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Société - Page 4

  • Les chrétiens, des cibles croissantes du radicalisme hindou en Inde

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Les chrétiens, cibles croissantes du radicalisme hindou en Inde

    15/01/2022

    Le 25 décembre dernier, l’annonce d’un blocage des financements étrangers en faveur des Missionnaires de la charité a choqué les esprits et a été rapidement relayée par la presse internationale. Présente en Inde depuis 1950, la congrégation avait par ailleurs été récemment visée par des accusations de « conversions forcées » au Gujarat. Finalement, le refus des autorités a été levé le 8 janvier. Mais l’incident envoie un message clair à la minorité chrétienne et incarne la perception d’une discrimination croissante envers les chrétiens sous le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi.

    En août 2017 à New Delhi, lors d’une manifestation organisée par des chrétiens du nord-est de l’Inde en vue de défendre les droits de leur communauté.

    Ce jour de Noël, d’autres incidents ont eu lieu. Des brigades radicales hindoues ont perturbé ou attaqué, dans seize incidents documentés, des célébrations et lieux de culte chrétiens de différentes villes de l’Inde. Au même moment, à l’occasion d’une commémoration au sein de la communauté sikhe, le Premier ministre Narendra Modi a souligné, quant à lui, « les atrocités » commises par les anciens empereurs musulmans contre les hindous et les sikhs, stigmatisant la minorité des musulmans, qui subit quant à elle de plein fouet le radicalisme hindou depuis leur arrivée au pouvoir en 2014.

    Dans une Inde qui comprend plus d’1,3 milliard d’habitants, de confession hindoue pour la très grande majorité, les attaques contre la petite minorité chrétienne, soit seulement 2,3 % de la population, se sont multipliées au cours de l’année 2021. L’organisation Evangelical Fellowship of India a répertorié 305 incidents survenus jusqu’au mois de novembre. Selon le United Christian Forum, qui regroupe plusieurs organisations chrétiennes, au moins 400 incidents ont ciblé les chrétiens indiens et leurs lieux de culte tout au long de l’année, dans des attaques perpétrées par des extrémistes hindous. Il s’agit d’un chiffre record, selon l’organisation, depuis les pogroms contre les chrétiens perpétrés en 2007 et 2008 dans l’État de l’Orissa.

    Le 30 octobre dernier, Narendra Modi a pourtant rencontré le pape François au Vatican et l’a invité à se rendre en Inde en dépit de l’aversion, dans son pays, des groupes hindous radicaux. « Le Premier ministre a été photographié avec le pape et, pratiquement immédiatement à son retour, une agitation a débuté dans l’État du Karnataka avec l’introduction d’une loi anti-conversion », a commenté John Dayal, catholique engagé et porte-parole de la All Catholic Union. Le Karnataka devrait ainsi rejoindre dix autres États ayant adopté cette loi anti-conversion, qui criminalise les hommes musulmans et chrétiens voulant épouser des femmes hindoues.

    Le Premier ministre Narendra Modi reste silencieux

    Dans cet État dirigé par le BJP (Parti du peuple indien), le parti nationaliste hindou de Narendra Modi, les accusations de conversions forcées au christianisme se sont multipliées et près d’une quarantaine d’incidents de violence ciblant les chrétiens ont été répertoriés. Le Premier ministre reste quant à lui silencieux face aux attaques visant les minorités, même s’il a réitéré la primauté de l’égalité citoyenne sur l’appartenance religieuse. Narendra Modi n’a pas non plus condamné les discours de haine proférés par certains de ses fidèles.

    L’exemple le plus récent remonte à la mi-décembre, à Haridwar, aux pieds de l’Himalaya, lorsque des religieux et militants hindous ont appelé à armer les leurs pour attaquer musulmans et chrétiens. « Rien n’est possible sans les armes. Si vous voulez éliminer leur population, alors tuez-les », a notamment proféré Sadhvi Annapurna, secrétaire général de l’organisation nationaliste hindoue Hindu Mahasabha« Tenez-vous prêts à tuer et à aller en prison. »

    Face à l’indignation suscitée, décuplée par l’inaction de la police, la Cour suprême vient d’intervenir en recevant une plainte. Ces discours de haine interviennent dans un contexte particulièrement agité, puisque plusieurs États électoralement cruciaux pour les nationalistes hindous s’apprêtent à passer aux urnes au mois de février.

    Ces dernières années, d’autres dignitaires et extrémistes hindous ont régulièrement proféré des appels à la haine. À commencer par les propos glorifiant Nathuram Godse, l’assassin du Mahatma Gandhi, haï par les hindous radicaux pour avoir défendu une Inde basée sur une identité laïque et multiconfessionnelle. De tels propos ne font plus exception et s’étendent parfois à des incitations à la violence.

