la communion mensuelles. Quand l'Impératrice Isabelle mourut (1° mai 1539) il fut chargé de reconnaître et de conduire à Grenade son cadavre décomposé ce qui l'impressionna si profondément qu'il s'écria : Ah ! Je n'aurai jamais d'attachement pour aucun maître que la mort me puisse ravir et Dieu seul sera l'objet de mes pensées, de mes désirs et de mon amour !

    Nommé par Charles-Quint vice-roi de Catalogne (26 juin 1539) François Borgia exerça sa charge avec prudence et énergie pendant quatre ans au bout desquels il devint grand majordome de la princesse Marie de Portugal, femme de l'infant Philippe, mais  il ne remplit jamais les fonctions car la reine du Portugal ne voulait pas qu'Eléonore de Castro approchât sa fille qui mourut en donnant naissance à l'infant Don Carlos (12 juillet 1545). Quatrième duc de Gandie la mort de son père (17 décembre 1542), il présidait à plus de trois mille familles vassales, au marquisat de Llombai et à quatorze baronnies.

    Eléonore de Castro mourut le 27 mars 1546. Le duc de Gandie, fort lié avec les premiers Jésuites qu'il protégeait de toute son influence, suivit les exercices de saint Ignace et résolut de faire vœu de chasteté et d'obéissance, puis d'entrer dans la Compagnie de Jésus (2 juin 1546) ; il fit secrètement sa profession solennelle (1° février 1548) et s’en vint étudier la théologie à l'université de Gandie qu'il avait fondée.

    Le 31 août 1550, sous prétexte de gagner l'indulgence jubilaire de l'Année Sainte, François Borgia se rendit à Rome où il fut ordonné prêtre (23 mai 1551) et célébra sa première messe (1° août). Il fut envoyé prêcher au Pays Basque, puis au Portugal. En avril 1555, il était commissaire général de la Compagnie de Jésus en Espagne et au Portugal. Charles-Quint le choisit, conjointement avec l'infant Philippe, comme son exécuteur testamentaire. Appelé à Rome, il y arriva le 7 décembre 1561 et fut élu général de la Compagnie de Jésus le 2 juillet 1565.

    Il mourut à Rome, le 30 septembre 1572, à minuit. Béatifié par Urbain VIII le 21 novembre 1624, il fut canonisé par Clément X le 12 avril 1671.

     http://missel.free.fr/Sanctoral/10/10.php

  • Saint Jérôme (30 septembre)

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    st-jerome-detail-from-virgin-enthroned-with-saints.jpg!Blog.jpgBiographie (missel.free.fr)

    Je suis à la fois, disait Jérôme, philosophe, rhéteur, grammairien, dialecticien, expert en hébreu, grec et latin ; il fut aussi un polémiste redoutable, parfois injuste, tel ce jour où il invectiva saint Augustin, son cadet d’à peine cinq ans : Ecoute mon conseil, jeune homme : ne viens pas, dans l'arêne des Ecritures, provoquer un vieillard ! Tu troubles mon silence. Tu fais la roue avec ta science.

    « Hierônumos en grec (celui dont le nom est sacré) ; Hieronymus, en latin, fils d'Eusèbe, je naquis à Stridon, ville maintenant détruite par les Goths, mais qui se situait alors sur les confins de la Dalmatie et de la Pannonie (Hongrie) », écrit-il, en 392, à la dernière page du De viris illustribus, ajoutant : « Je suis né chrétien, de parents chrétiens. Dès le berceau, je fus nourri du lait catholique. » Il dit encore de lui-même : « Je suis à la fois philosophe, rhéteur, grammairien, dialecticien, expert en hébreu, grec et latin. » 

    Enfant unique pendant treize ans, Jérôme fut terriblement gâté par les siens jusqu’à ce que naquissent sa sœur et son frère. Il étudia à Milan, puis à Rome où il suivit les cours du célèbre grammairien Aelius Donatus. Elève doué mais difficile et facétieux, Jérôme respira les parfums de cette ville puissante, maîtresse du monde, alors gouvernée par Julien l'Apostat. Admirateur de Cicéron, il déclamait les grands plaidoyers les exordes sonores qui lui servirent lors d’un stage auprès des tribunaux. Il se lia avec Bonose et Rufin, deux compagnons d'étude. Avec soin et à grands frais, il acquit des livres et, peut-être, goûta-t-il de furtifs amours au milieu des danses des jeunes filles romaines.

