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Société - Page 868

  • Syllabus et Charia, même combat ?

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    2012-08-04 Radio Vatican :

    Rome accueillait cette année un sommet de haut niveau consacré aux attaques antichrétiennes. Organisé par l’OSCE, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, cette rencontre avait pour objectif de donner des clés de lecture pour prévenir et répondre aux actes de haine et aux crimes contre les chrétiens, en favorisant une meilleure coordination. Les travaux ont été ouverts par une intervention de Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire du Saint-Siège pour les Rapports avec les États, qui a souligné que les preuves de la montée de l’intolérance contre les chrétiens étaient indiscutables. Et même si les pays les plus concernés se trouvent au Moyen- Orient, en Asie et en Afrique, l’Europe, et plus largement le monde occidental, ne sont pas épargnés. Les frontières entre les trois stades de la christianophobie, à savoir l’intolérance, la discrimination puis la violence, sont fines et parfois franchies. Et selon Massimo Introvigne, représentant de l’OSCE pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, en particulier religieuse, ce phénomène est plus grave qu’on ne le laisse croire. Il répond au micro de Charles-François Brejon 

    Commentaire du Pr. Luc Perrin sur le « Forum Catholique » : (…) Ceci dit, rien de neuf ! Staline ou Mao ou les différents Kim sans oublier Enver Hodja en Albanie ont fait du talibanisme communiste : les "précédents" existent donc et sur une vaste échelle.

    La "liberté religieuse" était très réduite dans les années 1960 avec les régimes communistes comme en Chine-Corée du Nord et Vietnam-Laos aujourd'hui, dans les États musulmans, en Inde dans certains états ... Vous trouverez les mêmes choses en 2012 avec des déplacements même si cela s'est amélioré ici ou là (ex. Russie très partiellement ou Roumanie, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie), dégradé ailleurs au Proche Orient, en Afrique de l'Est etc.

    Évidemment dans ce contexte, difficile de tenir la thèse syllabusienne (…). Quelle crédibilité a-t-elle en Somalie ou au Nord Mali puisque les fondamentalistes musulmans ne font que l'appliquer pour eux-mêmes ? S'ils connaissaient le Syllabus, ils en feraient leur étendard en changeant "Église" par islam.

    C'est très exactement cette contradiction intrinsèque du catholicisme intransigeant syllabusien et étatiste du XIXe que Vatican II a voulu réduire via la notion de "liberté religieuse" appliquée aux rapports de l'individu aux États et sans renoncer en rien, redisons le, au "désir" (R. de Mattei) d'établir le régne social de Jésus Christ et de lui seul.

    Ce "désir" est consubstantiel à l'Église catholique et à la plupart si ce n'est la totalité des "Églises" chrétiennes qui ont une nature universaliste. Ce que d'aucuns peinent à admettre se limite au rôle actuel de l'État par rapport à ce "désir". La christianisation, l'islamisation, la sécularisation radicale des sociétés ne passent pas forcément par la case "État" même si en un temps omega elles peuvent y arriver. C'est la faille de l'analyse du très estimé Roberto de Mattei (ndB : ancien assistant du philosophe de la politique Augusto del Noce, professeur à l’Université romaine de la Sapienza )  confondre le "désir" et son "actualisation" hic et nunc, actualisation qui serait la condition de possibilité du premier, chose qui est historiquement controuvée, ce que mon confrère historien italien sait parfaitement. Mgr Mamberti "désire" certainement le règne social de Jésus Christ, pas plus que moi il ne pense qu'il soit indispensable pour la Chine (ou un autre État type Tunisie ou Iran ou Somalie) d'être un État catholique pratiquant la répression des autres cultes pour avoir ce désir que le règne social puisse progresser même en Chine aujourd'hui et demain. La revendication de la "liberté religieuse" pour tous (…) lui paraît en revanche un bon moyen pour permettre aux catholiques chinois de mieux agir en vue d'actualiser ce désir de règne social du Christ.

