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Société - Page 538

  • Aveugle, la violence terroriste ?

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    De Marco Tosatti, journaliste et vaticaniste à La Stampa, traduit sur diakonos.be :

    SAINTETÉ, CETTE VIOLENCE N’EST PAS AVEUGLE. ELLE A UN NOM, ELLE VOIT TRÈS CLAIR ET ELLE SAIT VISER LOIN

    Aujourd’hui, j’ai lu le tweet sur le compte Twitter du Pape François concernant les événements de ces derniers jours. Le voici : « Je prie pour toutes les victimes des récents attentats. Que la violence aveugle du terrorisme n’aie (sic) plus de place dans le monde. »

    Hier, j’avais lu la déclaration prononcée dans une allocation télévisée par Mgr Galantino, le secrétaire général de la Conférence des évêques italiens, relayée par la SIR, l’agence de presse des évêques. « Les oppositions ne mènent nulle part et ne font que des victimes. Cela est vrai même au sein de nos familles » a dit le prélat. J’ai trouvé cela quelque peu énigmatique. A qui s’opposaient ces pauvres gens fauchés sur les Ramblas ? Et le SIR poursuivant en ce sens :

    A la question de l’utilisation de la religion comme « instrument d’attaque culturelle », le prélat a répondu : « Quand je n’arrive pas à trouver de raisons pour dire à l’autre qu’il doit s’en aller, alors déguise tout en religion et en idéologie. Il s’agit d’une instrumentalisation de la religion parce que la religion en elle-même ne permet pas de rouer son prochain de coups. »

    C’est là que je me permets de ne pas être d’accord, et avec de bonnes raisons. Il y a une bien religion qui, dans ses textes sacrés, le Coran et les Hadith, c’est-à-dire les comptes rendus des déclarations et des actes de Mahomet, incite expressément à cela à pas moins de 123 (cent-vingt-trois) occasions.

    Vérifiez si vous ne me croyez pas.

    Celui qui a étudié, qui a lu les textes et l’histoire et qui a une certaine expérience du monde, notamment musulman, est parfaitement conscient, et c’est heureux, qu’il existe certainement des musulmans modérés. Mais il se rend également compte qu’à cause de ses structures et de l’intouchabilité qui entoure le Coran, qui ne peut être ni remis en situation ni replacé dans son contexte historique sous peine d’être accusé de blasphème et condamné à mort, ceux qui tuent en criant Allahu Akbar sont soutenus par des textes sacrés qu’aucune fatwa ne peut annuler.

    L’Islam ne peut que difficilement être considéré comme une religion de paix ou principalement de paix, notamment vu de la vie de son fondateur et les hadits qui constituent des actes et des paroles fondatrices pareilles au Coran. Comme je le disais plus haut, cent-vingt-trois versets du Coran incitent à combattre et à tuer pour Allah. Les cibles sont les athées, les mécréants, les associateurs et, last but not least, ceux qui choisissent une autre religion.

    C’est cela qui fait de l’Islam une religion très différente des autres, et certainement du bouddhisme et du christianisme même si des manifestations de violence ont toujours existé. Mais l’Evangile, qui est le texte fondateur du christianisme, nous montre un Jésus qui refuse d’être défendu par la main armée de Pierre au moment de son arrestation, prélude à sa mise à mort.

    Que les chrétiens en aient ensuite fait des vertes et des pas mûres comme tout le monde, c’est un autre débat. Mais on ne peut pas dire qu’ils aient suivi en cela l’exemple et les paroles de leur fondateur.

    Il est donc évident que l’Islam a un problème, et un gros, dans son rapport avec la violence. Il fallait le courage et la lucidité intellectuelle d’un Benoît XVI pour mettre le problème sur le tapis. On ne peut pas demander à ses remplaçants de faire preuve d’autant de courage et de droiture intellectuelle. Mais ne nous racontons pas d’histoires, par pitié.

    Et, Sainteté, cette violence n’est pas aveugle pour un sou. Elle a un nom, elle est islamique. Et elle voit très bien et elle sait viser loin. Les aveugles, c’est nous.

