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Témoignages - Page 175

  • Un jeune geek au paradis

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    Du Père Will Conquer, propos recueillis par Odon de Cacqueray, sur le site de l'Homme Nouveau :

    Carlo Acutis, un nouveau modèle pour les jeunes ?

    14 novembre 2019

    Carlo Acutis, un nouveau modèle <br>pour les jeunes ?

    Le père Will Conquer est un prêtre des missions étrangères. En terminant ses études en Italie, il s’attelle à l’écriture d’une biographie de Carlo Autis, un jeune italien, mort en 2006, à 15 ans, après avoir terminé le grand projet de sa vie, une exposition sur les miracles eucharistiques. À travers son livre, le père Conquer veut proposer un nouveau modèle de jeunesse. L'année dernière, le pape François a déclaré Carlo Acutis vénérable.

    Père Will Conquer, lors de la présentation de votre livre : Un geek au paradis, une biographie de Calo Acutis, vous avez déclaré : « tout a commencé sur un coin de table de l’autre côté du monde ». Quelle est la genèse de votre ouvrage ?

    C’est Pierre Chausse et Grégory Turpin, au cours d’une conversation où je leur annonçai mon départ en mission, qui m’ont incité à mettre mon temps à profit et laisser quelque chose à la France qui m’a tant donné. J’habitai alors en Italie, ils m’ont dit Le pape parlait d’un jeune italien, très peu connu en France : Carlo Acutis.

    En France c’était encore le grand inconnu, on connaît Claire de Castelbajac, on connaît beaucoup d’histoires touchantes, des modèles de jeunesse qui inspirent, mais pas Carlo Acutis. Il fallait donc faire une enquête sur ce jeune et l’idée me plaisait puisque je me reconnaissais des traits commun avec ce jeune, le côté un peu « geek », l’attrait pour les nouvelles technologies…

    J’ai pris rendez-vous avec le postulateur et la mère de Carlo, l’enquête commençait. Je me suis attelé à la lecture des différents livres écrits sur Carlo, parfois difficilement recevables en France à cause du côté très pieux plus spécifique aux italiens qu’aux français, cet élan religieux propre aux méditerranéens. J’ai essayé de montrer en quoi Carlo pouvait être un modèle. En m’intéressant à lui, en m’intéresant à ce qu’il a fait, à ce que ses amis sont devenus, je me suis rendu compte que c’était véritablement un jeune de notre génération. Tous ses amis sont sur Instagram aujourd’hui, ses parents sont sur Whatsapp, il existe des groupes Facebook à son nom. 

    Carlo Acutis, c’est une jeune de 15 ans né avec internet, quel est son contexte familial ? Est-il baigné dans un univers très religieux ? D’où lui vient sa piété ?

    Carlo ressemble aux jeunes de notre temps avec aussi ce qu’il peut y avoir de plus triste. Il grandit dans un environnement où la religion est plus une culture, où les enfants font leur première communion « comme tout le monde », mais lui il va demander à faire sa première communion plus jeune. À partir du moment où il a reçu le corps du Christ, Carlo va demander à faire ce que ses parents n’avaient jamais fait : aller à la messe tous les jours.

    Carlo grandit dans une classe extrêmement élevée, ses parents font partie de la haute société milanaise. Il est fils unique comme beaucoup d’enfants de notre époque, il avait tout pour être  l’enfant-roi, matérialiste. Pourtant, dans une ville anonyme comme l’est Milan, Carlo va tisser des liens personnels avec des gardiens d’immeubles, les passants qu’il croise sur le chemin de l’école, des employés de ses parents… grâce à ces liens d’amitiés un des employés, Rajesh, va demander le baptême. C’est là le coeur missionnaire de Carlo, son témoignage de foi il le fait d’abord chez lui.

    Cet aspect missionnaire comment nait-il ?

    Aux rencontres de Communion et Libération, Carlo est présent avec ses parents et prend conscience de l’urgence de trouver les mots pour parler aux jeunes aujourd’hui. Il va avoir l’idée de créer une exposition à destination des jeunes, afin de leur parler de l’eucharistie. Son approche est très intéressante, il veut parler de l’eucharistie en partant des miracles eucharistiques, ce n’était alors pas du tout à la mode.

    Combien de jeunes aujourd’hui savent que la fête Dieu est née d’un miracle ? Carlo Acutis va utiliser internet pour monter son exposition. Ce chef d’œuvre de sa vie va lui prendre deux ans, en passant toujours après son devoir d’état : faire ses devoirs d’école, etc.

