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Patrimoine religieux - Page 110

  • Ego sum pastor bonus

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    Ego sum pastor bonus

  • Houellebecq, le bluff euthanasique et sœur Morphine

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    Houellebecq 20313494lpw-20313507-article-michel-houellebecq-confinement-coronavirus-jpg_7089608_1250x625.jpgLe débat euthanasique n’a hélas plus cours en Belgique : le pire est advenu et l’opinion inerte est chloroformée depuis longtemps déjà. Il n’en va pas encore de même en France. Entre autres, l’écrivain Houellebecq démontait, voici peu, la manipulation du discours publicitaire euthanasique avec l’objection retentissante d’un seul mot : la morphine. Oui, mais encore ? L’absence de douleur ne donne pas nécessairement un sens à la vie. Voici un commentaire D’Henri Quantin, lu sur le site web « aleteia » (21 avril 2021) :

    «De la récente tribune percutante de Michel Houellebecq contre l’euthanasie, beaucoup ont essentiellement retenu la conclusion : « Lorsqu’un pays — une société, une civilisation — en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir. » De la part d’un auteur qui préfère son travail de romancier aux postures des « guignols de l’engagement », la déclaration est de fait frappante. Aucun champion de la rébellion médiatique n’a, à notre connaissance, affirmé aussi clairement le droit non seulement à l’objection de conscience, mais même à l’insurrection salutaire. 

    La souffrance n’est plus un problème

    Il y a tout juste deux ans, le président Macron décorait Houellebecq de la légion d’honneur. À cette occasion, il tenta discrètement de minimiser la portée de sa critique de la Modernité, en le qualifiant de « romantique perdu dans un monde qui est devenu matérialiste ». Il aura sans doute quelques difficultés à réduire le propos à une mythologie adolescente de la révolte, héritée du XIXe siècle. Car l’argument principal de Houellebecq ne se trouve pas dans les nuages, mais dans la réalité la plus simple et dans un progrès décisif de la médecine, tout à fait compatible avec un monde matérialiste : la découverte de la morphine. Déjà au moment où l’État français décida de mettre à mort Vincent Lambert qui « n’était en proie à aucune souffrance du tout […] et n’était même pas en fin de vie », Houellebecq avait fait ce rappel magistral : « Une découverte extraordinaire, qui apportait une solution élégante à un problème qui se posait depuis les origines de l’humanité, a eu lieu en 1804 : celle de la morphine. Quelques années plus tard, on a vraiment commencé à explorer les étonnantes possibilités de l’hypnose. En résumé, la souffrance n’est plus un problème, c’est ce qu’il faut répéter, sans cesse, aux 95 % de personnes qui se déclarent favorables à l’euthanasie. »

    Houellebecq racontait qu’il avait connu lui-même des circonstances dans lesquelles il était prêt à supplier qu’on l’achève et qu’il avait suffi d’une piqûre de morphine pour que son point de vue change presque instantanément. 

    Étatisme et capitalisme réunis

    La grande force de Houellebecq est de mettre à nu en quelques mots les impostures du rouleau compresseur idéologique qui tente d’écraser toute objection. Houellebecq ôte à tous les arguments leurs parures compassionnelles et leurs atours publicitaires. La clé de voûte du « bluff technologique », jugeait Jacques Ellul, est la publicité. Le bluff euthanasique, qui n’est que l’application à l’homme des diktats de l’efficacité technique, fonctionne de la même façon. 

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  • Le linceul de Turin : nouvelles avancées

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    De Wlodzimierz Redzioch sur le Daily Compass :

    Le linceul qui enveloppait Jésus : les dernières découvertes

    19-04-2021

    Le Suaire est une relique pour les croyants, tandis que pour les scientifiques, il s'agit d'un objet mystérieux qui anime leur débat permanent. Emanuela Marinelli s'en occupe depuis des années, en tant qu'experte mais aussi en tant que croyante qui nous rappelle l'histoire du tissu et les dernières découvertes, indiquant le Crucifix réalisé par Monseigneur Giulio Ricci comme l'une des représentations les plus "véridiques".

