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Foi - Page 129

  • Sortez de vos pantoufles

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    De Mark Bauerlein sur First Things (traduction "de travail" avec Deepl.com) :

    Sortez de vos pantoufles

    3 décembre 24

    Pour beaucoup de gens, le confinement de la pandémie Covid a signifié « le triomphe de la peur et la jouissance paradoxale d'une vie entravée ». C'est ce qu'affirme Pascal Bruckner dans 'Le sacre des pantoufles : du renoncement au monde', que j'ai lu et que je suis heureux de mentionner ici. C'est un petit livre d'un peu plus d'une centaine de pages, écrit par l'un des penseurs sociaux français les plus perspicaces. Pour lui, le Covid s'aligne sur le 11 septembre, l'alarme climatique et le conflit ukrainien en tant qu'événements encourageant le retrait de la place publique et de la vie sociale (non numérique), la « fermeture des esprits et des espaces ». Nous ne cherchons pas, nous n'aspirons pas, nous n'imaginons pas, nous n'inventons pas, nous survivons. Vivre derrière des portes closes était autrefois perçu comme un appauvrissement de la vie. Aujourd'hui, c'est synonyme de sécurité et de loisir, d'autant plus que les écrans nous détournent à tout moment.

    Nous sommes entrés dans une ère stérile, conclut Bruckner, une époque d'éros affaibli et d'expériences banales. En lisant ses observations, je n'ai pu m'empêcher de marmonner mon accord. Il consacre même un passage à l'une des plus grandes nouvelles américaines, « Bartleby, the Scrivener », d'Herman Melville. Bartleby s'enfonce dans une résistance passive et obstinée qui aboutit à sa mort. 

    Si nous ne retrouvons pas une participation active et un engagement public généralisé, le désespoir et la dissipation ne feront que se poursuivre. Les forces de la défaite sont puissantes, tout comme les tentations de l'écran. Le conseil de Bruckner : Accepter le risque, éviter la dépendance, être avec les autres (amis et inconnus). Bref, sortez de vos pantoufles.

    « Ne voudriez-vous pas goûter à cette intensité ? » demande Simon Critchley dans son étude intitulée, tout simplement, Mysticism. Elle comprend des discussions sur Maître Eckhart, Julian de Norwich, Annie Dillard et T. S. Eliot, ainsi qu'un examen minutieux de ce qu'est le mysticisme, de ce que signifie le concept. Le mysticisme est un itinéraire ou un voyage, dit Critchley, qui recherche la présence de Dieu (pas nécessairement l'union avec Dieu, comme on l'affirme souvent). Il fait l'éloge de William James, qui a accordé à l'expérience mystique la possibilité de vérités supérieures que l'observation ordinaire ne peut atteindre. Il cite le mystique Dionysius : « Abandonnez tout [...]. Dieu méprise les idées ». Il s'interroge également sur le sort du mysticisme dans un monde moderne qui a tellement marginalisé le sol le plus fertile pour le voyage mystique : les monastères. (Critchley note - sans enthousiasme - une alternative commune, à savoir la culture de l'expérience esthétique et d'un moi « façonné »).

    Le livre contient également une thèse historique importante, liée précisément à cette avancée de la modernité. Citant Michel de Certeau, Critchley affirme que le mysticisme n'a pas été reconnu comme une forme discrète d'expérience avant le XVIIe siècle. Sa conception en tant que telle « marque un changement fondamental dans les attitudes occidentales à l'égard du sacré ». Lorsque les théologiens et les penseurs ont fait de cette intensité dévotionnelle une condition particulière, le sens du mystère propre à tous les modes de culte a été diminué et perdu. Nous commençons à considérer les mystiques du passé, les Pères du désert, les Franciscains, etc. comme qualitativement différents du reste des fidèles, au lieu d'être des chrétiens plus disciplinés et plus intenses. Critchley lui-même a eu une expérience mystique à l'âge de vingt-quatre ans dans la cathédrale de Canterbury, mais il a jugé par la suite qu'il s'agissait d'un ravissement esthétique et non d'une épiphanie. Il a ensuite suivi Nietzsche et la mort de Dieu. Le fait qu'il revienne au mysticisme dans ce volume volumineux et qu'il considère l'impiété comme une terrible déception (« Je n'ai jamais été un athée triomphant ») montre que la question n'est pas close, du moins pas pour lui. Il ajoute un angle personnel à l'étude, une recherche de compréhension dans une époque qui glisse de plus en plus vers le nihilisme.

    Un jour, une notification s'est affichée sur le téléphone portable de Carlos Whittaker, lui indiquant qu'il passait en moyenne sept heures et vingt-trois minutes par jour devant un écran. Cela l'a choqué et l'a conduit à l'expérience relatée dans Reconnected : Comment 7 semaines sans écran avec des moines et des fermiers amish m'ont aidé à retrouver l'art perdu d'être humain. Il a d'abord passé deux semaines avec vingt moines bénédictins dans le désert du sud de la Californie, puis deux autres semaines à travailler avec des fermiers amish à Mt. Hope, dans l'Ohio, et enfin trois semaines chez lui, avec sa famille, le tout sans écran. Pas de téléphone portable, pas d'ordinateur, pas de courrier électronique, pas d'alertes.  

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  • Évaluer et résister à la croissance continue de la culture de la mort

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    De sur le CWR :

    Évaluer et résister à la croissance continue de la culture de la mort

    La vision du pape saint Jean-Paul II de construire une culture de la vie semble plus lointaine aujourd’hui qu’elle ne l’était lorsqu’il a utilisé ce terme pour la première fois il y a près de 35 ans.

    Les menaces contre la vie humaine sont constamment à l’ordre du jour. Nous avons des guerres à l’étranger et des fusillades dans nos villes, nos écoles et nos centres commerciaux. À cela s’ajoute l’holocauste de l’avortement et la nouvelle abomination du suicide assisté. Le choix entre la vie et la mort est récemment apparu sur les bulletins de vote de certains de nos États (aux USA ndb) et, malheureusement, la mort a remporté la majorité des suffrages.

    La vision du pape Jean-Paul II de construire une culture de la vie semble plus lointaine aujourd'hui qu'elle ne l'était lorsqu'il a utilisé ce terme pour la première fois il y a près de 35 ans. Nous ne tuons plus seulement des bébés. Nous jouons maintenant avec la guerre nucléaire tout en tuant des personnes âgées, des handicapés, des personnes seules, des malades mentaux et peut-être même des sans-abri et des toxicomanes.

    Où est le feu de l’espérance que le pape saint Jean-Paul II a allumé il y a tant d’années ?

    Avortement

    Nous avons une longue bataille d’un genre bien différent qui fait rage ici aux États-Unis, et ses victimes dépassent de loin celles de la guerre. Depuis 1973, l’année où la Cour suprême a rendu l’arrêt Roe v. Wade, plus de  66 millions de bébés sont morts à la demande de leur mère ou avec son consentement. Dans le monde entier, ce chiffre depuis 1980 s’élève à plus de 1,75 milliard ! Heureusement, la décision Dobbs de la Cour suprême a annulé l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022, mais malgré tout le brouhaha qui a suivi concernant l’accès à l’avortement, on estime qu’il y a encore eu 1 037 000 avortements aux États-Unis en 2023, l’année qui a suivi le prononcé de la décision par la Cour. Cela représente une augmentation de 11 % depuis 2020.

