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  • Belgique : quand un médecin catholique pratique l'euthanasie et le publie

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    Nous trouvons, sur Cahiers Libres, sous la plume de Cyril Douillet cette critique d'un livre susceptible de semer le trouble :

    medecin-catholique-pourquoi-je-pratique-l-euthanasie-509944-250-400.jpgUn livre indéfendable : “Médecin catholique, pourquoi je pratique l’euthanasie”

    Il y a d’abord ce titre, qui sonne comme une provocation :  Médecin catholique, pourquoi je pratique l’euthanasie (Corinne Van Oost, Médecin catholique, pourquoi je pratique l’euthanasie, Plon). On sent comme un parfum de scandale, une odeur de soufre, une bombe destinée à faire le buzz sur les réseaux sociaux et à dynamiter les repas de famille…

    Puis vient le doute : les titres de livres ne sont-ils pas souvent de simples produits d’appel marketing, dont sont dépossédés les auteurs mêmes ? Alors on se décide à dépasser l’effroi suscité par la couverture, pour approcher du contenu.

    On découvre d’abord la personnalité de Corinne Van Oost. Née en France, elle vit en Belgique depuis une vingtaine d’années. Mère de famille, elle affiche un CV catholique conséquent : coopération en Afrique, engagement dans une communauté nouvelle, pratique régulière… « J’ai toujours  cherché du côté de Dieu », affirme-t-elle.

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  • Divorcés-remariés : les trucs et ficelles de l’évêque d’Oran

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    Ancien prieur provincial des dominicains de France, évêque d’Oran, en Algérie, Jean-Paul Vesco est plutôt attendu sur sa connaissance de l’interreligieux. Mais il a aussi exercé le métier de juriste pendant plusieurs années. Alors il a aussi monté son petit scénario théologico-juridique dans le dossier qui fait la « une » de l’actualité catholique : Lu sur le site de « La Vie » (extraits) :

    « (…) Tous les grands systèmes de droit opèrent une distinction fondamentale entre infraction instantanée et continue. L’infraction instantanée, tel le meurtre, résulte d’un acte unique de la volonté qui entraîne des conséquences définitives contre lesquelles la volonté du meurtrier elle-même ne peut rien. L’infraction continue, tel le vol avec recel, suppose que l’auteur de l’infraction prolonge l’infraction par un acte répété de la volonté. Il pourrait rendre à tout moment l’objet dérobé, alors que le meurtrier, lui, ne peut plus redonner la vie qu’il a prise. Dès lors que cette distinction n’est pas posée en droit canonique [sic] toute la question est de savoir si le fait de contracter une seconde union après l’échec d’un mariage sacramentel peut être assimilé analogiquement à une infraction instantanée ou à une infraction continue.

    Et quelle est votre réponse ?

    La position actuelle de l’Église revient implicitement à assimiler une seconde union à une infraction continue dans laquelle les personnes se maintiennent par une manifestation répétée de la volonté. À tout moment, elles seraient censées pouvoir interrompre leur union. C’est faire fi de la situation définitive que l’indissolubilité de leur amour a créée. Je crois que l’analogie avec l’infraction instantanée est plus juste. En effet, de même que le meurtre crée une situation définitive de mort, la seconde union crée une situation définitive de vie.

     Quel est l’intérêt de cette distinction ?

    Si l’Église prenait acte de la situation définitive née de la volonté d’entrer dans une seconde relation d’alliance, elle pourrait s’autoriser une parole de vérité, et le cas échéant de pardon, sur le « oui » de la seconde union sans avoir à exiger le préalable d’une impossible séparation. Dès lors, elle permettrait aussi aux personnes de faire la vérité sur leur mariage et les raisons de son échec. Il est plus facile de poser un regard serein sur son passé, au lieu de l’occulter, dès lors qu’un avenir réconcilié est envisageable. Cette distinction, fondée sur la prise en compte des conséquences du caractère indissoluble de tout amour conjugal véritable, ouvre la voie à une nécessaire pastorale de la réconciliation, dont les modalités restent à inventer. Et cela sans que soient relativisées l’unicité et la valeur ineffable du mariage sacramentel catholique.

    Réf. Une proposition pour sortir de l’impasse sur les divorcés remariés

    JPSC

  • Lefebvristes : François peut-il réussir là où Benoît XVI a échoué ?

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    De Jean-Marie Guénois, dans le « Figaro » d’hier :

    « La nouvelle était dans l'air, elle est maintenant confirmée: Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X a été officiellement reçu au Vatican mardi 23 septembre par le Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Müller.