    Les attaques contre les chrétiens se sont accélérées

    « Les extrémistes hindous ont organisé douze rassemblements en vingt-quatre mois, dans quatre États, appelant au génocide des musulmans, à des attaques contre les chrétiens et à l’insurrection contre le gouvernement », détaille un rapport du site Article14, qui accuse la police « d’ignorer une conspiration flagrante ». « Les minorités se sentiront en sécurité si le gouvernement agit contre la haine et les violences ciblées », a estimé un communiqué de la Catholic Union« L’impunité de l’État, la complicité de la police et les lois fanatisées militarisent les groupes extrémistes. »

    Après l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous en 2014, les musulmans ont été les premiers à être les victimes de ces attaques. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été lynchés par des extrémistes hindous, qui les accusaient de porter offense aux vaches, considérées comme sacrées dans leur religion, en en faisant le commerce ou en consommant la viande. En 2019, la réélection des nationalistes hindous à la tête de l’Inde a marqué un tournant plus accentué vers la radicalisation.

    Une loi sur l’obtention de la citoyenneté indienne a été adoptée et est accusée par de nombreux défenseurs des droits de l’homme de défavoriser les musulmans. Le statut du Cachemire, seule région indienne à majorité musulmane, a été abruptement rétrogradé. La vie du pays a également vu une acceptation plus large, dans la sphère publique, des éléments extrémistes marginaux.

    Par ailleurs, au cœur même de New Delhi, des extrémistes hindous ont attisé des émeutes antimusulmanes en février 2020, les affrontements causant la mort de 53 personnes. Enfin, les attaques contre les chrétiens se sont accélérées, sans que la police ne procède à des arrestations. Selon John Dayal, « les principales organisations chrétiennes ne semblent pas encore avoir pris pleinement conscience de la menace ».

    (EDA / A. R.)

  • Le projet fou des antispécistes : l'extinction de l'homme

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    De gènéthique.org :

    L’extinction de l’homme : le projet fou des antispécistes – Paul Sugy

    6 Jan, 2022

    Bibliographie

    Confusion dangereuse

    Tout effort de compréhension du monde est en principe inséparable d’une exigence d’ordre dans le regard et la pensée. Depuis des siècles, des générations de religieux, de philosophes et de scientifiques se sont succédé dans cette quête, en prolongeant, en contredisant, ou en amodiant l’œuvre de leurs prédécesseurs ; avec une constante, cependant : jusqu’à nos jours en effet, l’homme a toujours été vu au sommet de l’univers visible, qu’il en soit dépositaire vis à vis de la divinité, ou qu’il soit  décrété comme la mesure de toutes choses, au sein d’un cosmos sans Dieu. Les civilisations, aussi variées soient-elles se sont toutes construites sur cette prémisse de prééminence de l’espèce humaine, notamment sur le monde animal, dont elle est censée se distinguer ; c’est en somme ce qui rend le monde et la société supportables, voire habitables.

    Mais voici que cette filiation philosophique multiple et mouvante, certes, mais empreinte de cohérence anthropocentriste est de nos jours remise en cause, par plusieurs courants de pensée, en particulier le projet antispéciste, dont il est question dans cet ouvrage.

    L’auteur se livre ici à une étude fouillée et rigoureuse de ce courant de pensée auquel il associe le mouvement végan ; c’est ainsi que nous découvrons des théoriciens qui non seulement prétendent nier toute spécificité de la nature humaine, mais qui s’érigent en défenseurs des droits des animaux qu’ils appellent les « non-humains » et pour lesquels ils revendiquent le statut de personnes, disposant de droits.

    Utilisant une technique logomachique tirée des vieilles recettes marxistes, ces révolutionnaires d’un nouveau genre présentent l’homme comme un exploiteur et un oppresseur qu’il est urgent de mettre au pas par un arsenal juridique contraignant : bien entendu, le véganisme vient à la rescousse et enrichit ce festival de l’absurde.

    Avec beaucoup de clarté et de brio, l’auteur fait de nous les témoins étonnés de ces entreprises de démolition philosophique, intellectuelle, morale, voire religieuse. Il en souligne les incohérences, les ridicules, mais aussi les réels dangers : non seulement, des personnes sans religion et sans repères philosophiques s’y laissent prendre, mais des groupes de pression se constituent, une « cause animaliste » émerge, ajoutant ainsi à la dangereuse confusion de notre remarquable époque.

    Date de parution : 13 mai 2021

    Editions : Tallandier

    Nombre de pages : 208

  • Le replay du webinaire "Bioéthique en Belgique 2022" est en ligne !

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Le replay du webinaire "Bioéthique en Belgique 2022" est en ligne !

