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Société

  • « J’ai été vendu pour 300 dollars » : Le trafic d’êtres humains continue de s’intensifier en Afrique

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    De Ngala Killian Chimtom sur le CWR :

    « J’ai été vendu pour 300 dollars » : Le trafic d’êtres humains continue de s’intensifier en Afrique

    Les données suggèrent que les enfants représentent plus de la moitié des victimes de la traite des êtres humains sur le continent africain, et qu'ils subissent des sévices horribles, notamment l'exploitation sexuelle et le travail forcé.

    Alors que les catholiques célèbrent la fête de sainte Joséphine Bakhita le 8 février, des témoignages poignants de survivants de la traite des êtres humains à travers l'Afrique mettent en lumière les traitements horribles qu'ils subissent.

    John, un mécanicien nigérian, est l'un de ces survivants. Il se souvient avoir été victime de trafic d'êtres humains et envoyé en Libye en 2015, après qu'on lui ait promis un emploi bien rémunéré qui lui permettrait de gagner l'argent nécessaire pour immigrer un jour en Europe.

     « Quand je suis arrivé en Libye, j’ai découvert que tout cela n’était que mensonge », a-t-il déclaré à CWR.

     « On nous a fait subir des choses terribles là-bas », a-t-il déclaré, montrant les cicatrices sur son corps comme preuve. « Finalement, on m'a vendu pour 300 dollars afin que j'aille travailler dans une mine. »

    Un système répandu et prédateur

    Le tragique destin de John n'est pas un cas isolé, mais illustre de façon criante un système prédateur et répandu. Partout en Afrique, des trafiquants exploitent le désespoir de jeunes gens en quête d'une vie meilleure, les faisant passer pour des victimes d'exploitation sexuelle sous de faux prétextes, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières.

    Cette tendance effroyable est confirmée par de nouvelles preuves troublantes et des enquêtes de terrain qui ont mis au jour une entreprise criminelle transnationale ayant piégé au moins 3 000 Camerounais, principalement des jeunes originaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ravagées par le conflit, qui ont été chassés de leurs foyers à la suite d’un conflit séparatiste qui dure depuis dix ans et qui a déplacé plus d’un million de personnes, tandis que quelque 6 500 autres auraient trouvé la mort.

    Menée par la Commission Justice et Paix du diocèse de Kumbo en collaboration avec des partenaires nigérians, l'enquête révèle que ces victimes sont attirées hors de chez elles par la promesse d'emplois lucratifs. Au lieu de cela, elles sont retenues contre leur gré dans au moins dix camps insalubres au Nigéria, où elles sont contraintes de dormir à même le sol et subissent une exploitation effroyable.

     Les ravisseurs utilisent les victimes comme moyen de pression pour extorquer des rançons exorbitantes à leurs familles appauvries avant de les vendre comme esclaves modernes, une réalité effroyable corroborée par des preuves vidéo et des témoignages de victimes.

    Jane, une Camerounaise vivant au Nigéria, a lancé un appel public désespéré après que sa cousine a été victime de trafic d'êtres humains à travers le Nigéria et serait détenue dans l'un des camps de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

    S'exprimant d'un ton brut et émouvant, Jane explique que la victime, à qui l'on avait promis un emploi à Bahreïn, a été attirée du Cameroun au Nigéria avant de tomber entre les mains d'un réseau de trafic sophistiqué.

    Elle se souvint que son cousin l'avait contactée du Cameroun pour lui annoncer son intention de traverser le Nigeria pour se rendre à Bahreïn, où un de ses frères l'attendait.

    « J’ai dû lui parler », dit Jane, la voix brisée. « Je l’ai appelé et je lui ai dit : “S’il te plaît, envoie-moi une capture d’écran de ton visa approuvé… Comment peux-tu voyager sans visa ?” » L’attitude évasive de son cousin fut le premier signe alarmant d’un voyage qui vira rapidement au cauchemar.

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  • « Les chrétiens d’Europe sont de plus en plus confrontés à la haine et à la discrimination. »

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    De kath.net/news :

    « Les chrétiens d’Europe sont de plus en plus confrontés à la haine et à la discrimination. »

    9 février 2026

    « Welt » : En Allemagne, les statistiques de la police pour 2024 font état de 337 crimes antichrétiens, soit 22 % de plus que l’année précédente – le nombre de cas non signalés est probablement bien plus élevé – vandalisme (dans les églises), incendies criminels, intimidation, violences physiques

    Berlin-Vienne (kath.net) « Le nombre de crimes antichrétiens a fortement augmenté ces dernières années », explique Anja Tang, directrice de l’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe (OIDAC Europe), dans un entretien accordé au journal Die Welt. Le mois dernier seulement, quatre églises ont été la cible d’incendies criminels. « Or, le taux d’élucidation des actes de vandalisme en Allemagne n’est que d’environ 1 %. De nombreuses affaires ne sont jamais rendues publiques. On ne sait souvent que peu de choses sur le contexte, sauf dans des cas isolés où les auteurs laissent des messages. Mais la question de la discrimination, ou, comme on la décrit si souvent, la montée d’un sentiment antichrétien dans le pays, est peut-être encore plus préoccupante pour la société. »

    Elle élargit encore le problème, soulignant que « dans le discours sociétal et la vision du monde répandue… il existe désormais cette idée que les humains ne peuvent vivre pleinement que s’ils sont totalement autonomes et jamais confrontés à d’autres opinions ». « Dans la vision du monde post-chrétienne, le fait qu’il existe une institution avec laquelle on ne peut négocier l’existence de plus de deux genres semble intolérable ». Cela conduit parfois à des attaques à motivation politique, observe Tang. Mais cela conduit aussi à « l’autocensure chez les chrétiens, par exemple au travail, lorsque certaines opinions sont malvenues ». De nombreux chrétiens sont devenus très prudents dans leurs propos, « par crainte des conséquences ».

    Tang aborde les grandes tendances sociétales et explique que certaines personnes peuvent avoir plus de mal à adhérer aux enseignements catholiques, car ceux-ci leur paraissent désormais trop conservateurs. Elle affirme ensuite explicitement que l'enseignement de l'Église catholique sur la dignité humaine n'a pas changé depuis 2 000 ans. « Le fait que l'Église catholique soutienne la protection de la vie prénatale ou affirme que la famille est le meilleur lieu pour que les enfants grandissent ne devrait donc pas être une nouveauté. Pourtant, lorsque l'Église prend position sur ces questions aujourd'hui, les médias la présentent souvent comme un glissement à droite en son sein, du fait de son opposition à l'avortement. » En réalité, cependant, c'est « plus probablement la société qui a fait évoluer sa position sur ce sujet ».

