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Actualité - Page 446

  • Béatification d'un jésuite allemand du XVIIème siècle

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    De Vatican News :

    En Allemagne, le missionnaire jésuite Philipp Jeningen béatifié

    Le jésuite allemand Philipp Jeningen a été béatifié ce samedi 16 juillet à Ellwangen (Etat de Bade-Wurtemberg). La cérémonie a été présidée par le cardinal luxembourgeois Jean-Claude Hollerich. Dans les années qui ont suivi la guerre de Trente Ans, Philipp Jeningen a évangélisé la région, gagnant l'estime de la société allemande par une vie de service, d'ascèse et de mission.

    Plusieurs milliers de personnes étaient réunies ce samedi 16 juillet dans la basilique Saint-Guy, pour vénérer la tombe de Philipp Jeningen. Le missionnaire allemand est né dans la ville de Eichstätt, en Bavière, en 1642. Après des études de philosophie à partir de 1659, il entra au noviciat jésuite de Landsberg en 1663, puis fut ordonné prêtre de sa ville natale en 1672. Le jésuite fut alors envoyé à Ellwangen, autour de l'actuelle frontière entre la Bavière et le Bade-Wurtemberg, où il resta jusqu'à sa mort. A son contact, le nombre de pèlerins dans la région augmenta considérablement, contribuant à la recatholisation de Souabe, au sud-ouest du pays.

    Dans son texte rédigé en latin à l'occasion de la messe de béatification, le Pape François a rendu hommage à ce «prédicateur infatigable de l'Évangile», qui fut également un «propagateur zélé de la dévotion à Marie». Le 8 février a été désigné comme jour de commémoration liturgique.

    Un homme «de la rencontre amoureuse»

    La cérémonie de béatification a été présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et président de la Commission des évêques de l'UE (COMECE). Evoquant la foi profonde de Philipp Jeningen en Dieu et son travail infatigable de missionnaire populaire, le cardinal a souligné que «sa foi se caractérisait par un lien profond avec Dieu au quotidien».

    «Dieu remplissait, Il remplissait sa vie», a déclaré Jean-Claude Hollerich, soulignant que le père jésuite avait fait sien «le regard de Dieu», et a ainsi pu «offrir son amour aux personnes qu'il rencontrait.» Le bienheureux Philipp Jeningen était par ailleurs «ouvert à toutes les personnes qu'il rencontrait, ouvert à vos besoins spirituels et physiques. C'était un homme de la rencontre amoureuse. Cette nature de sa piété était reconnue par les gens, et c'est ainsi qu'ils l'appelaient le bon Père Philippe», a affirmé le cardinal au cours de son homélie.

    Un lien entre l'amour de Dieu et l'amour des hommes

    Les chrétiens peuvent aujourd'hui apprendre plusieurs choses de ce nouveau bienheureux: «C'est le lien entre l'amour de Dieu et l'amour des hommes, vécu par le bon Père Philippe, qui fait de nous des témoins de l'Évangile dans ce monde concret.» Son exemple peut également nous donner de la force face aux nombreux problèmes imposés au quotidien, a déclaré l'archevêque avec confiance. Les histoires de souffrance personnelle en font partie, tout comme les conséquences d'une sécularisation largement répandue, le changement climatique, la guerre en Ukraine ou encore la pandémie de Coronavirus.

    Réimplanter une pratique religieuse

    Dès son arrivée à Ellwangen, le père Philipp Jeningen avait mis en place des «promenades» missionnaires. Il se rendait de village en village lors de cinq grandes tournées dans les diocèses de la région, dans le but de redresser la vie religieuse et morale en friche, et réimplanter une pratique religieuse. Il n'accordait pas beaucoup d'importance à la force de persuasion rhétorique, mais témoignait avec des mots simples de sa confiance inébranlable en la Providence divine, et convertissait beaucoup d’habitants touchés par sa piété eucharistique et mariale. Son mode de vie ascétique - il dormait sur le sol nu et ne s'offrait une paillasse qu'en hiver – tout comme ses relations aimables et pleines d'humour, lui valurent l'estime de toutes les strates de la population, et en particulier des enfants.

    Philipp Jeningen jouissait déjà de son vivant d'une réputation de saint, en raison de son don de guérison et de prédiction. Il est mort à Ellwangen le 8 février 1704, admiré de tous.

  • L’arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis sur l'IVG : un progrès vers plus de démocratie ?

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    Une contribution externe de Jean de Codt, magistrat, ancien Premier président de la cour de cassation, publiée sur le site de la Libre :

    Et si l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis sur l'IVG était un progrès vers plus de démocratie ?

    On dit que l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis du 24 juin reflète un retour en arrière. N’est-ce pas plutôt un progrès vers plus de démocratie puisqu’il restitue la question - ici de l’IVG - aux législateurs locaux ?

    14-07-2022

    Le 24 juin dernier, la Cour suprême des États-Unis d’Amérique a rendu un arrêt commenté dans le monde entier. Prenant le contre-pied d’une jurisprudence établie depuis près d’un demi-siècle, la Cour décide que le droit à l’avortement n’est consacré ni par la Constitution ni par l’un quelconque des vingt-sept amendements dont elle a fait l’objet depuis sa promulgation. Selon la haute juridiction, il est temps de restituer la question de l’interruption volontaire de grossesse aux représentants du peuple, élus dans chacun des cinquante États membres de l’Union. La Cour ne se prononce donc pas sur l’existence ou l’inexistence d’un droit à l’avortement mais, ce qui est différent, sur l’obligation de le légaliser partout. Elle estime que cette obligation n’existe pas, sauf à faire dire aux textes ce qu’ils ne disent pas, et elle renvoie à la souveraineté des États membres la délicate question de l’arbitrage à effectuer entre les droits et valeurs en conflit.

    Présenté comme le fruit d’une lecture littérale

    Qualifiée d’extrêmement conservatrice ou encore de revirement idéologique, la décision en question est présentée comme étant le fruit d’une lecture littérale des textes fondateurs, par opposition à une méthode d’interprétation axée sur le changement des mentalités et la réalité du terrain. Présenter les choses de cette manière conduit à disqualifier la décision rendue, celle-ci n’étant que le fruit d’une exégèse aveugle aux préoccupations de nos contemporains.

    Compétences fédérales et fédérées

    Pour comprendre, sinon justifier, l’arrêt, il faut se rappeler qu’au moment où ils se sont déclarés indépendants, les Américains ont eu une première difficulté à résoudre : comment partager la souveraineté de telle sorte que les différents États de l’Union continuent à se gouverner eux-mêmes dans tous les détails de la vie sociale, tout en veillant à ce que l’Union forme un corps apte à pourvoir à quelques grands besoins généraux. La solution fut de définir avec précision les attributions des instances fédérales, et l’on décida que tout ce qui ne rentrait pas dans cette définition ressortirait à la compétence des États membres. Il est possible que l’arrêt du 24 juin 2022 ait été nourri par le souvenir de cette répartition des pouvoirs.