    Le Linceul est un objet unique : pour les fidèles, il s'agit d'une icône et d'une relique qui a enveloppé le corps de Jésus, pour les scientifiques, c'est un objet mystérieux qui anime le débat permanent des spécialistes. Le professeur Emanuela Marinelli s'occupe du suaire depuis des années, en tant que scientifique mais aussi en tant que croyante. Elle a écrit de nombreux livres sur le linge sacré, dont le dernier a été édité et intitulé par elle "Nuova luce sulla Sindone. Storia, scienza, spiritualità" (Nuova luce sulla Sindone - Edizioni Ares) offre une approche multidisciplinaire du sujet. Nous lui avons posé une série de questions pour rappeler à la fois l'histoire et les dernières découvertes scientifiques concernant le Linceul.

    Professeur, est-il vraiment possible que le Linceul soit le drap qui a enveloppé le corps du Christ descendu de la croix ?

    Les études réalisées sur le Linceul conduisent à cette conclusion, à savoir qu'il s'agit précisément du drap funéraire de Jésus-Christ. Pour vérifier scientifiquement la vraisemblance de l'identification de l'Homme du Linceul avec Jésus, il faut comparer les informations fournies par les Évangiles avec ce qui est observé sur le Linceul. Une fois l'existence de caractéristiques communes établie, il est possible de recourir à la confirmation du calcul de probabilité. C'est ce qu'a fait le mathématicien Bruno Barberis, professeur à l'Université de Turin. Une probabilité a été attribuée à chacune des caractéristiques communes à Jésus et à l'Homme du Linceul. Au terme de ce calcul, la probabilité que ces caractéristiques se retrouvent toutes ensemble sur le même homme qui a subi le supplice de la crucifixion s'est avérée être égale à 1 sur 200 milliards. Cela signifie que sur 200 milliards de crucifixions, il n'y en a peut-être eu qu'une seule qui possédait les caractéristiques communes à l'Homme du Suaire et à Jésus. Puisqu'il est clair que dans l'histoire de l'humanité il n'y a peut-être pas eu 200 milliards de crucifixions, le calcul effectué nous permet de conclure que la probabilité qu'un crucifix présentant ces caractéristiques soit unique est très élevée et que par conséquent l'Homme du Suaire est réellement Jésus.

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  • Le latin liturgique populaire… en Afrique

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    Le latin liturgique et le chant grégorien, méprisés par les idéologues ecclésiastiques occidentaux, auraient-ils trouvé une seconde vie dans la surprenante inculturation populaire que les africains eux-mêmes leur réservent ?  Voici ce qu’on peut entendre de nos jours dans la cité de Bukavu au Kivu:

     

    stella duce i284571214496356227._szw3000h2000_.jpgFaut-il alors s’étonner que le Collège des Jésuites (« Alfajiri » plus de 2500 élèves) de cette ville congolaise ait aussi une section latine et que la devise de ce vaste établissement s’intitule « Stella Duce » en l’honneur de la Vierge Marie (Notre-Dame de la Victoire) : l’étoile qui pilote ce grand navire ancré sur la presqu’île de Nya-Lukemba ?

    JPSC

  • Jubilate Deo omnis terra, Alleluia !

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    Iubilate Deo omnis terra, alleluia :
    psalmum dicite nomini eius,
    date gloriam laudi eius.
     
    Jubilez pour Dieu, toute de la terre, alléluia :
    dites un psaume à l’honneur de son nom,
    rendez gloire à sa louange !
     

    Provided to YouTube by The Orchard Enterprises

    Jubilate Deo Omnis Terra · Contrapunctus · Owen Rees · Cristóbal de Morales

    Jubilate Deo Omnis Terra

    ℗ 2020 Signum Records Released on: 2019-12-18

  • Il y a deux ans, Notre-Dame...