    Interrogée sur « la représentation de plus en plus négative du christianisme dans les médias », Tang répond que l'Allemagne est « malheureusement particulièrement sous les feux des projecteurs » à cet égard. Elle cite plusieurs exemples de « prétendus reportages » diffusés l'an dernier sur les chaînes publiques, qui donnaient l'impression d'être « davantage du lobbying militant ». Cela se voit clairement, dit-elle, « dans des titres comme “Croisade de la droite”, “Chrétiens radicaux” ou “Avec Jésus contre la liberté ?” ». Le discours est limpide avant même le début du documentaire. « Mais si vous connaissez les lieux ou les personnes concernés par ces reportages, vous comprenez immédiatement qu'ils sont présentés sous un faux jour. »

    Tang a déclaré qu'une « ligne rouge » avait été franchie dans le traitement médiatique « lorsque la prière publique du footballeur brésilien Kaká a été présentée comme une dangereuse tentative de prosélytisme ». Dans une interview accordée à « Die Welt », Tang a expliqué : « Dès lors qu'on commence à remettre fondamentalement en question l'expression publique de la foi, on s'attaque aux droits fondamentaux et à tout ce que nous défendons dans une société pluraliste. Or, lorsque le joueur musulman de l'équipe nationale, Rüdiger, a été critiqué pour un geste que beaucoup ont interprété comme une démonstration de force islamique, le journal télévisé Tagesschau a immédiatement invité un expert qui a affirmé que Rüdiger n'était certainement pas un radical et que la situation devait être replacée dans son contexte afin d'éviter toute instrumentalisation par la droite. De toute évidence, les questions religieuses ne sont pas traitées avec la même sensibilité. »

    Tang exprime également son inquiétude sur le plan politique. Il remarque que le problème est généralement soulevé « lorsqu'une personne souhaite s'engager politiquement en s'appuyant sur une vision chrétienne traditionnelle du monde… Mais lorsqu'une personne, par exemple, s'engage politiquement en s'appuyant sur une vision de gauche du monde, ce problème n'est absolument pas abordé. »

    Tang a déclaré que, « en ce qui concerne la gauche politique », on observe « une agression croissante de la part des militants politiques, notamment contre les chrétiens aux convictions conservatrices, particulièrement ces dix dernières années ». Il a cité en exemple le café chrétien « Stay » à Leipzig. On y a recensé « 24 attaques d'extrême gauche, dont certaines à l'acide butyrique », et « la situation ne semble pas près de s'améliorer. Le personnel craint désormais pour sa sécurité. »

    Elle explique que si « la gauche prétend lutter contre le dogme, elle est elle-même dogmatique, allant jusqu'à recourir à la violence contre quiconque ne partage pas ses convictions ». Elle cite en exemple le fait que si un membre d'une église affirme « que le mariage n'est valable qu'entre un homme et une femme, cela est inacceptable et doit être combattu. On observe également cette intolérance croissante dans les universités, où des intervenants chrétiens sont désinvités ou leurs conférences annulées. »

  • Mexique : un record de participation pour le centenaire de la guerre des Cristeros au Cerro del Cubilete

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    Voici comment s'est déroulé le pèlerinage des jeunes au monument du Christ-Roi au Mexique

    De Rafael Manuel Tovar sur zenit.org :

    Mexique : plus de 60 000 jeunes en pèlerinage au Christ-Roi

    Un record de participation pour le centenaire de la guerre des Cristeros au Cerro del Cubilete

    5 février 2026

    Plus de 60 000 jeunes de tout le Mexique ont fait un pèlerinage à Cerro del Cubilete, le cœur géographique du Mexique, pour commémorer le centenaire de la guerre des Cristeros, comme Zenit l’avait anticipé le 26 janvier. 

    On attendait 45 000 participants, mais ce chiffre a été dépassé et, selon les estimations du gouvernement de l’État de Guanajuato, entre 60 000 et 70 000 personnes étaient présentes : la foi des jeunes n’est pas nouvelle, mais il y a chez eux une agitation spirituelle plus grande que celle que les grands médias font taire. 

    La cérémonie était présidée par le nonce apostolique du Vatican au Mexique, l’archevêque Joseph Spitieri, qui a souligné que la jeunesse mexicaine contribue à nourrir l’espoir d’un pays plus fraternel, juste et compatissant. Il a appelé à tirer les leçons de l’histoire pour éviter de répéter les erreurs du passé. Il a également insisté sur le fait que la lutte contre la violence est la responsabilité de tous. 

    La marche annuelle, pour sa 43e édition, était organisée par le groupe Témoignage et Espérance (TyE), le Mouvement de la Famille Chrétienne et de nombreux autres groupes à travers le pays. Elle s’est déroulée le 31 janvier à Cerro del Cubilete, au centre géographique de Mexico, dans l’État de Guanajuato. Cette date commémore le centenaire du début de la guerre des Cristeros, également connue sous le nom de Cristiada, qui a débuté après la promulgation de la loi dite « Calles » le 31 juillet 1926. Cette loi a renforcé les restrictions imposées aux activités de l’Église et a suspendu les offices religieux publics. Le soulèvement armé et spontané des catholiques dans diverses régions du pays a officiellement pris fin le 21 juin 1929, bien que la persécution et les massacres de Cristeros se soient poursuivis pendant plusieurs années. 

    Le nonce apostolique a déclaré lors d’une conférence de presse que les événements historiques sont importants car l’histoire est une source d’enseignement pour la vie. Ce conflit nous apprend que même des moments les plus douloureux, nous pouvons tirer de précieux enseignements afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs. 

    Andrea Pereda et Rubén Loya, dirigeants de TyE , ont déclaré : « Aujourd’hui, en tant que catholiques, nous élevons la voix contre une réalité qui blesse profondément l’âme du Mexique. Nous ne pouvons ignorer la censure insidieuse mais croissante qui vise les prêtres, les fidèles et les expressions catholiques. Les tentatives de réformes juridiques qui cherchent à limiter la liberté religieuse, les menaces et les attaques contre les églises, et le nombre déplorable de prêtres assassinés sont autant de signes d’une persécution qui blesse avec le même mépris qu’autrefois. »

    Au Mexique, la violence a fait 232 860 morts ces sept dernières années, selon les chiffres officiels. Le gouvernement privilégie une approche fondée sur le dialogue et la compassion en attendant des solutions.

    L’archevêque de León, Jaime Calderón, a déclaré : « La situation actuelle est préoccupante et exige notre attention. Depuis 2010, l’Église catholique s’est particulièrement impliquée pour tenter d’y remédier. Une analyse des causes profondes a été menée, et il s’agit d’un problème qui concerne tout le monde, y compris les autorités civiles. » 

    Les jeunes gens ont gravi la colline en acclamant leurs villes natales, en récitant le chapelet et en criant « Vive la guerre des Cristeros ! » et « Vive les martyrs mexicains morts entre 1926 et 1929 ! ». De cette manière, ils ont exprimé que la foi n’est pas confinée, elle se vit ; l’espoir ne s’improvise pas, il se construit ; et la paix se construit en commençant par la famille.

  • Les mutilations génitales, une pratique imposée à des millions de filles

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    D'Anna Bono sur la NBQ :

    Les mutilations génitales, une pratique imposée à des millions de filles

    D'après les données de l'OMS, au moins 230 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales. Chaque année, quatre millions de filles et de jeunes femmes risquent d'en être victimes. Cette pratique, répandue depuis des siècles dans plus de 30 pays, est courante en Italie depuis des décennies.

