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Société - Page 5

  • La "voie synodale" allemande vote pour la bénédiction des unions homosexuelles et se positionne en faveur des relations homosexuelles, de la "sexualité autostimulante", de la contraception, du divorce civil et du remariage

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    De Matthew Cullinan Hoffman sur The Catholic World Report :

    La "voie synodale" allemande vote pour la bénédiction des unions homosexuelles ; défend la contraception et la masturbation

    Le document a été approuvé par la Voie synodale par 168 voix contre 28, avec cinq abstentions ; soixante-neuf des membres de l'Assemblée synodale sont des évêques allemands.

    4 octobre 2021

    La "Voie synodale", une conférence composée d'évêques, de prêtres, de religieux et de laïcs allemands, a approuvé vendredi un projet de document qui semble saper la doctrine catholique sur des points fondamentaux de la moralité sexuelle, offrant une défense des relations homosexuelles, de la "sexualité autostimulante", de la contraception et du divorce civil et du remariage.

    Le document, intitulé "Vivre des relations réussies - Vivre l'amour dans la sexualité et le partenariat", est décrit par Vatican News comme donnant "un rejet clair des soi-disant thérapies de conversion pour les homosexuels" et comme plaidant en faveur des "partenariats homosexuels ainsi que des divorcés remariés "pour être en mesure de se voir sous la bénédiction de Dieu expressément accordée par l'église". Toutefois, le document réaffirme la doctrine selon laquelle le mariage sacramentel n'existe qu'entre un homme et une femme.

    Le document "s'éloigne également d'une condamnation radicale de la masturbation", note Vatican News.

    Le document a été approuvé par la voie synodale par 168 voix contre 28 et cinq abstentions. Soixante-neuf des membres de l'Assemblée synodale sont des évêques allemands. Soixante-neuf autres sont membres du Comité central des catholiques allemands (ZdK), une organisation importante de laïcs catholiques qui a une histoire de dissidence de la doctrine et de la pratique catholiques. Les 37 membres restants sont des représentants élus des prêtres et des religieux allemands.

    Aucun décompte identifiant les votes des membres individuels n'a été publié par le Chemin synodal.

    L'histoire de la dissidence du ZdK comprend une déclaration de 2015 qui approuvait la bénédiction des unions homosexuelles, et une étude commandée qui concluait que la condamnation de l'homosexualité par l'Église avait contribué à la crise des abus sexuels.

    La puissante influence du ZdK apparaît dans l'affirmation inexpliquée du document, faite dans le préambule, selon laquelle "l'éthique sexuelle de l'Église a également favorisé les crimes d'abus sexuels dans l'Église. Nous demandons sincèrement le pardon de toutes les personnes qui ont souffert des effets de l'enseignement de l'Eglise sur la sexualité."

    Le préambule du document affirme également que "la connaissance des sciences humaines" devrait être la base pour assurer "un changement dans l'enseignement et la pratique de l'Eglise en matière de sexualité humaine." Ailleurs dans le document, de tels changements sont caractérisés comme différentes formes d'"accentuation" ou de mise en valeur, plutôt que comme un changement du contenu doctrinal.

    Le texte de base critique la condamnation de la contraception par l'Église catholique et son insistance à affirmer la fonction procréatrice de l'acte sexuel, affirmant que la plupart des gens voient l'enseignement de l'Église catholique sur l'immoralité de la contraception comme "une incompréhension de la signification humaine de la sexualité humaine pour chaque personne et comme une imposition invraisemblable". 

    Il défend également la masturbation comme ouvrant "la possibilité de se découvrir et de se vivre physiquement" et d'éprouver "plaisir, identité et transcendance", et affirme que les relations homosexuelles "devraient toujours être reconnues sans réserve" si elles sont caractérisées par "l'amour et la compassion." 

    L'orientation homosexuelle ne devrait pas être une "base d'exclusion" de l'ordination au clergé, affirme le texte, affirmant que l'homosexualité "n'est pas un facteur de risque d'abus sexuel", ni une maladie.

    Le document reste à l'état de projet et doit être approuvé une seconde fois lorsque la voie synodale se réunira à nouveau début 2022 avant d'être officialisé. Il sera alors présenté au Vatican pour approbation, selon les organisateurs du Chemin synodal.

    D'autres projets de documents approuvés pour une révision future auraient remis en question le célibat des prêtres et applaudi l'idée d'ordonner des femmes à la prêtrise, ce que le pape Jean-Paul II a déclaré que l'Église n'avait "aucune autorité" pour le faire, décrétant en 1994 que "ce jugement doit être tenu définitivement par tous les fidèles de l'Église."

    L'approbation de la bénédiction des unions homosexuelles par la "Voie synodale" a été faite au mépris des admonestations répétées du pape François et de ses alliés parmi les cardinaux, qui ont mis en garde la Voie synodale contre les déviations radicales de la doctrine catholique non approuvées par le pape.