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    Notre dame de paris images libres de droit, photos de Notre dame de paris |  Depositphotos

    L'éditorial de Guillaume Goubert sur le site du journal La Croix :

    Notre-Dame de Paris, notre cœur

    Deux ans après le drame, l’intérêt pour Notre-Dame de Paris continue de surprendre tous ceux qui œuvrent à sa restauration.

    Deux ans après, le mystère demeure. Comment un pays sécularisé comme le nôtre a-t-il pu être si profondément touché par l’incendie qui a frappé la cathédrale de Paris ? D’une certaine façon, la question se pose aujourd’hui avec plus d’acuité encore. Car les images de Notre-Dame en feu sidéraient et bouleversaient dans l’instant même. On aurait pu parier que la marée de l’émotion connaîtrait tôt ou tard son reflux. Tel n’a pas été le cas. Deux ans après, l’immense chantier de l’île de la Cité bénéficie toujours d’une très vive attention. Comment cela peut-il s’expliquer ?

    Le chantier, sans aucun doute, est passionnant et même fascinant. On a tremblé encore longtemps après la nuit terrible du 15 avril 2019. Il a fallu des mois de labeur pour conjurer les risques d’effondrement du grand vaisseau gothique puis pour démanteler la masse tordue par les flammes de l’échafaudage situé à la croisée du transept. Pour mener à bien cette tâche, des trésors d’habileté ont été déployés par les ouvriers cordistes ou par les ingénieurs en restauration. Les cintres de bois déployés pour soutenir provisoirement la voûte sont si beaux qu’on les regrettera sans doute le jour où ils seront démontés.

    Cela, pour autant, ne dit pas tout de la ferveur qui entoure Notre-Dame. En la voyant vaciller dans les flammes, les Français de toutes convictions ont senti remuer au fond d’eux-mêmes quelque chose d’unique venu du plus loin de notre histoire. « Un monde qui n’avait qu’à moitié disparu et dont on ressentait encore, au loin, les pulsations du cœur secret », selon l’écrivain François Sureau dans un texte donné à La Croix le lendemain du drame. C’est ce cœur qui est en train, jour après jour, de renaître et qu’il appartiendra aux catholiques, le jour venu, d’ouvrir tout grand à leurs contemporains.

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  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du 11 avril 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du dimanche « in albis » (1er dimanche après Pâques) :

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens (L. Schyns, G. Lahaye) : Aspersion d’eau bénite « Vidi aquam », Propre de la messe « Quasimodo » », Kyriale de la messe I (Xe s.), credo I (XIe s.), antienne mariale « Regina Caeli » (XIIe s.)

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici : https://youtu.be/i2_k7OP36Ds

    in albis 2009_04_638.jpgCe Dimanche s’appelle « Quasimodo », tiré des premiers mots de l’Introït de la messe du jour: « quasimodo geniti infantes », (comme des enfants nouveaux nés ayez soif d’un lait spirituel très pur…») ou dimanche « in Albis », car les chrétiens néophytes, accueillis en ce jour où s’achève l’octave de la fête de Pâques, venaient alors déposer le vêtement blanc de leur baptême pascal de nouveaux-nés à la vie en Dieu .

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  • Méditer Emmaüs avec Le Caravage

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    De Margherita del Castillo sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Caravage : l'étonnement véridique de ceux qui voient le Ressuscité

    10-04-2021

    Nous sommes à Emmaüs, dans une auberge plus que digne où le Caravage imagine le dîner entre l'"étranger" et les deux voyageurs revenant de Jérusalem, mentionné dans l'Évangile de Luc. La toile, conservée à Londres, décrit en détail la réalité contingente, comme le seul scénario dans lequel la résurrection pourrait avoir lieu.