    14/01/2022

    Vous n'avez pas pu participer à notre dernier webinaire ?

    Offrez-vous une séance de rattrapage, le replay est en ligne !

    Bioéthique en Belgique : perspectives pour 2022

    A l'aube de cette nouvelle année, l'IEB vous propose une conférence en ligne :

    Bioéthique en Belgique : Etat des lieux et perspectives pour 2022

    Se dirige-t-on vers une légalisation de la gestation par autrui en Belgique ? Après vingt ans, quelles perspectives pour la loi euthanasie ? Quels sont les nouveaux enjeux éthiques en matière de recherche sur les embryons ? Quel impact la crise sanitaire a-t-elle sur le recours à l'avortement et à la procréation artificielle ?

  • Retour sur un film choc dédié à la situation au Congo

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    « Ce film choc retrace plus de vingt années de massacres et de pillages commis au Congo. Avec des centaines de milliers, voire des millions de morts. Son but: lutter contre l'oubli et contre l'impunité des auteurs de ces crimes.

    Thierry Michel a présenté son documentaire en novembre dernier à Kinshasa. Le film a provoqué la campagne de mobilisation internationale "Justice for Congo".

    Ce documentaire sur la situation au Congo, est plus qu'un plaidoyer: "C'est un film aussi, donc c'est une esthétique de cinéma avec une grande musique orchestrale originale, avec des chants profonds qui sortent de l'âme même africaine, avec ces images très travaillées, mais avec une construction dramaturgique évidemment sur le temps, mais un travail aussi d'investigation journalistique où j'ai été non seulement dans les différentes provinces martyres du Congo, au fin fond des forêts, retrouver les survivants, les témoins oubliés de ces histoires qui vont nous dire des choses invraisemblables que l'esprit humain ne peut même pas imaginer" explique Thierry Michel.

    "J'ai été aussi au sein de ces grandes institutions internationales pour comprendre pourquoi, que ce soit les Nations Unies, la Cour pénale, les grands Parlements de par le monde, n'ont pas réussi à neutraliser ces forces obscurantistes et à aider ce pays à instaurer une paix véritable basée sur la justice."

    Avec "L'empire du silence", le réalisateur souhaite aussi susciter une saine colère auprès du public: "Sur ce fond d'histoire des grands du Congo, des dirigeants du Congo, il y a évidemment ces milliers de massacres qui font des centaines de milliers de morts, voire des millions, pendant 25 ans, dans la plus grande impunité, où les responsables des meurtres deviennent des dirigeants militaires ou politiques."

    "C'est d'un cynisme absolu" poursuit le réalisateur, "et le film essaie de dénoncer cela, et aussi de montrer que, finalement, c'est une guerre qui n'a pas préoccupé grand monde parce qu'elle a été très peu médiatisée par rapport à d'autres conflits, je pense au Moyen-Orient, l'Irak, la Syrie, et bien d'autres. Et jamais on n'a réussi à empêcher cette spirale invraisemblable, ce carrousel sans fin d'une violence effrénée qui n'a fait que s'aggraver en barbarie pour arriver, des premiers massacres de 96, lors du début de la première guerre du Congo, à ce qui s'est passé au Kasaï ces dernières années, qui est absolument effroyable."

    Briser la loi du silence

    Pour Thierry Michel, ce film doit contribuer à ce qu'un jour, justice soit rendue à toutes les victimes: "Partout, le pays est jonché de fosses communes, mais ce qui est fou au Congo, c'est qu'aucun mécanisme de justice ne se met en place et que même le nom des grands criminels, -il y a eu des investigations, des enquêtes des Nations Unies qui savent qui sont les grands criminels-, mais la liste de ces noms est aujourd'hui confidentielle, taboue, secrète, personne ne peut savoir, et aucune enquête judiciaire n'est en cours. Les victimes restent avec les survivants, la tragédie sur les épaules, et n'ont plus qu'à espérer, un jour, ce auquel ce film doit contribuer, qu'un jour justice leur sera rendue."

    Un film où je termine mon cycle congolais

    Ce documentaire, c'est aussi un peu le film bilan du réalisateur: "Cela fait trois décennies que je fais des films au Congo, j'en ai fait presqu'une quinzaine si on compte même les plus courts. Pour moi, c'est aussi un film où je termine mon cycle congolais, le rideau tombe, j'espère ici avoir dit ce qu'est le plus fondamental et avoir lancé ce cri de colère contre ce qui s'est passé et ce qui se passe encore dans ce pays."

    Un regard sur un drame dont les sources sont bien antérieures à vingt ans: le Cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa, en a analysé les causes premières sans concession, lors de la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance du pays. Cliquer ici: Homélie du Cardinal Ambongo le 30 juin 2020.

