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Société

  • Le droit d’éduquer nos enfants devrait être la règle, pas l’exception

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    Du site de l'European Centre for Law & Justice (ECLJ) (Catalina Henriquez) :

    Le droit d’éduquer nos enfants devrait être la règle, pas l’exception

    31 Août 2026

    L’enseignement à domicile fait aujourd’hui l’objet de réglementations très opposées en Europe. Certains pays s’efforcent de restreindre le droit premier des parents d’éduquer leurs enfants, tandis que d’autres ont adopté des mesures plus libérales. La société doit concilier les devoirs parentaux avec l’intérêt supérieur de l’enfant en matière d’éducation. L’État est garant du droit à l’éducation des enfants, mais pas le dépositaire des enfants.

    Le droit préférentiel des parents: définition et implications

    Le droit des parents de diriger l’éducation morale et religieuse de leurs enfants est un principe largement reconnu dans le droit international des droits de l’homme. Trois raisons principales sous-tendent ce principe.

    1. La famille est la cellule fondamentale de la société et doit, à ce titre, être préservée et protégée.
    2. Les parents sont les principaux responsables et exercent l’autorité sur l’enfant, assumant la responsabilité première de son éducation et de son développement.
    3. Le principe de subsidiarité, qui exige que l’État n’intervienne que lorsque les instances inférieures sont incapables de remplir leurs devoirs.

    Il ne s’agit pas d’une question d’opinion; ce principe est consacré dans le droit international des droits de l’homme, et la plupart des États occidentaux l’ont inscrit dans leur propre législation nationale. L’article 13, paragraphe 3, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, l’article 14, paragraphe 3, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et l’article 2 du Protocole n°1 à la Convention européenne des droits de l’homme le reconnaissent tous. Ce droit comporte deux dimensions: celle d’orienter l’éducation morale et religieuse de l’enfant, et celle de choisir librement le type et la forme d’enseignement dispensé, que ce soit dans un établissement privé ou public, ou à domicile, que l’enseignement soit assuré par les parents eux-mêmes ou par des tuteurs. Cette dernière option est ce que l’on appelle l’instruction en famille ou l’école à la maison.

    L’instruction en famille n’exige pas des parents qu’ils enseignent eux-mêmes toutes les matières. Elle signifie surtout qu’ils restent les principaux responsables de l’éducation de leur enfant, libres de l’adapter en fonction des besoins de celui-ci et de leurs propres convictions. Comme le souligne la Home School Legal Defense Association: «l’éducation primaire se déroule dans le cadre du foyer», même lorsque les familles font appel à des groupes d’enseignement à domicile, à des tuteurs ou à des cours en ligne pour la compléter[1].

    Un aperçu comparatif à travers l’Europe

    Dans plusieurs pays européens, l’enseignement à domicile survit à peine. Les restrictions sont suffisamment sévères pour rendre cette pratique inapplicable dans la réalité, ce qui revient à une interdiction de facto. L’Allemagne applique la scolarité obligatoire (Schulpflicht) de manière si stricte que l’enseignement à domicile pour des raisons religieuses, philosophiques ou pédagogiques n’est tout simplement pas autorisé. Les parents peuvent choisir entre les écoles publiques et les établissements privés ou confessionnels agréés, mais l’enseignement doit s’inscrire dans le cadre du système scolaire officiel. Les rares exceptions concernent les cas de nécessité médicale, et même dans ces cas-là, elles impliquent généralement un enseignement à distance agréé par l’État plutôt qu’un enseignement dispensé par les parents[2].

    La Hongrie a emprunté la même voie sous Viktor Orbán. Les parents pouvaient autrefois scolariser leurs enfants en dehors du système scolaire en les inscrivant en tant qu’«élèves privés». Mais un amendement législatif de 2019 a de fait mis fin à cette option, la remplaçant par une procédure d’autorisation ministérielle. Ce qui n’était autrefois qu’une simple déclaration est devenu une dérogation sous forme de «programme d’apprentissage individuel» accordée uniquement en cas de problèmes de santé graves, de besoins particuliers ou d’engagements sportifs ou artistiques de haut niveau[3].

    Le Portugal et l’Autriche montrent qu’un autre équilibre est possible. En vertu du décret-loi n° 70/2021 du Portugal, les parents qualifiés peuvent enseigner à leurs enfants à domicile, sous réserve d’une nouvelle demande chaque année, d’un contrôle par le ministère de l’Éducation et d’examens nationaux à la fin de chaque cycle scolaire[4]. Il s’agit d’un véritable droit, même s’il fait l’objet d’une surveillance étroite.

    L’Autriche est encore plus libérale. Il suffit aux parents d’informer chaque année les autorités que leur enfant suivra un enseignement à domicile. Aucune autorisation préalable n’est requise, et l’enseignement à domicile y est légal depuis des décennies. L’intervention de l’État se limite à vérifier, par le biais d’examens annuels, que l’apprentissage de l’enfant est équivalent à celui de ses camarades scolarisés dans le public. Il ne prescrit pas de programmes scolaires et n’effectue pas d’inspections à domicile[5]. En Autriche, l’État contrôle les résultats, tandis qu’en Allemagne et en Hongrie, il contrôle le processus.

    - ( NdB) En Belgique, les parents ont le droit de scolariser (ou plutôt d’instruire) leurs enfants à la maison.

    C’est même un droit constitutionnel (article 24 de la Constitution belge : liberté d’enseignement). L’obligation qui existe est une obligation d’instruction (de 5 à 18 ans), pas une obligation d’aller à l’école.

    Concrètement :

    • Vous pouvez enseigner vous-même à vos enfants à domicile.
    • Vous pouvez aussi les confier à un précepteur ou les inscrire dans une école privée non reconnue/subventionnée (cela est assimilé à de l’enseignement à domicile).
    • Il suffit de faire une déclaration annuelle auprès de la Communauté compétente (flamande, française ou germanophone) et de respecter les contrôles et examens prévus.

    Il n’y a donc pas besoin d’autorisation préalable stricte : c’est un droit que l’on exerce par déclaration, sous réserve de garantir un niveau d’instruction équivalent. - (fin de la note de belgicatho)

    Le vent tourne

    À l’inverse, d’autres pays ont progressé. Certains sont plus modestes que d’autres, mais chacun mérite d’être souligné. La Lituanie est un bon exemple: après avoir purement et simplement interdit l’enseignement à domicile en 2012, elle a fait marche arrière en 2020, après des années de plaidoyer de la part de l’Association lituanienne pour l’enseignement à domicile, rétablissant ainsi le droit des familles de scolariser leurs enfants à la maison pour tous les niveaux scolaires. Ce droit reste toutefois soumis à des conditions strictes: il est principalement réservé aux enfants qui ne peuvent pas fréquenter l’école pour des raisons médicales, et le programme scolaire national reste applicable[6]. Il s’agit d’un pas en avant, mais limité.

    La Pologne est allée plus loin. L’enseignement à domicile y est désormais pleinement légal et, depuis 2021, nettement plus accessible: les parents n’ont plus besoin de l’autorisation d’une école de leur propre province, mais peuvent s’adresser à n’importe quelle école du pays[7]. Ce qui était autrefois un processus local et discrétionnaire est devenu un véritable droit national. Même la Croatie, qui figurait historiquement parmi les États les plus restrictifs sur cette question, a connu un changement. Depuis 2022, l’«Association croate pour l’enseignement à domicile» milite en faveur d’un projet de loi visant à doter pour la première fois l’enseignement à domicile d’un véritable fondement juridique, inspiré du modèle slovène, dans le cadre duquel les élèves restent officiellement inscrits dans une école locale et passent des examens annuels pour valider leurs progrès, tout en étant scolarisés à domicile[8]. L’issue n’est pas encore certaine, mais le fait même que ce débat ait lieu marque un véritable changement dans un pays où l’enseignement à domicile a longtemps été considéré comme une anomalie plutôt que comme un droit.

    Cet élan n’est cependant pas une garantie et la France prouve que la libéralisation peut connaître un revirement brutal. La loi n° 2021-1109 du 24 août 2021, «Confortant le respect des principes de la République», a remplacé un simple régime déclaratif par un système strictement encadré d’autorisation préalable. Des familles qui exerçaient ce droit depuis des années, sans incident, se sont soudainement retrouvées dans l’obligation d’obtenir l’autorisation de l’État pour continuer.

    Les conséquences ont été immédiates et radicales: au cours de l’année scolaire 2021–2022, 72 400 enfants et adolescents suivaient un enseignement à domicile en France. L’année dernière, en 2025–2026, seuls 28 810 enfants ont été autorisés à suivre un enseignement à domicile[9].

    Telle est la leçon que l’Europe ne peut se permettre d’ignorer. Un droit reconnu en principe, protégé par des instruments internationaux, et même en développement dans un pays, peut néanmoins être rapidement et légalement démantelé, dès lors qu’un gouvernement décide de traiter les droits parents comme un problème plutôt que de les soutenir.

    C’est pourquoi l’ECLJ s’engage à défendre les droits parentaux devant les juridictions nationales et internationales. Nous avons introduit des recours exigeant que les juridictions internationales appliquent les principes mêmes qu’elles sont censées défendre. Vous pouvez vous joindre à nous dès aujourd’hui: soutenez notre action ou contactez-nous si vos droits parentaux ont été bafoués.

