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Foi - Page 344

  • Avortement et communion, les évêques américains votent oui à un document destiné aux politiciens catholiques

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    De Salvatore Cernuzio sur Vatican News (it) :

    18 juin 2021

    Avortement et communion, les évêques américains votent oui à un document destiné aux politiciens catholiques

    Annoncé lors de la session plénière de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) le vote favorable de 168 évêques pour la rédaction d'un texte sur l'Eucharistie, avec une section sur l'importance d'être digne de la recevoir. Plusieurs évêques ont demandé d'établir des principes pour décider de donner ou non l'accès au sacrement à des croyants occupant des fonctions publiques qui soutiennent des lois en faveur de l'avortement et de l'euthanasie. 55 contre, 6 abstentions. Discours d'ouverture du Nonce Christophe Pierre : "L'objectif est l'unité".

    Cent soixante-huit évêques des États-Unis ont voté en faveur de la rédaction d'une "déclaration formelle sur la signification de l'Eucharistie dans la vie de l'Église". Ce document devrait inclure une section sur la "cohérence eucharistique" pour les politiciens catholiques, puis la "dignité" pour accéder à la communion en référence à tous ces croyants, comme le président Joe Biden, qui occupent une fonction publique mais soutiennent une législation favorable à l'avortement, à l'euthanasie, aux unions entre personnes de même sexe,.... La décision a été annoncée il y a quelques minutes au cours de l'Assemblée plénière - qui a débuté le 16 juin en mode en ligne en raison des restrictions liées à la pandémie - diffusée en direct sur le site Internet de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

    Approbation du document en novembre

    Cinquante-cinq voix contre, six abstentions. Une victoire, donc, d'environ 75% des voix. Le Comité épiscopal de doctrine, actuellement présidé par l'évêque Kevin Rhoades de Fort Wayne-South Bend (Indiana), va maintenant commencer à travailler sur le document en vue de l'assemblée générale des évêques américains en novembre, au cours de laquelle le texte doit être approuvé avec une majorité d'au moins 2/3. Le quorum est largement dépassé avec le vote d'aujourd'hui. Mgr Rhoades a précisé que les évêques qui ne font pas partie du comité auront la possibilité d'apporter leur contribution et que le projet final fera l'objet d'amendements avant d'être soumis au vote. En outre, a expliqué l'évêque, le document ne mentionnera pas le nom de Biden ou d'autres personnes et se contentera de fournir des lignes directrices plutôt que d'imposer une politique nationale obligatoire.

    Le projet "Réveil eucharistique".

    Immédiatement après l'annonce, l'évêque Andrew Cozzens de l'archidiocèse de St.Paul a pris la parole et a présenté le projet de "Réveil eucharistique". L'initiative, prévue pour un an, s'inspire d'une étude du Pew Research Center qui a montré la mauvaise compréhension du sacrement par de nombreux catholiques, ainsi que l'impact de la pandémie sur la pratique religieuse. "Nous avons besoin d'un renouvellement spirituel de la foi eucharistique dans nos cœurs en tant qu'évêques", a déclaré M. Cozzens. "Si nous voulons que notre peuple et nos prêtres savourent le don de l'Eucharistie, nous devons renouveler l'amour de ce don." 

    La confrontation entre les évêques

    Les deux jours précédents de la session plénière ont été marqués par une vive confrontation entre les prélats de l'USCCB, les discussions se prolongeant au-delà du temps prévu. Lors de l'examen préliminaire de l'ordre du jour, Mgr Mitchell Rozanski, archevêque de Saint-Louis, a proposé que le vote sur le point relatif à la communion soit précédé d'une discussion ouverte afin que chaque évêque puisse faire entendre sa voix. La motion a également reçu l'avis contraire de plusieurs évêques.

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  • Autriche : le président coréen Moon Jae-in et le président fédéral Alexander Van der Bellen ont visité l'abbaye de Heiligenkreuz

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    Heiligenkreuz (kath.net/pm)
    Dans le cadre de la visite d'État du président coréen Moon Jae-in en Autriche cette semaine, le président de la République de Corée avec son épouse Kim Jung-sook, le ministre des Affaires étrangères Chung Eui-Yong et le président autrichien Alexander Van der Bellen se sont rendus à l'abbaye de Heiligenkreuz . Après avoir été accueillis par l'abbé Maximilian Heim, les invités ont participé à la prière du chœur des moines en chant grégorien et à un concert sur notre célèbre orgue Kober avec chant par la schola des moines dans l'église abbatiale. Ensuite, il y a eu une visite guidée du monastère et une rencontre avec des étudiants prêtres, d'autres étudiants et des enseignants de l'Université des sciences appliquées de Heiligenkreuz. Les mots du président Moon Jae-in étaient touchants, qui a décrit sa foi catholique comme la base de sa vie et de son action politique et a demandé la prière pour le processus de paix dans la péninsule coréenne. C'était aussi émouvant de voir le couple présidentiel en prière silencieuse à l'église.