  • Suicide assisté en Italie : la Civiltà Cattolica publie l'article douteux d'un jésuite influent

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    De Michel Janva sur Le Salon Beige :

    Un Jésuite pour l’euthanasie

    Nous ne pouvons pas être convaincus par un article publié aujourd’hui dans La Civiltà Cattolica sur le sujet de la réglementation du suicide assisté. Il est en effet surprenant qu’une publication faisant autorité, dont on attend un écho du Magistère de l’Église, prenne le risque de prendre des positions qui, même si elles sont indirectes, peuvent en fait donner naissance à cette “culture du gaspillage” contre les effets négatifs de laquelle le pape François ne cesse de mettre en garde. Il semble en effet qu’il y ait un malentendu entre les règles déjà approuvées et celles en cours de discussion. L’ article donne une lecture positive de la loi no. 219/2017, qui autorise au contraire la mort sur la base d’un ” maintenant pour toujours ” inadmissible et a créé la base de la décision de la Cour Constitutionnelle dans “l’affaire Cappato ” sur l’assistance au suicide. Il s’ouvre au texte sur la “mort volontaire médicalement assistée”, en discussion à la Chambre des députés, en niant qu’il s’agisse d’un texte sur l’euthanasie, alors qu’il contient toutes les règles qui vont dans ce sens, y compris celle qui – même en présence du refus du médecin et du Comité d’évaluation clinique – établit que le juge peut encore prononcer la mort.

    Il ne faut pas non plus donner l’impression de céder au chantage référendaire, avant même que le Conseil ne se soit prononcée sur la recevabilité de la question. Cette prise de position, indépendamment des intentions de l’auteur, sera certainement appréciée par les partisans de la “mort d’État”.

    Séculairement, et en adhérant à la donnée anthropologique, il est maintenant nécessaire de réitérer que la protection de la vie et le soutien de ceux qui souffrent est une bataille de la raison et de la civilisation, qui devrait donc concerner tout le monde, et qui émeut certainement ceux qui portent en leur nom l’idéal d’une civilisation catholique, en espérant donc l’intensification d’un dialogue avec ce but certainement commun.

    Et si nous demandons à tous de réfléchir à la question de savoir s’il est raisonnable d’écarter la vie, nous lançons un appel spécifique et urgent aux institutions pour qu’elles la soutiennent dans ses moments les plus difficiles grâce à des soins palliatifs efficaces et généralisés en Italie et à des soins à domicile 24 heures sur 24.

    Alliance catholique, Ass. Amis de Lazare, Ass. Cuore Azzurro, Ass. Nous cherchons votre visage, Collatio.it, Association des comptables catholiques, Ass. Convergence chrétienne, Ass. Costruire Insieme, Ass. Cultural Zammeru Masil, Ass. Défendre la vie avec Marie, Ass. Esserci, Ass. Éthique et démocratie, Ass. FamilySI, Ass. Journée de la famille – Défendons nos enfants, Ass. Le carrefour, Ass. L’Arbre, Ass. Liberi e Forti, Associazioni Medici Cattolici Italiani, Ass. Nouvelle génération, Ass. naz. Pier Giorgio Frassati, Ass. Grands-parents 2.0, Ass. Ne touche pas à la famille, Ass. Projet culturel, Ass. Propositions pour Rome, Ass. Pro Vita & Famiglia, Ass. Génération Famille, Ass. Racines, Ass. Réseau populaire, Ass. Awakening, Ass. Umanitaria Padana, Ass. Vita Nuova – Rete Italia Insieme, Ass. Vivere Salendo, association de bénévoles Opera Baldo, Avvocatura In Missione, Associazione Nazionale Autonoma Professionisti (A.N.A.P.S.).), Centre italien pour la promotion et l’assistance à la famille, Centre international Jean-Paul II et pour le magistère social de l’Église, Centre d’études Livatino, Comité SALE pour la doctrine sociale, Civiltà dell’Amore, Académie commissaire d’histoire de l’art de la santé du Latium, Confédération internationale du clergé, CulturaCattolica.it, Fondation De Gasperi, Fondation Fiorentino Sullo, Forum Cultura Pace e Vita Ets, Forum des associations socio-sanitaires, Nouvelles internationales de la familleLa Casa dei Diritti, Movimento Per : Politica, Etica, Responsabilità, Movimento Regina dell’amore, Observatoire de bioéthique de Sienne, Observatoire parlementaire “Vera lex ?”, Comité scientifique de la Fondation Fiorentino Sullo, Président du comité scientifique de l’UCID, Président honoraire de la Société italienne de bioéthique et des comités d’éthique, Réseau Liberi di educare, Steadfast, Coordination Polis pro persona (info@polispropersona.it)

  • La question des enfants "trans" à la lumière des études et des faits

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Enfants « trans » : des études, des faits

    13 Jan, 2022

    James Esses, un thérapeute britannique, témoigne du désarroi des parents confrontés à l’approche « transaffirmative ». On leur déclare que la meilleure chose à faire pour leur enfant qui se déclare « trans » est de « s’affirmer » immédiatement. Mais le thérapeute estime au contraire qu’il existe des « avantages considérables » à « laisser le développement naturel se faire en parallèle avec une thérapie exploratoire ». Et rappelle les « risques importants associés à la transition ».

