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Société - Page 5

  • Le pape François et des évêques canadiens participent à un rituel païen de " purification " invoquant le " cercle sacré des esprits "

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    De David McLoone sur LifeSite :

    Le pape François et des évêques canadiens participent à un rituel païen de " purification " invoquant le " cercle sacré des esprits ".

    Nous allons honorer la terre, le vent, l'eau et le feu", a déclaré un ancien indigène au cours du rituel. Nous allons honorer l'aspect minéral, l'aspect végétal et l'aspect humain".

    28 juillet 2022

    QUÉBEC (LifeSiteNews) - Au quatrième jour de son "pèlerinage" apostolique au Canada, le pape François s'est joint à un rituel païen de "smudging" lors de sa visite au Québec, participant à cette pratique indigène avant de prononcer un long discours dans lequel il a exprimé "une honte et une tristesse profondes" pour le rôle joué par les membres de l'Église catholique dans les abus des pensionnats financés par le gouvernement.

    Le pape est arrivé à Québec mercredi après-midi, se rendant d'abord à l'archevêché avant de se rendre à la Citadelle de Québec, la résidence officielle de la gouverneure générale Mary Simon, où une cérémonie d'accueil a eu lieu.

    Après de brèves présentations, le Pape François, ainsi que les dignitaires civils, ont été accueillis dans la salle de réception alors qu'un homme autochtone chantait en battant un tambour. Selon le maître de cérémonie, une "lampe traditionnelle inuite a été allumée".

    Un certain nombre de prélats de haut rang étaient également présents, notamment l'archevêque de Toronto, le cardinal Christopher Collins ; l'archevêque de Québec et primat du Canada, Gérald Lacroix ; le cardinal Michael F. Czerny, S.J., préfet du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral ; le cardinal Marc A. Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques ; l'archevêque d'Edmonton, Richard W. Smith ; et le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin.

    Dans le cadre de la cérémonie de bienvenue prévue, un aîné de la nation huronne-wendat a ouvert les débats en initiant ce que l'on appelle un rituel de "purification aux quatre directions", en utilisant du foin d'odeur et des plumes d'animaux pour faire flotter la fumée dans la pièce.

    Comme l'a noté LifeSiteNews, le rituel, qui imite l'utilisation des sacrements et des sacramentaux catholiques, "est un acte clair de superstition païenne", qui rappelle la vénération par le Saint-Père de l'idole païenne pachamama au Vatican en 2019.

    Le rituel se veut "un rituel de purification" dans lequel "la terre mère" est priée comme une sorte de divinité panthéiste.

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  • Sainte Marthe (29 juillet) : une belle homélie de Mgr Léonard

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    C'est ici, dans ce podcast d'une messe célébrée à Beauraing (au début de son épiscopat) que nous transmet aimablement un ami. L'homélie commence un peu avant la 18ème minute (17,50') :

  • Des excuses insuffisantes ?

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    De CBS.NEWS.com :

    Le gouvernement canadien estime que les excuses du pape ne sont pas suffisantes pour les abus commis à l'encontre des enfants autochtones.

    Le gouvernement canadien a clairement indiqué mercredi que les excuses présentées par le pape François aux peuples autochtones pour les abus commis dans les pensionnats administrés par l'église du pays n'allaient pas assez loin, suggérant que la réconciliation sur cette histoire difficile est toujours en cours.

    La réaction officielle du gouvernement est intervenue alors que François est arrivé à Québec pour rencontrer le Premier ministre Justin Trudeau et la gouverneure générale Mary Simon à sa résidence de Québec, la Citadelle, deuxième étape de la visite d'une semaine de François au Canada.

    Les critiques du gouvernement font écho à celles de certains survivants et concernent l'omission par François de toute référence aux abus sexuels subis par les enfants autochtones dans les écoles, ainsi que sa réticence initiale à désigner l'Église catholique comme institution responsable.

    François a déclaré qu'il effectuait un "pèlerinage de pénitence" pour expier le rôle de l'Église dans le système des pensionnats, dans lequel des générations d'enfants indigènes ont été arrachés de force à leur foyer et contraints de fréquenter des pensionnats gérés par l'Église et financés par le gouvernement pour les assimiler à la société chrétienne canadienne. Le gouvernement canadien a déclaré que les abus physiques et sexuels étaient monnaie courante dans ces écoles et que les élèves étaient battus pour avoir parlé leur langue maternelle.

    Lundi, François a présenté ses excuses pour le "mal" du personnel ecclésiastique qui travaillait dans ces écoles et pour l'effet "catastrophique" du système scolaire sur les familles indigènes. Dans un discours prononcé mercredi devant les autorités gouvernementales, François a présenté de nouvelles excuses et a qualifié le système scolaire de "déplorable".

