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Actualité - Page 360

  • RDC : Avec « L’Empire du silence », deux soirées pour dénoncer l’impunité autour du martyre du peuple congolais

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    Lu dans la « Libre Afrique » :

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    « Le dernier film du cinéaste belge Thierry Michel est au cœur de deux soirées spéciales : l’une ce mercredi à 20h25 sur La Une RTBF et l’autre, le 14 novembre à Bozar (Bruxelles).

    Ni repos, ni répit. Depuis près de 25 ans, des hordes de belligérants s’abattent par vagues successives sur le territoire congolais. Dans l’Est de la RDC particulièrement, la population est soumise à une insécurité permanente. Ce martyre silencieux est au cœur du dernier film de Thierry Michel.

    En trente ans de voyage au Congo, le cinéaste a accumulé une somme de témoignages, d’images d’archives et d’analyses sur le pays-continent dont le destin fut longtemps lié à la Belgique. Dans L’Empire du silence, le réalisateur belge dénonce le chaos en cours au Congo et l’insoutenable impunité de ses auteurs. Depuis plus de vingt ans, les effets dévastateurs de la guerre s’y sont étendus sans que jamais ses instigateurs nationaux et internationaux ne soient inquiétés. C’est contre cette impunité que s’érige le film relayant notamment la voix du prix Nobel de la paix congolais, le Dr Denis Mukwege.

    Le Congo face à l’appétit du Rwanda et de l’Ouganda

    La première vertu de L’Empire du silence*** est sa formidable clarté. Même un public néophyte, qui ne connaîtrait rien des méandres de l’histoire congolaise, y retrouvera son chemin. De 1990 à nos jours, le cinéaste retrace le tragique destin d’une population soumise aux exactions sans fin des innombrables factions rebelles et troupes en présence depuis plus de vingt ans sur son territoire. Singulièrement depuis 1994 et le déclenchement du génocide des Tutsis dans le Rwanda voisin, entraînant l’exode de centaines de milliers de Hutus rwandais sur les terres congolaises.

    Le cinéaste croise les témoignages d’officiels de nationalités multiples ayant œuvré au sein des Nations Unies et du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), mais aussi de civils et témoins (journalistes et responsables de la Croix Rouge congolais) pris en étau dans les territoires de l’Est du Congo convoités pour leur incroyable richesse géologique. Il met ainsi en lumière les mécanismes prédateurs qui maintiennent la population dans la terreur et ont permis à d’anciens chefs de guerre de se frayer un chemin jusqu’aux postes les plus élevés de l’armée régulière congolaise. Car si les troupes étrangères, principalement rwandaises et ougandaises, sont responsables d’attaques, pillages et actes de barbarie par milliers sur le territoire de la RDC, les troupes gouvernementales et groupes armés congolais ont également commis d’innombrables crimes de guerre en Ituri, dans le Kivu et au Kasaï.

    Le film cite souvent le rapport Mapping, réalisé en 2010, documentant plus de 600 violations, les plus graves, des droits de l’Homme et du droit international commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003. Un rapport qui, à ce jour, est toujours « resté enfoui dans un tiroir » de l’Onu.

    Parcours de cinéma, de Charleroi à Kinshasa

    Thierry Michel connaît bien le pays pour l’avoir arpenté en long et en large depuis Le Cycle du serpent (1992) en passant par Mobutu Roi du Zaïre (1999) jusqu’à son avant-dernier film sur le Docteur Denis Mukwege rebaptisé L’homme qui répare les femmes (2015). C’est dans le sillage du combat du célèbre médecin et prix Nobel de la paix 2018 que s’inscrit L’Empire du Silence***.

    Ce onzième film, réalisé au Congo par Thierry Michel, prend la forme d’un plaidoyer en faveur de la justice transitionnelle afin que soient jugés les responsables de crimes de guerre et reconnu le droit des victimes. Il pointe le silence international, l’inaction des autorités congolaises et la complicité de nombreuses compagnies étrangères exploitant les précieux minerais congolais. Après sa présentation dans divers festivals et au cours d’une tournée au Congo organisée fin août – début septembre à Kinshasa, Bukavu, Goma et Kisangani, le film sera visible ce mercredi à 20h25 sur La Une. Sa diffusion sera suivie d’un débat à 22h15. Dans la foulée (23h25), on pourra également revoir un autre film de Thierry Michel, Enfants du hasard, tourné dans sa région natale.

    Cette soirée préfigure la participation du cinéaste aux Grandes conférences catholiques le 14 novembre à Bozar. Soirée au cours de laquelle sera retracé son parcours, de Charleroi à Kinshasa, en passant par le Brésil et l’Iran.

    Karin Tshidimba »

    Ref. RDC : Avec « L’Empire du silence », deux soirées pour dénoncer l’impunité autour du martyre du peuple congolais

    ...Dans une éternelle série na balokuta, de poker menteurs : nationale, transfrontalière et internationale, entretenant  un imbroglio dont on n’aperçoit hélàs pas la fin (JPSC).

  • Brésil : la victoire de Lula, président sans majorité

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    Lu sur le site web « aleteia » sous la signature de Jean-Baptiste Noé ( 03/11/22):

    Avec un score très étriqué, Luis Ignacio Lula da Silva parvient à se faire réélire président du Brésil, après deux premiers mandats entre 2003 et 2011 marqués par la corruption. Une victoire difficile, pour le géopoliticien Jean-Baptiste Noé, qui pronostique le mandat d’un président impuissant, tant ses marges de manœuvre sont faibles »

    « Sans surprise, Lula da Silva a été réélu président du Brésil. Sans surprise tant sa victoire était annoncée depuis des mois. Mais le score final, des plus étriqués, montre que son adhésion populaire est loin d’être au rendez-vous. Il récolte à peine 50,9% des voix contre 49,1% pour Jair Bolsonaro. Une étude cartographique des résultats montre un nord, notamment le Nordeste, acquis à la cause de Lula et un sud fidèle à Bolsonaro. Brasilia, Sao Paulo et Rio de Janeiro ont majoritairement voté pour le président sortant, quand les territoires amazoniens du nord se sont portés vers le candidat du Parti des travailleurs. Au lendemain de cette élection, le Brésil est coupé en deux, à la fois idéologiquement et géographiquement.

