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Société - Page 180

  • Jeanne d'Arc : une égérie LGBTQ ?

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    De Ludovic Lavaucelle sur La sélection du Jour :

    "Moi, Jeanne": quand le wokisme fait de Jeanne d'Arc une égérie LGBTQ

    Une nouvelle pièce fait scandale à Londres. Le mythique Théâtre du Globe, qui est une fidèle reproduction de l’édifice construit par Shakespeare et sa troupe en 1599, fait jouer une pièce sur la vie de Jeanne, la célèbre sainte française. Elle est représentée en personnage « non binaire », interpellé sur scène par le pronom inventé : « iel ». Les féministes sont furieuses car – même en Angleterre – la jeune martyre est un symbole. En 1911, 40 000 suffragettes avaient marché avec à leur tête une manifestante déguisée en Jeanne d’Arc. Nier son sexe revient, pour elles, à interdire aux femmes toute place dans l’histoire. Michelle Terry, la directrice artistique du théâtre s’est défendue ainsi : Shakespeare lui-même ne cherchait pas à représenter des faits historiques mais les utilisait pour interroger le monde qui l’entourait.

    Ce que dit Madame Terry est vrai du théâtre en général. Tout comme il est exact de rappeler qu’à l’époque du grand « barde », des acteurs jouaient des rôles féminins. Mais il faut aller au-delà des apparences, propose Mary Harrington pour UnHerd (voir son essai en lien). Cette pièce est d’abord de la propagande au service d’une classe dirigeante, à l’image de certaines œuvres de Shakespeare sous l’œil sévère de la Reine Elizabeth. En s’attaquant à Jeanne la Pucelle, l’idéologie woke cherche aussi à effacer ce qui l’a rendue si puissante : sa virginité.

    Si des hommes jouaient des rôles de femmes, il ne faut pas y voir une quelconque tradition « non-binaire » mais la loi de l’époque. Les activistes de 2022 font donc revivre une tradition des plus… patriarcales. De plus, la trilogie « Henri VI » de Shakespeare parle de la fin de la Guerre de Cent Ans du point de vue anglais. Jeanne y est présentée d’une manière ignoble, une sorte de prostituée faisant appel à une armée de démons pour lui venir en aide. 150 ans après son exécution, Shakespeare ne parlait pas d’elle pour « interroger le monde qui l’entourait », mais pour servir la propagande de la Reine Elizabeth. La pièce « Moi, Jeanne » d’aujourd’hui poursuit le même objectif – le talent en moins. Il ne s’agit plus de servir la volonté de puissance géopolitique d’une souveraine, mais de propager l’obsession d’une minorité très présente parmi les « élites » actuelles, selon laquelle on peut se définir en dehors de toute attache biologique…

    Le traitement dans la littérature du personnage de Jeanne met en lumière un vieux problème : le droit des femmes à se refuser aux hommes. La chasteté était tout à fait respectée tant qu’elle était limitée aux murs d’un couvent, en tout cas loin de la place publique. C’est justement par l’angle de la sexualité que Shakespeare a cherché à détruire l’aura de Jeanne. Voltaire n’était pas moins vulgaire ni misogyne quand il a écrit « La Pucelle d’Orléans » en 1730. Ce poème, qui décrivait Jeanne presque séduite par un âne volant a tellement scandalisé qu’il n’a été publié qu’en 1899. La mythologie grecque parle de ce dilemme féminin avec les Amazones (qui semblent avoir une origine historique chez les peuples scythes). L’invincibilité de ces terribles guerrières était liée à leur refus d’une soumission aux hommes : la reine Hippolyte sera tuée par Héraclès après lui avoir « fait don de sa ceinture ». Shakespeare en parle dans son célèbre « Songe d’une nuit d’été » mais il insiste sur une autre tradition : Thésée se joint à l’expédition d’Héraclès et capture l’Amazone Antiope qui lui donnera un fils. Dans cette version, les fières guerrières sont soumises par les hommes et acceptent de « rentrer dans le rang ». Déjà les contemporains de la pièce ont vu une allusion osée de l’auteur à la reine Elizabeth I, qui construisait son personnage d’Amazone intouchable.