    Renverser la décision Roe était la bonne chose à faire, mais cela n’a pas eu l’effet de sauver la vie des bébés comme beaucoup d’entre nous l’avaient espéré.

    Depuis la décision Dobbs, dix-sept États ont voté sur l’accès à l’avortement. Avant les élections générales de novembre 2024, le soi-disant « droit » à l’avortement prévalait dans les sept États où il figurait sur un bulletin de vote. La tendance a changé le 5 novembre lors des élections générales, lorsque la protection des bébés l’a emporté dans trois des dix États où le « droit » de les tuer était en jeu. Ces États étaient la Floride, le Nebraska et le Dakota du Sud, mais la marge de victoire était bien trop mince.

    Suicide assisté par un médecin et euthanasie

    Jean-Paul II a souvent cité l’avortement et l’euthanasie dans la même phrase. Il y voyait « l’un des symptômes les plus alarmants de la « culture de mort », qui progresse surtout dans les sociétés prospères, caractérisées par une attitude de préoccupation excessive de l’efficacité et qui considèrent le nombre croissant de personnes âgées et handicapées comme intolérable et trop lourd » ( Evangelium Vitae, n° 64). La déclaration Dignitas Infinita  affirme que l’euthanasie est « unique en ce qu’elle utilise une compréhension erronée de la dignité humaine pour retourner le concept de dignité contre la vie elle-même » (n° 51).  Le pape François l’a qualifiée de « mauvaise compassion ». 

    La première fois que Jean-Paul II a utilisé les termes culture de la vie et culture de la mort, c'était en 1991 dans son encyclique Centesimus Annus , écrite pour commémorer le centième anniversaire de l'encyclique sociale  Rerum Novarum du pape Léon XIII .

    En réfléchissant sur les dangers du consumérisme et de la destruction de l’environnement, Jean-Paul II nous a rappelé une autre « écologie » encore plus importante. Il a écrit que « trop peu d’efforts sont faits pour sauvegarder les conditions morales d’une authentique « écologie humaine » » (n° 38).

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  • Syrie : "Ils veulent mettre fin à la grande histoire des chrétiens d'Alep"

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/SYRIE - Jacques Mourad, Archevêque de Homs : Ils veulent mettre fin à la grande histoire des chrétiens d'Alep

    3 décembre 2024  
     

    Cécile Massie/Fides

    Homs (Agence Fides) - « Nous sommes vraiment fatigués. Nous sommes vraiment épuisés, et nous sommes aussi finis, dans tous les sens du terme ». Les paroles du Père Jacques, comme toujours, vibrent de sa foi et de son histoire.

    Jacques Mourad, moine de la communauté Deir Mar Musa, est depuis le 3 mars 2023 l'archevêque syriaque catholique de Homs, la ville où continuent d'arriver les réfugiés fuyant Alep, revenue aux mains des groupes armés djihadistes « rebelles ». Il est né à Alep, il y garde quelques-uns des plus beaux souvenirs et compagnons de route. Fils spirituel du Père Paolo Dall'Oglio (le jésuite romain, fondateur de la Communauté de Deir Mar Musa, disparu le 29 juillet 2013 alors qu'il se trouvait à Raqqa, la capitale syrienne de Daesh à l'époque), il avait été pris en otage en mai 2015 par un commando de djihadistes et avait vécu de longs mois de captivité, d'abord en isolement puis avec plus de 150 chrétiens de Quaryatayn, également pris en otage dans les territoires alors conquis par Daesh. C'est aussi pourquoi le Père Jacques sait ce qu'il dit lorsqu'il répète que « nous ne pouvons plus supporter toute cette souffrance des personnes qui arrivent ici détruites, après 25 heures de route, assoiffées, affamées, frigorifiées, sans plus rien ».

    L'histoire qu'il partage avec l'Agence Fides est, comme toujours, un témoignage de foi. Une foi qui demande « pourquoi tout cela, pourquoi devons-nous endurer cette souffrance », et qui entre-temps se déplace avec une sollicitude de charité laborieuse, vers les vies qui fuient Alep, une fois de plus déchirée.

    « La situation à Homs, dit le Père Jacques, est dangereuse. Beaucoup de réfugiés d'Alep, dont des chrétiens, sont arrivés dans les premiers jours après l'assaut des groupes armés par l'ancienne route, et ils sont venus chez nous. Nous n'étions pas prêts à tout cela, alors nous avons immédiatement organisé une réunion avec les évêques et mis en place deux points d'accueil avec l'aide des Jésuites et en comptant également sur le soutien offert par l'Œuvre d'Orient et l'Aide à l'Église en Détresse. Pour aider les réfugiés, nous avons besoin de nourriture, de matelas, de couvertures et de gasoil ».

    Cette charité besogneuse se double d'un jugement lucide et incisif sur ce qui se passe. « C'est une immense souffrance, les Syriens sont choqués par ce qui a été fait. Comment et qui a décidé de cette action des groupes armés, alors que nous savons tous ce que nous avons vu depuis des années ce qui se passe quand un groupe armé entre dans un pays, et qu'immédiatement la réaction du gouvernement et des Russes est de bombarder les villes et villages occupés... Pourquoi font-ils ce supplice d'Alep ? Parce qu'ils veulent détruire cette ville historique. Symbolique, important pour le monde entier ? Pourquoi le peuple syrien doit-il encore payer, après 14 ans de souffrance, de misère, de mort ? Pourquoi sommes-nous si abandonnés dans ce monde, dans cette injustice insupportable ? »

    L'archevêque de Homs des Syriaques catholiques n'hésite pas à mettre en cause « la responsabilité des puissances étrangères, l'Amérique, la Russie, l'Europe... Elles portent toutes une responsabilité directe dans ce qui s'est passé à Alep ». Un « crime », poursuit le père Jacques, « qui est un danger pour toute la région, pour Hama, pour la région de la Jazira », et où la « responsabilité directe n'incombe pas seulement au régime ou aux groupes armés rebelles, mais à la communauté internationale », et aux « jeux politiques que tout le monde joue dans cette région ».

    Le Père Jacques, qui dans son diocèse travaillait à relancer les cours de catéchisme pour les enfants et les jeunes comme un véritable point de départ pour les communautés chrétiennes après les années de douleur de la guerre, est bien conscient des sentiments qui commencent maintenant à parcourir le cœur de tant de frères et sœurs dans la foi : « Après l'action de ces groupes armés, dit-il à l'Agence Fides, les chrétiens d'Alep seront convaincus qu'ils ne peuvent pas rester à Alep. Que c'est fini pour eux. Qu'ils n'ont plus de raison de rester. Ce que l'on est en train de faire à Alep, c'est de mettre fin à l'histoire riche, grande et particulière des chrétiens d'Alep ». (Agence Fides 3/12/2024).

    et, du Tagespost (3 décembre) :

    « Aide à l’Église en Détresse » : Appel à la prière et au soutien pour Alep

    La survie y est une lutte quotidienne, les habitants sont piégés et très effrayés, rapporte l'organisation humanitaire - qui demande de l'aide face à la situation qui s'aggrave.