    C'est la première fois depuis l'accession du pape François, en mars 2013, que le chef de file des Lefebvristes reprend ainsi contact avec Rome alors qu'il ne s'est pas privé de critiquer le nouveau pape, très éloigné du style traditionnel et qu'il a décliné la main tendue par Benoît XVI jusqu'à la dernière minute de son règne.

    Malgré ce contexte, le communiqué publié mardi par le Vatican est extrêmement positif. Il indique que l'entretien a duré deux heures. Qu'il s'est déroulé dans un «climat de cordialité». Et surtout qu'à l'occasion de l'examen de «quelques problèmes doctrinaux et canoniques» les deux parties ont «l'intention» de «procéder par étape et dans un délai raisonnable au dépassement des difficultés». Avec «la perspective désirée d'une pleine réconciliation».

    Le ton du communiqué et sa conclusion rappelle ceux qui furent publiés au cours du pontificat de Benoît XVI.

    Ce pape comme aucune autre mit tout en œuvre - ce fut pourtant l'un des échecs de son pontificat - pour atteindre cet objectif. Il accéda aux demandes des Lefebvristes: rétablissement de la messe dite en latin au titre d'un rite extraordinaire, levée des excommunications pour les évêques ordonnés par Mgr Lefebvre dont Mgr Fellay mais aussi le fameux Mgr Williamson.

    Mais ceux-ci refusèrent finalement de réintégrer l'Église catholique dans le cadre d'une structure spécifique que Rome voulait créer pour eux. Il est vrai qu'une bonne partie des fidèles de la Fraternité Saint Pie X était fermement opposée à cette perspective.

    Contre toute attente - car le pape François n'a jamais fait part d'une sympathie particulière pour ce mouvement qui conteste radicalement les orientations du Concile Vatican II - il semble que les négociations vont donc reprendre. Jamais en effet le Vatican n'aurait publié un communiqué aussi optimiste si la réunion de mardi s'était mal passée.

    Pour sa part, la Fraternité Saint Pie X a publiée dans l'après-midi de mardi son propre communiqué, plus neutre dans le ton, mais qui synthétise ainsi la rencontre: «Au cours d'un entretien cordial, les difficultés doctrinales et canoniques ont été exposées, et la situation actuelle de l'Eglise évoquée. Il a été décidé de poursuivre les échanges afin d'éclaircir les points de divergence qui subsistent».

    Réf. Le Vatican et les Lefebvristes reprennent les négociations

    JPSC

  • Le témoignage de Frank Van Den Bleeken

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    Témoignage de Frank Van Den Bleeken (sept.2014) (Ce détenu de la prison de Merksplas qui a demandé l’euthanasie):

    Quand je pense à mes 30 ans en prison, alors je me rends compte que les entretiens avec les aumôniers ont été importants. Dans ces rencontres, on peut parler de sa foi, mais on est surtout écouté, on reçoit leur confiance et de la chaleur humaine.

    Depuis 9 ans, depuis que ma mère est décédée, je pense souvent : ça suffit, il est temps d’en finir.

    L’aumônier confirme que mon enfermement sans thérapie n’est pas correct, et cela me fait du bien de me sentir pris au sérieux et reconnu dans la souffrance que j’endure.

    Nous pouvons parler sans que j’aie l’impression d’être un détenu, et que l’autre est un aumônier, simplement d’humain à humain.

    Grâce aux aumôniers, je me suis fait des amis avec les bénévoles et les musiciens.

    Concernant ma demande d’euthanasie, je suis conscient que les chrétiens ont des difficultés, et malgré tout ils ne me condamnent pas et font un bout de chemin avec moi.
    Nous nous rencontrons de manière très humaine et normale, et nous cherchons ensemble des alternatives.

    Nous pouvons nous confier aux aumôniers et vider notre sac, sans qu’il y ait de conséquences.
    Quand je dis mes frustrations à un psychologue, je pense à mon dossier et les conséquences de ce que je dis qui peut être utilisé contre moi. Je n’y pense pas chez l’aumônier.

    Depuis un an et demi, je n’ai vu aucun psychiatre ou psychologue.
    Les seules personnes avec qui j’ai des contacts et du soutien, c’est ma famille, et ce sont les aumôniers et leurs bénévoles.

    Grâce au soutien des aumôniers, j’ai tenu le coup pendant cette longue procédure de demande d’euthanasie qui dure depuis 3 ans.

