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Société - Page 4

  • Forte hausse continue du nombre de baptêmes d’adultes dans l’Église catholique en Belgique

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    Du service de presse et d'information de la conférence des évêques de Belgique :

    Forte hausse continue du nombre de baptêmes d’adultes dans l’Église catholique en Belgique

    Forte hausse continue du nombre de baptêmes d’adultes dans l’Église catholique en Belgique
    Par Peter Haegeman
     

    Le nombre d'adultes candidats au baptême dans l'Église catholique en Belgique continue d'augmenter de manière remarquable. Cette année, ils sont 689, soit trois fois plus qu'il y a dix ans et une hausse de presque 30 % par rapport à l’année précédente.

    Ce 18 février, mercredi des Cendres, marque le début du Carême, période pendant laquelle les chrétiens se préparent à Pâques, fête de la Résurrection et sommet de l’année liturgique. Pour les catéchumènes, c’est-à-dire les candidats adultes au baptême, ce temps revêt une importance particulière : ils se préparent plus intensément à recevoir le baptême lors de la nuit de Pâques. Cette année, celle-ci tombe le 4 avril.
     
    En 2025, ils étaient 534. Il y a dix ans, en 2016, 229 catéchumènes ont été accueillis dans l'Église catholique de notre pays par le baptême. En 2026, nous enregistrons donc un triplement par rapport à dix ans auparavant, ce qui confirme la croissance que nous avons également observée ces dernières années.
     
    Voici les chiffres par diocèse pour cette année (2026) :

    Anvers 57    
    Bruges 9    
    Gand 38    
    Hasselt 25    
        Brabant Flamand & Malines 53
    Malines-Bruxelles 248 Bruxelles 152
        Brabant Wallon 43
    Liège 79    
    Namur 56    
    Tournai 177    
    Total 689    

    Dimanche prochain, les catéchumènes célèbrent l'appel décisif

    Le dimanche 22 février, ces catéchumènes franchiront une étape importante sur le chemin qui les mène au baptême. Ils répondront à l’appel décisif célébré dans chaque diocèse. L'étape suivante et ultime consiste à recevoir le baptême, l'Eucharistie et la confirmation pendant la Vigile pascale, dans la nuit de Pâques.

    L’appel décisif marque une étape déterminante dans le cheminement des candidats vers le baptême : l'évêque les reconnaît officiellement comme admis à recevoir les sacrements d'initiation (baptême, première communion et confirmation) lors de la Vigile pascale.
     
    À partir de ce moment, le Carême prend pour eux le caractère d'une période intensive de préparation spirituelle. C'est un temps de purification intérieure et d'approfondissement de la foi. Les catéchumènes sont invités à aligner de plus en plus leur vie sur l'Évangile. Ainsi, lors de la Vigile pascale, ils pourront recevoir le baptême, l'Eucharistie et la confirmation avec un cœur libre et croyant. C'est pourquoi il est très important que ces nouveaux chrétiens (‘néophytes’) continuent à être accompagnés par la communauté des croyants après la Vigile pascale, afin qu'ils puissent grandir dans la foi et l'engagement.

  • "Dieu existe : les preuves scientifiques"; une video vue près d'un million de fois

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    De "1000 raisons de croire" :

    Olivier Bonnassies, fondateur de 1000 raisons de croire, vient d’être reçu sur la chaîne YouTube LEGEND pour parler des preuves de l’existence de Dieu et de son livre « Dieu, la science, les preuves ».

    Bientôt 1 million de vues et déjà plus de 8 500 commentaires : cette interview, mise en ligne il y a quelques jours, rencontre un très grand écho, et les réactions sont nombreuses. Cela confirme ce que nous constatons depuis le lancement des 1000 raisons de croire : en France, la question de Dieu n’a rien perdu de sa force.

    En lançant le projet des 1000 raisons de croire, l’un de nos objectifs était précisément de remettre la question de l’existence de Dieu au cœur du débat, avec une approche accessible, rationnelle et lumineuse. Aujourd’hui, ce débat est bien là.

    Comme vous le savez, les réseaux sociaux façonnent une part importante de l’opinion publique. Il est essentiel d’y être présents pour y porter une parole claire, respectueuse, et capable de transmettre la vérité dans la charité.

    Concrètement, nous vous invitons à :

    • regarder la vidéo,
    • la liker et la partager,
    • laisser un commentaire positif et encourageant,
    • et, si vous le pouvez, interagir avec d’autres en répondant avec bienveillance.

    Voici le lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ZiQiRMZ2XQU

    Merci pour votre engagement fidèle et pour votre service de la vérité.

    L’équipe de 1000 raisons de croire

  • L’avortement contraint : une violence à l’égard des mères

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    Du site de l'ECLJ :

    16 Février 2026

    L’avortement contraint est une violence à l’égard des mères

    Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) vient de soumettre à la Rapporteuse spéciale des Nations unies (ONU) sur la violence à l’égard des femmes et des filles, ses causes et ses conséquences une contribution écrite sur la situation des femmes pauvres et isolées face à la maternité, en particulier durant la grossesse. Il s’agissait de répondre à l’appel à contributions lancé par la Rapporteuse spéciale Reem Alsalem et destiné à étayer son prochain rapport sur la « Violence à l’égard des mères ».

    Celui-ci aura une importance particulière puisqu’il sera le premier sur ce sujet à être présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. La Rapporteuse spéciale a pour ambition d’y « mettre en évidence de manière exhaustive les formes de discrimination et de violence à l’égard des mères qui sont souvent négligées, d’examiner les politiques et les pratiques actuelles pour mettre fin à la discrimination et à la violence graves à l’égard des mères, de mettre en évidence les bonnes pratiques et de répondre aux besoins des mères qui ont survécu à la violence ».

    L’ECLJ a ainsi demandé à la Rapporteuse spéciale d’y évoquer les pressions diverses subies par des femmes enceintes contraintes d’avorter, c’est-à-dire de renoncer à la maternité au cours de leur grossesse, de telles pressions étant dès lors constitutives d’une « violence à l’égard des mères ». L’ECLJ s’est appuyé sur ses recherches menées depuis de nombreuses années dans le domaine, ainsi que sur le recueil de témoignages de femmes décrivant leur expérience de l’avortement, la violence subie et la souffrance qui en résulte : plusieurs affirment avoir désiré garder l’enfant mais s’être résignées, sous la pression, à l’avorter.

    L’ECLJ a tout d’abord mis en évidence le fait que l’avortement est plus souvent subi que réellement choisi, au sens où la même femme placée dans des circonstances plus favorables mènerait sa grossesse à terme. Il y a quelques années, l’institut Guttmacher indiquait en effet qu’aux États-Unis, 75 % des femmes ayant avorté l’avaient fait en raison de contraintes sociales ou économiques[1]. Ainsi, plus une femme enceinte est pauvre et isolée, plus elle risque de renoncer à mener sa grossesse à terme. Les pressions en ce sens sont en particulier matérielles et affectives ou familiales. Les premières sont notamment liées à la précarité en matière de revenus, de travail et de logement : selon les données publiées en janvier 2026, l’Angleterre et le Pays de Galles notent un nombre record d’avortements « en raison du coût de la vie[2] ». Dans le second cas, il n’est pas rare que le père de l’enfant ou des parents inquiets pour l’avenir de leur fille poussent la femme enceinte à avorter. En outre, des femmes souhaitant garder l’enfant ou s’interrogeant sur la décision à prendre rapportent avoir consulté des organisations tel le Planning familial mais n’y avoir pas été informées d’alternatives ou d’y avoir subi une pression supplémentaire pour avorter.

