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Actualité - Page 364

  • Espagne : 12 nouveaux bienheureux martyrs de la Guerre civile

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    De Vatican News (Sebastian Samson Ferrari):

    12 nouveaux bienheureux martyrs en Espagne. Le cardinal Semeraro nous invite à avoir une foi radicale en Christ

    24 octobre 2022

    Le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, a présidé, dans la Cathédrale de Santa María la Real de la Almudena, à Madrid, la Sainte Messe pour la béatification de Vincenzo Nicasio Renuncio Toribio et 11 compagnons, prêtres et religieux profès de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (Rédemptoristes).

    "Tu donnes la fermeté dans la persévérance et accordes la victoire dans le combat". C'est la louange du Seigneur dans la Préface des Saints Martyrs que le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, rappelle dans son homélie de la Sainte Messe qu'il a présidée ce samedi matin, 22 octobre, dans la Cathédrale de l'Almudena à Madrid. Le motif de joie pour l'Église est la béatification de 12 martyrs tués en 1936, lors de la persécution anti-chrétienne qui a frappé l'Espagne pendant la guerre civile.

    "Cela s'est passé ici même, à Madrid, où la lutte contre l'Église a été particulièrement sanglante", dit Semeraro, qui souligne que l'histoire du serviteur de Dieu Vicente Renuncio Toribio et des onze autres religieux rédemptoristes, désormais proclamés bienheureux, a été rappelée au début de la liturgie.

    Commentant les paroles de saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens (chapitre 4, versets 8 à 10), il affirme que l'apôtre met en évidence, d'une part, notre condition fragile, car nous sommes comme des vases d'argile. D'autre part, il révèle le secret du témoignage chrétien, en disant que ce vase fragile contient un trésor, qui est la puissance de la vie du Christ habitant en nous. Selon le cardinal, c'est le point central du texte paulinien et c'est aussi l'annonce qu'ils entendent reprendre en ce jour avec l'événement du martyre qu'ils commémorent, et c'est là, assure-t-il, que se trouve la force intérieure du témoignage des bienheureux.

    Semeraro nous conseille ensuite de porter notre attention sur les paroles de Jésus dans l'Évangile : "N'ayez pas peur" (cf. Mt 10, 26-33). Semeraro insiste, à partir du texte, sur l'importance de ne pas avoir peur et considère que, "dans ces paroles, pleines de certitude et de confiance, on trouve aussi l'autre raison pour laquelle le disciple ne doit pas se laisser vaincre par la peur, et c'est la certitude de la providence du Père, qui se manifeste même dans les oiseaux et dans les cheveux de la tête".

    Le préfet souligne le message à tirer de la béatification des martyrs : le message de la confiance totale en Dieu, ainsi que de la confiance dans l'intimité de Jésus crucifié et ressuscité avec nous.

    "La foi radicale en Dieu, qui est notre Père, et la solidarité absolue avec son Fils Jésus-Christ : voilà les coordonnées qui seules peuvent nous guider, même lorsque nous nous trouvons au milieu des peurs et des chantages humains", souligne le préfet.

    " Bien sûr, ajoute-t-il, malgré cela, l'oiseau tombe au sol et le disciple est condamné à mort. Ce scandale, qui durera jusqu'à la fin de l'histoire, nous ne pouvons le surmonter qu'avec la certitude de la foi, qu'un psaume exprime en ces termes : " Même si je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains rien, car tu es avec moi " (Psaume 23 [22], 4).

    C'est notre foi", conclut Semeraro : "Je ne craindrai aucun mal - explique saint Augustin - parce que toi, Seigneur Jésus, par la foi, tu habites dans mon cœur et tu es avec moi maintenant, afin que, après l'ombre de la mort, je sois moi aussi avec toi pour toujours" (cf. Enarr. in Ps. XXII, 4 : PL 36, 182). Je ne crains aucun mal, Seigneur Jésus, car tu es avec moi. Amen.

  • Echos du colloque autour de saint Jean-Paul II (ambassade de Pologne, 22 octobre)

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    De Colette Courtoy :

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    De gauche à droite : Bosco et Annonciade d'Otreppe, ensuite Claude Callens, Marie-Elizabeth van Rijckevorsel et Yves Thibaut

    COLLOQUE AUTOUR DE ST JEAN-PAUL II À L’AMBASSADE DE POLOGNE (22/10/22)

    Ce samedi 22 octobre, jour où l’on commémore Saint Jean-Paul II, la Fondation Jean-Paul II avait organisé à l’ambassade de Pologne un colloque sur le thème « Une après-midi pour se rassembler autour de Saint Jean-Paul II ».

    Après l’accueil par l’ambassadeur, les nombreux participants ont eu droit à une petite présentation de la vie de Jean-Paul II par des élèves de l’École catholique polonaise auprès de l’Ambassade.

    Ensuite, lors d’une table ronde animée par Yves Thibaut, journaliste à RCF, quatre intervenants ont parlé de la mission du laïcat dans l’Église :

    Claude Callens, marié depuis 1966, père de sept enfants, grand-père de dix-neuf petits-enfants. Romaniste de formation, professeur de français dans l’enseignement officiel, il a approfondi les textes des encycliques et la doctrine sociale de l’Église, enseigné à l’école de la foi à Namur et terminé sa carrière comme professeur au séminaire de Tournai. Il a parlé de ce qu’il devait à Jean-Paul II, ainsi que de son livre, à paraître dans les prochains mois, La Mission du Laïcat.

    Bosco et Annonciade d’Otreppe, mariés depuis 2016. Bosco est journaliste à La Libre Belgique, successivement correspondant particulier à Rome pour La Libre et d’autres médias catholiques, puis chargé des questions liées à la migration, à l’islam et à l’éducation, responsable de l’actualité religieuse de La Libre Belgique et enfin responsable du service Débats.