    Cependant, confia-t-il dans son commentaire d’Ezéchiel (XI 5) « Quand j’étais à Rome, jeune étudiant ès-arts libéraux, j’avais accoutumé, le dimanche, avec d’autres de même âge et de même résolution, de visiter les tombeaux des apôtres et des martyrs. Souvent nous entrions dans ces cryptes creusées dans les profondeurs de la terre où l’on avance entre des morts ensevelis à droite et à gauche le long des parois. Tout est si obscur que la parole du Prophète est presque réalisée : qu’ils descendent vivants dans les enfers ! Ici et là, une clarté venue d’en-haut tempère l’horreur des ténèbres : moins une fenêtre qu’un trou foré, croirait-on, par la clarté qui tombe. Puis, pas à pas, on revient, et dans la nuit noire qui vous entoure, le vers de Virgile est obsédant : Tout suscite l’horreur et le silence même. » Il reçut le baptême, en 366, sans doute des mains du pape Libère.

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  • Saint Jérôme (30 septembre) : l'amour de la Parole de Dieu

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    jerome_giotto-386ce5c.jpgCatéchèse de BENOÎT XVI consacrée à saint Jérôme lors de l'audience générale du mercredi 7 novembre 2007 :

    Chers frères et soeurs!

    Nous porterons aujourd'hui notre attention sur saint Jérôme, un Père de l'Eglise qui a placé la Bible au centre de sa vie:  il l'a traduite en langue latine, il l'a commentée dans ses œuvres, et il s'est surtout engagé à la vivre concrètement au cours de sa longue existence terrestre, malgré le célèbre caractère difficile et fougueux qu'il avait reçu de la nature.

    Saint Jérôme par Giotto (détail de la voûte de la basilique saint François à Assise)

    Jérôme naquit à Stridon vers 347 dans une famille chrétienne, qui lui assura une formation soignée, l'envoyant également à Rome pour perfectionner ses études. Dès sa jeunesse, il ressentit l'attrait de la vie dans le monde (cf. Ep 22, 7), mais en lui prévalurent le désir et l'intérêt pour la religion chrétienne. Après avoir reçu le Baptême vers 366, il s'orienta vers la vie ascétique et, s'étant rendu à Aquilée, il s'inséra dans un groupe de fervents chrétiens, qu'il définit comme un "chœur de bienheureux" (Chron. ad ann. 374) réuni autour de l'Evêque Valérien. Il partit ensuite pour l'Orient et vécut en ermite dans le désert de Calcide, au sud d'Alep (cf. Ep 14, 10), se consacrant sérieusement aux études. Il perfectionna sa connaissance du grec, commença l'étude de l'hébreu (cf. Ep 125, 12), transcrivit des codex et des œuvres patristiques (cf. Ep 5, 2). La méditation, la solitude, le contact avec la Parole de Dieu firent mûrir sa sensibilité chrétienne. Il sentit de manière plus aiguë le poids de ses expériences de jeunesse (cf. Ep 22, 7), et il ressentit vivement l'opposition entre la mentalité païenne et la vie chrétienne:  une opposition rendue célèbre par la "vision" dramatique et vivante, dont il nous a laissé le récit. Dans celle-ci, il lui sembla être flagellé devant Dieu, car  "cicéronien  et non chrétien" (cf. Ep 22, 30).

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  • Répondre à l'appel

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    De sur The Catholic Thing :

    Répondre à l'appel

    29 septembre 2025

    Remarque : Ce qui suit est extrait et adapté d'un discours prononcé à Chicago le 25 septembre 2025, lors du dîner de charité annuel des centres de grossesse et des maisons de maternité Aid for Women .

    Les gens me demandent souvent ce qu'ils peuvent faire – ou ce que nous devrions tous faire – pour relever les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés, non seulement ceux qui sont évidents comme les guerres, les injustices, la pauvreté, etc., mais aussi les questions fondamentales sur ce qu'est la vie humaine et ce que signifie notre existence.  Il n'y a pas de réponse simple, car le monde est compliqué, tout comme chaque vie humaine. Et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est ainsi que Dieu a choisi d'organiser les choses pour nous.