    ______________________

    [1] Home School Legal Defense Association, https://hslda.org/

    [2] Loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne. https://www.gesetze-im-internet.de/englisch_gg/englisch_gg.html#p0033

    [3] HSLA, Les familles pratiquant l’enseignement à domicile en Hongrie envisagent de créer une organisation nationale, 23 novembre 2021. https://hslda.org/post/homeschoolers-in-hungary-look-to-launch-national-organization#:~:text=fréquentation%20scolaire%20régulière%2C%20y%20compris%20les%20élèves,pour%20des%20activités%20telles%20que%20le%20sport

    [4] Enseignement individuel et enseignement à domicile https://www.dge.mec.pt/ensino-individual-e-ensino-domestico

    [5] Loi sur l'obligation scolaire (Schulpflichtgesetz), paragraphe §11 https://www.homeschoolers.at/gesetzliche-vorgaben/#: ~:text=Die%20allgemeine%20Schulpflicht%20kann%20%E2%80%93,ohne%20%C3%96ffentlichkeitsrecht%20erf%C3%BCllt%20werden%2C

    [6] HSLA, Le gouvernement lituanien met enfin en œuvre l'enseignement à domicile, 13 octobre 2021. https://hslda.org/post/lithuanian-government-finally-implements-home-education

    [7] Loi du 25 février 2021 modifiant la loi sur l'éducation et certaines autres lois https://isap.sejm.gov.pl/isap.nsf/DocDetails.xsp?id=WDU20210000619

    [8] Homeschooling Hrvatska https://homeschooling.hr/zakonski-prijedlog/#

    [9] Question écrite n° 13422 : Régime d'autorisation préalable de l'instruction en famille, https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE13422

  • Décès du frère Enzo Bianchi, fils de la génération chrétienne soixante-huitarde

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    De Luisella Scrosati sur la NBQ :

    Enzo Bianchi, fondateur de la Communauté de Bose, meurt à l'âge de 83 ans

    Décès du frère Enzo Bianchi, fils de la génération chrétienne soixante-huitarde

    Le fondateur de Bose prêchait une foi qui plaisait à l’intelligentsia en séparant l’Évangile et le magistère. Il avait placé ses espoirs dans le pontificat de François, qui lui a pourtant coûté l’exil, sans pour autant renoncer au « dialogue » avec le monde, en particulier celui des « radical-chic ».

    2/9/2026

    Enzo Bianchi, fondateur de la communauté monastique de Bose, est décédé hier à l’hôpital Molinette de Turin, à l’âge de 83 ans. C’était le 8 décembre 1965, lorsque, après avoir abandonné ses études à la faculté d’économie de l’université de Turin, le très jeune Enzo Bianchi décida d’aller vivre seul dans une ferme à Bose, hameau de la commune de Magnano, sur la crête de la Serra d’Ivrea ; à peine trois ans plus tard, à l’automne 1968, quelques frères et sœurs le rejoignirent dans ce qui, bien plus tard, le 29 juillet 2023, deviendrait un monastère sui iuris de droit diocésain.

    C’étaient les années de l’agitation catholique, d’un concile œcuménique dont les textes ne seraient lus que par quelques-uns, mais dont « l’esprit » était censé être compris par beaucoup. Le désir d’une réforme quelconque habitait le cœur de nombreux hommes, parmi lesquels figurait le jeune « moine » piémontais. C’étaient des années où grandissait la fièvre de la recherche de nouvelles formes de vie religieuse et monastique. Avant lui, don Divo Barsotti s’était retiré dans les collines florentines, à Settignano, au cœur de l’expérience de la Communauté des Fils de Dieu qui, contrairement à Bose, était née comme une expérience laïque de « moines dans le monde », avant de donner naissance à une forme de vie commune ; toujours avant lui, Giuseppe Dossetti, ayant abandonné le militantisme politique, avait fondé l’expérience monastique de la Petite Famille de l’Annonciation.

    Mais plus encore que ces précédents italiens, c’est au-delà des Alpes qu’il faut se tourner pour comprendre l’esprit de la nouvelle aventure d’Enzo Bianchi : d’abord aux côtés de l’Abbé Pierre, puis au sein de la Communauté de Taizé, fondée par le protestant Roger Schutz, où des frères de différentes confessions chrétiennes partageaient la vie monastique. Et en effet, parmi les premiers à rejoindre Bianchi à Bose, il y avait un pasteur protestant ; et il y avait aussi une femme. La communauté de Bose se caractérise ainsi, dès sa fondation, par une double hétérogénéité : catholiques et non-catholiques, hommes et femmes vivaient et priaient ensemble. Une particularité qui attira l’attention de l’évêque de Biella, Mgr Carlo Rossi, qui frappa la communauté d’un interdit, empêchant ainsi la célébration des sacrements. Moins d’un an plus tard, grâce à l’intervention du cardinal « éclairé » Michele Pellegrino, archevêque de Turin – celui-là même pour qui le célibat devait être revu… –, l’interdit fut levé. En septembre 1983 eut lieu l’importante création de la maison d’édition Qiqajon.

    Le cardinal Pellegrino a ouvert la voie à l’expansion de Bose, et surtout à l’omniprésence de son fondateur dans les colonnes des principaux journaux italiens, dans les émissions de télévision, dans les salles des centres, des paroisses et des diocèses. À Bose, les « personnalités influentes » de la politique, de la culture et de l’économie commençaient à se rendre, non seulement pour s’attabler au désormais célèbre restaurant cinq étoiles du monastère (Bianchi vouait un véritable culte à la cuisine), mais aussi pour donner des cours d’histoire, de philosophie et de politique. Bose était devenue la nouvelle Barbiana, le lieu de pèlerinage de l’intelligentsia qui ne cherche pas à se convertir à la foi catholique, mais qui cherche à convertir la foi catholique au monde. Et Bianchi était le « prophète » de cette étrange foi qui se voudrait une pure suite du Christ et de l’Évangile, mais qui conteste systématiquement l’Église et son Magistère.

    L’intolérance de « frère Enzo » envers le pontificat de Jean-Paul II était bien connue ; celui-ci était coupable, à ses yeux, d’avoir gelé l’élan du Concile ; son estime et son aversion pour Ratzinger-Benoît XVI étaient trop marquées pour être ignorées, celui-ci étant trop perspicace pour être ignoré, trop catholique pour être suivi. Puis vint le pontificat de François, avec Bianchi qui plissait les yeux en se demandant « est-ce un rêve ou suis-je éveillé ? », presque incrédule à l’idée qu’un homme partageant ses idées occupe désormais le trône pontifical, impatient de révolutionner l’Église en engageant des réformes, et qui, de surcroît, n’avait pas caché son admiration pour le prophète de Bose.

    Et pourtant, c’est précisément le pape des rêves qui porta le coup le plus douloureux de la vie du frère Enzo. Sa communauté, qui supportait de moins en moins les allers-retours incessants à Bose, l’exposition médiatique constante de son fondateur, son style de direction trop autoritaire et son ego trop envahissant, fit parvenir ses plaintes au Saint-Siège. Sur ordre de François, Bianchi dut d’abord démissionner, puis, en mai 2020, faire ses valises et quitter la communauté pour se réfugier à Turin. À l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, Bianchi confiait : « À l’époque, nous voulions changer le monde et l’Église ; maintenant que je suis vieux, mon grand combat consiste à empêcher que le monde et l’Église ne me changent. Les années ont passé, et nous nous rendons compte que nous n’avons rien réussi à changer. Je me sens vaincu, mais je referais tout.»

    Et en 2023, à Albiano d’Ivrea, à quelques kilomètres de Bose, le frère Enzo tente en effet de tout recommencer avec ceux qui l’avaient suivi depuis Bose, en fondant la Casa della Madia : une grande ferme rénovée, une bibliothèque de dix mille volumes et onze hectares de terrain, afin de créer un immense potager, d’accueillir des cours de cuisine – sa passion –, dispensés directement par frère Enzo, et de poursuivre la voie du « dialogue » avec le monde de la culture radical-chic, engagée à Bose depuis des décennies. Un programme chargé, qui prévoit dans les semaines à venir l’intervention de personnalités telles que Gad Lerner, Ferruccio De Bortoli, Franco Cardini et Massimo Cacciari ; les figures idéales pour poursuivre cette obsession de changer l’Église, sans courir le risque d’être changés par l’Église.

    Car au fond, pour frère Enzo, digne fils de la « génération chrétienne soixante-huitarde », il y a un abîme entre l’Évangile et l’Église, et sa prétendue mission était de ramener l’Église à l’Évangile. Une perspective qui révèle à quel point Enzo Bianchi était peu moine et tout aussi peu réformateur, car le vrai moine n’a d’autre but que de permettre à la grâce de le transformer lui-même, et le vrai réformateur sait que l’Évangile authentique est celui conservé et fidèlement transmis par l’Église, et non celui soumis à ses propres interprétations.