    Quatre jours avant l’inauguration il ressent des troubles, des malaises, des vomissements. Il est conduit à l’hôpital, les médecins pensent d’abord à de la fatigue liée au stress et à la préparation de l’exposition. Les analyses de sang vont révéler une leucémie. En quatre jours la maladie va avoir raison de lui. Son exposition va, malgré son absence, avoir un succès incroyable.

    J’ai eu la chance de la voir dans une université pontificale en 2006. Cette exposition a voyagé dans tous les continents, et Carlo qui est parti très jeune vers le Père, continue de porter du fruit par ce biais aujourd’hui.

    Un saint c’est un modèle, Carlo Acutis a utilisé les nouvelles technologies très jeune. Peut-on proposer comme modèle un jeune qui passait une bonne partie de son temps sur les écrans ? N’est-ce pas un risque pour les parents qui restreignent leurs enfants sur le sujet ?

    Rabelais nous a dit « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Carlo nous montre que l’usage des technologies modernes de façon consciencieuse peut porter de bons fruits. Ce rapport à la technologie résultait d’une pédagogie de ses parents. Quand il était enfant, ils n’autorisaient qu’une heure par semaine de jeux vidéos. Quand il sera adolescent, ce sera deux heures. C’est un usage raisonné, il y a un lieu, une durée limité. En ce sens c’est un modèle pour les parents.

    Carlo joue avec ses amis, l’aspect social est important. Beaucoup de technologies qui se prétendent sociales aujourd’hui, sont anti-sociales.

    Il a un usage missionnaire des nouvelles technologies. Il pose une question à laquelle nous devons tous répondre. Est-ce que les nouvelles technologies me rapprochent de Dieu ? Quel en est mon usage ?

    Il y a une confiance réciproque entre Carlo et sa mère concernant l’usage de l’ordinateur. Carlo n’avait d’ailleurs pas de code. Combien de personnes n’osent pas donner leurs codes par peur de ce qui se trouve dans leurs portables ? L’historique complet de tout ce qu’a fait Carlo sur internet a permis de constater l’absence de recherches déplacées.

    Comment avez-vous voulu construire le livre ?

    J’ai voulu construire le livre comme un parcours pour grandir en sainteté, à partir des vertus chrétiennes. Aujourd’hui, au catéchisme on parle beaucoup du témoignage et de la rencontre avec Jésus et c’est en effet très important, mais il doit également y avoir une éducation aux vertus chrétiennes. On connait souvent les 7 péchés capitaux, connaît-on aussi bien les 7 vertus ? Dans les vertus chrétiennes il y a cette rencontre extraordinaire entre les vertus cardinales, justice tempérance, force et prudence qui sont comme les quatre murs d’une maisons, couronnés par les trois vertus théologales, foi, espérance et charité, qui viennent comme la coupole d’une église sur ces murs.

    Carlo n’est pas saint parce qu’il fait des miracles, il a d’abord été reconnu vénérable par un décret qui a reconnu ses vertus héroïques. Carlo nous montre l’exemple l’exemple des vertus héroïques dans notre époque.  Face à la décadence de notre société, aux idéologies mortifères, il faut éduquer nos enfants à l’héroïsme du troisième millénaire.

    Un geek au paradis, une biographie de Calo Acutis, père Will Conquer, aux éditions Première Partie, 224 p., 16 €.

  • Paul à Athènes et la Pachamama

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    De Sandro Magister en traduction française sur diakonos.be :

    Pachamama et les dieux de la Grèce antique.  La leçon de Paul à Athènes

    Le synode sur l’Amazonie est derrière nous mais le « scandale » qui a accompagné son déroulement est encore loin d’être apaisé.

    Et celui qui a provoqué ce « signe de contradiction », c’est le pape François lui-même, tout d’abord en assistant, le 4 octobre dernier dans les jardins du Vatican, à des prosternations devant des objets de culte non identifiés parmi lesquels la statuette en bois d’une femme nue et enceinte portée en procession le jour suivant dans la basilique Saint Pierre et ensuite, le 25 octobre dans la salle du synode, en identifiant cette statuette comme étant une Pachamama, du nom d’une divinité Inca et en niant en même temps toute « intention idolâtre », allant jusqu’à émettre à nouveau l’hypothèse d’une « exposition durant la sainte messe de clôture du synode ».