    Comparons avec la Belgique et la France

    S’il est un peu réducteur de ne voir dans cet arrêt que le produit d’une lecture littérale de la Constitution, c’est pour bien d’autres raisons encore. Pour s’en rendre compte, il n’est que de comparer la décision judiciaire américaine avec son équivalent belge ou français. Nos juges sont légalistes : leurs décisions sont souvent exprimées dans un style apodictique, une formulation qui exprime la primauté de la règle de droit. C’est la loi qui engendre, de manière presque mathématique, la solution judiciaire nécessaire et indubitable. Et comme il ne peut y en avoir qu’une, nos arrêts ne reprennent pas ce qui a été dit, au cours du délibéré, par les juges dont l’avis est resté minoritaire.

    De l'autre côté de l'Atlantique, on a des jugements qui prennent l'allure d'une dissertation. C'est écrit à la première personne. Le juge de common law ne rédige pas des raisonnements syllogistiques mais des opinions, y compris dissidentes. Il n'est pas un mathématicien mais plutôt un conteur, un narrateur du droit. Ce jugement est très long, d'ailleurs. L'arrêt dont nous parlons comprend deux cent treize pages. Il n'en faut pas dix pour contenir un arrêt de la Cour de cassation de Belgique. La décision américaine précise qu'elle a été adoptée par six voix contre trois, et la minorité donne d'abondantes explications sur son désaccord.

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  • La promotion de contenus LGBT auprès des mineurs : une valeur européenne ?

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    « Valeurs européennes » : la promotion de contenus LGBT auprès des mineurs ?

    La Commission européenne a saisi la justice de l’UE contre une loi hongroise interdisant notamment la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs, considérant qu’elle porte atteinte « droits fondamentaux des personnes » et aux « valeurs de l’UE ».

    La Commission européenne a annoncé le 15 juillet avoir saisi la justice de l’UE contre la Hongrie à propos d’une loi interdisant, entre autres, la diffusion de contenus sur l’homosexualité auprès des mineurs. En effet, la Commission considère, dans un communiqué, « que la loi viole les règles du marché intérieur, les droits fondamentaux des personnes [en particulier les personnes LGBT+] ainsi que […] les valeurs de l’UE ».

    Il s’agit d’une nouvelle étape dans la procédure d’infraction lancée contre la Hongrie, qui peut conduire à une condamnation de la Cour de justice de l’UE, voire à des sanctions financières. Le Premier ministre nationaliste et conservateur Viktor Orban (ci-contre), dont le pays est dans le collimateur de Bruxelles pour diverses mesures considérées comme des atteintes à l’État de droit, assure que la loi n’est pas homophobe et vise à « protéger les droits des enfants ».

    Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait déjà déclaré en juin : « La loi ne porte pas sur les homosexuels. Elle concerne la façon dont les parents veulent faire l’éducation sexuelle de leurs enfants. Sous le régime communiste, l’homosexualité était punie et je me suis battu pour leur liberté et leurs droits. Je défends les droits des homosexuels », a affirmé le chef du gouvernement hongrois, critiqué par une majorité de ses homologues européens pour cette nouvelle législation. La loi hongroise prévoit désormais que « la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans ». Elle a été qualifiée le 23 juin de « honte » par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

    Cette loi a été promulguée votée en juin 2021. La loi développe aussi l’arsenal pénal à l’encontre de la pédophilie et la pédopornographie, interdisant par exemple à toute personne condamnée pour pédophilie d’occuper un emploi en contact avec des enfants. La création d’une base de données, accessible au public, des personnes condamnées est aussi prévue. Outre les programmes scolaires, le texte s’appliquera également aux publicités et les programmes télévisés peuvent aussi tomber sous le coup de la loi.

    « Si l’Union européenne [UE] veut s’immiscer dans les domaines couverts par les constitutions nationales, cela pourrait faire voler en éclat l’ensemble » du bloc, a déclaré dans la capitale Gergely Gulyas, le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban. « L’UE n’a clairement pas son mot à dire », selon Gergely Gulyas, qui s’exprimait en conférence de presse. Il a accusé la Commission d’avoir un « raisonnement plus politique que juridique » et de mener des « attaques ». 

    Une autre décision dans le viseur de la Commission

    La Commission saisit également la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) contre la décision du régulateur national hongrois de priver d’antenne la radio indépendante Klubradio, vue comme un nouveau coup porté au pluralisme des médias. L’exécutif avait déclenché une procédure d’infraction à ce sujet en juin 2021. « Dans l’UE, le plus grand espace démocratique au monde, aucune radio libre ne doit être privée d’antenne pour des raisons non objectives, sur la base d’une procédure administrative discriminatoire », a réagi le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton. La Hongrie a été en outre une nouvelle fois épinglée dans le dernier rapport de la Commission sur l’État de droit dans l’UE, présenté le 13 juillet. Bruxelles a activé en avril une procédure qui peut mener à la suspension du versement de fonds européens à ce pays, en raison d’inquiétudes sur les conditions de passation des marchés publics, un manque de contrôle et de transparence de l’utilisation des fonds, les insuffisances dans la lutte contre la fraude et la corruption. Les inquiétudes de la Commission sur l’État de droit sont aussi au cœur du blocage du plan de relance hongrois, d’un montant de 7,2 milliards d’euros de subventions européennes. Tribunal constitutionnel polonais rejette l’imposition des décisions européennes

    Le 14 juillet, le Tribunal constitutionnel polonais (TK) a lui aussi défié l’UE, en affirmant que les décisions prises par la Cour de Justice contre Varsovie étaient inconstitutionnelles. L’UE s’est dite le lendemain « profondément préoccupée » et a rappelé la primauté du droit européen. « Toutes les décisions de la Cour de justice sont contraignantes », a fait savoir l’UE dans un communiqué. Par ailleurs, Gergely Gulyas a accusé Bruxelles de retarder l’approbation du plan de relance de la Hongrie en raison de son opposition à sa nouvelle législation. Il a déclaré que son pays prévoyait de mettre son veto au plan climat, présenté par la Commission le 14 juillet pour réduire les émissions carbone, « inacceptable sous cette forme ».