    Si la grande épreuve qu’Enzo Bianchi a traversée au cours des dernières années de sa vie ne semble pas l’avoir détourné de l’idée qu’il fallait changer l’Église (et le monde), elle semble toutefois l’avoir rendu plus sensible à la cause de ceux qui, au sein de l’Église, sont victimes de discrimination, d’injustice et d’isolement. Son tout récent soutien en faveur de la messe selon le rite ancien, en participant à la célébration eucharistique dans l’église de la Miséricorde à Turin le 19 juillet dernier, se voulait un signe sincère de proximité envers tous ces catholiques attachés à ce rite au sein de la communion de l’Église. C’est ainsi que nous voulons nous souvenir de toi, frère Enzo. Requiescat in pace.

  • (France) L'« aide à mourir » : une loi transgressive grosse de conflits

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour (Synthèse n°2731) :

    « Aide à mourir » : une loi transgressive grosse de conflits

    31/08/2026

    Emmanuel Macron a promulgué le 19 août la loi sur « l'aide à mourir », après le feu vert du Conseil constitutionnel. Toutefois, les « Sages » ont émis des « réserves d'interprétation » censées orienter l'application de la loi. Ils ont étendu la clause de conscience des médecins et infirmiers aux pharmaciens, et reconnu aux établissements privés une clause de conscience calquée sur celle de l'IVG.

    Emmanuel Macron a promulgué le 19 août la loi « relative au droit à l'aide à mourir ». Sans surprise, le Conseil constitutionnel (dont les décisions ne sont susceptibles d'aucun recours) avait validé le texte le 14 août. Il a toutefois émis trois « réserves d'interprétation » qui, sans nécessiter une réécriture de la loi, sont censées orienter son application (Gènéthique,15/08/2026).

    Deux de ces réserves portent sur la clause de conscience. Les « Sages » ont étendu aux pharmaciens la clause de conscience individuelle jusque-là réservée aux médecins et au personnel infirmier. Reconnaissant que « la réalisation d'une préparation magistrale létale ou sa délivrance est susceptible de heurter les convictions personnelles du pharmacien », ils jugent que « sauf à méconnaître la liberté de conscience garantie par l'article 10 de la Déclaration de 1789, les pharmaciens (…) ne sauraient être tenus de participer à la procédure d'aide à mourir ».

    En outre, les membres du Conseil ont concédé la clause de conscience aux établissements privés, en la calquant sur celle qui existe pour l'avortement : « Le responsable d'un établissement privé pourra, dans certaines conditions et limites, refuser que la procédure d'aide à mourir se déroule dans ses locaux ». Mais ce refus n'est accordé qu'aux établissements privés, et seulement    « lorsque d'autres établissements sont en mesure de répondre aux besoins locaux [d'euthanasie] ».

    Cette disposition est grosse de conflits : comment les personnels des hôpitaux, cliniques ou maisons de retraite catholiques, auxquels l'interdit de tuer s'impose absolument, pourraient-ils accepter que « l'aide à mourir » se pratique dans leurs murs ? Et qu'éprouveraient les pensionnaires de ces établissements en apprenant que ce protocole mortel aurait été appliqué à l'un d'eux, en violation de la charte éthique qui avait guidé leur choix ?

    La dernière réserve d'interprétation du Conseil constitutionnel concerne les majeurs protégés (sous tutelle ou curatelle). Leur « protection » contre un suicide assisté semble dérisoire dans la pseudo réserve émise par le Conseil constitutionnel. Pour avoir le droit d' « aider à mourir » une de ces personnes fragiles, le médecin dépositaire de la demande de suicide assisté devra simplement « recueillir [les] observations » de la personne chargée de la mesure de protection, et « les communiquer au collège pluriprofessionnel chargé de vérifier que les conditions médicales du droit à l'aide à mourir sont remplies », le médecin restant décisionnaire.

    «Aucune protection n'est accordée aux personnes porteuses de déficience intellectuelle qui restent ciblées par cette loi », s'insurge la Fondation Jérôme Lejeune dans un communiqué (14/08/2026). Elle rappelle avoir interpellé à plusieurs reprises l'ONU dont le Comité des droits des personnes handicapées avait alerté (sans effet) le gouvernement français sur la « violation du devoir de respecter, protéger et garantir le droit à la vie des personnes handicapées ».

    En définitive, malgré ses « réserves », le Conseil constitutionnel n'a censuré aucun article de la loi légalisant l'euthanasie et le suicide assisté. Les « sages » n'ont rien trouvé à redire au délai de réflexion de 24h laissé au patient pour confirmer sa demande une fois celle-ci acceptée (il est de 10 jours pour un crédit immobilier), à la limitation des recours « à des personnes autres que l'auteur de la demande », au contrôle a posteriori de la procédure et à sa prise en charge par l'assurance maladie. C'est une victoire qu'a célébrée le président de la République en saluant une décision « qui parachève un débat démocratique exemplaire » (communiqué de l'Élysée, 14/08/2026)

    Pour autant, les militants de l'euthanasie ne désarment pas. Ils ciblent la clause de conscience d'établissement partiellement rétablie par le Conseil constitutionnel dans une tribune collective publiée par Le Monde (17/08/2026), intitulée : « La liberté de refus d'un établissement privé pourrait rendre illusoire l'exercice d'un droit de la personne en fin de vie ». Les signataires relèvent qu'« en reconnaissant le principe d'une clause de conscience collective dans sa décision du 14 août, le Conseil constitutionnel a tracé une limite, sans écrire le mode d'emploi ». Un flou qu'ils comptent bien exploiter pour supprimer cette clause d'établissement comme l'ont fait, soulignent-ils, la Belgique et le Québec. Sans les nommer, ces associations pro-euthanasie veulent contraindre les institutions catholiques à faire entrer la mort administrée dans leurs murs, décrypte l'avocat Erwan Le Morhedec dans sa tribune pour La Croix (19/08/2026) : « C'est leur conscience éclairée par la foi qui, siècle après siècle, a conduit des catholiques à fonder dispensaires, hospices puis unités de soins palliatifs, sans jamais imaginer que combattre la souffrance puisse supposer de supprimer le souffrant », rappelle-t-il. Pourtant, au cœur de cet été, le Parlement français a décidé qu'il peut être mis fin légalement à une vie humaine pour des motifs compassionnels comme il l'avait fait en 1975 en légalisant l'avortement.

    À retenir
    •  Emmanuel Macron a promulgué le 18 août la loi sur « l'aide à mourir », après le feu vert du Conseil constitutionnel.  

    •  Les « Sages » ont émis des « réserves d'interprétation » censées orienter l'application de la loi.  

    •  Ils ont étendu la clause de conscience des médecins et infirmiers aux pharmaciens, et reconnu aux établissements privés une clause de conscience conditionnelle calquée sur celle de l'IVG.

    •  Cette clause de conscience est la cible des associations pro-euthanasie qui veulent contraindre les institutions catholiques à faire entrer la mort administrée dans leurs murs.

    La sélection

    Euthanasie : le Conseil constitutionnel valide la loi

    Le JDD
  • Garçons en difficulté : l’Europe face à une inversion des inégalités de genre

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    Garçons en difficulté : l’Europe face à une inversion des inégalités de genre

    Pendant des siècles, les sociétés européennes ont privilégié les fils. Aujourd’hui, une tendance inverse se dessine : de plus en plus de parents expriment une préférence pour une fille, tandis que les données montrent que les garçons et les jeunes hommes accumulent des retards dans plusieurs domaines clés. Entre « gender disappointment » et indicateurs scolaires, sanitaires et sociaux alarmants, l’Europe découvre un angle mort de l’égalité.

    Une préférence inversée pour les filles

    Le phénomène du gender disappointment – la déception ressentie lorsque le sexe de l’enfant ne correspond pas aux attentes – a longtemps été associé à la préférence pour les garçons dans les sociétés patriarcales. Dans les pays riches d’Europe et d’Occident, la tendance s’inverse. Des psychologues cliniciens en Australie, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France rapportent une hausse des cas de détresse parentale à l’annonce d’un fils. Les raisons avancées vont des stéréotypes (« les garçons sont plus turbulents, moins affectueux ») aux craintes contemporaines d’élever un « masculiniste » ou un jeune influencé par la manosphère.

    Des articles dans Elle, Le Point ou la Süddeutsche Zeitung documentent des témoignages de mères en larmes à l’échographie bleue. Dans les pays où la sélection de sexe était temporairement autorisée ou dans les statistiques d’adoption, la préférence pour les filles s’affirme. Cette évolution culturelle coïncide avec un constat plus large : les garçons peinent davantage dans plusieurs indicateurs de réussite et de bien-être.

    L’école, premier terrain de décrochage

    Les évaluations internationales sont sans ambiguïté. Selon PISA 2022, les filles surpassent les garçons en lecture dans tous les pays participants, avec un écart moyen de 24 points dans l’OCDE. Les garçons conservent un léger avantage en mathématiques dans la plupart des pays, mais cela ne compense pas les écarts globaux. Dans l’Union européenne, les jeunes hommes restent plus nombreux parmi les sortants précoces de l’éducation et de la formation (environ 10,6 % contre 7,5 % pour les jeunes femmes en 2025).