    Source : Marco Tosatti, journaliste et vaticaniste à La Stampa.

  • Quand Notre-Dame dérange

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    assomption.jpgLa popularité de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie dont Pie XII -inspiré par une croyance pérenne depuis les premiers siècles de l’Eglise- a proclamé le dogme en ce jour mémorable de la Toussaint 1950, ne se dément pas. A Liège encore cette année-ci, malgré le temps maussade, on se pressait à l’église du Saint-Sacrement où j’ai assisté à la grande messe chantée en son honneur. Et la chapelle toute proche du monastère des Bénédictines était également comble: une piété contre laquelle le regard condescendant posé sur ces pratiques par l’esprit qui souffle sur l’Eglise des temps nouveaux n’a aucune prise. L’article d’Anne Bernet que le bimensuel l’Homme Nouveau » publie sur son site, en témoigne :  

    « De Maria, nunquam satis », « s’agissant de Marie, ce n’est jamais assez. » dit un vieil adage. Comment, en effet, un vrai catholique pourrait-il se lasser de parler et entendre parler de Sa Mère céleste, alors qu’en égrenant son chapelet, il ne cesse de redire Son nom et de penser à Elle ? Toute nouvelle parution consacrée à la Sainte Vierge devrait être une occasion de joie. Reste que ce n’est pas, hélas, toujours le cas.

    Il y a deux ans, Mgr Le Tourneau et Pascal-Raphaël Ambrogi publiaient chez Desclée de Brouwer un Dictionnaire encyclopédique de Marie destiné à faire date, somme impressionnante que chacun devrait posséder. Après cela, s’aventurer sur le même terrain s’avérait risqué, sauf à choisir une approche diamétralement différente et à borner sérieusement ses ambitions. C’est ce qu’a fait l’équipe réunie autour de Fabienne Henryot et Philippe Martin pour donner à leur tour un Dictionnaire historique de la Vierge Marie (Perrin. 570 p. 27 €). Le volume ne compte que cent cinquante articles, nombre dérisoire comparé aux entrées du Le Tourneau/Ambrogi, par référence aux cent cinquante grains du Rosaire. C’est là, au demeurant, la seule concession faite par les auteurs à la piété catholique.

    Quel fil directeur ?

    Car de quoi s’agit-il ? D’étudier le rapport des croyants, fatalement trouble, infantile, maladif, psychotique, à la Mère de substitution qu’ils se cherchent dans les cieux, censée apaiser leurs craintes existentielles. Le ton est donné, entre mépris, ricanements et prétention scientifique. À travers une sélection impossible parfois à décrypter, - pourquoi tel sanctuaire et pas tel autre, tout aussi connu, voire beaucoup plus ? Pourquoi telle dévotion, telle confrérie plutôt que d’autres plus répandues ? Pourquoi s’intéresser à des sujets mineurs (le vaudou mais pas les premiers samedis du mois ? Les bandes dessinées pornographiques ayant Marie pour héroïne mais pas la médaille miraculeuse …) et se borner à effleurer des thèmes plus intéressants ? -, un fil directeur finit cependant par se dessiner et il agacerait si l’on ne s’avisait pas, au fond, du très bon côté de l’affaire.

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  • Pays-Bas : quand tourner un film porno dans une église n'a rien de répréhensible

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    De Jérôme Lachasse sur le site "Portail SFR" (news.sfr.fr) (via "Le Salon Beige"):

    Hollande: ils tournent un film porno dans une église et s'en tirent à bon compte

    La ville de Tilbourg a rejeté la plainte de l'église, arguant que le blasphème n'était plus répréhensible aux Pays-Bas.Un film pornographique, dont le tournage s'est tenu cette année dans l'église Saint Joseph de Tilbourg, aux Pays-Bas, a causé quelques remous en Hollande. Posté en ligne sur le site de la star du X Kim Holland, il montre deux acteurs en train de copuler dans le confessionnal.