    Etudes à l’appui, James Esses liste plusieurs faits « essentiels » :

    • Le suivi psychologique s’est révélé « très efficace» lorsqu’il s’agit de traiter la dysphorie de genre [1] ;
    • Plus de 80 % des enfants qui expriment une identité de genre « discordante» finiront par s’identifier à leur sexe corporel si on laisse le développement naturel se poursuivre [2] ;
    • Si un enfant commence à « “vivre” comme l’autre sexe» pendant un certain temps, cela peut vraiment provoquer des changements dans son cerveau. Ce qui rend beaucoup moins probable qu’il devienne à l’aise avec son sexe biologique [3] ;
    • Administrer des bloqueurs de puberté est « une erreur» car si un enfant ne développe pas de caractéristiques à l’âge de 12 ans en raison d’une intervention médicale, les développer à 18 ans ne sera pas une simple inversion. Le développement naturel a déjà été perturbé. Et la grande majorité des enfants qui commencent à prendre des bloqueurs de puberté continuera à prendre des hormones de l’autre sexe [4] ;
    • L’hormonothérapie croisée provoque de « nombreux changements dommageables et irréversibles». La stérilité et un risque accru de crise cardiaque en font partie [5] ;
    • Une grande variété de facteurs peut contribuer aux sentiments de dysphorie de genre, tels que des traumatismes antérieurs, le harcèlement, des problèmes d’attachement ou une « homophobie intériorisée». Les personnes atteintes de dysphorie de genre présentent des taux très élevés de comorbidité, d’autisme ou d’autres troubles de santé mentale [6] ;
    • Le nombre de personnes cherchant à « détransitionner» a significativement augmenté. Nombre d’entre elles déclarent que « rétrospectivement, elles auraient souhaité que leurs médecins et leurs thérapeutes les remettent en question, en douceur, plus tôt dans le processus, afin de les aider à comprendre leurs problèmes psychologiques plus profonds, plutôt que de les encourager résolument à effectuer une transition »[7].

     

    [1] Churcher Clarke, A., & Spiliadis, A. (2019). “Taking the lid off the box”: The value of extended clinical assessment for adolescents presenting with gender identity difficulties. Clinical Child Psychology and Psychiatry, 24, 338-352

    [2] Cohen-Kettenis PT, Delemarre-van de Waal HA, Gooren LJ (2008). The treatment of adolescent transsexuals: changing insights. J Sexual Med; 5: 1892–1897/Ristori J. and Steensma T.D., “Gender Dysphoria in Childhood”, International review of psychiatry, 28, no. 1 (2016): 13-20J.

    [3] Cretella, M. A. (2016), ‘Gender Dysphoria in Children and Suppression of Debate’, Journal of American Physicians and Surgeons 21: 53.)

    [4] Carmichael, P., Butler, G., Masic, U., Cole, T. J., De Stavola, B. L., Davidson, S., Skageberg, E. M., Khadr, S., & Viner, R. M. (2021). Short-term outcomes of pubertal suppression in a selected cohort of 12 to 15 year old young people with persistent gender dysphoria in the UK. PLOS ONE 16 (2)

    [5] Seal, L. (2016). ‘A review of the physical and metabolic effects of cross-sex hormonal therapy in the treatment of gender dysphoria’, Annals of Clinical Biochemistry, Vol 53(1): 10-20

    [6] Churcher Clarke, A., & Spiliadis, A. (2019). “Taking the lid off the box”: The value of extended clinical assessment for adolescents presenting with gender identity difficulties. Clinical Child Psychology and Psychiatry, 24, 338-352/Bechard, M., VanderLaan, D. P., Wood, H., Wasserman, L. & Zucker, K. (2017). Psychosocial and Psychological Vulnerability in Adolescents with Gender Dysphoria: A “Proof of Principle” Study. Journal of Sex & Marital Therapy 43 (7)

    [7] Littman, L. (2021). Individuals Treated for Gender Dysphoria with Medical and/or Surgical Transition Who Subsequently Detransitioned: A Survey of 100 Detransitioners. Arch Sex Behav.

