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Histoire - Page 65

  • Le dernier printemps catholique a fleuri avant le Concile, et on ne voit pas l’ombre du prochain. Une relecture historique

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, sur Settimo Cielo; traduction de Diakonos.be :

    Le dernier printemps catholique a fleuri avant le Concile, et on ne voit pas l’ombre du prochain. Une relecture historique

    Dans l’article précédent de Settimo Cielo, Roberto Pertici, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bergame, a retracé les derniers siècles d’histoire de l’Église catholique, du concile de Trente au début du dix-neuvième siècle, pour y dénicher les saisons de renaissance religieuse.

    Il en a déjà identifié et décrit deux. Et dans cette seconde et dernière partie de sa relecture historique, qui s’étend de la moitié du dix-neuvième siècle à nos jours, il va en aborder une troisième.

    Une quatrième renaissance était certainement espérée par Vatican II. Mais elle est restée incomplète pendant qu’une vague de déchristianisation apparemment inexorable déferlait dans le même temps.

    L’essai du professeur Pertici se conclut sans pouvoir dire ce qui se passera dans un futur proche. Même si on ne peut pas exclure non plus qu’une renaissance religieuse survienne à nouveau, pourquoi pas de manière inattendue, suscitée par des impulsions externes à l’autorité ecclésiastique, comme cela s’est déjà produit par le passé.

    Voici un autre sujet sur lequel les cardinaux pourraient réfléchir lors d’un futur conclave.

    Sur la photo ci-dessus, l’écrivain Giovanni Papini, l’un des grands convertis du « Renouveau catholique » de la première moitié du vingtième siècle.

    Bonne lecture !

    *

    Une « renaissance religieuse » est-elle possible ?

    II – De la moitié du dix-neuvième siècle à nos jours

    de Roberto Pertici

    4.

    La « renaissance religieuse » du début du dix-neuvième siècle s’est éteinte avec l’échec des révolutions de 1848-49 qui ont provoqué une désillusion historique qui allait avoir des effets majeurs sur la culture européenne des décennies à venir.

    La restauration qui allait suivre, la seconde depuis celle de 1814-1815, a été largement soutenue par les Églises : dans le monde catholique, le virage à droite de Pie IX avait généré une « peur » de la révolution et la nouvelle politique du Pape et de Giacomo Antonelli, son secrétaire d’État, achevèrent de consommer la rupture du binôme catholicisme-libertés que de nombreux catholique libéraux s’étaient acharnés à construire au cours des vingt années précédentes et, en Italie, à marquer la fin du catholicisme comme religion civile de la cause nationale. En France, la plus grande partie du monde catholique soutiendra pendant toute la décennie suivante le tournant autoritaire de Louis Napoléon Bonaparte et du second empire. Juan Donoso Cortés théorise la dictature comme une digue vers la vague révolutionnaire. Le processus qui allait mener au « Syllabus » de 1864 était enclenché.

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  • Une politique sans orientation religieuse et morale conduit l'humanité vers l'abîme de l'autodestruction

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    De kath.net/news :

    "Le pape François a raison dans son avertissement à la Russie contre la guerre d'anéantissement contre l'Ukraine"

    23 avril 2022

    "En tant que chrétiens, nous sommes aujourd'hui à juste titre bouleversés par l'interprétation infâme de la guerre d'agression contre l'Ukraine comme une défense de l'orthodoxie russe contre la décadence occidentale." Par Gerhard Card. Müller

    Kath.net documente dans son intégralité la présentation écrite de la lectio magistralis du cardinal Gerhard Müller à l'occasion de la remise du Prix international Boniface VIII 'per una cultura della pace' qui lui a été décerné à Anagni (Italie) le 23.4.2022 et remercie l'auteur pour son aimable autorisation de publication (Seul le texte prononcé fait foi).

    Au-delà des contextes complexes de l'histoire contemporaine, l'attentat perpétré contre le pape Boniface VIII à Anagni le 7 septembre 1303 a une signification symbolique. Il s'agit en principe du rapport entre l'autorité spirituelle et le pouvoir temporel ou, comme nous le dirions aujourd'hui, du rapport entre la religion et la politique. Concrètement, nous avons affaire à la tension entre la conscience, dans laquelle nous sommes responsables devant Dieu, et le pouvoir politique, qui s'aligne sur les intérêts temporels. Selon le point de vue idéologique, la "gifle" que Sciarra Colonna aurait donnée au pape est regrettée comme le début de la fin de la position de pouvoir médiévale du pape ou applaudie comme l'ascension de l'État séculier, qui a déclaré son autonomie également sur la loi morale naturelle et même sur la liberté religieuse. Cette forme de souveraineté, qui déclare avec Niccolò Machiavel que la raison de l'État est l'instance ultime, est perçue aussi bien dans l'absolutisme vis-à-vis des sujets que dans les soi-disant démocraties populaires au bureaucratisme implacable vis-à-vis des citoyens.