    Outrée, la paroisse a entamé des actions en justice. La ville de Tilbourg a cependant rejeté la plainte, arguant que le blasphème n'était plus répréhensible aux Pays-Bas, rapporte la BBC. "Nous estimons que ce tournage est une offense et un manque de respect, mais après avoir examiné le code civil, ceci n'est pas un crime. Blasphémer n'est pas un crime et l'équipe du tournage n'a pas pénétré illégalement dans l'église", a déclaré un porte-parole.

    Selon Harrie de Swart, un des prêtres de la paroisse, l'équipe de tournage a dû escalader une clôture pour filmer dans le confessionnal. "Le ministère de la justice nous a dit que nous aurions dû accrocher un signe 'défense d'entrer' devant la porte de l'Eglise. Alors nous aurions pu les poursuivre en justice", a-t-il déclaré. Avant d'ajouter: "mais il est absurde de placarder un tel signe sur la porte d'une église".

    Il reste malgré tout une option pour la paroisse: porter l'affaire au civil. Leurs chances de faire condamner les producteurs de la vidéo restent cependant minces. Kim Holland s'est par ailleurs excusée pour la vidéo, qu'elle a retirée de son site.

  • Le terrorisme islamiste : un retour aux valeurs originelles de l'islam et à ses traditions conquérantes

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    Du site Herodote.net :

    Fascination du djihad

    Fureurs islamistes et défaite de la paix

    Instruit par l'oeuvre de l'historien arabe Ibn Khaldoun, Gabriel Martinez-Gros replace l'islamisme au coeur de l'Histoire. Il y voit l'expression contemporaine du conflit entre un empire vieillissant et les barbares de sa périphérie...

    Dans un précédent livre, Brève Histoire des Empires (Seuil, 2014), Gabriel Martinez-Gros a bouleversé notre vision de l'Histoire universelle en lui appliquant les concepts d'Ibn Khaldoun (1322-1406). Il a explicité cette vision dans un entretien vidéo avec Herodote.net.

    Il y a quelques mois, il a montré la valeur prédictive de ces concepts en les appliquant au terrorisme islamiste dans un petit essai percutant, Fascination du djihad (PUF, 2016). Il l'expose ci-après dans un nouvel entretien vidéo avec Herodote.net.

    André Larané

    Fin de l'exception occidentale

    Rappelons la thèse d'Ibn Khaldoun exposée par Gabriel Martinez-Gros. Depuis l'apparition des premiers empires, il y a 2500 ans avec Cyrus le Grand, nous voyons se succéder en Eurasie des empires, autrement dit des entités multicuturelles ou multinationales reposant sur la force militaire. Ces empires sont fondés par des conquérants venus de la périphérie et qui, une fois au pouvoir, n'ont plus d'autre ambition que de désarmer et pressurer les masses laborieuses. Les Mandchous en Chine, les Moghols en Inde et bien sûr les Arabes et les Turcs en Orient en sont des exemples caractéristiques.

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  • A propos de la Guerre de Sécession et de son traitement mémoriel

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    D'Eugénie Bastié sur Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    « La guerre de Sécession américaine ne peut être réduite à un conflit pour ou contre l'esclavage »

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Alors que certaines statues confédérées sont déboulonnées aux États-Unis depuis les événements de Charlottesville, Vincent Bernard, spécialiste de la guerre de Sécession, revient pour FigaroVox sur le traitement mémoriel de cette guerre fratricide, événement fondateur de la nation américaine.

    Vincent Bernard s'attache depuis plus de 10 ans à décortiquer la guerre de Sécession, dont il maîtrise l'ensemble de la documentation. Spécialiste reconnu d'histoire militaire, il collabore avec de nombreux magazines spécialisés autant en France qu'aux États-Unis. Il a publié chez Economica “Le Sud pouvait-il gagner la guerre de Sécession? ”. Il est l'auteur de la biographie Robert E. Lee, la légende sudiste (éd. Perrin, 2014), et prépare une biographie d'Ulysse. S. Grant.