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  • Les religieux dans la seconde guerre mondiale ou la foi jusqu’au sacrifice

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    De KTO Télévision :

    La foi jusqu’au sacrifice : les religieux dans la seconde guerre mondiale

    04/05/2020

    Au cœur de la Seconde Guerre mondiale, des prêtres et des religieux ont donné leur vie pour la paix. Ils se sont battus avec héroïsme contre la barbarie. A travers de très nombreux témoignages et images d’archives, ce film nous transmet un magnifique message d’espoir ! Un grand moment de vérité !

  • Serbie : des dizaines de milliers de manifestants mobilisés contre l'EuroPride

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    De Thibaut Prodhomme sur le site de Valeurs Actuelles :

    En Serbie, la fronde contre l’EuroPride gagne du terrain

    Ce dimanche, des dizaines de milliers d’habitants de Belgrade ont défilé contre cet événement qui attirera des membres de la communauté LGBTQ+ de toute l’Europe du 12 au 18 septembre.

    19 août 2022

    Ce dimanche 14 août, environ 50 000 personnes sont descendues dans les rues de Belgrade, en Serbie, pour protester contre l’« EuroPride », événement LGBTQ+ qui se déroulera dans la capitale du 12 au 18 septembre. Les marcheurs y ont chanté des hymnes orthodoxes et des chants patriotiques en portant des croix, des icônes et des drapeaux. « Ne touchez pas à nos enfants » et « non à l’occupation », pouvait-on entendre au sein du cortège. Cette « EuroPride » sera la première en Europe de l’Est, une région où les organisateurs dénoncent des discriminations homophobes.

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  • L'indéniable extrémisme de Biden en matière d'avortement

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    De Michael Warsaw sur le National Catholic Register :

    L'indéniable extrémisme de Biden en matière d'avortement

    Comme en témoignent ses derniers gestes, le président américain est scandaleusement déterminé à promouvoir la culture de la mort par tous les moyens.

    19 août 2022

    Récemment, le mouvement pro-avortement s'est montré de plus en plus mécontent de ce qu'il caractérise comme l'approche "modérée" du président Joe Biden sur la question, suite à la décision de la Cour suprême des États-Unis dans l'affaire Dobbs v. Jackson Women's Health. Franchement, cela fait des décennies que Joe Biden ne peut plus être considéré comme modéré, même de loin, en matière de politique d'avortement, mais son extrémisme récent en la matière est devenu indéniable. 

    Le deuxième président catholique de notre pays a réussi, d'une manière ou d'une autre, à adopter une position totalement incohérente, à savoir qu'il peut concilier sa foi catholique, qui enseigne que l'avortement est toujours moralement mauvais et constitue un péché mortel, avec son plaidoyer sans réserve en faveur d'un avortement illimité et financé par le contribuable.  

    Une semaine après le début de sa présidence, le président a annulé la politique de Mexico, qui interdit le financement fédéral des organisations non lucratives et des ONG étrangères qui pratiquent l'avortement. Cette décision laissait présager les efforts déterminés de l'administration pour promouvoir l'avortement par tous les moyens nécessaires.

    Face à une majorité conservatrice de 6-3 à la Cour suprême, Biden et ses alliés du Congrès savaient que de plus en plus d'États chercheraient à adopter des lois pro-vie et à contester Roe v. Wade. En réponse, les alliés de M. Biden ont préconisé à la fois de mettre fin au filibuster, ce qui réduirait les droits du parti minoritaire, et d'empiler la Cour suprême, ce qui ajouterait des sièges à la Cour et ferait pencher la balance en faveur des juges progressistes. Heureusement, ces deux tentatives sont dans l'impasse, le Sens. Joe Manchin, D-W.Va., et Kyrsten Sinema, D-Ariz. ainsi que tous les républicains du Sénat s'y sont opposés. 

    Sans se laisser décourager, le président Biden a attaqué l'amendement Hyde, qui bénéficie depuis plus de 40 ans d'un large soutien bipartisan. Cet amendement interdit le financement fédéral de l'avortement, sauf dans quelques circonstances très rares. Biden lui-même l'a soutenu pendant 39 ans jusqu'à ce que, alors qu'il était candidat à l'investiture démocrate pour la présidence, il fasse volte-face et annonce son opposition à Hyde. Il a tenté d'exclure Hyde dans sa première proposition de budget pour la santé et les services sociaux.  

    Heureusement, le Congrès a refusé d'adopter le projet de loi de financement sans son inclusion, et Hyde reste la loi du pays.