    Rappelons que Vatican II a un décret sur l'apostolat des laïcs, un autre sur la Mission dont le but est bien d'étendre le "règne social de Jésus Christ" à l'échelle mondiale. Il convient de ne pas isoler Dignitatis Humanae. du reste des textes conciliaires et post-conciliaires. »

    On ne peut que souscrire à ce point de vue, en précisant : le catholicisme n’est pas l’islam ni le communisme. Il n’a jamais confondu, dans le principe, l’Eglise et l’Etat. Une nation catholique est un peuple dont le « vouloir vivre collectif », les règles de vie ensemble, s’inspireraient de la morale évangélique qui, par hypothèse, respecte la liberté de chaque personne. Pourquoi une collectivité publique ne pourrait elle pas s’en inspirer ? Rien à voir avec la « charia » politico-religieuse  du genre « cuius regio eius religio ». Lorsqu’on parle du catholicisme comme religion de l’Etat, il faudrait d’abord savoir de quoi l’on parle, pour l’admettre ou le réprouver…

  • Les "Raisons de croire en Dieu" selon L'Express

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    Via "Réflexions sur la foi"

    « 10 raisons de croire en Dieu », dans l’hebdomadaire l’Express cette semaine

    De plus en plus d’intellectuels ou d’écrivains s’en réclament. Les scientifiques continuent de spéculer sur son existence. Les athées militants contribuent à la polémique. N’en déplaise à Nietzsche, Dieu n’est pas mort. Peut-on raisonnablement faire l’inventaire des raisons d’y croire? On peut…

    1. Parce qu'à l'horloge il faut un horloger

    Cet argument est l'un des plus vieux de l'histoire de la philosophie. On le trouve dans la Physique d'Aristote (né en 384 av. J.-C.), disciple de Platon et précepteur d'Alexandre le Grand: tout être en mouvement reçoit son mouvement d'un autre être, tel le stylo qui écrit reçoit le mouvement de ma main
    >>> à lire sur le site de L’Express (où n'en sont exposées que sept)

  • Dépasser nos préoccupations matérielles

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    Angélus du 5 août 2012 : Jésus nous invite à dépasser nos préoccupations matérielles

    Source : http://www.news.va

    Les perspectives de l’existence ne sont pas simplement celles des préoccupations quotidiennes : manger, s’habiller ou faire carrière. Ce que veut Jésus, c’est « aider les gens à aller au-delà de la satisfaction immédiate procurée par les nécessités matérielles, même si celles-ci sont importantes (…) Jésus nous invite à ne pas nous arrêter à l’horizon humain, mais à nous ouvrir à l’horizon de Dieu et de la foi », le Pape l’a rappelé ce dimanche lors de l’Angélus, récité dans la cour du Palais apostolique de Castelgandolfo, la résidence d’été des papes.

    Benoît XVI a commenté face aux fidèles l’Evangile selon Saint Jean, le chapitre 6 lors duquel Jésus est dans la synagogue de Capharnaüm après la multiplication des pains. La foule veut que le miracle se prolonge et demande au Christ ce qu’il faut faire pour travailler aux œuvres de Dieu et la réponse de Jésus est simple : « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé » dit l’Evangile de Jean (v 29). Car, a expliqué le Pape : « Jésus est le vrai pain de vie qui rassasie notre faim de sens et de vérité. Il ne peut pas s’obtenir avec le travail humain, il vient seulement comme un don d’amour de Dieu à chercher et accueillir. » Aussi, a affirmé Benoît XVI « le centre de l’existence, ce qui donne du vrai sens et une ferme espérance à notre cheminement parfois difficile, est la foi en Jésus, la rencontre avec Dieu. »

    « En ces journées pleines d’occupations et de problèmes, mais aussi de repos et de détente, le Seigneur vous invite à ne pas oublier que s’il est nécessaire de se préoccuper du pain matériel et de se redonner des forces, il est encore plus fondamental de faire croître son rapport avec Jésus, de renforcer notre foi en Lui qui est le « pain de vie », qui remplit notre désir de vérité et d’amour. »

  • Le combat pour la vie de Jeanne Smits (5/8/2012)

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    Jour après jour, Jeanne Smits enrichit son blog de précieux contenus qui mettent en évidence la nécessité d'une mobilisation au service de la vie, mais aussi pour le respect de l'enfant et la dignité de la femme :

  • Tunisie : un projet de loi criminalise l’atteinte au sacré

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    Source : la-croix.com

    Dans un communiqué publié vendredi, l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch affirme que le projet de loi pénalisant l’atteinte au sacré, déposé par le parti islamiste Ennahda qui dirige la coalition au pouvoir en Tunisie, « menace la liberté d’expression » et pourrait entraîner une « nouvelle forme de censure ».

    Le texte, déposé mercredi à l’Assemblée nationale constituante, codifie les atteintes au sacré et prévoit une peine de prison allant jusqu’à deux ans de prison et quatre ans en cas de récidive. Il dresse une liste des valeurs, lieux et objets sacrés : Dieu et Mahomet, tous les prophètes, tous les livres saints, les mosquées, les églises et les synagogues notamment. Il codifie également la nature des atteintes et leur degré de gravité entre « l’injure, la profanation, la dérision et la représentation d’Allah et de Mahomet ».