    Francis a noté que le système scolaire était "promu par les autorités gouvernementales de l'époque" dans le cadre d'une politique d'assimilation et d'émancipation. Mais répondant aux critiques, il a ajouté que "les institutions catholiques locales ont joué un rôle" dans la mise en œuvre de cette politique.

    Les peuples autochtones demandent depuis longtemps que le pape assume la responsabilité non seulement des abus commis par des prêtres et des ordres religieux catholiques individuels, mais aussi du soutien institutionnel de l'Église catholique à la politique d'assimilation et de la justification religieuse du XVe siècle par la papauté de l'expansion coloniale européenne visant à répandre le christianisme.

    Plus de 150 000 enfants autochtones du Canada ont été arrachés à leur foyer entre le 19e siècle et les années 1970 et placés dans des écoles dans le but de les isoler de l'influence de leur famille et de leur culture.

    M. Trudeau, un catholique dont le père, Pierre Trudeau, était premier ministre à l'époque où les derniers pensionnats étaient en activité, a insisté sur le fait que l'Église catholique en tant qu'institution était à blâmer et devait faire davantage pour se racheter.

    S'exprimant devant François, il a noté que la Commission de vérité et de réconciliation du Canada avait demandé en 2015 que des excuses papales soient présentées sur le sol canadien, mais que la visite de François "n'aurait pas été possible sans le courage et la persévérance" des survivants des Premières nations, des Inuits et des Métis qui se sont rendus au Vatican au printemps dernier pour réclamer des excuses.

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  • A propos du mea culpa du pape François au Canada

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    De Roberto de Mattei sur Corrispondenza Romana :

    A propos du mea culpa du pape François au Canada

    27 juillet 2022

    L'Église catholique, fidèle au mandat de son divin Maître : "Allez dans le monde entier, prêchez l'Évangile à toute créature" (Mc 16, 15), a accompli, depuis sa fondation, une grande œuvre missionnaire, par laquelle elle a apporté au monde non seulement la foi, mais aussi la civilisation, en sanctifiant les lieux, les peuples, les institutions et les coutumes. Grâce à cette œuvre, l'Église a également civilisé les peuples des deux Amériques, qui étaient plongés dans le paganisme et la barbarie.  

    Au Canada, la première mission jésuite parmi les peuples iroquois, dirigée par le père Charles Lallemant (1587-1674), débarque au Québec en 1625. Une nouvelle mission arrive en 1632, dirigée par le père Paul Le Jeune (1591-1664). Le père Jean de Brébeuf (1593-1649), est revenu en 1633 avec deux pères. De cabane en cabane, ils ont commencé à enseigner le catéchisme aux enfants et aux adultes. Mais certains sorciers ont convaincu les Indiens que la présence des pères provoquait des sécheresses, des épidémies et tout autre malheur. Les Jésuites décident alors de protéger les catéchumènes en les isolant dans des villages chrétiens. Le premier a été construit à quatre miles de Québec. Il avait son fort, sa chapelle, ses maisons, son hôpital et la résidence des Pères.

    Dans le même temps, certains volontaires se sont proposés pour convertir les Indiens : Sainte Marie de l'Incarnation Guyart Martin (1599-1672), une Ursuline de Tours, qui avait fondé avec deux autres religieuses un pensionnat à Québec pour l'éducation des enfants indiens ; Madame Marie-Madeleine de la Peltrie (1603-1671), une veuve française, qui avait créé avec quelques sœurs hospitalières de Dieppe un hôpital, également à Québec ; les membres de la Société de Notre-Dame qui, aidés par le prêtre sulpicien Jean-Jacques Olier (1608-1657) et la Compagnie du Saint-Sacrement, ont construit Ville Marie en 1642, d'où naîtra Montréal.  

    Les Indiens Iroquois, cependant, se sont avérés être catégoriquement hostiles. Ils avaient horriblement mutilé le père Isaac Jogues (1607-1646) et son coadjuteur René Goupil (1608-1642) en versant sur eux des charbons ardents. En mars 1649, les Iroquois martyrisent les Pères de Brébeuf et Gabriel Lallemant (1610-1649). Le père Brébeuf est transpercé de tiges chauffées au rouge et les Iroquois lui arrachent des lambeaux de chair qu'ils dévorent sous ses yeux. Alors que le martyr continuait à louer Dieu, ils lui ont arraché les lèvres et la langue et lui ont enfoncé des braises dans la gorge. Le père Lallemant a été torturé immédiatement après avec encore plus de férocité. Puis un sauvage lui fracassa la tête avec une hache et lui arracha le cœur, buvant son sang, pour assimiler sa force et son courage. Une autre vague de haine fait deux nouveaux martyrs en décembre, les pères Charles Garnier (1605-1649) et Noël Chabanel (1613-1649). Les huit missionnaires jésuites, connus sous le nom de "martyrs canadiens", ont été proclamés bienheureux par le pape Benoît XV en 1925 et canonisés par le pape Pie XI en 1930.