    Annonciade est professeur d’histoire. Tous les deux dans leurs métiers respectifs sont passionnés par la transmission. L’an dernier, ils ont coorganisé le Congrès Mission à Bruxelles qui fut pour eux une expérience d’Église très belle et pleine d’espérance.

    Marie-Elizabeth van Rijckevorsel, historienne de l’art, diplômée en théologie des arts à l’ICP Paris et guide conférencière dans des grands musées et expositions à Bruxelles, nous a parlé de son engagement spirituel en tant que laïque à travers l’art. L’œuvre d’art, une « rencontre qui vous transforme », peut amener aussi un développement de la foi. Dans son métier, Marie-Elizabeth ouvre aux beautés profondes de l’art et, à travers elles, aux trésors de la foi. La découverte d’une œuvre d’art peut être un moment de rencontre qui ouvre chacun à la possibilité d’un surcroit de sens. Ses visites guidées tentent de tisser un pont entre les visiteurs et les œuvres afin de dépasser la visite informative pour entrer dans le sens profond de leur proposition.

    (sur la photo ci-dessous : la consule de Pologne, Dagmara Jasinska, le cardinal Barbarin, la présidente de la Fondation Jean-Paul II, Elizabeth de Séjournet et l'ambassadeur de Pologne Rafał Siemianowski)

    Ambassadeur de Pl Consul de PL Cardinal Barbarin et E. de Séjournet.jpg

    Après une pause-café, le cardinal Barbarin, arrivé directement de Terre Sainte cet après-midi-là, a parlé de Jean-Paul II, qu’il avait rencontré à Cracovie grâce au cercle d’intellectuels qui entouraient à l’époque le cardinal Wojtyla. Il a parlé du passé de Jean-Paul II qui l’avait préparé à assurer son ministère pétrinien. On sentait chez lui, notamment lorsqu’il priait dans sa chapelle, qu’il formait un bloc avec le Christ qui est le Roc. Il a également expliqué le sens de la bulle « Ouvrez les portes au Rédempteur ». Il a parlé des trois premières encycliques de Jean-Paul II qui expliquent toute sa vision (Rédemption, Miséricorde, Travail). Il a également rappelé que Jean-Paul II, dès son ordination, s’était entouré d’un cercle de jeunes notamment de philosophes, qui priaient et réfléchissaient ensemble pour se soutenir mutuellement – Claude Callens avait également parlé plus tôt d’« équipes » ou de « cellules » de réflexion qui l’avaient aidé, lui-même, à maintenir sa foi. Le cardinal a parlé du Catéchisme de l’église catholique, document très important de son pontificat, car il y avait alors un besoin en la matière après le Concile.

    La journée s’est terminée à l’église des Dominicains, par une belle messe présidée par le cardinal Barbarin, concélébrée par Mgr Franco Coppola, le Nonce Apostolique en Belgique, Mgr Hrvoje Škrlec, chargé d’Affaires à la Nonciature Apostolique près de l’UE, et six autres prêtres. La messe était animée par la chorale Domino Cantes, attachée à l’église des Dominicains.

    Vous pouvez trouver les livres de la série « Jean-Paul II, vu par… » (éditions Mame avec la Fondation Jean-Paul II) à l’UOPC, dans les librairies diocésaines, et à la Fondation elle-même (fondationjeanpaul2belgique@gmail.com).

  • Un retour à l'Ostpolitik ratée du Vatican des années 1960 et 1970

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    Un éditorial du Wall Street Journal via Il Sismografo :

    Le Vatican renouvelle son mauvais accord avec Pékin qui ignore les droits de l'homme et les abus religieux

    Alors même que Xi Jinping était couronné comme le dictateur incontesté de la Chine, le Vatican a déclaré samedi avoir renouvelé son accord avec le Parti communiste chinois. C'est le deuxième renouvellement depuis que l'accord a été négocié en 2018, bien qu'il y ait peu de progrès en matière de liberté religieuse à montrer. Sa principale contribution a été de mettre en sourdine les critiques du Vatican sur les violations des droits de l'homme, du génocide des Ouïghours musulmans aux poursuites politiques du cardinal Joseph Zen à Hong Kong.

    L'accord donne à Pékin un droit de regard sur la nomination des évêques catholiques, mais il est révélateur que ses termes soient secrets. Une poignée d'évêques, pour la plupart pro-Beijing, ont été nommés. Mais le National Catholic Register rapporte que 36 des 98 diocèses chinois n'ont pas d'évêque.

    Tout cela se produit alors que la Chine insiste pour que les prêtres et les évêques servent les intérêts du parti communiste athée au pouvoir. Pourtant, le pape François, qui est si critique à l'égard des États-Unis et du capitalisme, reste silencieux sur la Chine. C'est un retour à l'Ostpolitik ratée du Vatican des années 1960 et 1970, lorsque Rome mettait en sourdine la critique de l'Union soviétique et de ses satellites d'Europe de l'Est.

    Le cardinal Pietro Parolin, qui, en tant que secrétaire d'État, est l'homme le plus puissant du Vatican après le pape François, a reconnu que les progrès de l'accord étaient limités, mais a déclaré le mois dernier à la télévision italienne qu'il était impératif de présumer de la "bonne foi" de Pékin. L'utilisation du mot "foi" dans cette phrase est consternante puisque les communistes chinois répudient toute foi religieuse. De plus, la Chine n'a rien fait pour mériter cette présomption.

