« Nous devons subir en silence les absurdités de ceux qui dénigrent, déforment, ridiculisent nos convictions… Faudrait-il se laisser égorger en silence ?
Est-ce faire de la politique que de crier son désarroi devant la terreur ? »
(Pierre Claverie, évêque d’Oran, assassiné le 1.09.96)
J’ose être franc avec vous. Permettez-moi quelques questions. Je le fais au nom d’un grand nombre. Pourquoi ? Mais pourquoi donc ce déchaînement de christianophobie ? Ce besoin irrationnel de détruire le christianisme par le biais de la dérision, du cynisme, de l’ironie.
Peut-être n’est-ce pas du tout votre intention explicite. Peut-être n’en n’avez-vous pas conscience. Mais que vous le vouliez ou non, vos œuvres sont tellement provocantes qu’une multitude en est heurtée, blessée, bouleversée. Des chrétiens biens sûr, toutes églises confondues, mais aussi des croyants d’autres religions et simplement des hommes et des femmes, souvent non croyants, mais qui gardent encore un certain sens du respect, de l’honnêteté, de la dignité humaine. Et même des artistes, qui savent encore ce que signifie l’art.

Le Cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris est de ces évêques qui fustigent volontiers les chrétiens lorsqu’ils manifestent sur la place publique contre les pièces de théâtre déformant ou insultant la personne du Christ. Il était jusqu’ici demeuré bien plus discret sur ces spectacles eux-mêmes. Mieux vaut tard que jamais : il rectifie aujourd’hui le tir dans un communiqué paru sur le site du diocèse de Paris :