    L'histoire occidentale depuis lors a toutefois gravement mis à mal la théorie de la souveraineté absolue de l'État. L'autorité supranationale de la papauté avait donné aux États chrétiens, issus de l'héritage de l'Empire romain, la conscience de leur unité dans la responsabilité devant Dieu. En revanche, le concept d'équilibre des puissances, de balance of power, n'a pas pu empêcher les catastrophes des guerres de succession dynastique au XVIIIe siècle, des guerres de révolution et de libération colonialistes au XIXe siècle et des deux guerres mondiales impérialistes au XXe siècle.

    Dans de nombreux pays, l'Église elle-même a été à la fois victime et promotrice de nationalismes effrénés et d'expansionnisme idéologique, en se laissant instrumentaliser pour la raison d'État. Il suffit de penser au gallicanisme, au fébronianisme ou à la propagande insensée qui voulait faire de la Première Guerre mondiale une lutte finale entre le catholicisme français et le protestantisme allemand. Et nous sommes aujourd'hui, en tant que chrétiens, à juste titre bouleversés par l'interprétation infâme de la guerre d'agression contre l'Ukraine comme défense de l'orthodoxie russe contre la décadence occidentale.

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  • L'affaire Galilée ou le mythe de la résistance à "l’obscurantisme catholique"

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    La vérité sur l'affaire Galilée, l'hypothèse sans preuve (rediff)

    24 avril 2022

    Dans un ouvrage qui fera date, Aimé Richardt, lauréat de l’Académie française pour sa biographie de Fénelon (1994), décrypte le mythe Galilée en rétablissant une vérité historique fondée sur une étude minutieuse des textes. Dans La vérité sur l’Affaire Galilée, l’auteur donne les raisons de la condamnation du Florentin en la replaçant dans le contexte des connaissances historiques et scientifiques de l’époque. Un ouvrage préfacé par Mgr Huot-Pleuroux, ancien Secrétaire général de l’Épiscopat.

    Le 22 juin 1633, un certain Galilée fut condamné à Rome par le tribunal du Saint Office. La sentence prononcée par des cardinaux de l’Eglise catholique — appelés en la circonstance « inquisiteurs généraux », fut la suivante : « Nous te condamnons dit le jugement à la prison formelle de ce Saint Office pour le temps qu’il nous plaira de fixer. De plus, au titre d’une pénitence salutaire, nous t’ordonnons de réciter les 7 psaumes de la pénitence salutaire, une fois par semaine, pendant les trois prochaines années... ». Et pourtant, Galilée ne fit pas un seul jour de prison… Il ne récita pas plus les psaumes de la pénitence salutaire puisqu’il confia ce pensum à sa fille religieuse qui s’en acquitta dûment. Et Galilée termina ses jours tranquillement à Arcetri, près de Florence, où il vécut jusqu’à sa mort en 1642.

    Le nom de Galilée est généralement associé à un symbole, parfois même à un mythe, celui de la résistance à l’obscurantisme religieux en général et catholique en particulier. Pourtant qui connaît réellement Galileo Galilei, fils de Vincenzio Galilei né à Pise le 15 février 1564 ? Quelles furent ses spécialités scientifiques ? Qu’a-t-il inventé et légué à la science et à la postérité ? Peut-on parler à son endroit de victime de l’Église et de l’obscurantisme ? Bref, pourquoi Galilée fut-il condamné par l’Église catholique ? C’est ce que l’émission ci-dessous vous propose de découvrir en compagnie de l’historien Aimé Richardt, grand prix d’Histoire de l’Académie française, pour son Fénelon, et auteur récemment de La Vérité sur l’affaire Galilée [1].

    Écoutez l'émission de Canal Académie avec Aimé Richardt (1 heure 1 minute) :

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  • Comment être « aussi chrétien que possible » devant le problème de la guerre et de la paix ?

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    De Dominique Greiner sur le site du journal La Croix :

    « Pax Nostra », les chrétiens face à la guerre 

    Pour définir l’attitude à adopter devant l’actualité sociale et historique, le philosophe et théologien jésuite Gaston Fessard met en œuvre une méthode de discernement. Un livre de 1936 qui résonne avec notre époque.,

    20/04/2022

    Pax Nostra, examen de conscience international

    de Gaston Fessard

    Nouvelle édition présentée et augmentée par Giulio de Ligio et Frédéric Louzeau

    Cerf, 540 p., 39 €

    Le 16 mars 1935, Hitler annonce officiellement la reconstitution de l’armée allemande, bafouant les termes du traité de Versailles. Une décision « acclamée par un peuple fier sans doute d’avoir retrouvé le sentiment de son indépendance, mais aussi, pour une part fanatisé », alors que, à Paris, « le seul fait de maintenir six mois de plus une classe sous les drapeaux soulevait une vague d’impopularité et fournissait un regain d’énergie à l’activité pacifiste », relève le jésuite Gaston Fessard dans l’introduction de cet ouvrage paru en 1936, où l’inquiétude pointe : « La guerre vient : elle est à nos portes. »

    Que faire dans un tel contexte ? Comment être « aussi chrétien que possible » devant le problème de la guerre et de la paix ? « Quelle attitude adopter à l’intime de l’âme et dans la vie quotidienne ? », s’interroge le jésuite, qui perçoit les impasses sur lesquelles débouche la lutte acharnée entre des visions complètement opposées sur l’attitude à adopter devant le réarmement de l’Allemagne.