    Dans l'histoire de la papauté, rien n'a peut-être été aussi excitant - même pour les non-catholiques - que l'élection en 1978 d'un pape polonais, derrière le rideau de fer. "N'ayez pas peur", disait le pape Jean-Paul II aux croyants, et il a donné l'exemple en défiant moralement des régimes tels que l'Union soviétique et en utilisant sa papauté pour attirer l'attention du monde sur le sort des oubliés et des persécutés.

    La devise de l'actuel Vatican est : ayez peur. Le pape François a donné au Parti communiste chinois un laissez-passer pour son comportement inhumain et, ce faisant, il a compromis l'autorité morale de l'Église catholique.

  • Quand l'Académie pontificale pour la vie aggrave son cas

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    De Maximilien Bernard sur Riposte catholique :

    Militante de l’avortement à l’Académie pontificale pour la vie : une justification aggravante

    Suite à la polémique née de la nomination d’une militante de l’avortement à l’Académie pontificale pour la vie, l’Académie pontificale pour la vie a publié mercredi une déclaration dans laquelle elle défend cette nomination en invoquant le fait que les membres sont choisis pour contribuer à un “dialogue interdisciplinaire, interculturel et interreligieux fructueux”. La déclaration, émanant du bureau de communication de l’Académie pontificale pour la vie, a été envoyée aux journalistes couvrant le Vatican.

  • RDC : quand l’armée congolaise collabore avec les groupes armés responsables d’exactions dans l’Est du Congo.

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    L’anarchie continue de plus belle au pays des grands lacs. Un article de Christophe Rigaud, directeur du site « Afrikarabia » :

    RDC 56486616_303.jpg« La recette est ancienne. Se servir de groupes armés pour lutter contre un autre, c’est la technique maintes fois utilisée par l’armée congolaise pour tenter de mettre fin à l’insécurité à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Entre mai et août 2022, Human Rights Watch affirme que « l’armée congolaise a combattu les rebelles du mouvement M23, soutenu par le Rwanda dans la province du Nord-Kivu, aux côtés d’une coalition de milices congolaises ainsi que des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ». Depuis août, HRW estime que « la plupart de ces groupes se sont retirés de leurs positions sur la ligne de front ».

    L’armée complice des exactions

    Avec le retour de la rébellion du M23 sur le terrain militaire depuis mars 2022, et la prise de la ville frontière de Bunagana par les rebelles en juin, « les groupes armés, et parfois des militaires de l’armée nationale, ont commis des exactions généralisées, notamment des meurtres, des actes de violence sexuelle et des vols, aggravant ainsi le contexte sécuritaire ». Par son soutien aux groupes armés, l’armée congolaise se retrouve complice de ces exactions. Human Rights Watch a mené une enquête auprès d’anciens combattants rebelles ou de membres de l’armée congolaise qui confirment que certains officiers FARDC « ont apporté un soutien direct aux groupes armés ».

    Une étrange coalition« patriotique »

    « Les 8 et 9 mai, explique HRW, les chefs de plusieurs groupes armés congolais, certains étant rivaux, se sont rencontrés dans la ville isolée de Pinga et ont conclu un pacte de non-agression, formant ainsi une coalition « patriotique » pour joindre leurs forces à celles de l’armée congolaise contre « l’agresseur », c’est-à-dire le M23. Ces groupes comprenaient l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) de Janvier Karairi, la Coalition des mouvements pour le changement (CMC/FDP) de Dominique Ndaruhuste dit « Domi », la faction Nduma défense du Congo-Rénové (NDC-R) de Guidon Mwisa Shimirai et l’Alliance des nationalistes congolais pour la défense des droits humains (ANCDH/AFDP) de Jean-Marie Bonane ». Des photos récupérées par HRW montre la participation d’officiers de l’armée congolaise à cette réunion.

    Des armes fournies par l’armée

    Le colonel Salomon Tokolonga, en charge des opérations et du renseignement militaire du 3411ème régiment, était présent, ainsi que deux commandants des FDLR. Contacté par Human Rights Watch, le colonel Tokolonga a déclaré qu’il avait assisté à la réunion de Pinga « par coïncidence ». Une présence qui ne serait pas le fait du hasard, sachant que Tokolonga était sous les ordres du général Peter Cirimwami qui a été muté en Ituri après avoir été accusé de se servir de groupes armés locaux « comme auxiliaires dans le territoire de Rutshuru » selon une enquête des Nations unies. Toujours selon HRW, des membres du 3411ème régiment de Tokolonga, « avaient fourni plus d’une dizaine de caisses de munitions aux combattants des FDLR à Kazaroho » en juillet 2022.

    Une collusion confirmée par l’ONU

    D’autres groupes armés sont accusés par l’ONG d’avoir été soutenus par les FARDC, comme les Mai-Mai Kabidon (FPP-AP). « C’est l’armée elle-même qui a fait appel à nous », témoigne un commandant de ce groupe « d’autodéfense » local. « On nous approvisionne en munitions à Kiwanja et nous rejoignons directement la ligne de front. Au front, la collaboration se fait sur base des appareils de communication, parce que chaque groupe est déployé sur sa position. » En juillet, un rapport de l’ONU a fuité dans les médias et révélé la collusion entre l’armée régulière et les groupes armés. Un commandant de la milice APCLS affirmait avoir « rencontré un commandant du 34016ème régiment à Kitchanga et reçu des armes et des munitions, ainsi que des denrées alimentaires. »

    Le colonel Tokolonga toujours en poste

    Ces liaisons dangereuses entre les FARDC et les groupes armés viennent mettre à mal le discours du président Tshisekedi dénonçant le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, alors que ses propres troupes utilisent des groupes armés pour lutter contre le M23. Félix Tshisekedi a pourtant toujours tenu des propos fermes à l’encontre « des individus » qui iraient « combiner avec des forces négatives afin de combattre d’autres forces négatives ». Selon HRW, le général Cirimwami, a été rappelé à Kinshasa depuis le 21 septembre, « sans que l’on sache s’il faisait l’objet d’une enquête ». Le général Philémon Yav, accusé « de collaboration avec l’ennemi », selon des sources sécuritaires, a été arrêté en septembre. Mais le colonel Salomon Tokolonga est toujours en poste au Nord-Kivu « et n’a pas fait l’objet d’une enquête » regrette Human Rights Watch, demande au président Tshisekedi de précéder à une profonde refonte du secteur de la sécurité.