    L’ECLJ a ensuite montré que de tels faits sont constitutifs de « violence à l’égard des mères ». Tout d’abord, la femme enceinte est mère dès lors que la maternité est à la fois l’état de mère et le fait de porter et mettre au monde un enfant : cet état et ce processus débutent donc dès le commencement de la grossesse. Divers textes internationaux exigent d’ailleurs une protection des mères dès avant la naissance[3].

    L’ECLJ a ensuite rappelé que l’avortement forcé est un crime contre l’humanité, ce qui résulte des procès de Nuremberg, mais aussi du droit européen et international, notamment de la plate-forme d’action de la conférence de Pékin de 1995, du statut de Rome de la Cour pénale internationale de 1998, de la convention d’Istanbul et de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Mais il est souvent difficile de distinguer entre avortement forcé et contraint. Le second cas n’en est pas moins une grave violence d’ordre psychologique, physique et reproductive à raison du statut de mère, puisqu’elle intervient sur la décision de donner naissance ou non, donc au cœur de la maternité, et a pour effet de mettre fin à la grossesse, c’est-à-dire de supprimer l’enfant à naître dont elle est la mère. Les conséquences potentielles de l’avortement pour la santé physique et psychologique de la femme et son bien-être relationnel, de même que pour le couple relèvent aussi de cette violence. Celle-ci est toutefois largement occultée, voire niée, par une rhétorique faisant de l’avortement un choix banal relevant d’un « droit à disposer de son corps », ce qui revient à éliminer la question de ses causes réelles.

    Enfin, l’ECLJ a montré que, corrélativement aux engagements internationaux des États à protéger la maternité, avant comme après la naissance, ils se sont aussi engagés à plusieurs reprises à prévenir le recours à l’avortement, par exemple en travaillant à la responsabilisation des pères. Il s’agit de garantir à la femme enceinte un « droit de ne pas être contrainte d’avorter », c’est-à-dire de la protéger de la violence générée par des circonstances qui la conditionnent largement. C’est là le premier de leurs droits en matière de sexualité et de procréation.

    Les précédents rapports publiés par Mme Alsalem se sont avérés de grande valeur, traitant courageusement de thèmes tels que la prostitution et la pornographie (mai-juin 2024) ou encore la gestation par autrui (juillet 2025), autant de pratiques dont elle demande aux États de travailler à l’abolition. L’ECLJ espère que ce futur rapport abordera la question de la violence à l’égard des mères d’une manière aussi ambitieuse : il s’agit de dénoncer la vulnérabilité des femmes enceintes face à la violence des pressions diverses pouvant les mener à avorter et de rappeler aux États qu’ils se sont engagés à prévenir cette violence.

    ____

    [1] https://www.guttmacher.org/fact-sheet/induced-abortion-united-states

    [2] Abortions at record high in England and Wales ‘driven by cost of living’, The Guardian, 15.01.2026.

    [3] Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, art. 10.2 ; Charte sociale européenne, art. 8 ; Protocole relatif aux droits économiques, sociaux et culturels à la Convention américaine, art. 15.3.a.

  • A 31 ans, il renonce à l'euthanasie grâce à la réussite d’un traitement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Belgique : à 31 ans, il renonce à l'euthanasie grâce à la réussite d’un traitement

    15 février 2026

    Antoine Peters, un Belge de 31 ans victime d’addictions et souffrant d’une profonde dépression, souhaitait recourir à l’euthanasie. Il y a finalement renoncé grâce à un traitement « de la dernière chance » (cf. Stimulation cérébrale profonde : trois Espagnols renoncent à l’euthanasie).

    Un traitement risqué

    C’est en octobre 2025, alors qu’il vient de publier son premier livre autobiographique, Trop tard pour l’innocence, qu’il révèle avoir introduit une demande d’euthanasie. Antoine a subi de la sismothérapie, c’est-à-dire un traitement par électrochocs dirigés vers le cerveau, sous anesthésie générale. Sans succès. Il doit alors subir une sismothérapie bilatérale : « C’est quelque chose qu’on ne fait quasi jamais, parce que le risque de séquelles est grand. Et l’intensité des décharges est deux fois plus forte. C’est vraiment très éprouvant » explique-t-il. Mais après la deuxième séance : « Tout a changé ».

    A la suite de ce traitement, Antoine Peters témoigne ne plus avoir d’idées noires, de mélancolie ou d’envie de consommer. Il explique ressentir à nouveau certaines émotions : « J’ai pleuré alors que ça m’était plus arrivé depuis mes 18 ans. C’est comme si j’évacuais la douleur encaissée ces dernières années », explique-t-il. « Mon esprit est beaucoup plus apaisé. »

    « Il faut vraiment sensibiliser sur la dépression »

    Antoine décide alors de se remettre à écrire, un deuxième livre intitulé Refaire battre les ruines. Il est également allé témoigner dans son ancienne école et exprime son souhait de faire de la pair-aidance, c’est-à-dire de partager son parcours avec des personnes qui traversent les mêmes difficultés.

    « Il faut vraiment sensibiliser sur la dépression et la détection de certains signaux d’alarme, interpelle-t-il. Ces derniers sont souvent négligés. »

    Source de la synthèse de presse : L’avenir, Julie Wolff (10/02/2026)

  • Fin de vie, euthanasie... Un infirmier belge alerte

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    Du site youtube du Figaro :

    En Belgique, la loi légalisant l’euthanasie, en vigueur depuis 2002, a profondément estompé la frontière entre les soins palliatifs et l’euthanasie. Trufin, infirmier en soins palliatifs, qui n’a jamais souhaité participer à des protocoles léthaux, l’a constaté à ses dépens, essoré par les critiques de certains de ses supérieurs et de ses collègues. Selon lui, la liberté de conscience, bien que garantie dans la loi, est très fragile dans les faits, au point que certains médecins finissent par y renoncer. Il regrette également que la légalisation de l’euthanasie ne se soit jamais accompagnée des moyens suffisants pour que les soins palliatifs profitent à tous, et met en garde la France contre un scénario similaire. L’infirmier, désormais en phase avec la philosophie de l’établissement qui l’emploie, livre un plaidoyer pour l’accompagnement humain, jusqu’aux derniers moments.

  • Les défaillances dramatiques de l'Etat nigérian

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    De sur le Catholic World Report :

    Les enlèvements d'hommes d'église sont un fléau au Nigeria, tandis que des religieux déclarent le pays « État failli ».

    Une campagne de violence dévastatrice qui dure depuis 15 ans a fait 185 000 morts au Nigéria, selon un rapport de la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety).