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  • Ce qu'est devenue la référence au catholicisme dans l'enseignement libre

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    Dans un article de Monique Baus publié sur le site de La Libre ce 19 août, on apprend que le réseau libre a redéfini sa référence à la religion catholique. A la question : "Que signifie encore "enseignement catholique" dans un siècle sécularisé?", il est répondu que "La référence au christianisme est clairement assumée et inscrite dans l'évolution d'un monde en crise."

    Ainsi a-t-il fallu choisir entre quatre scénarios :

    D'abord, celui de la sécularisation. "Les écoles catholiques cesseraient alors de se référer exclusivement au christianisme et à l'Évangile et de se dire chrétiennes dans la définition de leur projet, explique Etienne Michel, le directeur général. Nous n'avons pas retenu cette idée. Dans l'acte d'éduquer se joue quelque chose de la transmission d'une culture, dont la religion est une composante."

    Ensuite le scénario de la reconfessionnalisation. Les écoles catholiques se recentreraient alors sur leur identité confessionnelle sans considération pour le pluralisme des publics qui s'y est développé. "Cette option n'est pas compatible avec un enseignement catholique de masse qui est doté d'un statut de service public fonctionnel. Dans la réalité, le risque serait grand que la sélection selon le caractère confessionnel se confonde avec une sélection selon l'origine sociale." Et d'ajouter qu'elle ne correspondrait pas non plus au mode d'organisation de l'enseignement à partir d'associations issues de la société civile devenue largement pluraliste.

    Un troisième scénario consistant à réduire la référence chrétienne à ce que tout le monde peut en accepter en termes de valeurs (respect du prochain, etc.) est écarté aussi "car il conduirait à la banalisation de la référence chrétienne".

    Reste la voie choisie de la recontextualisation ou de la réinterprétation d'une tradition éducative. "La référence à la tradition chrétienne est mobilisée pour contribuer à la formation de l'identité des élèves dans un contexte de pluralité des convictions, pose Étienne Michel. La référence au christianisme n'est pas banalisée, mais assumée explicitement comme une valeur éducative. On n'attend pas de nous que nous encouragions l'utilitarisme, l'individualisme."

    L'école catholique se réfère à ses sources, mais dans un dialogue avec la société contemporaine. Importante précision : "Il s'agit toutefois de s'interdire tout prosélytisme en encourageant la liberté de penser et la capacité à se forger ses propres opinions."

    Autant dire que, dans les écoles du Libre, la référence au catholicisme a déjà bel et bien disparu de la pratique quotidienne et n'est pas près d'y revenir. Ce langage alambiqué dissimule mal la réalité d'un enseignement pluraliste aligné sur les valeurs de la culture ambiante. Si le sel perd de sa saveur... YW

  • La Chine utilise des prisonniers d’opinion incarcérés comme réservoir d’organes

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    Lu sur "The Conversation" :

    Quand la Chine exécute ses prisonniers d’opinion pour alimenter le trafic d’organes

    18 août 2022

    auteurs : (Transplant Nephrologist, Assistant Professor of Medicine, McMaster University) et (Clinical professor, Faculty of Health Sciences, McMaster University)

    C’est, sans conteste, l’une des plus grandes réussites de la médecine moderne. La greffe d’organes a, en effet, sauvé des millions de vies. Cependant, l’offre limitée de donneurs associée à une demande massive de greffes a créé une pénurie (5 273 transplantations ont ainsi été réalisées en France en 2021, alors que près de 20 000 patients sont en liste d’attente d’un rein, d’un cœur, etcndlr).

    Ce manque a alimenté une industrie mondiale du trafic d’organes, qui exploite en premier lieu les membres les plus pauvres, défavorisés voire persécutés de la société, parfois considérés comme de simples « sources » à la disposition de ceux qui sont capables de s’offrir leurs organes.

    Bien que cette pratique existe dans de nombreux pays, la situation en Chine est particulièrement préoccupante. Ce pays est le seul au monde à organiser le trafic d’organes à une échelle industrielle, en prélevant des organes sur des prisonniers d’opinion exécutés. Cette pratique est connue sous le nom de prélèvement forcé d’organes.

    Un trafic aussi odieux que rentable

    Considérons un instant l’hypothétique scénario suivant : au Canada, un patient atteint d’une maladie cardiaque en phase terminale a besoin d’une greffe de cœur pour survivre.