    Christophe Rigaud – Afrikarabia »

    Ref. http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-quand-larmee-congolaise-collabore-avec-les-groupes-armes/

  • Des rebelles islamistes tuent une religieuse et six autres personnes dans un hôpital catholique en RDC

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    De Kevin J. Jones sur Catholic News Agency :

    Des rebelles islamistes tuent une religieuse et six autres personnes dans un hôpital catholique en RDC

     
    Sister Marie-Sylvie Kavuke Vakatsuraki, who was killed in Maboya, Democratic Republic of the Congo, Oct. 19, 2022.
    Sœur Marie-Sylvie Kavuke Vakatsuraki, tuée à Maboya, en République démocratique du Congo, le 19 octobre 2022.

    21 octobre 2022

    Une religieuse catholique en service en République démocratique du Congo fait partie des sept personnes tuées mercredi soir lorsque des hommes armés alignés sur l'État islamique ont attaqué un hôpital de mission catholique lors d'un raid.

    Sœur Marie-Sylvie Kavuke Vakatsuraki et six patients de l'hôpital ont été tués le 19 octobre lorsque des hommes armés des Forces démocratiques alliées ont attaqué le village de Maboya, dans la province du Nord-Kivu, au nord-est du pays, rapporte International Christian Concern.

    Plusieurs personnes qui travaillent ou vivent près de l'hôpital, dont deux religieuses, ont disparu à la suite de l'attaque et l'on craint qu'elles aient été enlevées par les raiders, selon International Christian Concern.

    Les Forces démocratiques alliées sont des rebelles de l'Ouganda voisin. Elles sont alignées sur l'État islamique. Le groupe d'hommes armés qui a attaqué Maboya a également volé des médicaments et du matériel médical à l'hôpital, et y a mis le feu.

    L'évêque Melchisédec Sikuli Paluku de Butembo-Beni a déploré ces meurtres et a fermement condamné l'attaque. Sœur Marie-Sylvie était médecin et membre de la Congrégation des Petites Sœurs de la Présentation de Notre-Dame du Temple, a déclaré l'évêque.

    "Que l'âme de notre chère Sœur Docteur Marie-Sylvie Kavuke Vakatsuraki, décédée au service de ses frères et sœurs, repose en paix par la miséricorde de Dieu !". Paluku a déclaré dans une déclaration du 20 octobre obtenue par ACI Afrique, l'agence partenaire de CNA. 

    "Les mots ne peuvent exprimer l'horreur qui a plus que franchi le seuil !" a-t-il ajouté.

    Paluku a déploré l'incendie de l'hôpital et le vol de médicaments et d'équipements. L'établissement médical est géré par le Bureau des œuvres médicales du diocèse, a précisé l'évêque.

    L'évêque a exprimé ses condoléances à tout le village et les a assurés des prières du diocèse. Il a également exprimé ses condoléances à la famille biologique de Sœur Marie Sylvie, au corps médical et à toutes les Petites Sœurs de la Présentation.

    Il y a eu de multiples attaques des Forces démocratiques alliées et les attaques semblent se multiplier tout au long du mois d'octobre. Le groupe rebelle est engagé dans une campagne visant à imposer sa vision de l'Islam dans la région. 

    Le 4 octobre, une vingtaine de chrétiens ont été tués à Kainama, dans le Nord-Kivu, selon International Christian Concern. Le groupe indique que des attaques des Forces démocratiques alliées ont été signalées quotidiennement dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.

    Début février, un prêtre catholique a été assassiné par des hommes armés dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, alors qu'il rentrait dans la paroisse de Saint-Michel Archange, dans le diocèse de Butembo-Beni.

    Jude Atemanke a contribué à ce reportage.

    Kevin J. Jones est un rédacteur principal de la Catholic News Agency. Il a bénéficié en 2014 d'une bourse de journalisme Egan de Catholic Relief Services.

  • Accord Chine-Vatican : des petits pas... en arrière

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    De Stefano Magni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Accord Chine-Vatican. Des petits pas... en arrière

    22-10-2022

    Bien que son contenu soit secret, l'accord Chine-Vatican sera renouvelé aujourd'hui pour la deuxième fois. Ironiquement, la semaine prochaine, la deuxième audience du procès du Cardinal Joseph Zen aura lieu à Hong Kong le 26 octobre. Les résultats observés jusqu'à présent ne montrent pas une plus grande liberté pour les catholiques chinois. 

    Le contenu est secret, tout comme les nouvelles concernant les négociations, mais il est certain que l'accord Chine-Vatican sera renouvelé aujourd'hui pour la deuxième fois. S'il fonctionne vraiment comme nous l'avons vu jusqu'à présent, dans les quatre dernières années (la première signature est en septembre 2018, le premier renouvellement est le 22 octobre 2020), le texte prévoit la nomination des évêques par le pape parmi les candidats acceptables pour le Parti communiste chinois. Selon des sources vaticanes qui, par nécessité, parlent sous couvert d'anonymat, le texte renouvelé ne changera pas d'une lettre.