    Source : TRANSparency, James Esses (07/01/2022)

  • Egypte : une nouvelle loi sur le statut des chrétiens

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    De Vatican News (Lisa Zengarini) :

    Le Parlement égyptien va approuver une nouvelle loi sur le statut des chrétiens

    Le Parlement égyptien est sur le point d'approuver une nouvelle législation, élaborée en collaboration avec les églises chrétiennes locales, concernant le statut juridique personnel des chrétiens dans le pays.

    12 janvier 2022

    Une loi longtemps attendue sur le statut juridique personnel des chrétiens en Égypte devrait être approuvée prochainement par le Parlement égyptien. Selon un membre de la commission parlementaire législative, le projet de loi devrait être examiné peu après l'ouverture de la nouvelle session du Parlement, le 23 janvier.

    L'élaboration de la nouvelle législation, qui comprend des dispositions sur des questions sensibles liées au droit de la famille, est un long processus qui a débuté en 2014 et auquel toutes les Églises égyptiennes ont participé.

    Un long processus

    Le ministère de la Justice a mis fin au processus de rédaction en juin 2021 après 16 sessions, au cours desquelles il a consulté des experts juridiques, des responsables gouvernementaux et des représentants des Églises pour parvenir à un consensus sur la formulation du texte.

    Les discussions ont notamment porté sur des sujets délicats comme le divorce et la séparation légale des conjoints, sur lesquels les Églises chrétiennes ont des approches ecclésiales différentes. Les dirigeants chrétiens ont remis leur proposition de texte commune aux autorités égyptiennes le 15 octobre 2020. 

    Coopération avec les Eglises

    La coopération avec les dirigeants chrétiens pour la rédaction de la loi confirme les bonnes relations existantes entre les Églises locales et l'actuel gouvernement égyptien dirigé par le président Abdul Fattah al-Sisi.

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le président égyptien a fait un certain nombre de gestes amicaux envers les Églises chrétiennes locales, notamment l'Église copte orthodoxe, la plus grande communauté chrétienne du pays.

    Al-Sisi est le premier président égyptien à avoir assisté à des liturgies de Noël coptes orthodoxes. à plus d'une occasion, il a défini la communauté copte comme une partie essentielle de l'identité égyptienne.

    En 2015, il a vivement réagi à la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens détenus par l'État islamique en Libye et, en juillet 2016, il a annoncé qu'il renforcerait les sanctions contre ceux qui fomentent la violence religieuse.

    Le 30 août de la même année, le Parlement égyptien a approuvé une nouvelle loi visant à faciliter la construction de nouvelles églises en Égypte, ce qui a été pendant des années une raison majeure de tension avec la majorité musulmane, en particulier dans le sud. L'amélioration des relations n'a toutefois pas empêché les attaques islamistes contre les chrétiens d'Égypte.

    Les chrétiens représentent environ 10 % des 87 millions d'habitants du pays.  

  • Chine : un libraire chrétien condamné à 7 ans de prison

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Province du Zhejiang : les autorités chinoises confirment la condamnation à 7 ans de prison d’un libraire chrétien

    13/01/2022

    Début janvier, un tribunal a rejeté l’appel de Chen Yu, propriétaire d’une librairie chrétienne en ligne, condamné à sept ans de prison et à 200 000 yuans (27 600 euros) d’amende en 2020. Chen Yu, également connu sous le pseudonyme de Zhang Mai sur les réseaux sociaux, aurait vendu plus de 20 000 livres, dont une majorité de Bibles et de livres chrétiens. La police l’a accusé Yu d’être une « force anti-Chine ». Après sa condamnation en 2020, une organisation humanitaire a réagi en soulignant que « Pékin est effrayé par tout ce qui est religieux ».

    Une sculpture en marbre à l’entrée de l’université Aletheia (Taipei), avec une citation biblique (Pr 9, 10) : « La sagesse commence avec la crainte du Seigneur »

    Une cour d’appel chinoise a maintenu une condamnation à sept ans de prison pour le propriétaire d’une librairie chrétienne en ligne, qui a été condamné en 2020 pour avoir vendu illégalement des livres religieux chrétiens. Le tribunal de Linhai, à Taizhou dans la province du Zhejiang, a rejeté l’appel et confirmé la condamnation visant Chen Yu, responsable de la librairie Wheat Bookstore à Taizhou, selon une information publiée le 11 janvier par le site Bitter Winter. Chen Yu a été arrêté le 1er septembre 2020, et condamné pour « opération commerciale illégale » pour avoir vendu des livres chrétiens. Le même mois, il a été condamné à sept ans de prison et à verser 200 000 yuans (27 633 euros) d’amende par le tribunal de Linhai.