    En particulier, le document semble être en contradiction directe avec une récente déclaration de la Congrégation de la doctrine de la foi du Vatican, qui répudie la bénédiction des unions homosexuelles et autres "partenariats" impliquant une activité sexuelle extraconjugale. Le pape François a approuvé la déclaration, qui est apparue comme un "dubium" ou une réponse à une question soumise à la congrégation, en février de cette année.

    À la question "L'Église a-t-elle le pouvoir de donner la bénédiction à des unions de personnes du même sexe ?", la Congrégation a répondu par la négative, expliquant qu'"il n'est pas licite de donner une bénédiction à des relations ou des partenariats, même stables, qui impliquent une activité sexuelle en dehors du mariage (c'est-à-dire en dehors de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c'est le cas des unions entre personnes du même sexe".

    "La présence dans ces relations d'éléments positifs, qui sont en eux-mêmes à valoriser et à apprécier, ne peut pas justifier ces relations et les rendre objets légitimes d'une bénédiction ecclésiale, puisque les éléments positifs existent dans le contexte d'une union non ordonnée au plan du Créateur", ajoute la Congrégation, notant que de telles bénédictions "constitueraient une certaine imitation ou analogie de la bénédiction nuptiale invoquée sur l'homme et la femme unis dans le sacrement du mariage", et citant la déclaration du pape François selon laquelle "il n'y a absolument aucune raison de considérer les unions homosexuelles comme étant de quelque manière que ce soit similaires ou même vaguement analogues au plan de Dieu sur le mariage et la famille. "

    Les dirigeants des évêques allemands semblaient peu préoccupés par un conflit potentiel avec le Vatican. Le président de la Conférence des évêques allemands et président de la voie synodale, l'évêque Dr. Georg Bätzing, a été cité comme ayant déclaré : "Il y a eu des textes débattus qui ne sont pas seulement des textes, mais des rêves mis en mots sur la façon dont nous voulons changer l'église en Allemagne : une église participative, équitable en termes de genre, et qui chemine avec les gens."

    Selon Francis X. Rocca du Wall Street Journal, Bätzing se serait emporté contre le Vatican lundi dernier, décriant "les mots d'avertissement ou les clarifications de la Curie romaine sur des questions auxquelles on a répondu depuis longtemps dans notre société éclairée et éprise de liberté", et ajoutant que l'interdiction de bénir les unions homosexuelles avait provoqué "l'indignation et les secousses de la tête chez beaucoup de gens."

    Le vice-président de la Voie synodale, M. Franz-Josef Bode, évêque d'Osnabrück, a salué l'achèvement de la session de la Voie synodale de cette année comme "un pas décisif pour une synodalité croissante" et a exprimé l'espoir que la décision du synode soit intégrée dans la "Voie synodale mondiale" et qu'il y ait "bientôt un véritable dialogue" avec le Vatican et le pape François.

  • Le rapport sur les agressions dans l'Eglise, analyse de Charlotte d'Ornellas

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    Le rapport sur les agressions dans l'Eglise, analyse de Charlotte d'Ornellas

    Il faut remarquer que le pape Benoît XVI avait procédé à la même analyse et avait constaté les faits suivants :

    1° 85% des agressions dans l'Eglise ont touché des garçons alors que 75% des agressions dans la société ont touché des filles (surtout dans les familles).

    2° Ceci prouve un problème spécifique d'homosexualité dans l'Eglise avec des criminels de masses

    3° Sachant que 3000 prêtres sur 110 000 prêtres sont coupables en 70 ans, c'est donc une présence de criminels de masse avec 80 victimes par criminel.

    Trois conclusions :

    1° Benoît XVI a interdit aux personnes homosexuelles l'accès au sacerdoce.

    2° Il existe dans l'homosexualité un problème structurel de chasteté.

    3° L'action efficace de l'Eglise depuis 2000 ne doit pas basculer dans l'excès inverse (accusation d'innocents par dénonciation).

    Lire aussi deux articles consacrés au rapport Sauvé parus sur la Nuova Bussola Quotidiana et traduits par "Benoît et moi"

  • Une pensée pour les prêtres

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    De Bernard Lecomte sur son blog :

    Une pensée pour les prêtres

    Une pensée, ce mardi, pour les prêtres catholiques qui vont passer un sale moment avec la publication du rapport Sauvé. La compassion pour les milliers de victimes d’abus sexuels sur mineurs perpétrés par des prêtres est évidemment légitime. Elle ne doit pas occulter que le rapport Sauvé confirme un chiffre que tous les experts avancent depuis dix ans : moins de 3 % des prêtres, depuis les années 1950, se sont rendu coupables d’agression sur enfants ou adolescents, ce qui signifie que 97 % des prêtres catholiques ne sont pas concernés par ces crimes épouvantables – et sont pourtant regardés de travers, désormais, par une majorité de leurs contemporains...