    À l’université, les jeunes femmes sont désormais majoritaires dans la quasi-totalité des pays européens. Des analyses britanniques évoquent des « missing men » : plusieurs centaines de milliers de jeunes hommes en moins dans l’enseignement supérieur sur une décennie. L’UNESCO, dans son rapport mondial de 2022 Leave no child behind, alerte sur le désengagement des garçons de l’éducation dans de nombreux pays, y compris en Europe. Redoublements plus fréquents, moindre motivation scolaire et normes de masculinité qui valorisent peu la réussite académique figurent parmi les facteurs identifiés.

    Santé mentale et solitude

    Les hommes se suicident trois à quatre fois plus que les femmes en Europe (parfois jusqu’à sept fois dans certains pays d’Europe de l’Est). Sur les quelque 47 000 suicides recensés chaque année sur le continent, une large majorité concerne des hommes. Les jeunes hommes sont particulièrement touchés par l’isolement et la solitude, des phénomènes que le Centre commun de recherche de la Commission européenne considère désormais comme un enjeu de santé publique.

    Si les jeunes femmes déclarent davantage d’anxiété et de dépression, les hommes externalisent davantage leur souffrance, avec des conséquences plus souvent mortelles (suicides, overdoses). La pandémie a aggravé ces tendances chez les 15-29 ans.

    Emploi et transition vers l’âge adulte

    Le taux de jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET) reste élevé dans plusieurs pays, notamment du Sud de l’Europe. Les jeunes hommes peu qualifiés sont surreprésentés dans les situations de décrochage prolongé. Les secteurs traditionnellement masculins (industrie, construction) ont reculé, tandis que les métiers en croissance (santé, éducation, services) sont plus féminisés. Cette mutation laisse une partie des hommes peu diplômés sans trajectoire claire.

    Dans certains pays comme le Royaume-Uni, les autorités parlent déjà d’une « génération perdue » de jeunes, avec une hausse des problèmes de santé mentale comme frein à l’insertion.

    Un écart politique qui se creuse

    Les données électorales confirment une polarisation de genre chez les jeunes. Lors des élections européennes de 2024, le soutien aux partis de droite radicale était nettement plus élevé chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes, avec un écart parfois deux fois plus important que dans les générations plus âgées. Ce fossé reflète, selon plusieurs analyses, un sentiment de perte de statut et d’avenir économique incertain.

    Ni guerre des sexes, ni fatalité

    Ces tendances ne signifient pas que les filles et les femmes n’ont plus de combats à mener. Les inégalités salariales, les violences sexistes et les obstacles à la carrière persistent. Elles indiquent en revanche que certaines politiques et certains discours, concentrés presque exclusivement sur les filles, ont laissé des angles morts pour les garçons, surtout ceux issus de milieux défavorisés.

    Des experts insistent : soutenir les garçons en difficulté ne se fait pas au détriment des filles. C’est même une condition de la cohésion sociale et de l’égalité réelle. Des pistes existent : adapter davantage l’école aux styles d’apprentissage des garçons, multiplier les modèles masculins positifs, investir dans la santé mentale des hommes et lutter contre les stéréotypes qui découragent les uns comme les autres.

    L’Europe a su corriger des injustices historiques envers les filles. Elle doit maintenant regarder en face celles qui touchent une partie de ses garçons. Ignorer ces données ne les fera pas disparaître.

  • Le pape à Lourdes : les inscriptions sont closes, le seuil des 150.000 inscriptions étant atteint

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    De Tribune chrétienne :

    « Incroyable ! » : un mois avant la venue de Léon XIV, Lourdes ferme déjà les inscriptions avec 150 000 fidèles attendus

    À un mois de l'arrivée de Léon XIV à Lourdes, les inscriptions pour participer aux célébrations des 26 et 27 septembre viennent d'être closes ( source sanctuaire de Lourdes)

    Il reste encore un mois avant que Léon XIV ne pose le pied à Lourdes, mais la foule est déjà au rendez-vous. Le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes vient d’annoncer qu’il n’était désormais plus possible de s’inscrire pour participer aux célébrations de la visite pontificale. « Face à l’affluence exceptionnelle attendue », le Sanctuaire explique avoir atteint sa « capacité maximale d’accueil ». Le chiffre est impressionnant : 150 000 personnes sont attendues pour prier avec le Pape les samedi 26 et dimanche 27 septembre.

    Les personnes déjà inscrites recevront dans les prochains jours leur titre d’accès par courrier électronique. Celui-ci devra être présenté pour accéder notamment à la Prairie ou à l’Esplanade. Les inscriptions enregistrées ne peuvent désormais plus être modifiées. Cette fermeture anticipée constitue surtout un premier indicateur de l’attente suscitée par la venue de Léon XIV en France. Lourdes sera l’une des grandes étapes spirituelles de son voyage apostolique.

    L’organisation prévue donne la mesure du rassemblement. Plus de 10 kilomètres de barrières sécurisées doivent être installés dans le Sanctuaire. Plus de 2 000 bénévoles seront mobilisés, tandis que près de 1 500 prêtres sont attendus. Un podium de 400 places doit accueillir les évêques et cardinaux. Plus de dix écrans géants seront également installés, accompagnés d’un dispositif de sonorisation renforcé. Près de 1 000 sanitaires temporaires sont prévus. La couverture médiatique sera elle aussi considérable : Lourdes se prépare à recevoir près de 1 000 journalistes dans un centre de presse international spécialement équipé pour l’occasion.

    Le Sanctuaire estime à plus de deux millions d’euros le coût des moyens exceptionnels nécessaires à l’accueil du Pape et des pèlerins. Un appel aux dons a été lancé pour contribuer au financement de ces installations, dont certaines continueront à servir après la visite pontificale.

    Le Pape arrivera samedi 26 septembre à 19 h 05 à l’aéroport international de Tarbes-Lourdes-Pyrénées. Son premier rendez-vous à Lourdes sera particulièrement symbolique. À 19 h 40, Léon XIV se rendra directement à la Grotte des Apparitions pour y prier, se faisant, selon les mots du Sanctuaire, « pèlerin parmi les pèlerins ». Le dimanche matin, à 9 heures, il rencontrera les évêques de la Conférence épiscopale de France dans l’hémicycle Sainte-Bernadette. Cette rencontre donnera lieu à un discours du Saint-Père devant l’épiscopat français. À 11 heures viendra le grand rendez-vous populaire de cette étape : la messe dominicale célébrée sur la Prairie devant la foule des pèlerins, suivie de la prière de l’Angélus. L’après-midi sera notamment consacré aux plus fragiles. Léon XIV rencontrera à 15 h 30 les hospitaliers et les personnes malades à l’Accueil Notre-Dame. Il se rendra ensuite au Carmel pour une rencontre privée avec les religieuses contemplatives.

    La journée s’achèvera par l’un des moments les plus emblématiques de Lourdes. À 21 heures, Léon XIV participera à la prière du Rosaire et à la procession mariale aux flambeaux, avant de prendre la parole. Pour Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, l’enjeu de ces deux journées dépasse largement les seules dimensions d’un rassemblement populaire : « Cette visite est avant tout celle du successeur de Pierre venant confirmer ses frères dans la foi et s’adresser à l’ensemble de notre société. »

    Lourdes connaît les visites pontificales. Saint Jean-Paul II s’y était rendu à deux reprises, en 1983 puis en 2004. Benoît XVI était venu à son tour en septembre 2008, à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Dix-huit ans plus tard, la cité mariale s’apprête donc à retrouver un Pape. Et cette fois, avant même l’arrivée de Léon XIV, un chiffre suffit à mesurer l’attente : 150 000 places disponibles, et déjà plus aucune inscription possible.

  • La nouvelle ambassadrice de la Belgique auprès du Saint-Siège est gay-friendly

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    D'InfoVaticana :

    Caroline Vermeulen, participante à la Gay Pride de Vienne, nouvelle ambassadrice de la Belgique auprès du Saint-Siège

    28 août 2026

    Le pape Léon XIV a reçu au Palais apostolique du Vatican Caroline Vermeulen, nouvelle ambassadrice de la Belgique auprès du Saint-Siège, à l’occasion de la présentation de ses lettres de créance. La diplomate arrive à Rome après avoir exercé, entre 2022 et 2026, les fonctions d’ambassadrice de la Belgique en Autriche, en Slovaquie et en Slovénie, ainsi que de représentante permanente auprès des organisations internationales ayant leur siège à Vienne.

    Au cours de ses quatre années passées dans la capitale autrichienne, Mme Vermeulen a participé aux marches de la Fierté de Vienne en 2023 et 2026 au sein du contingent « Diplomats for Equality ». Son action diplomatique a également inclus d’autres initiatives liées aux revendications LGBT et aux politiques d’égalité entre les sexes, notamment une projection du film Girl pendant le « Mois de la fierté » et son adhésion au réseau International Gender Champions.

    Deux participations à la Marche des fiertés de Vienne

    La participation de Mme Vermeulen à la Marche des fiertés est attestée à au moins deux reprises au cours de son mandat d’ambassadrice en Autriche.

    En juin 2023, la diplomate a fait partie du contingent de « Diplomats for Equality » lors de la 27e Regenbogenparade de Vienne. Ce groupe réunissait des ambassadeurs et d’autres représentants diplomatiques accrédités en Autriche afin de soutenir les revendications de la communauté LGBT.