    Entre ces deux événements, pendant les trois semaines qu’a duré le synode, les plus hauts responsables de l’information vaticane s’étaient toujours refusés de réponse aux demandes répétées d’éclaircissement de la presse internationale, alors que dans une église toute proche, ces statuettes continuaient à faire l’objet d’un culte, sauf les jours où elles furent enlevées et jetées dans le Tibre par un jeune catholique autrichien enflammé d’un zèle anti-idolâtre.

    Après le synode, la polémique s’est poursuivie, y compris parmi les évêques et les cardinaux, certains d’entre eux émettant de vives critiques et d’autres en revanche, comme l’évêque austro-brésilien Erwin Kräutler, souhaitant inclure Pachamama dans la liturgie catholique.

    Jusqu’à ce que le Pape François intervienne de nouveau, vraisemblablement avec l’intention de clore la dispute, sans y faire explicitement référence mais en consacrant une audience publique toute entière sur la place Saint-Pierre justement à cet « extraordinaire exemple d’inculturation du message de la foi » accompli par l’apôtre Paul à Athènes, « n’agressant pas les adorateurs d’idoles mais se faisant ‘pontife’, constructeur de ponts ».

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  • Participer à l'Université de la Vie 2020

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    Quatre lundis soirs (20h15 - 22h15)

    13, 20, 27 janvier et 3 février 2020

  • Renouveau religieux au XIXe siècle : comment ils sont allés à contre-courant...

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    D'Aymeric Pourbaix sur le site de France Catholique :

    Comment ont-ils fait ?

    13 novembre 2019

    Saint Eugène de Mazenod. Intérieur de la cathédrale Sainte-Marie-Majeure à Marseille où se trouve son tombeau.

    L’histoire enseigne qu’un siècle ne se dévoile vraiment dans sa profondeur que 200 ans plus tard. Notre temps pourrait ainsi être le bon moment pour redécouvrir la richesse spirituelle du XIXe siècle, par-delà sa caricature de rigorisme janséniste. Car après la Révolution française et les ravages du scepticisme des Lumières – ce que le Père de Lubac a appelé l’humanisme athée –, le formidable renouveau religieux et spirituel de l’Église en ce siècle ne laisse pas d’interroger.

    À contre-courant

    À côté des questions extérieures à la foi – comme la forme politique du régime – il faut considérer le réveil de l’église dans sa dimension profonde. Celle qui consiste, disait Newman, à enseigner, à prêcher et à guider. Et de ce point de vue, on ne peut que constater l’étonnante résurrection de la foi et de la pensée catholique, contre-courant puissant qui inflige un démenti aux prophètes de la mort de Dieu. C’est Lacordaire prêchant à Notre-Dame de Paris au cours de ses fameuses Conférences (1835), Montalembert défendant les libertés de l’Église à la tribune de la chambre des Pairs, Veuillot maniant sa plume alerte dans la presse, Ozanam soufflant sur les braises encore chaudes à la Sorbonne et dans les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Avec pour guide la papauté, Rome, dont l’autorité connaît un succès grandissant au XIXe, et qui culmine avec la reconnaissance de l’infaillibilité pontificale lors du concile Vatican I (1870).

    Mais ce réveil des forces spirituelles ne concerne pas uniquement les élites. Le peuple catholique se voit entraîné par le merveilleux essor de la piété mariale, encouragée par de nombreuses apparitions. Telle l’œuvre de prière pour la conversion des pécheurs, créée par l’abbé Desgenettes à N.-D. des Victoires, en 1837, et qui connaît un succès foudroyant. Mais aussi la vogue extraordinaire des missions paroissiales entre 1815 et 1830, à l’instar du saint évêque de Marseille, Mgr de Mazenod, qui s’appuya sur la langue provençale.Assez naturellement, cet élan de conversion allait déboucher sur des œuvres sociales, notamment les confréries, développées en France par les laïcs, et qui constitue une des sources du catholicisme social.

    Puis vint la renaissance des anciens ordres monastiques : jésuites à Rome, puis bénédictins et dominicains en France. Sans oublier l’afflux de vocations, la fièvre de constructions, et la création de nouvelles congrégations, dans l’éducation (une vingtaine !), l’action caritative, la mission…Autant de témoins de la jeunesse perpétuelle de l’église, qui étonne les contemporains d’alors. Le préfet de police de Louis XVIII écrit en 1814  : «  Je crois apercevoir dans l’Europe et même en France [c’est dire !] je ne sais quelle pente vers les idées religieuses et mystiques.  »Pour nous, aujourd’hui, c’est une source d’espérance que Dieu n’abandonne pas son Église, malgré les duretés du temps. À travers cette série de plusieurs semaines, notre volonté n’est pas de nous complaire dans un passé révolu, mais comme le disait Paul Valéry, de «  retrouver l’esprit qui a fait ces choses  ».