  • Un nouveau décret risque de compliquer l'existence de l'Eglise en Flandre

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    De Matthias Verbergt sur De Standaard :

    Catholiques et libéraux s'affrontent comme toujours sur la religion

    5 Oct. 2021

    Page 2

    "Depuis le début de l'année 2017, la Flandre ne reconnaît officiellement aucune communauté religieuse locale. Une cinquantaine de mosquées mais aussi des lieux de culte juifs, orthodoxes et protestants attendent une telle reconnaissance. Ce n'est pas obligatoire, mais c'est nécessaire, entre autres, pour le financement par l'État des salaires des ministres du culte, par exemple. Actuellement, seuls 27 mosquées sont reconnues en Flandre, contre 1.588 églises catholiques romaines. Le précédent et l'actuel gouvernement flamand de centre-droit ont estimé que les conditions de la reconnaissance étaient trop peu contraignantes et pas suffisamment applicables, En conséquence, les problèmes de sécurité tels que la radicalisation n'ont pas pu être suffisamment surveillés.

    Le ministre flamand de l'Intérieur Bart Somers (Open VLD) a préparé un nouveau décret de reconnaissance plus strict depuis presque un an. Aujourd'hui, le texte est à l'ordre du jour de la commission compétente au sein du Parlement flamand. Les nouvelles règles sont basées sur le rapport d'un comité dirigé par le professeur de droit ecclésiastique Rik Torfs (KU Leuven), déposées à la fin de l'année 2018. L'accent est mis sur la transparence et l'élimination des influences étrangères. Il y aura également un une période d'attente de quatre ans pour "construire une relation constructive". Toute personne qui s'oppose à notre modèle de société perdra sa reconnaissance", déclare le président de la Commission.

    "Ceux qui s'opposent à notre modèle de société perdront leur reconnaissance", peut-on lire dans l'explication du décret. Les communautés religieuses locales qui y prennent part sont nos alliées. Il y aura également un tout nouveau "Service flamand d'information et de dépistage", qui devra vérifier les conditions et qui disposera de pouvoirs étendus et en partie des pouvoirs de police. Par exemple, les inspecteurs seront autorisés à entrer dans les salles (de prière), à demander les cartes d'identité, à confisquer les documents, forcer les gens à coopérer et filmer les contrôles. Leurs conclusions sont valables jusqu'à preuve du contraire. Actuellement, la seule sanction est le retrait de la reconnaissance en cas de "manquements graves". Il y aura désormais un système de sanctions graduelles.

    Des paroisses trop petites

    Le point principal du décret de Somers est l'égalité de traitement de toutes les communautés religieuses locales, quelle que soit la religion à laquelle elles appartiennent et quel que soit le moment où elles sont reconnues. Cela signifie que même les lieux de culte reconnus, tels que les centaines d'églises, doivent remplir toutes les conditions requises pour leur reconnaissance. A l'exception d'une règle, ils ont un an à compter de l'entrée en vigueur du décret pour le faire.

    M. Somers voulait que le décret, l'un des plus cruciaux et symboliques de son portefeuille, soit approuvé avant l'été. Mais il s'est ensuite heurté à une demande d'audience de la part du CD&V, qui a eu lieu. L'Église catholique y a déjà émis une série d'objections, mais ce n'est que le mois dernier que l'Église a commencé à faire pression sur les chrétiens-démocrates pour qu'ils s'opposent à ces règles, par l'intermédiaire de l'évêque d'Anvers, Johan Bonny.

    Les griefs de l'Église catholique sont divers. Tout d'abord, de nombreuses petites paroisses n'atteignent pas le minimum requis de 200 personnes. Les paroisses qui indiquent qu'elles veulent fusionner bénéficient d'un sursis par rapport au décret, mais l'Église veut effectuer l'opération à son propre rythme. L'Église s'oppose également à l'imbrication de l'implantation d'une église (qui gère les bâtiments) et de la paroisse (qui se concentre sur les religieux) que le décret impose. L'Église considère que la transparence financière obligatoire (également pour les "structures connexes") et l'administration qui l'accompagne sont "dans de nombreux cas irréalisables". Qu'en est-il des revenus provenant des mariages et des enterrements, ou des concerts et des conférences ? Et qu'en est-il des dons ? Ceux de plus de 500 euros doivent être déclarés, mais ils sont souvent faits de manière anonyme. Le décret stipule également que tous les lieux de culte doivent disposer d'un certificat de la brigade des pompiers, ce que de nombreuses églises n'ont pas et ce qui confronterait de nombreuses églises à la perspective de méga-investissements. Bonny n'a pas souhaité faire de commentaire hier.

    Le CD&V estime que l'Église catholique est injustement visée par les questions de sécurité qui se posent ailleurs. C'est exagéré", dit le président Joachim Coens. En l'état, nous ne pouvons approuver ce décret. Il s'agit d'histoire et de tradition, nous ne pouvons pas prendre cela à la légère. M. Coens remet en question le principe de base du décret et se demande si les règles ne pourraient pas s'appliquer uniquement aux communautés religieuses nouvellement reconnues. Mais d'autres membres du CD&V citent des avis juridiques selon lesquels une telle chose est irréalisable.

