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Rendez-vous avec la mort 10 ans d’euthanasie légale en Belgique
Étienne Montero Professeur ordinaire à l’UNamur Doyen de la Faculté de droit
Après dix années d’application de la loi sur l’euthanasie en Belgique (2002), le moment est venu de dresser un bilan critique.
Peut-on soutenir que l’euthanasie est adéquatement balisée, sa pratique rigoureusement contrôlée et ses conditions légales parfaitement respectées ?
Est-il vrai qu’aucun effet de « pente glissante » ne se manifeste en Belgique ?
Peut-on parler sans fard du « modèle belge des soins palliatifs intégraux » au sens où, dans ce pays, l’euthanasie serait une composante intégrante des soins palliatifs ?
Peut-on affirmer que la dépénalisation de l’euthanasie n’a nullement altéré la confiance dans les médecins ?
L’objectif de cet ouvrage est de répondre à ces questions et de permettre au lecteur d’approfondir sa réflexion en la confrontant à celle d'un expert.
140 pages - 29 € - (5 € de frais de port pour la Bel. en sus) Vous pouvez commander cet ouvrage : Par fax : 010 40 21 84 Par mail : commande@anthemis.be Via le site : www.anthemis.be
Alors qu'un enquête a révèlé qu'une majorité de chrétiens flamands osent de moins en moins s'affirmer comme tels, et qu'une partie significative d'entre eux ne s'oppose plus ni à l'avortement, ni à l'euthanasie, voilà un petit sursaut révélateur : s'il existe encore en Flandre quelques chrétiens osant réclamer un minimum de décence envers les convictions catholiques dans les murs mêmes de l'Eglise, ils ne peuvent désormais plus le faire sans mériter pour cela au minimum les manchettes du Nieuwsblad... En d'autres termes, l'exposition au pilori de la bienpensance.
La chanson "Oud en Versleten" d'Yevgueni ne résonnera pas à l'enterrement d'Anna de Wachter (88) à l'église de Putte, d'après le Nieuwsblad.
"Ma belle-mère était depuis 10 ans dans la maison de repos et avais depuis 7 ans la maladie d'Alzheimer", dit Ludo Geerts de Duffel, beau-fils d'Anne de Wachter (88) décédée la semaine dernière. "Elle ne savait plus où elle était, ce qu'elle faisait, comment elle était. Mais elle avait une constitution de fer. Les médecins étaient étonnés qu'elle ait survécu si longtemps. Quand elle est décédée mardi, nous étions tous auprès d'elle".
C'est justement parce qu'ils avaient vu Anna décliner durant tant de temps que Ludo Geerts et sa femme ont choisi la chanson "oud en versleten" de Yevgueni. "Si je suis vieux et usé, que mon cerveau est déjà mort mais mon corps ne veut rien en savoir et continue à vivre en apparence, donnez-moi s'il vous plaît une petite piqûre ou poussez moi doucement par la fenêtre. Je vous écrirai à l'avance une petite lettre pour dire que c'était un accident". '"Ma belle-mère était usée", dit Ludo Geerts.
La chanson ne résonnera cependant pas durant l'enterrement, malgré le souhait de la famille. Le curé et le conseil paroissial entier ont opposé leur veto. Il trouvent en effet le chant inapproprié, car il "fait de la publicité" pour l'euthanasie.
Kyriale IV « Cunctipotens Genitor Deus », Credo IV
Laudes Regiae (IXe s.) : acclamations carolingiennes
pour les Princes des Apôtres
par la Schola grégorienne du Saint-Sacrement et Patrick Wilwerth (orgue)
Depuis le IIIe siècle au moins, l’Eglise unit dans une même solennité la fête de saint Pierre et celle de saint Paul. Pierre, pêcheur galiléen, frère d’André, fut choisi par le Christ comme chef des douze apôtres, comme pierre fondamentale de l’Eglise. Paul, né à Tarse en Cilicie d’une famille juive, persécuta d’abord les chrétiens ; converti sur le chemin de Damas, vers l’an 36, il prêcha le Christ pendant une trentaine d’années, fondant de nombreuses églises et affermissant par ses Lettres, la fpoi de ces jeunes chrétientés.