    Ses médecins l’informent qu’il doit s’inscrire sur une liste d’attente jusqu’à ce qu’un donneur compatible décède dans des conditions appropriées… ce qui peut se produire des semaines, des mois, voire des années plus tard. Mais, en se renseignant un peu, le patient découvre un programme de greffe en Chine qui peut lui garantir une greffe cardiaque à partir d’un donneur compatible quelques semaines à l’avance.

    Cela soulève plusieurs questions importantes.

    Une transplantation cardiaque ne peut provenir que de donneurs décédés. Alors, comment un hôpital peut-il mettre en relation ce patient avec un donneur potentiel « décédé » des semaines à l’avance ? Comment l’hôpital a-t-il trouvé ce donneur ? Comment les responsables de l’hôpital savent-ils quand ce donneur va mourir ? Ce dernier a-t-il consenti à ce que ses organes soient prélevés ?

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  • Zaïrois ? Ou Sarum ? La liturgie congolaise oubliée

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    Un article de Claudio Salvi (3 août 2022) lu sur le site du liturgical art journal:

    « L'utilisation zaïroise a fait l'actualité ces derniers temps , mais malgré un intérêt pour le Congo catholique , je crains d'en savoir trop peu pour commenter intelligemment. Peu d'utilité vient de la polémicité – de part et d'autre – qui s'acharne à promouvoir ou à critiquer diverses tentatives d'inculturation sans passer beaucoup de temps à étudier la culture en question. La culture est, après tout, au cœur du problème - et les cultures diffèrent. 

    Pour cette raison même, même quelqu'un de bien placé pour discuter de l'inculturation des Indiens d'Amérique du Nord le long du Saint-Laurent devrait garder une distance respectueuse lorsque les Indiens en question vivent le long de l'Amazone . Cependant, nous pouvons néanmoins souligner un universel important qui a malheureusement été absent de la plupart des discussions au cours des 50 dernières années. L'inculturation, nous dit-on, doit respecter la tradition locale . Et c'est vrai. Mais trop souvent, il ne s'agit que de tradition païenne ou laïque, et c'est là que s'insinue l'erreur fatale. Ce que l'inculturation doit en réalité respecter par-dessus tout, c'est la propre tradition catholique d'une culture .  

    Il faut remonter dans l'histoire, aussi loin que possible, jusqu'à la première rencontre entre la foi et la culture. Et puis nous retraçons comment la foi et la culture se sont entrelacées à travers les siècles, créant une Église locale qui était la fusion naturelle de ce processus. Et cela s'applique aussi bien aux Européens et aux Européens-Américains qu'aux Indiens d'Amérique ou aux Congolais.

    C'est une erreur de jugement titanesque de supposer qu'aucune fusion culturelle digne de mention ne s'est produite avant Vatican II. Et c'est manifestement le cas dans la région desservie par l'usage zaïrois.

    Le royaume de Kongo, fondé en 1390, a été visité pour la première fois par des missionnaires portugais sous le règne du roi João I en 1491. Sous son fils, le pieux Afonso I, le catholicisme est devenu la religion d'État, après quoi Kongo a été dûment reconnu comme un royaume catholique. par le Pape et les couronnes d'Europe. Une bulle pontificale du pape Urbain VIII autorisa même les missionnaires capucins à couronner les rois du Kongo selon le rite catholique du couronnement.

    Quiconque transplante sans discernement le modernisme européen blasé dans l'esprit des indigènes congolais pourrait être surpris par ce dernier fait. Mais les récits historiques indiquent que les Africains subsahariens ne méprisaient pas la pompe et la cérémonie de la liturgie baroque européenne - au contraire, ils semblaient y avoir été des participants assez enthousiastes.

    Le chroniqueur italien Filippo Pigafetta notait en 1591 que la cathédrale Sainte-Croix de M'Banza Kongo y était rattachée : « environ vingt-huit chanoines, divers aumôniers, un maître de chapelle et des choristes, outre qu'elle était pourvue d'un orgue, de cloches , et tout ce qui est nécessaire au service divin.

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  • Détruire les croix : une priorité du gouvernement socialiste espagnol

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    De Stefano Chiappalone sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le gouvernement espagnol déclare la guerre aux croix

    18-08-2022

    La nouvelle loi sur la mémoire démocratique vise également la croix la plus haute du monde, située dans le Valle de los Caidos, d'où le corps de Francisco Franco a également été déplacé il y a trois ans. Les moines bénédictins devront également partir, pour faire de ce lieu un symbole démocratique. Mais ce n'est qu'une partie d'une guerre contre toutes les croix en Espagne. Protestations des évêques.

