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Société - Page 4

  • Le christianisme sans la chrétienté ?

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    De sur Corrispondenza Romana :

    Le christianisme sans la chrétienté ?

    Ce récit met en scène des empereurs et des dirigeants romains, des anges messagers et les premiers pontifes, des prêtres et des prêtresses païens, ainsi que de nombreux Pères de l'Église, tels que saint Jérôme et saint Augustin. C'est une histoire captivante par laquelle Chateaubriand entendait raviver l'esprit de la civilisation chrétienne – avec ses aspects culturels – que le catholicisme, notamment en France dans les années qui suivirent les atrocités de la Révolution et de Napoléon, cherchait à exprimer naturellement, de façon nouvelle et libre. L'œuvre exalte l'attitude du croyant, c'est-à-dire celle de celui qui savoure la beauté du christianisme à travers la certitude du message chrétien et les enseignements de l'Église ; ceux-ci constituent le cœur du témoignage qui anime les relations des disciples du Christ.

    Revenons à ce point littéraire à la lumière d'un récent débat que la presse a résumé par la formule d'un « christianisme sans christianisme ». Ce concept a été attribué au président de la Conférence épiscopale italienne, Matteo Zuppi, qui, ouvrant l'Assemblée générale des évêques italiens en novembre dernier, a affirmé que « la fin du christianisme ne coïncide pas avec la disparition de la foi, mais marque la transition vers une époque où la foi n'est plus soutenue par le contexte social et est plutôt le fruit d'un choix personnel et conscient d'adhérer à l'Évangile ». (N'est-ce pas aussi un des thèmes chers au cardinal Joseph De Kesel ? ndB)

    Les concepts de christianisme et de chrétienté sont certes distincts, mais est-il possible de les dissocier ? Cette dissociation se justifie si l’on identifie le christianisme à une organisation terrestre spécifique – sociale, culturelle, politique, voire partisane. Dans cette perspective, le christianisme n’existe que dans la mesure où ces structures se conforment au message de l’Évangile ; si cette conformité fait défaut, alors on parle de la fin du christianisme.

    L’approche est différente si l’on considère le christianisme avant tout comme une réalité spirituelle, indépendante des formes historiques et institutionnelles. De ce point de vue, on peut affirmer non seulement que là où il y a du christianisme, il y a aussi du christianisme, mais surtout – et plus profondément – ​​que là où il y a un christianisme authentique, il y a toujours une forme de christianisme , comprise comme une aspiration vivante et active vers une civilisation inspirée par l’Évangile.

    En définitive, la question cruciale permet de clarifier le problème : de quel point de vue envisageons-nous le monde ? Si nous l’observons principalement à travers des catégories sociales, culturelles ou politiques, nous risquons de reléguer l’Évangile au second plan, de l’adapter à la logique dominante. Dès lors, il devient difficile de proclamer avec conviction le message de l’Évangile et la Tradition de l’Église, et d’affirmer que le christianisme authentique engendre toujours un christianisme différent.

    En l'absence de cet engagement sincère et authentique, nous finissons par dépendre d'une reconnaissance souvent intéressée de structures sociales ou politiques parfois hostiles au christianisme. Il peut en résulter un christianisme réduit à une pratique intime ou piétiste, dépourvue d'impact culturel et historique, et un credo déconnecté de la réalité, soumis à des sociétés et des politiques dévoyées.

    À l’inverse, si l’Évangile et la Tradition de l’Église ne sont pas subordonnés à des instruments inappropriés d’action sociale et politique, les conditions sont réunies pour une authentique attitude chrétienne, qui distingue, sans la séparer, le christianisme et la chrétienté. Il ne s’agit pas d’un christianisme passivement adapté au monde, mais d’un christianisme conscient de l’unicité du message évangélique, œuvrant activement à la construction d’une civilisation chrétienne. Cette action se manifeste d’abord dans la vie personnelle et familiale, puis s’étend aux relations sociales et culturelles, qui sont ainsi éclairées et évangélisées de manière libre, transparente et authentique, tout en résistant aux excès de ces milieux sans scrupules qui risqueraient autrement de gagner du terrain.

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  • Face à l'IA, préserver les voix et les visages humains; le message du pape pour la 60e journée des communications internationales

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    MESSAGE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    À L'OCCASION DE LA 60E JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS INTERNATIONALES

    source

    _______________________

    Préserver les voix et les visages humains

    Chers frères et sœurs !

    Le visage et la voix sont des traits uniques et distinctifs de chaque personne ; ils manifestent son identité irremplaçable et constituent l'élément fondamental de toute rencontre. Les Anciens le savaient bien. Ainsi, pour définir la personne humaine, les Grecs anciens utilisaient le mot « visage » ( prósōpon ), qui, étymologiquement, désigne ce qui se trouve devant le regard, le lieu de la présence et de la relation. Le terme latin persona (de per-sonare ), quant à lui, inclut le son : non pas n'importe quel son, mais la voix si particulière d'une personne.

    Le visage et la voix sont sacrés. Ils nous ont été donnés par Dieu, qui nous a créés à son image et à sa ressemblance, nous appelant à la vie par la Parole qu’il nous a lui-même adressée ; une Parole qui a d’abord résonné à travers les siècles dans la voix des prophètes, puis s’est faite chair dans la plénitude des temps. Cette Parole – cette communication que Dieu fait de lui-même – nous avons aussi pu l’entendre et la voir directement (cf. 1 Jn 1, 1-3), car elle s’est révélée dans la voix et le visage de Jésus, le Fils de Dieu.

    Dès sa création, Dieu a voulu l’homme pour interlocuteur et, comme le dit saint Grégoire de Nysse [1], il a imprimé sur son visage le reflet de l’amour divin, afin qu’il puisse vivre pleinement son humanité par l’amour. Préserver les visages et les voix humaines, c’est donc préserver cette marque, ce reflet indélébile de l’amour de Dieu. Nous ne sommes pas une espèce constituée d’algorithmes biochimiques, définis d’avance. Chacun de nous a une vocation irremplaçable et inimitable qui émerge de la vie et se manifeste précisément dans la communication avec autrui.