    Après l’occupation il y a quelques jours d’Alep, la métropole du nord de la Syrie par les troupes antigouvernementales, la situation s’est aggravée. « Church in Need » (ACN) l’a annoncé mardi dans un communiqué. Dans le même temps, l’organisation catholique de secours a appelé à la prière et au soutien des communautés chrétiennes et des habitants locaux. Selon l'AED, environ 25 000 chrétiens vivent à Alep, la deuxième plus grande ville de Syrie.

    Dans la lettre, la coordinatrice du projet de l'agence humanitaire pour la Syrie, Marielle Boutros, commente littéralement la situation, qui reste « extrêmement incertaine » : « Seuls deux hôpitaux sont ouverts pour les cas critiques, les écoles sont fermées. Les approvisionnements alimentaires sont insuffisants et les prix ont grimpé en flèche. Il règne un climat de peur constant. » Les services de base ont été paralysés et les gens sont essentiellement piégés dans la grande ville, a expliqué Boutros. Par ailleurs, la contre-offensive de l’armée syrienne contre les troupes envahies – dont certaines étaient clairement djihadistes – a déclenché des frappes aériennes dévastatrices sur la ville.

    Un groupe islamiste a lancé son offensive

    Philipp Ozores, secrétaire général de l'AED, a déclaré dans le rapport que les gens ont peur et que leur survie est comme une lutte quotidienne. Il a donc réitéré l'appel à « prier pour la paix, la protection et l'espoir pour tous les citoyens ». Dans cette lettre, l'AED appelle à une aide médicale pour les hôpitaux, un soutien aux personnes déplacées et aux écoles, ainsi qu'à la fourniture de nourriture.

    Au milieu de la semaine dernière, des insurgés dirigés par le groupe islamiste Haiat Tahrir al-Sham (HTS) ont lancé une offensive dans le nord-ouest de la Syrie. Alep est également sous leur contrôle depuis le week-end. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, plus de 440 personnes ont été tuées en cinq jours, dont plus de 60 civils. DT/Elih

  • Nigeria : un séminaire célèbre ses 100 ans : il compte près de 800 séminaristes

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    De zenit.org :

    Monseigneur Fortunatus Nwachukwu a ordonné 40 diacres le 21 novembre 2024 © Bigard Memorial Seminary

    Monseigneur Fortunatus Nwachukwu A Ordonné 40 Diacres Le 21 Novembre 2024 © Bigard Memorial Seminary

    Un séminaire africain célèbre ses 100 ans : il compte près de 800 séminaristes

    Le grand séminaire Bigard du Nigeria célèbre son centenaire avec de joyeuses festivités et l’ordination de 40 diacres

    3 décembre 2024

    Lors d’un événement historique qui reflète à la fois l’histoire et l’espoir, le grand séminaire Bigard au Nigeria a commémoré son centenaire le 21 novembre avec une messe joyeuse et l’ordination de 40 diacres. Ce prestigieux séminaire, pierre angulaire de l’Église catholique au Nigeria, a formé des générations de prêtres et façonné le paysage spirituel tant au niveau national que mondial.

    Monseigneur Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère pour l’évangélisation et fier d’être ancien élève du séminaire, a honoré de sa présence les célébrations. Présidant la cérémonie en plein air à laquelle assistaient des centaines de personnes, Mgr Nwachukwu a souligné dans son homélie la nature transformatrice de l’ordination diaconale. « Comme Étienne et ses compagnons, vous n’êtes pas élevés par la lignée ou l’héritage, comme les lévites, mais par le choix divin de Dieu », a-t-il commenté, exhortant les nouveaux diacres à accueillir leur vocation comme un appel universel à servir.

    Un héritage de service et d’impact

    Le grand séminaire Bigard, fondé il y a un siècle et nommé ainsi en l’honneur de Jeanne Bigard, cofondatrice de l’Œuvre pontificale Saint-Pierre-Apôtre, est devenu un phare de l’enseignement théologique et philosophique. Il accueille aujourd’hui 780 séminaristes et a laissé une empreinte indélébile dans l’Église. Parmi ses anciens élèves, on compte quatre cardinaux, 14 archevêques et 37 évêques, ainsi que d’innombrables prêtres qui exercent leur ministère dans le monde entier.

    Points forts du centenaire

    Les célébrations du centenaire se sont étendues au-delà de la spiritualité, englobant un mélange vibrant d’événements culturels et sportifs, de compétitions et la première d’un film documentaire retraçant la riche histoire du séminaire. Un moment important des festivités a été la bénédiction d’un nouveau pavillon résidentiel, symbolisant l’expansion continue du séminaire et son engagement dans la formation du futur clergé.

    Le bâtiment principal, inauguré le 4 mars 1951, reste un témoignage de la vision et du dévouement de ceux qui ont soutenu le séminaire au fil des décennies. Alors que Bigard se tourne vers l’avenir, ses dirigeants et sa communauté restent concentrés sur la formation d’une nouvelle génération de prêtres en mesure de relever les défis de l’évangélisation moderne.

    Un témoignage de foi

    Le parcours du grand séminaire Bigard depuis 100 ans n’est pas seulement une chronique des étapes clés, mais un témoignage du pouvoir durable de la foi et de l’éducation. Alors que les diacres nouvellement ordonnés entament leur ministère, ils perpétuent un héritage ancré dans le service, la résilience et la poursuite de l’excellence spirituelle.

  • Une ode de saint Jean Damascène pour célébrer la Mère de Dieu

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    padoue.jpgDans son homélie pour la Nativité de la Vierge Marie, Jean Damascène célèbre la Mère de Dieu en ces termes :

    (La Nativité de la Vierge par Giotto (XIVe s.); chapelle des Scrovegni à Padoue)

    Aujourd'hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s'épanouir pour le monde une fleur divine. Aujourd'hui Celui qui avait fait autrefois sortir le firmament des eaux crée sur la terre un ciel nouveau, formé d'une substance terrestre ; et ce ciel est beaucoup plus beau, beaucoup plus divin que l'autre, car c'est de lui que va naître le soleil de justice, celui qui a créé l'autre soleil....

    Que de miracles se réunissent en cette enfant, que d'alliances se font en elle ! Fille de la stérilité, elle sera la virginité qui enfante. En elle se fera l'union de la divinité et de l'humanité, de l'impassibilité et de la souffrance, de la vie et de la mort, pour qu'en tout ce qui était mauvais soit vaincu par le meilleur. O fille d'Adam et Mère de Dieu ! Et tout cela a été fait pour moi, Seigneur ! Si grand était votre amour pour moi que vous avez voulu, non pas assurer mon salut par les anges ou quelque autre créature, mais restaurer par vous-même celui que vous aviez d'abord créé vous-même. C'est pourquoi je tressaille d'allégresse et je suis plein de fierté, et dans ma joie, je me tourne vers la source de ces merveilles, et emporté par les flots de mon bonheur, je prendrai la cithare de l'Esprit pour chanter les hymnes divins de cette naissance...