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    En Espagne, la guerre contre les croix, accusées de "franquisme", ne s'arrête pas. Les nombreuses croix disséminées dans le pays sont toutes considérées comme coupables d'avoir été érigées sur ordre de Francisco Franco, et donc inévitablement porteuses d'une apologie du régime. À commencer par l'énorme (150 mètres) de la Valle de los Caidos (vallée des déchus), située dans la vallée de Cuelgamuros. Le complexe, situé à 60 km de Madrid, commandé par Franco, comprend également une abbaye bénédictine et contient les restes des soldats tombés (des deux côtés) de la guerre civile espagnole.

    "Resignificacion" est le mot clé de la Ley de Memoria Democratica, qui complète la précédente Ley de Memoria Historica (2007) du gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, déjà connu pour la poussée laïque imprimée de manière si décisive au cours de son mandat qu'un néologisme spécial a été inventé pour désigner son action : "zapaterismo". Le projet de loi sur la "mémoire démocratique", approuvé le 14 juillet par le Congrès des députés et transmis ensuite au Sénat, prévoit sa transformation et son changement de nom, conformément aux intentions de l'actuel premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

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  • L’incarcération de dissidents dans des hôpitaux psychiatriques reste une pratique courante en Chine

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    De Dorian Malovic, correspondant en Asie de l’Est à Tokyo (Japon), sur le site du journal La Croix :

    En Chine, on enferme toujours les dissidents en hôpital psychiatrique 

    Selon un rapport alarmant de l’ONG Safeguard Defenders publié mercredi 17 août, l’incarcération de dissidents dans des hôpitaux psychiatriques hors de toute procédure légale reste une pratique courante et routinière en Chine.

    17/08/2022

    On pensait révolues ces pratiques inhumaines, courantes en Union soviétique ou sous la Chine de Mao. Mais dans la Chine de Xi Jinping, des centaines de dissidents sont toujours enfermés en hôpital psychiatrique pour les réduire au silence et les faire disparaître de la circulation. C’est ce que détaille un rapport très documenté publié mercredi 17 août par l’ONG de défense des droits humains Safeguard Defenders, basée à Madrid.

    Intitulé Drogués et détenus dans les prisons psychiatriques de Chine, ce rapport confirme que « pendant des décennies, les autorités de Pékin ont utilisé le système d’hôpitaux psychiatriques du pays, connu sous le nom d’Ankang», pour punir les prisonniers politiques.

    Des témoignages effrayants sur l’incarcération de militants chinois

    Ainsi, en dépit de nombreuses lois chinoises sur la santé mentale votées dans les années 2010 ayant interdit officiellement la torture tout en renforçant le contrôle des tribunaux sur le système psychiatrique, la réalité est bien différente.

    La majorité des données contenues dans le rapport proviennent d’entretiens avec des victimes et leurs familles mis en ligne par l’ONG chinoise Civil Rights and Livelihood Watch (CRLW), fondée par le militant et journaliste citoyen Liu Feiyue. Libéré après cinq années de détention, il est toujours placé en résidence surveillée et reste privé de tous ses droits civiques.

    « Les médecins et les hôpitaux sont de connivence avec le Parti communiste chinois »

    Les données de ce rapport portent sur les cas de 99 Chinois soumis à une hospitalisation psychiatrique pour des raisons politiques entre 2015 et 2021. « Le Parti communiste chinois (PCC) est en mesure de soustraire au système judiciaire les signataires de pétitions et les militants, leur ôtant l’espoir de consulter un avocat ou de passer en jugement, tout en leur diagnostiquant une maladie mentale qui les isole socialement même après leur libération », précise le rapport. De plus, selon le document, « les médecins et les hôpitaux sont de connivence avec le PCC pour soumettre les victimes à des hospitalisations non consenties et médicalement inutiles et à des prises de médicaments forcées ».

    À lire aussi : Ai Weiwei : « L’Europe est trop timide avec la Chine »

    Pour Jing-Jie Chen, chercheur au sein de Safeguard Defenders, « ce rapport apporte la preuve que la Chine utilise toujours ces moyens effrayants pour imposer le silence aux critiques du Parti communiste chinois ». Selon lui, il y aurait « une centaine d’hôpitaux psychiatriques liés à cette pratique mais il est impossible de savoir exactement combien de militants y sont emprisonnés ».« De tels chiffres indiquent que l’envoi de prisonniers politiques dans des services psychiatriques est répandu et routinier en Chine », poursuit le rapport.

