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Spiritualité - Page 99

  • Un Nihil obstat pour la dévotion à Notre-Dame de la Miséricorde de Pellevoisin

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    De Vatican News :

    Notre-Dame de la Miséricorde de Pellevoisin: une dévotion qui fait du bien

    Le dicastère pour la Doctrine de la foi a donné son accord à l'archevêque de Bourges pour publier le décret de «nihil obstat» concernant la dévotion liée au sanctuaire marial de cette petite commune française où, en 1876, une pauvre servante, Estelle Faguette, aurait eu plusieurs apparitions de la Vierge Marie.

    «Bien qu’il ne soit pas dans les habitudes de ce dicastère de se prononcer sur le caractère surnaturel ou l’origine divine des phénomènes surnaturels et des prétendus messages, les paroles qu’Estelle attribue à la Vierge Marie ont une valeur particulière permettant d’entrevoir une action de l’Esprit Saint au cœur de cette expérience spirituelle».

    C'est ce qu'écrit le cardinal Victor Manuel Fernández dans une lettre adressée à l'archevêque de Bourges, Mgr Jérôme Daniel Beau, et approuvée par le Pape François mercredi 22 août, dans laquelle il donne son accord pour procéder au décret proposé de «nihil obstat» concernant «Notre-Dame de la Miséricorde», vénérée dans le sanctuaire de Pellevoisin, une petite commune du centre de la France, où en 1876 une pauvre servante, Estelle Faguette, aurait eu plusieurs apparitions de la Vierge Marie.

    Une dévotion recommandée

    Le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi affirme que non seulement «il n’y a pas d’objections doctrinales, morales ou autres à cet événement spirituel» auquel les fidèles «peuvent donner leur assentiment avec prudence» (Normes, art 22, 1), «mais qu’au contraire la dévotion dans ce cas, déjà florissante, est particulièrement recommandée à ceux qui veulent librement y adhérer», car il y a là «un chemin de simplicité spirituelle, de confiance et d’amour» qui est susceptible de faire beaucoup de bien et qui «sera assurément un bien pour toute l’Église».

    La lettre d'Estelle à la Vierge

    Estelle est née le 12 septembre 1843 dans une famille très pauvre. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses parents, elle travaille d'abord comme blanchisseuse, puis comme domestique. Elle tombe gravement malade et sa vie est en danger. C'est alors qu'elle décide d'écrire une lettre touchante à la Vierge pour demander sa guérison afin de continuer à subvenir aux besoins de ses pauvres parents. Ses paroles, écrit le cardinal, «frappent par leur simplicité, leur clarté et l’humilité. Estelle raconte les souffrances causées par sa maladie. Elle ne se targue pas d’un esprit chrétien de résignation. Au contraire, elle fait part de sa résistance intérieure à une maladie qui a bouleversé son projet de vie». Mais finalement, elle s'en remet toujours à la volonté de Dieu. Elle veut seulement aider son père et sa mère de toutes les forces qui lui restent: «Ce dévouement généreux aux autres, cette vie consacrée à leur soin, est ce qui a le plus touché le cœur de la Vierge» qui «sait reconnaître tout le bien qui se cache derrière nos paroles».

    La guérison miraculeuse

    La jeune femme raconte que les premières apparitions ont commencé en février 1876, alors qu’elle avait 32 ans: à la cinquième apparition, comme promis par Marie, elle a été complètement guérie. Estelle est très claire sur ce qui s'est passé: la Vierge a obtenu sa guérison par son Fils. Tout est attribué au Christ, c'est le Christ qui a écouté l'intercession de sa mère. Une guérison, souligne le cardinal Fernández, «confirmée comme miraculeuse par l’archevêque de Bourges, le 8 septembre 1893, avec l’accord du Saint-Office».

    Quelques messages de Marie

    Dans ses messages, Marie manifeste à Estelle toute sa proximité et sa tendresse avec des paroles d'encouragement: «Ne crains rien, tu es ma fille», «Si tu veux me servir, sois simple»«Courage», «Je serai invisiblement près de toi […] Tu n’as rien à craindre»«Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire». Et puis les exhortations à la paix: «Du calme, mon enfant, patience, tu auras des peines, mais je suis là», « Je voudrais que tu sois encore plus calme [...] Tu as besoin de te reposer». Une invitation également adressée à l'Église: «Dans l'Église, il n'y a pas ce calme que je désire».

    Une présence silencieuse

    Souvent, dit le cardinal préfet, «plus que les paroles de Marie, ce qui fascine, c’est sa présence silencieuse, ces longs silences où son regard de Mère guérit l’âme». Estelle écrit: «Mon Dieu comme elle était belle! Elle resta longtemps immobile sans rien dire [...] Après ce silence, elle me regarda; je ne sais pas ce que j’éprouvais; comme j’étais heureuse!»«Elle ne m’a rien dit. Puis elle jeta les yeux sur moi et m’a regardée avec beaucoup de bonté et partit», Elle «me regardait toujours souriant»«Quelle beauté et quelle douceur!», «Quelle bonté dans son regard et quelle miséricorde!».

    Le scapulaire avec l'image du Cœur du Christ

    «L'expérience de Pellevoisin, poursuit le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, est mariale, mais en même temps elle demeure fortement christologique». Ainsi, «la grande demande de la Vierge à Estelle est qu’elle répande le scapulaire avec l’image du Cœur du Christ, et son grand message est l’invitation à se tourner vers le Cœur aimant du Seigneur». Montrant à Estelle le scapulaire du Sacré-Cœur du Christ, Marie dit: «Depuis longtemps, les trésors de mon Fils sont ouverts [...]. J’aime cette dévotion».

    Estelle accepte cette demande de répandre la dévotion au Cœur du Seigneur. «Le Cœur du Christ n’est jamais indifférent; il se laisse toucher par notre supplication sincère et aimante, surtout quand c’est la Mère qui touche son Cœur». La vie d'Estelle s'est déroulée dans l'humilité au milieu de nombreuses épreuves, accusations et calomnies. En 1925, elle entre dans le Tiers-Ordre dominicain. Elle meurt à Pellevoisin le 23 août 1929 à près de 86 ans.

