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Société - Page 865

  • La figure du Roi instrumentalisée dans une campagne de promotion de l'adultère

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    Nous faisons nôtres ces réflexions d'un ami :

    Cette utilisation de l'image du Roi dans une campagne publicitaire divise les spécialistes du droit. En tout cas, on peut imaginer que ceux qui ont imaginé cette campagne se réjouiront de tout le tapage médiatique autour de leur projet. Cfr : http://www.lalibre.be/societe/insolite/article/773319/la-publicite-du-roi-albert-sera-affichee-mercredi.html

    Mais ce n'est pas le côté le plus grave. Le vrai problème est que personne ne semble remarquer ou trouver anormal que des gens puissent faire librement la promotion publique de l'adultère dans notre société, à des fins d'enrichissement personnel. Notre société laisse donc publiquement passer le message auprès de ses citoyens que le mensonge, la trahison, le parjure de la parole donnée, envers la personne qui vous aime le plus, tout cela serait normal. Que cela mettrait simplement du piment dans une vie trop bien réglée.

    On entend parler, en Belgique ou ailleurs, de morale laïque. Cette publicité est-elle un exemple de cette morale laïque qu'on veut nous imposer, ainsi qu'à nos enfants ? En bref, on pourrait dire qu'on veut nous dés-évangéliser de plus en plus, et sans vergogne. On veut nous faire jeter le décalogue au parc à conteneurs, comme quelque chose dont on n'a plus l'usage. Au nom du 'progressisme', on veut faire régresser notre civilisation de 3000 ans en arrière.

    Et pendant ce temps-là, les élites pédagogiques nous endorment avec un projet de cours de « questionnement philosophique, dialogue interconvictionnel et éducation à une citoyenneté active » (sic) qui serait censé faire de nos enfants des adultes responsables. On imagine sans doute que ce cours utilisera la publicité de promotion de l'adultère comme exemple concret de comportement d'adulte responsable.

  • De quel bois se chauffent certains curés...

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    Nous trouvons l'articulet ci-dessous sur le site de la Conférence des Evêques de France; cela jette une lumière assez crue sur le contraste entre ce qui se passe à Rome où l'on parle de "nouvelle évangélisation" et ce qui se passe réellement sur le terrain. On appréciera à sa juste valeur le détournement du conseil évangélique invitant à renoncer à ses biens pour justifier l'abandon d'un lieu consacré à Dieu, ainsi que la référence à Vatican II et aux rencontres d'Assise pour légitimer la cession (probable ?) d'un lieu de culte chrétien pour en faire une mosquée... C'est sans doute ce qu'on appelle les "fruits du Concile". Quant aux dernières lignes, elles laissent entendre qu'il vaut mieux en faire une mosquée (appartenant à l'Islam modéré bien sûr!) que de céder cette église à un groupe "radical", à quelque religion qu'il appartienne (même catholique doit-on comprendre)...

    "Eglise à vendre : savoir se détacher des biens matériels"

    Le diocèse de Bourges a mis en vente l'église Saint-Eloi pour lui assurer les moyens financiers nécessaires à sa mission sur Vierzon. Si la décision de l'attribution finale revient à Mgr Armand Maillard, évêque de Bourges, le P. Alain Krauth, curé de la paroisse, a donné des pistes de réflexion.
    Dans l'Evangile du 14 octobre 2012, « le jeune homme riche » (Marc 10, 17-30), Jésus invite « à savoir se détacher des biens matériels ». A la question « Faut-il vendre l'église Saint-Eloi ? », le P. Alain Krauth a rappelé que les paroissiens ont été consultés en 2011, que l'Equipe d'Animation Pastorale, le Conseil Pastoral et le Conseil Economique se sont prononcés en faveur de la vente de l'église « qui se trouve dans un quartier dont la population diminue et qui sert le moins au culte ». 