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  • « Les chrétiens cachés » du Japon : fidélité et courage d’un peuple martyr

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    D'Anne Van Merris sur zenit.org :

    Deux siècles et demi de persécutions au Japon - film « Silence » en 2016 © fides.org

    Deux siècles et demi de persécution au Japon; Film « Silence » En 2016 © Fides.Org

    « Les chrétiens cachés » du Japon : fidélité et courage d’un peuple martyr

    Le pape souligne l’importance de préserver les sites des « chrétiens cachés »

    2 décembre 2024

    Samedi matin 30 novembre 2024, le pape François a reçu en audience une délégation de l’association « hidden christians research association », qui œuvre au Japon pour la protection des lieux où les chrétiens se sont cachés au 17e siècle, lors des persécutions contre l’Église catholique. Quelques décennies seulement après le passage au Japon du jésuite missionnaire saint François-Xavier, fêté ce 3 décembre, le christianisme a été interdit et les missionnaires ont été expulsés du pays. Les persécutions ont duré deux siècles et demi : tortures, massacres, conversions forcées au bouddhisme, interdiction de pratiquer sa foi chrétienne. Les baptisés ont dû apprendre à vivre et à transmettre leur foi de manière silencieuse et cachée, quasiment sans prêtres ni églises.

    Le pape a encouragé la préservation des sites des « chrétiens cachés » au Japon © Vatican Media

    Le pape a a reçu samedi 30 novembre l’association japonaise de recherche sur les « chrétiens cachés » © Vatican Media

    Le « trésor de la foi » transmis de génération en génération

    Se situant dans la région de Nagasaki, les sites des « chrétiens cachés » sont inscrits depuis 2018 au patrimoine mondial de l’Unesco. « J’apprécie grandement vos efforts pour préserver ces sites en tant que témoins précieux d’un chapitre important mais caché de l’histoire de l’Église universelle et de celle de votre noble peuple », a confié le pape aux membres de l’association. « Je tiens à le souligner » a-t-il répété, « le peuple japonais est un peuple noble. J’espère que la reconnaissance de l’importance de ces sites, ainsi que leur préservation adéquate, serviront également de témoignage vivant de la fidélité de tant de chrétiens japonais qui ont transmis le précieux trésor de la foi comme un héritage de génération en génération. »

    En rappelant l’héroïsme des premiers missionnaires et le courage des martyrs japonais, le pape a par ailleurs souhaité que ce souvenir puisse inciter le monde actuel à ne pas oublier les nombreux chrétiens persécutés de notre siècle : « Que votre travail d’éducation et de préservation fasse mieux connaître et apprécier ce chapitre éminent de l’histoire de l’évangélisation. Que la visite de ces lieux historiques serve aux disciples du Christ dans le Japon d’aujourd’hui. ».

  • « Foi et raison, reprenons la leçon de saint Jean-Paul II ».

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    « Foi et raison, reprenons la leçon de saint Jean-Paul II ».

    « Jean-Paul II soutenait que la raison sans la foi risque de tomber dans le nihilisme. Tandis que la foi sans la raison peut glisser vers le fanatisme ». La Bussola s'entretient avec le professeur Mariusz Kuciński, directeur du Centre d'études Ratzinger. La recherche de la vérité. Et le nœud IA.

    3_12_2024

    Du 26 au 29 novembre, les Journées de saint Jean-Paul II se sont tenues à Rome, organisées conjointement par la Fondation Jean-Paul II, l'Université pontificale de Cracovie et l'église et l'hospice Saint-Stanislas dans la Ville éternelle, sous le patronage du Dicastère du Saint-Siège pour la culture et l'éducation. Il s'agissait d'un moment de réflexion précieux et très actuel sur la pensée théologique du pontife polonais. L'événement s'est inspiré des Journées Jean-Paul II à Cracovie, où des conférences consacrées au magistère du pape Wojtyła sont organisées chaque année depuis près de vingt ans.

    Le thème de cette première édition « italienne » était : Foi et raison dans la pensée de saint Jean-Paul II. Quatre jours intenses de débats et de symposiums ont vu la participation de plusieurs universités pontificales telles que la Grégorienne, l'Angelicum (St. Thomas d'Aquin) et la Sainte-Croix. Parmi les intervenants figurait le professeur Don Mariusz Kuciński, directeur du Centre d'études Ratzinger et membre de l'Académie de Cuivie-Poméranie à Bydgoszcz. La Nouvelle Boussole l'a interviewé.

    Professeur Kuciński, quel était le sens de la foi pour Saint Jean-Paul II ?

    Saint Jean-Paul II considérait la foi comme le cœur battant de la vie humaine, non seulement comme un acte individuel de confiance en Dieu, mais aussi comme le fondement même de l'être humain. Dans son encyclique Fides et ratio, il souligne que la foi et la raison sont « les deux ailes avec lesquelles l'esprit humain s'élève à la contemplation de la vérité ». Cela montre à quel point la foi est profondément liée à la recherche humaine de la vérité. La foi est donc essentielle à l'épanouissement de l'homme.

    Et si l'on parle de foi, on ne peut pas ne pas parler de théologie.

    Oui, certainement. Pour Jean-Paul II, la théologie était étroitement liée à la pastorale et à l'évangélisation. Il voyait la théologie comme un instrument pour répondre aux questions profondes de l'homme contemporain. En lui, nous trouvons une théologie qui se devait d'être proche des gens. D'ailleurs, Jean-Paul II apportait le message théologique directement aux gens : on peut donc parler d'une théologie en action.

    Le rôle de la culture était très important pour le pape Wojtyła. Pourquoi joue-t-elle un rôle aussi fondamental dans le dialogue entre la foi et la raison ?

    La culture a été très importante dans le pontificat de Wojtyła : c'est en elle, selon Jean-Paul II, que l'homme peut exprimer son humanité et chercher le sens de la vie. Dans son magistère, nous avons la possibilité de comprendre comment la foi chrétienne peut enrichir chaque culture, et en même temps s'enrichir de la diversité culturelle. Jean-Paul II, dans Fides et ratio, un document magnifique et très actuel, a affirmé que la raison sans la foi risque de tomber dans le nihilisme. Tandis que la foi sans la raison peut glisser vers le fanatisme. Pour lui, la philosophie et la théologie doivent dialoguer pour répondre aux questions humaines fondamentales. En outre, il a abordé des questions morales complexes, telles que la bioéthique, la famille et la sexualité, en plaçant toujours la dignité de la personne au centre.

    Qu'est-ce que Jean-Paul II a donné à l'Église de tous les temps, au monde ?

    Jean-Paul II a offert au monde une vision profonde et multiforme de la relation entre la foi, la théologie et la culture. Il a beaucoup insisté sur la nécessité d'un dialogue sincère entre l'Église et le monde contemporain, afin de répondre aux défis de la modernité. Point central : la dignité humaine. Dans son magistère, nous trouvons un équilibre parfait entre la foi et la raison, entre la tradition et l'ouverture au dialogue, entre l'identité chrétienne et le respect des autres cultures et religions. Nous devons considérer tout cela comme une source d'inspiration pour les croyants et pour tous ceux qui cherchent des réponses aux grandes questions de l'existence humaine. 

    Nous vivons aujourd'hui une époque où divers aspects de la société semblent nier la vérité. Et nous savons combien Jean-Paul II a pris cette question à cœur. Comment l'encyclique Fides et ratio peut-elle nous aider dans ce moment historique ?

    Nous vivons une époque où la société nie la vérité. Je pense en particulier au milieu universitaire. On dit : la vérité, même si elle est là, nous ne pouvons pas la connaître en tant qu'hommes, et donc il ne sert à rien de la chercher. Je parlerais d'une certaine méfiance : « ça ne m'intéresse pas », dit-on aujourd'hui.  En ce moment de l'histoire, il semble vraiment que la science n'aide pas à la chercher : ces milieux ne veulent pas la chercher ! L'encyclique nous aide à voir que c'est Dieu qui fonde la dignité humaine, et pour cela nous avons besoin des deux ailes qui sont soulignées dans le document papal : la foi et la raison.