    Les grandes lignes du décret ont déjà été convenues dans l'accord de coalition et ont été approuvées à plusieurs reprises par le "gouvernement flamand", répond Somers. Il est toutefois ouvert à un "réglage fin". Hier soir, une consultation sur la question a eu lieu au sein de l'Assemblée flamande. dans l'espoir de pouvoir approuver le décret aujourd'hui. La question est incroyablement sensible", déclare un membre de la Commission qui est impliqué.

  • Requiem pour Bernard Tapie : parmi les mille facettes du personnage, il y avait celle du "croyant".

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    Tapie 870x489_maxnewsspecial410919.jpgComme chez François Mitterrand et bien d’autres vedettes du théâtre d’ombres que constitue cette vie passagère, la dimension religieuse n’était pas absente dans le répertoire de Bernard Tapie. Jusqu’à quel point? C’est le secret intime entre Dieu et chaque créature humaine. Sur le site « aleteia » de ce jour, Lauriane Vofo Kana écrit :

    « Bernard Tapie est mort ce dimanche 3 octobre des suites d'un cancer de l'estomac et de l'œsophage. Parmi les milles facettes du personnage, il y avait celle du "croyant". Vers la fin de sa vie, l'homme d'affaires avait évoqué à plusieurs reprises la foi qui l'animait.

    Homme d’affaires, acteur ou encore ministre, les vies de Bernard Tapie ont été nombreuses. C’est entouré des siens qu’il est décédé ce dimanche 3 octobre à Paris, à l’âge de 78 ans. Bernard Tapie n’avait pas caché son combat contre le cancer de l’estomac et de l’œsophage. Dès l’annonce, en septembre 2017, il avait voulu apparaître déterminé dans l’épreuve qui le mettait face à la mort. Une mort que le « croyant » ne vivait pas comme une fatalité : « La mort c’est l’épisode ultime de la vie. Celui qui a peur de la mort a peur de la vie », confiait-il sur France 2.

    « Ça m’est tombé dessus »

    Durant ses quatre années de lutte contre la maladie, Bernard Tapie s’est livré à des confidences sur son parcours de fils d’ouvrier, sa vie de président de l’Olympique de Marseille ou encore de patron de presse. Quelques fois, il s’est aussi attardé sur la foi qui l’animait : « Je veux rester ce que j’ai toujours été face à la religion, un pratiquant monolithique, convaincu que c’est la loi du cœur ».

    Invité sur le plateau de BFMTV à l’hiver 2020, l’habitué des coups d’éclat était revenu pudiquement sur les origines de sa foi. « Ça ne m’est pas tombé dessus parce que mes parents me l’ont inculquée ! Ça m’est tombé dessus parce que je jouais au violon le dimanche matin dans une église et qu’un jour, je n’ai pas joué du violon comme les autres fois. » Dans ses mémoires [Bernard Tapie, leçons de vie, de mort et d’amour, Ndlr], écrits par Franz-Olivier Giesbert, on découvre un homme qui se met à « genoux » pour prier chaque matin. Même dans les moments de difficulté, cette habitude ne l’aurait pas quitté.

    Tous les soirs à 18 heures lorsqu’il était en prison, il avait un rite avec Dominique, sa femme. […] Ils priaient l’un et l’autre et ils faisaient comme s’ils se tenaient la main, et ça l’aidait à passer la nuit et à repartir pour la journée.

    Mis en cause dans le match truqué Marseille-Valenciennes en 1993, Bernard Tapie est condamné à huit mois de prison en 1995. Un proche de l’ancien homme d’affaires assure même que tout le temps de sa détention le businessman Tapie serait resté attaché à la prière : « Tous les soirs à 18h lorsqu’il était en prison. Il avait un rite avec Dominique sa femme. […] Ils priaient l’un et l’autre et ils faisaient comme s’ils se tenaient la main, et ça l’aidait à passer la nuit et à repartir pour la journée. »

    Une messe en mémoire de Bernard Tapie sera célébrée ce mercredi en l’église Saint-Germain-des-Prés, à Paris, à 11h.

    Mais c’est à Marseille, sa ville de cœur, que ses obsèques auront lieu vendredi à la Major, cathédrale Sainte-Marie-Majeure. Elles seront présidées par l’archevêque de Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline, à 11h.

    Lire aussi :Le credo de Bernard Tapie sur le plateau de BFMTV

    Lire aussi :L’inattendu témoignage de foi de Bernard Tapie

    Ref. Bernard Tapie, la foi lui était « tombé dessus »

    « Anima vagula blandula », la foi n’aurait-elle pas encore dit son dernier mot dans l’Europe apostate ?

    JPSC

  • France: qui sont les membres de la très indépendante commission sur les abus sexuels dans l’Église (ciase)?