    Si Lula conserve une très forte base populaire dans certaines régions, nombreux sont les Brésiliens qui ne veulent pas revivre les années de corruption qui ont vu la condamnation de l’ancien président, qui a dû passer plusieurs mois par la case prison, et la destitution en 2016 de son successeur Dilma Rousseff. Pour Lula, la tâche est donc immense : il lui faut à la fois réconcilier un Brésil divisé et ne pas donner le flanc à de nouveaux problèmes de corruption, d’autant qu’un certain nombre d’enquêtes sont toujours en cours.

    Président impuissant ?

    À peine élu, son mandat est d’ores et déjà diminué. De par son âge d’abord. Âgé de 77 ans, il aura 81 ans à la fin de son mandat, ce qui rend peu probable une nouvelle candidature. Insidieusement, la course à sa succession au sein de son propre camp va se mettre en mouvement très rapidement, réduisant d’autant son autorité. Pour gagner cette élection, il a constitué une alliance électorale très large, allant de l’extrême gauche au centre droit. Si cela fut bénéfique pour assurer la victoire finale, ce sera beaucoup plus compliqué pour assurer une politique gouvernementale tant il devra maintenir ensemble des personnes qui ont des vues politiques et économiques fort différentes. Maintenir une unité gouvernementale quatre ans durant ne sera pas une mince affaire, d’autant que Lula ne dispose pas de majorité au Parlement. 

    Le Brésil a aujourd’hui une tête de Lula et un corps de Bolsonaro, ce qui réduit d’autant les marges d’action du président nouvellement élu.

    C’est en effet une particularité du système électoral brésilien : tout un ensemble d’élections se tiennent au même moment que les présidentielles, notamment celles des municipales, des gouverneurs et des députés. Or si Lula a gagné la présidentielle, c’est le parti de Bolsonaro qui a largement gagné les autres. Le Brésil a aujourd’hui une tête de Lula et un corps de Bolsonaro, ce qui réduit d’autant les marges d’action du président nouvellement élu. Le Congrès lui est hostile et le parti de Bolsonaro est très fortement implanté dans tous les échelons locaux. Face à cet état de fait politique, il va être très difficile à Lula de faire passer ses réformes, ce qui ne pourra que susciter une grande déception chez ses électeurs. Sitôt élu, il est déjà un président impuissant.     

    Quel rôle international ?

    Lula pourra se reporter sur la scène internationale pour tenter de redonner au Brésil une impulsion de leader en Amérique latine. Mais là aussi les temps ont changé depuis 2011. En Bolivie et au Venezuela, c’est une gauche plus radicale qui est au pouvoir et il n’est pas certain que les relations soient très bonnes. C’est peut-être avec le voisin nord-américain que les choses seront plus aisées. Lula est un atlantiste, favorable à la venue des entreprises américaines au Brésil, beaucoup plus aligné sur la politique étrangère de Washington que ne l’était Bolsonaro. Bien que celui-ci fut surnommé le « Trump des Tropiques », sa défaite est plutôt une bonne chose pour les États-Unis qui trouvent en Lula un partenaire plus souple et plus docile. 

    Reste la question de la France. Grâce à la Guyane, le Brésil est le pays avec lequel la France dispose de la plus longue frontière terrestre ; c’est donc notre voisin qui connaît aujourd’hui un nouveau président, ce qui ne réduira pas les nombreux contentieux : orpaillage illégal, trafic de migrants et de drogue, il y a fort à faire pour surveiller et protéger une zone grise essentielle pour la souveraineté de la France même si elle ne passionne pas trop les esprits du côté de Paris. Dans les relations transatlantiques, les dossiers ne manquent pas non plus pour le nouveau président.  

    Lire aussi :Revue de presse : Au Brésil, l’Église espère la réconciliation après les élections

    Lire aussi :Au Brésil, rien n’est trop grand pour l’archange saint Michel

    Ref.

    Brésil : la victoire de Lula, président sans majorité

  • Le Pape est parti ce jeudi pour un voyage apostolique de quatre jours à Bahreïn

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Logo du voyage de François au Bahreïn

    Le Pape part jeudi pour un voyage apostolique de quatre jours à Bahreïn

    Mardi, le pape a demandé des prières pour son voyage "afin que chaque rencontre et événement soit une occasion fructueuse de promouvoir, au nom de Dieu, la cause de la fraternité et de la paix".

    2 novembre 2022

    Déjà premier pape à avoir posé le pied sur la péninsule arabe, un pape François de plus en plus immobile retourne dans le golfe Persique jeudi et deviendra le premier souverain pontife à visiter le royaume de Bahreïn. Ce voyage apostolique de quatre jours sera le dixième de François dans une nation à majorité musulmane et son 39e voyage apostolique hors d'Italie.

    Bahreïn a une petite présence catholique d'environ 80 000 personnes, dont la plupart sont des travailleurs migrants d'Asie, sur une population d'environ 1,3 million d'habitants.

    Mercredi, le pape a déclaré aux pèlerins lors de son Angélus de la Toussaint qu'il s'agira d'un "voyage sous le signe du dialogue", faisant allusion à la conférence interreligieuse à laquelle il participera vendredi. Il a ajouté qu'au cours de son voyage, il aura "l'occasion de dialoguer avec des représentants religieux, notamment islamiques".

    La conférence, une initiative du roi de Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa, est intitulée "Forum de Bahreïn pour le dialogue : L'Orient et l'Occident pour la coexistence humaine", se tiendra les 3 et 4 novembre à Awali, sur l'île de Bahreïn, la plus grande des 50 îles naturelles et des 33 îles artificielles de l'archipel du royaume, à proximité de la capitale Manama.