    Les autorisations des Papes

    Le cardinal rappelle que plusieurs papes ont autorisé des actes de dévotion liés à «Notre-Dame de la Miséricorde», également connue sous le titre de «Mère toute miséricordieuse»: en 1892, Léon XIII a accordé des indulgences aux pèlerins qui se rendaient à Pellevoisin et, en 1900, il a reconnu le scapulaire du Sacré-Cœur. Benoît XV en 1915, recevant le scapulaire, affirme que «Pellevoisin a été choisi par la Sainte Vierge comme un lieu privilégié où elle répand ses grâces». En 1922, l’autorisation d’une messe votive, le 9 septembre, est donnée à la paroisse de Pellevoisin. Au cours de toutes ces années, dit le cardinal Fernández, «de nombreux et beaux fruits de foi et de charité» ont fleuri chez ceux qui ont vécu cette dévotion.

    En long et en large sur Aleteia.org

  • Il n’y a pas de place pour Dieu au Danemark, ni besoin de lui en Norvège

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    De sur First Things :

    La foi de mes pères

    29 août 2024

    Cet été, mon mari et moi avons fait une croisière dans les fjords à couper le souffle de Norvège et du Danemark, en faisant escale dans des villes et des villages. Au cœur de chaque petit hameau se dresse une jolie église en bois (ou en pierre, si l’église d’origine en bois avait brûlé). Et, invariablement, nos guides nous disaient, avec plus ou moins de satisfaction, que « personne en Norvège ou au Danemark ne va plus à l’église ». Le luthéranisme dévot de mes ancêtres, qui a tant façonné et défini mes grands-parents et mes parents, est mort et enterré. 

    Selon les guides, la question est désormais de savoir quoi faire de tous les bâtiments religieux. Les paroisses ne sont plus en mesure de s'en occuper, et c'est la ville et l'État qui doivent en prendre en charge l'entretien. Dans la plupart des cas, les églises, si elles sont ouvertes, sont devenues des « centres culturels » pour des concerts et des pièces de théâtre, et sont bien entretenues. 

    Mais au cœur du centre-ville de Bergen, en Norvège, au bout d'une vaste place, se dresse l'église Saint-Jean, actuellement recouverte d'un tissu blanc disgracieux, son clocher dépassant bizarrement du sommet. Notre guide nous a expliqué que cela faisait un certain temps que les choses étaient ainsi en raison d'un désaccord sur ce qu'il fallait faire du bâtiment. On ne savait pas si l'église était réellement en cours de rénovation ou si elle était simplement recouverte pour protéger les passants des chutes de pierres. 

    En juin dernier, un immense drapeau palestinien a été peint sur le tissu. Le drapeau a depuis été retiré, mais l’incident met en lumière une triste vérité : l’islam est la seule religion en plein essor à Bergen. 

    Le christianisme est peut-être mort en Scandinavie, mais le zèle religieux ne l’est certainement pas. Partout, nous avons eu droit à des conférences passionnées sur le changement climatique et le développement durable. Les voitures électriques sont de rigueur et le traitement des déchets est tout simplement miraculeux. Bergen est fière de son système de canalisations coûteux et élaboré qui, selon notre guide, transporte et transforme immédiatement les déchets. Jetez-les ici : ils sont rapidement rachetés, sanctifiés et recréés là-bas. Les Norvégiens ne se soucient peut-être plus beaucoup de leur propre rédemption, mais ils sont profondément pieux quant à la rédemption de leurs déchets. 

    Lors de notre dernière escale en Norvège, tôt un dimanche matin, notre bateau a accosté à Kristiansand et nous nous sommes dirigés vers le cœur de la charmante ville portuaire où la cathédrale de Kristiansand, l'une des plus grandes églises de Norvège, domine la place. Bien que son site Internet annonce des services à 11 heures, nous n'avons trouvé aucun panneau extérieur, les portes étaient verrouillées et personne ne se promenait. Plus tard, nous sommes revenus avec un guide, qui ne savait rien des services, mais nous a parlé des concerts d'orgue quotidiens pour les touristes. 

    Bien que l'extérieur soit en pierre néogothique (trois églises précédentes sur le site ont brûlé), l'intérieur est un mélange de bois peint et non peint, typiquement norvégien et absolument magnifique. J'ai imaginé mes ancêtres se rassemblant pour chanter ici, et j'ai pleuré de voir à quel point il était vide ce dimanche-là. 

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  • Discernement des apparitions privées : les apparitions de Marie « Rose Mystique » en Italie (en 1947 et 1966)

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    Les apparitions de Marie « Rose Mystique » en Italie (en 1947 et 1966) (86 mn)

    Par Arnaud Dumouch, 2024
     
    Thèmes abordés : Comparaison de cette apparition manifestement authentique avec certaines autres apparitions marquées par la désobéissance, le catastrophisme, le millénarisme et qui seront manifestement un jour canoniquement rejetées par l’Eglise ; Pourquoi l’obéissance humble est-elle la marque ultime de la présence de la sainte Vierge ?
     
    Cette apparition est la première à recevoir officiellement le Nihil Obstat selon les nouvelles normes de discernement des apparitions privées publiées en 2024 par le Dicastère de la Doctrine de la Foi. Le discernement a été fait sur de longues années : il a porté principalement sur deux choses :
     
    1° D’abord l’observation des fruits spirituels et le constat de la grande obéissance de la voyante Pierina Gilli (1911-2011), après une épreuve de silence imposée par les évêques durant plusieurs décénnies ;
    2° Une étude théologique du message et l’étude critique des titres de la Vierge comme « rose mystique », comme « médiatrice des grâces » et comme « corédemptrice ».
     