    Pour la prière silencieuse à l'abbaye de Heiligenkreuz

    Spiritus ubi vult spirat : deflorescit in Europa, efflorescit in Asia…

    JPSC

  • Les ordinations sacerdotales en France (2020-2021) : un sombre tableau et de sombres perspectives

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    Source : laveritedeschiffres.net

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  • « Heiliger Vater », « Querido hermano » : le duel épistolaire entre Rome et l’Église d’Allemagne

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    16 juin 2021

    « Heiliger Vater », « Querido hermano ». Duel épistolaire entre Rome et l’Église d’Allemagne

    Les jours passent, mais quant à savoir où mènera cet échange de lettres entre le cardinal Reinhard Marx et le Pape, cela reste une énigme.

    Un historique de cette affaire peut nous aider à comprendre, mais il faut avant tout garder en tête le contexte, celui du « Chemin synodal » que l’Église d’Allemagne a lancé il y a trois ans et dont les grandes orientations sont déjà écrites, et réclamées à corps et à cris par une majorité écrasante d’évêques et de laïcs : des charges électives, la fin du célibat des prêtres, les ordres sacrés pour les femmes, une révolution de la morale sexuelle. Un cauchemar même pour le Pape François, qui a essayé en vain dans une lettre du 29 juin 2019 « au peuple de Dieu qui est en chemin en Allemagne », de freiner cette dérive. Et il essayera peut-être encore une fois, justement dans sa réponse à la lettre de Marx.

    Le premier acte de cet échange épistolaire se trouve précisément dans la lettre que le cardinal Marx envoie au pape le 21 mai.

    Dans cette lettre, Marx insiste exagérément sur le poids des abus sexuels sur le destin de l’Église. Il affirme qu’on est arrivé à « un échec institutionnel et systémique », dont tous sont « coresponsables ». Mais « le point de basculement pour sortir de cette crise » existe, écrit-il, « et c’est uniquement le ‘Chemin synodal’ ». Et dans ce but, il présente sa démission de ses fonctions d’archevêque de Munich et de Freising, comme « un signal personnel pour un nouveau départ de l’Église et pas seulement en Allemagne ».

    Dans un premier temps, personne ne sait rien de cette lettre, mais le 4 juin, Marx, affirmant en avoir reçu l’autorisation du Pape, la publie le même jour.

    Le lendemain, le 5 juin, le président de la conférence épiscopale allemande, Georg Bätzing, évêque du Limbourg soutient ouvertement dans une interview à la chaîne de télévision Ardmediathek la thèse exprimée par Marx :

    « On a ressenti dans l’Église un tel échec systémique qu’il ne peut il y avoir que des réponses systémiques, et ces réponses doivent être fondamentales. Tel est le message que le cardinal Marx dit avec clarté et qui nous renforce dans notre volonté d’aller de l’avant avec le ‘Chemin synodal’ ».

    Mais ensuite, le 8 juin, en première page de « L’Osservatore Romano », apparaît quelque chose d’inhabituel : une lettre au directeur du journal du Vatican signée par un vieux cardinal jouissant d’une grande estime, Julian Herranz, grand canoniste et, en cette qualité, co-auteur des réformes juridiques des deux derniers pontificats en matière d’abus sexuels.

    Le cardinal Herranz ne fait pas la moindre allusion explicite à la lettre du cardinal Marx, mais il en conteste la thèse principale, celle du caractère « systémique » de la crise. Ce n’est pas tout le monde qui est responsable des abus, ce n’est pas toute l’Église, mais il s’agit de la responsabilité personnelle de celui qui les commet. L’Église peut être entachée des péchés de ses membres et discréditée par les « puissants » de ce monde, mais elle n’en reste pas moins toujours sainte et salvatrice, et c’est pour cela qu’il faut la défendre d’autant plus.

    « On n’abandonne pas sa Mère quand elle est blessée », conclut Herranz en citant François. Difficile d’imaginer qu’il ait publié cette lettre, à ce point en évidence dans « L’Osservatore Romano », sans l’accord du Pape.