    06/02/2026

    Chaque année, le 6 février, le monde entier est invité à s'unir pour déclarer et manifester concrètement une « tolérance zéro » face à une pratique odieuse encore infligée à des millions de filles : les mutilations génitales féminines (MGF), l'une des violations institutionnalisées des droits humains les plus graves. La date du 6 février a été choisie en 2003 par la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, en réponse à l'invitation lancée le 6 février de cette année-là par la Première dame du Nigéria, Stella Obasanjo, lors d'une conférence organisée par le Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles nuisibles à la santé des femmes et des enfants. La Première dame avait appelé à la création d'un « forum de tolérance zéro », une initiative, avait-elle déclaré, « pour célébrer, réfléchir et débattre des MGF et renouveler notre engagement à libérer les femmes africaines des systèmes de croyances culturelles et traditionnelles qui portent atteinte à leurs droits sexuels et reproductifs sur le continent ».

    Vingt-trois ans plus tard, les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), confirmées par des organisations locales et internationales, indiquent qu'au moins 230 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales et en subissent les conséquences, et que chaque année, quatre millions de filles, âgées de quelques mois à 15 ans, risquent encore de subir l'un des types de mutilations les plus courants – la clitoridectomie, l'excision et l'infibulation – parce qu'elles sont nées dans des familles et des communautés qui les pratiquent.

    L’OMS nous rappelle chaque année, le 6 février, que plus de 30 pays pratiquent encore l’excision génitale féminine (EGF) : la quasi-totalité en Afrique, et quelques-uns en Asie, notamment au Moyen-Orient. Dans certains de ces pays, la quasi-totalité des filles sont mutilées. En Somalie, par exemple, le taux d’EGF atteindrait 98 %. En réalité, dans de nombreux cas, les informations fiables font défaut car les gouvernements, même ceux qui se disent prêts à collaborer et à lutter contre cette pratique, ne fournissent pas de données complètes. Ces données manquent dans les pays où l’excision est interdite, car les interventions y sont pratiquées clandestinement, et dans la quasi-totalité des autres, car les institutions gouvernementales se désintéressent du problème. De plus, ces institutions préfèrent ne pas susciter le mécontentement et l’hostilité de la population en s’opposant à des pratiques profondément ancrées et difficiles à combattre.

    Les plus de 30 pays recensés par l'OMS sont ceux où les mutilations génitales féminines (MGF) sont pratiquées depuis des siècles, voire depuis toujours. Mais cette pratique est si profondément ancrée qu'elle a été introduite il y a plusieurs décennies dans des dizaines d'autres pays, par des familles ayant émigré en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. L'Italie est l'un de ces pays. Selon la dernière enquête menée par l'Université de Bologne et l'Université de Milan-Bicocca, dont les résultats ont été publiés en octobre dernier, environ 88 500 femmes ayant subi des MGF vivent en Italie, soit 1 % de plus que les estimations précédentes datant de 2019. La quasi-totalité d'entre elles (98 %) sont nées à l'étranger. Les femmes égyptiennes, nigérianes et éthiopiennes représentent la majorité des populations mutilées en Italie. Cependant, les taux de mutilation les plus élevés sont enregistrés chez les femmes somaliennes (97,8 %), guinéennes (91,5 %) et soudanaises (90,8 %).

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  • La Chine et l'Église des Trois-Autonomies se préparent à appliquer les nouvelles réglementations en matière de propagande.

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    De sur Bitter Winter :

    La Chine et l'Église des Trois-Autonomies se préparent à appliquer les nouvelles réglementations en matière de propagande.

    5 février 2026

    L'Église, contrôlée par le gouvernement, s'empresse d'adopter le nouveau règlement idéologique du Parti, prouvant une fois de plus que son credo le plus profond est l'obéissance politique.

    Une église entièrement intégrée au système de propagande du PCC. Générée par IA.
    Une église entièrement intégrée au système de propagande du PCC . Générée par IA.

    Le nouveau « Règlement sur le travail idéologique et politique » du Parti communiste chinois a été présenté avec le sérieux habituellement réservé aux réformes constitutionnelles ou au lancement d'une nouvelle station spatiale. Comme l'a souligné « Bitter Winter » , ce document constitue un appel solennel à la mobilisation idéologique totale. Chaque secteur, chaque institution et chaque citoyen doit désormais se faire le porte-parole de la pensée de Xi Jinping .

    Comme d'habitude, l' Église des Trois-Autonomies, contrôlée par le gouvernement, s'est empressée de se mobiliser, prête à montrer qu'elle est la chaîne la plus docile de toutes.

    Dans une interview du 21 janvier , Shan Weixiang, vice-président du Mouvement patriotique des Trois Autonomies , s'exprime comme s'il rendait hommage non pas au Christ, mais au Comité central. Interrogé sur le nouveau Règlement, il affirme avec assurance qu'il s'agit d'une « étape importante », d'un « principe directeur » et d'un « nouveau sommet » dans la conception que le Parti se fait du travail idéologique. On pourrait s'attendre à ce qu'il déclare que le Saint-Esprit est venu bénir le document, mais il s'en abstient sagement.

    L'entretien met en lumière la manière dont la théologie politique est imprégnée de caractéristiques chinoises. Shan explique que l' Église des Trois Autonomies a fait de la pensée de Xi Jinping le « premier point à l'ordre du jour » de ses réunions. Les séminaristes y apprennent non seulement la théologie, mais aussi une « conscience politique », afin de s'aligner sur la ligne du Parti. Les églises sont tenues d'arborer le drapeau national, de chanter l'hymne national, de présenter la Constitution, de mettre en avant les valeurs socialistes fondamentales et même de présenter l'artisanat traditionnel. L'objectif est de créer des « espaces idéologiques immersifs », quoi que cela puisse signifier.

    L'entretien souligne comment les séminaires intègrent désormais d'importants modules idéologiques et politiques à leurs programmes. Les étudiants doivent maîtriser à la fois les enseignements chrétiens et la culture et le contexte national chinois. Le séminaire théologique de Fujian est salué pour l'élaboration de ses propres manuels politiques, garantissant ainsi que la sinisation du christianisme soit à la fois enseignée et documentée.

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  • Les Pays-Bas enregistrent une hausse du nombre de nouveaux catholiques adultes

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Les Pays-Bas enregistrent une hausse du nombre de nouveaux catholiques adultes

    Le nombre d'adultes rejoignant l'Église a augmenté de près de 40 % l'an dernier.

    Le nombre d'adultes rejoignant l'Église catholique aux Pays-Bas a augmenté de près de 40 % en 2024.

    La chapelle Notre-Dame, Étoile de la Mer, dans la basilique Notre-Dame de Maastricht, aux Pays-Bas. Roberto66/wikimedia CC BY-SA 3.0 nl.

    Selon les données publiées par l'Institut catholique de statistiques ecclésiastiques, connu sous son acronyme néerlandais Kaski, le nombre d'adultes rejoignant l'Église est passé de 455 en 2023 à 630 en 2024, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles.