    Une vague de terreur s'est abattue sur le centre du Nigeria, marquée par une série d'enlèvements et de meurtres d'une violence inouïe. Le dernier incident en date remonte au 6 février, lorsque des hommes armés ont enlevé neuf adolescents, fidèles de l'église catholique Saint-Jean-de-la-Croix, dans le district d'Utonkon, lors d'une veillée de prière.

    « Notre communauté est en deuil », a déclaré John Okpali, un habitant, à News Central. « Ces enfants étaient désarmés, ils étaient vulnérables… Leurs familles souffrent, toute la communauté est en deuil. »

    Il s'agissait de la deuxième église visée en deux jours. Juste avant l'aube du 5 février, des terroristes présumés ont pris d'assaut la paroisse de la Sainte-Trinité, dans le diocèse catholique de Kafanchan, et ont enlevé le curé, le père Nathaniel Asuwaye, ainsi que dix autres personnes.

    L’évêque Michael Ekwoyi Apochi du diocèse catholique d’Otukpo a condamné l’attaque du 6 février, la qualifiant de « profondément triste et regrettable », et a appelé à prier pour la libération saine et sauve des otages. Il a souligné que de tels actes de violence ne sont pas isolés dans la région, rappelant qu’au moins sept chrétiens avaient été enlevés dans la même localité en décembre.

    « C’est quelque chose dont nous sommes témoins tous les jours », a-t-il déclaré.

    Climat d'insécurité croissant

    Ces attaques soulignent le climat d'insécurité croissant qui règne dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. Une semaine auparavant, près de 200 personnes avaient été massacrées dans l'État de Kwara – un incident que le président Bola Tinubu a qualifié de « lâche et barbare », précisant que les hommes armés avaient pris pour cible des villageois qui refusaient d'imposer un régime autoritaire. Par ailleurs, les ravisseurs des neuf adolescents exigeraient une rançon de 30 millions de nairas (environ 22 000 dollars).

    « Il est louable que les membres de la communauté, même musulmans, aient refusé d’être enrôlés de force dans une croyance qui prône la violence plutôt que la paix », a déclaré le président dans un communiqué.

    La vague d'enlèvements et de meurtres est tellement alarmante que les religieux et chefs religieux nigérians n'ont pas hésité à exprimer leur mécontentement, déclarant à CWR que la recrudescence des enlèvements visant les chrétiens et les prêtres reflète un « État défaillant et en voie de défaillance » incapable de protéger ses citoyens.

    « L’enlèvement de prêtres est le reflet de l’incapacité de l’État nigérian à protéger ses citoyens », a déclaré le père Stan Chu Ilo dans une interview exclusive accordée à CWR.

    Le prêtre catholique nigérian du diocèse d'Awgu et professeur de recherche principal au Centre pour le catholicisme mondial et la théologie interculturelle de l'université DePaul a noté que les dernières attaques sont également « une indication que les agents pastoraux sont ciblés au Nigéria par ces groupes [terroristes], soit pour faire une déclaration [que nous sommes toujours là et que nous pouvons toujours vous faire du mal], soit pour renforcer le discours que beaucoup d'entre nous ont fini par adopter et qui nous inquiète, selon lequel les prêtres, les agents pastoraux, sont des cibles d'attaques délibérées de la part de ces islamistes radicaux », a-t-il déclaré à CWR.

    « Que ces cibles soient choisies au hasard ou non, les prêtres, les agents pastoraux et les chrétiens en général sont visés au Nigéria », a-t-il ajouté.

    La révérende sœur Cecilia Ojetunde, membre des Sœurs Franciscaines de l'Immaculée Conception, Ilesa, État d'Osun, dans l'ouest du Nigéria, a exprimé des sentiments similaires, déclarant à CWR que « des personnes sont enlevées comme des marchandises en échange d'argent ».

    « La plupart de ces ravisseurs en ont fait un commerce », a-t-elle déclaré.

    Les attaques contre les chrétiens constituent un problème national plus vaste.

    Une campagne de violence dévastatrice qui dure depuis 15 ans a fait 185 000 morts au Nigéria, selon un rapport de la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety).

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  • Les présidents des conférences épiscopales française, italienne, allemande et polonaise ont appelé les chrétiens à contribuer à façonner l'avenir de l'Europe

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    Du site de la Conférence épiscopale italienne :

    Appel : Chrétiens pour l'Europe. La force de l'espoir

    « Il est beau de devenir pèlerins de l’espérance. Et il est beau de le rester, ensemble ! » Telle est l’invitation que le pape Léon XIV, à la fin du Jubilé de l’Espérance, a adressée à toutes nos Églises, afin que le temps qui s’ouvre soit « le commencement de l’espérance ». En tant que présidents des Conférences épiscopales européennes, nous nous sentons investis de la responsabilité d’accueillir et de relayer l’invitation du Pape. Nous vivons dans un monde déchiré et polarisé par la guerre et la violence. Nombre de nos concitoyens sont angoissés et désorientés. L’ordre international est menacé. Dans ce contexte, l’Europe doit retrouver son âme afin d’offrir au monde entier sa contribution indispensable au « bien commun ». Nous pouvons y parvenir en réfléchissant à ce qui a contribué à la fondation de l’Europe. D’un point de vue historique, après les civilisations hellénistique et romaine, le christianisme a été l’un des fondements essentiels de notre continent. Il a largement façonné le visage d’une Europe humaniste, solidaire et ouverte sur le monde.

    Aujourd'hui, nous vivons dans une Europe pluraliste, caractérisée par la diversité linguistique, les différences culturelles régionales et la multitude de traditions religieuses et spirituelles. Bien que moins nombreux, les chrétiens n'en demeurent pas moins courageux et persévérants, fidèles à leurs convictions.

    Au lendemain d'une guerre dévastatrice, marquée par l'extermination de millions de personnes pour des raisons raciales, religieuses ou identitaires, l'urgence de construire un monde nouveau s'est imposée. Nombre de laïcs catholiques ont résolument conçu l'Europe comme une maison commune et se sont engagés dans l'élaboration d'un nouveau cadre international, notamment par la création des Nations Unies. Leur objectif était de bâtir une société réconciliée, conçue comme un point de convergence et une garantie de respect mutuel des spécificités, un bastion de la liberté, de l'égalité et de la paix.

    Dans la Déclaration qui a conduit à la création de la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, premier pas vers l'Union européenne, les rédacteurs ont sagement affirmé : « La contribution organisée et essentielle qu'une Europe peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien de relations pacifiques. L'Europe ne se construira pas d'un seul coup, ni par une construction commune ; elle se construira par des réalisations concrètes, créant avant tout une solidarité de fait . » Les pères fondateurs de l'Europe, Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, inspirés par leur foi chrétienne, n'étaient pas de naïfs rêveurs, mais les architectes d'un édifice magnifique, quoique fragile. « Parce qu'ils aimaient le Christ, ils aimaient aussi l'humanité et ont œuvré à son unité », comme l'a souligné à maintes reprises saint Jean-Paul II, rappelant le rôle des chrétiens dans la construction de l'Europe.