    Ces épisodes font partie de la mémoire historique du Canada et ne peuvent être oubliés. Le pape François, en tant que jésuite, devrait connaître cette épopée, racontée, entre autres, par son confrère le père Celestino Testore, dans son livre 'I santi martiri canadesi', paru en 1941 et réédité en Italie par l'éditeur Chirico en 2007.

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  • Aucun vestige n'a encore été déterré dans les cimetières des pensionnats canadiens

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    De Zelda Caldwell et Katie Yoder sur Catholic News Agency :

    Aucun vestige n'a encore été déterré dans les cimetières des pensionnats canadiens

    25 juillet 2022

    Le 27 mai 2021, on apprenait que des tombes non marquées contenant les restes d'enfants autochtones avaient été découvertes sur le terrain d'un ancien pensionnat de la Colombie-Britannique. 

    Le pensionnat indien de Kamloops, qui a fonctionné de la fin du XIXe siècle à la fin des années 1970, faisait partie des écoles parrainées par le gouvernement canadien et gérées par l'Église catholique pour assimiler de force les enfants autochtones.

    Plus d'un an plus tard, aucun corps n'a été découvert sur le site de Kamloops. Il n'est pas certain que les tombes qui y auraient été découvertes existent réellement. 

    Le sujet des pensionnats est revenu sur le devant de la scène à l'occasion du voyage pénitentiel du pape François au Canada. En présentant ses excuses pour le rôle joué par l'Église catholique dans la gestion du système de pensionnat canadien parrainé par le gouvernement, il a regretté la "destruction culturelle et l'assimilation forcée" infligées aux populations autochtones du pays. Les enfants indigènes étaient enlevés à leur famille et il leur était interdit de parler leur langue maternelle.

    Comme "point de départ", le pape a demandé "une enquête sérieuse sur les faits survenus dans le passé et d'aider les survivants des pensionnats à faire l'expérience de la guérison des traumatismes qu'ils ont subis."

    La frénésie médiatique déforme les conclusions initiales

    La façon dont les prétendus sites funéraires ont été découverts est à l'origine de la controverse. Un radar à pénétration de sol a capté des images, mais il reste à déterminer si ces images représentent des tombes.

    Rétrospectivement, l'annonce des résultats des tests radar a été faite avec une mise en garde. Il s'agissait d'une découverte "préliminaire", mais les médias et les politiciens ont fait circuler l'information selon laquelle des fosses communes avaient été découvertes sur le site d'un ancien pensionnat.

    "Le week-end dernier, avec l'aide d'un spécialiste du géoradar, la vérité crue des résultats préliminaires a été révélée - la confirmation de la présence des restes de 215 enfants qui étaient élèves du pensionnat indien de Kamloops", a déclaré la chef Rosanne Casimir de la communauté Tk'emlúps te Secwépemc après l'annonce initiale.

    "Les restes de 215 enfants découverts à l'ancien pensionnat indien de Kamloops : First Nation", titrait le Vancouver Sun. Le début de l'article disait : "Une Première Nation de la Colombie-Britannique a confirmé que les restes de 215 enfants qui étaient élèves du pensionnat indien de Kamloops ont été trouvés sur la réserve grâce à un radar à pénétration de sol."

    Cette semaine-là, l'article de l'Associated Press a fait apparaître les résultats du radar comme définitifs : "Les restes de 215 enfants, dont certains n'ont que 3 ans, ont été découverts enterrés sur le site de ce qui était autrefois le plus grand pensionnat autochtone du Canada - l'une des institutions qui ont accueilli des enfants enlevés à des familles de tout le pays."

    Le Premier ministre Justin Trudeau a adopté un langage similaire dans une déclaration qu'il a publiée le lendemain de l'annonce des résultats de la recherche : "La nouvelle que des restes ont été découverts à l'ancien pensionnat de Kamloops me brise le cœur - c'est un rappel douloureux de ce chapitre sombre et honteux de l'histoire de notre pays. Je pense à toutes les personnes touchées par cette pénible nouvelle. Nous sommes là pour vous."