    « Peut-on vendre une église à des musulmans ? » a-t-il alors poursuivi. Le Concile Vatican II, a-t-il souligné, dans sa Déclaration sur les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes a affirmé que « L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans qui adorent le Dieu un (...). Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté » (Nostra aetate § 3). Une ligne claire, confortée par le pape Jean-Paul II lors de la rencontre interreligieuse d'Assise (Italie) en 1986, confirmée par Benoît XVI 25 ans plus tard. 

    Alors, faut-il envisager de vendre l'église Saint-Eloi aux musulmans de Vierzon ? « Pour ma part, répond le prêtre, il me semble que si ce bâtiment pouvait permettre à des musulmans modérés de pouvoir célébrer dignement leur foi, dans le respect de la laïcité française et dans des relations courtoises avec la communauté catholique, alors cette vente favoriserait la paix civile et le vivre ensemble. A l'inverse, je regretterais que cette église puisse être achetée par une communauté ou un groupe aux idées radicales, de quelque religion qu'ils puissent être ».
     
  • "La fille qui refusait de mourir"

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    Nous lisons ICI : "Danemark : La jeune fille qui refusait de mourir

    Le documentaire danois intitulé La fille qui refusait de mourir, a provoqué des débats à l’échelle européenne avant sa diffusion.

    Le film raconte l'histoire d’une jeune fille de 19 ans qui s’est retrouvée dans le coma après un accident de voiture. Les médecins ont constaté sa mort, et ses parents ont accepté de signer les papiers pour le don de ses organes. Toutefois un jour après, la fille a repris connaissance.

    Plusieurs cas médicaux semblables ont été enregistrés aux États-Unis et en Pologne, où un homme est revenu à lui venu après 20 ans de coma.

    Le Danemark a décidé de revoir complètement la procédure de transplantation d'organes qui proviennent de la part des patients en phase terminale. /L"

  • Droits de l'homme et christianisme

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    Lors du Séminaire sur la Discrimination des Chrétiens en Europe qui s'est tenu le 12 octobre dernier, en coopération avec les Membres ECR et EPP du Parlement European ainsi qu'avec la COMECE, Grégor Puppinck a donné une conférence (lumineuse!) sur "Droits de l’homme et Christianisme". Grégor Puppinck est Docteur en droit et Directeur du "European Centre for Law and Justice" :

    (...) La première réaction à l’énoncé du titre de cette conférence peut être l’étonnement. Les chrétiens, majoritaires en Europe ne sont pas discriminés. Cela se saurait. Les chrétiens sont chez eux en Europe, et ils ne sont pas menacés par  les autres religions, ni par la culture européenne qui est largement l’expression d’une forme moderne de la pensée sociale chrétienne. En revanche, les juifs et les musulmans, ainsi que les membres des petites sectes protestantes, et les Roms, eux sont victimes de discriminations.  

    Il est vrai que la situation des chrétiens en Europe n’est pas aussi grave que celle des juifs dans les années 30 et 40 en Allemagne ou celle des  chrétiens dans l’empire soviétique. Cependant, selon des procédés différents, mais aboutissant au même résultat, des métiers commencent à être interdits aux Chrétiens. 

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  • Le nouveau paganisme

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    Durant des siècles, on a craint de voir arriver de l'extérieur des "païens" qui auraient constitué une menace pour la "civilisation chrétienne". A présent, ces païens éclosent chez nous où, faute d'éducation et de transmission, les nouvelles générations sont de plus en plus constituées par des gens qui ignorent tout du christianisme et n'en retiennent que les caricatures véhiculées par les médias. Le cardinal-archevêque de Madrid, dans une interview accordée à des journalistes dans le cadre du Synode sur la Nouvelle Evangélisation, insiste sur ce processus de "paganisation" qui a gagné l'Europe, provoquant une réelle apostasie et conduisant à vivre comme si Dieu n'existait pas. 