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    La Ciase va rendre son rapport le 5 octobre 2021, après plus de deux ans de travail. Les 21 membres qui entourent le président de la Commission, Jean-Marc Sauvé (photo) vice-président hre du Conseil d'Etat Français, ont tous des parcours très différents. Explications de Sophie Lebrun sur le site web de « La vie » mises à jour le 4 octobre 2021 au milieu des exercices cathartiques déjà préventivement publiés à son de trompes par les médias cléricaux :

    « À l'annonce en novembre 2018 de la création d'une « Commission indépendante sur les abus sexuels sur mineurs et personnes vulnérables dans l’Église » (Ciase), une question se posait : quelle « indépendance » pouvait avoir cette structure finalement créée par les évêques de France ? La nomination à sa présidence, le 20 novembre, de Jean-Marc Sauvé a été un premier signe de la volonté de l’Église catholique de donner carte blanche à cette commission.

    « C'est un grand serviteur de l'État qui a montré par mille missions périlleuses et difficiles qu'il était à la hauteur de la situation avec impartialité. C'était difficile de trouver mieux », commentait alors Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref).

    A lire aussiAbus sexuels dans l’Église : La commission Sauvé veut libérer la parole

    La liste des 21 membres choisis par le vice-président honoraire du Conseil d’État est venue le confirmer. Ceux qui craignaient un « entre-soi catholique » seront rassurés : la commission rassemble d'abord des spécialistes de la protection de l'enfance. C’est le cas notamment de Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat de renom, expert Unicef et membre du bureau du Conseil national de la protection de l'enfance ou de Carole Daminani, directrice de l'association Paris Aide aux victimes ou encore de la vice-présidente de la Commission de lutte contre la maltraitance du Haut Conseil de la famille, Alice Casagrande. Ces personnalités, qui font toute autorité dans leur discipline, ont une longue expérience de l'écoute des victimes, de l'enquête et de l'analyse à partir de cas complexes.

    Les « spécialistes » du christianisme rejoignant la Commission sont du même acabit dans leur domaine : Jean-Marc Sauvé a trouvé un équilibre entre un très bon connaisseur des milieux catholiques, l'historien Philippe Portier, spécialiste du rapport entre politique et religion, et deux théologiens reconnus pour leur regard sur l'éthique : le catholique Joël Molinario est professeur à l'Institut catholique de Paris, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique et expert au Vatican auprès du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ; la protestante Marion Muller-Colard est docteure de la Faculté protestante de l'Université de Strasbourg et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

    Le dossier de présentation de la Ciase souligne de façon crédible que « les opinions philosophiques et religieuses sont diverses : elle compte des croyants de différentes confessions ainsi que des incroyants, agnostiques ou athées ».

    A lire aussiPédophilie, pédocriminalité, abus sexuels : de quoi parle-t-on (et pourquoi) ?

    L'absence des victimes

    Pas de victimes, s'est toutefois désolée l'association La Parole Libérée. Ni d'experts qui traitent particulièrement des abus sexuels sur mineurs ou personnes vulnérables : le choix du président Sauvé est assumé, car il estime ainsi garantir une « impartialité » au travail de la commission. « Pas de combat ni d’engagement derrière soi, explique-t-il au Monde. C’est également la raison pour laquelle j’ai décidé, après m’être posé la question, de ne pas faire siéger de représentants d’associations de victimes. »

    Les 22 membres de la Commission, président compris, se retrouvent dès le vendredi 8 février pour leur première réunion de travail. Ils devront agir vite : on attend qu’ils adoptent une méthodologie et un plan d'action dans un délai de trois mois. « Les méthodes de travail de la commission seront déterminées par elle seule », affirme le dossier de présentation de la Commission tout en martelant : « La commission ne dépend de personne, ne reçoit aucune directive de quiconque. »

    A lire aussiAu moins 10 000 victimes d’abus sexuels dans l’Église, les derniers chiffres de la Ciase avant leur rapport »

    Ref.

    Ciase : qui sont les membres de la très indépendante commission sur les abus sexuels dans l’Église ?

    JPSC

  • Abus sexuels : les crimes commis au sein de l'Eglise sont plus scandaleux que d’autres commis ailleurs

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    Du Père Pierre Vivarès sur Aleteia.org :

    Les abus sexuels dans l’Église, un crime intégral

    Le rapport de la Ciase sur les abus sexuels dans l’Église annonce des révélations douloureuses. Pour le père Pierre Vivarès, il est normal que l’Église soit la première accusée : « Reconnaître la responsabilité particulière de l’Église est aussi reconnaître que l’Église a une mission prophétique. »

    Mardi 5 octobre, sera remis le rapport de la CIASE, commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. Cette commission, demandée le 7 novembre 2018 par la Conférence des évêques de France avait pour but de « faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950, de comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et de faire des préconisations, notamment en évaluant les mesures prises depuis les années 2000 ». 