    Le Centre mondial pour la coexistence pacifique du roi Hamad a lancé plusieurs initiatives ces dernières années dans le but de promouvoir une culture de coopération et de dialogue.

    Lors de cet événement, François se joindra à Mohammed Al Tayeb, grand imam de l'université Al Azhar du Caire et président du Conseil musulman des anciens, ainsi qu'à un certain nombre d'éminentes personnalités intellectuelles et de représentants religieux du monde entier.

    La conférence a lieu près de quatre ans après que le pape a signé le "Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et le vivre ensemble" avec Al Tayeb à Abu Dhabi en 2019 - sa première visite historique dans la péninsule arabique.

    Ce document, décrit par le Vatican comme "courageux et prophétique" et une "étape importante" dans les relations entre catholiques et musulmans, a suscité la controverse pour un passage qui affirmait que la "diversité des religions" est "voulue par Dieu." Selon les critiques, cette déclaration, qui reste dans le document, contredit le commandement de Jésus de faire des disciples de toutes les nations.

    Aucun document ne devrait émaner de la réunion de vendredi, mais il est prévu que le pape s'adresse aux participants lors de la cérémonie de clôture. Ce discours sera suivi d'une rencontre privée avec Al Tayeb, d'une allocution devant les membres du Conseil des anciens musulmans et d'un discours à l'occasion d'une réunion œcuménique et d'une prière pour la paix. Ce dernier événement aura lieu dans la nouvelle cathédrale Notre-Dame d'Arabie d'Awali, consacrée l'année dernière. Le pape bénira la cathédrale, la première à être construite à Bahreïn.

    L'évêque Paul Hinder, administrateur apostolique de l'Arabie du Nord, a déclaré à Vatican News le 1er novembre que la visite visait à maintenir et à approfondir "le dialogue interreligieux avec les musulmans, non seulement les sunnites, mais aussi les chiites et d'autres courants du monde musulman, et d'autre part à encourager le troupeau de catholiques et les chrétiens en général, mais surtout les catholiques qui vivent dans cette situation particulière".

    Le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, a déclaré aux journalistes la semaine dernière que Bahreïn "est une terre ancienne où coexistent différents groupes nationaux, ethniques et religieux et, par conséquent, c'est une étape précieuse dans le voyage de fraternité que le pape a entrepris."

    Les groupes de défense des droits de l'homme ont demandé au pape de faire pression, en public et en privé, sur le roi Hamad pour qu'il mette fin aux violations des droits de l'homme pendant son séjour dans le pays, notamment en commuant les condamnations à mort, en interdisant toute forme de torture et de mauvais traitements, en libérant les prisonniers politiques et les journalistes et en mettant fin aux abus contre les travailleurs migrants.

    Après un accueil officiel à la base aérienne de Bahreïn à Awali peu avant 17 heures (heure locale) jeudi, le pape rendra une visite de courtoisie au roi Hamad au palais royal de Sakhir, une résidence du désert utilisée pour les événements cérémoniels, avant d'assister à une cérémonie de bienvenue dans la cour du palais. Le Pape rencontrera ensuite les autorités, la société civile et le corps diplomatique.

    Après avoir assisté à la conférence interreligieuse vendredi, le pape François célébrera samedi une messe au stade national de Bahreïn à laquelle 20 000 fidèles sont attendus, suivie d'une rencontre avec des jeunes à l'école du Sacré-Cœur d'Awali.

    Dimanche, le pape s'adressera à une réunion de prière et récitera l'Angélus avec des évêques, des prêtres, des religieux, des séminaristes et des agents pastoraux à l'église du Sacré-Cœur de Manama avant d'être reconduit à la base aérienne d'Awali pour son vol de retour à Rome. Il doit arriver à l'aéroport Fiumicino de Rome à 17 heures. 

    Comme lors de ses récents voyages au Canada et au Kazakhstan, François devrait utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer en raison de problèmes de santé.

    Selon sa propre coutume avant et à la fin de ses voyages, il s'est rendu mercredi à la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome pour demander la bénédiction de la Vierge. C'était la 100e visite de François à la basilique. 

    Il a également demandé des prières pour son voyage lors de son Angélus de la Toussaint : "Je demande à tous de m'accompagner dans la prière, a-t-il dit, afin que chaque rencontre et chaque événement soit une occasion fructueuse de promouvoir, au nom de Dieu, la cause de la fraternité et de la paix, dont notre époque a tant besoin et de façon si urgente."

    Edward Pentin a commencé à faire des reportages sur le pape et le Vatican à Radio Vatican avant de devenir le correspondant à Rome du National Catholic Register d'EWTN. Il a également réalisé des reportages sur le Saint-Siège et l'Église catholique pour un certain nombre d'autres publications, dont Newsweek, Newsmax, Zenit, The Catholic Herald et The Holy Land Review, une publication franciscaine spécialisée dans l'Église et le Moyen-Orient. Edward est l'auteur de The Next Pope : The Leading Cardinal Candidates (Sophia Institute Press, 2020) et The Rigging of a Vatican Synod ? Une enquête sur les allégations de manipulation lors du Synode extraordinaire sur la famille (Ignatius Press, 2015). Suivez-le sur Twitter à l'adresse @edwardpentin.

  • Quand le plus ancien diocèse d'Allemagne veut fermer une église sur trois

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    De Peter Hahne sur kath.net/news :

    "Auto-dissolution auto-infligée : le diocèse de Trèves veut fermer une église sur trois"

    "Des ventes à prix cassés". Contribution d'invité de Peter Hahne

    Trèves (kath.net) Un estimé collègue de Tichys Einblick m'a demandé si je ne voulais pas commenter cette triste nouvelle. Mais comment se fait-il que je ne sois pas triste du tout ? Mieux : je ne suis pas surpris parce que ce qui est arrivé devait arriver. C'est quasiment le bilan logique d'une autodissolution que l'on s'est infligée : A Trèves, le plus ancien diocèse d'Allemagne, une église sur trois doit être fermée. Tabula rasa ! La raison : les départs massifs ont fait fondre les recettes. Les bâtiments, mais aussi le personnel et la diversité bigarrée des institutions ecclésiastiques ne peuvent plus être payés.