    Lors de son premier congrès public mi-juillet, le parti islamiste avait préconisé de criminaliser l’atteinte au sacré tout en s’engageant à « garantir la liberté d’expression ». En juin, une vague de violences a été déclenchée par la mouvance salafiste pour dénoncer une exposition d’art dont certaines œuvres ont été jugées offensantes pour l’islam. Ennahda a alors été accusé de complaisance à l’égard de ces militants extrémistes. Selon Human Rights Watch, « le droit international des droits humains interdit de criminaliser la diffamation de la religion », sauf dans les circonstances très limitées où la « promotion de la haine religieuse » constitue « une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence ».

  • Un homme de convictions et d'espérance

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    Maître Xavier Magnée : un homme de convictions et d’espérance

    Maître Xavier Magnée était l’invité du samedi de La Libre. L’occasion pour ce célèbre avocat de s’exprimer à propos de l’actualité judiciaire – notamment son point de vue quant aux libérations conditionnelles, à l’introduction éventuelle de peines incompressibles… -. L’occasion aussi de lui (re)découvrir de fortes convictions chrétiennes, qui ne l’ont pas laissé sans ressource au hasard des difficultés de la vie. C’est aussi un beau témoignage directement lié à son travail et au sens qu’il lui donne : « travailler, c'est pour moi être en contact avec la société et servir à quelque chose ».

    Extraits de La Libre :

    Vous êtes habitué à défendre des accusés dans des affaires très dures. Cela vous atteint-il psychologiquement, physiquement ?

    Ce sont des affaires qui sont à ce point épouvantables que pour les traiter, il faut y mettre toute sa passion de côté et avoir recours à ses ressources de froideur. Il faut être en quelque sorte 'en coma artificiel' pour gérer ça. Il faut être capable d'essayer de comprendre - je ne dis pas défendre- le pire et il faut être ouvert à l'homme. Il faut plonger dans des phénomènes d'une banalité extrême : comment peut-on beurrer sa tartine le matin et être un assassin le soir ? Il faut peut-être avoir souffert soi-même pour pouvoir traduire ce qui s'est produit en mots de tous les jours. Car les gens qui commettent de tels drames sont des gens de tous les jours.

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  • Syrie, vous avez dit "transition démocratique"

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    Peut-on se réjouir de la chute de Bachar al-Assad et de la victoire des "rebelles syriens" en croyant, ou en feignant de croire, qu'ainsi tout sera pour le mieux avec, à la clef, le passage de la dictature à la démocratie? Apparemment, on n'a rien retenu des précédentes leçons et notamment de ce qui s'est passé en Lybie. On commence cependant à se poser des questions lorsqu'on assiste, comme dans cette video, à des règlements de compte sommaires. Philippe Oswald, sur Liberté Politique, consacre l'éditorial de cette semaine à la situation en Syrie:

    Syrie : chaos, terreur, et non « transition démocratique » !

    Déjà rendu fiévreux par la crise économique et la perspective d’une rentrée très difficile, notre repos estival ne peut qu’être troublé par les évènements de Syrie. Particulièrement meurtrière et dévastatrice, la bataille d’Alep fait monter l’angoisse sur le sort de sa population et notamment des chrétiens pris au piège d’une atroce guerre civile et religieuse entre musulmans sunnites et la minorité alaouite (haïe et méprisée des sunnites), elle-même soutenue par ses alliés chiites armés par l’Iran.

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  • Fin de la politique de l'enfant unique en Chine

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    Nous y avions déjà fait écho : http://www.belgicatho.be/archive/2012/07/24/remettra-t-on-en-question-la-politique-de-l-enfant-unique-et.html

    Mary-Françoise Renard y revient sur Atlantico, ce 3 août :

    Vers la fin de la politique de l’enfant unique en Chine : une bonne nouvelle pour l’économie mondiale

    En vigueur depuis 1980, la politique de l'enfant unique est désormais ouvertement contestée en Chine. Une bonne nouvelle pour la seconde économie du globe, qui semble s’essouffler.

    Le drame de l’avortement forcé d’une femme enceinte de 7 mois a fait récemment l’objet d’une très vive indignation en Chine et à l’étranger. Si cette pratique n’est malheureusement pas nouvelle, certaines réactions le sont. En effet, le gouvernement chinois a laissé la presse insister longuement sur cet évènement, ce qui conduit à penser que les autorités autorisent les critiques sur la politique de l’enfant unique, alors même que certains experts chinois ont pris position contre elle. Pourquoi cette politique a-t-elle été mise en place ? Quelles en sont les principales conséquences ? Dans le contexte actuel, doit-elle être remise en question ?