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  • A télécharger : l'Appel de Chartres (juin 2021)

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    Au sommaire:

    • Edito de Joseph Darantière
    • En revenant de Chartres: Jean de Tauriers, Président de NDC
    • Reconstruire: Philippe Maxence
    • La semaine Aquinas: Père Augustin-Marie
    • Portrait de pèlerin: Hervé, restaurateur du 7ème Vin
  • A propos de saint Jean Chrysostome

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  • Les évêques de Pologne ont renouvelé l'acte de consécration de la nation polonaise au Sacré-Cœur de Jésus

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    Les évêques de Pologne ont renouvelé l'acte de consécration de la nation polonaise au Sacré-Cœur de Jésus

    Le 11 juin 2021, en la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, a eu lieu le renouvellement de l'acte de consécration de la nation polonaise au Sacré-Cœur de Jésus dans la basilique du Sacré-Cœur de Jésus à Cracovie, lors du 100e anniversaire de cet événement.

    La messe était présidée par Mgr Stanisław Gądecki, président de la Conférence Épiscopale de Pologne, qui a également prononcé l'acte de renouvellement. "Nous Te confions toute notre vie personnelle, familiale et sociale, que nous désirons fonder sur les principes durables de l'Évangile. De même qu'il y a cent ans, nous nous consacrons avec humilité à Ton Sacré-Cœur, abandonnant notre patrie entre Tes mains" a déclaré le président de l'Épiscopat en lisant l'acte.

    "Jésus, rends notre cœur semblable à Ton Cœur, afin que nous sachions perdre notre vie au service des plus démunis, des plus faibles et sans défense. En ces temps difficiles de pandémie, conduis-nous vers les malades, les personnes âgées ainsi que vers ceux qui pleurent leurs défunts. Ouvre nos cœurs à ceux qui ont été douloureusement blessés dans la communauté de l'Église, afin que, par Ta grâce, leurs blessures guérissent et qu'ils puissent à nouveau connaître la paix", peut-on lire dans l'Acte.

    Le père Jaroslaw Paszynski SJ, provincial de la province polonaise du Sud de la Compagnie de Jésus, a souligné durant l'homélie que "le cœur de Jésus est le cœur de l'Église". "Le culte du Sacré-Cœur de Jésus met en lumière ce qui est le cœur de l'Église, l'amour de Dieu envers nous et notre réponse à cet amour à l'exemple de l'amour de Jésus. Saint Jean-Paul II a appelé cette civilisation du Cœur du Christ, la civilisation de l'amour", a-t-il dit. Et il a ajouté que, pour construire cette civilisation, un programme de formation spirituelle contenant trois choses peut être utile : l'adoration, la communion et la réparation.

    Ont participé à l'eucharistie tous les évêques, réunis à l'occasion de la 389e Assemblée Plénière de la Conférence Épiscopale de Pologne, qui s'est tenu du 11 au 12 juin 2021 dans l'archidiocèse de Cracovie.

    Le 27 juillet 1920, à Jasna Góra, l'épiscopat polonais avait consacré la Patrie au Sacré-Cœur de Jésus. Cet acte a été renouvelé un an plus tard à Cracovie, dans la basilique du Sacré-Cœur de Jésus, à l'occasion de la consécration de cette église.

  • Le cardinal Joseph Zen s'inquiète des éventuelles restrictions que François pourrait imposer à la messe traditionnelle en latin

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    Traduction d'un article de Gloria.tv via Le Forum catholique :

    Le cardinal Zen défend la messe latine contre la croisade de François

    ''Le cardinal de Hong Kong, Joseph Zen (89 ans), s'inquiète des éventuelles restrictions que François pourrait imposer à la messe traditionnelle en latin.

    Sur son blog OldYosef.hkdavc.com (12 juin) ICI, il tient à souligner qu'il n'est "clairement pas considéré comme un extrémiste" du rite romain (dans la forme extraordinaire) et qu'il a travaillé activement pour le Novus Ordo en tant que prêtre et évêque.

    Néanmoins, le Cardinal Zen ne peut nier le bien qui est venu du Motu Proprio Summorum Pontificum. Grâce au rite romain (dans sa forme extraordinaire), de nombreux jeunes de Hong Kong ont «redécouvert le sens de l'adoration et du respect que nous devons à Dieu, notre Créateur».