    Ironiquement, la semaine prochaine, la deuxième audience du procès du cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, se tiendra le 26 octobre. Il s'agit d'un procès fondé sur une accusation spécieuse, le financement illicite présumé d'une association de protection des dissidents persécutés lors de la répression de 2019, alors qu'il s'agit en fait d'un message envoyé à l'Église chinoise : Hong Kong n'est plus un îlot de liberté religieuse, comme c'était le cas il y a encore deux ans. Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, même à Hong Kong, vous pouvez être arrêté si vous faites partie du clergé non reconnu par le régime communiste. Encore plus si l'on est actif dans la défense des droits de l'homme, comme l'est le cardinal Zen.

    Selon le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, le procès de l'évêque émérite de Hong Kong ne compromet pas le dialogue avec la République populaire. Il faut être patient : "Je respecte profondément ceux qui ont des opinions différentes et aussi ceux qui critiquent la politique du Saint-Siège à l'égard de la Chine : il est légitime de le faire. Nous avons choisi, et encore plus sous l'impulsion du pape François, la politique des petits pas". Une position qui reflète fidèlement ce que le pontife a exprimé lors de son voyage de retour du Kazakhstan : le dialogue se déroule lentement mais "va bien", il faut être patient car "le rythme chinois est lent, ils ont une éternité pour continuer : c'est un peuple d'une patience infinie".

    Mais si le processus est encore lent et qu'il faut procéder par petits pas, dans quelle direction va-t-il ? Quelques chiffres plaident en faveur du renouvellement de l'accord : aucune ordination d'évêques par l'Association catholique patriotique chinoise (fidèle au parti) et six ordinations d'évêques par le pape François. Mais ce sont des évêques également approuvés par le Parti. Qu'advient-il, en revanche, des prélats qui ne sont pas approuvés par Pékin, mais qui restent fidèles au Vatican et qui, précisément pour cette raison, font objection de conscience et n'adhèrent pas à l'Association patriotique ? C'est le vrai test. Et malheureusement, ses résultats, jusqu'à présent, ne sont pas positifs.

    Outre le cardinal Zen, il existe au moins sept autres cas de persécution d'évêques en Chine. La plus célèbre est celle de Monseigneur Augustin Cui Tai, évêque coadjuteur du diocèse de Xuanhua, dans la province de Hebei. Âgé de 72 ans, il est en prison depuis 2007, avec de brèves périodes pendant lesquelles il n'est libéré qu'à l'occasion des fêtes traditionnelles chinoises. Après une plus longue période de liberté à l'occasion de la pandémie de Covid-19, il est toujours détenu.

    Monseigneur Guo Xijin, de Mindong, province de Fujian, a accepté l'invitation du Vatican à se réduire à un évêque auxiliaire pour ouvrir la voie à un évêque précédemment excommunié. En janvier 2020, pour briser sa résistance, le régime a saisi sa maison, l'obligeant à dormir dans le cimetière de l'église. Sous la pression internationale, les autorités l'ont autorisé à rentrer dans la maison. Mais seulement après avoir coupé son eau, son électricité et son gaz. Il est toujours sous surveillance spéciale.

    L'évêque de Xingxiang, Joseph Zhang Weizhu, a été arrêté en mai 2021 lors d'une descente spectaculaire de 100 policiers pendant un séminaire qu'il tenait dans une usine. Le Vatican a exigé sa libération, mais on est sans nouvelles de lui, pas même du lieu où il est actuellement détenu.

    Julius Jia Zhiguo, évêque de Zhengding, province du Hebei, 85 ans, a été arrêté et a subi des séances de rééducation idéologique en août 2020. Il a ensuite été déclaré "disparu". Selon des sources non confirmées, il pourrait être mort. Il était coupable d'avoir désobéi à la loi interdisant aux mineurs d'aller à la messe. Mais pendant des décennies, il a subi des persécutions, une surveillance et une assignation à résidence parce qu'il était objecteur de conscience et n'était donc pas membre de l'Association patriotique.

    Peter Shao Zhumin, évêque de Yongjia, dans la province du Zhejiang, a été arrêté six fois depuis 2016, toujours sans procès et transporté dans des lieux secrets. Il a été arrêté pour la dernière fois le 7 avril et n'a plus donné signe de vie depuis.

    Le plus âgé d'entre eux, Monseigneur Melchior Shi Hongzhen, 93 ans, évêque de Tianjin, est assigné à résidence depuis plusieurs années. En septembre dernier, une délégation du Vatican a au moins réussi à le rencontrer et à lui apporter un cadeau, une croix, de la part du pape François.

    D'autre part, l'évêque James Su Zhimin de Baoding (province de Hebei) est le cas de la plus longue détention. Arrêté en 1996 lors d'une procession, il a été emprisonné sans procès en 1997. Depuis lors, on est sans nouvelles de lui, seuls quelques témoignages non confirmés rapportent qu'il est toujours en vie.

    Notez que tous ces cas de persécution d'évêques ont soit commencé après l'accord de 2018, soit commencé avant et se poursuivent même après son renouvellement. S'exprimant sous couvert d'anonymat auprès du National Catholic Register, un prêtre de Hong Kong a réfuté la théorie selon laquelle la Chine fait preuve d'une grande patience. Au contraire, le parti communiste chinois "n'est pas patient, il est plutôt rusé", soulignant que le Vatican ne négocie pas avec la "Chine", mais avec le parti communiste qui "a détruit la tradition chinoise, avec la révolution culturelle" et est porteur de l'idéologie communiste soviétique. Même le 20e congrès du PCC a réitéré que l'idéologie du parti est marxiste-léniniste, qu'il n'y a pas de place pour la religion, sauf en tant que servante du "socialisme aux caractéristiques chinoises".