    3° Cette apparition pourrait un jour recevoir une reconnaissance canonique étant donné le nombre de miracles indubitables qui l’accompagne.
  • "Nous ne pouvons pas inventer une nouvelle foi" (l'évêque de Haarlem-Amsterdam)

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    De Dorothée Schmidt sur le Tagespost (traduction automatique !) :

    L'évêque d'Amsterdam : Nous ne pouvons pas inventer une nouvelle foi

    Jan Hendriks, évêque de Haarlem-Amsterdam, recommande que l'Église d'Allemagne ne commette pas les mêmes erreurs que l'Église néerlandaise il y a plus de 50 ans.

    23 août 2024

    Vous avez publié de nombreux articles sur la spiritualité, le droit canonique et le Concile Vatican II et avez écrit de nombreux livres, notamment sur les années liturgiques A, B et C et sur la prière. Êtes-vous déjà en train d’écrire ou de planifier un nouveau livre ? 

    J'ai bientôt un article sur Marie dans la tradition pré-nicéenne, qui fait partie d'un livre intitulé "Le Symbole des Apôtres. Né de la Vierge Marie".

    A lire aussi :
    Vue du Chemin Synodal
    Mgr Hendriks met en garde contre l’édulcoration de l’Évangile

    Un article de la période Corona s’intitulait « Prier en temps d’épreuve ». L’Église en général traverse une période d’épreuve, y compris aux Pays-Bas. Ces dernières années, de nombreuses églises ont dû fermer. Dans votre diocèse, environ 60 pour cent des églises ont été touchées. Quelles en ont été les principales raisons ? 

    Les 60 pour cent ne sont qu’une bonne estimation. Ils ont examiné les finances et réfléchi aux églises qu’ils pourraient conserver. Une bonne accessibilité était ici cruciale. Il était particulièrement important pour les jeunes de rencontrer d'autres jeunes familles. Si une jeune famille s’assoit seule chaque semaine à la messe dominicale parmi des personnes de plus de 80 ans, cela n’est pas attrayant.

    Ici aux Pays-Bas, nous devons payer nous-mêmes les églises. Il n'y a aucune contribution financière du gouvernement, sauf si l'église est un monument national. Ensuite, il y a une subvention pour les rénovations et juste une subvention. Donc, si moins de gens s’impliquent, alors les églises ne pourront plus survivre. Pour entretenir une église, il faut non seulement de l’argent mais aussi des bénévoles et bien sûr des croyants.

    Près de 60 pour cent des Néerlandais n’ont aucune religion ; Jésus ne joue pratiquement aucun rôle.

    D'une part, c'est la situation aux Pays-Bas. Nous ressentons les conséquences de la sécularisation et du processus pastoral post-conciliaire. En conséquence, toute une génération a grandi sans aucune connaissance de la foi. D’un autre côté, de plus en plus de jeunes surgissent de nulle part. Souvent, ils ne viennent pas de familles catholiques, mais veulent être acceptés dans l’Église catholique parce qu’ils ont été touchés. Cette année, nous avons 250 jeunes qui se sont convertis à la foi catholique, parmi lesquels des musulmans. La tendance est à la hausse. Nous voyons - et cela ne doit jamais être oublié - que ce n'est pas notre Église, mais plutôt le Saint-Esprit qui guide l'Église. C'est l'Eglise de Dieu. 

    Dans les années 1960, la foi des Néerlandais s’est fortement dégradée, comparable à la situation actuelle de l’Église en Allemagne. Le pape François avait demandé à plusieurs reprises de ramener la Voie synodale dans la ligne de Vatican II et du droit canonique. Vous êtes un expert du droit canonique et du Concile Vatican II. Selon vous, quels sont les principaux problèmes de ce processus de réforme en Allemagne ?

    Tout d’abord : je parle également de mon expérience aux Pays-Bas. J'ai personnellement assisté au conseil pastoral dans les années 1960. Les croyants de cette région avaient les mêmes idées, car elles avancent désormais sur le chemin synodal en Allemagne. Je ne peux que souligner les conséquences que ces idées ont eu sur nous : elles ont provoqué beaucoup de divisions et de troubles - parmi les croyants, avec Rome et l' Église universelle - et ont conduit à une forte sécularisation. Les gens ont tourné le dos à la foi.

    En Allemagne, les gens pensent qu’ils doivent suivre l’air du temps pour rester connectés. Les réalités de la vie des gens d’aujourd’hui deviennent une boussole pour l’Église…

    ... tout comme les Néerlandais pensaient à l'époque que c'était la réponse à la laïcisation. Les gens pensaient qu'ils devaient devenir plus laïcs et abandonner certaines choses dans leur foi s'ils voulaient rester dans l'air du temps et rester en phase avec leur temps. Mais ce n'était pas la bonne réponse. Au contraire. Cela a conduit à une accélération du processus de sécularisation même au sein de l’Église. 

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  • Voulez-vous partir, vous aussi ? (21e dimanche du temps ordinaire)

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    Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,60-69.
    Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
    Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? 
    Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . . 
    C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. 
    Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait. 
    Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » 
    A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. 
    Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » 
    Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. 
    Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »

    Le texte de l’homélie qui suit trouve sa source ici : carmel.asso.fr

    Il fait référence à la première lecture, tirée du Livre de Josué, et à la deuxième (lettre de Saint Paul aux Ephésiens). Voir : levangileauquotidien

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  • Le dimanche du choix (21e dimanche du temps ordinaire)

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    Du Père Yvon-Michel Allard, s.v.d., directeur du Centre biblique des Missionnaires du Verbe Divin, Granby, QC, Canada (http://www.cursillos.ca/formation/reflexion-chretienne.htm):

    Un peuple qui choisit

    Aujourd’hui, c’est le dimanche du choix. Jésus, constatant le départ de plusieurs disciples, demande à ses apôtres : «Voulez-vous partir vous aussi?» Et Josué, dans la première lecture, pose aux gens de son peuple la question suivante : «S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez qui vous voulez servir».