    Pacifisme et nationalisme

    « À voir parfois la violence des oppositions qui, à l’intérieur même d’un pays, mettent aux prises des gens que tout par ailleurs devrait rapprocher, on pourrait se demander si la coupure ici n’est pas plus radicale que celle qui sépare deux nations ennemies », écrit le théologien et philosophe. Chez les uns et les autres, il y a « un même élan vers le bien et le bonheur, un même désir d’y faire participer le monde entier. Osons le dire : leur âme est une identique charité. » Mais, poursuit-il, si l’on examine de près le pacifisme et le nationalisme, non sous l’angle des principes mais au regard de leurs conséquences, il apparaît que le premier peut se transformer en « ennemi de la paix » et le second en « ennemi de la nation ». Ainsi le désir de paix, mû au départ par un mouvement de vraie charité, peut tomber dans l’illusion et manquer de charité à l’égard du prochain, victime de l’agression d’un autre pays.

    « L’amour de la paix, élan généreux, se corrompt : l’attitude pacifique se change en Pacifisme, et ce n’est plus à un Idéal que je me sacrifie, c’est à une Idole que je commence par sacrifier mon prochain », écrit le jésuite, qui voit dans cette attitude un manque de réalisme moral, mais aussi social et politique.

    Les exigences de la charité

    Le nationalisme ne résiste pas mieux à la critique : « Il n’est pas très difficile d’accaparer le drapeau national, et la vénération naturelle qu’il inspire est un voile assez favorable aux égoïsmes. » D’où l’urgence «de hâter la maturation des consciences qui devront réaliser la synthèse des opposés », de « développer les facteurs affectifs qui concourent à unir les hommes », de penser en même temps le désir de paix intérieure et la paix entre les nations.

    C’est à cette tâche que se consacre l’auteur en opérant un travail de discernement qui comporte sept étapes. Un des enjeux est de penser la signification de la charité chrétienne pour les relations internationales, sachant que la complexité du réel ne permet pas d’en transposer directement les exigences du plan individuel au plan collectif. Un livre dense, qui résonne fortement avec l’actualité présente. À lire et à relire pour se donner les moyens d’opérer « l’examen de conscience international » dont le monde de 2022 a grandement besoin.

  • L'Église est en pleine crise, mais elle peut se relever même dans ses heures les plus sombres. La leçon de l'histoire

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction de Diakonos.be):

    L'Église est en pleine crise, mais elle peut se relever même dans ses heures les plus sombres. La leçon de l'histoire

    Pascal

    Dans la réflexion en vue d’un futur conclave – un raisonnement qui va crescendo parmi les cardinaux, comme Settimo Cielo est en train de le relayer – l’urgence de remettre au centre les questions capitales sur Dieu et sur l’homme se fait de plus en plus pressante, ces questions sur lesquelles l’Église tient ou tombe, pas pour seulement ralentir la décadence de l’Église actuelle, qui s’étale sous les yeux de tous, mais au contraire pour avoir confiance en une renaissance de vitalité chrétienne, même dans un monde largement indifférent et hostile.

    L’Église a déjà, par le passé, connu des périodes de décadence. La déchristianisation actuelle en fait partie. Mais rien ne dit que celle-ci doive être irréversible ni inéluctable, comme aucune des décadences précédentes ne l’a d’ailleurs été.

    Parce que dans l’histoire de l’Église, il y a eu aussi des saisons de renaissance religieuse. Qui n’ont d’ailleurs pas toujours été à l’initiative ni sous la conduite de la hiérarchie catholique. Au contraire, il n’est pas rare que celles-ci aient été animées de manière autonomie par des hommes cultivés, des intellectuels chrétiens cependant capables d’interpréter et d’inspirer même des mouvements de masse importants.

    Pour celui qui s’interroge sur l’Église d’aujourd’hui, il est donc plus instructif que jamais de retracer le déroulement de ces saisons. Et c’est ce que fait Roberto Pertici, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bergame, dans cet essai qu’il a rédigé pour Settimo Cielo.

    Le professeur Pertici identifie au moins trois renaissances religieuses dans les cinq cents dernières années. La première est encouragée par le concile de Trente mais plonge ses racines dans le quinzième siècle et prend corps surtout dans le dix-septième siècle en France, le siècle de Pascal (portrait) et de « Port-Royal », pour ensuite décliner avec l’avènement des Lumières.

    La seconde fleurit après la Révolution française et Napoléon, dans le climat du romantisme et des nouvelles libertés. Elle est à la fois culturelle et politique, elle va de Chateaubriand à Rosmini, du « Génie du Christianisme » aux « Cinq plaies de la sainte Église ». Elle s’éteint après le raidissement anti-libéral de la hiérarchie ecclésiastique et l’émergence du positivisme scientifique.