    Je vois qu’il y a des tentatives pour améliorer la situation, mais je suis très déçu.
    Un directeur me donnait un jour cette image : la situation évolue comme une plante de lierre. Cela commence très petit, mais ça pousse et ça grandit.

    Mais moi j’ai l’impression qu’il y a quelqu’un qui coupe toujours cette plante qui pousse et ça me décourage tant, que je n’y crois plus.

    Dans la prison il y a trop peu d’humanité, et les aumôniers en apportent. Il faudrait qu’il y en ait beaucoup plus !

  • Les Temps Modernes ou l'invention d'une supercherie

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    unnamed.jpgUne pathologie occidentale : la "modernite"

    « Il faut être "modérément moderne", et non "absolument", comme le préconisait Rimbaud dans un slogan aussi galvaudé que creux. Et prendre ses distances d'avec cette maladie, la "modernite". De ces fameux "Temps Modernes", que peut dire un philosophe qui a décidé de ne pas avancer masqué? 

    Complaisante modernité, qui se clame en "rupture" avec tout ! Et d'abord avec le passé pour lequel elle a inventé le nom de "Moyen Âge". Alors que la modernité en vit comme un parasite, dans une dialectique autodestructrice. Car au fond, qu'a-t-elle inventé ? Ni la révolution technique, ni l'urbanisation, ni la société civile, ni même la personne comme sujet de libertés. Les idées modernes ne sont que des idées prémodernes, maquillées comme une marchandise volée. 

    Avec le recul et la capacité d'analyse que lui permet sa formidable culture, Rémi Brague nous offre une série de réflexions incisives sur les notions de Modernité, de Culture, d'Histoire, de Sécularisation, de Progrès. Chemin faisant, il met en avant des penseurs qui sortent des sentiers battus, des idées qu'on avait oubliées, des rapprochements qui font avancer. 

    Peut-on guérir de la "modernite" ? C'est l'ambition de cet essai revigorant, qui n'interdit pas d'être résolument optimiste. »

    Présentation par son éditeur de l'ouvrage Modérément moderne, par Rémi Brague, Éditions Flammarion, mars 2014, 383 p. (source)

  • Le christianisme, porteur de violence ?

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    Lu sur didoc.be :

    Après un premier article sur "Religions et Violence" (voir ici), un autre auteur, Emmanuel Cabello*, fournit dans le texte ci-dessous un nouvel éclairage. A partir de l’analyse du même document de la Commission Théologique Internationale, Mgr Cabello aborde une question plus spécifique : le christianisme porte-t-il en lui un germe de violence ?

    Un survol, même rapide, de l’histoire de l’humanité, montre que l’homme est un être religieux. Il semble évident, à partir d’une expérience universelle, que l’ouverture à la divinité est inscrite dans l’homme. Par ailleurs, le monothéisme est considéré depuis des siècles comme la forme la plus évoluée de la religiosité.

    Ceci dit, ces derniers temps, on perçoit dans la modernité une tendance progressive à privilégier une sorte de « polythéisme », une conception plurielle du bien et du juste. A la racine de ce changement, on trouve l’idée que le monothéisme constitue non seulement une menace évidente et radicale pour l’autonomie de l’individu, mais aussi un grave danger pour la paix sociale. Dans cette optique, le fait d’affirmer une vérité objective universelle implique qu’un groupe humain la possède, ce qui justifierait sa prétention de dominer le reste de l’humanité. La résurgence actuelle de certains fondamentalismes religieux serait la preuve de ce lien entre vérité et violence.

    Il conviendrait donc de remplacer le monothéisme par un « polythéisme », c'est-à-dire par un relativisme des valeurs qui assure une coexistence pacifique. Mais cette proposition pose également question : le relativisme ne peut-il générer différents mondes humains incommunicables ? Le polythéisme des valeurs n’engendrera-t-il pas — comme l’histoire nous l’apprend — la violence entre les différents dieux ? Les accusations contre les monothéismes ne contiennent-elles pas en germe de nouvelles persécutions ? Les âpres conflits qui déchirent la société occidentale (pensons aux polémiques liées au début et à la fin de la vie, à la conception de la famille, au rôle de la religion dans la vie publique, etc.) ne sont-ils pas la conséquence de l’affaiblissement d’un « éthos » chrétien, commun à toute une civilisation ? Et enfin, si la conscience humaine est vidée de son légitime occupant historique, cet espace ne sera-t-il pas livré à l’arbitraire humain ?