    Actuellement dans l’Église, comme aux premiers temps du christianisme, plusieurs se retirent et refusent de suivre le Christ. Des milliers de personnes abandonnent leur église et leur communauté chrétienne parce que, selon eux, le Seigneur est trop exigeant et ils ont des choses plus importantes à faire. Cependant, il est bon de constater que les départs n’ont pas été inventés par les gens d’aujourd’hui!

    De temps à autre, nous pouvons réfléchir sur ces départs et de nous interroger sur notre propre fidélité. On ne peut rester fidèle que si l’on est en amour.

    Dans la première lecture, Josué est maintenant vieux et il sent que la mort est proche. On a l’impression que ce grand chef de guerre ne veut pas qu’on se souvienne de lui pour ses nombreuses victoires militaires mais pour sa fidélité envers Dieu. Il rassemble le peuple à Sichem, le centre religieux d’Israël, et pose la question : «Si vous ne voulez plus servir Jahvé, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir… et il ajoute : Quant à moi et ma famille, nous servirons Jahvé.» Et alors il rappelle tout ce que le Seigneur a fait pour son peuple : «Yahvé notre Dieu est celui qui nous a fait sortir du pays d’esclavage, il a fait pour nous de grands signes et il nous a donné cette terre qui est la nôtre.»

    Il est important de nous souvenir de ce que Dieu a fait dans nos vies! «Je me souviens» est le slogan du Québec. Nous le retrouvons sur toutes les plaques d’immatriculation de nos véhicules. Malheureusement, sur le plan religieux, nous avons la mémoire courte!

    Comme le dit si bien Israël Zangwill, en parlant de la tradition juive : «Nous ne sommes pas un peuple choisi, mais un peuple qui choisit.». Ce choix fondamental est important pour chacun de nous et il influence le choix des autres. La décision de Josué a joué un grand rôle dans la prise de position d’Israël et le choix de Pierre a influencé celui des disciples qui sont restés fidèles au Christ. Nos décisions ont toujours une influence sur notre famille et sur les gens qui nous entourent.

    Un choix aussi fondamental que celui de laisser Dieu entrer dans notre vie doit être refait régulièrement et doit être accompagné d’actions concrètes d’amour, de charité et de partage. Les personnes qui s’aiment ne se choisissent pas seulement le jour des noces. Le choix doit être fait et refait des milliers de fois à travers les années, dans les temps de bonheur comme dans les périodes plus difficiles.

    A la fin de l’évangile d’aujourd’hui, Pierre nous offre une profession de foi d’une grande beauté : «À qui irions-nous, Seigneur? Tu as les paroles de la vie éternelle». Réponse modeste, humble même, mais combien significative.

    De nos jours, comme au temps de Jésus et au temps de Josué  un grand nombre de chrétiens abandonnent leurs convictions religieuses pour suivre d’autres dieux et d’autres idoles : l’argent, le prestige, la carrière, les honneurs, le bien-être, la science, le progrès technique … Il n’y a rien de très nouveau dans tout cela.

    Le Christ demande à chacun de nous ce matin : «Voulez partir vous aussi?»

    La fidélité au Seigneur sera possible seulement si nous entretenons l’amour et la confiance que nous avons envers lui. «À qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle.»

  • Ce qui différencie Pierre de Judas

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    (ZENIT.org) - Benoît XVI lors de l’angélus du dimanche 26 août 2012 :

    Chers frères et sœurs,

    Ces derniers dimanches, nous avons médité sur le discours du « pain de la vie », que Jésus prononce dans la synagogue de Capharnaüm après avoir nourri des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. Aujourd’hui, l’Evangile présente la réaction des disciples à ce discours, une réaction que le Christ a lui-même provoquée consciemment. Tout d’abord, l’évangéliste Jean – qui était présent avec les autres Apôtres – rapporte que «A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui.» (Jn 6,66). Pourquoi ? Parce qu’ils ne crurent pas aux paroles de Jésus qui disait : « Je suis le pain vivant descendu du ciel, qui mange ma chair et boit mon sang vivra éternellement » (cf. Jn 6,51.54), des paroles vraiment inacceptables, incompréhensibles pour eux. Cette révélation restait incompréhensible pour eux, comme je l’ai dit, parce qu’ils l’entendaient au sens seulement matériel, alors que dans ces paroles était annoncé le mystère pascal de Jésus, dans lequel Il se donnerait lui-même pour le salut du monde.

    Voyant que beaucoup de ses disciples s’en allaient, Jésus se tourna vers ses disciples en disant: «Voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jn 6,67). Comme dans d’autres cas, c’est Pierre qui répond au nom des Douze : «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? – nous aussi nous pouvons répéter «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? » - Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu.» (Jn 6,68-69). Sur ce passage, nous avons un très beau commentaire de saint Augustin, qui dit : «Voyez comment Pierre, par grâce de Dieu, par inspiration de l’Esprit Saint, a compris ? Pourquoi a-t-il compris ? Parce qu’il a cru. Tu as les paroles de la vie éternelle. Tu nous donnes la vie éternelle en nous offrant ton corps ressuscité et ton sang, toi-même. Et nous avons cru et connu. Il ne dit pas: nous avons connu et cru, mais nous avons cru et puis connu. Nous avons cru pour pouvoir connaître; si, en effet, nous avions voulu connaître avant de croire, nous n’aurions réussi ni à connaître ni à croire. Qu’est-ce que nous avons cru et qu’est-ce que nous avons connu ? Que tu es le Christ Fils de Dieu, c’est-à-dire que tu es la vie éternelle même, et dans la chair et le sang tu nous donnes ce que tu es toi-même » (Commentaire sur l’Evangile de saint Jean, 27, 9).