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  • Le pape au Canada : entre excuses et mérites de l'Église

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    De Nico Spuntoni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le pape au Canada, entre excuses et mérites de l'Église

    27-07-2022

    Dans son discours à Edmomton, Francis, parlant du système des pensionnats qu'il a qualifié de "catastrophique", a toutefois également reconnu que la "charité chrétienne" était "présente" et qu'il y avait "pas mal de cas exemplaires de dévouement aux enfants".

    Depuis le Canada, François a également porté un coup aux soi-disant traditionalistes lorsque, au cours de la messe célébrée au Commonwealth Stadium d'Edmonton, il a déclaré que "la vraie tradition s'exprime dans une dimension verticale : de bas en haut" et qu'elle ne doit pas être confondue avec la culture de "la marche en arrière" qui est "un refuge égoïste qui ne fait rien d'autre qu'envelopper le présent et le préserver dans la logique du "cela a toujours été fait de cette façon"". 

    Entre-temps, la troisième journée de François au Canada s'achèvera - avec l'une des étapes les plus attendues, le pèlerinage au lac Sainte-Anne. Rebaptisé à la fin du XIXe siècle par des missionnaires catholiques, ce lieu attire chaque année des milliers de catholiques autochtones (mais pas seulement) venus de tout le continent.

    D'autre part, le leitmotiv de ce 37e voyage apostolique a été la réconciliation avec les communautés autochtones canadiennes après la découverte de la page noire des pensionnats confiés à des institutions catholiques. Un pèlerinage pénitentiel", avait présenté le pape avant le départ et également dans le vol avant l'atterrissage. Il l'a confirmé lors de sa deuxième journée sur le sol nord-américain avec les rencontres de lundi avec les Premières nations, les Métis et les Inuits. Le pontife a condamné les "politiques d'assimilation et d'émancipation" qui ont caractérisé l'histoire du Canada et dont les pensionnats, actifs à la fin du XIXe et à la fin du XXe siècle, faisaient partie. Le pape a demandé pardon pour "la manière dont de nombreux membres de l'Église et des communautés religieuses ont coopéré, même par indifférence, à ces projets de destruction culturelle et d'assimilation forcée par les gouvernements de l'époque, qui ont culminé avec le système des pensionnats.

    Bien que l'on dise de nos jours que l'Église catholique n'a jamais présenté d'excuses officielles pour les abus documentés et les politiques d'enlèvement d'enfants qui ont été mis en œuvre dans ces établissements, il faut se rappeler que dans un mémoire présenté à une commission sur les peuples autochtones en novembre 1993 la Conférence des évêques canadiens avait déjà reconnu que "les différents types d'abus subis dans certains pensionnats nous ont poussés à un profond examen de conscience en tant qu'Église" et, deux ans plus tôt, les évêques avaient également publié une déclaration dans laquelle ils se disaient "profondément désolés pour la douleur, la souffrance et l'aliénation que tant de personnes ont vécues" dans ces écoles.

    Dans son discours de lundi à Edmomton, François a évoqué l'impact de l'arrivée des Européens sur le Nouveau Monde, affirmant que, dans une large mesure, le développement d'une "rencontre fructueuse de cultures, de traditions et de spiritualité" qui aurait pu être une opportunité n'avait pas eu lieu. Dans l'histoire de la colonisation du Canada, cependant, le meilleur visage a souvent été celui des missionnaires catholiques, qui ont souvent été les premiers à se lever pour défendre les droits humains des populations autochtones. Le Saint-Père lui-même, parlant du système des pensionnats, qu'il a qualifié de "catastrophique", a reconnu que la "charité chrétienne" était "présente" et qu'il n'y avait "pas quelques cas exemplaires de dévouement aux enfants".

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  • Quand des enfants sont sacrifiés sur l’autel du culte woke

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    De Ludovic Lavaucelle sur La Sélection du Jour :

    « Transitions de genre » : des enfants sacrifiés sur l’autel du culte woke

    On pensait que l’humanité avait suffisamment progressé pour enterrer certaines pratiques qui nous font aujourd’hui horreur. Les sacrifices d’enfants étaient par exemple courants dans de nombreuses civilisations anciennes. Le monde du 21ème siècle est-il si différent ? demande Jordan Peterson, psychologue clinicien et professeur émérite à l’université de Toronto dans les colonnes du Telegraph (voir son article en lien). Le cri de révolte du célèbre psychologue s’adresse avant tout à ses confrères. Les cliniques spécialisées dans les « transitions de genre » se sont multipliées aux États-Unis. Il s’agit d’un phénomène récent : il y en a plus de 50 aujourd’hui alors que la première a ouvert ses portes en 2007… Il faut dire que le filon est très lucratif ! Les opérations portant le joli nom « d’affirmation de genre » peuvent coûter plus de 30 000 dollars.