    Le cardinal-archevêque de Madrid a déclaré vendredi que les progrès de la sécularisation engendrés par la mondialisation ont produit en Europe une "apostasie silencieuse", dûe à l'ignorance du christianisme, conduisant à vivre comme si Dieu n'existait. Antonio Maria Rouco Varela a fait ces déclarations lors d'une rencontre avec des journalistes dans le cadre du Synode des Évêques pour la Nouvelle Evangélisation, en précisant que c'est la crise de la foi qui a incité l'Eglise à convoquer cette réunion. La sécularisation rend nécessaire une nouvelle évangélisation. La crise de la foi, l'éloignement de Dieu, sont des problèmes communs au monde entier. C'est à ce monde qui dit "non" à Dieu, qui se détourne de lui, marqué par la pauvreté qui sévit avec la crise, que l'Eglise veut apporter le Christ parce que c'est la mission pour laquelle elle existe. L'Église veut apporter le Christ en ces lieux où, depuis 2000 ans, on a cru en lui de façon quasi-unanime et où maintenant il y a eu une sorte de distance, de rupture avec le Christ», se référant à l'Europe, et aussi à l'Espagne, qui vit une apostasie silencieuse.

    La nouveauté de ce synode consiste à vouloir évangéliser ces régions chrétiennes, qui ne le sont plus. A ces nouveaux païens, l'Eglise doit tenir un langage renouvelé en recourant aux nouveaux modes de communication, mais sans négliger de s'adresser au coeur et à l'âme, car on peut recourir aux plus fantastiques modes de communication sans produire aucun effet. Il arrive que ceux qui parlent plus maladroitement, mais en mobilisant le coeur et l'âme, arrivent à convaincre. La psychologie ne suffit pas à guérir les maux des hommes de notre temps. Le Synode, impliquant 262 évêques du monde entier, a souligné que les familles sont essentielles pour la transmission de la foi et que ce sont principalement les femmes, les mères, qui transmettent la foi, d'où la nécessité de les aider et de répondre à leurs besoins.

    d'après : http://infocatolica.com/?t=noticia&cod=13008

  • L’ « esprit du concile » ne date pas de la contestation de mai 68

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    C’est ce que souligne, à très juste titre pour ceux qui ont la mémoire courte, Gérard Leclerc sur le site de « France Catholique ». Commentant cette citation de Vatican II « Le Concile entend proposer la doctrine authentique sur la Révélation divine et sur sa transmission, afin que, en entendant l’annonce du Salut, le monde entier y croie, qu’en croyant il espère, qu’en espérant il aime. » (Constitution dogmatique Dei Verbum, Préambule), l’éditorialiste écrit :

    « Si Benoît XVI a voulu que le cinquantième anniversaire de Vatican II se traduise par une année consacrée à la foi, c’est qu’il a mûri depuis très longtemps la conviction que l’on avait apporté une attention tout à fait insuffisante au contenu doctrinal du Concile, au profit d’une visée idéologique qui en travestissait la réalité. Et pour tout dire, ce souci date de l’époque même de Vatican II. Ceux qui ont inventé et cultivé la légende d’un Ratzinger progressiste dans ses jeunes années et évoluant graduellement vers un raidissement doctrinal, sont étrangers à la personne et à la pensée d’un homme qui, dès le départ, avait discerné le danger d’un affadissement de la foi au profit de ce que Maritain appelait « un agenouillement devant le monde ». Ainsi au cours de l’été 1966, s’adressant au public du Katholikentag, le docteur Ratzinger avait mis en garde contre une exploitation du Concile à contresens. Le P. de Lubac avait immédiatement émis le souhait qu’on donnât le plus large écho à ces propos, afin de lutter contre les tendances « à mondaniser et à évaporer la foi et la vie chrétienne et à dissoudre les liens de catholicité ».