    Si nous ne parvenons pas à nous en protéger, les technologies numériques risquent de bouleverser radicalement certains piliers fondamentaux de la civilisation humaine, que nous tenons parfois pour acquis. En simulant les voix et les visages humains, la sagesse et le savoir, la conscience et la responsabilité, l'empathie et l'amitié, les systèmes que l'on appelle intelligence artificielle perturbent non seulement les écosystèmes informationnels, mais s'immiscent également au niveau le plus profond de la communication : celui des relations interpersonnelles.

    Le défi n’est donc pas technologique, mais anthropologique. Protéger les visages et les voix, c’est en fin de compte se protéger soi-même. Saisir les opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle avec courage, détermination et discernement ne signifie pas se voiler la face face aux problèmes critiques, aux zones d’ombre et aux risques.  

    N'abandonnez pas votre propre pensée

    Il existe depuis longtemps de nombreuses preuves que les algorithmes conçus pour maximiser l'engagement sur les réseaux sociaux — ce qui est profitable aux plateformes — privilégient les émotions impulsives et pénalisent les expressions humaines plus réfléchies, comme l'effort de compréhension et de réflexion. En enfermant des groupes de personnes dans des bulles de consensus et d'indignation faciles, ces algorithmes affaiblissent la capacité d'écoute et de pensée critique, et accentuent la polarisation sociale.

    À cela s'ajoute une confiance naïve et aveugle en l'intelligence artificielle, perçue comme un « ami » omniscient, dispensateur de toutes les informations, dépositaire de tous les souvenirs, « oracle » de tous les conseils. Tout cela risque d'éroder davantage notre capacité à penser de manière analytique et créative, à comprendre le sens et à distinguer la syntaxe de la sémantique.

    Bien que l'IA puisse apporter un soutien et une assistance dans la gestion des tâches de communication, le fait de se soustraire à l'effort de notre propre réflexion et de se contenter d'une compilation statistique artificielle risque d'éroder nos capacités cognitives, émotionnelles et de communication à long terme.

    Ces dernières années, les systèmes d'intelligence artificielle ont pris une place de plus en plus importante dans la production de textes, de musique et de vidéos. Une grande partie du secteur créatif humain risque ainsi d'être démantelée et remplacée par l'étiquette « Propulsé par l'IA », transformant les individus en simples consommateurs passifs de pensées irréfléchies, de produits anonymes, non autorisés et délaissés. Parallèlement, les chefs-d'œuvre du génie humain en musique, en art et en littérature sont réduits à de simples terrains d'entraînement pour les machines.

    La question qui nous importe, cependant, n'est pas ce que la machine peut ou pourra faire, mais ce que nous pouvons et pourrons faire, en progressant en humanité et en connaissance, grâce à l'utilisation judicieuse de ces puissants outils à notre service. L'être humain a toujours été tenté de s'approprier les fruits du savoir sans effort d'implication, de recherche et de responsabilité personnelle. Renoncer au processus créatif et confier nos fonctions mentales et notre imagination aux machines, c'est pourtant enterrer les talents que nous avons reçus pour grandir en tant qu'êtres humains, dans notre relation à Dieu et aux autres. C'est se cacher et faire taire sa voix.

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  • Un nouvel acte de vandalisme sacrilège dans la basilique Saint-Pierre

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    De kath.net/news :

    Maître-autel, chapelle du Saint-Sacrement, basilique Saint-Pierre, Rome

    Un nouvel acte de vandalisme dans la basilique Saint-Pierre

    24 janvier 2026

    Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme a arraché l'ostensoir, les chandeliers et les nappes de l'autel. Suite à plusieurs incidents de ce type, la basilique Saint-Pierre a été critiquée pour l'insuffisance des mesures de sécurité.

    La basilique Saint-Pierre a de nouveau été le théâtre d'un acte de vandalisme le samedi 17 janvier 2026. Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme a jeté à terre tout ce qui se trouvait sur l'autel. Parmi les objets dérobés figuraient des chandeliers, l'ostensoir contenant le Saint-Sacrement et des nappes. Cet incident a été rapporté par le blog Silere non possum .

    Immédiatement après l'incident, un rite pénitentiel a été accompli dans la chapelle, conformément au droit canonique. Selon des témoins, l'incident s'est produit alors que le Saint-Sacrement était exposé à l'adoration et que les fidèles étaient réunis dans la chapelle pour prier. Les autorités vaticanes n'ont fait aucun commentaire.

    L'incident du 17 janvier s'inscrit dans une série d'actes de vandalisme similaires survenus ces dernières années. Le 1er juin 2023, un homme nu est monté sur un autel de la basilique Saint-Pierre et a appelé à la protection des enfants en Ukraine. Le 7 février 2025, un ressortissant roumain est monté sur le même autel, a jeté des bougies au sol et a retiré la nappe d'autel. Le 10 octobre 2025, un homme ivre est monté sur un autel et a uriné dessus. 

    Plusieurs témoins des incidents susmentionnés ont témoigné que des employés du Vatican, connus sous le nom de sampietrini, et des officiers de la gendarmerie vaticane ont exhorté les personnes présentes à supprimer les vidéos qu'elles avaient réalisées avec leurs téléphones portables et à garder le silence sur les incidents. 

    La sécurité de la basilique Saint-Pierre relève de la juridiction du Vatican. Ces dernières années, les mesures de sécurité semblent avoir été allégées. Selon le site Silere non possum, de nombreux agents de sécurité ne sont plus présents dans la basilique Saint-Pierre mais affectés à d'autres secteurs. 

    La responsabilité de la basilique Saint-Pierre incombe au cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique papale Saint-Pierre et vicaire général du pape pour l'État de la Cité du Vatican. Le blog Silere non possum l'accuse d'être responsable du manque de sécurité dans la basilique. Il affirme que Saint-Pierre risque de perdre sa fonction de lieu de prière.

  • Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

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    Marche pour la vie 2026 : Quelques-unes des meilleures pancartes pro-vie de cette année

    Des militants pro-vie brandissent leurs pancartes lors de la Marche pour la vie le 23 janvier 2026. | Crédit : Tessa Gervasini/EWTN News

    De Gigi Duncan sur le National Catholic Register :

    Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

    Des militants pro-vie venus de tout le pays se sont réunis dans la capitale nationale, partageant des témoignages personnels, des prières et l'espoir d'une culture qui chérit chaque vie humaine.