    Un crime intégral

    Nous attendons ce rapport qui est un travail de vérité, d’honnêteté et de lucidité. Il sera douloureux, forcément, quel que soit le nombre de victimes recensées ; une seule serait déjà trop. Il sera douloureux pour tout le monde, pour la société entière. J’entends déjà des commentaires sur le fait qu’il faudrait aussi aller voir du côté de l’Éducation nationale, du côté des clubs de sport, du côté des autres religions, du côté des familles. Mais faisons attention à ce genre de commentaires. Je ne dis pas que seuls les membres de l’institution ecclésiale, les prêtres en particulier, ont été coupables de ces crimes ; je ne dis pas non plus que seule l’institution Église a pu tenter d’ignorer, cacher ou minimiser ces crimes. Je ne cherche pas à savoir qui a fait le plus de mal, comme si des statistiques pouvaient en quoi que ce soit alléger la faute d’un groupe. Il nous faudra faire face à ces faits et tenter de trouver les moyens pour qu’ils ne se reproduisent plus. 

    Lire aussi :Abus sexuels dans l’Église : la CIASE rend son rapport le 5 octobre

    Nous pouvons aussi réfléchir au fait que l’Église a été mise en accusation la première, de la façon la plus virulente, parfois de manière injuste et violente contre telle ou telle personne et en particulier le cardinal Barbarin. Il est normal que l’Église ait été la première accusée et que les crimes commis en son sein soient plus scandaleux que d’autres commis ailleurs. Car l’on attend bien sûr des prêtres ou éducateurs dans l’Église qu’ils soient fidèles au message évangélique, au respect absolu de chaque personne humaine. Car les personnes et les familles ont été trompées par des personnes d’une institution en laquelle elles avaient mis leur confiance. Mais aussi parce qu’un crime commis par quelqu’un dépositaire du dépôt de la foi brise à la fois le cœur, le corps et l’âme de la personne dans son rapport à Dieu. C’est un crime intégral. Vouloir défendre ou sauver l’Église dans une discussion en disant que ce n’est pas mieux ailleurs (si tant est que cela soit vrai) revient à nier que l’Église a un message et une responsabilité morale supérieurs aux autres.

    Être prophétique

    Reconnaître cette responsabilité particulière de l’Église est aussi reconnaître que l’Église a une mission prophétique : elle est accusée la première afin que la parole puisse être libérée partout. Cette commission, instaurée à la demande des évêques de France, permettra peut-être la création d’autres commissions pour d’autres institutions qui devront aussi faire la lumière en leur sein. Elle permettra peut-être que d’autres victimes puissent oser dénoncer les crimes qu’elles ont subis. Si l’Église est sainte, ses membres ne le sont pas tous, loin de là, et comme le Christ sans péché porte le poids de la Croix pour les péchés des hommes, l’Église porte le poids des péchés de ses membres et en demande pardon. De nombreux chrétiens dans l’histoire ont vécu cette dimension prophétique en dénonçant les crimes commis dans un groupe ou une société et l’ont souvent payé de leur vie comme martyrs de la foi, de la justice ou de la vérité. Ici, il s’agit d’être prophétique en dénonçant les mécanismes d’une institution qui permet à certains de ses membres d’abuser de leur position envers les plus faibles, parfois en toute impunité et en étant couverts par leur hiérarchie.

    Nous accueillerons ce rapport avec gravité et lucidité mais aussi dans l’Espérance parce que nous savons que « celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 20-21). Nous avons voulu faire la vérité, nous sommes venus vers la lumière et les œuvres ont été dénoncées. Maintenant nous voulons avancer dans la vérité et faire de l’Église une maison sûre pour tous.

    Lire aussi : Abus sexuels : l’Église en France se prépare à une déflagration

  • "L'avortement viole les valeurs progressistes"

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    De Kath.net/News :

    Militante athée pro-vie : l'avortement viole le principe de non-violence

    3 octobre 2021

    Terrisa Bukovinac veut rassembler les pro-vie du spectre politique de gauche dans une nouvelle organisation. L'avortement va à l'encontre des valeurs progressistes, dit-elle.

    Washington D.C. (kath.net/LifeNews/jg)

    Terrisa Bukovinac (photo) est une féministe athée, membre du Parti démocrate et militante pro-vie. Elle est la fondatrice et la présidente de l'organisation pro-vie Pro-Life San Francisco.

    Elle veut rassembler les pro-vie de tout le spectre politique de gauche dans une nouvelle organisation. "Le meurtre injuste des enfants à naître est une violation de nos valeurs progressistes d'égalité, de non-violence et de non-discrimination", a-t-elle déclaré dans une interview accordée à Fox News.

    Elle veut éloigner le parti démocrate de son "cours radical pro-avortement". Elle a indiqué qu'un sondage réalisé par l'institut de sondage Marist montrait que 58 % des démocrates seraient favorables à une limitation de l'avortement aux trois premiers mois de la grossesse. Seuls 27 % des démocrates sont d'accord avec la politique radicale en matière d'avortement définie par la direction du parti, a-t-il déclaré. "L'establishment démocrate est complètement déconnecté de ses électeurs sur la question de l'avortement", a déclaré Bukovinac mot pour mot.