    Ces chiffres, qui incluent à la fois les adultes baptisés et les adultes baptisés dans d'autres communautés chrétiennes et reçus au sein de l'Église catholique, indiquent que les Pays-Bas font partie d'un nombre croissant de pays européens connaissant une augmentation significative du nombre de nouveaux catholiques adultes.

    Cette tendance est particulièrement marquée en France, mais elle a également été observée en Belgique et au Royaume-Uni.



    La hausse annuelle enregistrée aux Pays-Bas était l'un des rares points positifs de l'étude statistique de Kaski sur l'Église néerlandaise en 2024. Le rapport est daté de septembre 2025, mais ses conclusions ont été publiées sur le site web officiel de l'Église néerlandaise le 4 février.

    Le rapport a mis en évidence la forte baisse du nombre de baptêmes d'enfants dans le pays, passant de 42 411 en 2000 à 6 110 en 2024.

    Il est indiqué : « Le nombre total de baptêmes d'enfants a diminué d'environ 7 % entre 2023 et 2024. »

    « Outre les baptêmes d’enfants, plus de 500 baptêmes d’adultes ont également été administrés en 2024, et plus de 100 adultes ont rejoint l’Église sans baptême [par la confirmation et la réception de l’Eucharistie]. »

    « Bien que ces chiffres soient inférieurs au nombre de baptêmes d’enfants, il est frappant de constater que le nombre total d’admissions a augmenté de près de 40 % entre 2023 et 2024. »

    Joris Kregting, sociologue des religions travaillant pour Kaski, a qualifié la hausse du nombre de nouveaux catholiques adultes d’« exception frappante, qui corrobore toutes sortes de reportages récents dans les médias sur ce sujet ».



    Le nombre total de catholiques aux Pays-Bas — un pays de 18 millions d'habitants frontalier de la Belgique et de l'Allemagne — est passé de 5,1 millions en 2000 à 3,4 millions en 2024, soit 19,1 % de la population totale.

    La proportion de catholiques néerlandais baptisés assistant à la messe hebdomadaire est restée faible tout au long du XXIe siècle. En 2000, 9,2 % des catholiques assistaient à la messe du week-end. En 2024, cette proportion est tombée à 2,7 %.

    Ces chiffres confirment que, parmi les pays comptant un nombre important de catholiques, les Pays-Bas affichent l'un des taux de fréquentation hebdomadaire de la messe les plus faibles au monde.



    Les chiffres relatifs à la réception des autres sacrements risquent également de consterner les évêques néerlandais.

    En 2024, 6 110 enfants ont été baptisés, soit une baisse de 7 % par rapport à 2023. On a également constaté une baisse de 7 % du nombre d’enfants ayant reçu la première communion et une baisse de 5 % du nombre de jeunes ayant reçu la confirmation.

    Mais les mariages religieux ont augmenté de 5,5 % entre 2023 et 2024. Environ un mariage sur cinq unissait un catholique et un non-catholique.

    L'Église catholique a officié lors des funérailles de près de 7 % des personnes décédées aux Pays-Bas en 2024. Mais le nombre total de funérailles religieuses a diminué, passant de 13 720 en 2023 à 11 850 en 2024.

  • Nouvelles exactions antichrétiennes au Nigeria

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - Un couvent, un hôpital catholique et deux églises protestantes attaqués dans le centre-nord du Nigeria

    4 février 2026

    Abuja (Agence Fides) – Plusieurs localités ont été attaquées dans la région administrative locale d'Agwara, dans l'État du Niger, au centre-nord du Nigeria.

    Selon un communiqué du diocèse de Kontagora, dimanche 1er février, des bandes armées ont mené des « attaques coordonnées » contre les régions administratives locales d'Agwara et de Mashegu.

    « Dans la zone administrative locale d'Agwara, les assaillants ont commencé leur attaque dans la ville principale en incendiant un poste de police, qu'ils ont gravement endommagé », indique le communiqué signé par le père Matthew Stephen Kabirat, directeur de la communication du diocèse de Kontagora.

    Les bandits ont ensuite attaqué la maison d'un habitant du village, Ahmed Burade, enlevant sa femme, sa belle-sœur et trois de ses enfants. « Des témoins oculaires ont rapporté que M. Burade a échappé de justesse à l'enlèvement lorsque les agents de police ont tenté de repousser les assaillants », indique le document reçu par l'Agence Fides.

    Les assaillants ont ensuite pris pour cible l'église UMCA (United Missionary Church of Africa) d'Agwara, qu'ils ont incendiée. « En raison de ces attaques, plusieurs habitants ont fui leurs maisons et ont cherché refuge dans la brousse et les zones environnantes, craignant de nouvelles violences », rapporte le diocèse de Kontagora.

    « De même, poursuit le communiqué, ce qui était autrefois une communauté pacifique à Tugan Gero, dans la région administrative locale de Mashegu, s'est transformé en scène de terreur vers 2 heures du matin le même jour, lorsque des criminels armés ont lancé une attaque coordonnée, visant principalement le couvent attenant à la clinique Tugan Gero, tous deux appartenant au diocèse de Kontagora ».

    Les religieuses ont réussi à s'enfuir à temps, mais les bandits ont pillé et vandalisé la clinique, emportant et endommageant gravement le matériel médical et les installations.

    Les bandits ont ensuite attaqué plusieurs voitures de passage, tuant un passager et kidnappant un nombre indéterminé de personnes. Ils se sont ensuite dirigés vers l'église de l'UMCA à Tugan Gero, où d'autres personnes ont été kidnappées. « Des témoins oculaires ont rapporté que les bandits ont agi librement pendant plusieurs heures avant de se retirer, laissant derrière eux des habitants effrayés, la destruction et une profonde douleur », déclare le père Kabirat, qui conclut : « Ces attaques ont suscité de nouvelles inquiétudes quant à la sécurité des communautés religieuses, des structures sanitaires et des établissements ruraux ».

    La direction de la police de l'État du Niger a confirmé l'attaque du poste de police d'Agwara, qui a eu lieu vers 3 h 40 du matin le dimanche 1er février.

    Selon la police, les équipes tactiques ont riposté aux assaillants, mais ces derniers ont ensuite maîtrisé les agents et utilisé de la dynamite pour faire sauter la gare. Les autorités ont confirmé l'enlèvement d'au moins cinq personnes à Agwara.

    Afin d'aider les autorités d'Abuja à lutter contre les groupes armés, en particulier les groupes djihadistes, un petit contingent militaire américain est arrivé au Nigeria. Les soldats américains auront pour mission de fournir un soutien en matière de renseignement à leurs homologues nigérians.

    (LM) (Agence Fides 4/2/2026)

  • L'esclavage en terre d'islam n'est pas un vestige du passé

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    De Stanislas Gabaret sur La Sélection du Jour :

    Cet éternel esclavage en terre d'islam

    Synthèse n°2646, publiée le 04/02/2026 -

    Photo : En Mauritanie, des jeunes filles haratines, descendantes d'esclaves, continuent d'être exploitées comme employées domestiques. Crédits : Wikimedia Commons.