    L’histoire, magistra vitae, nous montre une fois de plus que les remplaçants de Dieu — la race, la nation, le parti, l’argent — n’ont pas apporté à l’homme la paix et le bonheur qu’ils promettaient. Ils ont été plutôt des dieux pervers qui ont occupé la place du Dieu bon et créateur de la tradition monothéiste.

    Notons également que les attaques contre le monothéisme se focalisent souvent sur le christianisme, malgré le fait que ce dernier est génétiquement pacifique et pacifiant, en dépit des déviations surgies au cours de l’histoire.

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  • Le Supérieur de la fraternité Saint-Pie X a été reçu au Vatican

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    Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Ce matin, le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi s'est entretenu pendant deux heures avec Mgr.Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité sacerdotale St.Pie X, accompagné par ses Assistants l'Abbé Nikolaus Pfluger et l'Abbé Alain-Marc Nély. Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller était accompagné du Secrétaire et du Secrétaire adjoint du dicastère Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, et Mgr.Joseph Augustine Di Noia, OP, ainsi que de Mgr.Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei. Les parties, qui ont examiné certaines questions d'ordre doctrinal et canonique, ont convenu de procéder par paliers mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d'une pleine réconciliation.

  • Euthanasie : la Belgique, c'est déjà "le meilleur des mondes" ?

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    Une opinion de Valérie Hendrikx et Stéphane Rixhon parue sur le site de LaLibre.be :

    Euthanasie : la Belgique vers le “meilleur des mondes” ?

    Personnes déprimées, en début d’Alzheimer, insatisfaites par leur opération de changement de sexe ou jumeaux aveugles : la “souffrance psychologique” ouvre grande la porte pour une euthanasie. 

    Frank Van Den Bleeken. Nous espérons que ce nom reste dans les mémoires comme porte-étendard d’une évolution inquiétante de notre société.

    Ce détenu condamné à la réclusion pour viol et meurtre souffre de graves troubles psychiatriques. Il demande son transfert aux Pays-Bas pour recevoir des soins mais cela lui est refusé; en désespoir de cause, il veut être euthanasié.

    Les autorités ont refusé son transfert mais accepté qu’il soit euthanasié. Si nous ne connaissons pas les détails du dossier, une telle situation ne peut toutefois que préoccuper les citoyens que nous sommes. En 2002, la Belgique devenait l’un des premiers pays à autoriser l’euthanasie dans des conditions strictes. Il est délicat – et ce n’est pas notre propos – de poser un jugement moral sur le choix d’adultes responsables confrontés à la situation inextricable de leur propre mort. Il est également difficile de contester le courage d’un législateur souhaitant encadrer cette pratique.

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  • Quelle place pour le catholicisme dans le monde occidental ?

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    Sur le site Figaro-Vox, le sociologue Mathieu Block-Côté se pose la question vue du Québec. Extraits :

    La chose est connue mais conserve une part mystérieuse qui intrigue encore les historiens et les sociologues: alors que le Québec était jusqu'aux années 1960 un bastion nord-américain du catholicisme, celui-ci s'est brutalement effondré dans la dynamique de la Révolution tranquille. Un pays particulièrement pieux s'est vite transformé en société radicalement sécularisée, ce dont les Québécois, aujourd'hui, se font encore une fierté (…).

    Mais la question du catholicisme n'est pas morte avec sa pratique. Elle s'est transposée, au fil des ans, dans la mémoire collective. Longtemps, on a présenté son expulsion de la vie publique comme une libération.(…). Pour autant, on la voit resurgir peu à peu, au fil des commémorations et des débats portant sur l'héritage culturel de l'Église(…)

    C'est que le catholicisme, abandonné dans la pratique, puis passé dans la mémoire, se pose de plus en plus à la manière d'une référence identitaire que le débat public pousse à redécouvrir, non pas à la manière d'une foi, mais bien davantage, à la manière d'une culture qu'on ne saurait abolir sans s'oublier soi-même.

    Cette redécouverte de la fonction identitaire de l'héritage catholique s'est jouée surtout, ces dernières années, autour d'un débat passionnel: la place du crucifix à l'Assemblée nationale, où il trône au-dessus du fauteuil du président. Certains au nom du multiculturalisme, d'autres au nom d'une conception intransigeante de la laïcité, ont multiplié les appels pour qu'on le décroche. Sa présence serait une offense aux citoyens d'autres confessions religieuses, comme aux incroyants. La riposte a manifestement convaincu une majorité de citoyens: le crucifix est là à la manière d'un rappel historique, et non pas comme le symbole d'une subordination du politique au religieux. Surtout, le catholicisme, au Québec, n'est pas une religion parmi d'autres. Toutes les convictions sont égales devant la loi, mais toutes les religions ne sont pas égales devant la culture.