    On retrouve la troisième à la croisée du dix-huitième et du vingtième siècle, il s’agit de celle du « Renouveau catholique », des grands convertis, de Bernanos à Eliot en passant par Chesterton, Papini avec son « Histoire du Christ ». Elle s’éteint à la moitié du siècle dernier avec le déclin du paradigme conservateur comme l’a analysé le professeur Pertici sur Settimo Cielo le 31 août 2020.

    Et la quatrième ? Le concile Vatican II a essayé de la lancer, celle fois sous l’impulsion des autorités de l’Église elles-mêmes. Mais sans y parvenir, par les raisons que Pertici a examinées dans un autre article de Settimo Cielo du 14 septembre 2020.

    L’Église d’aujourd’hui se trouve à ce croisement, entre une renaissance religieuse inachevée et l’avancée inexorable de la déchristianisation, face à un futur dans lequel tout peut encore arriver.

    Voici ci-dessous la première partie de l’essai de Pertici. La seconde partie et la conclusion suivront dans quelques jours.

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  • Linceul : une récente étude bouleverse les conclusions précédentes

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    De Giovanni Bernardi sur La Luce di Maria :

    Dernière étude sur le linceul - Ce qu'ils ont découvert bouleverse les conclusions précédentes

    20/04/2022

    Une nouvelle étude sur le Saint Suaire contredit ce que divers chercheurs ont tenté d'affirmer ces derniers temps, et dévoile ce qui est l'un des plus grands mystères que la science ait jamais rencontrés, mais qui est pourtant parfaitement clair aux yeux de la foi. 

    Les conclusions de l'étude présentent en fait de nouvelles données sur le tissu le plus mystérieux de l'humanité, nous ramenant une fois de plus à Jérusalem, au jour où toute l'histoire a changé à jamais.

    studio sindone (1)
    source web de la photo

    Le Suaire est un miracle qui continue sans interruption à nous ramener à ce moment unique, il y a deux mille ans, au jour où le Seigneur Jésus a vaincu la mort pour toute l'humanité, donnant la vie éternelle à tous ceux qui décident de croire en Lui et en son chemin de rédemption du péché et de l'iniquité du mal.

    L'objet le plus mystérieux de toute l'histoire

    Il s'agit de l'objet archéologique le plus étudié au monde, qui a impliqué des milliers de scientifiques et de professeurs de dizaines de disciplines différentes au cours des siècles. Aujourd'hui encore, il reste de nombreux mystères inexpliqués que seul le regard de la foi peut aligner, au point d'être touché par cet objet extraordinaire.

    Chaque année, de nouvelles études sont menées sur le voile spécial qui a été placé sur le corps de Jésus une fois sur le Saint-Sépulcre. Les dernières recherches révèlent un fait très intéressant, rapporté par le journal Libero dans un article du journaliste Antonio Socci. L'étude, quant à elle, est parue dans la revue scientifique "Heritage" et s'intitule "X-ray Dating of a Turin Shroud's Linen Sample".

    Elle a été réalisée par les scientifiques du CNR Liberato De Caro, Teresa Sibillano, Rocco Lassandro et Cinzia Giannini, en collaboration avec le professeur Giulio Fanti de l'université de Padoue. La recherche applique une nouvelle méthode pour retrouver la date d'origine du suaire. L'analyse des fils de lin permet d'étudier "le degré de vieillissement naturel de la cellulose qui constitue les fibres des fils de lin de l'échantillon étudié, par analyse aux rayons X".

    La conclusion extraordinaire de la recherche

    La conclusion est extraordinaire, c'est le moins que l'on puisse dire. Il explique que le tissu du Linceul est beaucoup plus ancien que ce que l'on voudrait nous faire croire suite à la datation au radiocarbone de 1988, qui a tenté de mystifier l'origine du Linceul en affirmant qu'il n'avait que sept siècles. Ces conclusions ont été remises en question par divers spécialistes, qui ont longtemps demandé les données des expériences qui ont conduit à ces conclusions aujourd'hui considérées comme totalement non fiables.

    En particulier avec les conclusions critiques de quatre chercheurs publiées dans les plus importantes revues internationales, dont la revue d'Oxford Archaeometry, du laboratoire de recherche d'Oxford pour l'archéologie et l'histoire de l'art. Au contraire, les résultats de cette dernière étude affirment au contraire qu'il y a une compatibilité totale avec l'hypothèse que le Suaire est une relique de 2000 ans, comme l'affirme la tradition chrétienne.

    Lire également : Saint Suaire : une universitaire livre un témoignage choquant | Voici ce qu'elle a découvert

    La condition pour que cette thèse soit possible est que le linceul ait été conservé à des températures environnementales plus élevées que celles enregistrées en Europe. Il y a sept siècles, le Suaire a été apporté en Europe par le chevalier Godefroid de Charny, qui a fait construire une église à Lirey, en France, pour préserver le tissu sacré qui a enveloppé le Christ pendant sa Passion.


    source web de la photo

    Mais avant son arrivée sur le Vieux Continent, elle se trouvait au Moyen-Orient. Et les températures requises pour le type de conservation mentionné dans l'expérience sont précisément celles qui sont typiques du Moyen-Orient. De plus, l'étude explique que l'arrivée en Europe a permis la conservation du tissu, ce qui a permis de limiter le vieillissement naturel de la cellulose du lin, mais aussi de préserver l'image du corps sur celui-ci.