    « Primum non nocere » : la trahison du serment d’Hippocrate

    Non seulement le fameux serment est passé aux oubliettes mais de nombreux professionnels de la santé aux États-Unis se vantent de participer à ce que Peterson n’hésite pas à qualifier de boucherie sur des enfants et des adolescents influençables. Un chirurgien s’est par exemple vanté sur les réseaux sociaux d’avoir pratiqué plus de 3 000 doubles mastectomies sur des jeunes filles en bonne santé. Les cliniques spécialisées proposent aussi castrations, ablations de l’utérus… Les jeunes filles qui s’affirment comme des garçons peuvent aussi se voir affublées d’un pénis provenant d’un prélèvement fait sur un muscle du bras…

    De nouvelles règles imposées dans le corps médical

    Règle 1. Les psychologues comprennent que le genre est une construction non binaire qui comprend une diversité d’identités et que l’identité de genre d’une personne ne correspond pas nécessairement au sexe de naissance. (American Psychological Association)

    Les confrères psychologues de Peterson ne sont pas en reste. L’American Psychological Association a communiqué des instructions à ses membres les enjoignant à n’opposer aucun obstacle à la volonté d’un patient de « changer de genre ». Des documents faisant la promotion des traitements de transition de genre ont même été distribués dans les salles d’attente. On recommande enfin aux praticiens de prêter attention à leur vocabulaire en maintenant une neutralité de genre : plus question d’agresser les gens en les appelant « Madame » ou « Monsieur ». S’il y a bien une spécialité qui doit refuser toute compromission avec ce type de discours idéologique, c’est la psychologie ! s’insurge Peterson. L’écoute est fondamentale pour comprendre les problèmes affectant un patient, y compris dans des cas sérieux de troubles de dysphorie de genre… En tant que psychologue, Peterson nie le précepte postmoderne qui lie une identité à un ressenti et la déconnecte de la biologie. Sur la base de ses années de pratique, il confirme que la part de féminité chez les hommes existe tout comme la masculinité chez les femmes. Et que cette part varie. Mais cette réalité empirique ne change en rien le sexe de la personne…

    La médecine soumise à l’idéologie

    Règle 7. Les psychologues comprennent le besoin de promouvoir le changement social pour réduire les effets de l’exclusion dont souffrent les personnes transgenres. (American Psychological Association)

    En d’autres termes, si un psychologue n’est pas un activiste adepte du culte woke, alors il doit se méfier car toute pratique ou discours déviant de la doctrine le met sur la sellette vis-à-vis de ses pairs. Et il s’expose à des procès coûteux intentés par les puissantes associations qui surveillent qu’aucune tête ne dépasse.

    Les drames à venir permis par la lâcheté ambiante

    On assiste aux États-Unis, depuis une quinzaine d’années, à une expérimentation sociale de grande ampleur. Les conséquences seront redoutables d’ici 20 ans quand les effets secondaires des traitements bloquant la puberté et des chirurgies auront causé des dégâts irréversibles parmi les enfants et jeunes gens devenus adultes. Sans parler des suicides… Certains médecins s’enrichissent de ces pratiques. Ceux qui se taisent, admoneste Peterson, sont aussi coupables au titre de « non-assistance à personne en danger ».

    Une frontière a été franchie : l’American Psychological Association est passée de la soumission à une idéologie à la malveillance envers ses patients. Elle trahit le serment d’Hippocrate au nom de la « compassion ». Et Peterson prévient que d’autres frontières, géographiques cette fois, sont fragiles face à l’hégémonie culturelle américaine dans le monde occidental. Il appelle ses confrères européens à résister au nom de la vocation même qui les a conduits à pratiquer leur spécialité… D’ailleurs, le danger a été jugé suffisamment sérieux par 140 scientifiques et intellectuels européens qui ont sonné l’alarme en publiant une tribune relayée par Le Point le 9 juillet dernier (voir l'appel des 140).

    Pour aller plus loin : We are sacrificing our children on the altar of a brutal, far-Left ideology

    >>> Lire l'article sur : The Telegraph

  • Un islam féministe ?

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    D'Annie Laurent sur La Petite Feuille Verte :

    Lire les deux premières parties de cette étude :

    Islam et féminisme (3/3)

    Comment le féminisme musulman est-il conçu ? S’aligne-t-il sur le féminisme occidental ? Que faut-il en attendre en termes d’amélioration du statut et de la vie des musulmanes ?