  • L'universalisme chrétien dérive-t-il vers le mondialisme ? (club des "hommes en noir")

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    L'Eglise est-elle complice du mondialisme ? Qu'est-ce que le véritable universalisme chrétien ? Le Club des Hommes en noir reçoit Laurent Dandrieu, auteur de Rome ou Babel (Artège) et rédacteur en chef à Valeurs Actuelles, pour répondre aux questions de Philippe Maxence et débattre avec les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec et Guillaume de Thieulloy.

    Pour retrouver les autres livres de Laurent Dandrieu :

    Dictionnaire passioné du cinéma : https://hommenouveau.aboshop.fr/commo...

    La Confrérie des Intranquilles : https://hommenouveau.aboshop.fr/commo...

  • Ce que révèlent les statistiques de l'Église catholique 2022

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - Statistiques de l'Église catholique 2022

    21 octobre 2022  

    Cité du Vatican (Agence Fides) - À l'occasion de la 96e Journée mondiale des missions, qui sera célébrée le dimanche 23 octobre 2022, l'Agence Fides présente comme d'habitude quelques statistiques choisies pour offrir un aperçu de l'Église dans le monde. Les tableaux sont extraits du dernier "Annuaire statistique de l'Église" publié (mis à jour jusqu'au 31 décembre 2020) et concernent les membres de l'Église, les structures pastorales, les activités dans les domaines de la santé, du bien-être et de l'éducation. Enfin, un aperçu des districts ecclésiastiques confiés au Dicastère pour l'évangélisation est donné.

    Au 31 décembre 2020, la population mondiale était de 7.667.136 000 personnes, soit une augmentation de 89.359.000 personnes par rapport à l'année précédente. Cette année encore, la hausse mondiale a touché tous les continents. A la même date, le nombre de catholiques était de 1.359.612.000, soit une augmentation globale de 15.209.000 par rapport à l'année précédente. Cette augmentation a touché quatre continents, à l'exception de l'Océanie.

    Le nombre total d'évêques dans le monde n'a diminué que de 1, pour atteindre 5.363. Les évêques diocésains ont augmenté et les évêques religieux ont diminué. Au total, il y a 4.156 évêques diocésains et 1.207 évêques religieux.

    Le nombre de prêtres dans le monde a diminué à 410.219 (-4.117). Une fois encore, c'est l'Europe qui affiche une baisse constante, suivie par l'Amérique et l'Océanie. Des augmentations du nombre de prêtres sont enregistrées en Afrique et en Asie.

    Les diacres permanents continuent d'augmenter globalement, cette année de 397 pour atteindre 48.635. Des augmentations ont été enregistrées en Amérique et en Océanie, des diminutions en Europe, en Asie et en Afrique.

    Le nombre de religieux non prêtres a augmenté de 274 pour atteindre 50.569. Des baisses sont enregistrées en Amérique et en Océanie. Il y a des augmentations en Europe, en Asie et en Afrique. La tendance de ces dernières années d'une diminution globale du nombre de femmes religieuses se confirme, cette année de 10. 553. Il y a un total de 619.546. Les augmentations se situent, une fois de plus, en Afrique et en Asie, les diminutions en Europe, en Amérique et en Océanie.

    Le nombre de grands séminaristes, diocésains et religieux, a diminué cette année de 2.203 au total pour atteindre 111.855. Des augmentations n'ont été enregistrées qu'en Afrique, tandis que des diminutions ont été constatées sur les autres continents. Le nombre total de petits séminaristes, diocésains et religieux, a également diminué de 1.592 pour atteindre 95.398. On observe des baisses en Amérique, en Asie et en Europe, tandis que des hausses en Afrique et en Océanie.

    Dans le domaine de l'éducation et de l'instruction, l'Église gère dans le monde 72.785 écoles maternelles fréquentées par 7.510.632 élèves ; 99.668 écoles primaires pour 34.614.488 élèves ; 49.437 écoles secondaires pour 19.252.704 élèves. Elle suit également 2.403.787 lycéens et 3.771.946 étudiants universitaires.

    Les institutions sanitaires, caritatives et sociales gérées par l'Église dans le monde entier comprennent : 5.322 hôpitaux, 14.415 dispensaires, 534 léproseries, 15.204 foyers pour personnes âgées, malades chroniques et handicapés, 9.230 orphelinats, 10.441 jardins d'enfants, 10.362 centres de conseil conjugal, 3.137 centres d'éducation ou de rééducation sociale et 34 291 autres institutions.

    Il y a un total de 1 118 Circonscriptions ecclésiastiques dépendant du Dicastère pour l'Évangélisation, selon la dernière modification enregistrée. La plupart des Circonscriptions ecclésiastiques confiées au Dicastère se trouvent en Afrique (518) et en Asie (483). Elle est suivie par l'Amérique (71) et l'Océanie (46).

    (SL) (Agence Fides 21/10/2022)

    Pièces jointes à la dépêche

  • Les États-Unis et l'UE prennent l'aide alimentaire en otage de l'agenda LGBT

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    De Stefano Gennarini, J.D. sur c-fam.org :

    Les États-Unis et l'UE prennent l'aide alimentaire en otage de l'agenda LGBT

    21 octobre 2022

    ROME, 21 octobre (C-Fam) Les pays conservateurs ont bloqué un accord de l'ONU sur un ensemble de directives internationales sur le genre et la sécurité alimentaire parce qu'il incluait l'homosexualité et les questions transgenres.