    Le 25 mars 1957, lors de son discours prononcé à l'occasion des traités instituant la CEE et la CEAE, Konrad Adenauer déclara : « Jusqu'à récemment, nombreux étaient ceux qui considéraient l'accord que nous consacrons officiellement aujourd'hui comme irréalisable (…). Nous sommes conscients de la gravité de notre situation, qui ne peut être résolue que par l'unification de l'Europe ; nous savons également que nos projets ne sont pas motivés par l'égoïsme, mais visent à promouvoir le bien-être du monde entier. La Communauté européenne poursuit exclusivement des fins pacifiques et n'est dirigée contre personne (…). Notre objectif est de travailler avec tous pour promouvoir le progrès dans la paix . »

    La tragédie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale avait mis en garde la génération fondatrice de l'Europe contre la tentation, pour les régimes totalitaires se nourrissant de nationalisme, de poursuivre des objectifs hégémoniques dont l'issue ne peut être que la guerre. « Le nationalisme exacerbé est une forme d’idolâtrie : il place la nation au rang de dieu et l’oppose à l’humanité », affirmait Alcide De Gasperi, soulignant que « l’Europe unie n’est pas née contre les patries , mais contre les nationalismes qui les ont détruites ».

    L’Europe ne saurait se réduire à un marché économique et financier, au risque de trahir la vision originelle de ses pères fondateurs. Respectueuse de l’État de droit et rejetant la logique exclusiviste de l’isolationnisme et de la violence, elle privilégiera la résolution supranationale des conflits, en choisissant les mécanismes et les alliances appropriés. Elle doit toujours être prête à renouer le dialogue, même en temps de conflit, et à œuvrer pour la réconciliation et la paix. L’Europe est appelée à rechercher des alliances qui jettent les bases d’une véritable solidarité entre les peuples.
    Malgré la présence de nombreux mouvements eurosceptiques dans divers pays du continent, les Européens se sont rapprochés, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine. Un cadre international est en train de disparaître et un nouveau reste à voir le jour. Le pape François, conscient que nous vivons une période de bouleversements historiques, l’a définie ainsi : « Au siècle dernier, l’humanité a été témoin d’un nouveau départ : après des années de conflits tragiques, culminant avec la guerre la plus terrible de mémoire d’homme, une nouveauté sans précédent dans l’histoire a surgi, par la grâce de Dieu. Les cendres des décombres n’ont pu éteindre l’espoir et la quête de l’autre qui brûlaient dans le cœur des Pères fondateurs du projet européen. Ils ont posé les fondements d’un bastion de paix, d’un édifice construit par des États unis non par imposition, mais par le libre choix du bien commun, renonçant à jamais à la confrontation. L’Europe, après tant de divisions, s’est enfin retrouvée et a commencé à bâtir sa demeure . (…)L’Église peut et doit contribuer à la renaissance d’une Europe fatiguée, mais encore riche d’énergie et de potentiel. Sa tâche coïncide avec sa mission : l’annonce de l’Évangile, qui aujourd’hui plus que jamais se traduit avant tout par un appel aux souffrances de l’humanité, par la présence forte et simple de Jésus, par sa miséricorde consolatrice et encourageante (Discours prononcé à l’occasion de la remise du prix Charlemagne, le 6 mai 2016).

    Le monde a besoin de l’Europe. C’est cette urgence que les chrétiens doivent saisir afin de s’engager résolument, où qu’ils soient, pour son avenir, avec la même conscience aiguë que les Pères fondateurs. « Vécue comme un engagement désintéressé au service de la cité, au service de l’humanité, la politique peut devenir un engagement d’amour envers son prochain », expliquait Robert Schuman. Au nom de leur foi, les chrétiens sont appelés à partager leur espérance de la fraternité universelle avec tous les habitants du continent européen.

    Cardinal Jean-Marc Aveline,
    archevêque de Marseille,
    président de la Conférence épiscopale française

    Cardinal Matteo Maria Zuppi,
    archevêque de Bologne,
    président de la Conférence épiscopale italienne

    Monseigneur Georg Bätzing,
    évêque de Limbourg,
    président de la Conférence des évêques allemands

    L'archevêque Tadeusz Wojda
    de Gdansk,
    président de la Conférence épiscopale polonaise

  • Le cardinal Müller affirme que la « nouvelle évangélisation » doit contrer les idéologies athées en Occident

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    De Thomas Colsy sur Life Site News :

    EXCLUSIF : Le cardinal Müller affirme que la « nouvelle évangélisation » doit contrer les idéologies athées en Occident

    Le cardinal Gerhard Müller, s'exprimant à la suite du consistoire extraordinaire de janvier, a estimé que « derrière tout cela se cache l'athéisme », insistant sur le fait que les Occidentaux doivent retrouver la compréhension que « Dieu est l'origine, le but et la fin de notre existence humaine ».

    Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a confirmé être préoccupé par l’évolution récente de la situation en Occident, tant sur le plan de la pensée que sur celui des politiques. Il a déploré la situation politique en Grande-Bretagne et au Canada, où « aujourd’hui, on peut être emprisonné pour avoir prié en faveur de la vie ».

    « Cela relève davantage d’une dictature », a-t-il ajouté.

    « Cela n’a rien à voir avec une démocratie moderne », a insisté Müller. « On assiste à un retour à l’autoritarisme. »

    Müller jugeait ces développements regrettables, car si le monde occidental a lutté contre le stalinisme et l'hitlérisme au XXe siècle, il ne s'est pas débarrassé de « l'anthropologie athée » qui sous-tendait les deux totalitarismes, de gauche comme de droite.

    Selon Müller, ces philosophies attribuent leur erreur fondamentale au fait qu’«elles nient la création et la dignité de chaque homme».

    « Nous avons toutes ces mauvaises traditions », dit-il, « comme celle de Karl Marx qui définissait l'être humain comme un simple ensemble, un mélange de conditions sociales. Et le freudisme : uniquement des conditions psychologiques. Partout, derrière tout cela, se cache l'athéisme – le déni de l'essence de chaque être humain en tant que personne dans sa relation à son Créateur et à son Sauveur, Dieu. »

    « Voilà ce qui explique cette vague antichrétienne », a déclaré Müller, critiquant l'arrestation de militants anti-avortement qui priaient en silence en Grande-Bretagne. « Beaucoup d'hommes politiques ont perdu la foi, le contact direct avec leurs racines chrétiennes. Ils voient dans cette idéologie un instrument pour exercer un pouvoir absolu sur le peuple, sur sa pensée. Nous nous dirigeons vers un monde orwellien. »

    C’est dans ce contexte, a déclaré Müller, que « les cardinaux voulaient parler de la “nouvelle évangélisation” ».

    Interrogé sur la question liturgique, Müller a reconnu que la liturgie avait été brièvement abordée et qu'elle serait traitée plus en détail lors du consistoire de juin.