    Vermeulen y a participé à nouveau en 2026, cette fois-ci lors de la 30e édition de la Gay Pride de Vienne, toujours aux côtés du contingent de Diplomats for Equality. Les comptes rendus de l’événement l’identifient expressément comme ambassadrice du Royaume de Belgique.

    Son engagement dans ce domaine ne s’est pas limité aux défilés. Le 17 mai 2026, la représentation belge à Vienne s’est jointe à une déclaration de Diplomats for Equality Vienna à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie (IDAHOBIT), qui réaffirmait « l’égalité et la dignité des personnes LGBTI ».

    Une projection à l’occasion du « Mois de la fierté »

    En juin 2024, Mme Vermeulen et Carl Hallergård, alors ambassadeur de l’Union européenne auprès des organisations internationales à Vienne, ont organisé une projection du film belge Girl à l’occasion du « Mois de la fierté ».

    Le film, réalisé par Lukas Dhont, raconte l’histoire d’un adolescent de 15 ans qui s’identifie comme une femme et aspire à devenir danseuse. L’événement a été organisé en collaboration avec l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le festival international du film sur les droits de l’homme « This Human World ».

    L'annonce officielle présentait la projection comme faisant partie des activités organisées dans le cadre du « Mois de la fierté ».

    Membre d'International Gender Champions

    Au cours de son affectation à Vienne, Mme Vermeulen a également rejoint International Gender Champions, un réseau international qui rassemble des responsables d'organisations internationales, de missions diplomatiques et d'autres institutions engagées dans la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes.

    Dans le profil publié par l’organisation, la diplomate belge déclare : « La diversité, y compris la diversité de genre, dans un environnement professionnel améliore la qualité et les résultats du travail d’équipe. »

    Parmi ses engagements au sein du réseau figurent des initiatives destinées aux jeunes femmes ainsi que des actions de sensibilisation et de prévention de la violence à l’égard des femmes.

    De la Maison royale belge au Saint-Siège

    Née le 13 octobre 1973, Mme Vermeulen est mariée et mère de deux enfants, selon la biographie diffusée par le Bureau de presse du Saint-Siège. Elle a obtenu un master en histoire contemporaine à l’Université catholique de Louvain et aux Facultés universitaires Saint-Louis de Bruxelles, puis un master en études européennes au Collège d’Europe de Bruges.

    Elle est entrée dans le service diplomatique en 1997. Après avoir occupé des fonctions au Japon, au ministère des Affaires étrangères et à la Représentation permanente de la Belgique auprès de l’Union européenne, elle a été première secrétaire à l’ambassade en Russie entre 2002 et 2004.

    Entre 2004 et 2011, elle a occupé le poste de secrétaire de la reine Paola de Belgique au Palais royal de Bruxelles. Elle a ensuite dirigé le bureau belge à Taïwan entre 2011 et 2015, puis a été chef de mission adjointe à l’ambassade en République populaire de Chine jusqu’en 2019.

    De 2019 à 2022, elle a occupé le poste de directrice des relations extérieures européennes au ministère belge des Affaires étrangères. Sa prochaine affectation l’a conduite à Vienne, d’où elle a exercé simultanément les fonctions d’ambassadrice en Autriche, en Slovaquie et en Slovénie, ainsi que de représentante permanente auprès des organisations internationales.

    Ce jeudi, elle a présenté ses lettres de créance à Léon XIV en tant que nouvelle ambassadrice de la Belgique auprès du Saint-Siège. Le Bureau de presse du Vatican a rendu compte de l’audience et publié sa biographie, sans donner de détails sur le contenu de la conversation entre le pape et la diplomate.

  • Où le catholicisme résiste-t-il le mieux en Belgique ?

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    Avec l'IA :

    En Flandre (surtout dans certaines zones rurales ou provinciales comme le Limbourg/Hasselt ou historiquement la Campine et le sud des Flandres), le catholicisme a longtemps mieux « résisté » en termes de pratique et d’ancrage institutionnel, mais la situation s’est largement égalisée et la sécularisation est forte partout.

    Données historiques et pratiques

    Les statistiques plus anciennes (années 1980-2000) montraient clairement une pratique plus élevée en Flandre :

    • Pratique dominicale : autour de 14-32 % en Flandre contre 7-21 % en Wallonie (et encore moins à Bruxelles).
    • Baptêmes, mariages religieux et funérailles : systématiquement plus élevés au nord (ex. baptêmes ~68 % en Flandre vs ~54 % en Wallonie vers 2006 ; funérailles ~70 % vs ~50 %).

    Des zones flamandes comme le Limbourg, la Campine anversoise ou certaines parties de la Flandre occidentale/occidentale avaient des taux encore plus élevés (parfois 80 % ou plus dans le passé). L’Église y restait mieux intégrée dans le tissu social (écoles, hôpitaux, mutualités, etc.). En Wallonie, la sécularisation a commencé plus tôt, liée à l’industrialisation et à l’influence socialiste/libérale.

    Situation récente (années 2020)

    La baisse est généralisée : pratique dominicale nationale autour de 2 % de la population un dimanche ordinaire (environ 173 000 fidèles en 2024, en légère hausse), avec ~50 % d’auto-identification catholique (ou un peu moins selon les sondages).

    • Identification : Un sondage 2024 (RTL/Ipsos/Le Soir) donne ~45 % en Wallonie, ~42 % en Flandre et ~33 % à Bruxelles. D’autres estimations officielles de l’Église tournent autour de 50 % nationalement.
    • Pratique effective : Très basse partout. Les écarts régionaux se sont réduits. Bruxelles bénéficie parfois d’une présence étrangère/immigrée plus dynamique. Les baptêmes d’adultes progressent davantage côté francophone/wallon récemment, signe d’un catholicisme plus « de conviction » qu’institutionnel.
    • Institutions : L’empreinte catholique reste plus forte en Flandre (écoles, hôpitaux : ~75 % des lits hospitaliers vs ~42 % en Wallonie).

    Les diocèses flamands (Bruges, Gand, Anvers, Hasselt) affichent encore des pourcentages de catholiques nominaux élevés dans les statistiques ecclésiastiques anciennes, mais la pratique réelle a chuté partout de façon drastique depuis les années 1960-70.

    En résumé

    Le catholicisme « résiste » le mieux (relativement) en Flandre, particulièrement dans des provinces comme le Limbourg ou des zones rurales/traditionnelles, grâce à un héritage plus durable et à un réseau institutionnel plus dense. Cependant, la sécularisation a largement nivelé les différences : la pratique hebdomadaire est devenue marginale dans tout le pays, et l’auto-identification reste comparable (voire parfois légèrement plus élevée en Wallonie selon certains sondages récents). Bruxelles est le plus sécularisé/pluraliste. Les tendances actuelles montrent plutôt un passage d’un catholicisme culturel/social à un catholicisme de choix personnel, avec des signes de vitalité localisés (urbains, immigrés, baptêmes d’adultes).

    Mais, aujourd'hui, le catholicisme résisterait-il mieux en Wallonie qu'en Flandre ? 

    Non, pas clairement : le catholicisme ne « résiste » pas mieux en Wallonie qu’en Flandre de manière globale aujourd’hui. Les écarts se sont fortement réduits, et la situation dépend des indicateurs. La sécularisation reste massive partout, avec une pratique très faible (autour de 2 % de la population un dimanche ordinaire).

    Identification et pratique

    • Un sondage 2024 (RTL/Ipsos/Le Soir) donne une auto-identification légèrement plus élevée en Wallonie (~45 %) qu’en Flandre (~42 %), contre ~33 % à Bruxelles. D’autres estimations de l’Église tournent autour de 50 % nationalement.
    • La pratique effective (messe régulière) est très basse dans les deux régions. Les données nationales ne montrent pas d’avantage net wallon ; historiquement, la Flandre était plus pratiquante, et les écarts se sont largement nivelés.
    • Les « débaptisations » (radiations des registres) ont été massives en Flandre après des scandales d’abus (ex. documentaire Godvergeten), avec 98 % des demandes en 2023 provenant de Flandre et de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. Cela pèse sur les chiffres flamands.

    Baptêmes d’adultes : un avantage wallon net

    C’est l’indicateur le plus clair d’un dynamisme relatif côté francophone :

    • En 2024 : environ 173 en Wallonie (diocèses de Liège, Namur, Tournai + Brabant wallon) contre ~68 en Flandre pure, plus une part à Bruxelles.
    • En 2025 : ~255 en Wallonie vs ~108 en Flandre (sur 536 au total).
    • En 2026 (prévisions) : encore plus élevé, avec Tournai et Liège particulièrement dynamiques, et Bruxelles aussi fort.

    Cela reflète un passage plus marqué vers un catholicisme de conviction (choix personnel) en Wallonie, où la sécularisation a commencé plus tôt. En Flandre, les baptêmes d’enfants restent proportionnellement un peu plus présents dans certaines zones rurales, donc moins de « nouveaux » adultes.