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  • À Bruxelles, la paroisse Sainte-Catherine s’inspire du Père Zanotti-Sorkine

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    24 (1).jpgLe commentaire de l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », ce 22 septembre, sous la plume de Matthieu Bruynseels :

    « Fermée depuis plusieurs années, cette église de la capitale belge a été reprise par des jeunes prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres, une communauté inspirée par le Père Zanotti-Zorkine.

    Les fêtards connaissent le quartier pour la boîte de nuit « Madame Moustache » située juste à côté de l’église, et les libres-penseurs, pour son musée de la Franc-maçonnerie à 500 mètres de là. À Bruxelles, l’église Saint-Catherine est une sorte d’ovni au cœur d’un secteur complètement déchristianisé. Un ovni qui a fermé il y a trois ans, le diocèse trouvant l’église trop chère à entretenir et n’ayant plus assez de prêtres pour la laisser en activité.

    Enterré, le projet de halle aux poissons ! 

    Ce samedi 20 septembre, tout a changé. Mgr André-Joseph Léonard a procédé à la réouverture de la paroisse, en y nommant trois prêtres récemment ordonnés de la Fraternité des Saints-Apôtres. Cette communauté, fondée par l’archevêque de Malines-Bruxelles, s’inspire de l’abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine. Si la venue du curé de la Canebière lui-même à la paroisse Sainte-Catherine a été un temps évoquée, elle n’est plus d’actualité aujourd’hui, depuis sa nomination officielle au sanctuaire Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes).

    « Cette église est devenue chaleureuse par le travail de ceux qui l’ont transformée ! », se réjouit Mgr André-Joseph Léonard. En effet, à Sainte-Catherine, les travaux de rénovation de ce véritable paquebot, qui avait beaucoup souffert des trois ans de fermeture, ont été intégralement pris en charge par des simples fidèles. Un projet visait même à transformer cette immense église en une halle aux poissons… « C’est inacceptable de transformer une église en centre commercial. Quand on voit que Jésus a chassé les marchands du Temple ! » pestent Martine et André, un couple venu pour l’occasion.

    Une volonté de dialogue, notamment avec les musulmans

    « Il y a beaucoup de gens qui attendaient la réouverture de cette église », déclare de son côté Jean-Désiré, habitant le quartier depuis douze ans. Le profil des nouveaux prêtres ne laisse pas cet Africain indifférent : « Ils ont un grand souci de la liturgie, je crains juste que ça ne hérisse les soi-disants progressistes ».

    Il faut dire qu’une dizaine de jeunes hommes en soutane (les trois prêtres et plusieurs séminaristes), ça ne se voit pas tous les jours. Une marque de fabrique de cette petite communauté, rappelée par Mgr Léonard dans son homélie : « Je demande à mes trois collègues d’aller à la rencontre des gens. Ils seront clairement identifiables comme prêtres, et comme nous avons beaucoup de frères musulmans qui portent un habit religieux, le dialogue s’instaurera ».

    Une volonté de s’affirmer sans entrer en confrontation mais sans se cacher non plus, partagée par les fidèles présents, qu’ils soient pratiquants réguliers ou non. « Je ne vais pas à l’église, mais je réfléchirai car c’est un superbe monument. Il faut qu’il reste ouvert », nous explique une dame. Une de ses amies est plus impliquée : « Je prie tous les jours pour qu’il y ait davantage de baptisés, et pour l’instant je suis exaucée ». 

    Réf. À Bruxelles, la paroisse Sainte-Catherine s’inspire du Père Zanotti-Sorkine

    JPSC

  • Syrie : une église mémorial du génocide arménien détruite par les djihadistes de l'Etat islamique

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    ASIE/SYRIE - Destruction de l’église mémorial du génocide arménien de Deir el-Zor de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