    Pourquoi cela ne m'ébranle-t-il pas ? Prenons la grande ville badoise de Mannheim. Là-bas, dès le début de l'année, les grands journaux titraient : "Mannheim - bientôt la ville sans églises ?" L'un après l'autre, les lieux de culte, catholiques comme protestants, sont fermés. Les mosquées poussent cependant comme des champignons. Il y a 32 églises protestantes dans la ville, seules 12 peuvent encore être conservées.

    Un avertissement avait déjà été lancé il y a deux ans par un organisme compétent : environ un tiers de tous les bâtiments religieux en Allemagne ne seront plus utilisés en 2060. C'est ce que prévoyait le professeur Thomas Erne, directeur de l'Institut pour la construction d'églises à l'université de Marburg. Chacune des deux grandes confessions allemandes entretient environ 25.000 bâtiments religieux. Celui qui se rend par surprise à un service religieux découvre la plupart du temps un vide effrayant et béant. En revanche, des projets d'églises indépendantes, souvent à vocation œcuménique, fleurissent surtout dans les villes. Elles parviennent à peine à gérer l'affluence, organisent leur culte dans des salles de cinéma ou de théâtre ou construisent de grands centres communautaires. Tandis que les églises établies sont dans la même situation que les vieux partis en politique : les membres comme les électeurs s'en vont, déçus.

    Tout cela était prévisible. Ce n'est pas (seulement) le scandale des abus qui saigne les catholiques. Non, les protestants perdent autant de membres, souvent même plus. Et ce sont tout sauf des raisons financières qui accélèrent l'exode, lequel mène désormais littéralement à l'exitus.

    Chez les catholiques, nous assistons à quelque chose qui, en termes de marketing et de stratégie d'entreprise, est d'une rareté mondiale. C'est tellement absurde qu'il n'y a pas de mots pour le dire : Pour se renouveler, pour regagner des membres perdus ou pour les garder, le clergé catholique prend la mesure de l'Eglise protestante, qui pratique tout ce que l'on aimerait qu'elle pratique, et qui a perdu des millions de membres.

    Ce serait comme si le drugstore Rossmann s'orientait stratégiquement vers les magasins Schlecker qui ont fait faillite. C'est fou ! Ceux qui espèrent réussir en appliquant les méthodes d'une entreprise en faillite ne doivent pas s'étonner. Trèves nous fait signe. La protestantisation de l'Eglise catholique conduit à se diviser par deux.

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  • Les Scouts d’Europe offrent un terrain particulièrement favorable à l’évangélisation

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Les Scouts d’Europe, un terrain favorable à la mission

    02/11/22

    Dans leur manière d’aller à la rencontre et d’accueillir des jeunes de tous horizons, puis de les aider à grandir humainement et spirituellement, les Scouts d’Europe offrent un terrain particulièrement favorable à l’évangélisation.

    Chef de troupe pendant trois ans, puis tout autant chef de clan, Rémi de Saint Albin, 27 ans, toujours engagé dans le mouvement, a vu grandir et s’épanouir de nombreux scouts, d’horizons et de profils très variés. « La pédagogie scoute révèle des choses merveilleuses dans chaque jeune. Elle porte des fruits incroyables, notamment chez les jeunes les plus éloignés de la foi ou de la vie au grand air ! », témoigne-t-il. Un constat que partage également le mouvement, convaincu que la pédagogie élaborée par Baden Powell fait éclore le meilleur chez les jeunes qui s’engagent dans le scoutisme.

    Une merveilleuse école de vie qui permet à des jeunes de 8 à 19 ans de grandir dans toutes les dimensions de leur être : corps, esprit et âme. « Plus j’avance dans la connaissance de la pédagogie scoute, plus je suis émerveillée par cette méthode éducative intégrale qui vise à faire de nos jeunes des catholiques et des citoyens heureux et engagés », confie Myriam Cocquet, Commissaire générale Guides depuis mai 2020. Un trésor que les Scouts d’Europe désirent partager au plus grand nombre, et qui les pousse à être de véritables missionnaires.

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  • Quand la persécution anti-chrétienne se mondialise

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    De Mauro Faverzani sur Corrispondenza Romana :

    A présent, la persécution anti-chrétienne est mondiale.

    2 novembre 2022

    Après les États-Unis, les "crimes de haine" contre l'Église catholique sont également en hausse au Canada, augmentant de 260 % en une seule année, passant de 43 en 2020 à 155 en 2021. C'est ce que révèle un récent rapport publié par l'agence gouvernementale des statistiques. 

    Il s'agit principalement de vandalismes, de profanations, de menaces envers les prêtres et d'incendies dans les paroisses, les chapelles et les oratoires. De nombreuses communautés de fidèles se plaignent de l'absence de réponse à des actes aussi odieux : les institutions responsables brillent par leur latitude, leur indifférence, leur négligence, le gouvernement et les médias n'en parlent pas et, par conséquent, n'abordent pas le problème.

    L'alarme n'est pas seulement locale : selon la directrice de l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe, Madeleine Enzbelger, la tendance du phénomène est désormais mondiale. En fait, même au-delà des frontières du Vieux Continent, les cas d'intolérance se multiplient.

    En Inde, par exemple, dans l'État d'Assam, au nord-est du pays, trois citoyens suédois munis de visas de tourisme - Annah Mikaela Bloom, Marcus Arne Henrik Bloom et Susanna Elisabeth Hakannson - ont été arrêtés puis expulsés pour avoir simplement organisé des réunions de prière. Cependant, chacun d'entre eux s'est vu infliger une amende de 500 euros pour avoir enfreint la réglementation sur les visas avant le départ. Qui plus est, le gouvernement mène actuellement une enquête à leur encontre, afin de déterminer s'ils sont également coupables du "crime" de "conversions religieuses", "une accusation sans fondement", comme l'a fait remarquer Allen Brooks, porte-parole du Forum chrétien d'Assam, dans une interview accordée à UCA News. Swetank Mishra, surintendant de la police du district de Dibrugarh, n'est pas du même avis. Il est convaincu de disposer de preuves à cet effet, notamment de photos et de vidéos. En particulier, l'article 14 modifié de la loi sur les étrangers de 1946 aurait été violé.