    "Pendant qu'ils conversaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même s'approcha et marcha avec eux." Lc 24,15

    Trois dîneurs et un aubergiste. Une table dressée sur une fine nappe en damas. La lumière, qui arrive comme toujours de la gauche, accentue les couleurs et projette des ombres sur le mur, créant un clair-obscur qui contribue à accentuer le caractère dramatique de l'instant. Nous sommes à Emmaüs, dans une auberge plus que digne, vu la finesse des détails de la vaisselle : c'est ici que le Caravage imagine le dîner entre " l'étranger " et les deux voyageurs revenant de Jérusalem, mentionné dans l'Évangile de Luc. La célèbre toile, peinte en 1601 et conservée à Londres, précède de quelques années la seconde version du Caravage sur le même sujet, actuellement à Brera. Des deux, celui de Londres est sans doute plus riche et plus complexe.

    Merisi saisit le moment culminant de l'épisode évangélique, le moment où le Ressuscité se révèle aux yeux des deux hommes, jusqu'ici simples compagnons de voyage. Il est jeune, christique et imberbe, comme un Bon Pasteur chrétien primitif : on comprend donc qu'il n'ait pas été reconnu par ceux qui gardaient dans leurs yeux, et dans leur cœur, un autre souvenir de Celui qui venait d'être crucifié. Après tout, ce sont des gens humbles, des voyageurs, comme en témoignent les vêtements qu'ils portent : celui de gauche a une veste usée et trouée. Le Caravage insiste avec lumière sur ce détail, tout comme il éclaire le coquillage épinglé au vêtement de l'autre disciple - probablement Cléofa - qui fait évidemment de lui, et d'eux, des pèlerins.

    Mais un geste suffit, et tout change : Jésus tend le bras droit, sa main bénit le pain, symbole eucharistique par excellence, posé sur la table. L'étonnement et la conscience des convives se traduisent sur la toile par l'élan du premier qui saisit les bras de la chaise pour se lever, et par les bras de l'autre largement ouverts, servant au peintre pour rendre la profondeur de l'espace. Le seul qui ne semble pas saisir la signification de ce moment est l'aubergiste qui observe la scène d'un regard détaché.

    Pourtant, tout parle de Lui : la cruche de vin et la cruche remplie d'eau sont des symboles, respectivement, de la nature divine et humaine de Jésus, au sacrifice duquel le plat de viande au centre de la table fait allusion. La nappe blanche elle-même, d'ailleurs, rappelle un autel. Et sur le bord, en équilibre, une belle composition de fruits, en jargon pictural une nature morte, qui parle de la précarité de l'existence humaine, qui, sans la Résurrection, resterait, en fait, une fin en soi.

    Le Caravage décrit en détail la réalité contingente, telle qu'elle apparaît. C'est donc le seul scénario possible dans lequel ce qui s'est réellement passé peut s'accomplir : le Christ qui, en ressuscitant, a vaincu la mort, se fait enfin le compagnon de l'homme, partageant avec lui la simplicité de la vie quotidienne.

  • Bientôt en librairie : "Sur les traces du Linceul" (Pierre DOR)

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    A paraître fin Mai 2021 aux Editions Pays & Terroirs :

    « Sur les traces du Linceul » de Pierre DOR,

    docteur en Histoire de l’Art

    Les études sur le Linceul n’ont pas manqué depuis 1902, mais rares sont les auteurs qui ont étudié globalement toutes ces reliques concurrentes. Le présent ouvrage tente de combler cette lacune et, de façon inattendue, permet d’envisager des hypothèses pouvant éclairer certaines périodes de l’histoire du Linceul lui-même.

    Un livre d’une grande richesse documentaire, qui complète et renouvelle par bien des points l’étude du parcours suivi par le Linceul de Turin. Dix ans d’enquêtes sourcées apportant de nouvelles hypothèses et réponses.
     