    Le Cardinal Zen écrit qu'il "ne peut pas oublier" la messe de son enfance. A Shanghai, son père l'emmenait à la messe tous les jours et à cinq messes le dimanche (...).

    Enfant, Zen ressentait la profonde vénération du rite romain (traditionnel) et était fasciné par la beauté du chant grégorien. Cette expérience a nourri sa vocation au sacerdoce, «comme pour tant d'autres». (Source)

    Voici une traduction de l'article du Cardinal Zen:

    Quel mal y a-t-il à rendre accessible à tous la forme extraordinaire du rite romain ?

    J'ai lu dans les journaux des nouvelles assez inquiétantes sur d'éventuelles restrictions à la célébration de la messe tridentine (ce que nous appelons maintenant la forme extraordinaire du rite romain).

    Je tiens à préciser que je ne peux pas être considéré comme un extrémiste de cette forme liturgique et que j'ai travaillé activement, en tant que prêtre et en tant qu'évêque, pour la réforme liturgique après Vatican II, essayant également de freiner les excès et les abus qui, malheureusement, n'ont pas manqué dans mon diocèse. Je ne serai donc pas accusé de facticité. Mais je ne peux pas nier, d'après mon expérience à Hong Kong, tout le bien qui est sorti du motu proprio Summorum Pontificum et de la célébration de la messe tridentine. Il y a ici un groupe de fidèles qui, depuis des décennies, participe à cette forme qui vient à nous grâce aux richesses liturgiques de notre Tradition, un groupe qui n'a jamais créé de problèmes pour le diocèse et dont les participants n'ont jamais remis en cause la légitimité de la messe renouvelée. Dans la communauté qui participe à la forme extraordinaire à Hong Kong, de nombreux jeunes y sont passés et qui, à travers cette messe, ont retrouvé le sens de l'adoration et de révérence que nous devons à Dieu, notre Créateur.

    J'ai travaillé pour la réforme liturgique, comme je l'ai dit, mais je ne peux pas oublier la messe de mon enfance, je ne peux pas oublier quand, enfant à Shanghai, mon père, un fervent catholique, m'emmenait à la messe tous les jours, et le dimanche il me faisait assister à cinq messes! J'ai ressenti une telle révérence, j'ai été si fascinée (et je le suis toujours!) par la beauté du chant grégorien, que je pense que cette expérience a nourri ma vocation sacerdotale, comme pour tant d'autres. Je me souviens des nombreux fidèles chinois (et je ne pense pas que tous connaissaient le latin…) participant à ces cérémonies liturgiques avec beaucoup d'enthousiasme, tout comme je peux maintenant en témoigner concernant la communauté qui participe à la messe tridentine à Hong Kong.

    La messe tridentine ne divise pas; au contraire, elle nous unit à nos frères et sœurs de tous âges, aux saints et martyrs de tous les temps, à ceux qui ont combattu pour leur foi et qui y ont trouvé une nourriture spirituelle inépuisable.''

    Source

  • Inde : des chrétiens chassés de leurs villages

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    De Vatican News :

    Orissa_fondamentalisti.jpgEn Inde, des extrémistes hindous chassent des chrétiens de leur village

    Dans un village de l'État de l'Odisha, à l'Est du pays, des nationalistes hindous ont expulsé des familles chrétiennes, les forçant à se réfugier dans la forêt voisine. Un nouvel épisode de violence anti-chrétienne qui se diffuse dans le pays.

    Le 8 juin dernier, à Sikapai, un village du district de Rayagada, situé dans l'État oriental de l'Odisha, un groupe de radicaux hindous a attaqué et détruit les maisons de chrétiens, les chassant du village et les forçant à se réfugier dans des maisons de fortune dans la forêt voisine. Une information rapportée à l'agence catholique UCA News par le père Purushottam Nayak, prêtre de l'archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar.

    «Les chrétiens ont déposé une plainte auprès du poste de police de Kalyansingpur et une enquête est en cours, a expliqué le père Nayak, précisant que «le village est dominé par 32 familles hindoues et qu'il n'y a que huit familles chrétiennes.». Le prêtre a ajouté que le groupe radical hindou ne pouvait tolérer la présence de familles chrétiennes à Sikapai, et que, jaloux de leurs progrès, il avait déjà commis des actes d'humiliation contre des femmes chrétiennes. Cependant, a t-il ajouté «malgré les menaces, les chrétiens restent ici fermes dans leur foi et pratiquent le christianisme depuis 14 ans.»