    Enfin, Jésus savait que même parmi les douze Apôtres, l’un d’eux ne croyait pas: Judas. Judas aussi aurait pu s’en aller, comme le firent de nombreux disciples; ou plutôt, il aurait peut-être dû s’en aller, s’il avait été honnête. Au contraire il resta avec Jésus. Il resta non par foi, non par amour, mais avec le dessein secret de se venger du Maître. Pourquoi ? Parce que Judas se sentait trahi par Jésus, et il décida qu’à son tour il le trahirait. Judas était un zélote, et il voulait un Messie gagnant, qui guidât une révolte contre les Romains. Jésus avait déçu ses attentes. Le problème est que Judas ne s’en alla pas, et sa faute la plus grave fut le mensonge, qui est la marque du diable. Pour ceci Jésus dit aux Douze : «L'un de vous est un démon !» (Jn 6,70). Prions la Vierge Marie, qu’elle nous aide à croire en Jésus, comme saint Pierre, et à être toujours sincères avec Lui et avec tous.

  • Le lien entre Akita et Fatima : les messages de Notre-Dame à Sœur Agnès Sasagawa

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    De Joseph Pronechen sur le NCR (traduction automatique !):

    Le lien entre Akita et Fatima : les messages de Notre-Dame à Sœur Agnès Sasagawa

    « C'est le message de Fatima », a déclaré l'évêque John Shojiro Ito, qui a officiellement approuvé les apparitions mariales de 1973, à la religieuse japonaise, décédée ce mois-ci.

    Lorsque sœur Agnès Sasagawa, la voyante d’Akita, au Japon, est décédée à l’âge de 93 ans , le 15 août, en la solennité de l’Assomption, les messages qui lui auraient été transmis et leur lien avec ceux de Fatima sont à nouveau revenus au premier plan.

    Les liens entre Akita et Fatima sont frappants, à commencer par le message principal d'Akita et le « Miracle du Soleil » de Fatima qui ont tous deux eu lieu le 13 octobre. Le jour de la semaine était également le même : un samedi, le jour spécial de notre Sainte Mère. Les apparitions de Notre-Dame se sont terminées à Fatima avec le Miracle du Soleil à cette date en 1917 ; et à cette même date et ce même jour de la semaine en 1973, elle a donné son troisième message d'une série de quatre à Sœur Agnès.

    Rosaire et Adoration

    Fatima et Akita ont tous deux commencé par la visite d'un ange.

    En 1969, alors que Sœur Agnès des Servantes de la Sainte Eucharistie priait le Rosaire alors qu’elle se remettait d’une maladie, son ange gardien lui apparut et lui dit d’ajouter après chaque dizaine : « Ô mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, sauve-nous des feux de l’enfer, conduis toutes les âmes au ciel, en particulier celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde. » C’était la prière que Notre-Dame enseignait et demandait à Fatima. La religieuse n’avait jamais entendu parler de cette prière supplémentaire au Rosaire, car à cette époque, il n’en existait aucune traduction en japonais. Puis vint le samedi 13 octobre 1973, lorsque Notre-Dame apparut à Sœur Agnès alors qu’elle était en adoration eucharistique avec sa supérieure et récitait le Rosaire.

    Mots d'avertissement

    Le message que rapporta Sœur Agnès était semblable à celui que Marie avait donné aux enfants voyants à Fatima. Elle venait de commencer à réciter le rosaire lorsqu'elle entendit Notre-Dame lui adresser ces paroles :

    « Comme je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’améliorent pas, le Père infligera un terrible châtiment à toute l’humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, comme on n’en aura jamais vu auparavant. Le feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront seront le Rosaire et le Signe laissé par Mon Fils. »

    À Fatima, lorsque le Miracle du Soleil se produisait, les gens pensaient que le soleil se dirigeait vers la Terre, comme si du « feu » tombait du ciel.

    Notre-Dame a continué à Akita : « L’œuvre du diable s’infiltrera même dans l’Église de telle manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à d’autres cardinaux, des évêques s’opposer à d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères… les églises et les autels seront saccagés ; l’Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromis et le démon poussera de nombreux prêtres et âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. »

    « Le démon sera particulièrement implacable contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il n’y aura plus de pardon pour eux », poursuit Marie.

    Et le « feu » pourrait encore tomber du ciel — de l’homme ou du ciel (Apocalypse 9).

    Dans son livre Akita : Les larmes et les messages de Marie , le père Teiji Yasuda, aumônier du couvent d’Akita, a également fait le lien : « Le cœur du troisième message donné par Notre-Dame à Akita est un avertissement qui peut se résumer ainsi : « Si les hommes ne se repentent pas et ne s’améliorent pas, ils subiront un châtiment terrible. » À Fatima, Notre-Dame a donné un terrible avertissement. Si ses demandes n’étaient pas entendues, l’erreur se répandrait à partir d’une Russie athée dans le monde entier, fomentant de nouvelles guerres ; les bons seraient persécutés ; le Saint-Père souffrirait beaucoup et plusieurs nations entières seraient anéanties. »

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  • « Dieu a créé tous les hommes et toutes les femmes à son image et à sa ressemblance » (cardinal Müller)

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    De kath.net/news (traduction automatique) :

    Cardinal Müller : « Dieu a créé tous les hommes et toutes les femmes à son image et à sa ressemblance »

    19 août 2024

    « Notre dévotion catholique à Marie est à l'abri de toutes sortes de fausses objections, en particulier aujourd'hui de la part de l'idéologie anti-chrétienne et du genre. » Sermon lors d'un événement majeur à Piekary Śląskie/Pologne. Par le cardinal Gerhard Müller

    Piekary Śląskie (kath.net/pl) « Nous, chrétiens, ne répondons pas aux moqueries de notre foi, à l'exclusion sociale et aux persécutions souvent sanglantes par les mêmes moyens immoraux. Nous ne rendons pas le mal pour le mal ; comme Jésus, nous surmontons le mal par le bien. Les choses ne s'amélioreront pas dans le monde si nous continuons à tourner la vis de la violence, de la méchanceté, du mensonge et de la haine. » C'est ce qu'a déclaré le préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, dans son sermon. à la messe pontificale à Piekary Slaskie près de Katowice (sud de la Pologne). Le grand pèlerinage annuel des femmes et des jeunes filles au Sanctuaire de la Mère de Justice et de Charité, célébré chaque année, avait cette année pour devise : "Je suis à l'église, donc j'y vais...", en référence au programme pastoral actuel. de l'Église en Pologne et de la nouvelle évangélisation. Müller a présidé la messe pontificale, qui a été concélébrée par, entre autres, Mgr Adrian Galbas, Mgr Wiktor Skworc et les évêques auxiliaires de l'archidiocèse de Katowice.