    « La liturgie est un élément central de la réalisation de l’Église », a expliqué le cardinal, « mais si l’Église n’est pas respectée comme instrument de salut en Jésus-Christ, la liturgie, pour l’athée, n’est qu’un ensemble de rites dépourvus de sens profond, de traduction de la grâce et de véritable contact avec Dieu. Pour lui, la liturgie n’est qu’un outil de propagande de l’Église. »

    « C’est un malentendu total, une interprétation erronée », a-t-il reconnu, expliquant ainsi pourquoi, dans le contexte de l’évangélisation, certains pourraient penser que ce n’est pas la priorité absolue. « Ils [les athées] sont incapables de comprendre la dimension de la transcendance car ils sont immanentistes. En fin de compte, ils haïssent l’existence humaine car leur premier et dernier dogme est qu’un être humain n’est rien de plus qu’un animal. »

    « Autrefois, selon l’ancien “illuminisme”, l’être humain n’était qu’une machine, un homo machina . Plus tard, à l’époque de Darwin, l’homme n’était plus considéré que comme un animal plus évolué », a déclaré Müller, critiquant par ailleurs les idéologies qui s’opposent à l’Église et à l’homme, et qu’il souhaite voir combattues.

    Il a réaffirmé : « Mais ils n'acceptent pas la différence essentielle entre les choses, les animaux et nous. Par conséquent, au final, ils se haïssent eux-mêmes. »

    « Et puis il y a les élites », a-t-il poursuivi, sans mentionner nommément le scandale Epstein, « elles veulent être des dieux et elles veulent se définir elles-mêmes et définir les masses, le reste de l'humanité, ce qui est absolument contraire à notre compréhension chrétienne selon laquelle Dieu a créé tout le monde à sa ressemblance et à son image. »

    Concernant le consistoire lui-même, Müller restait positif, tout en formulant quelques critiques constructives. Il estimait que les groupes de travail étaient « un peu neutralisants » et que les « interventions libres » étaient « très, très brèves. Ces prétendues interventions libres n'étaient en réalité que des interventions forcées. »

    Müller espérait que les cardinaux pourraient contribuer à lancer une nouvelle évangélisation qui pourrait ressusciter la compréhension selon laquelle, « avant notre existence historique, il y avait la providence éternelle de Dieu, nous existions dans le Fils – parce que nous sommes créés dans le Fils, dans le Logos ».

    « Par conséquent, pour notre existence historique », expliqua-t-il, « nous existons dans le plan de salut de Dieu. »

    « C’est aussi le fondement de l’immortalité de l’âme. Et de la résurrection de l’homme, âme et corps. »

    « Nous faisons partie de ce monde », a précisé Müller, défendant la nécessité d’un engagement philosophique et politique, « mais le plus important est que tout est créé pour l’être humain, pour notre salut. Dieu est venu sur terre, comme nous le confessons dans le Credo. Dieu est l’origine, le but et la fin de notre existence humaine, de notre pensée. »

  • « Naître sous azote et mourir sous protocole, quand le politique ne sait plus accueillir la vie » (Laurent Frémont)

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    De Laurent Frémont sur gènéthique.org :

    « Naître sous azote et mourir sous protocole, quand le politique ne sait plus accueillir la vie »

    11 février 2026

    Aux deux extrémités de l’existence, l’Etat n’apporte plus que des réponses techniques : congélation des ovocytes d’un côté, injection létale de l’autre. L’exécutif « équipe » les individus, signe d’une démission anthropologique et morale, s’inquiète Laurent Frémont, maître de conférences à Sciences Po et cofondateur du Collectif démocratie, éthique et solidarités.

    « Plan fertilité », légalisation de la mort provoquée : il est frappant de constater qu’aux deux extrémités de l’existence l’exécutif semble désormais incapable de proposer autre chose qu’une solution technique (cf. Lancement du « plan fertilité » : le leurre de la PMA). Entre le berceau qui se vide et la chambre où l’on s’éteint, le pouvoir avance ses instruments : congélation des ovocytes ici, injection létale là. Le congélateur et la seringue. Ce rapprochement n’a rien d’un artifice. Il révèle une même logique, un même imaginaire politique : celui d’un monde où tout doit être administré, où les réalités humaines les plus fondamentales ne sont plus accueillies comme des mystères, mais traitées comme des problèmes à résoudre.

    « On ne ranime plus la promesse d’avenir ; on propose de préserver des cellules »

    Or la naissance et la mort sont précisément ce qui, depuis toujours, obligeait les sociétés humaines à reconnaître une limite. Deux seuils. Deux énigmes. Deux expériences irréductibles. Mais la modernité déclinante ne supporte plus ce qui échappe. Elle veut gérer. Elle transforme l’incertain en protocole, le vivant en procédure, l’épreuve en donnée. Face à la débâcle démographique, l’Etat ne semble pas disposé à interroger les causes profondes : solitude, précarité existentielle, fragilité des liens, effacement du sens de la transmission. Il préfère la réponse technocratique. Plans, comités, campagnes, dispositifs. Tous les Français de 29 ans recevront une lettre du gouvernement les sensibilisant à l’autoconservation des gamètes dans les centres spécialisés. On mobilise la médecine, on mandate l’expertise, on maîtrise la technique. On ne ranime plus la promesse d’avenir ; on propose de préserver des cellules.

    La fécondité devient un capital biologique à sécuriser. L’enfant à venir n’est plus un don, mais une option différable, un projet que l’on met en réserve (cf. PMA : une loi pour protéger les « salariés engagés dans un  »). Comme si la question de l’engendrement pouvait se résoudre par une logistique du vivant. Ce déplacement est considérable. Il dit que le politique renonce à penser la civilisation. Il ne se demande plus pourquoi une société ne veut plus d’enfants ; il se contente d’aménager la possibilité qu’elle en ait encore, malgré tout, par des suppléances techniques systématiques. Ainsi, la natalité n’est plus un élan, mais une variable. La naissance n’est plus un événement, mais un dispositif.

    « La liberté se transforme en procédure »

    La même logique règne à l’autre bout de la vie. La fin de vie, qui appelait l’accompagnement, la présence, la solidarité, se voit reformulée en termes de solution : la mort administrée. La proposition de loi portée avec une obstination doctrinaire par les zélateurs de l’euthanasie signe l’aboutissement d’un projet : transformer la mort en procédure, le tragique en formulaire, l’ultime en prestation. Après avoir soutenu, pendant le Covid, l’interdiction des rites funéraires – cet effacement méthodique des morts -, Olivier Falorni veut désormais offrir à l’Etat les moyens de faire partir les citoyens proprement (cf. « Aide à mourir » : sourde aux alertes, la commission achève de façon express l’examen du texte). Après la mort sans adieux, voici la mort sur ordonnance. Tout doit être encadré, hygiénique, contrôlé : vivre sous protocole, mourir sous protocole, et surtout ne jamais laisser l’humain déborder. La mort n’est plus un destin, elle devient un acte médical (cf. « La mort n’est pas seulement, ni même toujours, un événement médical »).