    WASHINGTON — Des dizaines de milliers de militants pro-vie se sont rassemblés vendredi dans la capitale américaine pour la 53e Marche pour la vie annuelle, défilant du National Mall jusqu'à la Cour suprême pour exprimer leur opposition à l'avortement. 

    L'événement de cette année s'est déroulé sous des conditions météorologiques exceptionnellement douces pour un mois de janvier, permettant aux participants de circuler sans encombre dans les rues de Washington, alors même que la ville se prépare à une tempête hivernale potentiellement paralysante plus tard dans le week-end. 

    Le vice-président JD Vance, prenant la parole pour la deuxième année consécutive, a annoncé aux personnes présentes que son épouse, Usha, et lui attendaient leur quatrième enfant, un troisième garçon, pour la fin du mois de juillet, une nouvelle personnelle qui a suscité de chaleureuses applaudissements de la part de la foule.

    Vance a insisté sur le fait que la défense du droit à la vie ne se limite pas à des arguments juridiques, mais constitue une affirmation culturelle plus large de la vie. 

    « Que les archives montrent que vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu'il prêche », a-t-il déclaré, faisant référence à l'actualité de sa famille tout en présentant la vie de famille comme un élément central de la cause.

    Au beau milieu de son discours, un perturbateur s'est mis à crier au sujet de l'incapacité de l'administration à interdire la pilule abortive, qui représente plus de 60 % des avortements aux États-Unis et qui a récemment fait l'objet de critiques de la part des militants pro-vie à l'encontre de l'administration Trump.

    Vance a reconnu l'interruption avec calme, notant qu'« il y aura inévitablement des débats au sein de ce mouvement… ils contribuent à maintenir l'honnêteté des gens comme moi », sans mentionner la « pilule abortive », mais en soulignant plutôt que les désaccords internes ne devraient jamais détourner l'attention de la mission plus large de protection de la vie.

    Il a retracé l'évolution de la situation depuis l'arrêt Dobbs v. Jackson Women's Health Organization de 2022 , qui a cassé l'arrêt Roe v. Wade , et les changements de politique de l'administration. Vance a rappelé à la foule : « Nous marchons pour la vie parce que nous voulons que nos concitoyens américains sachent que la vie mérite d'être protégée. C'est pourquoi nous marchons aujourd'hui », ajoutant qu'ils ont « un allié à la Maison-Blanche ».

    Après les discours politiques, l'oratrice catholique Sarah Hurm a partagé son propre parcours : une grossesse imprévue, un accompagnement spirituel et la joie d'avoir mené sa grossesse à terme. Elle a exhorté l'assistance à considérer le soutien à la vie non seulement dans les grandes manifestations, mais aussi dans les gestes quotidiens de solidarité et d'entraide. « Sauver une vie peut être aussi simple que de répondre à un appel, d'accompagner une amie à une échographie ou de l'aider à choisir un siège auto… Vous avez ce pouvoir. Soyez cette personne qui redonne espoir à une femme », a-t-elle déclaré à la foule.

    Famille Brooks MFL 2026
    Rebecca Brooks, d'Ashburn (Virginie), participe à la Marche pour la vie avec ses petits-enfants (de gauche à droite) : Rebekah Sedillo, Jason Brooks et Steven Kierstead. (Photo : Gigi Duncan/National Catholic Register)

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  • Pourquoi marchent-ils ? Et si nous en prenions de la graine ?

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    De sur The Catholic Thing :

    Pourquoi nous marchons

    Vendredi 23 janvier 2026

    L'un des avantages de vivre dans la banlieue de Washington DC – et oui, il y en a – est que je peux participer à la Marche pour la Vie presque chaque année. Cette année, alors que de nombreux participants potentiels se demandent si leurs vols retour ne seront pas annulés par une importante tempête hivernale, je n'ai pas ces inquiétudes. J'y serai de nouveau, à marcher, à prier et à trouver du réconfort dans les sourires de dizaines de milliers de jeunes, de familles et de nombreux amis.

    La Marche offre l'occasion de réfléchir aux progrès accomplis en matière de défense de la vie, ainsi qu'à ce qui reste à faire. Ce travail est souvent perçu dans le contexte de notre vie politique : élection de politiciens pro-vie, modifications législatives, décisions de justice, politiques louables ou condamnables.

    Le mouvement pro-vie, né à la suite de l'arrêt Roe v. Wade et qui perdure aux États-Unis depuis plus d'un demi-siècle, est une remarquable réussite de l'activisme citoyen. Peu de pays peuvent se targuer d'une coalition aussi large et durable en faveur de la protection de l'enfant à naître que celle que nous avons ici, aux États-Unis.

    Le pape Léon XIV a récemment souligné l'importance de ce travail, tant pour les vies concernées que pour le bien-être de la société dans son ensemble :

    La protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. Une société n'est saine et ne progresse véritablement que lorsqu'elle sauvegarde le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion.

    Bien sûr, le mouvement pro-vie ne se limite pas à l'activisme politique, aussi important soit-il. Pensons, par exemple, aux vastes réseaux de centres d'aide aux femmes enceintes en difficulté qui ont accompli, et continuent d'accomplir, un travail si admirable auprès des mères et des enfants à travers le pays. Pensons aux Sœurs de la Vie, qui incarnent d'une manière particulière l'engagement catholique au service des plus vulnérables. Pensons aux innombrables groupes paroissiaux pro-vie où des milliers de chapelets sont récités chaque semaine pour les mères en détresse et pour la protection de leurs enfants.

    Ces immenses efforts déployés à grande échelle pour défendre la vie sont également renforcés par le témoignage de l'Église en faveur de la dignité de la vie humaine dans d'autres domaines : sa défense des personnes âgées et des malades en phase terminale ; sa sollicitude envers les pauvres, les sans-abri, les incarcérés et l'étranger ; son souci des pécheurs.

    Chacun de nous est aimé de Dieu, un Dieu qui, bien que pécheurs, nous a aimés le premier. Reconnaître cette réalité fondamentale, cette vérité essentielle de la vie chrétienne, c'est connaître la double consolation de la gratitude et de l'humilité. De cette grâce découle l'impératif d'aimer à l'exemple du Christ.