    Il n'est pas nécessaire de croire en la Bible ou d'être conservateur pour être pro-vie, a-t-elle souligné. La science et la raison justifieraient la position pro-vie. La position pro-avortement, en revanche, est "anti-progressiste" et discriminatoire. Ceux qui sont vraiment progressistes doivent être prêts à s'opposer activement à l'avortement. Le progrès passe par l'élargissement des droits de ceux qui sont marginalisés, a-t-elle souligné.

    Elle a rappelé le contexte raciste de la fondation de Planned Parenthood, le plus grand fournisseur d'avortements aux États-Unis. Elle a qualifié le président Biden de "traître" qui, pour des raisons politiques, a abandonné la protection de la vie qu'il avait soutenue au cours des décennies précédentes.

  • Un quart des Belges voudraient la fin de notre démocratie parlementaire

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    "Ce sondage de la RTBF révèle que plus de la moitié des Belges trouvent que la démocratie parlementaire fonctionne mal. La particratie belge est à bout, il faut du renouveau, ce système ne s'oxygène plus suffisamment. Cela fait des années que le constat est là mais rien ne change..." (Etienne Dujardin sur twitter)

    Du site de la RTBF :

    Sondage RTBF : un quart des Belges veulent la fin de notre démocratie parlementaire

    Comment les Belges voient-ils la démocratie ? La RTBF a commandé une étude auprès de l’institut de sondages Kantar pour prendre le pouls auprès des citoyens. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils remettent sérieusement en question le fonctionnement de la démocratie en Belgique.

    Moins d’un Belge sur cinq est satisfait de la manière dont notre système démocratique marche. Plus de la moitié de la population trouve que notre démocratie parlementaire fonctionne mal mais reste le meilleur système. Et pour finir, près d’un Belge sur quatre estime que notre système démocratique doit être supprimé et remplacé par un autre.

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    Le niveau d’éducation des personnes interrogées influence la confiance dans le système démocratique : les personnes qui ont un diplôme d’études supérieures sont beaucoup moins nombreuses à vouloir supprimer ce système (16,4% contre une moyenne de 24%).

    De leur côté, plus de 60% des pensionnés estiment que notre démocratie va mal, sans pour autant trouver d’alternative.

    Dictature vs démocratie

    La situation politique actuelle ressemble plutôt à une dictature ou à une démocratie ? Pour répondre à cette question, les personnes interrogées ont donné une réponse sur une échelle allant de 0 (la dictature) et 10 (la démocratie).

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    En moyenne, deux Belges sur trois considèrent qu’ils vivent dans une démocratie. Ici, les personnes de plus de 65 ans et les diplômés de haute école/université font largement partie de ce groupe. De l’autre côté, plus d’un citoyen sur quatre trouve que notre situation politique se rapproche d’une dictature.

    En croisant les données, on peut d’ailleurs voir que, plus une personne est convaincue de vivre dans une dictature, plus elle souhaite changer de système.

    Changer le système ? Mais comment ? Dans le sondage, les citoyens devaient aussi répondre à cette affirmation : " Notre société serait mieux gérée si le pouvoir était concentré dans les mains d’un seul leader. " Résultat ? Plus d’un Belge sur trois approuve cette affirmation.

    Parmi les sondés, 37,4% des Belges estiment qu’ils sont d’accord voire totalement d’accord avec le fait que la société serait mieux gérée si le pouvoir était concentré dans les mains d’un seul leader.

    Et ce sont surtout les jeunes, les inactifs, les ouvriers et les personnes avec un diplôme de primaire ou de secondaire inférieur qui veulent un régime fort. L’un des chiffres marquants de ce sondage RTBF est en effet le pourcentage des jeunes de 25 à 34 ans qui marquent leur accord sur cette affirmation. Près de 47% de ces jeunes sont d’accord ou totalement d’accord. Un sur deux !

    Ce que révèlent aussi ces différentes données, lorsqu’on croise les réponses avec la 1ère affirmation de notre sondage, c’est que ceux qui estiment que notre système démocratique doit être supprimé sont beaucoup plus nombreux, par rapport à la moyenne, à être favorable à un pouvoir fort et centralisé.

    Une différence est également perceptible entre les régions sur la question : près de 43% des Wallons veulent qu’un seul leader ait le pouvoir contre 35% des Flamands et 32% des Bruxellois.

    En 2018, la VRT publiait par ailleurs un sondage qui révélait qu’un quart des jeunes électeurs (entre 18 et 23 ans) ne croyaient plus en la démocratie et préférerait un leader autoritaire.

    Qui influence votre quotidien ?

    Le monde politique, les personnes les plus riches, la police et l’armée… Qui prend les décisions qui influencent votre quotidien ? Les 1004 personnes interrogées pour cette étude menée du 20 au 27 septembre avaient le choix entre sept catégories. Pour chacune d’entre elles, ils devaient mettre une cotation en pourcentage. Au final, les citoyens considèrent que le monde politique, les marchés financiers / les banques et les médias sont les acteurs qui influencent le plus leur vie quotidienne.