    Le souverain moderne ne tue plus par le glaive ; il encadre désormais le droit de mourir. Il exerce un nouveau pouvoir : celui de « faire mourir dignement ». Ce pouvoir ne s’affiche plus dans la violence spectaculaire des supplices, mais dans l’autorisation administrative, le protocole hospitalier, l’injection létale effectuée en gants blancs. Derrière le langage feutré de la compassion, c’est toujours la même emprise sur le vivant : décider des conditions d’existence et de leur terme. Car le patient ne meurt pas simplement parce qu’il le veut : il meurt parce que sa demande est jugée recevable. L’autonomie proclamée ne vaut qu’à travers l’hétéronomie institutionnelle.

    La liberté se transforme en procédure. La mort devient possible lorsqu’elle est validée. Sous couvert d’émancipation, c’est une souveraineté nouvelle qui s’entérine : une souveraineté douce, médicale, algorithmique. Contrôle de la fécondité et légalisation de l’euthanasie semblent opposés ; ils procèdent du même imaginaire. Celui d’un monde où tout doit être maîtrisé, où l’existence n’est plus accueillie mais régulée, où l’homme est réduit à sa matière biologique : gamètes à conserver, vies à interrompre, seuils à administrer. Et l’on voit poindre derrière le masque de la compassion une rationalité plus froide : celle du coût, de la charge, de l’utilité (cf. Euthanasie : la question économique que personne ne soulève). Ce qui se présente comme un droit individuel risque toujours de devenir une injonction silencieuse : ne pas peser, ne pas durer, s’effacer proprement.

    « Sous couvert de progrès, c’est une démission »

    Car c’est bien cela qui se joue : un pouvoir qui, faute de savoir inspirer, transmettre ou protéger, se contente d’équiper. Il ne propose plus une vision de la vie commune, mais un arsenal de procédures. Il ne sait plus susciter des naissances, alors il congèle. Il ne sait plus accompagner la mort, alors il injecte. A ce stade, il faut appeler les choses par leur nom : sous couvert de progrès, c’est une démission. Une démission politique, anthropologique, morale. On renonce à affronter ce que signifie engendrer, ce que signifie vivre, ce que signifie mourir. On préfère déléguer à la technique ce que la civilisation ne parvient plus à porter.

    Le congélateur pour pallier l’absence d’avenir, la seringue pour effacer la vulnérabilité : voilà donc ce que devient l’horizon d’un pays qui se prétend encore digne. Car une société qui ne sait plus donner la vie sans assistance, et qui ne sait plus accompagner la mort sans protocole, n’est pas simplement en crise : elle est en train de perdre le sens même de l’humain.

    Et l’on peut bien multiplier les comités, les lois et les dispositifs : aucun décret ne fera renaître une espérance. Aucun protocole ne remplacera une présence. A force de vouloir administrer la vie de son commencement jusqu’à sa fin, l’Etat ne gouverne plus des hommes : il gère des stocks biologiques et organise des sorties. Le congélateur et la seringue : deux emblèmes. Et peut-être, déjà, deux aveux.

    NDLR : Cette tribune de Laurent Frémont a été initialement publiée par Le Figaro. Elle est reproduite par gènéthique avec l’accord de l’auteur.

  • Que faut-il encore faire avant de réaliser que l'éducation des enfants dans cette société n'est plus viable ?

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    De Cristina Siccardi sur Corrispondenza Romana :

    Quand l'autocritique fera-t-elle son apparition dans l'éducation ?

    La situation est alarmante au regard des statistiques. Selon la Société italienne de neuropsychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, en Italie, environ un mineur sur cinq (soit près de deux millions de personnes) souffre d'un trouble neuropsychiatrique. On observe une forte augmentation des consultations aux urgences (plus de 500 % en dix ans à l'hôpital Bambino Gesù de Rome) et une prévalence qui progresse de 30 % tous les 15 ans. À l'échelle mondiale, un adolescent sur sept (10-19 ans) vit avec un trouble mental diagnostiqué, l'anxiété et la dépression étant les plus fréquentes et représentant environ 40 % des troubles mentaux diagnostiqués chez les adolescents. En Europe, 8 % des jeunes de 15 à 19 ans souffrent d'anxiété et 4 % de dépression. 75 % des troubles psychiatriques débutent avant l'âge de 25 ans, et la moitié des cas présentent des symptômes dès l'âge de 14 ans. L'automutilation est en hausse, et à l'échelle mondiale, 89 millions de garçons et 77 millions de filles âgés de 10 à 19 ans souffrent d'un trouble mental. Selon le dernier rapport de l'OCDE, intitulé « Promouvoir une bonne santé mentale chez les enfants et les jeunes adultes », plus de 700 000 jeunes Italiens sont confrontés à des problèmes de santé mentale. 

    Les études sociologiques, les recherches scientifiques et les reportages révèlent une augmentation alarmante des déséquilibres personnels et relationnels chez les mineurs, ainsi que des actes de violence verbale, physique et en ligne. Les statistiques sur la violence chez les jeunes en Italie dressent un tableau inquiétant : le harcèlement scolaire est très répandu (65 % des jeunes victimes, selon l’Observatoire Indifesa de 2024), les cas de maltraitance infantile ont considérablement augmenté (près de 374 000 mineurs pris en charge par les services sociaux en 2023), et les violences familiales ont connu une hausse spectaculaire ces dix dernières années. Elles mettent également en lumière une perception déformée de la sexualité chez les jeunes et une forte prévalence de la violence à l’école et en ligne, avec une augmentation du cyberharcèlement.

    Ces chiffres alarmants sont reconnus et seuls des remèdes scientifiques sont recherchés, à travers des consultations psychanalytiques, des traitements médicamenteux et le soutien des services sociaux, mais personne ne s'attaque à la racine de ces phénomènes, qui ont des causes très spécifiques et même manifestes. Tandis que le monde séculier se contente d'agir par le biais de la jurisprudence, des règlements et des sanctions, et de l'installation constante de caméras de surveillance — sans préconiser de solutions qui envisagent un retour à la pensée chrétienne, fondement de la civilisation européenne, grâce auquel il n'y avait pas de confusion entre le bien et le mal —, que peut faire l'Église ?

    C’est elle qui a commencé à éduquer les gens par les enseignements de l’Évangile, les conduisant au respect, à l’équité, à l’honnêteté et aux bonnes manières, et les incitant à cultiver les vertus personnelles qui allaient ensuite marquer la civilisation occidentale. C’est elle qui a ouvert les premières écoles et universités. Quelle place occupe encore aujourd’hui cette enseignante remarquable, inspirée par le Maître suprême du Chemin, de la Vérité et de la Vie ? Se demande-t-on si les objectifs et les méthodes pédagogiques, hérités de la longue, vaste et efficace tradition pédagogique catholique, peuvent encore être pertinents ?

    Se souvenir de ce trésor, afin d'appliquer des règles éducatives bénéfiques et éprouvées par le temps à l'urgence éducative de notre époque moralement malheureuse, devient fondamental car d'autres, avant nous, ont vécu dans ce monde et ont peiné et sué pour atteindre des niveaux de civilisation humaine éthiquement « durables », un terme désormais glorifié dans le domaine de l'énergie. 

    L'éthique découle des principes qui régissent, ou qui ne régissent pas, la vie de l'individu ; si ces principes sont pervertis, la plante sera tordue, faible et stérile.