    En Australie, Andrew Thorburn, directeur général d'une équipe de football, l'Essendon Football Club, qui fait partie de l'Australian Football League, a été contraint de démissionner de son poste un jour seulement après avoir pris ses fonctions, au motif qu'il considérait l'homosexualité comme un péché et l'avortement comme un meurtre, conformément à sa foi chrétienne. Aucune solidarité ne lui est d'ailleurs venue de la part de la direction du club : selon The Age, son président, David Barham, l'a immédiatement confronté au choix entre ses convictions et l'équipe. La décision, qu'il a dû prendre, était douloureuse mais inévitable.

    Joel Agius a écrit dans le Spectator Australia que Thorburn a été littéralement "assailli par une rhétorique haineuse incessante de la part de fanatiques anti-chrétiens, se ralliant contre lui". Il ne s'agit pas de victimisation. Il s'agit de la persécution d'un chrétien en Occident par ceux qui prêchent souvent la tolérance. Il semble que la persécution des chrétiens fasse un retour en force". L'index est pointé, en particulier - comme l'a rapporté InfoCatòlica - contre le mouvement woke et l'idéologie de la cancel culture, étroitement liés aux cercles gauchistes et anarchistes. "Je suis profondément troublé", a déclaré l'archevêque catholique de Melbourne, Peter Comensoli, dans une interview accordée à la station de radio Talk 3AW, "C'est un fait plutôt étrange que des personnes soient jugées indignes d'atteindre le sommet en raison de leurs convictions chrétiennes. Maintenant, bien sûr, Thorburn pourrait poursuivre pour discrimination religieuse. Dans une déclaration publiée après sa démission, il a lui-même souligné que l'incident constitue indubitablement un danger, qui menace tous les croyants : "Les chrétiens continueront sans aucun doute à être persécutés dans la société de bien des manières, mais nous ne devons pas laisser cela nous décourager de continuer à vivre et à partager notre foi avec les autres", a écrit Joel Agius dans le Spectator Australia. Elle a contribué à établir une morale, mais maintenant, il y a des gens qui cherchent à changer complètement notre culture en la dépouillant de toute moralité. Les chrétiens doivent continuer à être courageux et à défendre ce en quoi ils croient, quoi qu'il arrive". Sans restrictions, sans "si" et sans "mais". En un mot, l'heure n'est pas à la paresse.....

  • Le président Biden, l'archevêque Paglia et la mortification de l'Église

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    De George Weigel sur The Catholic World Report :

    Le président Biden, l'archevêque Paglia et la mortification de l'Église

    Allons-nous maintenant avoir des hérétiques qui nient la divinité du Christ nommés comme membres du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, au nom du "dialogue" ?

    2 novembre 2022

    Aucune personne qui a travaillé à Washington pendant plus de quatre décennies, comme moi, ne peut imaginer Joseph Robinette Biden, Jr, comme l'un des couteaux les plus tranchants du tiroir. Même avec le recul de 31 ans, sa tentative d'enseigner la théorie du droit naturel au futur juge Clarence Thomas lors des auditions de confirmation de ce dernier est toujours aussi répugnante. Il s'est autodétruit lors de plusieurs campagnes présidentielles à cause de gaffes verbales (et de plagiats). Tout récit honnête de son succès dans l'obtention de la nomination démocrate de 2020 concédera qu'il a été plus ou moins consacré par la crainte que Bernie Sanders, le socialiste du Vermont qui a passé sa lune de miel dans le Moscou de la guerre froide, ne conduise le parti au bord du précipice.

    Aujourd'hui, il est évident pour toute personne ayant la moindre connaissance de la médecine gériatrique que M. Biden est atteint de troubles cognitifs. Le fardeau de l'âge s'est donc superposé à l'incapacité intellectuelle, et l'habituelle fanfaronnade de M. Biden n'est plus qu'une mince couverture pour le dysfonctionnement, l'indiscrétion et une malpropreté après l'autre. Compte tenu de ces réalités, les éthiciens peuvent débattre du degré de culpabilité morale de M. Biden pour sa politique incessante en faveur de l'avortement, qui s'est intensifiée depuis que la Cour suprême a, à juste titre, jeté Roe v. Wade à la poubelle de l'histoire jurisprudentielle en juin dernier. Objectivement parlant, cependant, M. Biden est devenu non seulement un embarras pour l'Église, mais un contre-témoin de l'Évangile que l'Église proclame.

    Sentant, avec d'autres démocrates, que les vents politiques soufflaient dans une direction défavorable alors que les élections de mi-mandat de 2022 entraient dans la dernière ligne droite, l'homme qui claironne effrontément qu'il enfoncera son chapelet dans la gorge de quiconque mettra en doute sa bonne foi catholique a annoncé que sa première action, si les démocrates contrôlaient à la fois la Chambre et le Sénat en janvier 2023, serait de "codifier" Roe v. Wade par voie législative.

    En fait, ce que M. Biden et ses partisans proposent est l'attaque la plus draconienne que l'on puisse imaginer contre le droit à la vie : une licence d'avortement à l'échelle nationale qui, au nom de menaces non spécifiées pour la "santé" maternelle, légaliserait le démembrement d'un enfant à naître jusqu'à la naissance. Le projet de loi proposé par Biden et les démocrates laisse la définition de la "santé" si vague qu'elle autorise les avortements tardifs, en cas de problèmes de "santé mentale" qui peuvent être pratiquement tout et n'importe quoi.