    L'organe de l'ONU chargé de coordonner les efforts mondiaux pour aider les pays à faire face aux pénuries alimentaires a dû reporter un accord parce que les États-Unis et l'Union européenne ont insisté sur l'inclusion de l'homosexualité et du transgenre. L'Indonésie, la Chine, la Fédération de Russie, le Soudan, le Cameroun, la Malaisie et le Saint-Siège, entre autres, s'y sont opposés.

    L'administration Biden et l'Union européenne ont promis qu'elles n'accepteraient qu'un accord incluant des termes tels que "les formes multiples et croisées de discrimination", "les femmes dans toute leur diversité" et "la santé et les droits sexuels et reproductifs."

    Bien qu'ils ne concernent pas explicitement les questions d'homosexualité et de transsexualité, ces termes sont définis par les agences occidentales et les programmes de l'ONU comme exigeant une programmation qui promeut et accepte l'homosexualité et le transsexualisme.

    Les pays occidentaux ont reçu le soutien du bureau des droits de l'homme des Nations unies. Dans un geste inhabituel, le bureau des droits de l'homme de l'ONU a soumis une intervention écrite affirmant que les questions d'homosexualité et de transsexualité avaient été réglées et acceptées dans les résolutions de l'Assemblée générale. Or, l'Assemblée générale des Nations unies n'a jamais accepté ces termes.

    "Lors des négociations, il y a eu une confusion sur le contenu du principe de non-discrimination", peut-on lire dans la déclaration du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. "L'Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution 67/168, a reconnu l'orientation sexuelle et l'identité de genre comme des motifs interdits de discrimination", poursuit le texte.

    La déclaration ne fait pas référence aux plus de 50 pays qui se sont constamment opposés à la formulation de cette résolution et aux 58 pays qui ont voté contre l'inclusion de "l'orientation sexuelle et l'identité de genre" dans une résolution de l'Assemblée générale sur les élections en décembre dernier. Chaque fois que ces termes sont négociés, ils provoquent des remous parmi les délégations de l'ONU et on ne peut pas dire qu'ils soient réglés. Loin de là, ils sont parmi les plus controversés des débats de l'ONU.

    La déclaration va plus loin en appelant les gouvernements à s'en remettre aux experts des droits de l'homme de l'ONU.

    "Le Bureau souhaite souligner que les organes de traités des droits de l'homme de l'ONU ont interprété le principe de non-discrimination et d'égalité comme incluant la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, l'identité de genre et le statut intersexe", a-t-il déclaré, faisant référence aux avis non contraignants des experts de l'ONU comme s'ils faisaient autorité ou étaient contraignants pour les États.

    Les traités des Nations unies relatifs aux droits de l'homme ne font pas référence à "l'orientation sexuelle et l'identité de genre". Les experts des droits de l'homme de l'ONU soutiennent que ces notions devraient néanmoins être acceptées comme des catégories de droits de l'homme, aux côtés de catégories de non-discrimination largement acceptées comme la race, le sexe et la religion.

    Michael Fakhri, le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, présent à Rome, a insisté pour que les pays se conforment aux avis non contraignants des experts des Nations unies.

    Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale a accepté de poursuivre les négociations sur les "Directives volontaires sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles dans le contexte de la sécurité alimentaire et de la nutrition" dans les mois à venir, dans l'espoir de parvenir à un accord lors de la prochaine session du comité en 2023.

  • «On ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients !» (pape François)

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    De Vatican News (Marie Duhamel) :

    Devant des élus de Cambrai, le Pape appelle à défendre la vie jusqu’à sa fin naturelle

    Le Pape, réaffirmant la disponibilité de l'Église, a encouragé les élus à valoriser et transmettre l’histoire de leur région. Il les a également invités, dans le champ social, à œuvrer à l’intégration des migrants et des personnes porteuses de handicap. Il faut accueillir et soigner les plus vulnérables. À ce titre, il espère que le débat actuel en France «puisse se faire en vérité pour accompagner la vie jusqu’à sa fin naturelle».

    Le Pape s’est dit heureux d’accueillir au Vatican une délégation composée d’une cinquantaine de parlementaires et de maires du diocèse de Cambrai, conduite d’ailleurs par Mgr Vincent Dollmann; signe du «respect réciproque et collaboratif entre les autorités civiles et religieuses» de leur région, se félicite François.

    Le Nord de la France, est une terre soucieuse de ses racines, toujours préoccupée par les conséquences sociales de son passé minier et industriel, a rappelé le Pape. «Votre région, autrefois riche de ses mines de charbon, d’une métallurgie forte et d’usines de textile réputées, a connu un terrible revers» économique. La fermeture des mines et des industries développées lors de la révolution industrielle s’est «malheureusement» traduite par un appauvrissement de la population. «C’est, je le sais, le défi auquel vous êtes confrontés depuis plusieurs décennies». Le Pape se dit également conscient de la préoccupation des élus concernant la dimension culturelle de leur région, «conscients que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain, mais aussi de la fierté de ses racines que la culture met en relief, contribuant ainsi à rappeler à l’homme sa dignité».

    Au service de leurs administrés

    «Sur ces terrains de l’action sociale et culturelle, vous pouvez vous retrouver, quelles que soient vos appartenances politiques», lance le Pape. Il invite les élus à se mettre au service de ceux qui leur ont fait confiance, en défendant les besoins essentiels de leurs administrés, «trop souvent délaissés au profit de sujets à la mode et moins en rapport avec leur vie quotidienne». Au-delà de leur travail au niveau local, les élus grâce au jeu démocratique et représentatif, peuvent également faire remonter aux plus hautes autorités les aspirations et les besoins réels des populations de leur territoire, «loin de toute idéologie ou pression médiatique», souligne François. 