    L'événement en plein air a réuni des dizaines de milliers de participants, ainsi que de nombreux évêques et prêtres. Outre la messe pontificale, la prière du chapelet, la procession mariale, la confession et la catéchèse étaient au programme. L'événement majeur a été retransmis en direct dans plusieurs médias.

    Lors de la prière de l'Angélus dimanche sur la place Saint-Pierre au Vatican, le pape François a adressé ses chaleureuses salutations aux pèlerins et a déclaré : "Je vous encourage à témoigner de l'Évangile avec joie dans votre famille et dans la société".

    kath.net documente le sermon dans son intégralité dans la version originale en langue allemande et remercie SE pour l'aimable autorisation de le publier :

    Chers sœurs et frères dans le Seigneur Jésus, Fils de Marie

    Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a proclamé le Royaume de Dieu dans sa vie publique et n'a fait que du bien à tous, en particulier aux malades et aux souffrants. Et pourtant, les dirigeants politiques et les élites idéologiques l’ont rejeté, condamné, moqué de lui et l’ont soumis à la terrible mort sur la croix. Nous, chrétiens, ne répondons pas aux moqueries de notre foi et à l’exclusion sociale et souvent aux persécutions sanglantes par les mêmes moyens immoraux. Nous ne rendons pas le mal pour le mal ; comme Jésus, nous surmontons le mal par le bien. Les choses ne s’amélioreront pas dans le monde si nous continuons à tourner la vis de la violence, de la méchanceté, du mensonge et de la haine. Au contraire, nous devons tous notre salut au pardon de nos péchés par l’intermédiaire du Fils éternel de Dieu qui a été crucifié et ressuscité des morts. Il est la Parole qui, par l’œuvre du Saint-Esprit, a pris notre chair et notre sang humains de la Vierge Marie. C’est ainsi qu’il a vécu parmi nous comme un véritable être humain jusqu’à sa mort injuste sur la croix. Si Dieu était apparu dans le monde dans sa puissance et sa gloire terrestres, les masses et les élites qui les gouvernent tomberaient à ses pieds et lui montreraient cette forme de culte de la personnalité que nous attendons des dirigeants totalitaires de tous les temps. Mais Dieu ne veut pas de louanges flatteuses, mais il nous aide à avoir la liberté de foi et la puissance de l'espérance, qui se perfectionnent dans l'amour.

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  • Rose de Lima : première sainte du Nouveau Monde (23 août)

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    De Thomas J. Craughwell  sur le National Catholic Register :

    Sainte Rose de Lima, la première sainte des Amériques

    À la fin des années 1500 et au début des années 1600, Lima comptait au moins quatre saints, dont sainte Rose de Lima.

    Claudio Coello, ‘Santa Rosa de Lima’, 1683
    Claudio Coello, "Santa Rosa de Lima", 1683 (photo : Register Files)

    archive du 23 août 2011

    Son nom de famille était Flores de Oliva. Lors de son baptême, ses parents l'ont appelée Isabel. C'est une jeune femme de ménage inca qui a dit que la petite fille était belle "comme une rose", et c'est le nom qui est resté, le nom par lequel toute sa famille, ses amis et ses voisins l'appelaient, et le nom sous lequel elle a été canonisée.

    Rose a grandi dans une belle villa à Lima, au Pérou. Derrière la maison se trouvait un grand jardin, que Rose aimait particulièrement. Compte tenu de sa richesse, de son rang et de sa beauté, les parents de Rose s'attendaient à ce qu'elle fasse un mariage brillant. Rose, cependant, veut être une religieuse. Son père rejette cette idée comme étant totalement inacceptable. Pour persuader sa fille de se marier, il invite des prétendants à la maison. Pour décourager ces derniers, Rose se frotte le visage avec du poivre, ce qui laisse des taches disgracieuses sur sa peau.

    Avec le temps, les prétendants cessent de venir et Rose persiste dans sa volonté d'entrer au couvent. Après une période de chamailleries, toutes les parties sont parvenues à un accord : Rose n'est pas obligée de se marier, mais elle ne peut pas entrer au couvent. Elle peut cependant rejoindre le tiers ordre dominicain ; elle prononcera des vœux religieux et portera l'habit de moniale, mais elle vivra chez ses parents. Rose est prête à accepter ce compromis, peut-être parce que c'est le même arrangement que la sainte préférée de Rose, Sainte Catherine de Sienne, avait trouvé avec sa famille. Catherine était elle aussi une charmante jeune femme issue d'une famille prospère. Elle avait aussi décidé d'être une nonne. Et comme la famille de Rose, la famille de Catherine avait refusé son consentement, mais elle lui avait permis de rejoindre le Tiers Ordre dominicain. Pour Rose et Catherine, ce n'était pas l'idéal, mais elles pouvaient s'en accommoder.

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  • Décédée le jour de l'Assomption : Sœur Agnès Sasagawa, la voyante de Notre-Dame d'Akita

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    De Jonah McKeown sur aciprensa :

    Sœur Agnès Sasagawa, qui disait avoir vu Notre-Dame d'Akita, est décédée à l'âge de 93 ans.