    Officiellement aboli dans la quasi-totalité des pays musulmans, l'esclavage en terre d'islam n'est pourtant pas un vestige du passé. Des petits talibés du Sénégal au système de caste ancestral toujours en vigueur en Mauritanie, en passant par les travailleurs immigrés exploités au Moyen-Orient, il perdure au quotidien, profitant de la résignation de victimes le plus souvent invisibilisées.

    En juin 2025, près de 120 ans après l'abolition de l'esclavage par l'Espagne, dernier pays européen à adopter cette mesure, l'Arabie saoudite annonçait l'abolition du système de kafala, donnant à l'employeur le pouvoir de refuser à un travailleur migrant la possibilité de quitter le territoire ou simplement de changer de travail. Une véritable mise sous tutelle ouvrant la porte à d'innombrables abus. Cette réforme est censée emboîter le pas au Qatar, qui l'a engagée après les nombreuses polémiques ayant entouré la Coupe du monde de football 2022, durant laquelle la construction des stades s'était faite au prix de l'exploitation — et parfois de la mort par épuisement — d'une abondante main-d'œuvre immigrée. En attendant que les annonces se traduisent concrètement dans les faits, le Moyen-Orient reste la région du monde la plus touchée par le travail forcé. Du Liban à Oman, en passant par l'Arabie saoudite, le Qatar ou les Émirats arabes unis, le calvaire de milliers d'employées domestiques africaines, notamment Kényanes, a été abondamment documenté.

    Bien sûr, ce phénomène existe ailleurs que dans des pays à majorité musulmane, comme en Inde ou en Chine. Mais cette persistance de l'esclavage en terre d'islam, quand il a été aboli depuis longtemps dans les pays de tradition chrétienne soulève plusieurs questions : « Pourquoi les sociétés musulmanes n'ont-elles jamais produit de discours abolitionniste avant l'arrivée des Européens ? Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de Condorcet ou de Lincoln en terre d'islam ? Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de Société des Amis des Noirs, cette société civile qui s'est battue pour mettre fin aux traites négrières ? Ce sont les Français qui ont forcé les Algériens à renoncer au commerce des Noirs en 1848, ce sont les Français qui ont fermé des marchés d'esclaves au Maroc », s'insurge l'essayiste d'origine comorienne Ferghane Azihari.

    Les cinq derniers pays à avoir aboli l'esclavage sont le Qatar (1952), l'Arabie saoudite (1962), le Yémen (1962), Oman (1970) et la Mauritanie (1981). Une abolition souvent de façade, destinée à refléter une image de modernité à l'international. La Mauritanie, constitue un cas d'école de cette pratique persistante. « Dans les communautés négro-mauritaniennes — Wolofs, Peuls, Soninkés — subsistent des pratiques esclavagistes sous forme de castes héritées », affirme la sociologue Dieynaba N'Diom« Il y a aussi les Arabo-berbères qui ont soumis les Haratines à l'esclavage. C'est la forme la plus effroyable et la plus visible aujourd'hui. » Et là encore, « c'est la femme qui souffre le plus, parce qu'elle subit des viols à répétition ». Une discrimination systémique, selon elle, liée à la couleur de peau — « tout Noir mauritanien subit le racisme » — mais aussi à l'influence religieuse : « On a des livres écrits par des grands savants arabes et musulmans qui cautionnent et même parlent de l'esclavage comme étant une pratique qui est partie intégrante de la religion ». 

    L'anthropologue sénégalais Tidiane N'Diaye s'est longuement épanché sur le sujet dans le journal Le Monde, indigné face aux images de traite de migrants en Libye :  « Bien avant les théories raciales européennes du XIXᵉ siècle, existait, un paradigme de l'infériorité de l'homme noir dans le monde arabo-musulman. Le savant Ibn Khaldûn écrivait au XIVᵉ siècle : “ Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les Nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité ; leur place se situe au stade animal. ” C'est ainsi que la castration fut planifiée et massive afin que les Noirs ne fassent pas souche, expliquant leur quasi-disparition en Turquie, au Yémen ou en Irak, et leur présence aujourd'hui très marginale au Maghreb ou en Arabie saoudite. » 

    De fait, le Coran autorise explicitement l'esclavage. Les quelques versets encourageant une certaine bienveillance n'enlèvent pas aux esclaves leur statut d'objet juridique : « Sont des croyants vertueux ceux qui préservent leur chasteté, sauf avec leurs épouses ou avec celles que possède leur main droite, car alors ils ne sont pas blâmables » (Sourate 23, Al-Mu'minûn, versets 5-6). La religion ne doit pas occulter pour autant la place primordiale de l'économie. L'histoire du royaume de Dahomey, l'ancêtre du Bénin actuel, qui avait fondé sa prospérité sur la capture et la vente d'esclaves rafflés dans les contrées voisines, offre un exemple saisissant d'un système opérant au sein même de l'Afrique noire.

    Aujourd'hui au Sénégal, l'esclavage touche des enfants contraints de mendier dans les rues, les petits talibés, soumis à des objectifs chiffrés par leurs maîtres coraniques et souvent victimes de sévices. Au Pakistan, l'histoire d'Iqbal Masih — vendu à quatre ans, évadé à neuf, assassiné à douze ans après avoir dénoncé l'esclavage des enfants — demeure un symbole tragique. D'autant plus que la révolte semble être l'exception. Assimilée depuis l'enfance, la pratique finit par s'ancrer jusque dans les mentalités des victimes elles-mêmes : « Certains esclaves ne veulent pas être libérés. On leur a appris toute leur vie à dépendre d'un maître ; même libérés, ils se sentent perdus et incapables de s'intégrer », explique Dieynaba N'Diom. Pour elle, la lutte à mener est avant tout sociale et culturelle : « Si on veut vraiment abolir l'esclavage de manière optimale, il n'y a pas que les tribunaux et les lois, les personnes doivent être prises en charges et réintégrées ».

    À retenir
    • Ce n'est que l'année dernière que l'Arabie Saoudite a annoncé l'abolition de la kafala. Un système engendrant de nombreuses situations d'esclavage moderne.
    • Dans d'autres pays musulmans comme la Mauritanie, l'esclavage est une réalité intégrée dans le quotidien de la population, malgré une abolition de façade.
    • Le Coran légitime explicitement cette pratique.
    • Les premières victimes sont souvent les femmes et les enfants.
    La sélection

    L'esclavage et le racisme persistent en Mauritanie (Vatican News).

  • Les vraies raisons de la dénatalité

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    Du Journal du Dimanche via le site "Pour une école libre au Québec" :

    Dénatalité : «Les vraies raisons ne sont pas économiques»

    La psychologue clinicienne Marie-Estelle Dupont, qui anime « Et si on parlait » sur Europe 1, du lundi au samedi à 15 heures, pointe les obstacles non identifiés à la maternité.

    4 février 2026

    La défécondité repose sur l'absence de valeur accordée à la transmission de la vie.