    L’impératif d’aimer – qui devrait guider tout le mouvement pro-vie et qui est assurément mis en lumière chaque année en janvier lors de la Marche – nous amène également à réfléchir à l’ampleur des conséquences de l’avortement dans ce pays. Le coût en vies humaines est presque incalculable – presque, mais pas tout à fait : entre 60 et 70 millions d’avortements ont été pratiqués aux États-Unis depuis 1973.

    Le coût des relations entre hommes et femmes, le désespoir des familles, la douleur du regret et de la perte, la corruption de notre vie politique, l'endurcissement de l'âme de notre nation : autant de conséquences bien réelles du péché d'avortement. Ce sont des conséquences spirituelles qui nous touchent tous (même ceux qui n'ont jamais été directement concernés par l'avortement), car elles façonnent et affectent profondément les familles, les communautés et même l'Église à laquelle nous appartenons.

    Dans son discours de réception du prix Nobel de 1979, Mère Teresa a prononcé un discours resté célèbre en faveur de l'enfant à naître. Mais ses paroles n'étaient pas seulement une lamentation sur l'avortement ou un appel à défendre les plus vulnérables d'entre nous (bien qu'elle ait fait les deux). Elle a également mis en lumière la pauvreté – la plus grande pauvreté – des nations qui légalisent l'avortement.

    Le plus grand fléau de la paix aujourd'hui, c'est le cri de l'enfant innocent à naître. Car si une mère peut tuer son propre enfant dans son ventre, que nous reste-t-il pour nous entretuer ?... À mes yeux, les nations qui ont légalisé l'avortement sont les plus pauvres. Elles ont peur du petit, elles ont peur de l'enfant à naître, et cet enfant doit mourir parce qu'elles ne veulent pas nourrir un enfant de plus, éduquer un enfant de plus ; cet enfant doit mourir.

    L'avortement légal n'est pas seulement une aberration morale, c'est une catastrophe spirituelle d'une ampleur presque inimaginable. Comment laver la tache de tout ce sang versé ? Comment guérir l'âme d'une nation si profondément marquée par des décennies d'un tel mal ? Comment garder espoir quand le don de la vie est traité comme une maladie à éviter ou une menace à éradiquer ?

    La réponse à ces questions a été apportée définitivement par Jésus-Christ il y a deux millénaires. Nous, catholiques, savons qu'il n'y a pas de péché si grand que la grâce de Dieu ne puisse le vaincre. C'est la source de toute notre espérance. Quelle autre espérance pouvons-nous avoir ?

    Mais nous autres catholiques savons aussi que l’œuvre de salut accomplie par le Christ trouve son expression à travers le temps et l’espace grâce à l’action de l’Église, et particulièrement lors de la messe. C’est également à cela que je pense à l’approche de la Marche pour la Vie, car le mal spirituel que représente l’avortement exige une réponse. Le Christ a apporté la réponse définitive, mais chacun de nous peut, par ses modestes efforts, y joindre les siens par la pénitence et la réparation, la prière et le jeûne, pour les blessures spirituelles qui marquent si profondément l’âme de notre chère nation.

    Alors cette semaine plus que jamais, Marchons pour la Vie ! Prions pour la fin de l'avortement ! Agissons pour faire évoluer les mentalités et les lois ! Soutenons les plus démunis ! Et peut-être offrons-nous une pénitence, aussi modeste soit-elle, pour le bien de notre nation, en l'unissant au sacrifice du Fils de Dieu en qui réside toute notre espérance.

    __________

    Stephen P. White est directeur exécutif du Catholic Project à l'Université catholique d'Amérique et chercheur associé en études catholiques au Centre d'éthique et de politique publique.

  • Le pape Léon XIV adresse un message de félicitations aux participants de la « Marche pour la vie » à Washington

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    De Petra Lorleberg sur kath.net/news :

    Le pape Léon XIV adresse un message de félicitations aux participants de la « Marche pour la vie » à Washington

    23 janvier 2026

    « Je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude et à vous assurer de ma connexion spirituelle », tandis que vous témoignez « que la protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. »

    Cité du Vatican – Washington, D.C. (kath.net/pl) « La protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits humains », et il est vrai qu’« une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion ». Le pape Léon XIV le souligne dans son message de bienvenue aux participants de la Marche pour la vie, la plus grande manifestation annuelle mondiale pour les droits humains, qui se tient cette année à Washington, D.C. Diane Montagna a publié le texte intégral de la lettre du pape Léon, diffusée jeudi soir. La Marche pour la vie a lieu aujourd’hui, vendredi, et une très forte mobilisation – peut-être des centaines de milliers – est attendue.

    Le pape Léon XIV, premier pape américain, aurait participé à au moins une Marche pour la vie sous le nom de Robert Prevost, selon le « National Catholic Register », un magazine catholique américain. Ce dernier précise : « Plusieurs papes ont commenté la Marche pour la vie américaine de diverses manières, notamment sur les réseaux sociaux. Cependant, le message de Léon XIV semble être la première lettre officielle signée directement par un pape. »

    kath.net présente le texte intégral de la lettre du Pape « Aux participants de la Marche pour la Vie 2026 » :

    Aux participants de la Marche pour la Vie 2026 :
    Je vous adresse mes salutations les plus chaleureuses. Je tiens également à vous exprimer ma profonde gratitude et à vous assurer de ma solidarité spirituelle alors que vous vous rassemblez pour ce puissant témoignage public visant à réaffirmer que « la protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits de l’homme » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026).

    Il est vrai, en effet, qu’« une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion » (ibid.). Dans cet esprit, je tiens à vous encourager, et plus particulièrement les jeunes, à poursuivre vos efforts pour garantir le respect de la vie sous toutes ses formes, par des mesures appropriées à tous les niveaux de la société, notamment par le dialogue avec la société civile et les décideurs politiques.

    Que Jésus, qui nous a promis sa présence éternelle (cf. Mt 28, 20), vous accompagne aujourd’hui tandis que vous défendez avec courage et paix les enfants à naître. En plaidant leur cause, vous savez que vous accomplissez le commandement de Dieu de le servir dans le plus petit de nos frères et sœurs (cf. Mt 25, 31-46).