    Un nouveau creuset de la violence anti-chrétienne

    Sajan K. George, président du Conseil mondial des chrétiens indiens, a souligné à UCA News que le district de Rayagada est un nouveau creuset de la violence anti-chrétienne dans le pays, et que, malheureusement, cette violence n'est pas nouvelle dans l'État de l'Odisha.

    «Les cycles de violence et de haine à Rayagada sont des signes inquiétants de bigoterie» a déclaré le responsable laïc chrétien. Par conséquent, a-t-il conclu, «nous demandons instamment au premier ministre de l'Odisha de prendre des mesures visibles pour contenir les éléments les plus extrémistes dans notre société pour la sécurité de tous.»

  • À Liège, ce samedi 12 juin 2021 à 18h en l’église du Saint-Sacrement, Mgr. Delville a commémoré solennellement la Fête-Dieu et béni les portes monumentales restaurées de l’église.

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    Nonobstant les contraintes en tous genres (spatiales en particulier) imposées par les normes sanitaires anticovid 19, limitant le nombre de fidèles dans la nef à 100 personnes (dont 20 choristes et instrumentistes), la messe s’est déroulée dans une atmosphère très participative, en particulier parmi les jeunes.

    Le reportage audiovisuel ci-dessous (cliquer sur le lien  https://youtu.be/Lc8ctnDmLnk) illustre la qualité de la musique liturgique (Sextuor grégorien de Drongen réuni et dirigé par Peter Canniere, Ensemble instrumental Darius, Choeur polyphonique Praeludium dir. Patrick Wilwerth, organiste) rehaussant une belle liturgie. Il se termine dans le narthex de l’église, avec le rite peu usité de la bénédiction des portes restaurées du sanctuaire, ouvertes à deux battants sur le Boulevard d’Avroy, en pleine circulation du samedi soir.

    On lira ci-dessous le texte de l’homélie prononcée par l’évêque de Liège au cours de cette messe commémorative de la Fête du Corps et du Sang du Christ célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain :

    « Chers Frères et Sœurs,

    Cette messe du S.-Sacrement est placée sous le signe des retrouvailles. C’est la première fête que nous pouvons célébrer depuis huit mois en étant nombreux dans cette église. Nous avons découvert durant la période de confinement combien la participation directe à la liturgie nous manquait et combien nous désirions communier au corps du Christ. Le sens même du sacrement, comme signe sacré et efficace de la grâce de Dieu, nous apparaissait d’autant plus que nous en étions privés.

    Or Jésus a voulu, lors de la dernière Cène, donner un signe d’espérance à ses disciples et il leur a demandé de le reproduire en disant : « Faites cela en mémoire de moi ». Jésus a affirmé que le pain rompu était son corps et que la coupe de vin était « la nouvelle alliance en son sang » (1 Co 11,23-29). Cela signifie qu’il voyait son corps, bientôt rompu par sa mort sur la croix, comme une offrande brûlée en holocauste sur l’autel, comme l’agneau immolé qu’on offrait à Dieu dans le temple de Jérusalem : c’est un don fait à Dieu, qui est aussi un don de soi ; il monte vers Dieu, comme une fragile fumée d’encens monte vers le ciel. Quant à son sang versé, Jésus l’a vu comme le sang du sacrifice, le sang qui appartient à Dieu et qui retourne à Dieu. Cela manifeste que la force de vie de Dieu est présente dans ce sang et l’emportera sur la mort. C’est pourquoi il ajoute : « Chaque fois que vous mangerez ce pain et boirez cette coupe, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il revienne. Jésus annonçait ainsi reviendrait ressuscité.

    Quant à nous, quand nous célébrons l’eucharistie, nous vivons aussi cette offrande et recevons le don de vie. Quand nous apportons à l’autel nos offrandes, le pain, le vin, parfois d’autres fruits de la terre, et même la collecte, nous offrons au Seigneur ce qui nous est cher, nous lui offrons toute notre vie, nous lui ouvrons notre cœur. Ce mouvement est souligné par la fumée de l’encens qui est répandue sur les offrandes et qui montre que nos dons sont agréés par Dieu. Puis, au moment de la consécration, le pain et le vin posés sur l’autel deviennent le corps et le sang du Christ, ils manifestent que la vie de Dieu est rendue présente en eux. Ce don s’accomplit dans la communion au corps et au sang du Christ, par laquelle Dieu fait alliance avec nous et nous fait entrer dans sa vie divine. Comme le disait Jésus dans l’évangile (Jn 6,56-59) : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Celui qui mange ce pain vivra éternellement ». Dans la communion au Christ nous trouvons la vraie vie, et dans la communion à celui qui souffre, nous trouvons la vraie joie.