    Il est parfaitement normal que certains traumatismes, notamment l’inceste, dissuadent à jamais d’enfanter. Mais il est en revanche profondément malsain d’ériger en vérité politique l’idée que la maternité serait un asservissement. Ce n’est qu’un point de vue. J’éduque trois enfants, et le mien est évidemment tout autre. Pour moi, la maternité est un accomplissement, en dépit de l’immense fatigue liée au fait de devoir travailler à temps plein… Car ce n’est pas le bébé le problème, mais le système dans lequel on devient mère, et l’isolement des couples. C’est la perte des liens intergénérationnels, l’éloignement géographique ou l’indifférence à l’autre dans les grandes villes…

    Et rien ne s’arrange. À l’heure des solidarités affichées et de la tolérance inclusive, la vérité est bien sinistre : cours d’école interdites, wagons sans enfants (plutôt que wagons réservés aux tout-petits avec un environnement adapté à leur taille et à leurs besoins), secrétariats médicaux que vous appelez après un test de grossesse et qui vous demandent directement si c’est pour un avortement…

    Les vraies raisons de la défécondité ne sont pas économiques. Même s’il est évident que mes parents ont assumé quatre enfants avec un seul salaire, alors qu’un couple qui travaille peine désormais à loger correctement deux ou trois enfants dans une grande ville. Mais l’argument cache l’immense arnaque de la modernité. Celle qui fait croire aux femmes qu’elles seront libres, épanouies, émancipées en étant célibataires, puissantes économiquement et sans descendance.

    Il n’est d’existence sans liens, et l’on nous vend pourtant l’autonomie comme l’alpha et l’omega du bonheur… Nous savons pourtant que la vie n’a de saveur que par les relations. Les bébés carencés se laissent dépérir ; les vieillards isolés souffrent de syndromes de glissement ; les adultes trop longtemps seuls dépriment et s’angoissent… En imposant une anthropologie matérialiste et individualiste, la modernité a perdu l’homme en le coupant de sa nature véritable. Celle à partir de laquelle, seulement, il peut à la fois s’accomplir et être heureux. Or c’est parce que l’on sent l’immense valeur de l’existence, et son sens, que l’on enfante.

    Cela ne veut pas dire qu’une femme ne saurait être heureuse sans être mère ou sans être mariée. En revanche, cela signifie qu’une société qui crée des espaces interdits aux enfants et ne présente l’interdépendance dans le couple que sous l’angle du risque d’emprise perçoit uniquement le lien familial sous l’angle de la soumission/domination, de la charge logistique, de la frustration. Une société qui se presse de donner 2 000 euros par mois et par enfant aux crèches, mais seulement 400 aux parents qui souhaitent prendre un congé parental, est une société qui pousse une vision erronée de ce qu’est l’homme. 

    Tant de choses participent du découragement… La précarité de l’amour, la difficulté à s’engager ou la banalisation du divorce… Les conditions effarantes d’accueil du jeune enfant, les maltraitances systémiques de crèches dans lesquelles un adulte doit assumer seul huit enfants, le silence assourdissant des féministes quant aux besoins des femmes qui viennent d’accoucher et cicatrisent encore après avoir mis au monde ceux qui paieront les retraites des militants du « no kids ». La santé mentale de l’adulte repose sur un attachement sécurisant, apaisant. Et on s’étonne que ça aille mal ? La culpabilisation permanente des parents qui souhaitent exercer leur autorité parentale comme bon leur semble, l’infantilisation des adultes, l’autonomisation à marche forcée de tout-petits séparés de leur figure d’attachement des journées entières. Et j’ajouterais même la surmédicalisation de la grossesse, accompagnée d’intrusions parfois fort violentes d’obstétriciens dans le corps de la parturiente… 

    « Pour donner la vie, il faut espérer, avoir confiance »

    Pour donner la vie, il faut espérer. Avoir confiance, a minima, en soi, dans son couple et dans le monde à venir. Ce n’est pas, rappelle Olivier Rey dans son essai récent Défécondité, l’argument économique qui prime. C’est cette absence d’espérance, de valeur accordée à la transmission de la vie. Mais c’est aussi cette maltraitance systémique du bébé et de sa mère, cette dépréciation de la vie, cette domestication de l’amour.

    Aujourd’hui, avoir un enfant est perçu comme trop risqué. Parce qu’en lieu et place de l’espérance en un bien commun et désirable, nous avons été biberonnés au narratif de crise. Crise économique, migratoire, géopolitique, institutionnelle, sanitaire, écologique. Ce monde en crise n’est-il pas avant tout un monde en espérance d’enfants qui nous réconcilient avec une vie qui se désincarne et se désenchante à force d’être domestiquée ?

  • Plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays où il existe un certain degré de répression, de persécution et d'atteinte à la liberté religieuse

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    De Tessa Gervasini sur EWTN News :

    Les coprésidents du Sommet international sur la liberté religieuse évaluent l'état actuel de la liberté religieuse dans le monde.

    Alors que le sixième Sommet international annuel sur la liberté religieuse s'achevait à Washington, les coprésidents de l'organisation ont abordé l'état actuel de la liberté religieuse dans le monde.

    3 février 2026

    Les coprésidents du Sommet international sur la liberté religieuse (IRF) 2026, Sam Brownback et Katrina Lantos Swett, ont présenté une nouvelle évaluation de l'état actuel de la liberté religieuse mondiale et de la croissance du mouvement.

    Le sommet de l'IRF, qui s'est conclu mardi à Washington, DC, est une large coalition de groupes religieux et de défense des droits de l'homme qui militent pour la liberté religieuse pour tous à travers le monde.

    Le coprésident Brownback a auparavant été ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale lors de la première administration Trump et Lantos Swett est président de la Fondation Lantos pour les droits de l'homme et la justice et ancien président de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF).

    « En ce qui concerne la situation actuelle en matière de liberté religieuse, nous constatons que de plus en plus de pays investissent dans ce domaine et nomment des envoyés de haut niveau chargés de la liberté de religion ou de conviction », a déclaré Lantos Swett à EWTN News. « C’est donc un point positif. »

    « Le constat est sans appel : plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays où il existe un certain degré de répression, de persécution et d'atteinte, tant sociale que juridique, à ce droit fondamental », a-t-elle déclaré.

    Parmi les préoccupations actuelles figure ce que l'on appelle la « répression transnationale ». Elle a expliqué : « Nous constatons de plus en plus que certains de ces acteurs malveillants à travers le monde étendent leur emprise par la violence, les menaces, l'intimidation et le harcèlement au-delà de leurs frontières nationales. »

    Lantos Swett a précisé que la Chine, l'Iran et la Russie figuraient en tête de liste des pires pays en matière de liberté religieuse.

    « Nous sommes très préoccupés par les efforts déployés par le gouvernement chinois pour entreprendre ce que je considère comme une prise de contrôle hostile de l'Église catholique, en nommant ses propres évêques et en contrôlant ce que l'Église catholique est autorisée à faire en Chine », a-t-elle indiqué.

    Il existe également une « fausse propagande » et même des problèmes potentiels liés à l’intelligence artificielle (IA) et à la façon dont elle « influencera, pour le meilleur et pour le pire, la défense des droits de conscience ».