  • Quand Wallonie rime avec ignominie

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    Quand la Région wallonne fait de l'avortement un droit fondamental et se croit autorisée à faire la leçon aux Etats-Unis d'Amérique en déniant aux Etats qui les constituent le droit de protéger démocratiquement la vie des enfants à naître... Décidément, la pratique de l'avortement inscrite dans nos législations est bien le signe de la Bête immonde qui fait de nos Etats des entités complices du Mal, dressées contre la Loi divine.

    Lu sur le site de la Libre :

    Fêtes de Wallonie: Elio Di Rupo a annoncé au gouverneur de Louisiane, initialement invité d'honneur, qu'il n'était plus le bienvenu

    Contrairement à ce qui était prévu, l'État américain de Louisiane ne sera pas l'invité d'honneur des Fêtes de Wallonie en septembre, a annoncé samedi Elio Di Rupo sur RTL INFO.

    16-07-2022

    Le ministre-président wallon a signifié au gouverneur de Louisiane qu'il n'était plus le bienvenu, à la suite de la décision de cet État d'interdire l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Le choix de la Louisiane était celui de 2020, mais il n'avait pu se concrétiser en raison de la crise sanitaire. Or le 24 juin dernier, dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter. Pour l'instant, sept États américains bannissent totalement les IVG. Des batailles légales retardent l'échéance en Louisiane notamment, mais, à terme, l'accès à l'avortement devrait disparaître dans la moitié du pays.

    Pour Elio Di Rupo (PS), "il est inconcevable pour la Wallonie d'accorder le titre d'invité d'honneur à un État qui ne respecte pas ce que nous considérons comme loi fondamental (sic). Et l'IVG est un droit fondamental !"

    "Chaque femme doit pouvoir disposer librement de son corps sans risque d'être poursuivie pénalement. Avec l'abolition du droit à l'avortement aux États-Unis, de nombreuses femmes vont se retrouver dans des situations de détresse. Elles seront obligées de mener à terme leur grossesse non désirée ou pire mener à terme des grossesses qui sont le fruit d'un viol ou d'un inceste. La révocation du droit à l'IVG par la Cour suprême américaine est un véritable scandale pour nos démocraties occidentales. Ceci est à l'opposé des valeurs défendues par la Wallonie", a commenté le ministre-président wallon auprès de la chaîne privée.

    Aucune décision n'a été prise à ce stade sur le choix éventuel d'un nouvel invité d'honneur, indiquait-on cabinet Di Rupo.

  • D'Eugène et de François : lequel était le pape ?

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    Sur Vatican News, on apprend que le Pape François est "affecté par le décès d’un grand ami journaliste"; "Le Saint-Père a exprimé jeudi 14 juillet sa douleur, suite au décès à Rome du journaliste italien Eugenio Scalfari, a rapporté la direction du Bureau de presse du Vatican. Fondateur et directeur pendant 20 ans du journal La Repubblica, cet homme de médias était un ami du Pape François."

    Il a souvent été question, sur belgicatho, de ce journaliste influent.

    Stefano Fontana, sur la Nuova Bussola Quotidiana, pose cette étrange question :

    Eugène et François : lequel était le pape ?

    16-07-2022

    Eugenio Scalfari a été le pontife grand public auquel tout le monde a fini par s'aligner, y compris le monde catholique : d'abord, malgré Jean-Paul II et Benoît XVI, puis avec la collaboration de François. Le pape pensait dialoguer avec un laïc, sans se rendre compte que c'était ce dernier qui lui mettait sa doctrine dans la bouche.

    Eugenio Scalfari, décédé il y a deux jours, n'était pas seulement un journaliste. Il était bien plus. C'était un Pape. Son journal - La Repubblica - est devenue le nouvel évangile qu'il inspire, qu'il guide, et dont il est l'interprète officiel et le garant de la doctrine. 'La Repubblica' était la référence du radicalisme bourgeois irréligieux de la post-modernité italienne. Dès le début, il s'est imposé comme un quotidien militant, religieux dans sa laïcité dogmatique, en avance sur le 'Manifesto' ou 'L'Unità', parce qu'il était complètement post-idéologique. Scalfari et Repubblica ont confirmé et développé les instances du modernisme nihiliste de la modernité italienne, ont semé l'ère des " nouveaux droits " et ont exercé un pouvoir idéologique d'interdiction, d'excommunication et d'extradition contre les intellectuels qui ne s'alignaient pas sur l'autoritarisme du nouveau.

    Scalfari était le pape de l'anti-Église, rigide dans ses hypothèses, pas du tout tolérant avec les dissidents, inquisitorial, actif dans la proscription de ceux qui ne s'alignaient pas. Repubblica était le nouvel évangile lu par les prêtres et les religieuses post-conciliaires, auquel les séminaires de toute l'Italie se sont abonnés, puis copié par 'Avvenire' (le journal "catholique" italien), qui a fini par devenir lui aussi une petite Repubblica. Aujourd'hui, tous les journaux italiens, à l'exception de quelques réprouvés vitupérés par le système de pouvoir médiatique, sont la Repubblica. La Repubblica avait également rallié le 'Corriere' à son idéologie, mais 'Il Giornale', qui est né de cette prise de conscience, a fini par devenir lui aussi une sorte de Repubblica.

    Pannella, Bonino, les radicaux, les Verts, la gauche catholique, le Parti démocrate issu de la transformation de l'ancien PCI, Renzi, les Cinq étoiles, tous ceux qui veulent désormais occuper le " centre ", le président Mattarella... rien n'exprime autre chose que l'idéologie de la Repubblica et de Scalfari : laïcité, subjectivisme radical, nouveaux droits, pure culture bourgeoise, procéduralisme institutionnel.

    Scalfari a dicté l'horizon de compréhension de l'Italie d'aujourd'hui, l'Italie du divorce et de l'avortement, de la loi Cirinnà et du Zan ddl, l'Italie anti-famille et anti-vie, l'Italie ralliée aux puissances internationales, l'Italie qui veut + d'Europe et - d'Italie, l'Italie qui revendique les 'transitions' en les présentant comme le salut. Scalfari était un Pape, il était le chef d'une religion et il annonçait le salut. Le monde catholique a été pris en otage par lui. La Repubblica est entrée dans les paroisses. Je me souviens que Giovanni Reale avait appelé Scalfari à prendre la parole à l'Université catholique de Milan pour dire que nous, les hommes, sommes comme des petites fourmis perdues dans l'univers, sans sens, sans chef, sans fin. Le catholique qui ne lisait pas la Repubblica était considéré comme hors du temps et de son époque. Aucun journal n'a jamais pensé, comme Repubblica, à être une nouvelle Bible. Aucun journaliste n'a jamais pensé, comme Scalfari, à être un nouvel évangéliste.

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  • Qui sont les femmes nommées au Dicastère pour les évêques ?