    Si Vatican II n’a pas conduit au printemps de l’Église souhaité par Jean XXIII, ce n’est pas seulement parce que la civilisation s’est trouvée bousculée par un mouvement de déchristianisation profond, c’est aussi parce que toute une mentalité s’est opposée à un véritable mouvement de renouveau, préférant surfer sur les idéologies du moment. Abandon de la transmission de la foi, apostasie d’une militance ne trouvant ses idéaux que dans une cité mondaine. Ces choses-là sont dures à entendre et à admettre. Mais au synode, qui se tient en ce moment à Rome sur la nouvelle évangélisation, il apparaît que les évêques ont choisi de ne rien cacher des évolutions qui ont accompagné la déchristianisation. Les conduites d’évitement sont aujourd’hui dénoncées. C’est la foi qui est au centre de toutes les préoccupations. C’est elle seule qui peut ranimer les cœurs et revivifier les énergies du monde toujours à construire. » 

    Ici : Le Concile et la foi

    Il est tout de même un peu tôt pour faire un bilan de cette assemblée synodale où chacun semble y aller de sa petite bulle, sans mauvais jeu de mots. Peut-on jamais beaucoup attendre des assemblées, fussent-elles ecclésiales ?...

  • BXL, 23 octobre : Laïcité et christianisme par Etienne Montero

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    Laïcité et christianisme :

    le nouveau cycle des soirées jeunes!

    Ecouter, se former, comprendre ...se rencontrer... Un programme jeune!

    Vous êtes tous invités à ce nouveau cycle de soirées.

    L'orateur est de qualité. Il s'agit du Prof. Etienne MONTERO, Doyen de la Faculté de Droit à Namur.

    • le mardi 23 octobre à 20h   =>   "Laïcité et christianisme : je t'aime moi non plus? "

    Aperçu des relations entre l’Eglise et l’Etat depuis l’Antiquité romaine jusqu’à nos jours afin de mieux comprendre le principe de laïcité de l’Etat.

    • le mardi 6 novembre à 20h  =>   "Croix et voile dans l’espace public. " 

    Clarification de la notion de laïcité et mesure de sa portée dans des situations concrètes tirées de l’actualité.

    La soirée se termine comme d'habitude par un drink pour tous les participants.

    Où ? 
    IET – Institut d’Etudes Théologiques
    24, Bd St-Michel – 1040 Bruxelles

    PAF : 3€ par soirée ou 5€ pour les deux soirées

    Renseignements et inscriptions : cycledesoireessophia@gmail.com ou 0477/04.23.67

  • Sur le port du voile

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    Sur Magistro, Roland Hureaux commente la décision de la FIFA concernant les footballeuses voilées. Sa réflexion sur le voile nous intéresse alors que quotidiennement nous croisons de plus en plus de femmes portant le voile dans les rues de nos cités :

    "Qu’en autorisant les joueuses de football à porter le voile, la FIFA ait  en réalité ratifié le fait que, dans certaines équipes, elles y seront obligées, fait peu de doute.

    Le Comité olympique a suivi la voie ainsi ouverte et cela n’est sans doute pas fini.
    On n’a cependant pas assez remarqué combien jouer au football voilée était absurde, au regard sinon des traditions de l’islam dont nous ne sommes pas juges, du moins de la signification anthropologique du voile.

    Le voile féminin n’est en effet pas propre à la religion musulmane. Il était largement répandu dans le monde grec et romain. Saint-Paul le recommande vivement aux femmes. Les religieuses prennent le voile. Et il y a à peine une génération, les paysannes de nos campagnes ne sortaient qu’avec un foulard : ce n’était pas une obligation mais un usage. 
    La signification de cet usage n’est pas épuisée par l’interprétation féministe qui n’y voit, de manière simplifiée, que le signe d’un assujettissement à l’homme. Au moins dans la tradition judéo-chrétienne, c’est à la fois plus et autre chose.

    C’est d’abord la soumission à Dieu : le chapeau ou la kippa que portent les juifs mâles, la calotte des prêtres d’antan n’ont pas elles-mêmes d’autre signification. Les empereurs romains se drapaient la tête en sacrifiant. Dans certains cas, la signification est inverse : les grands d’Espagne avaient le privilège de rester a couverts en présence du roi alors que les autres devaient se découvrir. Mais cela est exceptionnel. S’agissant de la femme, la soumission à Dieu porte avec elle la soumission à l’ordre du monde. 