    Dans leurs livres, Zeina El-Tibi, Nayla Tabbara et Asma Lamrabet considèrent aussi l’islam comme la religion qui, historiquement, a apporté les plus grands progrès à la condition féminine. Nous proposons ici une réflexion pour répondre à cette démonstration.  

    Z. El-Tibi : « L’étude des textes fondamentaux de l’islam, l’analyse de la doctrine des nombreux penseurs, le rappel historique de la place des femmes dans le développement de l’islam et de la société islamique permettent de constater que les idées reçues faisant de l’islam une sorte de religion misogyne sont inexactes. Pourtant, dans la pratique, force est de constater que les prescriptions du Coran et de la Sunna n’ont pas toujours été respectées : elles ont été soit détournées de leur sens par des interprétations douteuses, soit totalement ignorées » (La condition de la femme musulmane, Cerf, 2021, p. 121). Il s’agit donc, affirme-t-elle, de « retrouver la vérité de l’islam » (ibid., p. 200).

    Pour A. Lamrabet, « la création égalitaire des hommes et des femmes dans le référentiel coranique est essentielle à rappeler aujourd’hui, à l’heure où au nom du religieux on veut nous faire croire que l’inégalité est une prescription divine et qu’accepter l’inégalité c’est faire preuve de soumission et d’obéissance à l’ordre de Dieu » (Islam et femmes. Les questions qui fâchent, Gallimard, 2017, p. 24).

    L’ISLAM, RELIGION DE LA FACILITÉ ?

    Z. El-Tibi met en garde contre « des attitudes dogmatiques trop abstraites ou trop rigides » pour comprendre et appliquer les principes de l’islam. « Sur le plan de la vie sociale comme sur celui de la vie spirituelle, la pensée islamique expose que la religion n’est pas destinée à faire peser sur les êtres humains des charges intolérables, pas plus qu’elle ne demande une servilité aveugle ». Elle se réfère au Coran : « Dieu veut pour vous la facilité ; Il ne veut pas pour vous la difficulté » (2, 185) ; « Ainsi, avons-Nous fait de vous une communauté de juste milieu » (2, 143) (op. cit., p. 35-36).

     

    Cet auteur considère les « règlementations excessives » comme « des innovations blâmables » (ibid., p. 43) qui contredisent les recommandations exposées par Mahomet dans son sermon d’adieu, donné à La Mecque en 632 : « Prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort […]. Raisonnez bien, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la Sunna. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez » (ibid., p. 43). Pourquoi alors conseille-t-elle « de ne pas s’enfermer dans des détails surajoutés sans intérêt » lorsqu’ils font partie de ces textes, et de « ne plus dénaturer le sens véritable du Message » qui est pour la femme « celui de l’émancipation et de l’égalité des droits » ? (ibid., p. 43).

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  • En finir avec les véhicules thermiques : un suicide européen ?

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    De Judikael Hirel sur La Sélection du Jour :

    La fin des véhicules thermiques, un suicide européen

    C’est sans doute l’équivalent automobile du concept de lâcher la proie pour l’ombre. Et ce par pure idéologie. Déjà, en 2015, le Dieselgate initié par l’Agence Américaine de protection de l’Environnement (EPA) portait un premier coup de boutoir à l’industrie automobile européenne. Vu d'outre-Atlantique, les procès et affaires sont toujours une façon efficace de s’attaquer aux concurrents vous faisant de l’ombre. Mais l’approbation par le parlement européen de la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des automobiles neuves à partir de 2035 devrait être bien pire encore.

    Dans seulement treize ans, seuls les véhicules électriques seront autorisés à la vente sur le Vieux continent, au nom de la réduction de la consommation d’énergies fossiles. Soit, mais est-ce bien raisonnable tant en termes d’économie que d’écologie ? "On ne se base pas sur une décision technologique, mais politique, a pour sa part dénoncé Luc Chatel, président de la Plateforme automobile (PFA). On demande à une filière européenne n°1 mondial, facteur de souveraineté, où l’on maîtrise toute la chaine de valeur, d’arrêter presque du jour au lendemain"précisait-il récemment sur l’antenne de Sud Radio. Le premier impact de cette décision européenne sera sur l’emploi : l’industrie automobile européenne produit 7% du PIB et emploie 10% de de la main d’œuvre manufacturière. Ce sont 100 000 emplois qui sont directement menacés au sein de la filière industrielle française.