  • Le génocide arménien n’est pas terminé

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de l'hebdomadaire "La Vie" :

    Les chrétiens et Daech

  • Celya n'a plus peur de Dieu...

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    Celya : « Je n’ai plus peur de Dieu »

    10/11/2019

    Celya naît dans une famille musulmane, mais sa mère lui parle régulièrement de Jésus. Choquée par les attentats de novembre 2015, elle se met un jour à prier. Pour dialoguer avec Celya ou voir d’autres témoignages, rendez-vous sur le site www.decouvrir-dieu.com. Une coproduction Découvrir-Dieu / KTO.

    Découvrir Dieu

    Ce programme court de 3 minutes, réalisé en coproduction avec le site découvrir-dieu.com, présente les témoignages émouvants d’hommes et de femmes qui ont rencontré Dieu. À l’occasion d’un événement survenu dans leur vie, comme une rencontre, un deuil ou une maladie, ils ont trouvé ou retrouvé la foi et cela a complètement changé leur vie. Ils nous expliquent comment et nous font partager leur joie.

    Visiter la page de l'émission

  • Le parcours interpellant de Johannes de Habsbourg

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    Héritier

    10/11/2019

    Dans une société où la réussite personnelle se mesure à l’accumulation de biens matériels et à une quête effrénée d’ascension sociale, le parcours de Johannes de Habsbourg, 37 ans, a de quoi interpeller. Héritier de la dynastie autrichienne des Habsbourg et jeune banquier prometteur, il s’est éloigné des valeurs occidentales dominantes en entrant dans les ordres. A travers son quotidien de prêtre récemment ordonné, nous découvrons une vision singulière du monde portée par la communauté Eucharistein. Héritée du christianisme, inscrite dans la réalité quotidienne et toujours en lien avec le monde extérieur, celle-ci fait écho au propre parcours de Johannes.UNE COPRODUCTION KTO/CRESCENDO 2019 - Réalisé par Christophe Giordani

  • "Eclats de vie" : le témoignage poignant de Blanche Streb

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    Eclats de vie - Témoignage - Grand Format

    Blanche Streb 

    Blanche Streb - Eclats de vie - Témoignage.

    Feuilleter

    D'une plume juste et sensible, Blanche Streb nous livre le récit haletant des cinq années qui ont bouleversé sa vie et celle de son mari. 

    Au fil de ces pages éclatantes d'humanité et d'espérance, le lecteur pénètre dans le cœur d'une femme confrontée à l'épreuve : de l'erreur médicale aux deuils, en passant par les angoisses de la stérilité. Alors que tout semble voler en éclats, elle trouve la force de continuer à rire, à vivre et à y croire. 

    Un véritable hymne à la vie.  
    Biographie de Blanche Streb

    Docteur en pharmacie, Blanche Streb est l'auteur de Bébés sur mesure. Le monde des meilleurs (Artège, 2018 - Prix éthique et société).

  • Sortir de la crise de l'Eglise avec le cardinal Sarah

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    Le Préfet du Culte divin a rencontré La Nuova Bussola Quotidiana :

    Cardinal Sarah*: "Célibat, prière, doctrine : c'est ainsi que nous sortirons de la crise de l'Eglise"

    10-11-2019

    "Comment nous sommes arrivés à une telle folie de rejeter Dieu massivement?" Participation très nombreuse à Milan lors de la présentation du livre du cardinal Robert Sarah, événement organisé par la Nuova Bussola Quotidiana. La crise de la foi, de l'Eglise et de l'homme. "Sans le Christ, nos réformes ne sont que ruine". Et encore: le célibat ("aucun impératif ne pourra l'effacer"), la perte du sacré ("il y a des prêtres qui ne croient pas en la présence réelle de l'Eucharistie"), les responsabilités des évêques ("Nous avons déchristianisé l'Occident"), l'"encyclique de Benoît XVI" et le paganisme. "Lorsque l'Église aborde les phénomènes sociaux, elle subit d'énormes pressions pour changer son enseignement sur le célibat et la morale sexuelle". Le préfet du culte divin a analysé et dénoncé les maux d'aujourd'hui. Mais aussi offert des remèdes pour la renaissance. Lesquels? Tout d'abord, commencez à prier comme le fait Ratzinger: "Jeûnez pour la couardise de vos pasteurs".