    Pour valoriser ce don que Dieu nous fait, nous célébrons avec solennité l’eucharistie dans cette église du Saint-Sacrement, dans la forme extraordinaire du rite romain, parce qu’elle a nous permet de garder la richesse de la liturgie ancienne, dans la beauté de ses gestes, de ses mots et de ses chants, qui évoquent le mystère d’amour de Dieu qui se donne à nous. Nous inaugurons aussi la fin des travaux réalisés en cette église du S.-Sacrement. La voûte et le toit ont été restaurés : cela ne se voit pas, mais cela vous garantit qu’ils ne vous tomberont pas sur la tête ! Mais ce qu’on voit, c’est la façade, magnifiquement restaurée, avec ses deux portes majestueuses, qui sont les plus grandes de Wallonie à être faites dans une seule pièce de bois. Leur restauration a été l’objet d’un travail minutieux réalisé par un ébéniste, de sorte qu’aujourd’hui on peut les pousser sans effort et sans les faire grincer. Nous les bénirons à la fin de cette célébration.

    Si sainte Julienne de Cornillon a reçu l’inspiration de faire célébrer la fête du Saint-Sacrement, c’est qu’elle avait compris combien le sacrement actualise en nous la vie du Christ. En effet la vie du Christ ne se résume pas à son aspect historique ; elle se prolonge en chacun de nous par un signe qui nourrit chacune de nos vies. Comme le Christ s’est livré à nous et s’est donné à nous, il nous invite à nous donner aux autres. Nous rejoignons l’intuition de sainte Julienne de Cornillon qui était d’abord au service des malades comme directrice d’un hôpital, la léproserie de Cornillon, avant d’être aussi la promotrice de la fête du Saint-Sacrement, fête destinée à favoriser l’union du chrétien au Christ par la communion eucharistique. Et nous portons fortement dans notre prière tous ceux qui se sont donnés pour leurs frères et sœurs durant cette crise du coronavirus. Je pense au personnel soignant, aux personnels des maisons de retraite, à tous ceux qui ont accompagné une personne en difficulté et à tous ceux qui ont souffert durant cette pandémie. Cette période difficile nous a aussi stimulés à trouver des gestes nouveaux pour nous soutenir les uns les autres. Elle a fait apparaître l’importance de l’affection et de la solidarité.

    Alors recevons avec foi le corps du Christ qui nous est donné en communion et, dans ce monde qui passe, soyons des témoins de la vie qui ne passe pas !

    Amen ! Alleluia ! »

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    JPSC

  • Les jeunes et le satanisme; une réflexion du p. Francesco Bamonte, exorciste

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    D' sur zenit.org :

    Les jeunes et le satanisme, une réflexion du p. Francesco Bamonte, exorciste

    Un «véritable endoctrinement ésotérique et satanique» et sr Maria Laura

    Le p. Bamonte revient, en italien, dans l’hebdomadaire du diocèse de Rome « Roma Sette » du 7 juin 2021, sur le martyre et la béatification de soeur Laura Mainetti, religieuse italienne de la Congrégation des Filles de la Croix, qui travaillait comme éducatrice et enseignante à Chiavenna: elle a été assassinée par trois adolescentes, le 6 juin 2000, dans le cadre d’un rite satanique, à l’âge de 60 ans.

    L’exorciste déplore que l’on « sous-estime trop » le « véritable endoctrinement ésotérique et satanique » qui est actuellement « en cours » parmi les jeunes: « Nous assistons, de plus en plus inconscients, à une véritable escalade de messages ésotériques et sataniques insistants ».

    Il exprime trois recommandations pour contrer ce mouvement destructeur.

    Le p. Bamonte est l’auteur, notamment, du livre: « La Vierge Marie et le diable dans les exorcismes » (Ed. bénédictinesjanvier 2012).

    Voici la réflexion du p. Bamonte sur les jeunes et le satanisme, dans notre traduction rapide, de travail.

    *****

    L’exemple de sœur Mainetti contre l’endoctrinement satanique

    C’est Satan qui menace la liberté, le bonheur, le salut de tout homme et le progrès de l’humanité. L’adhésion à Dieu nous rend libres, car le bonheur authentique est en Dieu.