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    De Luke Coppen sur "The Pillar" :

    Qui sont les femmes nommées au Dicastère pour les évêques ?

    13 juillet

    Le pape François a nommé mercredi trois femmes comme membres du Dicastère pour les évêques du Vatican.

    Ces nominations, que le pape a annoncées dans une interview la semaine dernière, marquent la première fois que des femmes sont membres du département du Vatican responsable des nominations épiscopales dans le monde.

    Qui est ce trio pionnier ? Jetez un coup d'œil :

    María Lía Zervino

    María Lía Zervino est la présidente générale argentine de l'Union mondiale des organisations féminines catholiques (WUCWO). Cet organisme parapluie représentant près de 100 groupes dans le monde a été fondé en 1910 et représente environ huit millions de femmes catholiques.

    Elle est membre d'un institut argentin de vie consacrée, les Servidoras, fondé par le père Luis María Boneo.

    Mme Zervino est également consultante auprès du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

    Décrite comme une "amie proche du pape", elle a écrit une lettre ouverte à François en 2021, le félicitant "d'être le François du 21e siècle", mais affirmant que "l'on n'a pas suffisamment progressé dans la mise à profit de la richesse des femmes qui constituent une grande partie du peuple de Dieu."

    Elle a écrit :

    "Je rêve d'une Église qui dispose de femmes aptes à être juges dans tous les tribunaux où sont traitées les affaires matrimoniales, dans les équipes de formation de chaque séminaire, et pour exercer des ministères tels que l'écoute, la direction spirituelle, la santé pastorale, le soin de la planète, la défense des droits de l'homme, etc. pour lesquels, de par notre nature, les femmes sont également ou parfois mieux préparées que les hommes. Non seulement les femmes consacrées, mais combien de femmes laïques, dans toutes les régions du globe, sont prêtes à servir !"

    "Et je rêve que, durant votre pontificat, vous inauguriez, avec les synodes des évêques, un synode différent : le synode du peuple de Dieu, avec une représentation proportionnelle du clergé, des hommes et des femmes consacrés, des hommes et des femmes laïcs." 

    "Nous ne serons plus heureux seulement parce qu'une femme vote pour la première fois, mais parce que de nombreuses femmes laïques préparées, en communion avec tous les autres membres d'un tel synode, auront donné leur contribution et leur vote qui s'ajouteront aux conclusions qui seront remises entre vos mains."

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  • Le pape et les Etats-Unis : François serait-il désinformé par son entourage ?

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    De Catholic News Agency (AC Wimmer) :

    Mgr Naumann se dit "triste" de la façon dont le pape a traité Biden et Pelosi sur l'avortement.

    14 juillet 2022

    L'archevêque Joseph Naumann de Kansas City, dans le Kansas, s'est dit "triste" de la façon dont le pape François a géré la controverse entourant les actions pro-avortement du président Joe Biden et de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, dont les positions sur la question sont en contradiction flagrante avec l'enseignement de leur foi catholique sur le caractère sacré de la vie humaine.

    Le commentaire de M. Naumann était l'une des nombreuses déclarations pointues qu'il a faites sur la controverse dans une interview avec le journal allemand Die Tagespost publiée mercredi.

    "Je pense que le pape ne comprend pas les États-Unis, tout comme il ne comprend pas l'Église aux États-Unis", a déclaré l'archevêque au journal, selon CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA.

    "Ses conseillers et les personnes qui l'entourent l'ont complètement désinformé à ce sujet", a ajouté M. Naumann.

    Dans une interview accordée à CNA jeudi, M. Naumann a maintenu ses commentaires au journal, déclarant : "J'ai dit ce que j'ai dit."

    Toutefois, M. Naumann a précisé qu'il avait parlé au média allemand avant d'avoir pris connaissance des derniers commentaires du pape François concernant M. Biden, dans lesquels le pape a qualifié la position pro-avortement du président américain d'"incohérence" par rapport à sa foi catholique.

    Dans l'entretien avec Univisión et Televisa diffusé le 12 juillet, le pape a déclaré qu'il laissait la question à la "conscience" de M. Biden, mais il a également suggéré que ce dernier discute de ce conflit avec son pasteur.

    "Je n'étais pas au courant de cette déclaration du Saint-Père et je pense que c'est utile", a déclaré Naumann à CNA. "C'est très utile parce que je pense que c'est exactement vrai, que sa position est incohérente avec l'enseignement catholique. Je suis donc reconnaissant pour cette clarification du Saint-Père."

    Dans ses commentaires au Tagespost, M. Naumann a déclaré : "Bien sûr, nous devons être pastoraux" lorsque nous traitons de telles questions.

    "Cependant, il n'est pas pastoral de dire à quelqu'un qu'il est un bon catholique et qu'il peut recevoir la communion comme une évidence, alors que cette personne a commis un mal grave", a-t-il poursuivi. "Le fait que le pape ait reçu Pelosi a été exploité politiquement. En agissant ainsi, François fait exactement ce qu'il met en garde les autres de ne pas faire."

    Bien que catholique, Biden a soutenu à plusieurs reprises le droit à l'avortement, malgré l'enseignement de l'Église selon lequel la vie humaine doit être respectée et protégée dès le moment de la conception. Après avoir rencontré le pape François en octobre, M. Biden a déclaré que le pape lui avait dit de "continuer à recevoir la communion". Le Vatican n'a pas confirmé le récit de Biden.

    M. Biden, a déclaré l'archevêque au journal, "sait ce qui est juste à cet égard. Il n'a aucune excuse. Il ne devrait pas continuer à se présenter comme un fervent catholique".

    Par son comportement, a déclaré M. Naumann, le président montrait au public : "Je soutiens les avortements légaux et je suis en même temps un fervent catholique, donc vous pouvez aussi le faire". M. Naumann a déclaré que la ligne est franchie lorsque des politiciens "affichent leur foi catholique et prônent un tel mal".

    "Le président Biden prétend être un fervent catholique, mais ce n'est pas vraiment clair dans ses actions", a poursuivi Naumann.

    "À mon avis, il utilise le chapelet et sa participation à la messe pour se présenter comme un catholique fidèle. Si vous regardez la carrière de Joe Biden, vous voyez qu'il a suivi la ligne démocrate, et non les enseignements de l'Église."

    La semaine dernière, Joe Biden a signé un décret visant à protéger l'accès à l'avortement en réponse à la décision de la Cour suprême d'annuler l'arrêt Roe v. Wade, qui a légalisé l'avortement dans tous les États-Unis. En réponse à l'action de Joe Biden, l'archevêque William Lori de Baltimore, président du comité pro-vie des évêques américains, a qualifié cette décision de "profondément troublante et tragique".