    Institutions et héritage

    • La Flandre conserve un ancrage institutionnel plus fort (écoles catholiques très présentes, hôpitaux ~75 % des lits vs ~42 % en Wallonie, pèlerinages comme Scherpenheuvel qui attire le plus de fidèles).
    • Les sanctuaires mariaux wallons (Banneux, Beauraing) restent importants, mais le plus fréquenté est flamand.

    Conclusion

    Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le catholicisme résiste mieux en Wallonie. L’identification est comparable (légèrement favorable à la Wallonie dans certains sondages), la pratique ordinaire est faible partout, et l’héritage institutionnel reste plus dense en Flandre. En revanche, la Wallonie (et Bruxelles) montre un regain relatif via les baptêmes d’adultes et un catholicisme plus « choisi » que culturel. La tendance générale reste celle d’un déclin de la pratique institutionnelle dans tout le pays, avec des signes de vitalité localisés (urbains, immigrés, catéchuménat).

  • France : une victoire bien méritée pour les opposants à l'euthanasie

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    De Luca Volontè sur la NBQ :

    L’euthanasie en France : une victoire bien méritée pour les opposants

    Le Conseil constitutionnel français reconnaît l'objection de conscience, tout en validant la loi injuste introduite par Macron. Ce résultat n'était pas acquis d'avance, notamment grâce au rôle des évêques français, qui nous incitent à défendre avec courage, expertise et un travail parlementaire rigoureux les principes non négociables.

    27/08/2026

    En France, l'euthanasie restera interdite dans tous les établissements privés qui le souhaitent, y compris les établissements catholiques : il leur suffit de déclarer leur respect de la vie dans leurs statuts ou par le biais d'un code de déontologie. Ce droit a été reconnu et garanti suite à la décision du Conseil constitutionnel qui, tout en confirmant la loi promue par Macron et la gauche, a décidé d'y inclure des clauses de conscience absentes du texte.

    Il s'agit d'une victoire significative qui, à l'instar de celles remportées au niveau paneuropéen en 2010 et 2012, nous enseigne à avoir du courage et à cultiver l'expertise, un travail parlementaire rigoureux et des réseaux de collaboration solides afin de pouvoir, aujourd'hui encore, réaffirmer la vérité et la raisonnabilité des principes non négociables et la juste interprétation des droits de l'homme. 
    De même, tous les pharmaciens se voient accorder le droit d'exercer leur profession, garantissant ainsi leurs droits et leur liberté de conscience – droits et libertés bafoués par la majorité au pouvoir. La promulgation officielle de la loi française sur la fin de vie, publiée au Journal officiel, le confirme. 

    Dans le contexte d'une loi injuste, à l'instar de la constitutionnalisation de l'avortement, également promue par Macron, la protection du droit et de la liberté de conscience représente une petite mais importante victoire pour la civilisation. Comme l'affirme Gregor Puppinck, président du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), l'un des promoteurs des avis soumis au Conseil constitutionnel : « Nous pouvons remercier Dieu pour cette victoire. En France, des lieux de refuge subsisteront où les personnes vulnérables ne seront pas en danger de mort. Nous allons maintenant poursuivre ce combat dans d'autres pays… afin de garantir également la liberté des institutions religieuses. En France, nous nous préparons à contester les décrets d'application qui seront adoptés par le gouvernement dans les prochains mois. »

    L'archevêque Laurent Ulrich de Paris a salué ces changements dans son message aux fidèles du 19 août, à l'occasion de la promulgation de la loi, les qualifiant d'« opportunité » et invitant les institutions dédiées aux soins des malades graves et spécialisées en soins palliatifs à trouver « dans ces réserves une incitation à préserver leur spécificité et à demeurer des lieux où personne ne sera tué ».

    Le reste de la décision du Conseil constitutionnel a consisté, comme prévu, en une confirmation de toutes les autres dispositions de la loi, telles que décrites ici. Ces pages abordent notamment le défaut d'information des familles, l'absence de possibilité de recours, l'euthanasie des personnes sous tutelle, etc. Dans sa version initiale, le texte stipulait que, si une personne était hospitalisée ou résidait dans certains établissements soumis à la législation, « le responsable de l'établissement doit autoriser l'intervention des professionnels impliqués dans la procédure », ainsi que l'accès à toute personne accompagnant la personne souhaitant mourir, sans exception, même en cas d'objection de l'établissement lui-même. Par ailleurs, aucune clause de conscience n'était garantie aux pharmaciens.

    Le rôle des catholiques, y compris des évêques, dans la demande du Conseil constitutionnel de respecter la clause de conscience est certain. Ce succès est mérité mais non acquis – et pourrait donner lieu à de nouveaux recours devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg – car parmi les membres du Conseil constitutionnel ayant pris cette décision figuraient deux promoteurs et militants de l'euthanasie, Jacques Mézard et Alain Juppé, ce qui rend la constitutionnalité du texte contestable. En l’espèce, le mémoire « externe » et fortement contestataire du texte approuvé par le Parlement, soumis le 30 juillet dernier au Conseil constitutionnel par la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la liberté de religion et de conscience, Nazila Ghanea, pourrait renforcer la position et les arguments des requérants.

    Permettez-moi une remarque personnelle. Il y a seize ans, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté une résolution et recommandation « impossible » ( n° 1762/2010 ) en raison du soutien massif apporté par les partis de gauche, socialistes et libéraux au texte initial, ouvertement parrainé par les principales multinationales pro-avortement et pro-euthanasie, qui interdisait l’objection de conscience tant pour les individus que pour les institutions de santé religieuses. À l’époque, le maintien des valeurs fondatrices du Parti populaire européen, considéré comme « impossible », est devenu possible grâce à un leadership courageux (le mien), à l’unité d’une poignée d’amis parlementaires (dont Renato Farina) et au leadership d’ONG chrétiennes, notamment Gregor Puppinck et Roger Kiska, alors à la tête de l’Alliance pour la défense de la liberté en Europe.

    Guidés par notre expertise, la certitude rationnelle des principes humains et chrétiens non négociables, et notre confiance en la Divine Providence (quant à l'issue), la victoire certaine des détracteurs de la vie et des violeurs des droits de l'homme s'est muée en leur première défaite cuisante. Cette défaite a été suivie, en 2012, par l’approbation d’un amendement à la résolution sur les déclarations de fin de vie, qui interdisait explicitement « l’euthanasie (définie comme le meurtre intentionnel d’un être humain non autonome pour un prétendu bénéfice) ». 

  • Réflexions sur l'Église d'Angleterre et l'« ordination » des femmes

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    De sur le CWR :

    Réflexions sur l'Église d'Angleterre et l'« ordination » des femmes

    Aujourd'hui, un tiers des prêtres catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles sont d'anciens pasteurs anglicans. L'ordination des femmes y contribue largement.

    L'immense bibliothèque du palais de Lambeth paraît austère de l'extérieur : un mur nu donnant sur la Tamise, face à Westminster. Je trouve toujours sa façade décevante. Mais à l'intérieur, c'est un véritable trésor couvrant plusieurs siècles : livres, documents, journaux, magazines, brochures et précieux articles de recherche.

    Elle est tenue par des bibliothécaires compétents et passionnés. On y trouve une petite salle commune confortable où l'on peut se préparer du thé et conserver des en-cas. C'est une véritable bibliothèque, régie par des règles traditionnelles : dans la salle de lecture, il est interdit de bavarder ou de manger, et l'on vous demande de poser votre livre sur un coussin pendant que vous le consultez, afin de ne pas abîmer sa reliure. C'est un peu pointilleux, mais d'une certaine manière, c'est agréable.

    Tout ceci n'est qu'un préambule à la découverte que j'y ai faite et qui, contrairement à la bibliothèque elle-même, s'est avérée décevante. Je devais consulter les documents relatifs à l'ordination des femmes au ministère anglican en novembre 1992. J'attendais ce moment avec impatience et j'avais lu de nombreux documents de référence. Le compte rendu du débat final du synode anglican est publié dans une version ecclésiastique du Hansard du Parlement.

    J'ai trouvé le volume dont j'avais besoin, et la bibliothécaire s'est empressée d'apporter un coussin.

    Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais. Des références à des siècles d'érudition ? Des citations de saints, de mystiques et de martyrs ? Des appels à l'étude approfondie, au débat et à la réflexion ? Un sens de l'histoire, de la mission et de l'exploration, le tout centré sur l'appel mystérieux lancé par le Christ lui-même aux hommes à le suivre dans un ministère spécifique et personnel ?

    Mon enthousiasme grandissait à mesure que j'étais entouré d'étagères et d'étagères de livres qui, par leur seule présence, incarnaient en quelque sorte le savoir de siècles d'histoire. Il y avait des volumes de théologie et des commentaires sur les Pères de l'Église, ainsi que les charmants annuaires du clergé de Crockford des années 1880, sans oublier les biographies de divers archevêques de Canterbury.

    Le compte rendu imprimé de 1992 ne rend peut-être pas compte de la ferveur qui animait l'époque. Mais là n'est pas le principal problème. Les discours eux-mêmes sonnent mal aujourd'hui. Les références au Christ le présentent comme une figure d'un autre temps, un personnage certes digne, mais à la vision limitée. Les allusions à l'importance de la centralité de l'homme et de la femme dans le plan de Dieu sont rares et noyées sous des références, par exemple, à la « tunique sans couture » du Christ ou à des remarques générales sur le sacerdoce représentant toute l'humanité. L'appel spécifique du Christ à ses apôtres est relégué au rang de simple épisode parmi tant d'autres de son ministère.