    FIGAROVOX.- Les violences de Charlottesville ont eu lieu à l'issue d'une manifestation protestant contre le déboulonnage d'une statue du général Lee. Qui était le général Lee?

    Vincent BERNARD.- Robert E. Lee est un Virginien, comme George Washington (dont il est héritier par sa femme) ou Thomas Jefferson, fils d'un héros de la guerre d'indépendance, et descendant de «l'aristocratie» des premières familles coloniales d'Amérique. Avant la guerre civile, il est colonel dans l'armée et considéré comme l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur de sa génération, avec une réputation d'«homme de marbre», d'une distinction parfaite et d'une maîtrise de soi impressionnante ; à telle enseigne qu'Abraham Lincoln veut au début de la guerre lui confier la tête de l'armée. Lee n'est pas du tout partisan de la sécession à l'origine mais, mis au pied du mur, il affirme ne pas pouvoir lever la main sur son état natal et le suit lorsque celui-ci fait sécession à son tour.

    Pourquoi sa mémoire est-elle aussi clivante aujourd'hui? Est-il encore très admiré dans le Sud?

    Si son aura est si importante aujourd'hui, c'est qu'il joue un rôle décisif dans la guerre, commandant la principale armée sudiste, puis commandant en chef en 1865 ; remportant la plupart des grandes victoires confédérées (Fredericksburg, Chancellorsville), échouant de peu à menacer le Nord directement (défaite de Gettysburg), et finalement affrontant Grant dans un duel titanesque d'une année (1864-65) avant de s'avouer vaincu à Appomattox au cours d'une scène restée gravée dans l'histoire américaine. Champion du Sud et brillant général (malgré des défauts), il fut très longtemps une figure très respectée un peu partout (Churchill l'admirait beaucoup en tant que soldat, et Eisenhower avait sa photo dans le bureau ovale de la Maison Blanche), et quasi divinisé sur le territoire de l'ancienne confédération.

    Pour d'autres au contraire, il reste l'image même du traître, celui qui en résistant a prolongé la guerre de plusieurs années. Ces images sont fortement biaisées évidemment, mais Lee reste à tous égards une personnalité d'exception et dominante de son époque, donc particulièrement clivante, manifestement encore aujourd'hui.

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  • Le Comité central des Catholiques allemands critique la pratique belge de l'euthanasie

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    Le Comité central des Catholiques allemands critique la pratique belge de l'euthanasie

    La pratique de l'euthanasie belge est contraire aux principes fondamentaux de la dignité humaine, selon le Comité central des Catholiques allemands

    Le Comité central des Catholiques allemands (ZdK), l'organe consultatif et consultatif de l'Église catholique en Allemagne, se déclare préoccupé par la législation belge en matière d'euthanasie. Nous devons faire une distinction claire entre l'accompagnement aux mourants soucieux de la personne et le soutien actif au suicide, qui va à l'encontre de la dignité de la personne, suggère le président ddu Comité, Thomas Sternberg.

    L'euthanasie active, telle que pratiquée en Belgique, est et reste incompatible avec la doctrine catholique.

    Thomas Sternberg, ancien politicien démocrate-chrétien, interfère avec le débat belge sur l'euthanasie et la controverse sur le texte d'orientation des 15 institutions psychiatriques des Frères de la Charité. Ce texte n'exclut pas l'euthanasie pour les patients psychiatriques quand aucun autre traitement n'est disponible. La congrégation et ses institutions ont été appelées par le Vatican et le pape François à rejoindre la doctrine de l'Eglise sur la fin de vie.

    Sternberg préconise le renforcement des soins palliatifs et insiste sur le fait qu'il est incompréhensible qu'une congrégation catholique, même après une directive pontificale, reste déterminée à maintenir des dispositions en faveur de l'euthanasie active. Les soins dans les hôpitaux et les soins palliatifs ont été tellement développés que tous les patients ont aujourd'hui un accès sûr et égal aux différentes formes de conseil et de soins. En tant que chrétiens, nous prenons en considération le droit à l'autodétermination. Mais nous nous opposons à ce que l'on planifie la fin de la vie.