  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce dimanche matin du 4 avril 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du saint Jour de Pâques

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens (L Schyns, G. Lahaye) : Aspersion d’eau bénite « Vidi aquam », Propre de la messe « Resurrexi »; Kyriale de la messe I (Xe s.); credo I (XIe s.), hymne « O filii et filiae » (origine XII e s.);

    Motets classiques : Micheline Viellevoye

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici : https://youtu.be/VYfd_Hux2vc

    JESUS-LIMBES-FRA-ANGELICO-054_bat01_31 (1).jpgLa grand-messe de Pâques est le point culminant de l’allégresse pascale. Tous les événements que nous avons vus se dérouler, toutes les paroles que nous avons entendues pendant le saint triduum doivent être maintenant une réalité mystérieuse et présente : Le Christ, notre Agneau pascal, est immolé. La messe présente une grande unité de pensées et le même thème revient sans cesse. Le leitmotiv est cette parole de saint Paul : Le Christ, notre Agneau pascal, est immolé (Ép., Grad., Seq., Comm.).

    L’introït est tiré du psaume 138 qui célèbre en général la science et la présence de Dieu pénétrant jusqu’au plus intime de notre être. Toutefois l’antienne a été adaptée à la solennité pascale. En effet, Jésus s’est endormi sur la croix, confiant au Père son esprit. Maintenant il se réveille entre les bras aimants de Dieu, lequel a accepté l’innocente Victime qui s’est offerte spontanément à lui. Il l’a serrée sur son cœur et l’a réchauffée de sa propre chaleur. Jésus est ressuscité. « Je me lève et me retrouve toujours avec toi ; Alléluia ; tu tiens sur moi ta main ; Alléluia ; trop élevée est devenue pour moi ta science ; Alléluia, Alléluia. » Ps. « Seigneur, tu me scrutes, tu me connais bien ; tu connais mon repos et mon lever. ».

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  • Vous qui avez jeûné et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui !

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    paques.jpg

    Homélie de saint Jean Chrysostome pour la fête de Pâques

    Que tout homme pieux et ami de Dieu
    jouisse de cette belle et lumineuse solennité !
    Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse
    dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,21)

    Celui qui a porté le poids du jeûne,
    qu’il vienne maintenant toucher son denier.
    Celui qui a travaillé depuis la première heure,
    qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire.
    Celui qui est venu après la troisième heure,
    qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces.
    Celui qui est arrivé après la sixième heure,
    qu’il n’aie aucune doute, il ne sera pas lésé.
    Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure,
    qu’il approche sans hésiter.
    S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure,
    qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur,
    car le Maître est généreux,
    il reçoit le dernier comme le premier ;
    il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure
    comme à celui de la première ;
    il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci.
    Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre. (Mt 20,1-16)
    Il accueille les œuvres
    et reçoit avec tendresse la bonne volonté ;
    il honore l’action et loue le bon propos.

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  • L'Alleluia de la vigile pascale

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    Voici l'alléluia des alléluias ! Le retour solennel de l'alléluia dans la nuit de Pâques est certainement un des rites les plus expressifs de toute l'année liturgique. Durant la messe de la vigile, après le chant de l'épître, le célébrant entonne seul cet alléluia par trois fois, en élevant la voix d'un ton à chaque reprise, le chœur le répétant de même à chaque fois. L'émotion monte irrésistiblement dans cette grande vague de louange adressée à chacune des personnes de la Sainte Trinité. 

    Alleluia-Paques.png

    La mélodie s'appuie à quatre reprises sur le sol avant d'atteindre finalement le do lumineux et redescendre sur le sol en une formule mélodique de cadence très ferme et très joyeuse. Ce jubilus pré­lude à l'explosion enthousiaste du verset : « Rendez grâce au Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ». Il inaugure aussi la longue et belle série des alléluias du temps pascal. L'alléluia est devenu le symbole privilégié de la joie triomphante de l'Église, et il va retentir sans réserve dans la liturgie, de Pâques à la Pentecôte. Saint Benoît qui consacre un chapitre de sa Règle à l'alléluia, demande qu'il soit chanté sans interruption durant la période pascale. Mais l'alléluia est le refrain joyeux de circonstance qui doit résonner dans toute notre vie. Dom Guéranger souhaitait volontiers à ses correspondants de devenir « alléluia des pieds jusqu'à la tête ». L'Église a le cœur en fête, son Sauveur est ressuscité, la vie a triomphé, alors chantons alléluia !

    Pour entendre cet Alleluia