    À cela s’ajoute, surtout, le remplacement d’une dépendance aux producteurs de pétroles par une dépendance minière. "Aujourd’hui, on ne fabrique pas de batteries en France. On a lancé trois gigafactories, mais pour l’instant, elles sont importées de Chine, rappelle Luc Châtel. En termes de souveraineté, nous allons devenir dépendants de la Chine, de la Russie, du Congo, du Cameroun sur l’extraction des métaux rares." Non seulement l’extraction du lithium est tout sauf respectueuse de l’environnement, mais en plus la Chine a littéralement fait main basse sur les gisements à travers le monde, en sus de ceux présents sur son propre territoire. Or les métaux rares et semi rares sont très concentrés à la surface du globe. La moitié des réserves de cobalt se trouve en RDC. Brésil, Chine et Turquie possèdent les deux tiers des réserves de graphite, l’Argentine et le Chili les trois quarts des réserves de lithium…

    Cette décision européenne ouvre aussi un boulevard aux marques automobiles chinoises à bas prix. En effet, le prix de vente moyen – et la marge pour le constructeur – d’un véhicule électrique est actuellement trop élevé pour le commun des clients. En arrêtant de produire des véhicules thermiques, les constructeurs européens vont ainsi laisser le champ libre aux marques chinoises et à leurs petits modèles. Des véhicules produits en Chine, majoritairement à partir d’énergie générée par… des centrales à charbon ! "Grâce au boulevard que nous venons de leur offrir, ce sont près de 80 labels chinois qui pourraient, à relativement brève échéance, débarquer sur l’Ancien continent !", soulignait une tribune récemment publiée par Capital.

    Dans quelques années, y aura-t-il assez de clients pour acheter des voitures électriques coûtant 50% plus cher que les thermiques, accessoirement très rentables pour les marques, qui gagnent plus en vendant moins de véhicules ? Disposera-t-on d’assez de bornes de recharge pour tant de voitures ? Et, dans le nouveau contexte d’économie de guerre engendré par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, disposera-t-on seulement d’assez d’électricité décarbonée pour les faire rouler ? En 2030, après une décennie à marche forcée vers le tout électrique, il sera de toutes façons trop tard pour faire marche arrière.

    Pour aller plus loin :

    La fin du thermique en Europe ouvre un boulevard aux marques chinoises

    >>> Lire l'article sur Capital

  • Fléau des abus : le remède de l'évêque n'est pas celui du 'The Economist'

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    Un article de Sandro Magister sur Settimo Cielo :

    Economist

    Fléau des abus. Le remède de l'évêque n'est pas celui du 'The Economist'.

    25 juillet 2022

    Selon l'opinion de la culture dominante, bien résumée par un éditorial de "The Economist" du 14 juillet, l'Église catholique dispose d'un moyen obligatoire pour enrayer la maladie des abus sexuels du clergé : abolir la discipline du célibat. C'est la solution à laquelle s'est pliée une partie importante et croissante de l'Église elle-même, avec la litanie ininterrompue des appels aux femmes prêtres, à une nouvelle morale sexuelle et à la démocratie à la place de la hiérarchie.

    Mais pour le jeune et dynamique évêque de Trondheim, en Norvège, Erik Varden, qui se révèle être l'une des voix les plus vivantes et les plus sages du catholicisme actuel, le "phármakon" qui peut guérir l'Église du fléau des abus est tout autre chose, c'est ce "médicament de l'immortalité" qui est l'une des plus anciennes définitions de l'Eucharistie.

    C'est ce qu'il écrit et argumente dans un article paru dans le dernier numéro de "Vita e Pensiero", la revue de l'Université catholique de Milan, dont les passages saillants sont reproduits ci-dessous.

    Varden reconnaît et approuve les mesures pratiques et judiciaires prises par l'Église catholique pour réduire ce fléau. Mais ils ne sont pas tout. Car l'essentiel est ailleurs. C'est dans cette source et ce sommet de la vie de l'Église qu'est précisément l'Eucharistie, le sacrifice de l'Agneau qui porte tout le poids des péchés du monde.

    "Avant que le péché ne soit "enlevé", écrit-il, il faut l'assumer et le supporter". Comme Jésus sur la croix. Un chemin pénitentiel dont l'axe est l'Eucharistie est nécessaire à l'Eglise. Il est nécessaire de donner "un accomplissement à ce qui manque aux afflictions du Christ", comme le disait l'apôtre Paul.

    Varden cite un précédent historique, le grand acte pénitentiel qui a culminé avec l'érection à Paris de la basilique de Montmartre, pour guérir les horreurs commises avec la Révolution. Il commente : "Nous ne comprendrons jamais la renaissance de la vie religieuse après la Révolution française si nous perdons de vue cet aspect ; nous n'apprécierons pas non plus la ferveur du mysticisme du XIXe siècle".