    Sœur Maria Laura Mainetti, victime sacrificielle d’un rite satanique accompli par trois adolescentes, a été béatifiée dimanche 6 juin 2021. Le 6 juin 2000, après l’avoir attirée dans un endroit isolé par une tromperie, les adolescentes l’ont attaquée à coups de pierres, puis elles l’ont traînée, blessée, dans un endroit plus isolé, où chacune d’elles lui a infligé six coups de couteau. Pour rappeler le nombre 666 de la bête satanique du livre de l’Apocalypse, elles avaient en effet établi que le rituel d’offrande de la religieuse au diable devait être caractérisé par le nombre des coups. Sœur Maria Laura mourut en invoquant le pardon de Dieu pour elles. Après avoir purgé leur peine, les trois jeunes-filles se sont mariées, elles eurent des enfants et elles travaillent. Le pardon de la religieuse mourante a aussi été le point pour faire repartir leur vie.

    La béatification de sœur Maria Laura Mainetti doit nous faire réfléchir sérieusement sur le dénouement dramatique auquel peuvent conduire non seulement le vide des valeurs et l’ennui qui caractérisent la vie de tant de jeunes, mais aussi ce bombardement médiatique infâme auquel ils sont soumis. Un rythme incessant qui vise à susciter en eux la fascination de la transgression : des « défis »  (challenge) extrêmes, à la recherche continue de propositions hors du commun et au-delà de toutes limites, qui incluent également le culte du démon, avec des rituels aberrants de toutes sortes qui promettent non seulement des émotions intenses mais l’appropriation de sa force maléfique, de ses pouvoirs (comme s’ils étaient des pouvoirs divins et ils ne le sont pas), de ses prestations ésotériques.

    Un nombre croissant de jeunes, et pas seulement, subjugués par ce martèlement médiatique se retrouvent à emprunter des chemins qui s’avèrent être de véritables pièges qui les conduisent à un égarement et les conduisent au blasphème, aux jurons, au vandalisme, à la violence, au meurtre, au suicide. En cela, l’occultisme ésotérique et le satanisme tendent à devenir de véritables voies préférentielles et la communication médiatique, associée au marketing, constitue l’un des canaux privilégiés pour la diffusion de tels parcours. En fait, nous assistons, de plus en plus inconscients, à une véritable escalade de messages ésotériques et sataniques insistants. Romans, musique, jeux vidéo, mode, films, séries télévisées, publicités mettent en branle un turn-over au niveau planétaire où le démoniaque est présenté de manière positive : fascinant, captivant, permissif. Un aspect qui attire fortement les jeunes générations, sans se soucier des résultats éducatifs dévastateurs.

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  • Revenez à la Messe !

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    De Mgr Robert Barron, évêque auxiliaire de l'Archidiocèse de Los Angeles sur le Catholic World Report :

    Revenez à la Messe !

    Tout comme un médecin peut observer que vous mettez votre vie en danger en mangeant des aliments gras, en fumant et en vous abstenant de faire de l'exercice, un médecin de l'âme vous dira que l'abstention de la messe compromet votre santé spirituelle.

    11 juin 2021

    Les quinze derniers mois ont été une période de crise et ils ont été une épreuve particulière pour les catholiques. Pendant cette terrible période du COVID, beaucoup d'entre nous ont été contraints de jeûner pour ne pas assister à la messe et recevoir l'Eucharistie. Certes, de nombreuses messes et paroliturgies eucharistiques ont été mises en ligne, et Dieu merci. Mais les catholiques savent au plus profond d'eux-mêmes que ces présentations virtuelles ne peuvent absolument pas remplacer la réalité. Maintenant que les portes de nos églises commencent à s'ouvrir en grand, je voudrais exhorter chaque catholique qui lit ces mots : Revenez à la messe !

    Pourquoi la messe revêt-elle une telle importance ? Le Concile Vatican II enseigne avec éloquence que l'Eucharistie est "la source et le sommet de la vie chrétienne" - c'est-à-dire ce d'où vient le christianisme authentique et ce vers quoi il tend. Elle est l'alpha et l'oméga de la vie spirituelle, à la fois le chemin et le but du disciple chrétien. Les Pères de l'Église ont constamment enseigné que l'Eucharistie est la subsistance pour la vie éternelle. Ils voulaient dire que dans la mesure où nous intériorisons le Corps et le Sang de Jésus, nous sommes préparés à vivre avec lui dans l'autre monde. Thomas d'Aquin disait que tous les autres sacrements contiennent la virtus Christi (la puissance du Christ) mais que l'Eucharistie contient l'ipse Christus (le Christ lui-même) - ce qui expliquerait pourquoi saint Thomas ne pouvait jamais traverser la Messe sans verser de grosses larmes. C'est précisément à la messe que nous avons le privilège de recevoir ce don incomparable. C'est précisément à la messe que nous prenons cette subsistance indispensable. Sans elle, nous mourrons de faim spirituellement.