    Source: ZdK via kerknet

  • Les conceptions inquiétantes de Jacques Attali formulées en 1981 vont-elles se réaliser ?

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    De Jacques Attali, dans L'Avenir de la vie, Ed. Seghers, 1981 :

    (cliquer sur la photo pour l'agrandir)

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    Le gouvernement français de M. Macron s'en inspire-t-il quand il prévoit 200 millions d'euros de baisse pour les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) publics ?

  • Euthanasie : les Frères de la Charité sur le point de se rallier aux positions romaines ?

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    Lu sur le quotidien "La Libre Belgique" de ce jour (18 août) (p. 10) :

    Euthanasie : les Frères de la Charité se rallieraient à l’enseignement de Rome 

    Pour autant, "un des trois frères siégeant au Conseil de l’organisation qui gère la quinzaine d’hôpitaux s’est rangé totalement derrière l’enseignement de l’Eglise", a expliqué le supérieur général de la congrégation, le père René Stockman, dans un entretien accordé au quotidien catholique italien "Avvenire". Le père Stockman, qui ne partage absolument pas le point de vue adopté par les Frères belges en matière d’euthanasie, a par ailleurs dit toute sa confiance dans le fait que les deux autres religieux se rallieraient également à ce point de vue, rapporte jeudi le site d’informations religieuses Kerknet. Le supérieur général espère par ailleurs que le conseil d’administration des institutions psychiatriques se ralliera à la position vaticane lors de sa réunion du 11 septembre. "Dans le cas contraire, ces institutions ne pourront plus faire partie de notre ordre", a-t-il rappelé.

  • Les chrétiens ne forment pas des divisions. Ils font ce qu'ils peuvent là où ils sont

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    Jean-Luc Marion, auteur de la "Brève apologie pour un moment catholique" (Grasset, 124 p., 15 euros) est interviewé par Claire Chartier et Alexis Lacroix sur le site du Vif :

    "Les chrétiens ne forment pas des divisions. Ils font ce qu'ils peuvent là où ils sont"

    Le philosophe français juge la période actuelle de modernité troublée propice à un retour de cette idée chrétienne : apprendre à donner sans être sûr de recevoir. Pour l'ancien collaborateur du cardinal Lustiger, le fanatisme religieux est profondément athée.

    Votre dernier livre s'intitule Brève apologie pour un moment catholique. Qu'est-ce que les chrétiens peuvent encore apporter à notre société ?

    Beaucoup ! Et en particulier ce qui fait tant défaut au monde postmoderne : la communion et le bien commun.

    Mais encore ?

    Partons de l'essentiel : comme l'a parfaitement dit saint Paul, il y a une contradiction fondatrice entre le logos du Christ et la sagesse du monde. Celle-ci veut toujours plus de puissance pour l'homme, parce qu'elle se fonde sur le principe que, pour être, il faut persister dans l'être, et que, pour cela, il faut vouloir la puissance jusqu'à vouloir la puissance au carré. Le Christ, lui, prône l'inverse : celui qui veut " conserver sa vie " la perdra. Selon le Christ, rien n'est sauvé sinon ce qui est absolument donné. Je soutiens qu'il est permis de penser que la proposition chrétienne est, paradoxalement, la plus forte ; car les vraies décisions d'une vie se jouent dans ces moments où nous donnons quelque chose sans être sûrs de recevoir en retour, et ceux où nous recevons quelque chose que nous n'avons pas demandé, ni conquis, ni acheté.

    L'expérience est difficile, non ?