    Dans cet esprit, je vous confie tous, ainsi que tous ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l'intercession de Marie Immaculée, sainte patronne des États-Unis d'Amérique, et je vous accorde volontiers ma bénédiction apostolique comme gage des grâces célestes.

    Du Vatican, le 17 janvier 2026,
    Léon XIV.

    La Marche pour la vie est la plus grande manifestation annuelle au monde pour les droits humains. Elle a lieu à Washington, D.C., depuis 1973. La Marche pour la vie de cette année se déroule le 23 janvier et sa devise est : « La vie est un don. »

    Estimer le nombre de participants est difficile chaque année, et ce chiffre fluctue considérablement selon les opinions politiques de ceux qui l'évaluent. Avant la pandémie de Covid-19, on estimait qu'environ un demi-million de personnes y participaient, voire beaucoup plus. Les images vidéo montrent en tout cas que les participants ont déferlé sur le Mur des États-Unis à Washington, D.C., tels un torrent.

    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) soutient explicitement la manifestation pro-vie. Des évêques et des cardinaux participent aux manifestations et prennent la parole, tandis que des prêtres, des religieuses et de nombreux étudiants d'écoles et d'universités catholiques défilent, visibles et joyeux, brandissant leurs bannières respectives. Des messes et des veillées de prière sont régulièrement organisées, auxquelles participent avec enthousiasme des dizaines de milliers de jeunes catholiques. Avant l'événement, l'USCCB avait déjà appelé à la participation à la neuvaine pro-vie de cette année.Voir le lien

    Des appels à des événements similaires sont régulièrement lancés dans les pays germanophones. En Allemagne, la Marche pour la Vie aura lieu à Berlin et à Cologne le 19 septembre 2026, et en Suisse, la 16e Marche pour la Vie se tiendra à Zurich le même jour. D'autres événements et lieux sont envisageables. La Marche pour la Vie a également lieu dans d'autres villes européennes, par exemple à Paris (Marche pour la vie depuis 2005) et à Varsovie (Marsz dla Życia i Rodziny depuis 2006). Photo d'archive

    Lors de la veillée de prière précédant la Marche pour la Vie/Washington dans la basilique du Sanctuaire national de l'Immaculée Conception, un nombre remarquablement élevé d'évêques, de prêtres et environ 6 500 fidèles laïcs se sont réunis cette année encore ; l'église était pleine à craquer.

  • France : coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie »

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    D'Anne van Merris sur zenit.org :

    Coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie »

    Continuer à se mobiliser pour ne pas « légaliser le principe de donner la mort »

    22 janvier 2026

    En France, le Sénat a vécu un rebondissement impressionnant sur la loi de « fin de vie ». Ce mercredi soir 21 janvier, après six heures de débat houleux, la majorité des sénateurs se sont opposés à l’article central de la proposition de loi.

    S’ils étaient tous d’accord pour dire que personne ne doit mourir dans la douleur – faute de moyens, de soins ou d’accompagnement – ils étaient en revanche très divisés quant à la législation de « l’aide à mourir », qui inclut l’euthanasie et le suicide assisté. 144 sénateurs contre 123 ont ainsi refusé l’article 4 du texte législatif, qui définissait les conditions et les principes de « l’aide à mourir ».

    Plus tard dans la soirée, le Sénat a voté un principe général du « droit opposable au soulagement de la douleur et de la souffrance », mais cela ne remplace pas l’article rejeté. Avec cette opposition, c’est le projet de loi dans son entièreté qui perd de sa substance. Mais le texte sera certainement envoyé à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines, pour une nouvelle lecture.

    « Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir »

    Les catholiques continuent à dénoncer ce projet qui va à l’encontre de toute dignité humaine. Les diocèses, les paroisses, les associations et même les réseaux sociaux s’expriment fortement et invitent la population à prendre conscience de ce danger pour la société.

    Beaucoup ont écrit aux sénateurs pour les alerter sur les questions éthiques liées à « L’aide à mourir ». Le 15 janvier dernier, les évêques de France ont écrit une « tribune » pour « réveiller la conscience » de ceux qui allaient voter. Ils ont rappelé que « ce débat engage notre société dans ce qu’elle a de plus intime et de plus grave : la manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu’au terme de leur vie ». « Nous croyons qu’une société grandit, non pas lorsqu’elle propose la mort comme solution, mais bien lorsqu’elle se mobilise pour accompagner la fragilité et protéger la vie, jusqu’au bout. Le chemin est exigeant, certes, mais c’est le seul qui soit véritablement humain, digne et fraternel » écrivent-ils, en soulignant l’importance des soins palliatifs. Enfin, le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, s’est exprimé ce 19 janvier dans une vidéo. « Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir » a-t-il déclaré, en invitant tous les français, et notamment les parlementaires, à se mobiliser pour que « nous n’en venions pas à légaliser le principe de donner la mort. »

    Coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie » | ZENIT - Français

  • Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

    L’année qui s’ouvre augure de nouveaux débats importants dans plusieurs pays européens ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, notamment sur le plan de la procréation artificielle, des mères porteuses, de l’euthanasie ou de l’avortement, mais aussi sur les nouveaux enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux neurotechnologies. Quels développements bioéthiques pouvons-nous prévoir en 2026, sur le plan politique, juridique ou médical ? Cet article propose un tour d’horizon des enjeux à venir.

    Procréation artificielle (PMA) : accès aux origines et suivi des donneurs

    Concernant la procréation artificielle, les mois qui viennent seront encore certainement rythmés par les conséquences des révélations relatives à l’absence de contrôle effectif des dons de gamètes (en lien avec le donneur danois porteur d’un gène cancérigène). En dépit des récentes modifications (notamment via le règlement SoHo au niveau de l’UE et la révision de la loi belge sur la PMA), le cadre réglementaire sera encore amené à évoluer en la matière sur le plan national et européen, en particulier concernant l’établissement de quotas effectifs quant au nombre d’enfants pouvant être conçus à partir des gamètes d’un même donneur (au niveau national, européen voire mondial). La question des limites éthiques d’une telle approche continue toutefois d’être posée, en particulier s’agissant des dérives eugénistes potentielles d’un contrôle toujours plus poussé des gamètes et embryons dans le cadre de la procréation artificielle.