    « Les atteintes à la liberté religieuse dans le monde constituent un problème majeur », a déclaré Brownback. « C’est probablement l’un des droits humains les plus bafoués au monde. »

    « Cela arrive à toutes les religions, partout dans le monde. Il est temps que le monde se réveille et nous pousse à lutter contre cela », a déclaré Brownback.

    Partageant l'avis de Lantos Swett, Brownback a déclaré que la Chine occupait la première place des pays les plus répressifs en matière de liberté religieuse. Il a également cité le Nigéria et le sous-continent indien.

    En Chine, « ils oppriment leur peuple, mais ils produisent aussi la technologie qui est exportée vers, nous pensons, près de 80 pays à des fins d'oppression », a-t-il déclaré.

    Comment le mouvement pour la liberté religieuse peut agir

    « Ceux qui sont impliqués dans le mouvement IRF ont longtemps escaladé le versant opposé de la montagne, hors de vue de tous, et maintenant nous sommes perchés sur un point d'où de nombreuses personnes nous tirent dessus », a déclaré Brownback lors d'une table ronde au sommet le 2 février.

    « Maintenant que nous sommes au cœur du débat et de la discussion, nous devons agir en conséquence. Nous devons avoir une vision d'ensemble des faits. Nous devons être prudents et circonspects, mais aussi audacieux et courageux », a-t-il déclaré.

    « Parallèlement, nous devons former des alliances et rallier des gens, non seulement issus des mouvements pour la liberté religieuse, mais aussi des mouvements démocratiques et sécuritaires, afin d'en faire… un mouvement mondial, un mouvement populaire, car c'est là que nous gagnons, en tant que mouvement populaire mondial. »

    Lantos Swett a développé son propos sur les prochaines étapes à franchir pour le mouvement. Elle a déclaré que la cause de la liberté religieuse dépasse les enjeux politiques actuels. Cette cause est plus profonde et, en fin de compte, plus fédératrice que tous ces éléments qui nous divisent.

    « Nous sommes devenus profondément divisés, profondément hostiles envers ceux qui ne partagent pas nos opinions politiques ou sur d'autres critères. Mais l'ambassadeur Brownback et moi-même sommes convaincus que, dans le cadre de la lutte pour la défense de la liberté religieuse pour tous et partout, il est primordial que cette cause demeure non seulement un combat bipartisan, mais aussi une cause apolitique », a-t-elle déclaré.

    « Ce mouvement prend de l’ampleur », notamment en raison d’un malaise face au nihilisme omniprésent qui nous entoure, a déclaré Lantos Swett. « Vous savez, le nihilisme, cette philosophie, qu’il s’agisse du nihilisme moral (il n’y a ni bien ni mal) ou du nihilisme existentiel (la vie elle-même est dépourvue de sens et de but), est une façon de vivre terrible. C’est un état d’esprit terrible pour une communauté et une société. »

    « Je pense, surtout peut-être même chez les jeunes, qu’on sent qu’ils s’éloignent de cette vision quelque peu désenchantée et nihiliste de la vie et qu’ils recherchent quelque chose de plus significatif. »

    « J’espère que cela nous aidera aussi à recruter une nouvelle génération de leaders pour ce mouvement, car ils commencent à comprendre combien il est important d’avoir un but précis et un sens à sa vie », a-t-elle déclaré.

  • Euthanasie : « On n’impose rien à personne »; vraiment ?

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    De gènéthique.org :

    Euthanasie : « On n’impose rien à personne » ?

    2 février 2026

    Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees)[1] publiée le 29 janvier montre que le taux de suicide est fortement corrélé à des facteurs de vulnérabilité comme la pauvreté ou l’isolement. Le geste suicidaire est influencé de l’extérieur. La « demande d’aide à mourir » pourrait-elle être parfaitement libre et autonome ? (cf. « Est-on vraiment libre, quand la mort est préférable à la vie ? ») Comme c’est le cas pour le suicide dans la population générale, ces demandes émaneront de personnes fragiles sur le plan socio-économique, alerte l’essayiste et bénévole en  Erwan Le Morhedec[2]. Et l’existence même d’une loi qui brise le tabou du suicide aura un effet incitatif (cf. Euthanasie, soins palliatifs : « La loi envoie un message »).

    Une loi qui « n’impose rien » ?

    « Chacun est libre d’y avoir recours ou non. On n’impose rien à personne. » L’essayiste le pointe : l’argument est « ressassé » dans le débat sur la dépénalisation de l’« aide à mourir ».

    Pourtant, « une connaissance basique des interactions sociales souligne qu’il n’est pas nécessaire d’imposer : il suffit d’induire », rappelle-t-il. Un phénomène « si bien documenté » que « les autorités sanitaires diffusent des lignes directrices sur le traitement médiatique des suicides, recommandant systématiquement d’éviter toute romantisation, toute mention d’une idée de soulagement ou de « paix retrouvée » ».

    La pauvreté, facteur de risque de suicide

    Si le suicide était le fruit d’un choix libre, alors il toucherait dans les mêmes proportions hommes et femmes, riches et pauvres, personnes isolées ou entourées de leurs proches. Ce n’est pas le cas. L’étude de la Drees parue en janvier révèle de grandes disparités entre catégories de population face au suicide.

    En 2023 la mort par suicide représentait 2,1 % des décès chez les hommes et 0,7 % des décès chez les femmes. L’étude révèle que la pauvreté est un facteur de risque massif : « à âge comparable, le taux de suicide des 10 % d’hommes les plus modestes (25,7 pour 100 000) est plus de deux fois supérieur à celui des 10 % les plus aisés (11,3 pour 100 000) ». En outre « bien que les trois quarts des suicides concernent des hommes, cette inégalité selon le revenu touche aussi les femmes »[3].

    La fragilisation des liens sociaux

    Cet écart étant apparu au début de l’ère industrielle, la Drees cite des explications possibles à cette évolution : « plus stigmatisées, les personnes pauvres d’aujourd’hui seraient moins intégrées dans les réseaux de solidarité traditionnels que sont la famille, le village ou la communauté religieuse. Cette fragilisation des liens sociaux et institutionnels s’accompagnerait d’un fort déclassement matériel et symbolique. Ainsi, l’influence de la pauvreté sur le suicide recouvre bien plus que les seuls aspects monétaires ».

    La question de l’accès aux soins

    Les taux de suicide les plus élevés sont à déplorer parmi les personnes sans activité professionnelle, puis chez les ouvriers et employés. Aux difficultés liées aux faibles revenus s’ajoute un moindre accès aux soins : « les personnes des milieux populaires sont moins disposées à consulter des spécialistes ou à passer des examens de prévention et reçoivent, à besoin égal, des soins de moindre qualité ».