    La crise de la foi, de l'Église et des prêtres. Les maux qui assaillent la barque de Pierre, prise entre relativisme et idéologies du monde. Et la renaissance qui passe par les monastères, les familles, la doctrine et la prière. Le cardinal Robert Sarah a présenté hier à la Casa Ildefonso Schuster, à Milan, avec le directeur de la Nuova Bussola Quotidiana, Riccardo Cascioli, son livre "Le soir approche et déjà le jour baisse". Un événement très populaire organisé par Nuova Bussola Quotidiana en collaboration avec l'éditeur Cantagalli. Le préfet du Culte divin, qui avec ce livre a mis fin à sa trilogie commencée avec 'Dieu ou rien' et poursuivie avec 'la Force du silence', a tout d’abord encouragé les fidèles et les prêtres en ce moment de déclin: "Je voulais que ce livre réconforte les chrétiens et les prêtres fidèles ». C'est dans cet esprit que les nombreux lecteurs de la Bussola l'ont accueilli hier. Nous proposons une large sélection des sujets traités par le cardinal, en rapport avec la publication intégrale de cette 'lectio magistralis' dans les prochains jours. Andrea Zambrano

    SERAIS-JE DUR?

    On m'a dit que j'étais un peu dur face à la crise de la foi, à la crise du sacerdoce, à la crise de l'Église et à l'effondrement spirituel de l'Occident. Je vais vous raconter une anecdote. Après avoir lu mon livre, un journaliste m'a posé la question suivante: "Eminence, que dites-vous à ceux qui pourraient penser que votre livre est pessimiste, voire alarmiste?" Moi aussi j'ai été alarmé par cette question ... Mais je me suis repris tout de suite : pourquoi fuir la réalité? J'ai alors répondu que le livre essayait d'observer la réalité et de poser un diagnostic avec la plus grande prudence et avec un grand souci de rigueur, de précision et d'objectivité. Il me semble que je ne suis pas trop éloigné de la vérité ni de la réalité des choses et des situations.

    DECLIN DE L'EUCHARISTIE

    La crise que vivent le clergé, l’Eglise, l’Occident et le monde est une crise spirituelle, une crise de foi en Dieu, une crise anthropologique; l'économico-social n'est qu'un corollaire: certes dramatique, mais un corollaire. Le déclin de la foi en la présence effective de Jésus dans l’Eucharistie est au centre de la crise et du déclin de l’Église, en particulier en Occident.

    NOTRE FAUTE, A NOUS EVEQUES

    Nous, évêques, prêtres et fidèles laïcs, sommes tous responsables de la crise sacerdotale et de la déchristianisation de l'Occident. Georges Bernanos écrivait avant la guerre: "Nous répétons sans cesse, avec des larmes d’impuissance, de paresse ou d’orgueil, que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ – non pro mundo rogo – c’est nous qui l’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! ".

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  • Sainte Faustine en tête du box-office américain

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    De Marzena Devoud sur aleteia.org :

    Le film sur sainte Faustine en tête du box-office américain

    LOVE AND MERCY FILM

    05 novembre 2019

    Le film « Love and Mercy » consacré à la vie de sainte Faustine, grande mystique polonaise du XXe siècle, s’est hissé au sommet du box-office américain.

    Projeté le 28 octobre dans 800 cinémas aux États-Unis, le documentaire-fiction inédit dédié à la vie de sœur Faustine, apôtre de la Miséricorde divine, a conquis le box-office américain en prenant la deuxième place, juste derrière le film évènement Joker. Une grande surprise pour son metteur en scène polonais Marek Kondrat : « Nous avons travaillé très dur pour que le film soit le meilleur possible et pour que le message de sœur Faustine gagne le public américain, mais ce succès dépasse nos plus beaux rêves », a-t-il confié à Aleteia.

     Lire aussi : La prière de sainte Faustine pour exercer la Miséricorde

    Ce succès assure en effet sa conquête internationale : Love and Mercy va être projeté prochainement dans 30 pays, y compris la France. « C’est une immense joie pour moi de voir les réactions de spectateurs souvent bouleversés à la sortie de la séance. J’espère que le message sur la Miséricorde divine touchera beaucoup de personnes. Et c’est le plus important », souligne Marek Kondrat.