    Les arguments contre l'ordination des femmes ne manquaient pas lors du débat, qui portait essentiellement sur l'absurdité de voir l'Église d'Angleterre prendre cette décision seule, ignorant l'Église universelle et le témoignage des Écritures, de la tradition et de l'histoire. Les arguments étaient sérieux et présentés avec éloquence et passion. Mais à la lecture de ce débat, on avait l'impression que ce n'était qu'un début. J'ai été véritablement stupéfait de constater qu'après ce seul débat, en cet après-midi londonien, la question était considérée comme réglée et que, à une courte majorité, l'Église d'Angleterre votait en faveur des prêtresses.

    Après avoir lu le débat et pris des notes, j'ai constaté que mon étonnement n'était pas largement partagé, mais qu'il était remplacé, chez ceux qui comprenaient la signification de ce qui s'était passé, par une profonde angoisse.

    Je fais ici référence aux anglicans qui s'étaient activement impliqués dans ce dossier, jusqu'à la session synodale de 1992 incluse. Et bien sûr, dans les semaines et les mois qui suivirent, les bases d'un profond remaniement de la présence chrétienne en Grande-Bretagne furent posées. Aujourd'hui, un tiers des prêtres catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles sont d'anciens pasteurs anglicans. L'ordination des femmes au sein de l'Église d'Angleterre – et plus précisément, la réalité qu'elle révéla de la conception que cette Église avait d'elle-même quant à sa mission et ses origines – fut la raison essentielle qui poussa nombre d'entre elles à entrer en communion avec Rome.

    Si je reviens sur tout cela, c'est à l'occasion du quinzième anniversaire de l'Ordinariat Notre-Dame de Walsingham. Il a été fondé suite à l'initiative du pape Benoît XVI, qui avait appelé des groupes d'anglicans à entrer en pleine communion avec l'Église catholique, afin d'y apporter leurs traditions, leur liturgie, leurs coutumes et leur patrimoine. Malheureusement, beaucoup de catholiques se montrent indifférents, voire carrément impolis (« Pourquoi ne deviennent-ils pas simplement des catholiques comme les autres ? »).

    Mais l’Ordinariat a apporté à l’Église beaucoup de choses splendides – des « trésors à partager », comme l’a exprimé le pape Benoît XVI – et le contexte de ce débat sur l’ordination des femmes est important.

    Il est essentiel de préciser un point (y compris aux catholiques) : le débat sur l’ordination des femmes portera ses fruits à long terme. La doctrine se construit en réaction à l’hérésie. Il est certain, et cela a été affirmé avec autorité, que l’Église ne peut ordonner de femmes. Au cours des prochaines années, nous approfondirons les raisons de cette position. Ce faisant, nous comprendrons mieux l’importance de l’homme et de la femme, de l’époux et de l’épouse, du Christ et de son Église.

    Il existe des chrétiens hors de l'Église catholique qui souffrent des absurdités qui circulent actuellement en Occident concernant les personnes transgenres, l'administration d'hormones aux enfants pour retarder la puberté, etc. Une affirmation riche, belle et exprimée avec conviction de la vérité du plan de Dieu – dans l'ordination, le mariage, la vie quotidienne, la théologie du corps – est l'un des plus grands dons de guérison que l'Église catholique puisse offrir.

    Cela implique un engagement de la part des catholiques qui prennent la peine d'étudier les questions en jeu et de partager leurs connaissances. Nous devons célébrer et enseigner la vérité de l'Église, sa vérité immuable sur le sacerdoce masculin et sur le mariage comme union indissoluble d'un homme et d'une femme. Nous devons continuer à partager la profondeur et la portée de l'enseignement qui nous a été transmis sur ces sujets.

    Joanna Bogle est une journaliste britannique. Son ouvrage * Into Full Communion: The Story of Anglicanorum Coetibus and Newman's London* est publié par Gracewing Books.
  • Nigéria : pillages des djihadistes et corruption du gouvernement; le témoignage de Mgr Kukah

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    D'Elisa Gestri sur la NBQ :

    Nigéria : Pillage des djihadistes, corruption du gouvernement

    En marge de sa participation à la Rencontre de Rimini 2026, Mgr Matthew Hassan Kukah s'est entretenu avec Compass au sujet de son pays d'origine, le Nigéria, où des djihadistes pillent les ressources naturelles et où le gouvernement est trop corrompu pour les arrêter.

    24/08/2026
    Mgr Kukah à la réunion de Rimini (photo d'Elisa Gestri)

    En marge de sa participation à la réunion de Rimini 2026, où il est intervenu lors d'une table ronde sur la liberté religieuse – « Au Nigéria, si vous demandez à quelqu'un s'il est chrétien ou musulman, il vous répondra : J'ai faim », a-t-il déclaré en préambule –, La Nuova Bussola Quotidiana a rencontré Son Excellence Matthew Hassan Kukah. Nigérian d'origine ethnique Ikulu, Monseigneur Kukah est évêque du diocèse de Sokoto depuis 2011. Ce diocèse est situé dans le nord-ouest musulman du pays, à la frontière du Niger, où les catholiques représentent entre 3 et 4 % de la population.

    Originaire d'Anchuna, dans la région centrale du Nigeria , son parcours est plus qu'impressionnant : après son ordination dans son pays natal, Monseigneur Kukah a obtenu deux diplômes – à Rome et à Bradford – et un doctorat à Londres, avant de mener des recherches à Oxford et à Harvard. Ancien secrétaire de la Conférence épiscopale du Nigeria, il est membre de la Commission nationale pour les violations des droits de l'homme de son pays, tandis qu'à Rome, il est consultant auprès du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et membre du Dicastère pour le service du développement humain intégral.

    Durant le temps qu'il a aimablement accordé à La Bussola , nous n'avons toutefois pas abordé ses qualifications universitaires ni son travail de médiation pour le compte du gouvernement nigérian entre la multinationale Shell et la tribu Ogoni. Nous nous intéressions à la situation actuelle du Nigeria, pris en étau entre les attaques d'extrémistes islamistes et l'exploitation illégale de ses ressources. Intrigués par son deuxième prénom, Hassan, nous avons entamé l'entretien en lui demandant de nous parler de ses origines familiales.

    Monseigneur Kukah, vos parents étaient-ils chrétiens ?
    Non. Ma famille suivait l’islam et les religions locales. 

    Comment avez-vous découvert le christianisme ?
    À l’école — j’ai fréquenté une école primaire gérée par l’Église catholique d’Anchuna, mais elle était entièrement administrée par des laïcs. À huit ans, j’ai reçu le baptême, puis les autres sacrements.

    Peut-on donc dire que vous avez eu de la chance ?
    Absolument. Je n'oublierai jamais ma gratitude envers Dieu pour cela. De plus, j'ai bénéficié d'une excellente éducation, inaccessible à ma famille, qui était pauvre. L'éducation est très coûteuse au Nigéria.

    Comment vos parents ont-ils réagi à votre conversion au christianisme ?
    Mon père était indifférent. Ma mère a été choquée quand j’ai commencé le petit séminaire de Zaria : elle aurait souhaité, comme il est naturel, que je me marie et que j’aie des enfants. En revanche, ma grand-mère, chez qui j’ai grandi, était très heureuse pour moi. Elle n’était pas chrétienne, mais elle était heureuse pour moi.

    Comment s'est poursuivi votre parcours ?
    J'ai continué mes études au Grand Séminaire de Jos, dirigé par les Pères Augustins. La présence augustinienne est forte au Nigéria ; j'ai notamment rencontré le pape Léon XIV à plusieurs reprises lorsqu'il était encore évêque et qu'il visitait le pays. J'ai été ordonné prêtre en 1976, le premier prêtre catholique de l'ethnie Ikulu. Il faut savoir que les Ikulu, un groupe ethnique majoritairement nigérian, représentent un peu plus de 100 000 personnes sur une population totale de 250 millions. Ma génération (Monseigneur Kukah est né en 1952 ) a vu naître les premiers prêtres nigérians. Auparavant, nos prêtres étaient exclusivement blancs.

    Dans le nord-est du Nigéria, ainsi que dans les pays voisins comme le Niger, le Cameroun et le Tchad, des extrémistes islamistes de l'ISWAP (Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest), une branche de l'EI, sont actifs. Ce groupe a acquis une influence considérable en Afrique au cours de la dernière décennie. Quels sont les modes opératoires actuels de ces groupes terroristes ?

    L'extrémisme islamique a évolué. Si, il y a quinze ou vingt ans, Boko Haram persécutait uniquement les chrétiens dans le but de convertir la population à l'islam par la force, et d'établir un califat où la charia pourrait être instaurée, les groupes actuels n'ont aucun contact avec la population : ils vivent dans la clandestinité et ne se déplacent que pour tuer, piller et commettre des exactions. Leurs attaques ne sont pas motivées par des raisons religieuses ; il est donc inexact d'affirmer qu'ils ne persécutent aujourd'hui que les chrétiens. Leurs attaques ne tiennent aucun compte des croyances religieuses : ils tuent dans les fermes, les églises, les mosquées, les domiciles, n'importe où. De plus, il s'agit de différents groupes affiliés à l'EI, mais divisés entre eux. Par conséquent, si vous êtes tué, vous ignorez souvent l'identité du ou des auteurs de votre crime. La situation est extrêmement compliquée : la seule chose qui unit ces groupes, et Boko Haram, c’est la violence et le commerce des minéraux .