    Le document cite aussi des prisonniers qui affirment avoir été battus, soumis à des électrochocs et placés à l’isolement. Parmi les personnes détenues figurent Dong Yaoqiong, appelée Ink Girl (« la fille de l’encre »), qui, en direct sur Twitter en 2018, avait éclaboussé avec de la peinture un portrait du président chinois Xi Jinping.

    Selon les ONG, la répression contre les dissidents politiques en Chine s’est intensifiée sous la présidence de Xi Jinping, le dirigeant le plus puissant du pays depuis des décennies.

  • Les allégations concernant le cardinal Ouellet vont alimenter les critiques à l'égard du Vatican

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    De JD Flynn sur The Pillar :

    Les allégations concernant le cardinal Ouellet soulèveront les critiques à l'égard du Vatican

    17 août 2022

    Les médias canadiens ont rapporté mardi que le cardinal Marc Ouellet a été accusé, dans le cadre d'un recours collectif, d'avoir touché de manière inappropriée une stagiaire, de l'avoir embrassée lors d'une fête d'ordination en 2010, puis d'avoir glissé sa main dans son dos et d'avoir touché son postérieur.

    Le cardinal n'a pas encore fait de déclaration au sujet de ces allégations, et le Saint-Siège n'a pas indiqué officiellement si un processus canonique sera entrepris.

    Les allégations sont du genre peu susceptible d'être poursuivies comme des crimes, et ni la culpabilité ni l'innocence ne sont particulièrement susceptibles d'être prouvées. Ouellet restera très probablement pendant un certain temps dans une position intermédiaire, ni disculpé ni condamné. 

    Mais la façon dont le Vatican a traité l'affaire - dans les 19 mois qui ont suivi la date à laquelle le pape François a apparemment pris connaissance des allégations - est susceptible de susciter des critiques à l'encontre du pontife, renouvelant l'accusation fréquente selon laquelle François ne sait pas comment traiter les allégations d'inconduite sexuelle parmi les évêques.

    En 2010, la femme aurait été une stagiaire de 25 ans à la chancellerie de l'archidiocèse de Québec, que M. Ouellet a dirigé de 2003 à 2010, avant d'être nommé à la tête de la Congrégation pour les évêques. 

    Selon CTVNews, la femme a allégué plusieurs incidents d'attouchements non désirés de la part de Ouellet, qui ont apparemment commencé peu après le début de son stage en 2008. 

    La femme allègue que le cardinal lui a fait un massage non désiré et plusieurs câlins non désirés, qu'il a embrassé sa joue sans sa permission, qu'il a touché son postérieur et, à une occasion, qu'il l'a "maintenue fermement contre lui, caressant son dos avec ses mains".

    La poursuite indique que M. Ouellet était apparemment connu de certains membres de la chancellerie de Québec comme étant "très amical", et elle prétend que d'autres femmes avaient eu un "problème" avec le penchant apparent du cardinal pour les attouchements non désirés.

    La victime présumée a déclaré à Radio-Canada que les attouchements étaient "assez intrusifs pour, disons pour quelqu'un qui est mon supérieur, qui est l'archevêque de Québec".

    Elle a allégué un incident au cours duquel le cardinal a parlé de "se soigner" avant de lui donner un baiser sur la joue.

    "Cela m'a mis très mal à l'aise, surtout le mot "se traiter". Comme si j'étais son cadeau", a-t-elle affirmé.

    Finalement, selon la femme, "je me suis sentie poursuivie. Il est devenu de plus en plus envahissant, de plus en plus intense, au point que j'ai cessé d'assister à des événements. J'ai essayé d'éviter autant que possible d'être en sa présence".

    Les allégations semblent correspondre à un schéma familier, une histoire racontée fréquemment dans les années qui ont suivi l'émergence du mouvement #MeToo : Ouellet avait l'habitude de dépasser les limites au travail, ne respectait pas l'intégrité corporelle d'une jeune femme subordonnée, et ses ouvertures la mettaient mal à l'aise - d'une manière peut-être autrefois courante chez les hommes puissants, mais qui n'est plus tolérée. 