    17 août 2024

    Sœur Agnès Sasagawa, une religieuse japonaise dont les visions de la Vierge Marie sous le nom de Notre-Dame d'Akita comprenaient de sévères avertissements à l'humanité et des instructions pour prier le rosaire et se repentir de ses péchés, est décédée le 15 août à l'âge de 93 ans.

    Un prêtre de la paroisse d'Akita, au Japon, a confirmé par téléphone à l'agence CNA d'EWTN que Sasagawa était décédée le 15 août.

    L'ordre auquel appartenait Sasagawa, l'Institut des Servantes de la Sainte Eucharistie, a annoncé que la religieuse, qui était « sous traitement médical depuis un certain temps », est décédée le jour de la fête de l'Assomption de la Vierge Marie. La femme aurait reçu une série de messages de Marie et aurait été témoin d'autres événements surnaturels qui ont commencé il y a 50 ans.

    Le père John Shojiro Ito, fondateur de l'ordre des Sasagawa et décédé en 1993, avait autorisé en avril 1984 les fidèles de son diocèse à vénérer Notre-Dame d'Akita après huit ans d'enquête, notant que ses messages ne contenaient « rien de contraire à la doctrine ou à la morale catholique ».

    Katsuko Sasagawa est née en 1930 dans une famille bouddhiste. Elle a été baptisée à la suite du témoignage d'une infirmière chrétienne qui lui a donné à boire de l'eau de Lourdes. Elle est entrée dans la vie religieuse et a pris le nom d'Agnès.

    Les expériences spirituelles inhabituelles de Sasagawa ont commencé en 1973, alors qu'elle était encore toute nouvelle dans la communauté religieuse.

    Le 12 juin 1973, Sasagawa a vu des rayons lumineux sortir du tabernacle du couvent. Cette vision s'est répétée deux jours de plus. Puis, le 28 juin, une douloureuse blessure en forme de croix, saignant abondamment, est apparue sur la main de Sasagawa.

    Les messages de Notre-Dame d'Akita

    Le 6 juillet, Sasagawa entendit une voix provenant d'une image en bois de la Vierge Marie qui se trouvait dans le couvent depuis dix ans. La voix lui dit que les problèmes d'audition qu'il avait alors seraient guéris (ce qui se produisit en 1974) et qu'il devrait « prier en réparation des péchés des hommes ». La voix lui a également enseigné une prière de consécration au cœur de Jésus.

    Peu de temps après, l'image mariale a développé une blessure similaire à celle de Sasagawa, mais sur la main opposée. La blessure de Sasagawa a fini par disparaître.

    La imagen de Nuestra Señora de Akita en Japón. Crédito: SICDAMNOME CC BY-SA 4.0
    L'image de Notre-Dame d'Akita au Japon. Crédit : SICDAMNOME CC BY-SA 4.0

    Le 3 août 1973, Marie s'adresse à nouveau à Sasagawa, cette fois au sujet d'un message « important » à transmettre à son supérieur.

    « Beaucoup d'hommes en ce monde affligent le Seigneur. Je désire que les âmes le consolent afin d'adoucir la colère du Père céleste. Je désire, avec mon Fils, des âmes qui répareront par leurs souffrances et leur pauvreté les pécheurs et les ingrats. Pour que le monde connaisse sa colère, le Père céleste se prépare à infliger un grand châtiment à toute l'humanité », aurait dit la Vierge à Sasagawa.  

    « Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser la colère du Père. J'ai empêché la venue des calamités en lui offrant les souffrances du Fils sur la croix, son sang précieux et les âmes bien-aimées qui le consolent en formant un tribunal d'âmes victimes. La prière, la pénitence et les sacrifices courageux peuvent adoucir la colère du Père. Je le désire aussi pour votre communauté... qu'elle aime la pauvreté, qu'elle se sanctifie et qu'elle prie en réparation de l'ingratitude et de l'outrage de tant d'hommes ».

    Marie aurait également dit à la moniale : « Récitez la prière des Servantes de l'Eucharistie en étant conscientes de son sens ; mettez-la en pratique ; offrez en réparation (ce que Dieu envoie) pour les péchés. Que chacun s'efforce, selon ses capacités et sa position, de s'offrir entièrement au Seigneur ».

    Le deuxième message de Marie à Sasagawa est arrivé le 13 octobre 1973, à l'occasion d'un autre anniversaire du miracle du soleil de Notre-Dame de Fatima.

    « Comme je te l'ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s'améliorent pas, le Père infligera un terrible châtiment à toute l'humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, tel qu'on n'en a jamais vu. Le feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l'humanité, les bons comme les mauvais, à l'exception des prêtres et des fidèles. Les survivants seront tellement désolés qu'ils envieront les morts. Les seules armes qui leur resteront seront le chapelet et le signe laissé par mon Fils. Récitez chaque jour les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres ».

    « L'œuvre du diable s'infiltrera même à l'intérieur de l'Eglise de telle sorte que vous verrez des cardinaux contre des cardinaux, des évêques contre des évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et rencontreront l'opposition de leurs confrères... les églises et les autels seront saccagés ; l'Eglise sera remplie de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera de nombreux prêtres et âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le diable s'acharnera particulièrement sur les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d'âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il n'y aura plus de pardon pour eux.

    En janvier 1975, presque deux ans plus tard, l'image de Marie s'est mise à pleurer et a continué à le faire à 101 reprises au cours des sept années suivantes. Une chaîne de télévision japonaise aurait filmé ces pleurs, connus sous le nom de « lachrymations ».

    Dans une lettre datée du 22 avril 1984, Mgr Ito a reconnu « le caractère surnaturel d'une série d'événements mystérieux liés à l'image de la Sainte Mère Marie ».

    « En conséquence, j'autorise, dans tout le diocèse, la vénération de la Sainte Mère d'Akita, en attendant la publication d'un jugement définitif du Saint-Siège sur cette question », écrit le prélat.