    Ces dernières années, les évêques américains ont longuement discuté et commenté la question de la "cohérence eucharistique", notamment en ce qui concerne Biden et d'autres politiciens catholiques américains.

    Ces discussions ont abouti à la publication en novembre d'un nouveau document sur l'Eucharistie, "Le mystère de l'Eucharistie dans la vie de l'Église", et au lancement d'une initiative de renouveau eucharistique sur trois ans, qui culminera avec un congrès eucharistique national à Indianapolis en juillet 2024.

    Bien que le document sur l'Eucharistie ne mentionne pas le nom de M. Biden ou d'autres politiciens catholiques, il réitère les directives antérieures des évêques selon lesquelles les catholiques qui ne sont pas en communion avec l'enseignement de l'Église ne doivent pas se présenter pour la communion.

  • Les nationalistes hindous s'en prennent aux figures iconiques du christianisme indien

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    Du National Catholic Register (Anto Akkara) :

    Les nationalistes hindous tentent de diaboliser St. Devasahayam

    Dans le sillage de la canonisation de mai, les réseaux fondamentalistes poursuivent leur campagne de diffamation en ligne, comme ils l'ont fait avec d'autres chrétiens vénérés.

    15 juillet 2022

    Lorsque l'Église catholique a conféré la sainteté au martyr laïc Devasahayam, un converti hindou populaire, cela n'a pas plu aux réseaux fondamentalistes hindous qui prospèrent en diabolisant le christianisme. 

    Avec la canonisation de la mi-mai, ils étaient contrariés par le fait que St. Devasahayam - fils d'un prêtre de temple hindou et soldat de confiance d'un roi hindou - avait conduit des centaines de personnes au Christ pendant les sept années où il était chrétien et bien plus encore après son martyre en 1752.

    Alors que l'Église locale de l'État méridional du Tamil Nadu se réjouissait de cette canonisation tant attendue, des quotidiens nationaux laïques comme Indian Express ont publié des articles élogieux. 

    Mais cette avalanche de titres sur la canonisation du converti a incité un grand portail nationaliste hindou, Bharata Bharati ("Mother India"), à publier un article diffamatoire contre la canonisation du martyr laïc, qui a été secrètement abattu à l'âge de 40 ans pour avoir professé sa nouvelle foi.

    Les affirmations de l'article, qui qualifiait saint Devasahayam de "voleur et d'espion" exécuté à juste titre pour ses crimes, trouvent leur origine dans le "Manuel de Travancore" rédigé par Nagam Aiya en 1906 pour le dirigeant de l'époque du royaume hindou de Travancore, qui avait commencé avec le roi Marthanda Varma, lequel avait ordonné l'exécution de Devasahayam.

    Né en 1712, fils d'un prêtre de temple hindou, Neelakandan Pillai était un lieutenant de confiance du roi hindou lorsqu'il a embrassé la foi chrétienne en 1745 et est devenu martyr en 1752, comme l'indique le Register.   

    "Cette allégation est un mensonge sans fondement, lancé par Nagam Aiya", a déclaré au Register le 30 juin le père John Kulandai, vice-postulateur du processus de canonisation de Devasahayam et l'une des autorités les plus compétentes sur la vie du martyr laïc. 

    Nagam Aiya, chargé d'écrire l'histoire de Travancore par son roi contemporain, a déclaré que son livre avait un devoir important, "prouver la tolérance louable du gouvernement indigène depuis une époque lointaine." Citant Aiya lui-même, le père Kulandai a noté ce fait dans son dernier livre, A Saint for Our Times : Martyr St. Devasahayam - a Comprehensive Historical Research. Le livre a été publié lors de la grande célébration et de la messe d'action de grâce du 5 juin près du lieu du martyre du saint à Kattadimalai, à laquelle ont participé des centaines de milliers de personnes, dont trois douzaines d'évêques.

    "C'est dans ce contexte que nous devons comprendre ce que dit Aiya sur la [cause] de l'exécution de Devasahayam", a déclaré le père Kulandai. 

    Ce récit concocté, ajoute le prêtre, est contredit par G.T. Mackenzie, un ressortissant britannique vivant dans le royaume qui avait été chargé par Aiya lui-même d'écrire sur son histoire chrétienne.

    Dans son ouvrage Christianity in Travancore, publié en 1901, Mackenzie affirme sans équivoque que Devasahayam "a été emprisonné en raison de son changement de religion, et après trois ans d'emprisonnement, il a été fusillé en 1752 sur ordre du Raja [roi]".

    Le père Kulandai a noté en outre que "même les érudits et historiens hindous contredisent l'affirmation d'Aiya."

    Après la grande célébration de la canonisation sur le site du martyre de St. Devasahayam à Kattadimalai, qui a généré une importante couverture médiatique favorable dans l'état du Kerala, l'article du Bharata Bharati a été modifié et publié dans la langue maternelle du Kerala, le Malayalam. Le Kerala est connu pour avoir une importante minorité chrétienne. La publication de l'article a provoqué des condamnations immédiates de la part des organisations ecclésiastiques locales, y compris le Conseil des évêques catholiques du Kerala.

    Auparavant, lorsque le Vatican a annoncé la canonisation de Devasahayam en novembre dernier, un autre site web nationaliste hindou appelé "World Dialogue Center" avait appelé le Vatican à suspendre la canonisation, sur la base des mêmes revendications. Et, en 2012, un autre site nationaliste appelé "Vijayvaani" (Messager de la victoire) avait publié un article similaire, intitulé "Encashment of Virtuous Tamil Hindu Psyche : Sainté de Devasahayam Pillai". Il a été republié en 2022 par Bharata Bharati.

    Attaques contre Mère Teresa 
    Bharata Bharati avait publié un article tout aussi calomnieux, intitulé "Tainted Teresa - Hypocrisy" lors de la canonisation de Mère Teresa en 2016. 

    "Le dénigrement de la communauté chrétienne et de ses icônes a toujours fait partie de la stratégie de base des nationalistes hindous", a déclaré John Dayal, militant catholique et ancien journaliste, au Register depuis New Delhi.

    "C'était clair dans les nombreux canards qu'ils ont utilisés contre Mère Teresa. Lorsque la société indienne laïque et le monde entier l'ont saluée comme la 'sainte des caniveaux' pour avoir servi les plus pauvres et les mourants, ils ont prétendu que sa motivation était uniquement la 'conversion'", a déclaré Dayal, ancien président de la All India Catholic Union.