    Dans le contexte actuel, un certain débat sur l'intelligence artificielle (IA) est désormais répandu dans la société et dans l'Église. Fides et ratio peut-elle nous aider à comprendre les potentialités et les risques de l'IA elle-même ?

    Évidemment, l'encyclique n'a pas parlé de l'IA, mais elle parvient à nous donner une aide précieuse pour évoluer dans ce monde moderne qui apporte ces différentes possibilités de développement humain. Il existe un document sur les nouvelles technologies écrit par Jean-Paul II quelques mois avant sa mort, la lettre apostolique Le développement rapide (2005) : dans ce document, le pontife nous dit que les nouveaux médias sont des dons de Dieu. C'est vrai : ce sont des dons de Dieu. Le Seigneur nous donne la possibilité de vivre avec l'IA de différentes manières et cela peut, en principe, nous aider à mieux vivre. Mais pour pouvoir utiliser au mieux l'IA, il est important de connaître sa nature : nous devons apprendre à connaître ce don de Dieu que nous ne connaissons pas encore bien. Et il est nécessaire d'apprendre à utiliser l'IA de manière à ce qu'elle soit source de développement et non de destruction ou de préjudice, car elle pourrait en même temps comporter d'énormes risques. Fides et ratio nous donne la dignité humaine comme fondement : un moyen de développement technologique qui ne la reconnaît pas ne peut être que contre l'homme. Si nous avons une vision de l'homme comme un robot, alors nous enlevons la dignité humaine. Tout moyen qui enlève ou nie la nature humaine est un moyen qui va contre l'homme. Jean-Paul II nous a appris à toujours mettre l'homme au centre : il suffit donc d'être attentif aux développements de ce grand phénomène qu'est l'intelligence artificielle. L'Église peut et doit indiquer sa direction dans ce domaine. Et la direction est celle que Jean-Paul II nous a indiquée dans son Magistère pétrinien. L'œuvre de Jean-Paul II représente un trésor de sagesse et d'humanité, une invitation à ne pas craindre les défis du présent, mais à les affronter avec confiance, sachant que la foi éclaire la raison et que la culture enrichit l'expérience humaine de la recherche de Dieu.

  • Ce Jésus que l’homme d’aujourd’hui a perdu. Un entretien inédit de Joseph Ratzinger

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be) :

    Ce Jésus que l’homme d’aujourd’hui a perdu. Un entretien inédit de Joseph Ratzinger

    (s.m.) Depuis quelques jours, le troisième tome du XIIIe volume de l’Opera Omnia de Joseph Ratzinger est disponible en librairie dans sa version italienne, sous le titre : « In dialogo con il proprio tempo ».

    Ce volume de plus de 500 pages rassemble 39 entretiens accordés par Ratzinger (sur la photo en compagnie du philosophe Jürgen Habermas) entre 1968 et 2004, dont un bon nombre n’ont jamais été publiées en une autre langue que l’allemand.

    Avec l’autorisation de la Librairie éditrice vaticane, nous publions ici pour la première fois l’un de ces entretiens en italien, en français et en anglais.

    Cet entretien dans son intégralité occupe vingt pages de l’ouvrage. Nous n’en reproduisons ici que les passages abordant trois questions essentielles : les raisons de la crise de la foi à notre époque, le conflit entre le Jésus des Évangiles et le Jésus « historique » et la mauvaise compréhension de la véritable réalité du sacrement de l’Eucharistie qu’est la messe.

    Il est intéressant de noter qu’à la fin de cet entretien, qui date de l’automne 2003, un an et demi avant son élection comme pape, Ratzinger annonce qu’il a commencé à rédiger un livre sur Jésus, et qu’il prévoit de devoir y travailler « pendant trois ou quatre ans ».

    Une annonce qui sera confirmée par les faits. Le premier volume de sa trilogie sur « Jésus de Nazareth » sortira en librairie en avril 2007, sous la double signature de Joseph Ratzinger et de Benoît XVI, et une préface s’achevant par ces lignes :

    « J’ai pu commencer à y travailler pendant les vacances d’été de 2003. En août 2004, j’ai ensuite donné leur forme définitive aux chapitres 1 à 4 […] et j’ai maintenant décidé de publier en première partie du livre les dix premiers chapitres, qui vont du baptême dans le Jourdain jusqu’à la profession de foi de Pierre et à la Transfiguration ».

    Vous trouverez ci-dessous une présentation de ce premier volume, avec la synthèse de chaque chapitre et deux extraits sur les tentations de Jésus au désert et sur l’origine de l’Évangile de Jean :

    > Et il apparut au milieu d’eux: “Jésus de Nazareth” en librairie (16.4.2007)

    Et voici la préface de Ratzinger à ce même volume :

    > La prochaine bataille pour et contre Jésus sera engagée à coup de livres (15.1.2007)

    Pour en revenir au volume à présent publié de l’Opera Omnia de Ratzinger, voici un extrait de l’interview qu’il a accordée à Guido Horst pour « Die Tagespost », à l’automne 2003.

    *

    « Le véritable Jésus reste le Jésus que nous offrent les Évangiles »

    de Joseph Ratzinger

    Q. – Il est toujours de « bon ton », entre catholiques soucieux de la tradition, de parler d’une crise de la foi dans l’Église. Mais n’en a‑t-il pas toujours été ainsi ?

    R. — Tout d’abord, je voudrais vous donner raison. La foi du croyant individuel a toujours connu ses difficultés et ses problèmes, ses limites et sa mesure. Nous ne pouvons pas en juger. Mais dans la situation spirituelle de base, pour ainsi dire, quelque chose de différent s’est produit. Jusqu’aux Lumières, et même ensuite, il n’y avait aucun doute sur le fait que le monde était empreint de Dieu, il était en quelque sorte évident que derrière ce monde il y avait une intelligence supérieure, que le monde, avec tout ce qu’il contient – la création avec sa richesse, sa raison et sa beauté – était le reflet d’un Esprit créateur. Et il y avait aussi, par-delà toutes les divisions, l’évidence fondamentale que, dans la Bible, c’est Dieu lui-même qui nous parle, qu’il nous a révélé son visage, que Dieu vient à notre rencontre dans le Christ. Alors qu’à l’époque, il y avait, disons, un présupposé collectif d’adhérer d’une manière ou d’une autre à la foi – toujours avec toutes les limites et faiblesses humaines – et qu’il fallait réellement un acte de rébellion intentionnelle pour s’y opposer ; après les Lumières, tout a changé : aujourd’hui, l’image du monde est exactement inversée.

    Tout est, semble-t-il, expliqué sur un plan matériel ; l’hypothèse de Dieu, comme le disait déjà Laplace, n’est plus nécessaire, tout s’explique à travers des facteurs matériels. L’évolution est devenue, pour ainsi dire, la nouvelle divinité. Il n’y a aucun passage qui semble nécessiter un Créateur. Au contraire, son introduction semble contredire la certitude scientifique, et c’est donc quelque chose d’indéfendable. De la même manière, la Bible nous a été arrachée des mains, et on nous a expliqué qu’il fallait la considérer comme un produit dont l’origine pouvait être expliquée historiquement, reflétant des situations historiques et qu’elle ne nous disait pas du tout ce que nous pensions pouvoir en tirer, qu’au contraire il s’agissait de tout autre chose.