    Même si les citoyens pointent clairement l’influence du monde politique dans leur vie, la majorité des Belges (60%) estiment que ces mêmes politiques n’ont plus de réelles capacités d’améliorer leur quotidien et qu’ils ne peuvent quasi rien changer.

    À l’échelon local, les bourgmestres n’ont pas vraiment la cote : 44% des Belges trouvent que leur bourgmestre est le responsable politique qui répond le mieux à leurs besoins et attentes. La confiance est beaucoup plus marquée chez les seniors et chez les personnes qui estiment que la démocratie fonctionne bien.

    Conséquence ou non de la crise du coronavirus, plus de 7 Belges sur 10 trouvent que l’Etat améliore leur niveau de vie grâce au système de soins de santé. Des différences sont néanmoins à noter entre les régions : moins de 70% des Flamands sont d’accord avec cette affirmation, contre 83% des Bruxellois.

    Télécharger ci-dessous davantage d’éléments à propos du sondage RTBF KANTAR

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  • Toute une nébuleuse islamiste a tissé sa toile dans la capitale belge

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    A lire sur le site de Charlie Hebdo : https://charliehebdo.fr/2021/10/international/bruxelles-parlement-europeen-excite-freres-musulmans/

  • L’étude de l’Antiquité classique serait-elle toxique ?

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    Du site de l'Homme Nouveau, dans la rubrique "Au quotidien" (n°260)  :

    Les classiques sont-ils fascistes ?

    Au quotidien n° 260 : les classiques sont-ils fascistes ?

    Dans le dernier numéro de La Revue des Deux mondes (octobre 2021), Xavier Darcos s’interroge sur la mise en question idéologique des classiques, menée conjointement par des militants « woke » et des universitaires de plus hautes institutions académiques américaines.

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la remise en cause de l’enseignement de l’histoire gréco-romaine n’est pas la soudaine lubie d’activistes obtus ou de groupuscules incultes. Ce sont des universitaires eux-mêmes, souvent connus et respectés, qui, aux États-Unis, se sont lancés dans cette étrange autorépudiation. (…) À Stanford même, où professent une vingtaine de Prix Nobel (et qui accueillit des maîtres comme Michel Serres ou René Girard), le professeur Danel Padilla Peralta enseigne la République romaine et le début de l’Empire, ainsi que la réception classique dans les cultures contemporaines. D’origine dominicaine, il a étudié à Princeton et en sortit major de sa promotion en 2006. C’est alors qu’il s’est reproché de trahir ses origines et qu’il s’est lancé dans une « décolonisation de son esprit », en se retournant contre son propre savoir. Dans un article récent du New York Times (1), il exprime sa volonté de « sauver les classiques de la blancheur ». (…) On pourrait imaginer que cette phobie subite est liée à la destinée personnelle de cet universitaire qui dut se battre contre la pauvreté et les préjugés raciaux pour s’imposer, grâce à ses capacités intellectuelles exceptionnelles (2). Il n’en est rien. Ses positions sont confortées par d’autres spécialistes des lettres classiques, sans qu’ils aient le même passé que lui, telle Donna Zuckerberg, la fondatrice du site Eidolon. Elle y affirme la toxicité du monde antique, en particulier sa misogynie : « C’était une époque où il n’y avait pas de mot pour le viol, le féminisme n’existait pas et les actions des femmes étaient déterminées par des parents masculins. (3) » Si bien qu’elle en arrive, elle aussi, à poser la question du maintien de la matière qu’elle enseigne car cette discipline « a été historiquement impliquée dans le fascisme et le colonialisme, et continue d’être liée à la suprématie blanche et à la misogynie ». Au passage, ces procureurs confondent les fictions mythologiques (qui narrent en effet des violences sexuelles et des abus de toute nature) avec la réalité d’une société à qui de telles mœurs font horreur. La mythologie est une banque d’images et de structures narratives que personne ne prenait au premier degré, pas plus que nous ne croyons aux citrouilles changées en carrosses. Nous nous étions habitués à la rengaine selon laquelle les langues anciennes seraient surannées et inutiles, comme en témoigne leur quasi-disparition dans la formation des élèves d’aujourd’hui. Mais l’argument de leur dangerosité morale nous avait été jusqu’ici épargné. Que reproche-t-on à l’étude de l’Antiquité classique ? En gros, d’avoir illustré, magnifié et justifié toutes les oppressions. Pêle-mêle : l’esclavage, la colonisation, le racisme, le fascisme, le nazisme, la misogynie, la pédophilie, la croyance en une supériorité de la race blanche.

  • La publication imminente d'un rapport sur la pédocriminalité va marquer l'Eglise de France

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    Lu sur le site du Point :

    Pédocriminalité dans l'Eglise: le très attendu rapport Sauvé bientôt dévoilé

    Combien de victimes, combien de prédateurs ? Comment l'institution s'est-elle comportée ? Quelles leçons faut-il en tirer ? Une commission indépendante rendra, le 5 octobre, son verdict, inédit et très attendu, sur la pédocriminalité dans l'Eglise catholique de France.