    Chen Yu, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Zhang Mai, a été une personnalité reconnue pour les chrétiens du Zhejiang. Il aurait vendu plus de 20 000 livres, dont une majorité de Bibles et de livres chrétiens. Il comptait des clients dans plusieurs provinces chinoises, notamment celles du Henan et de Shandong. Il gérait sa librairie via Weidian, une application chinoise en ligne qui compte plus de 80 millions de vendeurs dans 211 pays. Chen Yu avait plus de 10 000 clients.

    Selon les médias locaux, il aurait enragé les autorités en ayant vendu des livres religieux chinois publiés aux États-Unis et à Taïwan. Il a également vendu plusieurs milliers de livres du pasteur Wang Yi, un leader populaire de l’Église de l’alliance de la pluie d’automne (Early Rain Covenant Church) de Chengdu, condamné à neuf ans de prison en 2019. Le pasteur Wang était accusé « d’inciter à la subversion contre le pouvoir de l’État », et ses livres ont été interdits à travers la Chine.

    « Pékin est effrayé par tout ce qui est religieux »

    La police a accusé Chen Yu d’être une « force anti-Chine », et des agents de police ont assailli les maisons de ses clients en confisquant leurs achats, selon Radio Free Asia. Après sa condamnation en 2020, une organisation humanitaire a réagi en soulignant que « Pékin est effrayé par tout ce qui est religieux ».

    La Chine communiste est un État officiellement athée. Toutefois, le gouvernement reconnaît cinq religions organisées (bouddhisme, taoïsme, catholicisme, protestantisme et islam). Selon la loi chinoise, toutes les religions et activités religieuses doivent adhérer strictement aux règles imposées par le Parti communiste chinois.

    En 2018, de nouvelles règles sur les Affaires religieuses ont été publiées, permettant de considérer toute activité religieuse sans autorisation officielle des autorités comme une infraction pénale passible de poursuites. Ces nouvelles règles comprennent notamment une interdiction sur toutes les prédications et publications soutenant les religions et l’endoctrinement religieux. Au fil des années, les autorités chinoises ont arrêté, torturé et emprisonné des membres du clergé chrétien et de l’Église locale ainsi que des éditeurs accusés de produire et vendre des livres religieux dont la Bible, aussi bien de manière numérique que sur papier. La Chine est classée au 17e rang sur 50 pays où les chrétiens rencontrent le plus de persécutions, selon l’organisation chrétienne américaine Portes Ouvertes.

    (Avec Ucanews)

  • Ce qui est spécifique dans la conception chrétienne du salut

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    De Canal Académie :

    Où est la spécificité de la conception chrétienne du salut ?

    12 janvier 2022

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    Dans sa conception chrétienne, l'enjeu du salut est l'image de Dieu en l'homme, ou l'homme à l'image de Dieu, c'est-à-dire l'homme authentiquement humain. L'arrachement au péché est capital mais seulement à titre de moyen : la finalité est la restauration de l'image, de telle sorte que le Père puisse à nouveau s'adresser à l'homme en utilisant les mêmes paroles qu'il adresse au Christ : « Tu es mon fils, l'aimé, en toi je me plais ». Le Christ, tout en étant pleinement homme, est aussi de nature divine, et celui qui adhère au Christ par la foi est non seulement sauvé mais aussi divinisé. Comment le Christ nous sauve-t-il ? Le salut est octroyé gracieusement par Dieu à l'homme et son actualisation dans chaque individu résulte de l'adhésion personnelle au Christ sauveur. Cette altérité se trouve menacée par la culture séculière de notre monde contemporain et la tentative de mondanisation du salut.
  • France : une épidémie de profanations d'églises

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  • L’histoire des reliques sous la loupe

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    De Christel Juquois sur le site du journal La Croix :

    « Les reliques du Christ », de Nicolas Guyard : entre le réel et le merveilleux 

    À travers l’histoire des reliques, c’est celle de toute la chrétienté que raconte ce livre qui fourmille de détails et d’anecdotes

    12/01/2022« Les reliques du Christ », de Nicolas Guyard : entre le réel et le merveilleux

    Les reliques du Christ. Une histoire du sacré en Occident

    de Nicolas Guyard

    Cerf, 312 p., 24 €

    Évoquer les reliques appelle aujourd’hui le sourire indulgent ou l’ironie grinçante. Mais réveille aussi, parfois, la fascination pour ces objets merveilleux qui ont traversé bien des époques et bien des lieux. Maître de conférences à l’université de Montpellier, spécialiste du sacré, l’auteur interroge dans ce livre l’histoire des reliques. Pourquoi tant de rois, d’empereurs ou d’abbés ont-ils acquis autant de ces objets et à de tels prix ? Quelles relations y a-t-il entre les reliques et la construction religieuse, politique et culturelle des sociétés chrétiennes ?