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  • « En fait, il y a trois avènements dans la seule période de l’Avent. »

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    Du père Jeffrey Kirby sur le NCR :

    Les « 3 avènements » de l'Église catholique

    COMMENTAIRE : En nous appuyant sur la sagesse spirituelle du grand saint Bernard de Clairvaux, nous pouvons désormais observer la saison avec un horizon plus large.

    Si un non-croyant leur demande ce qu'est l'Avent, certains chrétiens pourraient répondre innocemment : « C'est la période où nous nous préparons pour Noël. » Bien qu'une telle réponse soit correcte, elle est aussi terriblement incomplète. L'Avent est bien plus qu'une simple préparation pour Noël.

    Il est important que nous ne nous sous-estimions pas en tant que croyants. Nous devons nous approprier toutes les leçons et toutes les grâces de l’Avent. En gardant cela à l’esprit, si quelqu’un nous posait une question sur l’Avent, nous pourrions commencer par répondre : « En fait, il y a trois avènements dans la seule période de l’Avent. »

    Une telle réponse révèle la profondeur de la période de l’Avent elle-même. Mais que voulons-nous dire exactement lorsque nous affirmons qu’il y a trois périodes de l’Avent dans une seule période ?

    Le mot « avent » étant un mot latin qui signifie « venue » ou « arrivée », il a plusieurs applications différentes. Si nous voulons recevoir toutes les grâces de l’Avent, nous devons comprendre les trois avènements, ou les trois « venues » ou « arrivées » du Seigneur Jésus.

    Nous pouvons commencer à comprendre les trois avents en nous référant à ce que le Catéchisme de l'Église catholique enseigne sur l'Avent. Le Catéchisme ne parle explicitement de la période de l'Avent que deux fois. Ces deux passages se lisent en partie comme suit :

    «Lorsque l'Église célèbre chaque année la liturgie de l'Avent , elle rend présente cette ancienne attente du Messie, car en participant à la longue préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur ardent désir de sa seconde venue» (524).

    « C'est pourquoi l'Église, spécialement pendant l'Avent et le Carême, et surtout pendant la Veillée pascale, relit et revit les grands événements de l'histoire du salut dans l'« aujourd'hui » de sa liturgie. Mais cela exige aussi que la catéchèse aide les fidèles à s'ouvrir à cette compréhension spirituelle de l'économie du salut telle que la liturgie de l'Église la révèle et nous permet de la vivre » (1095).

    Dans ces passages, nous pouvons voir que l'Église ne se concentre pas seulement sur la commémoration de la première venue historique du Seigneur Jésus, mais aussi de sa seconde venue à la fin des temps. Comme on le voit dans le Catéchisme , l'Église fait en fait une comparaison directe entre l'anticipation de la première venue du Seigneur comme moyen d'espérance en attendant sa seconde venue. L'Avent comprend donc ces deux avènements.

    Le Catéchisme parle aussi de la liturgie sacrée et de la reviviscence des grands événements de l’histoire du salut à travers elle. Bien que cela soit vrai à bien des égards, c’est surtout dans le sacrifice eucharistique que l’on en fait l’expérience, où l’unique sacrifice historique du Seigneur Jésus nous est rendu présent aujourd’hui. Cette « présentification » liturgique du mystère salvifique du Seigneur est aussi un avènement, une venue et une arrivée du Seigneur Jésus. Nous avons donc un troisième avènement.

    La tradition spirituelle met en valeur ces trois avènements. Ils sont particulièrement résumés dans une célèbre homélie d'un docteur de l'Église, saint Bernard de Clairvaux. Pour souligner l'importance de cette homélie, l'Église la place dans l'office des lectures du mercredi de la première semaine de l'Avent.

    Dans cette homélie si appréciée, saint Bernard, surnommé le « Docteur doux comme le miel » en raison de la douceur de ses écrits mystiques, décrit les trois avènements, les trois venues du Seigneur Jésus, dans un riche contexte biblique. Il considère ces trois avènements comme faisant partie du plan de Dieu pour l'humanité.

    Il décrit la Première Venue :

    « Lors de sa première venue, le Seigneur est apparu sur la terre et a vécu parmi les hommes. Les hommes l’ont vu et l’ont haï. »

    Bernard enseigne ensuite sur la venue sacramentelle du Seigneur, la voie intermédiaire dans l'attente de la seconde venue du Seigneur :

    « Cette venue intermédiaire est comme un chemin qui mène de la première à la dernière venue. Au début, le Christ était notre rédemption ; à la fin, il se manifestera comme notre vie ; mais dans cette voie intermédiaire, il est notre repos et notre consolation. »

    Le saint développe son enseignement sur le moyen avènement et affirme :

    « Au milieu, la venue cachée, seuls les élus le voient, et ils le voient en eux-mêmes ; et ainsi leurs âmes sont sauvées. » 

    Saint Bernard insiste sur son enseignement concernant la venue du milieu et exhorte les opposants :

    « Si vous pensez que j’invente ce que je dis au sujet de la venue du milieu, écoutez le Seigneur lui-même : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et le Père l’aimera, et nous viendrons à lui » [Jean 14:23].

    Et enfin, l’éminent docteur de l’Église explique la seconde venue :

    « À son dernier avènement, toute chair verra le salut de notre Dieu, et les regards se tourneront vers celui qu’ils ont transpercé. » 

    Saint Bernard conclut l'homélie en résumant les trois venues du Seigneur :

    « La première venue s’est faite dans la chair et dans la faiblesse. La seconde venue s’est faite dans l’esprit et dans la puissance. La dernière venue s’effectuera dans la gloire et dans la majesté. »

    Comme nous pouvons le voir dans son homélie de l’Avent, saint Bernard était divinement doué pour enseigner la vie spirituelle, à tel point que le vénérable Pie XII l’appelait avec dévotion « le dernier Père de l’Église ». 

    En nous appuyant sur la sagesse spirituelle du grand saint Bernard, nous pouvons désormais observer le temps de l’Avent avec un horizon plus large et le voir comme le magnifique mélange de trois puissantes venues du Seigneur. 

    Durant le temps de l’Avent, l’Église inverse de manière créative l’ordre des trois venues et place la Seconde Venue en premier.

    Dans la première partie du temps de l'Avent, nous nous concentrons donc sur la seconde venue du Seigneur Jésus. Les lectures bibliques et les prières de la liturgie sacrée mettent l'accent sur la fin des temps et sur notre préparation au retour glorieux du Seigneur. 

    Tout au long du temps de l'Avent, nous sommes appelés à être conscients de la venue du Seigneur à nous dans les sacrements, en particulier dans le sacrifice eucharistique et dans la digne réception de la sainte communion. 

    Alors que l'Avent se déplace avec la célébration du dimanche de Gaudete (« Réjouissez-vous ») , notre attention est alors dirigée vers le souvenir de la première venue historique du Seigneur à Bethléem. 

    Bien que de nombreux chrétiens réduisent la période de l’Avent à une préparation occasionnelle et parfois uniquement matérialiste à Noël, cette période sacrée a bien plus à offrir. 