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  • Les catholiques demeurent le groupe religieux le plus important en Amérique latine, selon le Pew Research Center

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    De Tessa Gervasini pour EWTN News (CWR) :

    Les catholiques demeurent le groupe religieux le plus important en Amérique latine, selon Pew.

    Un rapport du Pew Research Center a révélé que malgré l'augmentation du nombre de personnes sans affiliation religieuse, la croyance en Dieu reste élevée.
     

    Un rapport du Pew Research Center a révélé que les catholiques restent le groupe religieux le plus important en Amérique latine malgré la croissance d'autres confessions.

    Le rapport, intitulé « Le catholicisme a décliné en Amérique latine au cours de la dernière décennie », s’appuie sur une enquête en face à face représentative à l’échelle nationale menée auprès de 6 234 adultes, du 22 janvier au 27 avril 2024, en Argentine, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou.

    Cette analyse a été réalisée par le Pew Research Center dans le cadre du projet Pew-Templeton Global Religious Futures , qui analyse les changements religieux et leur impact sur les sociétés du monde entier.

    L'étude publiée le 21 janvier a révélé que les adultes latino-américains sont plus religieux que les adultes de nombreux autres pays étudiés par Pew ces dernières années, notamment en Europe où beaucoup d'adultes ont abandonné le christianisme depuis leur enfance.

    Une étude de Pew a analysé l'évolution de la religion chez les adultes en Amérique latine entre 2013 et 2024. Elle a révélé que la probabilité de croire en Dieu est sensiblement la même qu'il y a dix ans. Même parmi ceux qui se déclarent sans appartenance religieuse, la plupart affirment croire en Dieu.

    Parmi les personnes interrogées, 97 % des adultes au Pérou ont déclaré croire en Dieu, 98 % au Brésil, 94 % au Mexique, 97 % en Colombie, 90 % en Argentine et 89 % au Chili.

    La plupart des adultes sont pratiquants, selon un sondage.

    Le catholicisme demeure la religion majoritaire en Amérique latine. En 2024, environ la moitié des Brésiliens (46 %) et des Chiliens (46 %) se déclaraient catholiques, et la majorité des adultes au Pérou (67 %), au Mexique (67 %), en Colombie (60 %) et en Argentine (58 %) partageaient cette affirmation.

    Dans ces pays, la plupart des adultes pratiquent activement leur foi. En 2024, la majorité des adultes au Brésil (76 %), en Colombie (71 %) et au Pérou (58 %) ont déclaré prier « quotidiennement ou plus souvent ».

    Depuis 2013-2014, la population catholique a diminué dans les six pays étudiés. La Colombie a enregistré la plus forte baisse, avec une diminution de 19 points de pourcentage. Le Pérou a connu la plus faible baisse, avec une diminution de 9 points.

    En Amérique latine, les anciens catholiques ont tendance à se déclarer soit sans appartenance religieuse, soit protestants, tandis que les anciens protestants ont tendance à devenir « sans religion ». En 2024, on comptait plus d'adultes sans appartenance religieuse que de protestants en Argentine, au Chili, en Colombie et au Mexique.

    Le rapport souligne que le déclin du catholicisme et la croissance des populations sans affiliation religieuse en Amérique latine s'expliquent notamment par la conversion d'adultes élevés dans la religion catholique mais qui ne s'y reconnaissent plus. Dans les six pays d'Amérique latine étudiés, environ 20 % des adultes interrogés ont déclaré avoir été élevés dans la religion catholique avant de la quitter.

    L’étude a révélé que le Brésil est le seul pays étudié où les anciens catholiques sont plus susceptibles d’être devenus protestants (13 %) que de se déclarer sans appartenance religieuse (7 %). Elle a également constaté qu’au Pérou, le nombre d’anciens catholiques devenus protestants (9 %) et celui des personnes sans appartenance religieuse (7 %) sont à peu près égaux.

    L'étude Pew a également révélé qu'environ la moitié, voire plus, des adultes interrogés au Brésil, en Colombie, au Mexique et au Pérou considèrent la religion comme très importante dans leur vie. La prière est une pratique courante, la majorité des adultes brésiliens, colombiens et péruviens affirmant prier au moins une fois par jour.

    Les catholiques hispaniques aux États-Unis

    À l’instar des changements religieux en Amérique latine, moins d’Hispaniques aux États-Unis s’identifient comme catholiques en 2024 (42 %) qu’il y a dix ans (58 %), selon l’étude sur le paysage religieux 2023-24 du Pew Research Center .

    Aux États-Unis, le nombre d'Hispaniques sans affiliation religieuse a également augmenté depuis 2014, environ un quart d'entre eux se décrivant désormais comme athées, agnostiques ou « sans religion particulière ».

    Aux États-Unis, 40 % des adultes hispaniques considèrent la religion comme très importante et 47 % affirment prier au moins une fois par jour. Une large majorité (83 %) se déclare également croyante, selon un sondage du Pew Center réalisé en 2023.

  • 2026 : une année cruciale pour Léon XIV et l'Église catholique ?

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    De sur The European Conservative :

    2026 : une année cruciale pour Léon XIV et l'Église catholique ?

    Les défis qui attendent l'Église en Europe ne sont plus ponctuels, mais systémique.
    L’année 2026 sera cruciale pour l’Église catholique et son influence culturelle dans le monde, y compris sur le plan politique. Le consistoire extraordinaire, tenu à Rome les 7 et 8 janvier, a marqué – selon de nombreux analystes – le véritable début du pontificat de Léon XIV.

    En effet, nous avons jusqu'à présent été témoins de divers actes du pape Prévost qui, par essence, doivent être considérés comme la conclusion de certains points du programme de François (qui, pour la plupart, est resté inachevé et le restera probablement) : on peut penser, par exemple, à la première encyclique sur la pauvreté, Dilexi Te , ou aux notes doctrinales publiées par l'ancien Sant'Uffizio qui, selon les autorités vaticanes elles-mêmes, doivent être interprétées comme les derniers actes de déférence au mandat reçu de François. 