    Officiellement adoptée en septembre 1980, la politique de l’enfant unique visait à restreindre la croissance de la population pour obtenir un chiffre total de 1,2 milliard de personnes en 2000. Elle a été très efficace puisque ce résultat a pratiquement été obtenu et dix ans plus tard, le recensement de 2010 conclut à une population de 1,33 milliard d’habitants. Les contraintes ont été assouplies ces dernières années et on estime souvent à moins de 40% la part de la population y étant soumise.

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  • France : les "poissons roses" déjà mal à l'aise dans le vivier socialiste ?

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    Pour des chrétiens soucieux de justice sociale et révulsés par un certain cynisme néo-libéral, la tentation est forte de rejoindre les rangs socialistes. Ainsi en va-t-il des "poissons roses" qui ont incité à voter en faveur de François Hollande. Le problème (hautement prévisible), c'est lorsqu'il s'agit des valeurs éthiques que les chrétiens ne peuvent brader et que les socialistes - tout comme les libéraux d'ailleurs - sont prêts à "aménager" dans des dispositifs légaux à géométrie variable. Ainsi lisons-nous sur gènéthique.org :

    Les " Poissons roses " vont à " contre-courant" du Gouvernement

    Certains courants, à gauche, n’hésitent pas à faire part de leur inquiétude vis-à-vis du "programme de François Hollande en faveur [notamment] de l’euthanasie […] et de la recherche sur l’embryon humain".    

    Ainsi en est-il d’une "contribution thématique [cosignée par Michel Rocard et] déposée, en vue du prochain congrès du PS [Parti Socialiste], par l’un des courants, ‘les poissons roses’, […] [qui] rassemble des chrétiens de gauches". Pour ces derniers, il faut notamment "tourner le dos à l’euthanasie […] empêcher la possibilité de création d’embryons surnuméraires" et "même ‘diminuer le nombre d’avortements’ ".

    Philippe de Roux, co-dirigeant du mouvement des Poissons roses composé de 600 adhérents, espère ainsi "pouvoir introduire un débat  sur les questions d’éthique sociale et à force de rencontres et de discussions, faire comprendre aux socialistes qu’elles doivent faire partie intégrante de leur politique"

  • Assoupissement estival…

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    Ce sont les vacances. Du coup, les médias tournent au ralenti, avec des effectifs réduits. L’information s’en ressent, bien évidemment, même si elle couvre l’urgence : ainsi sommes-nous (sommairement) informés au sujet de la Syrie, et sommes-nous tenus au courant du déroulement des jeux olympiques ; il faut bien aussi, mobilisation populaire oblige, que soit évoquée la (possible) libération conditionnelle de Michelle Martin. Pour le reste, il faudra attendre la fin de la « trêve estivale ». En surfant sur le net, on s’aperçoit que de nombreux blogueurs et autres gestionnaires de sites succombent également à la torpeur estivale et n’alimentent que parcimonieusement leurs contenus.

    Pourtant, je ne suis pas sûr que les protagonistes des nombreux conflits qui déchirent la planète soient en vacances, pas plus que ceux qui œuvrent à faire évoluer nos sociétés vers des lendemains qui ne nous enchantent pas. Il ne semble pas non plus que les processus économiques et financiers connaissent une quelconque relâche à l’heure où des Etats ou des régions sont en grave difficulté de payements et où l’avenir de la devise européenne inspire les plus grandes inquiétudes.  

    Mais, nous dira-t-on, même le pape est en vacances! Où il ne chôme pas, semble-t-il. Il vient de mettre la dernière main à son troisième volume sur Jésus de Nazareth, plus particulièrement consacré aux Evangiles de l’Enfance, et envisagerait la publication d’une quatrième encyclique. Par ailleurs, il se prépare à son très prochain voyage au Liban dont la situation est particulièrement cruciale.

    Finalement, la question se pose de savoir si le rythme de l’information, assez frénétique habituellement, n’est pas entretenu de façon très artificielle. Ainsi se crée une réelle dépendance chez un public en attente de messages et, en même temps, une pression sur les médias pour qu’ils répondent à cette fringale d’informations. On le voit bien sur certains sites et blogs où il « faut » mettre en ligne à intervalles rapprochés de nouveaux contenus pour tenir en haleine un public qui assure un niveau de fréquentation élevé. Et nous-mêmes, sommes-nous vraiment à l’abri de cette tentation sur ce blog ?