    Si je peux élargir un peu le champ, je voudrais suggérer que la Messe est, dans sa totalité, le point privilégié de la rencontre avec Jésus-Christ. Au cours de la Liturgie de la Parole, nous n'entendons pas simplement des mots humains élaborés par des génies poétiques, mais plutôt les mots de la Parole. Dans les lectures, et surtout dans l'Évangile, c'est le Christ qui nous parle. Dans nos réponses, nous lui répondons, entrant en conversation avec la deuxième personne de la Trinité. Puis, dans la liturgie de l'Eucharistie, le même Jésus qui nous a parlé avec son cœur nous offre son corps et son sang pour que nous les consommions. Il n'y a tout simplement, de ce côté-ci du ciel, aucune communion plus intime possible avec le Seigneur ressuscité.

    Je me rends compte que de nombreux catholiques, pendant cette période du COVID, se sont habitués à la facilité d'assister à la Messe pratiquement dans le confort de leur propre maison et sans les inconvénients des parkings bondés, des enfants qui pleurent et des bancs bondés (?!). Mais une caractéristique essentielle de la messe est précisément notre rassemblement en tant que communauté. Lorsque nous parlons, prions, chantons et répondons ensemble, nous prenons conscience de notre identité en tant que Corps mystique de Jésus. Au cours de la liturgie, le prêtre agit in persona Christi (dans la personne même du Christ), et les baptisés présents s'unissent symboliquement au Christ, la tête, et offrent ensemble un culte au Père. Il y a un échange entre le prêtre et le peuple à la messe qui est d'une importance cruciale bien que souvent négligé. Juste avant la prière sur les dons, le prêtre dit : "Priez, frères et sœurs, pour que mon sacrifice et le vôtre soient agréables à Dieu, le Père tout-puissant", et le peuple répond : "Que le Seigneur accepte le sacrifice entre vos mains pour la louange et la gloire de son nom, pour notre bien et le bien de toute sa sainte Église". À ce moment-là, la tête et les membres s'unissent consciemment pour faire le sacrifice parfait au Père. Le fait est que cela ne peut se produire lorsque nous sommes dispersés dans nos maisons et assis devant des écrans d'ordinateur.

    Si je peux souligner l'importance de la Messe d'une manière plus négative, l'Église a toujours enseigné que les catholiques baptisés sont moralement obligés d'assister à la Messe le dimanche et que l'absence consciente de la Messe, en l'absence d'une excuse valable, est un péché mortel. Je comprends que ce langage mette beaucoup de gens mal à l'aise aujourd'hui, mais il ne devrait pas, car il est parfaitement conforme à tout ce que nous avons dit sur la Messe jusqu'à présent. Si la liturgie eucharistique est, en fait, la source et le sommet de la vie chrétienne, la rencontre privilégiée avec Jésus-Christ, le moment où le Corps mystique s'exprime le plus pleinement, le lieu où l'on reçoit le pain du ciel, alors nous nous mettons, spirituellement parlant, en danger de mort lorsque nous nous en éloignons activement.

    Tout comme un médecin peut observer que vous mettez votre vie en danger en mangeant des aliments gras, en fumant et en vous abstenant de faire de l'exercice, un médecin de l'âme vous dira que vous abstenir de la Messe compromet votre santé spirituelle. Bien sûr, comme je l'ai suggéré ci-dessus, la loi de l'Église a toujours été qu'un individu peut décider de manquer la Messe pour des raisons prudentielles légitimes - et c'est certainement le cas en ces jours de déclin de la pandémie.

    Mais revenez à la Messe ! Et puis-je vous suggérer d'amener quelqu'un avec vous, quelqu'un qui a été absent trop longtemps ou qui a peut-être été bercé par la complaisance pendant le COVID ? Laissez votre propre faim eucharistique éveiller en vous un élan évangélique. Faites venir des gens des routes et des chemins ; invitez vos collègues de travail et les membres de votre famille ; réveillez les enfants le dimanche matin ; éteignez vos ordinateurs. Revenez à la messe !