    Au fil des siècles, des congrégations religieuses se sont formées pour remplir une mission éducative, se fixant des objectifs bénéfiques à l'esprit et à l'âme. Il est important de faire le point sur cette histoire afin de ne pas oublier ces éducateurs exemplaires qui peuvent apporter un soutien inestimable à notre société malade. 

    L'Église a toujours enseigné que les premiers éducateurs de la jeunesse sont la mère (dont le premier catéchiste) et le père. Or, aujourd'hui, la plupart d'entre eux sont absents, passant plus de temps hors de chez eux qu'à la maison, y compris, malheureusement, les enfants et les adolescents. Qu'en est-il des tout-petits laissés en crèche, alors que le droit naturel interdit de les séparer de leur mère ? Mais les femmes devraient travailler à l'extérieur, et non à la maison, selon le diktat féministe … si bien que leurs enfants grandissent hors du foyer traditionnel et sont, en grandissant, influencés par la vie nocturne, les discothèques, les concerts de rap, les réseaux sociaux, le cinéma… et par des enseignants qui, souvent, suivent eux-mêmes une psychanalyse.

    Éduquer, ce n'est pas simplement instruire, comme c'est le cas dans les écoles publiques, mais c'est posséder une philosophie de vie solide et profonde, dont l'horizon est l'éternité de l'existence. Elle offre les repères justes pour cheminer vers la Récompense, accessible par la Croix du Rédempteur. Le cardinal Carlo Caffarra a déclaré, au sujet de l'éducation chrétienne, lors d'une conférence tenue à San Lazzaro di Savena, près de Bologne, le 9 mai 2008 : « L'éducation transmet des vérités dénuées de sens et sans rapport avec la vie ; elle transmet un projet de vie considéré comme le seul digne d'être réalisé pour atteindre le bonheur . »

    On ne peut naviguer dans la vie, affirmait Caffarra à cette occasion, en route vers la béatitude à laquelle le Créateur nous appelle, sans d'abord apprendre les règles de navigation : « Le nouveau venu a besoin d'être guidé dans l'exercice de sa liberté ; il a besoin de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. L'éducation de la personne consiste à lui montrer le chemin qui peut la conduire à une vie vraie, à une vie bonne . » L'enfant né dans une famille chrétienne est baptisé dans la vertu de la Foi qui, comme le sacrement du baptême l'atteste et le déclare par ses paroles, procure la vie éternelle. Il s'ensuit que « l'éducation chrétienne consiste à indiquer le chemin de la foi comme le seul chemin qui mène à la vie vraie, au bonheur. La foi devient, par l'éducation chrétienne, notre manière de penser : le critère de nos évaluations ; la règle ultime de nos choix. En un mot : elle devient notre manière de vivre . »

    Le cardinal Caffarra écrivait cependant dans l'article « L'éducation : un défi urgent », paru dans Il Foglio le 1er mai 2004 : « La culture actuelle (la soi-disant postmodernité) est dominée par le déni de ce rapport originel [l'ouverture de la personne à la réalité et l'intelligibilité et la bonté originelles de la réalité, ndlr] : il n'y a plus de réalité à interpréter. Il n'existe que des interprétations de la réalité, sur lesquelles il est impossible de porter un jugement véridique, puisqu'elles ne renvoient à aucune signification objective. Nous sommes pris au piège du réseau de nos interprétations de la réalité, sans issue vers la réalité elle-même. C'est précisément sur ce point que se pose le véritable défi éducatif. Dès lors, aucun travail éducatif véritable n'est possible aujourd'hui s'il ne relève pas ce défi et ne se présente pas comme une alternative radicale et totale à cette position . »

    Divorces, concubinages, familles recomposées, familles « arc-en-ciel » et idéologies familiales de plus en plus étranges et perverses ne font qu'attiser l'impossibilité de dispenser un enseignement de qualité. Ainsi, malgré le recours massif aux psychologues au sein des familles et des écoles, il est impossible d'échapper au labyrinthe des déséquilibres et des inégalités scolaires, car l'éducation repose désormais sur des erreurs considérables et des contradictions dégradantes.

    Frères des Écoles Chrétiennes, Piaristes, Somasques, Barnabites, Salésiens, Ursulines, Filles de Marie Auxiliatrice, Dames du Sacré-Cœur, Sœurs de Saint Joseph, Sœurs de Sainte Anne… autant de congrégations qui ont instruit des générations d’enfants et de jeunes dans les valeurs chrétiennes, forgeant une civilisation éthiquement fondée sur les principes de Vérité et de liberté en Christ, seul et véritable Formateur des consciences. Les fondateurs et fondatrices de ces instituts n’ont fait que mettre en pratique la pédagogie évangélique qui a fait ses preuves.

    Quand les « éducateurs », parfois même présents dans le monde catholique, se livreront-ils enfin à l'autocritique, étudiant à la fois les philosophies modernes et postmodernes pernicieuses et les richesses de ce qui a été abandonné ? L'ignorance est le pire ennemi de l'éducation.

  • "La vie en abondance" : la lettre du pape sur la valeur du sport adressée à l'occasion des Jeux Olympiques d'Hiver

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    LETTRE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV

    LA VIE EN ABONDANCE

    SUR LA VALEUR DU SPORT

    Chers frères et sœurs!

    À l’occasion de la célébration des 25Jeux Olympiques d’hiver, qui se dérouleront entre Milan et Cortina d’Ampezzo du 6 au 22 février prochain, et des 14e Jeux Paralympiques, qui se dérouleront dans les mêmes localités du 6 au 15 mars, je désire saluer et adresser mes meilleurs vœux à toutes les personnes directement impliquées et saisir cette occasion pour proposer une réflexion destinée à tout le monde. La pratique sportive, nous le savons, peut être de nature professionnelle, hautement spécialisée : sous cette forme, elle correspond à une vocation réservée à quelques-uns suscitant l’admiration et l’enthousiasme dans le cœur de beaucoup d’autres, qui vibrent au rythme des victoires ou des défaites des athlètes. Mais la pratique sportive est une activité commune, ouverte à tous et salutaire pour le corps et l’esprit, au point de constituer une expression universelle de l’humain.

    Sport et construction de la paix

    À l’occasion des Jeux Olympiques passés, mes prédécesseurs ont souligné combien le sport peut jouer un rôle important pour le bien de l’humanité, en particulier pour la promotion de la paix. Par exemple, en 1984, saint Jean-Paul II, s’adressant à de jeunes athlètes venus du monde entier, cita la Charte olympique[1] qui considère le sport comme un facteur « de meilleure compréhension mutuelle et d’amitié, afin de construire un monde meilleur et plus pacifique ». Il encouragea les participants en ces termes : « Faites que vos rencontres soient un signe emblématique pour toute la société et un prélude à cette nouvelle ère où « jamais nation contre nation ne lèvera l’épée » (Is 2, 4) ».[2]

    C’est dans cette optique que s’inscrit la Trêve olympique qui, dans la Grèce antique, était un accord visant à suspendre les hostilités avant, pendant et après les Jeux Olympiques, afin que les athlètes et les spectateurs puissent voyager librement et que les compétitions se déroulent sans interruption. L’institution de la Trêve découle de la conviction que la participation à des compétitions réglementées (agones) constitue un cheminement individuel et collectif vers la vertu et l’excellence (aretē). Lorsque le sport est pratiqué dans cet esprit et dans ces conditions, il favorise l’approfondissement de la cohésion communautaire et du bien commun.