    Héroïque, même, mais en un autre sens, évidente. En effet, quelle est, sinon, l'alternative ? Persévérer dans son être conduit, comme le disait Péguy, à " une morale de caisse d'épargne " : accumuler et conserver assez de présent pour avoir toujours du futur en réserve ; refuser que le moment vécu soit un commencement ou une fin. Mais persévérer dans son être définit-il la meilleure façon d'être, puisque nous mourrons tous, et perdrons donc toute possession ? L'autre voie consiste à apprendre à donner. Car seul ce qui se trouve donné échappe à sa perte. D'ailleurs, ne nous y trompons pas : le prétendu transhumanisme pousse la persévérance dans son être jusqu'à reprendre le but des totalitarismes du xxe siècle, sauver l'humanité en niant l'unité du genre humain. Qu'est-ce qui résistera à ce morcellement fatal, sinon la vision de l'homme que nous apporte la Bible ?

    Mais ce qui paraît insupportable à beaucoup de nos contemporains, n'est-ce pas justement la foi, qui suppose de s'en remettre à une instance supérieure, alors que l'individu moderne ne jure que par l'autonomie ?

    D'abord, ne revendique frénétiquement l'autonomie que celui qui sait ne pas l'avoir ! Ensuite, la modernité ne se caractérise pas comme le temps de l'autonomie, mais au contraire par l'expérience de l'hétéronomie (NDLR : le fait qu'un être vive selon des règles qui lui sont imposées) : dans la société désormais globalisée, nous sommes plus que jamais déterminés physiologiquement, socialement, économiquement, politiquement et mentalement.

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  • Pédophilie : seul un cas sur mille aurait lieu dans l'Eglise

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    De Pierre Granier sur le site "Cathobel" :

    Abus sexuel: seul un cas sur mille aurait lieu dans l’Eglise

    Seul un abus sexuel sur mineurs sur 1.000 est commis dans le cadre ecclésial, affirme la revue de théologie des jésuites espagnols Sal Terrae, dans son dernier numéro. 70% des cas se déroulent dans les familles, 30% dans d’autres cadres comme l’école ou les clubs de sport. Ce chiffre ne doit cependant en aucun cas servir à limiter la responsabilité de l’Eglise ou à réduire ses efforts de prévention, note la revue.

    Les scandales de  dans l’Eglise et la couverture médiatique qu’ils suscitent pourraient donner à croire qu’elle est le lieu où se passe la majorité des . Or des statistiques fiables montrent que près de 70% des cas se déroulent dans le milieu familial et 30% dans d’autres cadres où les enfants se développent comme l’école ou les clubs sportifs, relève la revue jésuite. Seul un cas sur 1’000 a pour cadre l’Eglise.

    Mais ce constat ne saurait en aucun cas autoriser à l’assouplissement de la « tolérance zéro » voulue par le pape Benoît XVI et mise en œuvre par le pape François, souligne la revue de référence des jésuites espagnols.

    Toujours au côté des victimes

    Le numéro d’été de Sal Terrae consacre un large dossier à la question des abus sexuels dans l’Eglise: analyse les statistiques, de la législation, des moyens de lutte de prévention et du soutien aux victimes. Cette radiographie du « cancer » de la pédophilie apporte un éclairage circonstancié sur le sujet.

    « Nous devons tous assimiler, en particulier les pasteurs, et une fois pour toutes, les priorités de l’Eglise dans ce domaine » souligne le Père Campo Ibanez, professeur de droit canonique à l’Université Pontificia Comillas de Madrid. « Le bien public fondamental de l’Eglise n’est pas d’éviter les scandales, mais d’exercer la justice pour les victimes. Nous ne pouvons pas garantir de manière absolue que dans l’Eglise il n’existera plus d’agresseurs. Mais nous pouvons et nous devons dire aux agresseurs que l’Eglise n’est plus un lieu où commettre leurs crimes. Il n’y a pas de place pour eux. Nous devons dire aux victimes que nous serons toujours là avec elles et pour elles », conclut le jésuite.

    Cath.ch/vd/mp

  • Des menaces sur le secret de la confession ?

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    De Mélinée Le Priol sur le site du journal La Croix :

    Face à la pédophilie, le secret de la confession en question

    Voyant le secret de la confession comme une composante fondamentale de la liberté religieuse, l’archevêque de Melbourne Mgr Denis Hart a déclaré, mardi 15 août, qu’il irait en prison plutôt que de rompre ce sceau sacramentel.