    Lire également : Jésus se lève le troisième jour - La signification du chiffre trois dans les Saintes Écritures

    Reste le mystère de l'impression de l'image sur le tissu, qui renvoie à un phénomène de photoradiaison de nature inconnue, rappelle Socci dans son article. Ce dont nous sommes sûrs, c'est que l'âge du tissu est de deux mille ans et qu'il provient de la région de Jérusalem, la même région où Jésus-Christ a été torturé et crucifié, comme en témoigne le suaire.

    Lire également : New Scientific Technique Dates Shroud of Turin to Around the Time of Christ’s Death and Resurrection

  • Dire la vérité sur la façon dont Pie XII et le diocèse d'Assise ont contribué à sauver des Juifs

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    De Sabrina Ferrisi sur le National Catholic Register :

    Dire la vérité sur la façon dont Pie XII et le diocèse d'Assise ont contribué à sauver des Juifs

    19 avil 2022

    Lors d'une récente manifestation organisée à New Rochelle par la fondation Pave the Way, des dirigeants juifs et ecclésiastiques bien informés ont raconté les efforts qui ont permis d'épargner la vie de tous les Juifs se trouvant dans les limites du diocèse pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Jewish babies were born amid safe shelter during World War II. Above, Jewish refugees, including infants, were photographed in Castel Gandolfo.
    Des bébés juifs sont nés dans un abri sûr pendant la Seconde Guerre mondiale. Ci-dessus, des réfugiés juifs, dont des nourrissons, ont été photographiés à Castel Gandolfo. (photo : avec l'aimable autorisation de Gary Krupp)

    NEW ROCHELLE, N.Y. - Peu de gens savent à quel point l'Église catholique, sous les ordres du pape Pie XII, a œuvré pour sauver des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Afin de souligner ces actions héroïques, la fondation Pave the Way a organisé un événement au Temple Israël de New Rochelle le 5 avril pour présenter "Musée de la mémoire, Assise 1943-1944".

    L'événement avait pour but de présenter et de discuter de la manière dont le diocèse d'Assise a sauvé tous les Juifs se trouvant sur son territoire pendant la Seconde Guerre mondiale grâce à un réseau de clergé et de citoyens. Parmi les intervenants figuraient le rabbin Jay Rosenbaum du Temple d'Israël, l'archevêque d'Assise Domenico Sorrentino, Gary Krupp, président de la fondation Pave the Way, Johan Ickx, archiviste du Vatican de longue date et éminent spécialiste des archives du Vatican pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, Elizabeth Bettina, auteur de It Happened in Italy, et Stefania Proietti, maire d'Assise.

    Ce qui s'est passé à Assise

    En 1943, des milliers de réfugiés se réfugient à Assise, dont 300 Juifs. Immédiatement, l'évêque Giuseppe Nicolini d'Assise a formé un comité de travail pour sauvegarder les Juifs en les plaçant dans des couvents et des monastères. Tout a été fait pour les aider, y compris la fourniture de nourriture, de vêtements et la dissimulation d'objets religieux juifs. En fait, l'évêque Nicolini a placé ces objets sacrés dans le sous-sol de sa propre résidence et l'a muré de ses propres mains. 

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  • Un contre-point au dernier livre de Chantal Delsol sur "la fin de la chrétienté"

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    De Philippe de Labriolle sur le site de l'Homme Nouveau dans Tribune libre :

    Requiem pour une chrétienté défunte ? Contre-point au dernier livre de Chantal Delsol

    Requiem pour une chrétienté défunte ? Contre-point au dernier livre de Chantal Delsol

    Chantal Delsol, philosophe spécialiste de l’Antiquité gréco-romaine, élève de Julien Freund, a infléchi en cours de carrière sa passion spéculative vers l’étude de la pensée contemporaine. Professeur des Universités, désormais émérite, elle a publié de nombreux essais dont la tenue intellectuelle et la hauteur de vue lui ont valu d’être élue, en 2009, à l’Académie des sciences morales et politiques. Le dernier en date : La fin de la chrétienté, vient de paraître aux éditions du Cerf.

    Cette catholique, mère de six enfants (dont un adoptif), élevée dans un milieu favorisé du Lyonnais, n’a jamais caché son aversion pour le communisme, lequel était encore, durant ses études, l’opium des intellectuels, selon l’expression heureuse de Raymond Aron. Libérale-conservatrice, selon ses dires, soutien discret mais fidèle des choix de société cruciaux tels que le refus du mariage pour tous, ou la dénonciation de l’effondrement général du niveau scolaire, cette observatrice attentive de ses semblables jouit d’un crédit notable auprès des milieux catholiques soucieux de le rester.