    La troisième dimension
    Mais il y a plus.
      ...

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  • Le Bureau du Haut commissaire des droits de l’homme (HCDH) continue de mener le mouvement visant à faire des droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres (LGBT) des droits de l’homme

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    NEW YORK, 19 octobre (C-FAM) La haute commissaire de l’Onu pour les droits de l’homme Navanethem Pillay ne se laisse pas intimider par la controverse. Les Etats membres de l’Onu se sont plaints à plusieurs reprises de ses tentatives de faire de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre des catégories protégées par le droit international, mais Mme Pillay refuse de les retirer de sa liste de priorités.

    Le Bureau du Haut commissaire des droits de l’homme (HCDH) continue de mener le mouvement visant à faire des droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres (LGBT)  des droits de l’homme. Ces efforts consistent à faire œuvre de militantisme à l’intérieur de l’Onu, à publier des rapports à l’allure de brochures de luxe à l’intention du public, telle la dernière en date « Nés libres et égaux : L’orientation sexuelle et l’identité de genre en droit international des droits de l’homme. »

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  • Une école salésienne attaquée en Espagne

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    Jeanne Smits relate une attaque contre une école salésienne en Espagne :

    Espagne : violente attaque contre un collège catholique

    Mercredi, une institutrice de 10e d'une école primaire salésienne de Mérida, l'établissement Marie-Auxiliatrice, a été blessée à la suite d'une incursion d'une centaine de jeunes âgés de 15 à 17 ans dans l'école. Une dizaine de jeunes particulièrement violents avaient réussi à forcer l'entrée,et s'étaient répandus dans les couloirs en hurlant : « Où sont les curés ? On va les brûler ! »

    Ils taguaient des slogans sur les portes des classes comme : « Davantage d'éducation publique et moins de crucifix. » Les plus violents d'entre eux, une dizaine de jeunes, ont tenté de pénétrer dans les classes avec l'intention d'y arracher les crucifix : plusieurs professeurs se sont courageusement dressés devant eux malgré les menaces, les insultes et les bousculades. Les jeunes portaient des drapeaux républicains et traitaient les professeurs de « putes fascistes ». Plusieurs élèves ont également été molestés ou insultés dans cet établissement qui accueille plus de 1.000 enfants.

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  • Le vice-président de Danone reçoit le Prix Humanisme Chrétien 2012

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    Nous lisons sur Info.catho.be cette information publiée par APIC :

    " a reçu le 18 octobre à Paris le Prix Humanisme chrétien 2012 pour son essai « Chemin de traverse – vivre autrement l’économie », paru aux éditions Albin Michel. A 48 ans, Faber est vice-président du groupe alimentaire Danone, après avoir mené une carrière de financier et de consultant de haut vol. Mais il se sent davantage « patron d’une grande entreprise » que « grand patron d’entreprise ».

    Dans sa laudatio, le professeur Jean-Didier Lecaillon, de Paris, a souligné les chemins d’humanisme qui traversent la démarche d’Emmanuel Faber, en particulier dans le développement du « social business » au Bangladesh, en collaboration avec le Prix Nobel de la Paix, Muhammad Yunus. Son action est polarisée par une générosité altruiste qui n’empêche pas les rudes combats économiques, toujours dans le respect du partenaire ou du concurrent. On retrouve dans le témoignage de l’auteur cette « subversion évangélique dont notre monde a besoin ».

    L’ouvrage de Faber a embarrassé les libraires, car ce n’est ni un livre de témoignage, ni un traité d’économie, ni une œuvre politique, comme l’a reconnu Jean Mouttapa, éditeur chez Albin Michel. A quoi l’auteur répond : « Mon livre est orphelin, ce qui lui permet d’être adopté ». Et le prix Humanisme chrétien 2012 lui « offre une famille d’accueil ».