    Terre Sainte

    La légende de « l’invention » (c’est-à-dire de la découverte) des reliques de la Passion au IVe siècle par la mère de l’empereur Constantin à Jérusalem, diffusée notamment par Ambroise de Milan, renforce et valorise le goût naissant pour les pèlerinages en Terre sainte. Elle assoit aussi le pouvoir de l’empereur : « Le couple Hélène-Constantin, mère-fils, (…) devient, sous la plume d’Ambroise, un écho de celui formé par la Vierge et son Fils. »

    De nombreux pèlerins rapportent alors en Occident des objets de Terre sainte. Quand Jérusalem est menacée par les conquêtes musulmanes, les plus précieux sont mis à l’abri à Constantinople, qui les offrira ou les revendra plus tard aux princes d’Occident. C’est ainsi que peu à peu, avec les reliques, « l’essentiel de la puissance sacrale de Jérusalem » se déplace vers Rome, Aix-la-Chapelle ou Paris, légitimant le pouvoir des empereurs et des rois.

    « Saint Sang »

    Les reliques se multiplient à profusion. Le XIIe siècle s’emballe pour le « Saint Sang » du Christ, invitant les fidèles à « associer la matérialité d’une relique et la spiritualité d’une dévotion centrée autour des mystères de l’Eucharistie ». L’acquisition à grands frais par Louis IX de la couronne d’épines témoigne aussi des évolutions de la dévotion chrétienne : « Si la relique de la Vraie Croix renvoyait depuis Constantin à l’image d’un Christ victorieux accompagnant l’empereur dans ses succès, la Couronne d’épines possède une connotation beaucoup plus doloriste, insistant sur les souffrances et la mort de Jésus. »

    → À LIRE. Pourquoi met-on des reliques dans les autels ?

    « Au début du XVIe siècle, l’Occident chrétien est saturé de sacré en général, et de reliques du Christ en particulier. » La Réforme protestante, qui promeut une religion « intériorisée et spiritualisée », n’y voit que superstition et idolâtrie. L’Église catholique n’a pas d’arguments théologiques à lui opposer. Mais, au XVIIe siècle, quelques jésuites prennent la défense des reliques. Ils cherchent à en retracer l’histoire et à prouver leur authenticité, qui devient « désormais autant affaire d’érudition que d’engagement d’une autorité ecclésiastique ».

    Polémiques érudites

    Cependant, « cette production massive d’histoires de reliques et de sanctuaires ouvre la porte à des polémiques érudites, autour notamment des méthodes de production de connaissances historiques et authentiques », mettant en cause l’authenticité qu’elle voulait prouver. Au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières verront dans les reliques « la preuve éclatante des ténèbres apportées par le monde ecclésiastique sur les esprits de leurs fidèles ».

    La Révolution française provoquera quelques destructions, mais aussi le déplacement et le sauvetage de nombreux objets sacrés. Même si le culte des reliques connaît un certain regain au XIXe siècle, le clergé s’en désintéresse peu à peu et les relègue au rang de la piété populaire. Quant au XXe siècle, c’est à la science que les ardents défenseurs des reliques s’adressent désormais pour les authentifier, pendant que certains objets quittent les églises pour rejoindre les musées. Tendant ainsi à effacer « la frontière entre cultuel et culturel ».

    Ce livre se lit comme une épopée. Fourmillant de détails et d’anecdotes sans prétendre à une impossible exhaustivité, richement sourcé, il dessine à travers l’histoire des reliques celle de toute la chrétienté. Interrogeant notre rapport au sacré, et les relations qu’entretiennent le matériel et le spirituel dans une religion de l’Incarnation, qui croit en un Dieu qui s’est vraiment fait homme.

  • Paris : grande Marche pour la Vie ce dimanche 16 janvier

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    Mobilisés pour la vie,
    le dimanche 16 janvier à Paris

    Ni les confinements, ni la crise sanitaire qui ne s’arrête plus, ni le coronavirus, ni l’effondrement économique et social, n’ont empêché le gouvernement et les parlementaires d’attaquer la vie humaine naissante.

    La loi dite « Gaillot » vient d’être adoptée (le 30 novembre 2021) en 2nde lecture à l’Assemblée Nationale.

    Elle contient notamment :

    • L’allongement des délais légaux d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines,
    • La suppression de la clause de conscience des professionnels de santé,
    • L’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse,
    • La pratique de l’IVG chirurgicale par les sages-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse,
    • La suppression du dernier délai de réflexion de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.

    La vie humaine n’a jamais été autant attaquée !
    La vie humaine vous attend nombreux, pour une Marche historique.

    Rendez-vous le dimanche 16 janvier 2022 à Paris !

    Toutes les informations ici