    Il réagissait au rapport d’une commission royale australienne qui, après quatre ans d’enquête nationale sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels pédophiles, nombreux sur l’île-continent, propose entre autres de pénaliser leur non-dénonciation.

    À LIRE : Inculpé pour abus sexuel, le cardinal Pell rentre en Australie « laver son nom »

    Or pour l’Église catholique, le secret de la confession est absolu et inviolable. Le Code de droit canonique est très clair à ce sujet : « Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit. » (canon 983). Le canon 1388 prévoit même l’excommunication latae sententiae pour tout confesseur qui l’enfreindrait.

    Alors que le droit civil reconnaît, dans certains cas, la nécessité de lever le secret professionnel (notamment pour des atteintes portées à un mineur de moins de 15 ans), de telles exceptions n’existent pas canoniquement.

    L’absolution sous conditions

    « Outre la question de la rupture de confiance avec les fidèles, il existe une raison théologique à cette inviolabilité du secret de la confession : ce qui se passe dans le confessionnal est une affaire entre Dieu et le pénitent, personne d’autre », explique le Père Jean-Luc Leverrier, curé de la paroisse Notre-Dame des Buttes Chaumont à Paris. Ainsi, comme dans les six autres sacrements, le prêtre agit au nom de Dieu et s’efface pour se faire trait d’union entre Dieu et le fidèle.

    À LIRE : Le secret de la confession

    Mais alors, un confesseur serait-il tout à fait impuissant face à l’aveu d’un péché grave dans le secret de son confessionnal ? « Ce n’est pas parce que le prêtre est tenu au secret absolu qu’il est obligé de donner l’absolution à chaque fois », précise le Père Leverrier. Ce curé parisien ajoute que dans une telle situation, il refuserait pour sa part de donner l’absolution au pénitent tant que celui-ci n’aurait pas manifesté devant lui une « intention ferme d’aller se dénoncer ».

    Inciter un pénitent à se dénoncer à la justice quand il a commis un crime est même une obligation pour les confesseurs, comme l’ont rappelé les évêques français face aux scandales d’abus sexuels dans l’Église en 2016.

    Un secret en crise

    Alors que des affaires de pédophilie secouent régulièrement l’Église, le secret de la confession fait l’objet d’un débat récurrent, où il se voit remis en cause au nom de l’évolution du droit. En Irlande, par exemple, la loi oblige depuis 2012 tous les Irlandais, même les prêtres, à dénoncer les actes de violence envers les mineurs dont ils auraient connaissance. Les personnes négligeant de dénoncer ces abus peuvent encourir jusqu’à cinq ans de prison.

    À LIRE : Le secret de la confession sous la pression des juges américains

    Ce n’est pas le cas en France. Là, si les arrêts successifs de la Cour de cassation ont mis des limites au caractère absolu du secret professionnel depuis les années 2000, le secret de la confession n’a pas été remis en cause, comme l’explique le dominicain Joël-Marie Boudaroua dans un article documenté (« Le secret de la confession existe-t-il ? »). Ce type particulier de secret reste garanti par l’article 226-13 du Code pénal français.

    Vers plus de transparence ?

    Certains théologiens plaident toutefois pour un assouplissement du « sceau sacramentel », préconisant par exemple qu’il soit partagé avec un autre ministre tenu au même secret. Un confesseur pourrait ainsi référer à son évêque d’informations entendues en confession.

    À LIRE : Léon Morin, une inspiration renouvelée dans « La Confession »

    En Australie, où se joue à nouveau ce débat ces jours-ci, l’Église anglicane a pour sa part tranché en juillet 2014 : les 250 membres de son Synode général avaient alors voté à l’unanimité un amendement au canon sur la confession, autorisant les prêtres à révéler des informations sur les crimes graves tels la pédophilie ou la pornographie infantile.

  • Bruxelles, 2 septembre : cours sur l'avortement et sur l'idéologie du genre par Stéphane Mercier

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