    Ce prix, qui en est à sa huitième édition, est attribué par l’Association franco-suisse d’éducation et d’entraide sociales (AEES) présidée par Dominique Ducret à Genève. L’Association donne par ailleurs son appui à l’Académie d’études et d’entraide sociale (AES) qui organise à Paris des cercles d’études sur les questions éthiques touchant la société contemporaine.

    Emmanuel Faber a beau vivre à Paris, mais pour y recevoir le prix Humanisme chrétien, il a dû y faire un crochet entre des séances à Genève et Londres, en attendant de rejoindre d’autres continents. En dehors de son intense activité professionnelle, il accepte de parler des valeurs qui l’animent, comme il l’a fait lors des Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris, et comme il le fera le 1er décembre lors du colloque « Nicolas et Dorothée » à St-Maurice (Suisse)."

  • Le Synode sur l’évangélisation interpellé par l’Orthodoxie russe

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    Lu sur l’observatoire de la christianophobie :

    « Le métropolite Hilarion Alfeyev, archevêque de l’Église orthodoxe russe et chef du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a rencontré le 16 octobre le pape Benoît XVI et s’est exprimé devant le Synode des évêques réunis pour traiter de la nouvelle évangélisation. Selon l’archevêque, une partie de l’entretien avec le Souverain Pontife a tourné autour de la question « de la persécution des chrétiens au Proche-Orient et dans d’autres partie du monde ». S’adressant au Synode des évêques catholiques, le métropolite Hilarion a notamment déclaré : « Je voudrais saisir cette occasion pour appeler mes frères de l’Église catholique à constituer un front commun pour défendre le christianisme dans tous les pays où il est marginalisé ou persécuté. En Europe et en Amérique, nous constatons une pression croissante des représentants du laïcisme et de l’athéisme militant qui tentent d’expulser le christianisme de l’espace public, d’interdire les symboles chrétiens, de détruire la conception chrétienne traditionnelle de la famille, du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme, de la valeur de la vie humaine de la conception à la mort naturelle.

    Dans d’autres parties du globe, l’existence même des églises chrétiennes est menacée. Dans les pays où se déroule le soi disant “Printemps arabe”, des millions de chrétiens souffrent d’une grave persécution. Certains ont du quitter des lieux où ils habitent depuis des siècles (…) De sévères persécutions contre les chrétiens se poursuivent en Égypte, en Libye, en Afghanistan, au Pakistan, au Nigéria, en Inde, en Indonésie et dans beaucoup d’autres pays au Proche-Orient ou ailleurs.

    Nous sommes profondément préoccupés par la catastrophe humanitaire qui se manifeste en Syrie où des militants islamistes cherchent à s’emparer du pouvoir politique avec l’aide de certains pays occidentaux. Partout où ils arrivent au pouvoir, les chrétiens sont persécutés ou exterminés.

    Les communautés chrétiennes en Syrie et dans l’autres pays du Proche-Orient crient au secours alors que les mass médias occidentaux, en grande partie, ignorent leurs cris, et que les politiciens préfèrent fermer les yeux sur cette vague de persécution sans précédent.

    Nous, orthodoxes et catholiques de tous les pays, devrions élever la voix pour défendre la population chrétienne et l’héritage chrétien du Proche-Orient.

    Nous devons constamment attirer l’attention des responsables politiques, des institutions internationales et des mass médias sur cette tragédie humaine qui est en train de se dérouler.

    Ce n’est qu’en unissant nos forces que nous serons capables de protéger la foi chrétienne, de surmonter la crise actuelle et de donner une nouvelle impulsion à notre mission commune de nouvelle évangélisation “pour que le monde croie” (Jean, 17, 21) ».

    Source : The Moynihan Report (Rome, 17 octobre) ; traduction de l’anglais : © L’Observatoire de la Christianophobie »

    Référence : Le métropolite Hilarion appelle les catholiques à constituer avec les orthodoxes un front commun pour la défense des chrétiens persécutés