    Dans le même temps, nous avons constaté des changements de cap significatifs et manifestes opérés par Léon XIV pour remédier aux faiblesses juridiques héritées de son prédécesseur : l’abolition du monopole de l’Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), la banque du Vatican et la réforme de la Loi fondamentale du Vatican. Enfin, nous avons également observé des mesures s’inscrivant pleinement dans la continuité de François, que Léon XIV a clairement faites siennes : en premier lieu, la création d’évêques d’orientation résolument progressiste. Se dessine ainsi le profil d’un pontife qui souhaite agir en « révolutionnaire de la décélération », comme nous l’avions prédit à la veille du conclave : ni bergoglien, ni conservateur, ni – cela est évident – ​​traditionaliste.

    Les thèmes abordés lors du Consistoire – le rôle des cardinaux dans la gouvernance de l’Église et la synodalité – préfigurent le développement du programme du pape Léon XIV pour les mois et les années à venir. On observe aujourd’hui une tentative d’expérimentation d’un modèle d’Église calqué sur les grandes entités politiques supranationales, se présentant comme un sujet institutionnel comparable à l’Union européenne ou aux Nations Unies. C’est dans cette perspective qu’il convient également de comprendre la récente relance du projet de Loi fondamentale de l’Église . Ce projet avait déjà été promu par Paul VI, qui estimait que les structures de l’Église devaient être adaptées aux cadres juridiques et politiques modernes. Il soutenait l’idée de rédiger une véritable constitution ou charte fondamentale de l’Église, qui précéderait et fonderait toutes les autres lois et codifications.

    Paul VI a également cultivé une vision de l'Église structurée selon un modèle monarchico-parlementaire. Dans sa perspective, les conférences épiscopales et le Collège des cardinaux fonctionnaient presque comme une chambre basse et une chambre haute au sein de l'institution ecclésiale. De cette approche découle une conception profondément atténuée de la papauté : le pape n'était plus la règle vivante et directe de la foi, ni le seul dépositaire de l'infaillibilité doctrinale, ni le médiateur exclusif du pouvoir entre Dieu et les évêques. Sa figure était plutôt conçue comme celle d'un porte-parole du magistère, un évêque parmi les évêques, doté d'un rôle d'arbitre – et même d'un droit de veto – analogue aux présidences des démocraties modernes.

    Cette conception n'a jamais été mise en œuvre, mais elle n'a pas non plus été totalement abandonnée. Le choix de Benoît XVI de remplacer la tiare par la mitre épiscopale dans ses armoiries pontificales, par exemple, était hautement symbolique ; dans le même esprit, on peut citer le document d'étude sur l' évêque de Rome publié en 2024 par le cardinal Kurt Koch, une figure proche des sensibilités ratzingériennes.

    Aujourd’hui, ce modèle semble connaître un nouveau souffle. Il a notamment bénéficié de la transformation du Collège des cardinaux opérée par le pape François, qui en a fait une assemblée mondialisée composée de représentants du monde entier. Ainsi, le sens de l’« universalité » que le Collège est appelé à incarner s’est définitivement déplacé d’un plan sacramentel et hiérarchique – où les cardinaux représentaient les trois degrés de l’Ordre sacré et, par le passé, même des laïcs non consacrés – vers un plan géographique. Parallèlement, en droit canonique, l’idée s’est imposée que l’électeur de l’évêque de Rome doit être lui-même évêque. Ce principe, établi au canon 351 § 1, a profondément redéfini la nature et la fonction du Collège.

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  • « Notre nature incarnée et sexuée a été ordonnée pour notre salut », affirme une ancienne athée.

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    D'Amira Abuzeid sur le CWR :

    « Notre nature incarnée et sexuée a été ordonnée pour notre salut », affirme un ancien athée.

    L'ancienne athée Leah Sargeant a expliqué aux femmes catholiques que notre nature incarnée et sexuée est ordonnée pour le salut, rejetant les mensonges culturels de l'interchangeabilité entre hommes et femmes et l'autonomie radicale.
    Leah Sargeant prononce le discours de clôture de la conférence intitulée « La beauté de la vérité : s'orienter dans la société actuelle en tant que femme catholique », qui se tiendra à l'Université de St. Thomas à Houston le 10 janvier 2026. | Crédit photo : courtoisie de l'Université de St. Thomas

    « Nous avons la bonne nouvelle que notre culture a besoin d’entendre : les hommes et les femmes sont faits pour le bien et pour vivre en harmonie. Notre nature incarnée et sexuée a été ordonnée pour notre salut. »

    C’est ce qu’a déclaré Leah Sargeant, une ancienne athée et auteure qui a prononcé le discours d’ouverture lors d’une récente conférence à Houston intitulée « La beauté de la vérité : naviguer dans la société actuelle en tant que femme catholique ».

    Lors de la conférence organisée les 9 et 10 janvier par le programme d'études catholiques sur les femmes et le genre de l'Université de St. Thomas, Sargeant a suggéré que notre conception de la sexualité repose sur deux mensonges. Premièrement, que « l'égalité des femmes repose sur leur interchangeabilité avec les hommes », et deuxièmement, que « l'autonomie est fondamentale pour une vie pleinement humaine ».

    Concernant le premier point, elle a fait remarquer que « les personnes qui défendent les droits des femmes ont souvent tendance à minimiser les différences [entre les sexes] ».

    Selon elle, ce mensonge conduit les femmes à être perçues comme des « hommes défectueux ».

    Elle a toutefois poursuivi : « L’asymétrie fondamentale entre les hommes et les femmes réside dans la manière dont nous engendrons et portons des enfants. »

    C’est sur ce postulat que repose la force du second mensonge, selon lequel l’autonomie individuelle est fondamentale pour être pleinement humain, a-t-elle déclaré.

    « Former une société ouverte à la dépendance »

    Sargeant a déclaré que lorsqu'une femme est enceinte d'un autre être humain, la dépendance et la fragilité du bébé ont deux conséquences : cela donne moins de valeur à la vie du bébé aux yeux de ceux qui pensent que l'autonomie est nécessaire pour être pleinement humain, et cela dévalorise la femme par rapport à un homme, qui, biologiquement, n'a jamais à entrer dans une telle relation de dépendance.

    « L’idée que nos vies soient bouleversées par quelqu’un d’autre [le bébé] est une atteinte à l’égalité des femmes. C’est l’argument initial en faveur de l’accès des femmes à l’avortement », a-t-elle déclaré.