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  • Le cardinal Marc Ouellet, préfet du dicastère des évêques, accusé d'agression sexuelle

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    Les médias exultent : encore un scandale sexuel qui contribuera à ruiner le peu de crédit - s'il lui en reste encore - dont dispose l'Eglise catholique...

    De Carl Bunderson sur Catholic News Agency :

    Le cardinal Ouellet cité dans une poursuite canadienne pour abus sexuels.

    16 août 2022 

    Le cardinal Marc Ouellet, préfet du dicastère des évêques, a été accusé d'agression sexuelle dans une poursuite civile déposée contre l'archidiocèse de Québec.

    L'AFP rapporte que le recours collectif, déposé le 16 août, comprend le témoignage de 101 personnes qui disent avoir été agressées sexuellement par des clercs ou des employés de l'Église de 1940 à aujourd'hui. Quatre-vingt-huit ecclésiastiques font l'objet d'accusations dans le cadre de ce recours.

    M. Ouellet est accusé par une femme qui affirme qu'il l'a agressée à plusieurs reprises alors qu'elle travaillait comme stagiaire en pastorale pour l'archidiocèse de Québec entre 2008 et 2010, alors qu'il était archevêque de Québec. Elle l'a décrit en train de l'embrasser et de faire glisser sa main dans son dos jusqu'à sa fesse.

    Selon la CBC, les incidents présumés impliquant M. Ouellet se sont produits lors d'événements publics.

    La poursuite dit que la victime présumée a écrit au pape François au sujet de Ouellet en janvier 2021, et elle a reçu un courriel le 23 février 2021 lui signifiant que le père Jacques Servais (un jésuite belge ndB) avait été nommé pour enquêter sur le cardinal. Sa dernière communication avec Servais remonte au mois suivant, et à ce jour, "aucune conclusion concernant les plaintes contre le cardinal Marc Ouellet ne lui a été envoyée".

    Un autre recours collectif a été déposé contre les Frères des écoles chrétiennes. Dans cette affaire, 193 victimes présumées ont accusé 116 Frères de La Salle d'agression sexuelle.

    Ouellet, 78 ans, a été ordonné prêtre du diocèse d'Amos en 1968, à l'âge de 23 ans. Il a rejoint les Sulpiciens en 1972. En 2001, il a été nommé secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et a été consacré évêque.

    Il a été archevêque de Québec de 2002 à 2010, date à laquelle il a été nommé préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

    M. Ouellet s'est exprimé ouvertement sur les abus sexuels et la formation des prêtres.

    Lors d'une réunion en 2018 des présidents des conférences épiscopales d'Europe, il a déclaré que "nous aurions besoin de la participation de plus de femmes dans (la formation) des prêtres" pour prévenir les abus.

    Il a réitéré ce point dans une interview de 2020 avec Donne Chiesa Mondo, en disant que "pour le prêtre, apprendre à entrer en relation avec des femmes dans le cadre de la formation est un facteur d'humanisation qui favorise l'équilibre de la personnalité et de l'affectivité de l'homme."

    Le cardinal a déclaré qu'il pensait que l'Église bénéficierait grandement d'une présence accrue de femmes dans les équipes de formation des séminaires, comme enseignantes de théologie, de philosophie et de spiritualité, et "en particulier dans le discernement des vocations."

    Ouellet s'est verbalement disputé avec Mgr Vigano lorsque des détails sur la connaissance de Theodore McCarrick par le Vatican ont émergé ces dernières années. 

    Dans une lettre d'octobre 2018, Ouellet a déclaré qu'il a été communiqué à Vigano en 2011 que McCarrick "devait obéir à certaines conditions et restrictions en raison des rumeurs sur son comportement dans le passé", et qu'il "a été fortement incité à ne pas voyager et à ne pas apparaître en public, afin de ne pas provoquer d'autres rumeurs à son sujet". Il est faux de présenter les mesures prises à son encontre comme des 'sanctions' décrétées par le pape Benoît XVI et annulées par le pape François."

    Et en janvier 2019, M. Ouellet a écrit que sa congrégation avait empêché les évêques américains de voter sur les propositions visant à résoudre la crise des abus sexuels en novembre parce qu'elle estimait que plus de temps était nécessaire pour discuter des mesures.

    Carl Bunderson est directeur de la rédaction de la Catholic News Agency. Il est titulaire d'un BA en économie de l'Université du Colorado Boulder et d'un BPhil de l'Université pontificale du Latran.