    Il y a un passage célèbre dans le Seigneur des Anneaux de Tolkien, où Frodon déplore que l'Anneau soit venu à lui et que la communauté ait été appelée à le détruire :

    « J'aurais préféré que cela ne se produise pas de mon vivant », dit Frodon.

    « Moi aussi, dit Gandalf, et tous ceux qui vivent pour voir de tels moments. Mais ce n'est pas à eux d'en décider. Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous allons faire du temps qui nous est donné. »

    Il n'y a pas de réponse simple, mais il y en a une facile à comprendre, même si elle est parfois difficile à mettre en pratique. Mais personne n'a jamais dit que vivre une vie chrétienne serait facile.

    Je crois que la première réponse pour nous tous est de reconnaître qu'il y aura – et qu'il doit y avoir – d'innombrables initiatives de toutes sortes pour répondre à notre situation. Et vu la situation actuelle, nous ne devons pas nous attendre à ce que le gouvernement, le Vatican, la hiérarchie ou d'autres grandes entités les lancent. Aid for Women a été fondée juste après l'affaire Roe v. Wade. Une initiative laïque comme celle-ci n'est pas seulement très catholique, elle est aussi très américaine. Nous voyons quelque chose qui doit être fait et nous retroussons nos manches.

    Il existe au moins deux grandes catégories d'initiatives de ce type, l'une étant un ministère d'action, l'autre étant similaire, un ministère de vérité. Nous devons travailler dans les deux domaines autant que les dons que Dieu nous a accordés nous le permettent.

    Voici ce que dit saint Paul aux Éphésiens :

    Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. [...] C'est Christ lui-même qui a donné les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'hommes de perfection, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

    Cela ne s'appliquait pas seulement à l'époque. C'est aujourd'hui une vérité vivifiante, même si c'est aussi une tâche intimidante.

    Cependant, on peut voir tout cela d'une autre manière : Dieu a une haute opinion de nous, plus élevée que celle que nous avons de nous-mêmes. Il croit que nous pouvons faire des choses que nous ne croyons pas pouvoir faire. (Et en vérité, une vie sans défis importants serait une vie ennuyeuse). Ainsi, même si nous ressentons un immense fossé entre ce que nous pouvons faire et ce que nous pensons devoir faire, nous pouvons également reconnaître que nous nous entraînons pour quelque chose que nous ne pouvons pas vraiment imaginer. Le genre de paix parfaite, d'illumination et d'amour que Dieu avait initialement prévu pour nous.

    C.S. Lewis appelait cela le « poids de la gloire », une expression magnifique qui nous rappelle que nous allons être accablés par des défis afin de pouvoir nous élever – un paradoxe typique du christianisme. Lewis décrit cela comme « un fardeau si lourd que seule l'humilité peut le porter, et que le dos des orgueilleux sera brisé ».

    Ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui, c'est la reconversion de toute notre société, un peu comme les premiers chrétiens ont converti l'Empire romain. Nous savons que les chrétiens pratiquaient une charité ostensible, prenant soin des personnes âgées, des malades, des pauvres, des marginalisés, des prisonniers, des bébés dont personne ne voulait. Beaucoup se sont convertis au christianisme grâce à ces œuvres de miséricorde et d'amour corporelles. Vous perpétuez cette tradition.

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  • Le pape Léon XIV proclamera saint John Henry Newman docteur de l'Église le 1er novembre

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    Le pape Léon XIV proclamera saint John Henry Newman docteur de l'Église le 1er novembre

    Avec cette proclamation, le saint deviendra le 38e docteur de l’Église, rejoignant un groupe restreint de saints reconnus pour leur contribution durable à la théologie et à la spiritualité catholiques.

    Saint John Henry Newman vers la fin de sa vie, en 1887.
    Saint John Henry Newman vers la fin de sa vie, en 1887. (photo : Babouba / Wikimedia Commons)

    Le pape Léon XIV a annoncé dimanche qu'il proclamerait saint John Henry Newman docteur de l'Église le 1er novembre, solennité de la Toussaint.

    « Je confèrerai le titre de docteur de l'Église à saint John Henry Newman, qui a apporté une contribution décisive au renouveau de la théologie et à la compréhension de la doctrine chrétienne dans son développement, dans le contexte du Jubilé du monde de l'éducation », a déclaré le Pape après avoir célébré la messe du Jubilé des catéchistes sur la place Saint-Pierre.