    Deir el-Zor (Agence Fides) – Les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont détruit une église arménienne de Deir el-Zor, la ville à majorité kurde qu’ils ont conquise ces derniers jours. La nouvelle, diffusée par des témoins locaux, a été confirmée par le Ministre des Affaires étrangères arménien, Edward Nalbandian, qui a condamné comme « une horrible barbarie » la destruction de l’église où étaient conservés les restes de victimes du Génocide arménien.
    L’église avait été consacrée en 1991 en tant que mémorial du Génocide et comprenait également un musée conservant les restes de victimes des massacres subis voici un siècle par les arméniens en territoire ottoman, massacres particulièrement concentrés justement dans la zone désertique autour de Deir el-Zor.
    Au sein du gouvernorat de Deir el-Zor, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont tué, en août dernier, des centaines de membres des tribus locales et ont également combattu, ces mois derniers, les miliciens islamistes d’al-Nusra afin de s’assurer le contrôle de la zone, riche en pétrole. (GV) (Agence Fides 22/09/2014)

  • Des nominations qui confirment le cap du pape François

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    De Anna Latron, sur le site de La Vie :

    Deux nouveaux archevêques de l'“ère François”

    Mgr Blase Cupich nommé à Chicago, Anthony Fisher à Sydney : deux nominations qui, selon les spécialistes, symbolisent l'“ère François” et dessinent le portrait-robot de l'“évêque François”.

    Un nouvel archevêque a été nommé à Chicago par le pape François, ce samedi 20 septembre : Mgr Blase Joseph Cupich, qui était depuis septembre 2010 évêque du diocèse de Spokane, remplacera Francis George, l’actuel archevêque, après son intronisation en novembre prochain.

    Ordonné prêtre en 1975, Blase Joseph Cupich a occupé diverses fonctions dans l’archidiocèse d’Omaha (Nebraska) et a, notamment, été secrétaire à la nonciature à Washington. En 1998, il a été nommé évêque de Rapid City (Dakota du sud), par Jean-Paul II. En 2010, c’est Benoît XVI qui l’a nommé à Spokane. Tout au long de ces dernières années, il a, par ailleurs, exercé diverses responsabilités au sein de la conférence épiscopale américaine. Il présidait notamment le commission pour la protection des enfants et des jeunes. Il était également président de l'Association américaine de l'enseignement catholique.

    Pour Crux (en anglais), le nouveau site Internet d’information catholique porté par le Boston Globe, cette nomination marque, aux Etats-Unis, “l'avènement de l'ère François”.

    Avec l'arrivée de Cupich, âgé de 65 ans, à la tête du troisième plus grand diocèse du monde, “le paysage américain a changé”, estime Crux. “Il s'agit de la quatrième nomination par François à la tête d'un archidiocèse majeur depuis juillet dernier”, après Mgr Rainer Maria Woelki à Cologne (Allemagne), Mgr Carlo Osoro Sierra à Madrid (Espagne) et Anthony Colin Fisher à Sydney (Australie).

    Jeudi 18 septembre, le pape a en effet nommé ce dominicain à la tête de l'archidiocèse de Sydney. Le principal organisateur des JMJ de 2008 et actuel évêque de Parramatta succède ainsi au cardinal George Pell, devenu préfet du Secrétariat pour l’économie du Vatican, à la tête de cet archidiocèse de 600.000 catholiques.

    Agé de 54 ans, Anthony Colin Fisher a été ordonné prêtre en 1991. En 2000, il a été le directeur et fondateur de l’Institut pontifical Jean Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à Melbourne. Il était également membre de l'Académie pontifical pour la vie.

    Le vaticaniste Rocco Palmo, sur son blog “Whispers in the Loggia”, voit dans ces deux nominations un signe fort envoyé directement par le pape (en anglais). “Sur un plan plus large, en attendant, les dernières 48 heures ont apporté ce qui pourrait bien finir par être les deux nominations les plus conséquentes de François sur l'ensemble de son pontificat dans l'Eglise anglophone.”

    Pour Crux, ces quatre récentes nominations permettent de dessiner le portrait-robot de “l'évêque François” : “Sur le plan idéologique, des hommes modérés plutôt que durs ; sur le plan pastoral, des hommes qui mettent l'accent sur le souci des pauvres et des marginaux; et sur le plan personnel, des dirigeants n'ayant pas de personnalité tape à l'oeil, avec la réputation d'être accessible et pratique.”

    Quant au vaticaniste de La Stampa, Andrea Tornelli, il conseille (en anglais) de lire en intégralité le discours du pape prononcé ce jeudi 18 septembre devant les évêques nommés au cours de l'année (en italien). Selon lui, François y ajoute “de nouveaux éléments du portrait robot du pasteur idéal qu'il a présentés à d'autres occasions”.