    Un livre accessible et… décevant 

    Cette Fin de la Chrétienté méritait donc l’étude, en raison de l’excellente réception dont l’ouvrage a fait l’objet, d’une part, et de son contenu, provocateur plus encore que décevant, d’autre part. Son succès tient aussi à son accessibilité. En 170 pages lisibles par un presbyte assis sur ses lunettes, l’affaire est conclue. La Chrétienté n’est pas l’Eglise. « Il s’agit de la civilisation inspirée, ordonnée, guidée par l’Eglise ». Elle a duré 16 siècles, de l’Edit de Milan à la dépénalisation de l’IVG. Elle est désormais défunte. Elle a lassé les peuples qu’elle animait, et savez-vous de quelle façon ? « Nous avons profané l’idée de vérité, à force de vouloir à tout prix identifier la Foi à un savoir » (p.125). Cet abus aurait précipité sa fin. La croyez-vous inconsolable de ce désastre ? Que nenni : « Renoncer à la Chrétienté n’est pas un sacrifice douloureux. » (p.170). In cauda venenum.

    En clair, la Chrétienté serait morte de s’être prise au sérieux. L’harmonie entre l’Eglise et la cité chrétienne n’aurait pas survécu à la tyrannie de la vérité, aggravée du refus radical de la Modernité. Cette thèse choyée des novateurs, sans discontinuité depuis  les abbés démocrates du XIXe siècle et les modernistes de la Belle Epoque jusqu’à nos jours, pourrait suffire à remiser l’ouvrage, si n’était en question le sens de ce nouvel assaut de la part d’une érudite passant pour proche des milieux traditionnels. A vrai dire, si la thèse n’est pas neuve, et sauf à n’être pas comprise, il n’était pas d’usage, dans nos rangs, qu’elle soit applaudie !

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  • Ce que signifie l'Occident (en s'inspirant de la crise ukrainienne)

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    Du site de l'Observatoire International Cardinal Van Thuan sur la Doctrine Sociale de l'Eglise (traduction avec https://www.deepl.com/fr/translator):

    Sur la signification de l'Occident.
    S'inspirer de la crise ukrainienne
    Note de la carte de l'Observatoire Van Thuân
     
    À la lumière de la guerre qui se déroule actuellement en Ukraine, il est très important de clarifier la notion de "l'Occident", car une idée correcte de l'Occident peut être très utile pour poursuivre la cause de la paix. Avec cette Note, l'Observatoire n'a pas l'intention d'aborder en détail le conflit actuel, mais de proposer un horizon qui nous semble plus adéquat et approprié que d'autres qui prévalent aujourd'hui.  Concevoir le conflit actuel comme interne à l'Occident, presque une "guerre civile en Occident", ou le concevoir comme le choc entre l'Occident et quelque chose d'autre qui lui est opposé, sont deux visions très différentes. Nous pensons que la première - que nous entendons soutenir ici - est la plus correcte et, par conséquent, également la plus apte à contribuer à l'apaisement des tensions dans la mesure où elle indique une origine et une matrice communes.

    L'Occident ne peut certainement pas être compris uniquement en termes géographiques, non seulement parce que, étant donné la forme sphérique de la terre, personne ne se trouve en Occident sans être, à son tour, à l'Est d'un Occident, mais surtout parce que ce qui est considéré comme Occidental ne se limite pas à des critères géographiques : par exemple, l'Australie et la Nouvelle-Zélande sont considérées comme occidentales.

    On pourrait alors dire que l'Occident n'est rien d'autre que la Magna Europa, c'est-à-dire l'Europe et ses projections extra-européennes (les Amériques, l'Océanie, les Philippines et l'Afrique chrétienne). L'Europe, entendue comme l'Occident, est une civilisation et non un espace géographique. Géographiquement parlant, une partie de la Turquie, la République turque de Chypre du Nord, le Kosovo islamique, la Bosnie et l'Albanie musulmanes sont certainement l'Europe ; sont-ils aussi l'Europe au sens de la civilisation européenne ? Tout comme il existe une Europe comprise comme une civilisation en dehors de l'Europe géographique, il existe également des civilisations ou des aspects de la civilisation au sein de l'Europe géographique qui ne sont pas conformes à la civilisation européenne.

    L'Occident et l'Europe constituent donc une civilisation. C'est la civilisation née de la synthèse providentielle de la Révélation divine, de la philosophie grecque et du droit romain, c'est-à-dire la civilisation chrétienne. Le christianisme, l'Europe et l'Occident sont des concepts qui peuvent se recouper. Le sens essentiel et non géographique de l'Occident est la civilisation chrétienne née de la rencontre entre le classicisme gréco-romain et l'Évangile. Une rencontre favorisée de manière extraordinaire par le monachisme, qui a amené l'Évangile, la latinitas et la germanitas à une synthèse dans une seule réalité historique particulière. La civilisation qui est née de cette synthèse transcende les frontières géographiques, car son centre est divin (Jésus-Christ) et non géométrique. La distinction même, au sein du christianisme, entre le monachisme oriental et occidental est éphémère et insubstantielle : il s'agit d'un seul et même monachisme, différent des expressions du monachisme non chrétien et incarné dans de nombreuses traditions populaires. Cela fait de l'Occident (compris comme le christianisme) une civilisation essentiellement différente et autre que le monde islamique et les civilisations de l'Inde, de la Chine, du Japon, etc.