    La guerre, au contraire, naît d’une radicalisation du désaccord et du refus de coopérer les uns avec les autres. L’adversaire est alors considéré comme un ennemi mortel, à isoler et si possible à éliminer. Les preuves tragiques de cette culture de la mort sont sous nos yeux : vies brisées, rêves anéantis, traumatismes des survivants, villes détruites, comme si la coexistence humaine était réduite superficiellement au scénario d’un jeu vidéo. Mais cela ne doit jamais nous faire oublier que l’agressivité, la violence et la guerre sont « toujours une défaite de l’humanité ».[3]

    La Trêve olympique a été récemment proposée opportunément à nouveau par le Comité International Olympique et l’Assemblée Générale des Nations Unies. Dans un monde assoiffé de paix, nous avons besoin d’instruments qui mettent « fin à la prévarication, à l’étalage de la force et à l’indifférence envers le droit ».[4] J’encourage vivement toutes les nations, à l’occasion des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver, à redécouvrir et à respecter cet instrument d’espérance qu’est la Trêve olympique, symbole et prophétie d’un monde réconcilié.

    La valeur éducative du sport

    « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance » (Jn 10, 10). Ces paroles de Jésus nous aident à comprendre l’intérêt de l’Église pour le sport et la manière dont le chrétien l’aborde. Jésus a toujours placé les personnes au centre, il en a pris soin désirant pour chacune d’elles la plénitude de la vie. C’est pourquoi, comme l’a affirmé Saint Jean-Paul II, la personne humaine « est la première route que l’Église doit parcourir en accomplissement de sa mission ».[5] Selon la vision chrétienne, la personne doit donc toujours rester au centre du sport dans toutes ses expressions, y compris dans celles de l’excellence compétitive et professionnelle.

    À bien y regarder, on trouve une base solide à cette prise de conscience dans les écrits de saint Paul, connu comme l’Apôtre des gentils. À l’époque où il écrivait, les Grecs avaient déjà depuis longtemps des traditions athlétiques. Par exemple, la ville de Corinthe parrainait les jeux isthmiques tous les deux ans depuis le début du VIe siècle avant J.-C. C’est pourquoi, écrivant aux Corinthiens, Paul a utilisé des images sportives pour les initier à la vie chrétienne : « Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas » (1 Co 9, 24-25).

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  • "My Voice My Choice" : Grégor Puppinck envoie une lettre à Ursula von der Leyen

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    ECLJ

    Madame, Monsieur,

    Le 25 février 2026, la Commission européenne rendra sa décision sur l’initiative «Ma Voix Mon Choix» (My Voice My Choice). La demande de cette initiative est scandaleuse: financer le trajet des femmes européennes pour avorter où elles le souhaitent.

    Ainsi, une Française enceinte entre 14 et 22 semaines de grossesse, et qui serait donc hors délai légal pour une IVG en France, pourrait voyager aux Pays-Bas et y avorter légalement avec un financement de l’Union européenne (UE). Une Polonaise dont l’enfant serait trisomique et qui souhaiterait avorter pour cette raison, ce qui est illégal en Pologne, pourrait venir en France pour le faire, avec un financement de l’UE.

    À terme, cela aurait pour effet prévisible de détruire toute limite ou prévention à l’avortement pour aligner les législations sur les pays les plus laxistes. C’est d’ailleurs l’objectif assumé des initiateurs de My Voice My Choice.

    Aujourd’hui, Grégor Puppinck, Directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), a envoyé une lettre à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne; à Stéphane Séjourné, ancien ministre français et vice-président de la Commission; ainsi qu’aux vingt-cinq autres Commissaires européens pour dénoncer cette stratégie pro-avortement ainsi que l’atteinte à la souveraineté des États sur cette question.

    Vous pouvez vous aussi leur écrire, avec vos mots, votre expérience et votre conviction sur la question de l’avortement:

    ursula.von-der-leyen@ec.europa.eu ; cab-sejourne-contact@ec.europa.eu

    La lettre de l’ECLJ aborde plusieurs questions techniques. Nous avons rappelé l’absence de compétence de l’UE en matière d’avortement et à l’inverse, l’existence d’une compétence pour soutenir la maternité. Nous avons soulevé ce sujet lors d’une conférence au Parlement européen que vous pouvez regarder:

    Cette lettre dévoile aussi les financements de My Voice My Choice, que ses initiateurs ne revendiquent pas parce qu’ils n’en sont pas fiers. Sur ce sujet aussi, nous sommes intervenus au Parlement européen.

    Au cours de ces deux conférences, six femmes avaient témoigné sur leurs IVG. Certains de ces témoignages bouleversants sont rassemblés sur une Playlist de la chaîne YouTube de l’ECLJ. L’une de ces femmes, Charlène, a déposé le 27 janvier 2026 une pétition au Parlement européen, dont l’objet est de «renforcer le soutien à la maternité et protéger la dignité des femmes et des enfants à naître dans l’Union européenne».

    Cette pétition s’appuie sur l’article 33 de la Charte des droits fondamentaux et correspond à un mécanisme prévu à l’article 227 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. La pétition sera examinée par une commission du Parlement européen, qui décidera des suites législatives à lui donner. Deux excellents députés membres de cette commission avaient justement invité Charlène à témoigner au Parlement européen: il s’agit du Maltais Peter Agius (PPE) et de l’Italien Paolo Inselvini (ECR).

    Notre lettre, nos conférences, la pétition de Charlène et les courriels que vous enverrez aux Commissaires doivent montrer à l’UE que la «société civile», si souvent invoquée pour justifier des demandes sociétales, est aussi pro-vie.

    Jusqu’à présent, aucune initiative européenne n’a dépassé les près de 2 millions de signatures de One of us, une pétition de 2014 demandant la protection de l’enfant à naître dès sa conception. La Commission européenne avait alors balayé cette initiative, au motif que l’UE n’avait pas de compétence en la matière. Il serait cohérent qu’elle applique le même principe pour l’initiative: «My Voice My Choice

    Tout ce travail permet:

    ✔ de donner une visibilité médiatique et institutionnelle aux femmes victimes de l'avortement, jusqu'alors ignorées,

    ✔ de rappeler aux élus européens que les États membres de l’Union européenne ne leur ont jamais délégué la compétence de légiférer en matière d’avortement,

    ✔ de plaider en faveur d'une politique de prévention.

    Vous pouvez soutenir notre action en nous aidant à:

    • continuer à financer les déplacements de femmes, comme Charlène, qui témoignent dans les institutions,
    • produire des rapports sourcés et des vidéos pour défendre publiquement la vie pour peser dans le combat culturel,
    • intervenir juridiquement auprès des instances nationales et européennes.

    Merci pour vos dons qui rendent notre plaidoyer possible.

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