    Lorsque Mère Teresa s'est jointe à une manifestation de chrétiens dalits en 1995, les fondamentalistes hindous ont organisé une marche vers le lieu de l'événement avec des pancartes portant les mots "loup en habits de mouton". Et les nationalistes hindous ont protesté lorsque le gouvernement national de l'Inde a fait venir à Calcutta, pour les funérailles de Mère Teresa, le 13 septembre 1997, le carrosse utilisé en 1948 pour la procession funéraire du Mahatma Gandhi, qui est vénéré comme le "Père de la Nation" de l'Inde. Ils ont également demandé à plusieurs reprises que la plus haute distinction de la nation, la Bharat Ratna (Joyau de l'Inde), qui a été conférée à Mère Teresa en 1980 après qu'elle ait reçu le prix Nobel de la paix, soit révoquée. 

    En outre, a déclaré M. Dayal, chaque fois que la violence anti-chrétienne des nationalistes hindous éclate, comme lors de l'incendie notoire du missionnaire baptiste australien Graham Stuart Staines et de ses deux jeunes fils en 1999 et de la violence orchestrée contre les chrétiens à Kandhamal en 2008, "ils essaient de faire porter le chapeau aux chrétiens." 

    Un autre exemple s'est produit l'année dernière après la mort en détention du père Stan Swarmy, un jésuite de 84 ans, activiste social, qui avait été arrêté à la suite d'accusations de "terrorisme". À la suite des nombreuses critiques internationales, les réseaux d'étudiants nationalistes hindous ont répondu par une campagne de protestation contre les plans d'un collège catholique visant à commémorer le défunt prêtre. 

    Du côté positif, Dayal a déclaré : "Bien que les dénigrements se poursuivent sans fin, les nationalistes hindous n'en ont pas tiré grand profit, car la communauté chrétienne minoritaire n'a pas répondu par des protestations violentes à ces provocations."

    Cependant, il a averti que des efforts insuffisants pour repousser verbalement "la propagande diabolique, en raison de la timidité des dirigeants chrétiens, aboutissent à ce que des mensonges soient perpétués comme des vérités à long terme".

  • L’étonnant rayonnement de la communauté Saint-Martin

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    Appelée aux quatre coins de la France, la communauté Saint-Martin multiplie ses implantations. Le dynamisme missionnaire des jeunes prêtres et leur vie de communauté semble séduire les diocèses. Enquête publiée sur le site web « Aleteia » sous la signature de Claire Guigou, le 14 juillet 2022 :

    « Appelée aux quatre coins de la France, la communauté Saint-Martin multiplie ses implantations. Le dynamisme missionnaire des jeunes prêtres et leur vie de communauté semble séduire les diocèses.

    La vie en fraternité est-elle l’avenir de la prêtrise ? À en croire le développement de la communauté Saint-Martin en France, elle pourrait y contribuer. En septembre 2022, l’association de prêtres fondée par Mgr Guérin investira encore deux nouveaux lieux.

    Le premier n’est autre que l’église paroissiale du Mont-Saint-Michel, soit le sanctuaire du célèbre îlot. Dans cet environnement hors du commun, les prêtres auront notamment la mission de faire découvrir aux pèlerins la figure de l’archange Saint Michel et la thématique du combat spirituel qui lui est associée.

    La deuxième implantation prévue est d’un tout autre style : il s’agit d’animer la vie paroissiale du secteur de Garges-lès-Goness, dans le diocèse de Pontoise. Cet environnement n’est pas étranger à la communauté, déjà bien établie dans l’une des communes voisines, à Sarcelles. « J’ai fait appel aux prêtres de Saint-Martin car je savais qu’ils avaient un dynamisme missionnaire important », confie l’évêque du lieu, Mgr Lalanne. Leur arrivée dans ce territoire multiculturel et multiconfessionnel il y a quelques années était un « véritable défi pour eux comme pour nous mais l’atterrissage s’est fait d’une merveilleuse manière et la greffe a bien pris », se réjouit le prélat. Cette première mission concluante lui a donné envie de renouveler l’expérience. « La vie de communauté et de prière que les prêtres vivent avec la population locale est un témoignage for », soutient-il. Sans compter que leur jeunesse est un atout de taille pour évangéliser la population de ce département, l’un des plus jeunes de France.

    La demande émane toujours de l’évêque.

    L’implantation de Saint-Martin dans des villes à la population aussi diversifiée est pourtant relativement nouvelle. Souvent envoyée dans des milieux ruraux à ses débuts, la communauté affiche désormais une répartition assez homogène de ses 41 fraternités : les deux tiers se trouvent dans les milieux urbains et  « rurbains ». Dans le Val d’Oise, le ministère des prêtres a une coloration particulière liée à la forte présence de nombreuses religions. « À Sarcelles, tout le monde parle de Dieu car il y a environ un tiers de juifs, un tiers de musulmans et un tiers de chrétiens dont des chrétiens d’Orient », explique Don Jacques Vautherin, assistant général. « Cette dimension interreligieuse nous intéresse car c’est un ministère que nous avons encore peu développé ».

    La croissance exponentielle des installations de la communauté et son ouverture vers de nouveaux ministères s’explique notamment par le dynamisme de ses vocations, bien au-dessus de la moyenne des diocèses : cette année, elle compte 14 ordinands et 9 futurs diacres. L’année dernière, ce sont pas moins de 26 jeunes hommes qui avaient été ordonnés ! Ce vivier de futurs prêtres permet d’envisager, selon les années, l’implantation de trois à cinq nouvelles fraternités par an. L’année dernière, la communauté a ainsi été appelée à Douai, Mulhouse, Montbrison, Pierrelatte et Gap.

    De nombreuses sollicitations 

    L’installation de ces fraternités composées la plupart du temps de quatre prêtres et d’un séminariste est toutefois mûrement réfléchie, prévient Don Jacques Vautherin.  « La demande émane toujours de l’évêque », précise-t-il. Après avoir étudié son projet, les responsables de la communauté se rendent sur place pour rencontrer le conseil presbytéral. Commence alors une longue série d’échanges entre le diocèse et la communauté pour discerner si cette collaboration est envisageable. Environ quatre ans s’écoulent généralement entre le moment où l’évêque formule le souhait d’une implantation et la concrétisation du projet. « À l’heure actuelle, nous avons plus d’appels que ce que l’on peut fournir », constate Don Jacques Vautherin. « Quand un évêque vient nous voir, on lui dit d’emblée que son projet n’aboutira pas avant 2025-2026 ! ».