    En promouvant un permis de tuer pratiquement sans restriction, M. Biden s'est déclaré en dehors de la pleine communion de l'Église. Les prêtres et autres personnes qui ont dit à cet homme superficiel et mal catéchisé que sa position sur l'avortement pouvait être conciliée avec la pleine communion avec l'Église catholique portent le plus lourd fardeau de la responsabilité morale - tout comme les évêques appelés à exercer un soin pastoral pour M. Biden. Mais il ne fait aucun doute que, objectivement, le président Biden s'est mis dans une position de communion diminuée, défectueuse, avec l'Église qu'il aime. Ce qui est dommage, c'est que ce qu'il aime, il ne le connaît pas. Et l'amour sans la connaissance est un simple sentiment.

    Il y a aussi Mgr Vincenzo Paglia, président de l'Académie pontificale pour la vie. Nous étions, j'imagine, amis autrefois. Au milieu des années 1990, nous avons travaillé avec le regretté cardinal William Keeler pour faire ériger un mémorial au cardinal James Gibbons de Baltimore dans la basilique de Santa Maria in Trastevere, dont Mgr Paglia était alors le recteur. En 1887, le cardinal Gibbons a prononcé dans cette vénérable basilique, qui venait de devenir son église romaine "titulaire", un sermon qui anticipait l'enseignement du Concile Vatican II sur l'Église et l'État. Keeler et moi avons pensé que ce moment devait être commémoré, et Paglia n'aurait pas pu être plus utile pour faire aboutir le projet, suggérant même que le mémorial Gibbons soit mis en parallèle dans le sanctuaire de la basilique avec un mémorial à un autre grand défenseur de la liberté religieuse, le cardinal polonais Stefan Wyszyński, aujourd'hui béatifié.

    Mais c'était à l'époque, et nous sommes aujourd'hui. Et l'archevêque, qui a présidé à la déconstruction de l'Académie Pontificale de la Vie telle que le Pape Saint Jean Paul II l'avait créée, n'est plus l'homme que j'ai connu il y a trois décennies. Ainsi, Mgr Paglia a récemment accepté la nomination du professeur Mariana Mazzucato, une économiste pro-avortement, comme membre de l'académie pontificale, au nom d'un "dialogue interdisciplinaire, interculturel et interreligieux fructueux."

    Il s'agit là d'une absurdité des plus superficielles, voire d'une duplicité. Devons-nous maintenant avoir des hérétiques qui nient la divinité du Christ nommés comme membres du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, au nom du "dialogue" ? Ou des antisémites appelés à des postes officiels au Vatican au nom d'un "dialogue" sur le judaïsme ?

    La mortification de l'Église se poursuit. Elle nous renforcera dans la vérité, en fin de compte. Mais c'est tout de même une mortification.

    George Weigel est Distinguished Senior Fellow du Ethics and Public Policy Center de Washington, où il est titulaire de la chaire William E. Simon en études catholiques. Il est l'auteur de plus de vingt livres, dont Witness to Hope : The Biography of Pope John Paul II (1999), The End and the Beginning : Le pape Jean-Paul II - La victoire de la liberté, les dernières années, l'héritage (2010), et L'ironie de l'histoire catholique moderne : How the Church Rediscovered Itself and Challenged the Modern World to Reform (2010). Ses livres les plus récents sont The Next Pope : The Office of Peter and a Church in Mission (2020), et Not Forgotten : Elegies for, and Reminiscences of, a Diverse Cast of Characters, Most of Them Admirable (Ignatius, 2021).

  • Koekelberg : une pétition demande le maintien du Père Marc Leroy

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    Une nouvelle pétition contre une décision de Mgr Kockerols à Bruxelles mobilise des centaines de fidèles :

    "Un curé qui rassemble, un curé qui se bat contre les injustices, un curé qui parle aux jeunes.

    Pourquoi nous en priver ?

    Pourquoi ne nous a-t-on pas demandé notre avis ? Pourquoi ne nous a-t-on pas consulté alors même que l'Eglise nous invite, en plein chemin synodal, à davantage de coresponsabilité dans les paroisses... ?

    Pourquoi une telle décision de nous retirer celui grâce à qui notre Unité pastorale est ce qu'elle est ? Une UP vivante, joyeuse, pleine de projets... Une UP qui rassemble les uns et les autres au-delà des différences. Un pôle spirituel au coeur de la Ville.

    Nous souhaitons que le Père Marc reste notre berger !"

  • Enquête sur les funérailles : 53% à l’église. 56% d’inhumations et 44% d’incinérations

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    Communiqué de presse

    Enquête sur la réalité des funérailles : 53% à l’église. 56% d’inhumations et 44% d’incinérations.

    2 novembre 2022.

    Egliseinfo.be, le GPS de plus de 2.500 clochers en Belgique francophone, dévoile les résultats de son enquête sur la réalité de la pratique des funérailles en Belgique francophone. Combien choisissent une cérémonie religieuse ? Y-a-t’il plus d’inhumations que d’incinérations ? Cela varie-t’il d’une province à l’autre ?

    « Notre site est la référence des heures de messe et reçoit également beaucoup de visites liées aux funérailles, des recherches d’adresses d’églises et de cimetières. De même pour des prières pour les défunts. Avec l’équipe, nous avons voulu objectiver la réalité des funérailles en Belgique francophone. », dit Jacques Galloy, initiateur de la plateforme egliseinfo.be.

    Le 2 novembre est le jour de la commémoration des défunts. Les cimetières fleurissent et s’illuminent. Des millions de belges visitent les tombes de leurs proches. En 2021, 112.291 habitants sont décédés en Belgique (toutes causes de décès confondues) selon Statbel, l'office belge de statistique, soit environ 55.000 Belges francophones.

    La moyenne d’âge des 540 avis de décès analysés est de 78 ans. L’échantillon a été extrait du 15 au 31 octobre 2022, sur les sites enaos.be, inmemoriam.be, defunt.be et lesfunerailles.be. Il représente proportionnellement les provinces du Brabant Wallon, Hainaut, Liège, Luxembourg, Namur et la région de Bruxelles capitale.