    Dans son discours, le Pape les interpelle sur quelques actions à entreprendre dans le «si vaste» domaine social. Il les encourage à se montrer d’abord accueillant vis-à-vis des plus défavorisées à commencer par les migrants -«vous savez combien cette question est cruciale et me préoccupe», mais vis-à-vis des personnes porteuses de handicap. «Elles ont besoin de structures plus nombreuses pour faciliter leur vie et celle de leur proches et, plus encore, pour manifester le respect que nous devons à leur personne». Le Pape espère la mise en place de dispositions d’inclusion pour qu’elles puissent trouver une place dans le monde du travail.

    «On ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients !»

    Les élus interpellés également sur l’attention à accorder aux personnes âgées dans les maisons médicalisées, et aux personnes en fin de vie qui ont besoin d’être accompagnées par le développement des soins palliatifs. Alors qu’une Convention sur la fin de vie vient d’être lancée en France, le Pape rappelle que «les soignants, par nature, ont vocation à procurer des soins et du soulagement, faute de pouvoir toujours guérir, mais on ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients! Si on tue avec des justifications, on finira par tuer de plus en plus. J’oser espérer que sur des questions aussi essentielles, le débat puisse se faire en vérité pour accompagner la vie jusqu’à sa fin naturelle».

    Un riche héritage à transmettre

    Concernant le domaine culturel, «un facteur important d’unité dans la mesure où il se présente comme le fruit d’un passé commun, d’une histoire vécue sur des terres qui sont vôtres», le Pape leur rappelle qu’il leur revient de valoriser et de transmettre leur riche héritage régional aux générations futures. «Les évènements du passé ont en effet contribué à l’histoire et à la littérature, comme aux conceptions politiques et économiques de votre pays tout entier», a souligné François.

    Le soutien de l'Église

    Se félicitant de l’intérêt porté par ces élus au message de l’Église sur des centre d’intérêts communs, le Pape a rappelé qu’ils pouvaient compter sur son aide. «Avec vous, elle cherche à rejoindre les migrants, les personnes âgées et les malades». A ce titre, le Pape a demandé à Dieu «d’inspirer vos projets et initiatives en vue de bien commun de votre région et de vous assister dans leur mise en œuvre».

  • L'Eglise de France ébranlée par l'affaire Santier

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    De Vatican News :

    Affaire Santier: les évêques de France reconnaissent des progrès à faire dans la transparence

    Le sentiment de trahison, la tentation de découragement. Des émotions comprises par le président des évêques de France. Mgr Éric de Moulins-Beaufort a pris la parole vendredi 21 octobre. Il assure que l’Église de France réfléchit à une plus grande transparence dans la communication des sanctions. Sa réaction était attendue depuis la révélation de faits graves d’abus mettant en cause Mgr Santier, évêque émérite de Créteil, alors qu’il était prêtre en Normandie il y a trente ans.

    Mgr de Moulins-Beaufort dit d’abord recevoir toutes les critiques formulées autour de l’absence de communication des mesures romaines quand elles ont été édictées sur le cas de Mgr Santier. C’était il y a un an, en octobre 2021. Des mesures disciplinaires pour des abus spirituels à des fins sexuelles commis sur deux hommes majeurs il y a 30 ans dans le diocèse de Coutances dans la Manche, selon les révélations de l’hebdomadaire français Famille chrétienne, le 14 octobre dernier.

    La démission prématurée de Mgr Santier en 2019, était liée à cette affaire. Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, a lui hier adressé un nouveau signalement au Vatican après la manifestation de victimes dans plusieurs diocèses normands.

    La demande d'une plus grande clarté

    Face au scandale, le président des évêques de France affiche sa fermeté ce vendredi dans un communiqué: il ne peut y avoir d’impunité dans l’Église, quelle que soit la fonction de la personne mise en cause. Mgr de Moulins-Beaufort entend aussi la demande d’une plus grande clarté sur ces procédures canoniques et les mesures qui peuvent en découler. Il explique la tension existante entre les exigences du droit canonique, son usage, ses interprétations qui peuvent varier d’un expert à l’autre, les pratiques de la justice française, le respect des personnes et l’exigence de transparence que portent beaucoup de fidèles. Le sujet sera à l’ordre du jour de l’assemblée plénière des évêques qui commence le 3 novembre à Lourdes. Le groupe de travail sur les bonnes pratiques face à des plaintes mis en place après l’assemblée de novembre 2021 émettra ses recommandations, et toutes les propositions convergeront ensuite au Vatican. «Ce changement dans les procédures et la façon de les communiquer exige une étude sérieuse», assure Mgr de Moulins-Beaufort, réitérant sa compassion à ceux qui ont souffert de ces faits, mais aussi envers toutes celles et tous ceux que ces révélations blessent.

    Accompagner le propos sur la vérité

    «Il faut que nous apprenions à être vrais, c’est capital», affirme Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, à Radio Vatican sur cette affaire. «Non seulement, nous avons appris maintenant à ne plus tolérer. Et nous en avons la preuve. Dès que nous apprenons qu’un évêque a commis un acte répréhensible, c’était le cas de Mgr Santier, il est immédiatement arrêté», observe-t-il. «L’Église a progressé, elle ne tolère plus et ne couvre plus. C’est terminé. Mais la seconde chose, note Mgr d’Ornellas, est d’apprendre à être vrai, comment dire la vérité, en accompagnant ce propos sur la vérité de sorte que les personnes qui sont blessées par cette vérité reçoive une parole qui les aide à avancer».

    «Nous devons faire confiance aux fidèles en pensant qu’ils peuvent assumer la vérité. Ce sera peut-être douloureux, mais au moins ils ne se sentiront pas trahis», conclut-il.