    En plus d’essaimer en France, la communauté Saint-Martin commence également à développer une présence à l’international puisqu’il existe une fraternité à Cuba et une autre en Allemagne. Si cette dynamique fait partie des objectifs de la communauté, les responsables se montrent prudents. Créer une fraternité à l’international nécessite que plusieurs prêtres maîtrisent la langue de ce pays. Or, il n’est pas aisé de trouver quatre candidats ayant les qualités requises. Que ce soit en France ou à l’étranger, nul doute que le développement de la communauté n’est pas près de s’essouffler puisque plus d’une centaine de séminaristes sont formés actuellement à Evron, rattaché à la communauté.

    Ref. L’étonnant rayonnement de la communauté Saint-Martin

    A la grâce de Dieu : pour y croire on serait plus à l’aise de vivre sous le pontificat d’un pape moins agité, soucieux de restaurer la véritable paix liturgique : celle de l’unité dans la diversité. JPSC

  • Télescope spatial James Webb : Réfléchir à l'univers et au Créateur

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    De Kathy Schiffer sur le National Catholic Register :

    Télescope spatial James Webb : Réfléchir à l'univers et au Créateur

    Plus que de nous amener à imaginer nos réalisations futures, les nouvelles images de la NASA nous incitent à tourner notre cœur et notre esprit vers le Créateur qui a imaginé tout cela.

    14 juillet 2022

    "Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains". - Psaume 19:2
    Le psalmiste a raison : Il y a une grande beauté à trouver dans les cieux - et dans toute la création. Et cette semaine, le télescope spatial James Webb de la NASA a offert un aperçu de cette gloire, dans les images infrarouges les plus profondes et les plus nettes jamais vues de l'univers lointain. Pas les petites étoiles scintillantes qui ont capturé nos cœurs et nos esprits depuis l'enfance, le Webb a révélé un paysage scintillant d'étoiles et de falaises cosmiques, des galaxies entières aux couleurs vives. 

    En regardant les images saisissantes sur le site Web de la NASA ou à Times Square, les spectateurs ont été captivés par les étoiles bleutées de notre propre galaxie, la Voie lactée, chacune avec huit pointes de lumière s'étendant dans l'espace, comme la lumière des étoiles se répand autour du mécanisme qui maintient les miroirs du télescope en place. 

    Au-delà de nos étoiles les plus proches, d'autres galaxies - chacune avec des millions d'étoiles - sont apparues comme de plus petites taches de couleur, beige, orange et rouge vif. 

    Certaines avaient une forme de spirale, d'autres étaient courbées, d'autres encore n'étaient que de simples filaments de couleur.

    Pour créer un télescope doté de capacités aussi époustouflantes, la NASA s'est associée à l'Agence spatiale européenne (ESA) et à l'Agence spatiale canadienne (ASC). Ensemble, ils ont célébré l'aube d'une nouvelle ère en astronomie, offrant une vue jamais vue auparavant. Gregg Robinson, directeur du programme Webb au siège de la NASA, a célébré le dévoilement des images en promettant :

    "La belle diversité et les détails incroyables des images et des données du télescope Webb auront un impact profond sur notre compréhension de l'univers et nous inciteront à rêver grand."

    Mais plus que de nous amener à imaginer nos réalisations futures, le dévoilement des nouvelles images de la NASA nous inspire à tourner nos cœurs et nos esprits vers le Créateur qui a envisagé tout cela. 

    L'évêque Joseph Strickland du diocèse de Tyler, au Texas, a tweeté : "Que cette image de l'espace lointain nous rappelle le Dieu génial qui nous fait naître alors même que nous contemplons les merveilles de sa création. Puissions-nous être inspirés à retourner sur le chemin de la Lumière qui brille de Jésus Son Fils."

    Le frère Guy Consolmagno, astronome jésuite et directeur de l'Observatoire du Vatican à Tucson, en Arizona, a publié une déclaration exprimant son excitation face aux nouvelles images du télescope. 

    "De telles images, a-t-il dit, sont une nourriture nécessaire pour l'esprit humain - nous ne vivons pas seulement de pain - surtout en ces temps." Le Frère Guy a ensuite fait l'éloge des scientifiques qui ont construit les instruments et planifié les observations, dont beaucoup sont ses amis personnels, et il a dit que c'était un "hommage à l'esprit humain, à ce que nous pouvons faire lorsque nous travaillons ensemble." 

    Le frère Guy a apprécié le psaume noté au début de cet article, mais il a ajouté un autre psaume qui loue également Dieu pour les merveilles de la création :

    "Quand je considère tes cieux, l'ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles, que tu as mises en place, qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui, les êtres humains pour que tu en prennes soin ? Tu les as faits un peu plus bas que les anges et tu les as couronnés de gloire et d'honneur." - Psaume 8:3-5

    Le philosophe William Carroll, écrivant dans First Things, a cité le pape Pie XII qui a déclaré, dans un discours à l'Académie pontificale des sciences, que "la vraie science découvre Dieu à un degré toujours plus élevé - comme si Dieu attendait derrière chaque porte ouverte par la science". 

    Dans ce discours de 1951, le pape Pie XII s'est penché sur les réalisations scientifiques d'Edwin Hubble, qui a découvert que l'univers est en expansion constante. Le pontife a rappelé la déclaration de Dieu Fiat Lux (" Que la lumière soit ") et a noté que la création s'était déroulée dans le temps. "Il semblerait," écrit le Pape Pie XII, ... que la science actuelle, en faisant un pas en arrière à travers des millions de siècles, a réussi à témoigner de ce "Fiat lux" primordial prononcé au moment où, en même temps que la matière, une mer de lumière et de radiation a jailli du néant. ... Elle a ainsi confirmé la contingence de l'univers et la déduction fondée de l'époque à laquelle le cosmos est sorti des mains du Créateur. La création a donc eu lieu dans le temps. Par conséquent, il y a un Créateur. Par conséquent, Dieu existe !"

    Puisse la révélation par Webb de l'inestimable beauté du cosmos conduire de nombreuses personnes sur le chemin de la découverte pour voir, non seulement les merveilles de la création, mais aussi l'ineffable beauté de Dieu.

  • Le cardinal Pell victime d'acharnement juridique ?

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    De FSSPX.NEWS :

    Australie : nouvelle action intentée contre le cardinal Pell

    15 juillet 2022

    Le cardinal George Pell est visé par une nouvelle procédure comme le rapporte le site ABC net. Le père d’un ancien enfant de chœur a en effet lancé une action civile contre le cardinal George Pell et l’Eglise catholique, alors que le cardinal a été jugé innocent dans une procédure pénale.

    Rappel des faits

    En décembre 2018, le cardinal Pell a été reconnu coupable d’avoir abusé de deux enfants de chœur dans les années 1990, alors qu’il était archevêque de Melbourne. Mais deux ans plus tard, la Haute Cour d’Australie a annulé les condamnations dans une décision unanime, et le cardinal – qui a toujours clamé son innocence – a été libéré. Il réside actuellement à Rome.