    Avec cette proclamation, Newman deviendra le 38e docteur de l'Église, rejoignant ainsi un groupe restreint de saints reconnus pour leur contribution durable à la théologie et à la spiritualité catholiques. Il est particulièrement reconnu pour ses réflexions sur le développement de la doctrine et le rôle de la conscience.

    Théologien anglais du XIXe siècle, Newman fut d'abord un prêtre anglican renommé avant d'entrer dans l'Église catholique en 1845, sous la direction du bienheureux Dominique Barberi. Ordonné prêtre catholique deux ans plus tard, il fonda l'Oratoire Saint-Philippe-Néri en Angleterre et fut créé cardinal par le pape Léon XIII en 1879.

  • Léon XIV et le « procès du siècle »

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV et le « procès du siècle »

    On l'a appelé « le procès du siècle » – un surnom ou une épithète qu'il partage, non sans une certaine ironie, avec plusieurs autres procès des deux dernières décennies – mais il a le droit de revendiquer ce titre dans la mesure où il représente la première fois dans l'histoire qu'un cardinal est accusé d'être jugé devant le tribunal pénal ordinaire de l'État de la Cité du Vatican.

    Quoi qu'il en soit, le procès du cardinal Giovanni Angelo Becciu et consorts risque fort de devenir l'un des héritages les plus épineux laissés par le pape François . La phase d'appel du procès s'est ouverte la semaine dernière et a déjà donné lieu à deux rebondissements dramatiques.

    L'affaire contre Becciu concerne la gestion des fonds relevant de la compétence de la Secrétairerie d'État, où Becciu a servi pendant des années sous François en tant que Sostituto – en fait, le chef de cabinet papal – et comprend un groupe remarquable de coaccusés, sur lesquels nous n'avons pas besoin d'en dire beaucoup ici.

    Le premier rebondissement de la semaine dernière a été l'acceptation par la Cour d'appel, présidée par Mgr Alejandro Arellano Cedillo, de la demande de récusation du Promoteur de Justice du Vatican (le procureur de la Cité du Vatican) . Cette demande fait suite à la révélation, l'été dernier, d'une série de conversations montrant comment Mgr Alberto Perlasca avait été « assisté » (voire manipulé) dans son témoignage. Le statut de témoin clé de Mgr Perlasca avait été considérablement réduit dans le jugement, même si ce sont ses propres reconstitutions qui ont constitué la base du dossier de l'accusation.

    Le deuxième rebondissement a été le rejet par la Cour de l'appel du Promoteur de Justice du Vatican, qui avait demandé à la Cour d'annuler certains verdicts de non-culpabilité prononcés contre certains accusés pour certaines accusations, et de réexaminer les peines prononcées contre d'autres. La Cour d'appel a jugé que l'appel du Promoteur avait été déposé entaché d'un vice de procédure et hors délai, permettant à la défense de plaider son irrecevabilité. La Cour a accepté l'argument de la défense.

    La procédure d'appel se poursuit, bien sûr, mais progresse lentement. La Cour suprême du Vatican devra se prononcer sur la récusation du promoteur de justice Alessandro Diddi, qui s'est depuis suspendu du procès . L'appel ne sera examiné que si les demandes de la défense sont acceptées, ce qui signifie que la peine prononcée en première instance ne peut être aggravée.

    Ces deux événements dramatiques témoignent toutefois d'un changement substantiel du climat au Vatican. Le pape François souhaitait que le procès soit mené à son terme , intervenant même par quatre rescrits pour « faciliter » l'enquête, et avait une confiance totale dans le procureur du Vatican. Trois réformes importantes du système judiciaire vatican sous le pape François ont également renforcé la position du promoteur, même au détriment d'un équilibre normal des pouvoirs, sachant que le promoteur de la justice est le même en première instance et en appel.

    Avec le pape François , le tribunal aurait probablement été appelé à « inventer » une formule pour maintenir à flot le dossier de l’accusation, en mettant de côté les demandes de la défense.

    Ce n'est plus le cas, car l'attitude du président de la Cour d'appel, Arellano, semble également viser à rééquilibrer le fonctionnement de la justice vaticane . En quatre jours d'audience, Arellano ne s'est pas contenté d'écouter la défense et de laisser ces deux événements dramatiques se produire. Il a opéré, presque inaperçu, un changement de paradigme substantiel.

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