    Le Seigneur Jésus désire nous enseigner bien plus et nous accorder encore plus de grâces durant l'Avent. Nous devons donc être vigilants et prêts pour la venue du Seigneur. 

    Les semaines qui précèdent le 25 décembre ne se résument pas seulement à acheter des cadeaux, à installer des décorations de Noël ou à participer à des fêtes. À un niveau plus élevé, il ne s’agit pas seulement de se préparer spirituellement à Noël : il s’agit de célébrer et de vivre spirituellement les trois avènements du Seigneur. Il s’agit de se préparer à la venue du Seigneur sous toutes ses formes. Ainsi, nous devons nous réjouir de la première venue du Seigneur parmi nous en tant que Sauveur dans la crèche de Bethléem, accueillir sa venue parmi nous dans les sacrements tout au long de notre vie, puis être prêts pour sa seconde venue parmi nous en tant que Juge des vivants et des morts.

  • Dix conseils pour célébrer Noël

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    Four Yellow Lighted Candles

    De l'abbé Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    Dix conseils pour célébrer Noël

    22 novembre 2010

    A l’approche de Noël, voici quelques conseils pour donner à cette fête sa véritable dimension chrétienne. C’est le pape Benoît XVI qui nous y invite : « En nous préparant à célébrer avec joie la naissance du Sauveur dans nos familles et dans nos communautés ecclésiales, alors qu’une certaine culture moderne et consumériste tend à faire disparaître les symboles chrétiens de la célébration de Noël, que chacun s’engage à saisir la valeur des traditions de Noël, qui font partie du patrimoine de notre foi et de notre culture, pour les transmettre aux nouvelles générations » (audience, 21-12- 05).

    1. Convainquez-vous que Noël est une histoire vraie : à l’heure d’Halloween, du Père Noël et d’Harry Potter, plongés dans le monde d’Internet, du cinéma et des jeux vidéos, il est essentiel de se rappeler et d’enseigner aux enfants que l’histoire de Noël n’est pas un conte, une légende, un roman, une réalité virtuelle. La grande solennité que nous célébrerons le 24 décembre au soir est enracinée dans un fait historique. C’est la célébration de la naissance du Seigneur, qui est né à Bethléem de Judée, il y a 2000 ans (montrez aux enfants dans l’atlas où se trouve Bethléem). La grande audace du christianisme est de proclamer que Dieu a fait irruption dans l’histoire des hommes, qu’il s’est fait homme. Comme le dit saint Jean, « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14).

    2. Tâchez de bien vivre la liturgie des quatre Dimanches de l’Avent, en suivant bien les textes des différentes célébrations : ils sont splendides. Répétez souvent la prière : « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 20). Il est, aujourd’hui encore, Celui que toute l’humanité attend.

    3. Faites une bonne confession avant Noël : l’Evangile nous dit qu’« (…) il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie » (Lc 2, 7). L’Avent nous invite à nous préparer et à faire de la place dans notre cœur pour l’Enfant-Dieu, en y mettant de l’ordre et en le purifiant, à travers le sacrement de pénitence.

    4. Décorez la maison en vue de la fête : une belle tradition est la Couronne de l’Avent, avec ses quatre bougies, qu’on allume successivement à chaque Dimanche de l’Avent. Une autre est le sapin de Noël, qui est « une tradition elle aussi très ancienne, qui exalte la valeur de la vie car en hiver, le sapin toujours vert devient le signe de la vie qui ne meurt pas. D’ordinaire, sur l’arbre décoré et à ses pieds, sont déposés les dons de Noël. Le symbole devient ainsi éloquent également dans un sens typiquement chrétien:  il rappelle à l’esprit l’ »arbre de la vie » (cf. Gn 2, 9), figure du Christ, don suprême de Dieu à l’humanité. Le message de l’arbre de Noël est donc que la vie reste « toujours verte » si elle devient don:  non pas tant de choses matérielles, mais de soi-même, dans l’amitié et l’affection sincère, dans l’aide fraternelle et dans le pardon, dans le temps partagé et dans l’écoute réciproque. » (Jean-Paul II, Angélus, 19-12-04).

    5. Préparez la crèche en famille. Laissez les enfants s’investir dans cette tâche. Favorisez leur créativité en montant une crèche différente chaque année. Les enfants peuvent aussi s’identifier avec un personnage, un berger ou un roi mage, et progresser chaque jour un petit peu en direction de l’Enfant.

    6. A la maison, tâchez de vivre de façon particulière la joie et le service. Exercez-vous à apprendre et à chanter en famille les chants de Noël, qui sont de véritables prières.

    7. Envoyez des cartes de vœux à vos parents, amis et connaissances. Evitez de souhaiter de « bonnes fêtes de fin d’année », ce qui ne veut rien dire, et d’envoyer des cartes représentant des paysages enneigés, des bougies ou des Papa Noël dans leur traîneau. Ne vous limitez pas non plus à envoyer une photo de votre famille, car même si vous êtes très sympathiques, vous n’êtes pas la Sainte Famille… Envoyez des cartes qui représentent le mystère de Noël : il y a des milliers d’œuvres d’art splendides qui dépeignent la scène de Noël (vous pouvez aussi envoyer une photo de votre crèche et/ou y associer une photo de votre famille). Beaucoup de cartes de vœux contribuent aussi à appuyer une œuvre de charité ou un travail social.

    8. Vivez la générosité et pensez à ceux qui ont la vie dure. C’est le moment de rendre visite à une personne âgée ou malade, de partager avec ceux qui n’ont rien, de montrer votre solidarité avec ceux qui souffrent par un don.

    9. Le soir de Noël, fêtez en famille. sans oublier les grands-parents. Une belle tradition est de lire l’Evangile de la Nativité (Mt 2, 1-12 ou Lc 2, 1-20), près de la crèche, tous ensemble. Si vous le pouvez, allez également ensemble à la Messe de minuit.

    10. Vivez une certaine sobriété dans les cadeaux : qu’ils n’occupent pas la première place dans les pensées et dans les cœurs. Le grand cadeau de Noël est l’Enfant Jésus, Lumière des Nations : « en voyant les rues et les places des villes décorées par des illuminations resplendissantes, rappelons-nous que ces lumières évoquent une autre lumière, invisible aux yeux, mais non au cœur. Alors que nous les admirons, alors que nous allumons les bougies dans les églises ou l’illumination de la crèche et de l’arbre de Noël dans les maisons, que notre âme s’ouvre à la véritable lumière spirituelle apportée à tous les hommes de bonne volonté. Le Dieu avec nous, né à Bethléem de la Vierge Marie, est l’Etoile de notre vie! » (Benoît XVI, audience, 21-12-05).

    Stéphane Seminckx est prêtre, docteur en médecine et en théologie.

  • Prenez courage – attendez le Seigneur

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    Du sur The Catholic Thing :

    Prenez courage – attendez le Seigneur

    J’étais sur le point de commencer mes études doctrinales au King’s College et il faisait déjà sombre quand je suis arrivé à notre couvent de capucins dans le quartier de Peckham, dans le sud-est de Londres. Lorsqu’on m’a montré ma chambre, j’ai immédiatement regardé par la fenêtre pour voir ce que je voyais au cours des trois années à venir. De l’autre côté de la rue, il y avait un pub. Au-dessus de sa porte, en grosses lettres de néon rouge, était inscrit le message suivant : « Prenez courage ».