    L’un des anciens enfants de chœur est mort en 2014 d’une overdose. Son père, qui ne peut être nommé pour des raisons juridiques, a été informé par la police des abus présumés sur son fils un an plus tard.

    Il a maintenant lancé une action en justice contre le cardinal Pell et l’archidiocèse catholique de Melbourne devant la Cour suprême de Victoria. Le père poursuit le cardinal et l’Eglise pour « dommages et intérêts pour choc nerveux » lié à la découverte des allégations d’abus sexuels.

    Cet homme et ses avocats de Shine Lawyers affirment que le cardinal et l’archidiocèse ont été négligents, ce qui a entraîné des blessures, des pertes et des dommages. La plainte allègue que le cardinal Pell est responsable de son préjudice moral car il était raisonnablement prévisible qu’il subirait un choc nerveux en apprenant les abus présumés.

    Lui et ses avocats affirment que l’archidiocèse a manqué à son devoir de diligence envers ce père, ce qui a causé son préjudice.

    Il réclame des dommages-intérêts généraux, des dommages-intérêts spéciaux et demande une indemnisation pour « la perte passée de capacité de gain et les dépenses médicales et similaires passées et futures ». La somme qu’il demande sera révélée si l’affaire passe en jugement.

    L’action civile peut se révéler plus dangereuse qu’une action pénale

    La directrice juridique de Shine Lawyers, Lisa Flynn, a déclaré que l’affaire pénale et la décision de la Haute Cour n’affecteraient pas la procédure civile. En effet, selon cath.ch, selon le système juridique australien, dans les procédures pénales, la culpabilité d’un accusé doit être prouvée sans aucun doute, alors que la plausibilité suffit pour une condamnation dans le cadre des procédures civiles.

    « La Haute Cour a pris certaines décisions concernant les poursuites pénales contre [George] Pell, notre affaire est une affaire civile contre George Pell et l’archidiocèse catholique. Il existe différents chemins vers la justice », a déclaré l’avocate.

    Sans préjuger de la tournure de la plainte, il faut avouer que cette action ressemble plus à de l’acharnement juridique qu’à une recherche impartiale de la vérité.

  • "S'attendre à la disparition du catholicisme d'ici une génération..."

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    Du Père Louis Bouyer, ces propos publiés en 1969 dans "La décomposition du catholicisme" résonnent étrangement aux oreilles d'un catholique d'aujourd'hui (source) :

    Le pontificat de Jean XXIII, puis le Concile avaient paru inaugurer pour l'Eglise catholique un renouveau inespéré, sinon inespérable. En fait, il semblait que la redécouverte de la Bible et des Pères de l'Eglise, le mouvement liturgique, l'œcuménisme, et, par un retour aux sources de la théologie et de la catéchèse, une redécouverte de l'Eglise dans sa tradition la plus authentique conjuguée avec une ouverture décidée aux problèmes du monde contemporain : scientifiques, culturels, sociaux — il semblait que toutes ces choses qui, jusque-là, étaient restées le fait d'une petite élite, facilement suspectée en haut-lieu et encore peu influente dans la masse, allaient soudainement, ou tout au moins rapidement, gagner tout le corps après s'être imposées à ses chefs.

    Quelques années seulement ont passé depuis, mais, il faut l'avouer, la suite des événements ne semble pas, jusqu'ici, avoir beaucoup répondu à cette attente. A moins de se boucher les yeux, il faut même dire franchement que ce que nous voyons ressemble bien moins à la régénération escomptée qu'à une décomposition accélérée du catholicisme. Un homme politique français de premier plan, qui est chrétien mais n'appartient pas à l'Eglise catholique, parlant à quelques-uns de ses coreligionnaires sur les suites du Concile, leur disait, si j'en crois ce que l'un d'eux m'a répété, qu'on devait s'attendre maintenant à la disparition du catholicisme d'ici une génération. Cette opinion d'un observateur, sans doute peu sympathique à son objet mais certainement bien informé, sans passion et lucide, ne peut être écartée d'un revers de main.

    Sans doute, une longue expérience a montré que les prophéties de ce genre, souvent renouvelées dans le passé, sont bien téméraires. L'historien Macaulay observait au siècle dernier que le catholicisme avait survécu à tant de crises et de si graves qu'on ne pouvait plus imaginer maintenant ce qui pourrait bien amener sa ruine définitive. Mais il serait trop facile pour les catholiques de se rassurer par de telles paroles, pour replonger dans la torpeur onirique à laquelle, aujourd'hui comme par le passé, ils ne sont que trop enclins. Sans vouloir rien dramatiser, il faut reconnaître que nous en sommes arrivés une fois de plus (et peut-être plus que jamais) à l'un de ces tournants de l'histoire où, si la Providence veut une fois de plus nous secourir, elle ne le fera qu'en suscitant parmi nous des hommes dont la lucidité soit à la hauteur des circonstances, et le courage égal à la pénétration.

    C'est d'abord de voir clair en nous-mêmes que nous avons besoin. A cet égard, il semble que nous ayons seulement échangé, ces derniers temps, une forme paralysante d'autosatisfaction pour une euphorie plus pernicieuse encore. Le « triomphalisme » de naguère, justement dénoncé, nous faisait saluer comme une succession de victoires les échecs les plus hâtivement colmatés, quand ce n'était pas camouflés. Nous pouvons rire de ce style, brusquement devenu désuet, de nos « Semaines religieuses ». Mais la nouvelle presse catholique n'a pas été longue à secréter un « néo-triomphalisme » qui ne vaut guère mieux, et qui peut être pire.

    Un hebdomadaire français, qui se dit « catholique », en venait récemment à nous apprendre que le renouveau post-conciliaire n'a pas encore vraiment pénétré l'Eglise d'Espagne, d'après ce critère : le nombre des vocations sacerdotales et religieuses n'y a pas beaucoup diminué ! Quand on en est arrivé à ce point de vue de Knock, où les signes de santé persistants sont interprétés comme des symptômes d'une gravité particulière, il faut que le mal soit bien avancé..., mais c'est l'esprit du médecin qui est évidemment le plus malade ! Ce petit trait, qui pourrait paraître simplement comique, est révélateur d'un des aspects les plus significatifs de la crise où nous sommes. Je ne sais si le Concile, comme on le dit, nous a délivrés de la tyrannie de la Curie romaine, mais ce qu'il y a de sûr c'est que, volens nolens, il nous a livrés, après s'être livré lui-même, à la dictature des journalistes, et particulièrement, des plus incompétents et des plus irresponsables.

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