De Grégor Puppinck sur le site de l'ECLJ :
Aux origines de l’ADMD : eugénisme anglo-saxon et « internationale humaniste »
L’ADMD-France s’inscrit ainsi complètement dans cette filiation anglo-saxonne ; celle-ci s’ajoute à sa filiation humaniste ou franc-maçonne qui est, elle, beaucoup plus connue. En effet, il est de notoriété publique que les principaux fondateurs de l’ADMD sont fortement engagés dans la franc-maçonnerie. C’est le cas en particulier du sénateur Henri Caillavet et de Pierre Simon.
Les premières propositions de loi en faveur de l'euthanasie (1969-1978)
Au Royaume-Uni, la British Humanist Association s’engagea formellement en 1968 à œuvrer pour la légalisation de l’euthanasie. De même, la National Secular Society adopta une résolution reconnaissant « le droit naturel des individus à demander l’euthanasie pour eux-mêmes lorsque leur vie est devenue intolérable, et pour leurs médecins de pouvoir les aider sans risquer d’être poursuivis pour crime »[ii]. C’est ainsi toute la mouvance de la libre-pensée britannique qui s’engagea publiquement en faveur de l’euthanasie. Cet engagement conduisit à l’introduction, à partir de 1969, d’une série de propositions de loi par des membres de cette école de pensée ; mais sans succès.
En juillet 1974, l’American Humanist Association (AHA) publia un manifeste[iii] en faveur de l’euthanasie cosigné par les présidents des associations humanistes américaine et britannique, ainsi que par trois prix Nobel. Ce manifeste fut traduit et publié le même jour par Le Figaro, donnant le coup d’envoi de la campagne pour l’euthanasie en France. Il s’ensuivit une série de livres et de publications favorables à l’euthanasie, ainsi que le dépôt par les sénateurs Henri Caillavet et Jacques Mezard d’une proposition de loi visant à obtenir la reconnaissance légale de « testaments de vie », en 1978. Ce n’est qu’après l’échec de cette proposition de loi que l’ADMD fut fondée en France, à une époque où le mouvement euthanasiste anglo-saxon entreprit de se diffuser dans le monde.