    53% des funérailles ont lieu sous la forme d’une cérémonie religieuse dans une église. C’est même 70% dans les provinces de Luxembourg et de Namur et 44% dans le Brabant-Wallon, à Bruxelles et à Liège. Le Hainaut, la province la plus peuplée avec ses 1 351 127 habitants au 1 janvier 2022 selon statbel, affiche 59% de cérémonies religieuses à l’église. Pour être complet, il faudrait aussi tenir compte des liturgies religieuses dans les crématoriums mais cette information n’apparaît pas toujours clairement sur les avis.

    Parmi ces célébrations religieuses dans une église, 72% optent pour une inhumation, contre 28% d’incinérations. Au contraire, en absence de liturgie, 69% choisissent une incinération tandis que 31% préfèrent un enterrement dans un cercueil. En moyenne, sur l’ensemble des obsèques de l’échantillon, 56% sont des inhumations contre 44% d’incinérations, en croissance. C’est dans la province de Liège que le taux d’incinération est le plus élevé : 53%, et dans les provinces de Luxembourg et de Namur qu’il est le plus faible : 34%. A Liège-ville, le crématorium situé sur le site de l’ancien abbaye devenu cimetière de Robermont affiche de plus en plus souvent complet. Dès lors, davantage d’incinérations ont lieu au sud des Pays-Bas dans le crématorium d’Eijsden où il y aura bientôt un espace aménagé pour le recueillement des proches.

    Par ailleurs, en ces temps troublés, les cimetières militaires des malheureuses grandes guerres sont plus fréquentés que d’habitude. Les arbres se parent de leurs couleurs d’automne. Les feuilles tombent. L’hiver approche et, nous le savons, il sera suivi du printemps.

    Notice technique : Enquête sur les funérailles en Belgique francophone par egliseinfo.be, le GPS des clochers. Echantillon de 540 faire-parts de décès du 15 au 31 octobre 2022, sur les sites enaos.be, inmemoriam.be, defunt.be et lesfunerailles.be.

    Marge d’erreur 4%. Statbel : https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/mortalite-et-esperance-de-vie/mortalite-generale#

    Contacts : Gabriel Crutzen, webmaster, +32 470 03 21 74, support@egliseinfo.be
    Jacques Galloy, initiateur, +32 (4) 374 23 74, +32 (497) 44 67 36 info@egliseinfo.be
    Gaudeto sprl - Chemin du Frise 46, 4671 Saive

    A propos d’Egliseinfo.be : Egliseinfo.be est une start-up catholique belge qui géolocalise gratuitement les clochers et les horaires des célébrations. Lancée à Pâques 2014, elle regroupe 2.500, soit 95%, des clochers et paroisses de Belgique francophone. Ce projet collaboratif est porté par des chrétiens laïcs en partenariat avec des diocèses belges francophones et CathoBel.

    www.egliseinfo.be - https://www.facebook.com/egliseinfo.be - https://www.instagram.com/egliseinfo.be

  • "Nous voyons les conséquences d'une société pleine de droits mais sans responsabilité personnelle"

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    De Maria José Atienza sur Omnes :

    Joseph Weiler : "Nous voyons les conséquences d'une société pleine de droits mais sans responsabilité personnelle".

    Joseph Weiler, Prix Ratzinger de Théologie 2022, a été l'orateur du Forum Omnes sur "La crise spirituelle de l'Europe", dans une Aula pleine à craquer, où il a partagé des clés et des réflexions sur la pensée européenne actuelle. 

    31 octobre 2022

    L'Aula Magna du siège de l'Université de Navarre à Madrid a accueilli le Forum Omnes sur "La crise spirituelle de l'Europe". Un sujet qui a suscité beaucoup d'attentes, comme en témoigne le large public qui a assisté au Forum Omnes. Alfonso Riobó, directeur d'Omnes, a ouvert le forum Omnes en remerciant les intervenants et les participants de leur présence et en soulignant le niveau intellectuel et humain du professeur Weiler, qui est devenu le troisième lauréat du prix Ratzinger à assister à un forum Omnes.

    Le professeur María José Roca était chargé de modérer la session et de présenter Joseph Weiler. M. Roca a souligné la défense de "la possibilité d'une pluralité de visions en Europe dans un contexte de respect des droits" incarnée par le professeur Weiler, qui a représenté l'Italie devant la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire Lautsi contre Italie, qui a statué en faveur de la liberté de la présence de crucifix dans les écoles publiques italiennes.

    La "trinité européenne"

    M. Weiler a commencé sa thèse en soulignant que "la crise que traverse l'Europe n'est pas seulement politique, défensive ou économique. C'est une crise, avant tout, de valeurs". Dans ce domaine, M. Weiler a expliqué les valeurs qui, selon lui, sous-tendent la pensée européenne et qu'il a appelées "la trinité européenne" : "la valeur de la démocratie, la défense des droits de l'homme et l'État de droit".

    Ces trois principes constituent le fondement des États européens, et sont indispensables. Nous ne voulons pas vivre dans une société qui ne respecte pas ces valeurs, a soutenu M. Weiler, "mais ils ont un problème, ils sont vides, ils peuvent aller dans une bonne ou une mauvaise direction".

    Weiler a expliqué cette faille dans les principes : la démocratie est une technologie de l'information.
    Elle est vide, car si vous avez une société où la plupart des gens sont mauvais, vous avez une mauvaise démocratie. "De même, les droits fondamentaux indispensables nous donnent des libertés, mais que faisons-nous de cette liberté ? ". Selon ce que nous faisons, nous pouvons faire du bien ou du mal ; par exemple, nous pouvons faire beaucoup de mal protégés par la liberté d'expression".

    Enfin, a souligné M. Weiler, il en va de même pour l'État de droit si les lois dont il émane sont injustes.

    Le vide européen

    Face à cette réalité, Weiler défend son postulat : l'être humain cherche "à donner un sens à sa vie qui dépasse ses intérêts personnels".