    « Le droit à la vie privée ne suffisait pas, car les hommes ont toujours la possibilité d'abandonner un enfant : cela ne nécessitait qu'un acte de lâcheté. Il pouvait partir, s'enfuir, ne laisser aucune adresse et rompre tout lien. Une femme, en revanche, ne pouvait pas se désengager de son enfant en ne prenant pas ses responsabilités : cela exigeait une intervention extérieure, active et violente, sous forme de poison ou de scalpel. »

    Les femmes devaient avoir ce que Sargeant appelait « une égalité de vice » avec les hommes : à savoir, l’avortement. Elles devaient « avoir accès à cette même lâcheté, sans quoi elles ne seraient pas interchangeables avec les hommes et perdraient leur égalité politique ».

    En définitive, conclut-elle, hommes et femmes doivent rejeter les mensonges de l’uniformité et le « mensonge de l’autonomie » et être « radicalement dépendants de Dieu » et les uns des autres pour vivre dans la vérité.

    Elle a cité saint John Henry Newman, qui a écrit : « Nous ne pouvons être nos propres maîtres. Nous appartenons à Dieu, par la création, par la rédemption, par la régénération… L’indépendance n’a pas été faite pour l’homme. C’est un état contre nature qui peut convenir un temps, mais qui ne conviendra pas jusqu’à la fin. »

    Sargeant a rappelé à ses auditeurs que nous ne devrions pas avoir peur d’« inviter les autres dans nos vies ni avoir honte d’exiger des choses des autres ».

    « Nous avons toujours été faits pour avoir besoin les uns des autres », a-t-elle déclaré. « Nous ne nous trahissons pas lorsque nous nous révélons profondément humains. »

    Notre tâche, a-t-elle déclaré, « est de rassurer les gens sur le fait que cette vérité est bonne », en leur rappelant que « l'espoir ne vient pas des excès de force, mais au cœur de notre fragilité, et nous rappelle combien nous sommes aimés et par qui ».

    L'intervention de Sargeant lors de la conférence était basée sur son dernier livre, « La dignité de la dépendance : un manifeste féministe », paru en octobre 2025.

  • Marche pour la Vie : quand les évêques brillent par leur absence...

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    Des milliers de jeunes manifestent pour la vie à Paris, mais l'absence d'évêques risque de creuser un fossé générationnel.

    ANALYSE : À une époque de profonde confusion morale, les Églises nationales ne peuvent se permettre de paraître plus hésitantes quant à leurs propres enseignements que les jeunes qui les adoptent

    Environ 10 000 personnes se sont rassemblées place Vauban à Paris, devant l'emblématique palais des Invalides, pour la Marche pour la vie annuelle, le 18 janvier.

    La foule, majoritairement jeune, visiblement engagée et sans ambages, s'est rassemblée pour défendre la dignité de la vie humaine à un moment où les enjeux législatifs sont particulièrement importants pour la France.

    La marche s'est déroulée deux ans seulement après l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution française et quelques jours avant un débat au Sénat sur la loi relative à l'aide médicale à mourir , un projet de loi visant à normaliser l'euthanasie et le suicide assisté, plaçant ainsi la France parmi les pays ayant la législation la plus permissive au monde en la matière. Pour de nombreux participants, ce contexte a conféré à la marche une dimension historique.

    Pourtant, tandis que les militants pro-vie — pour la plupart de jeunes catholiques — remplissaient la place en grand nombre pour défendre ce qu'ils considéraient comme une question de civilisation, la hiérarchie catholique française brillait par son absence. Seul l'ancien évêque du diocèse de Toulon-Fréjus, Dominique Rey, était présent. 

    Cette absence, constante au fil des ans, invite à une réflexion plus approfondie sur la manière dont les dirigeants de l'Église s'engagent — ou hésitent à s'engager — dans les questions morales publiques à un moment où la foi connaît un renouveau générationnel, porté par une jeunesse en quête de repères moraux.

    Une mobilisation jeune et intransigeante

    Derrière une banderole proclamant « Soigner et soutenir, jamais réprimer », une foule fervente a envahi les rues de la capitale française dimanche après-midi, donnant le ton à une manifestation à la fois pacifique et déterminée. Étudiants, jeunes familles et manifestants novices se sont joints aux militants de longue date. Les organisateurs estiment l'âge moyen des participants à une vingtaine d'années, et la mobilisation a atteint plusieurs milliers de personnes – un succès malgré un soutien institutionnel limité et une couverture médiatique minimale.

    La marche débutera par un défilé dans les rues de Paris.
    La marche débute par un défilé dans les rues de Paris. (Photo : Zofia Czubak)

    « Descendre dans la rue nous paraît essentiel », a déclaré Marie-Lys Pellissier, 24 ans, porte-parole de la Marche pour la Vie en France, au Register. « C’est le seul moment de l’année où nous pouvons exprimer publiquement notre opposition à l’avortement et à l’euthanasie et proposer des solutions concrètes. Le reste du temps, les médias ne nous donnent jamais la parole. »

    Si la marche a rassemblé une majorité de jeunes, expliqua-t-elle, c'est parce que ces questions de bioéthique confrontent les jeunes générations de manière précoce et directe, ne laissant que peu de place à la neutralité ou à l'indifférence. Évoluant dans un contexte de relativisme moral et de législation bioéthique de plus en plus permissive, nombre de jeunes participants se sentent obligés de manifester leur opposition dans la rue.

    Un autre fait marquant de cette année a été la prise de parole de nombreuses femmes, souvent jeunes, qui ont accepté de partager ouvertement leur expérience de l'avortement. Certaines ont témoigné publiquement de leurs avortements passés et des conséquences psychologiques et morales à long terme qu'elles ont subies, cherchant à remettre en question le discours dominant qui présente l'avortement comme une libération. Parmi elles, Emilie Quinson, qui s'est récemment exprimée au Parlement européen pour sensibiliser l'opinion publique aux réalités de l'avortement et au manque d'alternatives offertes aux femmes confrontées à une grossesse non désirée. Mme Quinson a révélé avoir subi trois avortements, avoir vécu un traumatisme profond et avoir ensuite élevé cinq enfants – une expérience qu'elle considère aujourd'hui comme essentielle à son témoignage public.

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