    Compris de cette manière, l'Occident sera certainement l'Europe et ses projections extra-européennes, mais il sera aussi compris comme inséparable de ces christianismes millénaires extérieurs à l'écoumène gréco-romain comme, par exemple, les christianismes éthiopien ou arménien. Un Occident ainsi compris considérera comme indissolublement unie à lui la civilisation chrétienne incarnée par les minorités des pays non chrétiens (par exemple les Coptes d'Egypte, les Syriaques et les Maronites d'Asie Mineure, les Chaldéens de Mésopotamie, les Chrétiens de Saint-Thomas en Inde, etc;), il entretiendra des relations étroites avec eux, défendra leurs droits et soutiendra leurs causes.

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  • Russkiy Mir : la doctrine de domination mondiale de Poutine

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    De Luca Della Torre sur Corripondenza Romana :

    Russkiy Mir : la doctrine de domination mondiale de Poutine

    13 avril 2022

    Le conflit en Ukraine généré par l'agression militaire russe contre un État souverain - en violation flagrante de tous les traités politiques les plus importants du droit international et du droit des Nations unies, auxquels la Russie elle-même adhère depuis des décennies - n'est pas le résultat d'une "volonté de puissance" irrationnelle dans l'esprit de l'intelligentsia liée à l'autocrate Vladimir Poutine.

    Il existe, en effet, un niveau d'interprétation de cette guerre d'agression, qu'il faut relier à la dimension géopolitique internationale, un niveau d'interprétation bien connu depuis des années des chancelleries diplomatiques occidentales, des services de renseignement de l'état-major des forces armées européennes, américaines et de l'OTAN, des juristes et des analystes qui suivent le secteur des relations internationales et des traités sur la sécurité et la souveraineté des États nationaux.

    Nous parlons de Russkiy Mir, le véritable levier idéologique stratégique à la base du poutinisme, compris comme une doctrine politique qui ne partage ni ne reconnaît les valeurs philosophiques de la civilisation chrétienne, de la primauté religieuse de l'Église catholique de Rome, de l'expérience culturelle historique romaine-germanique : en bref, un système géopolitique qui s'oppose à l'Europe et à l'Occident au nom d'un programme dans lequel l'idéologie panrusse, la mythologie eurasienne, le mysticisme orthodoxe et les théories de la conspiration puériles se rejoignent dangereusement.

    Les pièces de ce puzzle compliqué ont des origines très anciennes. L'auteur a enseigné dans des universités russes sur des sujets liés au droit international, aux droits de l'homme et aux conflits armés, et peut certifier que l'élaboration de la pensée de Russkiy Mir s'est répandue de manière transversale bien avant l'agression contre l'Ukraine dans les structures supérieures de la société civile russe.

    Russkiy Mir est devenu officiellement visible il y a près de vingt ans : en 2007, lors de son célèbre discours à la conférence de Munich, Poutine a expressément rejeté la possibilité de coopération et d'intégration dans une plate-forme commune de traités et d'accords selon les principes du droit international de respect de la souveraineté mutuelle et de l'intégrité territoriale entre la Russie et l'Occident. 

    Le melting-pot complexe de l'idéologie Russkiy Mir repose essentiellement sur trois concepts : l'existence d'une communauté identitaire et d'une civilisation ethnique, linguistique et religieuse unique, dominée par la primauté politique nationaliste de Moscou, une communauté qui inclut de manière autoritaire également les soi-disant "compatriotes", c'est-à-dire tous les peuples slaves russophones ou les pays qui ont des minorités russophones en dehors de la frontière russe :  donc aussi les Ukrainiens et les Biélorusses, les Arméniens et les Kazakhs, les Lettons et les Estoniens, les Géorgiens et les Moldaves, qui n'auraient pas le droit d'être reconnus comme des peuples et des États souverains. Les propos de Poutine au début de l'invasion de l'Ukraine sont exemplaires à cet égard : les Ukrainiens ne sont pas un peuple ni un État, ils n'ont pas le droit d'exister, sauf sous le talon russe.

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  • Quelle est l'importance du soutien du patriarche Kirill à Poutine ?

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    De Massimo Introvigne sur Bitter Winter :

    Patriarche Kirill : quelle est l'importance de son soutien à Poutine ?

    13/04/2022

    Seul un petit pourcentage de Russes va à l'église. Beaucoup de ceux qui n'y vont pas peuvent néanmoins être influencés par les tirades du patriarche.

    (Traduction d'un éditorial publié le 8 avril 2022 dans le quotidien italien "Il Mattino".)