    Isolement affectif et troubles de la santé mentale

    L’isolement affectif est aussi un facteur important de passage à l’acte : « les personnes veuves, célibataires et divorcées ont des taux de suicide, à âge comparable, plus élevés que celles en couple. La présence d’enfants dans le foyer et le nombre de personnes qui le composent sont également associés à une moindre probabilité de suicide » (cf. Euthanasie « en duo » : il met fin à ses jours, elle, « entourée », change d’avis). De façon prévisible, la présence d’un trouble psychiatrique a un fort impact sur la mortalité par suicide. La moitié d’entre eux sont le fait de personnes qui étaient suivies en psychiatrie (cf. En Belgique, la jeune Siska sera bientôt euthanasiée à 26 ans pour trouble dépressif sévère).

    Ainsi, le geste suicidaire ne résulte pas du choix libre d’un sujet autonome : au contraire les individus y sont acculés par un ensemble de facteurs à la fois endogènes, comme leur état de santé mentale, mais aussi exogènes : ressources économiques, attentes sociales différentes en fonction du sexe, statut social et qualité du tissu relationnel.

    Si la pauvreté et l’isolement poussent au suicide, peut-on en dire autant d’une loi sur l’euthanasie ?

    Erwan Le Morhedec l’explique dans sa tribune : si elle est votée, la loi « fin de vie » ajouterait un facteur supplémentaire de risque, qui serait cumulé aux facteurs déjà existants. Le vote et la mise en application de cette loi entraînerait la normalisation de la demande de mort et du passage à l’acte, chez les personnes « éligibles » mais aussi dans la population générale (cf. Les partisans de l’euthanasie veulent briser le tabou de la mort, aux dépens des vivants). Et donc une augmentation du nombre de gestes suicidaires.

    L’effet de contagion sociale

    Il a déjà été observé que la médiatisation du suicide d’une personne à laquelle le public peut s’identifier par sympathie a un effet de contagion sociale et induit une hausse du nombre de suicides. L’« effet Werther » est « le premier exemple historique d’un lien entre représentation culturelle et idées suicidaires », rappelle Erwan Le Morhedec (cf. Effet Werther : « En légalisant le  et l’euthanasie, on banalise le suicide »). Il cite également le Pr David Albert Jones qui a comparé les taux de suicide dans deux Etats australiens : l’Etat du Victoria qui a dépénalisé le suicide assisté en 2019 et la Nouvelle-Galles du Sud, où il reste interdit. Entre 2018 et 2022, le nombre de suicides « autonomes » de personnes de 65 ans et plus a augmenté de 53 % dans le premier Etat et de 18,2 % dans le second (cf. Australie : les euthanasies en forte croissance en Nouvelle-Galles du Sud).

    Erwan Le Morhedec conclut : « Nos débatteurs se satisfont qu’on ne leur impose pas la mort. À supposer encore qu’ils y pensent, ils s’imaginent certainement forts et imperméables à toute influence, l’âge venant. À leur place, je ne parierais pas trop là-dessus ».

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    [1] Drees, « Le suicide, trois fois plus fréquent chez les hommes, deux fois plus chez les plus modestes », Etudes et résultats n°1364, janvier 2026

    [2] La Croix, Erwan Le Morhedec, La légalisation du suicide assisté tend à inciter les plus fragiles au suicide autonome (28/01/2026)

  • Le projet assumé de la Banque islamique de développement ou la charia comme horizon mondial

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    De Raphaël Lepilleur sur La Sélection du Jour :

    2 février 2026

    La charia comme horizon mondial : le projet assumé de la Banque islamique de développement

    Photo : Via la finance, la Banque Islamique de Développement souhaite imposer un modèle de société basé sur la charia. Crédits : Logo de la Banque Islamique de Développement Via Icon Logo Vector

    La Banque islamique de développement a publié sa stratégie pour les 10 prochaines années. Présenté comme un cadre d'action pour le développement et la finance, ce document va bien au-delà. Il expose une feuille de route visant à structurer l'économie, les institutions et les normes sociales selon les principes de la charia, dans une perspective explicite d'extension au-delà du monde musulman.

    Le document en sélection est le “cadre stratégique sur 10 ans (2026-2035)” du Groupe de la Banque islamique de développement (BID). Il s'agit d'une institution financière, basée en Arabie Saoudite, considérée comme la banque mondiale des pays musulmans. La BID compte 57 États membres, qui font tous partie de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). L'adhésion à l'OCI constitue une condition préalable obligatoire pour intégrer la BID. L'OCI se définit elle-même comme « la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations unies », regroupant 57 États (soit tous les pays à majorité musulmane), elle est aussi basée en Arabie Saoudite. Il n'existe aucune autre organisation entre États sur une base religieuse. 

    Pour intégrer la BID, les États doivent donc souscrire à la charte de l'OCI, laquelle place l'islam au cœur de son projet politique, culturel et institutionnel. Derrière un vocabulaire polissé, elle définit notamment comme objectifs : « l'aide aux minorités et communautés musulmanes vivant en dehors des États membres afin de préserver leur dignité et leur identité culturelle et religieuse » ; « la promotion de l'acquisition et de la démocratisation du savoir conformément aux nobles idéaux de l'islam afin d'atteindre l'excellence intellectuelle ». Ces dispositions donnent à la notion de Oummah (la communauté musulmane mondiale, sans distinction de nationalité) un rôle stratégique majeur qui, comme nous le verrons, permet d'agir au-delà du monde musulman. Le texte accorde également une place particulière à Al-Qods al-Charif, expression arabe désignant Jérusalem, considérée dans l'islam comme le 3eme lieu saint après La Mecque et Médine. L'article 21 de la charte de l'OCI stipule ainsi que : « Le siège du Secrétariat général est fixé à Djeddah en attendant la libération d'Al-Qods al-Charif, qui deviendra le siège permanent de l'Organisation ». Le document affirme par ailleurs vouloir « préserver et promouvoir les droits des femmes et favoriser leur participation effective dans tous les domaines de la vie », tout en précisant que cette promotion s'effectue « conformément aux lois et législations des États membres », lesquels sont tous musulmans et une partie applique officiellement la charia. 

    Dans la charia le témoignage d'une femme vaut la moitié de celui d'un homme dans de nombreux domaines, la femme est juridiquement placée sous l'autorité d'un tuteur masculin pour le mariage et l'adultère féminin est pénalement sanctionné par des peines extrêmes (de la torture à la mort). Cette réalité place objectivement le statut des femmes très en-deçà des standards occidentaux. La charia autorise aussi le mariage dès la puberté (généralement autour de 9/12 ans) sur décision masculine, ce que le droit occidental qualifie sans ambiguïté de mariage d'enfants et de pédocriminalité en cas de relations sexuelles. Et cela sans même évoquer la peine de mort pour apostasie (quitter l'islam), le sort reservé aux LGBTQIA+ ou encore la hiérarchisation juridique entre musulmans et non-musulmans. Ces derniers relèvent du statut de dhimmi (individus tolérés mais juridiquement inférieurs, soumis à des restrictions et au paiement d'un impôt humiliant, la jizya). En gros, dans un système régi par la charia, 3 possibilités s'offrent aux non musulmans : conversion, soumission ou mort. A noter que la peine de mort, en Arabie Saoudite par exemple, est pratiquée par décapitation au sabre.

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