    Avant la Seconde Guerre mondiale, poursuit le professeur, "ce désir humain était couvert par trois éléments : la famille, l'Église et la patrie. Après la guerre, ces éléments ont disparu, ce qui est compréhensible, si l'on tient compte de la connotation avec les régimes fascistes et des abus commis par ces derniers. L'Europe se laïcise, les églises se vident, la notion de patriotisme disparaît et la famille se désintègre. Tout cela donne lieu à un vide. D'où la crise spirituelle de l'Europe : "ses valeurs, la "sainte trinité européenne" sont indispensables, mais elles ne satisfont pas la quête de sens de la vie. Les valeurs du passé : famille, église et pays n'existent plus. Il y a donc un vide spirituel.

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  • François a donné un anneau cardinalice à Mgr Van Looy

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    De Vida Nueva (Mateo Gonzales Alonso): 

    François a donné un anneau de cardinal à l'évêque belge qui a renoncé à la barette cardinalice

    Pour le porte-parole du Saint-Siège, cela "ressemble plus à un geste personnel du pape qu'à un événement d'importance ecclésiastique".

    Les 8 et 9 octobre, le salésien Luc Van Looy, évêque émérite de Gand (Belgique), a participé aux différentes manifestations organisées à Rome pour la canonisation d'Artémides Zatti, salésien d'origine italienne qui a passé sa vie religieuse en Argentine à s'occuper de nombreux malades. Mgr Van Looy avait fait la une des journaux quelques mois auparavant lorsqu'il avait renoncé à son cardinalat à la suite de l'annonce du pape François, le 29 mai, pour sa gestion des cas d'abus passés à la tête du diocèse belge.

    Un geste personnel

    Cependant, une image a été portée à l'attention du journal catholique néerlandais Nederlands Dagblad, à savoir la manière dont le souverain pontife a embrassé l'anneau de l'évêque émérite. Une chose qui était visible par tous, puisqu'il s'agit de l'une des principales photos que le Vatican conserve sur son site web. Mgr Van Looy a salué François en public après l'audience avec la famille salésienne le 8 octobre et après la messe de canonisation le jour suivant sur la place Saint-Pierre. Le baiser de vénération papale a donné une notoriété à ce qui semblait jusqu'alors être un geste discret et personnel du pontife.

    Selon les médias flamands, Mgr Van Looy a reçu du pape une bague en cadeau, semblable à celle que les autres cardinaux ont reçue lors du consistoire du 27 août, bien que le prélat n'ait pas participé à la célébration ni aux journées d'étude du nouveau document sur la Curie romaine. Bien que sa renonciation ait été rendue publique le 16 juin, la presse rapporte maintenant que l'anneau a été remis par le cardinal sud-coréen Lazarus You Heung, préfet du dicastère pour le clergé, et que pendant son séjour dans la congrégation salésienne, Van Looy a été missionnaire pendant plusieurs années en Corée du Sud.

    "C'est quelque chose entre moi et le Pape. Je n'ai pas reçu cet anneau publiquement et cela ne doit donc pas être annoncé publiquement", tels sont les mots de l'évêque belge rapportés par le Nederlands Dagblad. Pour lui, ce cadeau n'est qu'"un geste du pape et rien de plus, je pense". Le Vatican n'a pas donné de "réponse officielle", mais le porte-parole du Saint-Siège, Matteo Bruni, a répondu au journal en déclarant qu'il s'agissait "plutôt d'un geste personnel du pape que d'un événement d'importance ecclésiastique".

    Mgr Van Looy, qui est à la retraite et qui donne un coup de main à un sanctuaire marial belge, a déclaré à Vida Nueva après sa démission : "Je me souviens que Don Bosco n'a jamais accepté les honneurs ou les titres, et que Jésus est passé par les gens quand ils ont voulu le faire roi. Nous sommes dans la main de Dieu".

  • Le gouvernement de l'Eglise entre les mains des jésuites ?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    L’équipe du Pape François aux manettes de l’Église. Tous jésuites

    Incroyable mais vrai. Alors même qu’elle a perdu une bonne moitié de ses effectifs en quelques décennies à peine, la Compagnie de Jésus s’est hissée aux plus hautes fonctions de l’Église catholique comme jamais auparavant.

    Il y a d’abord bien entendu le Pape François lui-même. C’est le premier pape jésuite de l’histoire : lui qui comptait pourtant plus d’adversaires que d’amis au sein de la Compagnie et qui se gardait bien de mettre les pieds à la curie généralice à chaque fois qu’il se rendait à Rome quand il était encore cardinal.

    Mais ce qui est nouveau, c’est que dans cette dernière phase de son pontificat – qui décline avec son âge, au contraire de ses ambitions – François s’est doté d’une équipe d’assaut aguerrie, toute dévouée à sa cause et entièrement composée de jésuites.

    Le numéro un de cette équipe est indiscutablement le cardinal Jean-Claude Hollerich (photo), archevêque de Luxembourg. Il est en tête de liste, dans les plans du Pape Bergoglio, aussi bien pour le présent que pour l’avenir.

    En ce qui concerne le présent, le rôle que François lui a assigné, c’est de piloter, en tant que rapporteur général, le synode mondial lancé en 2021 et qui durera au moins jusqu’en 2024, et bien au-delà dans le tête du Pape, avec pour objectif de remodeler l’Église à l’enseigne, précisément, d’une « synodalité » permanente.

    Quant à l’avenir, ce n’est un mystère pour personne que le cardinal Hollerich est également le candidat « in pectore » du Pape François à sa succession, sur laquelle le synode en cours aura un poids déterminant, obligeant dans les faits le futur Pape – qui qu’il soit – à le prendre en compte et à poursuivre le « processus », un peu comme Paul VI avait du le faire avec le Concile Vatican II qu’il avait hérité de Jean XXIII.

    La répétition générale de ce synode mondial est en cours en Allemagne, et elle est déjà en train de contaminer d’autres Églises nationales sans que François n’y oppose le moindre frein efficace, avec la sempiternelle litanie de réformes à la mode, allant des prêtres mariés aux femmes prêtres, en passant par la nouvelle morale sexuelle et homosexuelle et par la démocratisation du gouvernement de l’Église.

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