    Deux statistiques provenant de sources normalement fiables nous renseignent sur l'humeur de la population russe. L'une nous apprend que le soutien à Poutine, qui était tombé à 69 % avant la guerre, est désormais supérieur à 80 % (bien que la capacité ou la volonté des personnes interrogées dans les sondages russes de répondre librement ait été mise en doute). Une autre statistique indique que la fréquentation des églises orthodoxes en Russie est tombée à environ 1 %.

    La deuxième statistique doit être interprétée, étant donné qu'il n'existe pas dans l'Eglise orthodoxe de règle similaire au précepte catholique d'assister à la messe. Un catholique, du moins en théorie, devrait aller à la messe tous les dimanches. Pour un orthodoxe, cette obligation n'existe pas et beaucoup ne vont à l'église que lors des grandes fêtes. Toutefois, les spécialistes qui observent la religion en Russie s'accordent à dire que le nombre de Russes en contact avec l'Église orthodoxe ne cesse de diminuer et qu'il indique désormais une sécularisation comparable à celle de l'Europe occidentale.

    Il pourrait sembler que cela démente une autre thèse commune à ceux qui étudient la religion en Russie, celle du pacte implicite mais très ferme entre l'Église orthodoxe russe et l'État, c'est-à-dire entre le patriarche Kirill et Poutine. Poutine protège l'Église orthodoxe par des lois qui interdisent les missions d'autres religions et le prosélytisme, ainsi que la "liquidation" de ceux qui insistent pour convertir les orthodoxes à une autre foi, comme les Témoins de Jéhovah.

    Kirill rend la pareille en organisant, à travers le réseau capillaire des paroisses orthodoxes, le consentement à Poutine et à son parti, un peu comme les évêques catholiques italiens l'ont fait au XXe siècle avec les démocrates-chrétiens. Certains diront que c'est précisément cette identification entre l'Église orthodoxe et le pouvoir politique qui éloigne de nombreux Russes, en particulier les jeunes, des églises.

    Mais comment Kirill peut-il organiser un consensus pour Poutine si seule une petite minorité va à l'église ? En Russie, plus qu'ailleurs, il faut distinguer les différents cercles sur lesquels l'Église majoritaire exerce son influence. Une situation similaire se produit également en Italie.

    Selon les statistiques les plus fiables, les catholiques actifs en Italie sont entre quinze et vingt pour cent, mais ceux qui se déclarent catholiques dans les sondages dépassent les quatre-vingts pour cent. Les déclarations du pape, y compris celles sur la guerre en Ukraine, font régulièrement la une des journaux, et elles influencent certainement un cercle plus large que la minorité comparativement étroite des catholiques actifs.

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  • Sainte Ida de Louvain ou de Boulogne (13 avril) : une femme exceptionnelle et méconnue

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    Une émisssion de Canal Académie avec Jean-Pierre Dickès :

    Sainte Ide de Boulogne : mère de Godefroy de Bouillon

    Découvrir la figure méconnue d’une femme exceptionnelle : la comtesse de Boulogne, Ide, mère de 2 rois : Godefroy de Bouillon et Baudouin d’Edesse, souverains du royaume latin de Jérusalem.
     

    Émission proposée par : Hélène Renard

    Contemporaine de Guillaume le Conquérant et de la première croisade, Ide de Boulogne a fondé de nombreuses abbayes et sa charité auprès des pauvres lui a valu de devenir sainte. Un étonnant voyage parmi les grands des cours européennes du Moyen-Âge...

    Ide de Lorraine est une figure injustement méconnue du XIe siècle français. Descendante de Charlemagne et nièce du Pape Etienne XI, elle épouse le Comte Eustache de Boulogne qui sauve la vie de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings. Belle-sœur de Geoffroy, évêque de Paris et chancelier du roi de France Philippe Ier, son influence politique est considérable. Ses fils, Godefroy de Bouillon et Baudouin sont les premiers rois francs de Jérusalem. Sa petite fille Mathilde monte sur le trône d’Angleterre. Entre la Croix et l’Epée, elle bâtit des cathédrales vénère le précieux sang du Christ et sera canonisée. Son épopée nous entraîne dans un étonnant voyage au cœur de l’Histoire médiévale.

    Vers le 15 août et début septembre 1095, les Lorrains entraînés par le duc de Lorraine, Godefroy, et ses deux frères, tous trois fils d’Ide de Boulogne, se dirigent vers Pontarlier pour la vallée du Danube et la Terre Sainte, parce que les "Français" se mettent enfin en route pour la Croisade.

    Bibliographie
    Sainte Ide de Boulogne, Editions de Paris, 2004

    Sainte Ide de Boulogne : Mère de Godefroy de Bouillon

    Sainte Ide de Boulogne
    Un ouvrage de Jean-Pierre Dickès

    A propos de Jean-Pierre Dickès

    Jean-Pierre Dickès, président de la Société académique du Boulonnais, membre de la Commission d’Histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, est l’auteur, avec "Sainte Ide de Boulogne", d’une grammaire et d’un dictionnaire de Picardie. Son ouvrage, "Sainte Ide de Boulogne", a été remarqué par les Académiciens de l’Académie des sciences morales et politiques.