    Que voulez-vous dire ?
    Eh bien, ces bandits se financent grâce au trafic de minéraux précieux. Comme vous le savez, la demande mondiale de minéraux et de terres rares a explosé. Le Nigéria est incroyablement riche en gisements, mais manque de la technologie nécessaire à leur extraction ; la population ignore même la valeur de ces pierres. Il arrive, par exemple, que quelqu'un qui trouve un diamant dans le sol le revende pour un dollar pièce à des trafiquants sans scrupules. Nos ressources minérales sont exploitées légalement et illégalement par la Chine – les Chinois ont été les premiers à extraire des minéraux de chez nous il y a vingt ans – mais aussi par l'Europe et d'autres pays, et sont convoitées par l'Amérique. Les travailleurs nigérians qui peinent dans les mines vivent dans des conditions proches de l'esclavage et souffrent de maladies terribles qui affecteront leurs enfants et petits-enfants pendant des générations. Des extrémistes islamistes se sont impliqués dans ce trafic : ils tuent des agriculteurs et détruisent des fermes pour faire place à de nouveaux sites miniers, forçant des personnes, y compris des enfants, à travailler dans les mines. Des millions de personnes – entre 3 et 5 millions selon les estimations – ont été contraintes de fuir les attaques extrémistes, abandonnant leurs terres et leurs exploitations agricoles. L'agriculture, principale ressource économique traditionnelle du pays, a été entièrement anéantie.

    Le partage des ressources minières du Nigeria entre les États étrangers que vous avez décrit ressemble à une forme de colonialisme économique, après la fin du colonialisme proprement dit…
    Absolument.

    Alors, rien n'a changé depuis l'époque coloniale ?
    Une seule chose a changé : maintenant, au lieu de Blancs, il y a des Noirs.

    Le gouvernement nigérian est-il complice du trafic d'êtres humains et des violences, ou est-il impuissant à les combattre ?
    La situation est extrêmement difficile à maîtriser, et le gouvernement n'est présent que par le biais de l'armée, qui, pourtant, reste silencieuse et laisse faire. En tant qu'Italien, vous comprendrez : notre gouvernement ressemble à une mafia. J'aime faire cette comparaison : de même que la Covid-19 se greffe sur des pathologies préexistantes pour attaquer le corps humain, la situation que je viens de décrire se greffe sur une « maladie » préexistante, à savoir la corruption de notre gouvernement. Le Nigeria est un État corrompu. Il a perdu la capacité d'appliquer les lois, qui existent pourtant, tout comme il existe une Constitution. Le même phénomène se produit à chaque élection politique : il y a un candidat compétent et qualifié, la personne idéale pour influencer positivement la gouvernance du pays. Mais il ne sera pas élu car un autre candidat, plus riche, achètera l'élection.

    Le 19 décembre, Monseigneur Kukah fêtera ses cinquante ans de sacerdoce. Nous lui demandons s'il a prévu quelque chose pour l'occasion. 
    « On m'a proposé une voiture en cadeau, ou une grande fête à la nigériane – vous savez comment sont les gens ici – mais j'ai une toute autre idée en tête pour remercier le Seigneur : je collecte des fonds pour un projet au profit de ma ville natale, Anchuna, où la population est majoritairement chrétienne. Il y a deux collines aux abords de la ville, l'une un peu plus haute que l'autre : sur la première, je veux installer une grande croix, et sur la seconde, une statue de la Vierge. Nous aménagerons des sentiers sur les deux collines pour permettre aux pèlerins de s'y rendre : le sentier menant à la statue est facile et accessible à tous, y compris aux familles et aux enfants, tandis que l'autre, plus escarpé, est réservé aux randonneurs expérimentés. »

    Ne trouvez-vous pas symbolique que le chemin vers la Vierge soit plus facile que le chemin vers la croix ?
    Monseigneur Kukah sourit : « C’est vrai, mais depuis la statue de la Vierge, on peut voir la croix. » 

  • Saint Louis, roi de France

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    51HV2NMERAL._SS500_.jpgIl y a une quinzaine d'années, Jacques Le Goff a publié une biographie magistrale de saint Louis qui a été saluée par les spécialistes comme une oeuvre historique innovante et qui rendait justice à ce roi prisonnier de sa légende; en voici une présentation intelligente, due à Pierre Gendron, sur "Spiritualité 2000"

    "Sur la sainteté de saint Louis, comme fil conducteur possible, il y aurait beaucoup à dire. C'est une question sur laquelle Jacques Le Goff apporte un éclairage nouveau. Son travail fait ressortir toute l'actualité de saint Louis comme exemple de saint laïc. Dans ce but, l'auteur procède à l'examen d'un document produit par un contemporain de saint Louis qui a justement l'avantage de représenter le point de vue du laïc. Il s'agit d'un témoin exceptionnel, une figure remarquable de l'entourage du roi, qui fut à la fois grand sénéchal du royaume et dès sa jeunesse un ami: Joinville. (Louis IX, né en 1214 et mort en 1270, a été canonisé en 1297. Jean, sire de Joinville, est né en 1224; il est octogénaire quand il compose son ouvrage, terminé en 1309; et il meurt lui-même en 1317 à l'âge de 93 ans.)

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  • La France et la religion (statistiques)

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    La France et la religion (statistiques)
     
    - Quelles sont les régions les plus chrétiennes? 

    1) Le Grand Est 2) Les Pays de la Loire 3) La Bretagne 4) L'Auvergne-Rhône-Alpes 5) Les Hauts de France.

    - Quelles sont les régions les moins chrétiennes? 

    1) L'Ile de France, 2) La Provence-Alpes-Côtes d'Azur 3) L'Occitanie 4) La Nouvelle-Aquitaine (notamment le Limousin et la Dordogne) 5) Le Centre-Val de Loire.

    -Quels sont les départements les plus chrétiens? 

    1) La Moselle 2) Le Bas-Rhin 3) La Vendée 4) Le Haut-Rhin 5) La Mayenne (ainsi que la Manche).

    -Quels sont les départements les moins chrétiens? 

    1) La Creuse 2) La Nièvre 3) Le Lot 4) L'Ariège 5) La Corrèze (et le Cher).

    -Quels sont les départements qui comptent le moins d'athées? 

    1) La Moselle 2) Le Bas-Rhin 3) Le Haut Rhin 4) La Vendée 5) La Seine-Saint-Denis (très forte majorité musulmane)

    -Quels sont les départements les plus athées? 

    1) La Creuse 2) La Nièvre 3) Le Lot 4) L'Ariège 5) La Corrèze.

    -Quels sont les départements les moins islamisés? 

    1) La Creuse 2) La Lozère 3) Le Cantal 4) La haute Loire (et l'Ardèche) 5) Les Côtes d'Armor (et le Finistère).

    -Quels sont les départements les plus islamisés? 

    1) La Seine-Saint-Denis 2) Le Val de Marne (ainsi que les Hauts de Seine, la Seine et Marne et le Val d'Oise) 3) Les Bouches du Rhône 4) Le Rhône 5) Mayotte.

    --Quels sont les départements les plus protestants? 

    1) La Bas-Rhin (et le Haut Rhin) 2) Le Gard 3) La Drôme (et l'Ardèche) 4) Le Doubs 5) La Charente-Maritime.

    Quels sont les départements les moins protestants? 

    1) La Corse 2) La creuse et le Cantal 3) Les Côtes d'Armor et le Morbihan 4) Les Hautes Pyrénées et les Pyrénées Orientales 5) Le Pas de Calais et les Ardennes. 

    -Quels sont les départements les plus catholiques?

    1) La Moselle 2) Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin 3) La Vendée 4) La Mayenne et la Manche 5) Le Maine et Loire et les Deux-Sèvres.

    -Quels sont les départements les moins catholiques?

    1) L'Ariège 2) La Creuse 3) Le Lot 4) La Nièvre 5) La Dordogne.

    -Quels sont les départements où la pratique religieuse est la plus forte?

    1) La Moselle (ainsi que le Bas-Rhin et le Haut Rhin) 2) La Vendée 3) La Mayenne (et les Deux-Sèvres) 3) Le Morbihan (et le Finistère) 4) Les Pyrénées-Atlantiques

    -Quels sont les départements où la pratique religieuse est la plus faible?

    1) La Nièvre 2) La Creuse et la Corrèze 3) Le Lot et l'Ariège 4) La Dordogne.

     
    LA FRANCE ET LA RELIGION
    Panorama des répartitions régionales et départementales
     
    1. Répartition Régionale du Christianisme
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    2. Répartition Départementale du Christianisme
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    3. Athéisme & Secularisme
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    4. Présence de l'Islam
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    5. Protestantisme & Catholicisme
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    6. Intensité de la Pratique Religieuse
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