    L'un des frères m'a informé que ce pub vendait une bière appelée « Courage », d'où la devise de la brasserie : « Prends courage ». J'ai pris cela comme un signe providentiel alors que j'étais sur le point d'étudier pour mon doctorat. J'ai également, au fil des ans, bu une ou deux pintes de Courage, même si j'ai constaté que cela ne me rendait pas plus courageux.

    L’expression « prenez courage » contient en elle l’avenir, mais pas seulement un avenir neutre, celui du « encore » à vivre. Elle évoque plutôt un avenir qui sera chargé de défis, de risques et même de dangers. Face à ces rencontres menaçantes à venir, il faut « prendre courage ». La brasserie Courage n’est pas la seule à exhorter à « prendre courage ». Dieu lui-même, tout au long de l’Ancien Testament, exhorte le peuple juif à « prendre courage ».

    Bien que Moïse ne soit pas entré dans la Terre promise, une terre occupée par d’autres peuples, Dieu lui a dit : « Fortifie-toi et prends courage ; ne les crains pas et ne les effraie pas, car l’Éternel, ton Dieu, marche avec toi. » (Deutéronome 31:6) Même si l’avenir allait être rempli de nombreux dangers, Moïse devait prendre courage, car l’Éternel serait présent à tout moment.

    Dieu promit également à Josué que, comme il était avec Moïse, il serait désormais avec lui : « Fortifie-toi et prends courage ; ne t'effraie pas et ne t'épouvante pas, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » (Josué 1:9)

    Lorsque Salomon hérita du trône royal de David, Dieu dit qu’il lui donnerait « de la discrétion et de l’intelligence » et qu’il devait donc « être fort et avoir bon courage » (1 Chroniques 22:12-13).

    Dans ces cas historiques, ces personnages importants ne devaient pas avoir peur de l’avenir, mais devaient prendre courage en toutes circonstances parce que Dieu serait avec eux à tout moment.

    De plus, le psalmiste priait dans l’espoir de voir la bonté du Seigneur sur la terre des vivants. C’est pourquoi il s’affirmait en lui-même : « Espère en l’Éternel, fortifie-toi, et que ton cœur s’affermisse ; attends-toi en l’Éternel ! » (Psaume 27:13-14)

    Messe inaugurale de Jean-Paul II, le 22 octobre 1978. « N’ayez pas peur. Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. » [Image : Vatican News]

    Le psalmiste a peut-être dû attendre l’avenir, mais il l’a fait avec courage, car il attendait avec la certitude de l’action salvatrice du Seigneur. De même, les saints devaient « aimer le Seigneur », car il préserve les fidèles. C’est pourquoi : « Fortifiez-vous et que votre cœur s’affermisse, vous tous qui espérez en l’Éternel ! » (Psaume 31:23-24)

    Paul, dans ses épîtres, exhorte continuellement ses lecteurs à être fidèles à l’Évangile. Cette fidélité exige du courage au milieu des épreuves et des persécutions. C’est pourquoi il exhorte les Corinthiens : « Soyez vigilants, demeurez fermes dans la foi, soyez courageux, soyez forts. » (1 Corinthiens 16:13)

    Le courage exige, entre autres, de rester vigilant, de peur de se décourager et d’abandonner la foi. Le courage est le fervent défenseur de la vie chrétienne.

    Le courage des chrétiens se fonde sur Jésus. Par sa passion, Jésus a vaincu le péché et vaincu la mort, ce qui effraie le plus l’homme. Par la foi en Jésus, les chrétiens ont été sauvés du péché et donc de la malédiction de la mort. Par sa résurrection, les chrétiens obtiennent la vie éternelle.

    Jésus peut donc vraiment proclamer à ses apôtres : « Dans le monde, vous aurez des tribulations ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. » (Jean 16, 33) Quelles que soient les tribulations qui peuvent survenir au cours de la vie chrétienne, on peut prendre courage dans la mesure où Jésus les a vaincues, et donc prendre courage.

    Aujourd’hui, les chrétiens vivent de plus en plus dans un monde qui est à l’opposé de ce qu’ils croient. C’est particulièrement vrai dans les pays occidentaux sécularisés où le christianisme est perçu comme hostile à l’esprit du temps . La France a récemment connu une vague de vandalisme contre des églises. Des incidents similaires se sont produits aux États-Unis et au Canada. Mais les chrétiens, et particulièrement les catholiques, doivent faire preuve de courage.

    L’avenir ne nous promet rien de bon. Nous sommes peut-être raillés, méprisés et ostracisés parce que nous défendons et promouvons les normes morales chrétiennes concernant l’avortement, la sexualité, l’identité sexuelle et l’euthanasie. Mais avec courage, nous vivons dans la bonne espérance qu’en fin de compte, Jésus et son Évangile de vie triompheront. Nous devons nous attendre au Seigneur.

    De même, au sein même de l’Église, les fidèles, clercs et laïcs, doivent faire preuve de courage. De nombreux théologiens, évêques, cardinaux, synodes et même des membres du Vatican au plus haut niveau mettent en avant un programme contraire à l’enseignement théologique et apostolique du magistère, comme l’approbation de la légitimité morale de l’adultère, de la fornication, des actes homosexuels, du transgenre et des femmes prêtres.

    Une fois de plus, les fidèles catholiques, clercs et laïcs, doivent faire preuve de courage. Nous savons, dans la foi, que de tels enseignements hétérodoxes ne prévaudront pas. Ils n’ont pas d’avenir. L’avenir appartient à ceux qui s’accrochent courageusement à la foi.

    Prendre courage, c'est espérer en l'avenir, et cet avenir est eschatologique. Lorsque Jésus reviendra dans la gloire à la fin des temps, le courage qu'il aura maintenu, le courage qu'il aura avancé, le courage qu'il aura défendu, le courage pour lequel il sera mort, remporteront la victoire. Ce faisant, ceux qui auront pris courage, boiront la récompense du courage : la vie éternelle.

    Le pub qui se trouvait devant ma fenêtre annonçait quelque chose de plus que ce que le propriétaire avait imaginé. Courage !

  • Hymne pour le temps de l'Avent (saint Ambroise)

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    HYMNE POUR LE TEMPS DE  L’AVENT (source)

    (Composée par saint Ambroise; elle est  au Bréviaire Ambrosien, au IV° Dimanche de l’Avent.)

    C’est un mystère de l'Eglise, c'est une Hymne  que nous chantons au Verbe du Père, devenu le fils d'une Vierge.

    Seule entre toutes les femmes, vous avez été choisie dans le monde, et jugée digne de porter le Seigneur en vos saintes entrailles.

    Ce mystère est grand ! A Marie seule le privilège de voir naître de son sein le Dieu qui a créé toutes choses.

    Vraiment vous êtes pleine de grâce, et votre gloire demeure à jamais ; car de vous est né le Christ par qui toutes choses furent faites.

    Peuples, implorons la Vierge Mère de Dieu, afin qu'elle nous obtienne à tous paix et indulgence.

    Gloire à vous, Seigneur , qui êtes né de la Vierge ; gloire au Père et au Saint-Esprit, dans les siècles sans fin.

    Amen.