    Il fait allusion à ce renouveau religieux de l'âge romantique, avec le retour à la foi d'une partie importante de la culture européenne, rappelé par l'historien Roberto Pertici dans son essai publié en avril dernier dans Settimo Cielo.

    Mais il y a aussi un autre précédent que rappelle Varden : le référendum qui a introduit l'avortement en Irlande en 2018, résultat de la vague sécularisatrice mais aussi du scandale des abus du clergé, avec l'effondrement consécutif de la crédibilité de l'Église.

    C'est aux catholiques d'Irlande que Benoît XVI a adressé en 2010 la lettre qui représente sa réflexion la plus profonde sur le scandale des abus et les moyens de le guérir. Il en va de même pour l'exhortation à un chemin de pénitence qui trouve dans l'Eucharistie sa nourriture.

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  • Pakistan : les enlèvements et les conversions forcées sont un "problème de droits de l'homme"

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Etats-Unis) :

    Pakistan : Les enlèvements et les conversions forcées sont un "problème de droits de l'homme".

    13 juillet 2022

    LA QUESTION DES ENLEVEMENTS ET DES CONVERSIONS FORCÉES DE MINEURS APPARTENANT À LA COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE ET À D'AUTRES MINORITÉS RELIGIEUSES AU PAKISTAN est un problème grave que le monde ne peut ignorer, insiste l'archevêque Sebastian Shaw, de Lahore, au Pakistan.  Pour ce prélat, il ne s'agit pas seulement d'une question religieuse, mais d'une question de droits de l'homme. Il dénonce les cas qui touchent tant de familles au Pakistan.

    "Nous avons le devoir de parler de ce qui se passe, pour prévenir ces cas", a déclaré l'archevêque, ajoutant que "les cas d'enlèvements, d'agressions sexuelles, de conversions et de mariages forcés sont un problème de la société pakistanaise que le gouvernement essaie de contrôler."

    Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce problème ne touche pas seulement les filles. "Parfois, les garçons sont aussi kidnappés, abusés sexuellement et souvent tués", explique l'archevêque Shaw.

    "Imaginez la situation de ces parents, qui préparent les cartables de leurs enfants, les envoient en classe, puis ne les revoient plus jamais parce qu'ils ont été kidnappés. Parfois, leurs corps sont retrouvés, et ils peuvent organiser les funérailles et faire leur deuil. Mais dans d'autres cas, les parents ne peuvent que pleurer la disparition de leurs enfants."

    L'enlèvement de mineurs a été analysé dans un document de recherche produit par l'Aide à l'Église en détresse (AED), intitulé "Hear Her Cries". Le Pakistan est l'un des pays où le problème est le plus grave, avec le Mozambique, le Nigeria, l'Égypte, l'Irak et la Syrie.

    L'archevêque a remercié l'AED pour tout le soutien qu'elle a apporté non seulement à son diocèse, mais aussi à l'ensemble de l'Église du Pakistan, et a demandé une aide supplémentaire pour sensibiliser à ces cas qui touchent plusieurs centaines de personnes chaque année.

    Par son témoignage, l'archevêque Shaw espère sensibiliser davantage de personnes à une réalité si souvent ignorée par le monde, mais qui est réellement dramatique pour de nombreuses familles dans ces pays. "Ces enfants ne sont même pas libres de jouer dans le jardin. Nous avons le devoir de parler de ce qui se passe, pour prévenir ces cas", a-t-il déclaré.

    Selon le dernier rapport sur la liberté religieuse dans le monde, publié par l'AED en avril 2021, "le problème des filles chrétiennes et hindoues enlevées a empiré" au cours des dernières années.

    "Asad Iqbal Butt, président de la Commission des droits de l'homme du Pakistan, a noté que le nombre de victimes avait doublé depuis 2018, pour atteindre 2 000 par an. Les ravisseurs, souvent avec la complicité de policiers et de fonctionnaires de justice corrompus, prétendent que les filles sont majeures et se marient de leur plein gré", selon le rapport.

    La situation est grave et, selon le rapport de l'AED, "les plaidoyers des parents, munis de papiers d'identité indiquant l'âge réel des filles, ont trop souvent échoué à mettre fin aux mariages forcés et aux conversions."

    L'archevêque Sebastian Shaw affirme que dans son diocèse, nombre de ces questions ont été abordées grâce au travail d'un groupe interreligieux. "Pour nous, il est très important d'essayer de résoudre ces problèmes sociaux. Il y a des malentendus qui peuvent être surmontés par le dialogue", a-t-il expliqué.

    -Paulo Aido