    Où est la juste mesure ? Sans doute faut-il se tenir informé de la marche du monde, de l’évolution de notre société, des enjeux importants de l’heure présente, mais sans succomber à une sorte de prurit où il faudrait que l’on se gratte dès que cela chatouille. Garder une sérénité intérieure en s’arrimant à Celui que n’affectent pas les tribulations du monde - « Stat Crux dum volvitur orbis »* - tout en étant attentif à ce qu’il advient aujourd’hui de ce monde qui nous est confié, voilà un équilibre bien difficile à trouver…

    * Devise des chartreux : « la Croix demeure tandis que le monde tourne »

  • Accueil de Michelle Martin chez les Clarisses de Malonne : le bourgmestre de Namur veut calmer le jeu

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    Extrait de « La Libre » de ce jour :

    « Ce vendredi, à Malonne, à l’initiative de divers citoyens belges, qui ont fait connaître leurs intentions via les réseaux sociaux, une manifestation est en cours, à proximité du monastère des sœurs Clarisses. Selon les premières estimations de la police, elle réunit environ 300 personnes.

    On sait depuis mardi et la décision prise par le tribunal de l’application des peines de Mons que, sauf si la Cour de cassation en décidait autrement, Michelle Martin, l’ex-compagne de Marc Dutroux, se retrouvera en libération conditionnelle dans ce couvent dans les prochaines semaines.

    Les manifestants entendent exprimer leur désapprobation. Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot (CDH) a autorisé cette manifestation (qui devrait être suivie par une autre, dimanche matin) mais il appelait au calme, jeudi soir. "Je suis moi-même père de famille et je comprends l’émotion qui a saisi une partie de l’opinion publique, mais je demande à chacun de recouvrer raison. J’en appelle au sang-froid des manifestants et leur demande d’éviter tout acte de vandalisme et tout débordement", nous confiait-il.(…)

    Le bourgmestre de Namur nous a par ailleurs confirmé la tenue, lundi soir, à 20 heures, au Champ-Ha, qui n’est autre que le centre sportif de Malonne, d’une réunion d’information à l’attention des habitants de la localité.

    Y participeront, outre M. Prévot, le chef de corps de la police locale et l’ancien président du tribunal de Première instance de Namur, Christian Panier. La volonté des organisateurs est d’expliquer les tenants et aboutissants de la décision du TAP, histoire, si possible, de calmer les esprits.

    Cette initiative à caractère pédagogique est à saluer car, pour le moment, circulent, sur le Net notamment, les déclarations les plus farfelues qui soient. "J’aimerais vraiment qu’on retrouve une approche plus rationnelle de l’événement", scande le bourgmestre (…).

    Environ 300 personnes manifestent à Malonne 

  • L’eusses-tu cru ?

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    Faute d’être sollicité, Mgr Gaillot, l’ancien « patron » du diocèse d’Évreux,  évêque aujourd’hui  in partibus infidelium,  le rappelle lui-même à notre mémoire : il est pour le mariage gay.

     Portrait-souvenir dans « Le Progrès » :

    « Il le reconnaît sans détour : son téléphone portable sonne moins souvent qu’avant. « J’ai quand même eu un appel d’un journaliste de Rouen, avant-hier, parce que j’allais défendre les occupants d’un squat, là-bas » tempère-t-il, de sa voix toujours aussi enjôleuse. Jacques Gaillot – la coqueluche de médias adorant détester l’Église, et ne pouvant donc que vénérer son poil à gratter n° 1 – a presque disparu des écrans télés. Sic transit gloria mundi. « Ainsi passe la gloire du monde », disait-on à une époque aux papes, lors de leur intronisation. Dans les dix années qui avaient suivi son éviction de sa charge d’évêque d’Évreux – et sa nomination sanction comme évêque de Partenia, un diocèse d’Algérie qui n’existe plus – Mgr Gaillot témoignait encore régulièrement de ses combats – pour la défense des mal-logés et des sans-papiers, pour le mariage des prêtres et celui des homosexuels… Puis, les médias sont passés à autre chose – affaire de génération, sans doute. L’ex-enfant terrible de l’épiscopat français n’a même pas été sollicité, ces derniers temps, pour réagir sur le mariage gay, que le pouvoir socialiste veut autoriser, en même temps que l’adoption d’enfants par les couples d’un même sexe.

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