    « Et je demande que l'on se souvienne que, même si le Saint-Siège publie ultérieurement un jugement favorable concernant les événements d'Akita, il ne s'agit que d'une révélation divine privée. Les chrétiens sont obligés de croire uniquement [le] contenu de la révélation divine publique (close après la mort du dernier apôtre) qui contient tout ce qui est nécessaire au salut. Toutefois, l'Église a jusqu'à présent fait grand cas des révélations divines privées, car elles renforcent la foi.

    Le sanctuaire marial Redemptoris Mater (Mère du Rédempteur) a été achevé à Akita en 2002, où l'image a été placée et a attiré environ 7 000 pèlerins chaque année depuis 2017.

    Le Vatican, qui a publié en mai de cette année de nouvelles normes pour son bureau doctrinal afin qu'il soit « toujours consulté et donne son approbation finale » sur les apparitions mariales présumées, n'a pas donné de jugement définitif sur Notre-Dame d'Akita.

    Le cardinal Joseph Ratzinger, qui deviendra plus tard le pape Benoît XVI, a permis à Ito, en tant que préfet du dicastère pour la doctrine de la foi, de maintenir son jugement selon lequel les messages étaient acceptables pour les fidèles en 1988.

  • " La foi est ce qu'il y a de plus important " (cardinal Péter Erdö)

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    De Vatican News :

    Cardinal Péter Erdö: la foi est ce qu'il y a de plus important

    Dans un entretien avec Vatican News, le cardinal Péter Erdő, archevêque d'Esztergom-Budapest, évoque la dévotion populaire, son parcours personnel de foi sous le communisme, ainsi que des modèles de témoins de la foi, à l'approche des fêtes de l'Assomption et de Saint-Étienne de Hongrie (célébrée le 19 août dans le pays).

    Deborah Castellano Lubov – Cité du Vatican

    Plus de la moitié des Hongrois sont chrétiens et, après l'ère communiste, la foi des fidèles offre une graine d'espérance dans une Europe qui risque toujours plus de perdre ses racines chrétiennes.

    Dans cet entretien, le cardinal Erdö évoque Saint Étienne et les raisons de sa grande dévotion, ainsi que sa propre éducation, sa foi et sa vocation, et notamment la manière dont il s'est confié à la prière et au Seigneur, même dans les moments les plus difficiles et les plus répressifs de l'histoire. «Il est certain que la foi est venue en premier», rappelle-t-il, tout en rassurant: «Cela n'a pas été vécu de manière tragique par mes parents, mais de manière naturelle, en sachant que Dieu est suprême».

    Éminence, dans quelques jours, la Hongrie célébrera la fête de saint Étienne de Hongrie. Quels sont les principaux événements prévus? Et pourquoi cette fête est-elle si importante?

    Saint Étienne a été le premier roi chrétien du pays. Sous son règne, il y a 1 000 ans, le pays a été christianisé avec des méthodes non pas dures, mais plutôt de conviction, d'organisation. Saint Étienne représente également l'unité de l'État hongrois. C'est pourquoi les catholiques croyants ne sont pas les seuls à le respecter, tout le monde le respecte, et cette fête, est la fête nationale. Concernant le programme, chaque année, la journée commence par un acte militaire. Les nouveaux officiers prêtent serment. Ensuite, il y a des évènements au niveau politique et, dans l'après-midi, des cérémonies religieuses, comme la sainte messe devant la basilique Saint-Étienne, puis la grande procession avec sa relique. La main droite de ce premier roi saint est conservée, et c'est avec cette relique que nous faisons la grande procession. Après la procession, en fin de soirée, il y a toujours des feux d'artifice et la journée se termine en fête populaire. 

    Comment expliquer à un étranger qui est saint Étienne pour les Hongrois? Et pourquoi son culte est-il si répandu dans l'Église?

    Pour les Hongrois en général, c'est le roi qui avait des principes chrétiens non seulement par opportunisme -il est devenu chrétien comme son père, le prince Géza-, mais aussi par conviction personnelle. Il a tout fait pour renforcer la culture et la vision du monde chrétiennes. En Hongrie, cela signifiait aussi le développement économique et une nouvelle relation avec les peuples qui nous entourent. C'est pourquoi les historiens sont convaincus que notre survie en tant que peuple dépendait de cette grande décision. Saint Étienne voulait que les Hongrois rejoignent la grande famille des peuples chrétiens d'Europe.

    C'était une grande décision, car le roi demandait des missionnaires, en particulier de l'Ouest. Or, de son vivant, l'Occident et l'Orient chrétiens n'étaient pas encore séparés. Il est mort en 1038, donc avant le schisme d’Orient. C'est pourquoi l'Église orthodoxe le vénère comme un saint et un apôtre, comme un saint qui a converti son peuple.

    La figure de saint Étienne nous ramène aux débuts de l'histoire de la Hongrie en tant que pays chrétien. Dans d'autres pays d'Europe, ce lien avec leurs racines historiques, marquées par le christianisme, est en train de se perdre. Parfois, ces racines semblent même être remises en question, supprimées ou volontairement désavouées. Que pensez-vous de cette tendance culturelle?

    Pour nous, l'encyclique Mit Brennender Sorge, que le pape Pie XI a publiée avant la Seconde Guerre mondiale en 1937, reste fondamentale. Il y est dit clairement que les nations, en tant que communautés culturelles avec leur propre langue, leur propre mémoire, leur propre structure, leur propre culture, représentent une vraie valeur, qu'elles appartiennent à la richesse de la création et qu'elles sont donc chères au Créateur. En plusieurs endroits de la Bible, nous constatons que, même lors du jugement dernier, le Seigneur jugera les nations. Les peuples aussi, et pas seulement les individus. Les peuples ont donc un certain rôle dans le grand dessein de Dieu. Cependant, les nations ne représentent pas la valeur suprême. Considérer les nations de cette manière serait de l'idolâtrie. C'est pourquoi nous recherchons toujours cet équilibre indiqué par l'enseignement papal. Et cet enseignement semble être d'actualité, même à notre époque.

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