    Une nouvelle lumière sur le message de sainte Faustine

    Ce documentaire-fiction d’une heure et demi éclaire d’une lumière nouvelle le parcours de la mystique polonaise ainsi que son message. Love and Mercy s’appuie sur la correspondance inédite de la sainte avec son confesseur, le bienheureux Michal Sopocko, fondateur de la congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux. Jusqu’alors inconnues, ces lettres qu’ont échangé les deux religieux pendant plusieurs années n’ont été découvertes que très récemment.

    La fête de la Miséricorde divine, chaque deuxième dimanche de Pâques, est célébrée dans le monde entier par des centaines de millions de chrétiens. Pourtant, peu connaissent la puissance du message de Jésus transmis par l’intermédiaire d’une simple religieuse polonaise, Faustyna Kowalska, béatifiée par le pape Jean Paul II en 1993. Encore plus rares sont ceux qui connaissent la grande figure spirituelle de son confesseur, le père Michal Sopocko, qui a été béatifié à son tour en 2008. Lui aussi a joué un rôle important dans la révélation du message de la miséricorde divine », précise le réalisateur du film.

  • Ces martyrs dont on ne parle pas

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    De Sandro Magister en traduction française sur diakonos.be :

    Ces martyrs dont on ne parle pas.  Un témoignage du Burkina-Faso

    La mort du chef de l’État islamique Abou Bakr al-Baghdadi ne permet nullement de baisser la garde face à l’agressivité des innombrables groupuscules armés qui s’inspirent du fondamentalisme islamiste.

    Il y a quelques jours, la branche italienne d’Aide à l’Église en Détresse, la fondation de droit pontifical chargée de soutenir les chrétiens persécutés dans le monde entier, a publié une mise à jour sur vingt pays dans lesquels la persécution religieuse est aujourd’hui la plus forte.

    Il s’agit des pays en rouge dans la carte ci-dessus.  Dans seize pays sur vingt, c’est le terrorisme d’origine musulmane qui fait rage.  Et dans huit de ces seize pays, les agressions contre les chrétiens sont encore montées d’un cran ces dernières années.

    Ces huit pays sont le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria, le Cameroun, la République Centrafricaine, l’Érythrée, le Sri Lanka et les Philippines.

    Ce n’est donc pas au Moyen Orient que le terrorisme islamiste se déchaîne le plus mais bien en Asie et plus encore en Afrique sub-saharienne.  Exactement comme l’avait prôné Abou Bakr al-Baghdadi dans sa dernière vidéo du 29 avril dernier dans laquelle il revendiquait pour le compte de l’État islamique l’hécatombe au Sri Lanka survenue quelques jours plus tôt et qui avait fait 258 morts et 500 blessés dans trois églises chrétiennes le matin de Pâques.

    Des informations plus détailles sur chacun de ces vingt pays figurent dans le dossier mis en ligne par Aide à l’Église en Détresse :

    > Perseguitati più che mai. Focus sulla persecuzione anticristiana, 2017-2019

    La nouvelle amère de cette nouvelle carte de la terreur, c’est précisément son expansion en Afrique, comme le démontre d’ailleurs cet autre rapport du directeur de « Analisi Difesa », le webzine spécialisé en théâtres d’opérations et en questions militaires :

    > Sconfitto in Siria, l’ISIS passa al contrattacco in Africa

    Et parmi les pays africains, le dernier a avoir été envahi par les armées djihadistes, c’est le Burkina Fasto, avec des agressions qui sont allées crescendo cette année, pratiquement toutes dirigées contre les communautés chrétiennes.

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  • Marie Laforêt ne faisait pas mystère de sa foi

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    C'est ce que l'on découvrira ICI

    et dans les archives de la RTS :

    "La France m'a déçue du point de vue culturel, politique. Elle ne m'intéresse plus. Et boum !". Avec la franchise et l'humour qui la caractérisent, Marie Laforêt se confie à Jacques Huwiler. Catalane d'origine, née en GIronde, ayant grandi à Paris, elle s'est établie à Genève pour élever ses enfants "dans la tranquillité". La comédienne et chanteuse se souvient de son enfance, initiée très tôt à la culture dans une famille où la religion "était forte mais légère et drolatique". Catholique convaincue, celle qui avait envisagé de devenir carmélite, mais ne s'est jamais mariée à l'église, parle de Vatican II, du pape et de l'ouvrage qu'elle veut consacrer à Hérode le Grand. Racines, le 21 octobre 1990.