Pierre, c’est l’homme qui s’est écrié : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » et un autre jour « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ! ». Et Paul, de son côté, proclamait : « Je sais en qui je crois », « Ma vie c’est le Christ » ». Cette foi et cet amour ont fait d’eux les apôtres par excellence, d’un surtout parmi les Juifs, l’autre davantage parmi les païens ; toute la terre a retenti de leur parole, ils ont été ces « temoins qui se font égorger » pour le Christ.
Après toutes sortes de persécutions, ils furent martyrisés à Rome, durant les persécution de Néron ; Pierre, condamné au supplice de la croix, obtint, selon une ancienne tradition, d’être crucifié la tête en bas, en signe d’humilité ; Paul fut décapité. En versant ainsi leur sang, ils achevaient de « planter » l’Eglise.
Après 2.000 ans, ils restent nos pères dans la foi et le culte que nous leur rendons n’est qu’un reflet de leur gloire immense dans le ciel.
Oremus pro Pontifice nostro…
« Dans le passage de l’évangile de saint Matthieu qu’on lit à cette messe, Pierre fait sa confession de foi à Jésus, le reconnaissant comme Messie et Fils de Dieu ; il la fait aussi au nom des autres Apôtres. En réponse, le Seigneur lui révèle la mission qu’il entend lui confier, celle d’être la ‘pierre’, le ‘roc’, la fondation visible sur laquelle est construit l’entier édifice spirituel de l’Église (cf. Mt 16, 16-19). Mais de quelle façon Pierre est-il le roc ? Comment doit-il mettre en œuvre cette prérogative, que naturellement il n’a pas reçue pour lui-même ? Le récit de l’évangéliste Matthieu nous dit surtout que la reconnaissance de l’identité de Jésus prononcée par Simon au nom des Douze ne provient pas « de la chair et du sang », c’est-à-dire de ses capacités humaines, mais d’une révélation particulière de Dieu le Père. Par contre, tout de suite après, quand Jésus annonce sa passion, mort et résurrection, Simon Pierre réagit vraiment à partir de « la chair et du sang » : il « se mit à lui faire de vifs reproches : … cela ne t’arrivera pas » (16, 22). Et Jésus réplique à son tour : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route » (v. 23). Le disciple qui, par don de Dieu, peut devenir un roc solide, se manifeste aussi pour ce qu’il est, dans sa faiblesse humaine : une pierre sur la route, une pierre contre laquelle on peut buter- en grec skandalon. Apparaît ici évidente la tension qui existe entre le don qui provient du Seigneur et les capacités humaines ; et dans cette scène entre Jésus et Simon Pierre, nous voyons en quelque sorte anticipé le drame de l’histoire de la papauté-même, caractérisée justement par la coexistence de ces deux éléments : d’une part, grâce à la lumière et à la force qui viennent d’en-haut, la papauté constitue le fondement de l’Église pèlerine dans le temps ; d’autre part, au long des siècles, émerge aussi la faiblesse des hommes, que seule l’ouverture à l’action de Dieu peut transformer…
Lu dans « La Libre » du 25 juin cette réflexion utile du professeur Louis-Léon Christians (U.C.L)
« L’Etat ne peut imposer une philosophie particulière de la vie, mais sa responsabilité serait engagée s’il en venait à se désintéresser de la quête de sens.
Le débat a refait surface pendant cette année scolaire qui s’achève: la presse a estimé qu’un certain consensus existait entre trois constitutionnalistes pour appeler à un retrait des cours de religion et de morale. Il est étonnant d’imaginer que la simple opinion universitaire pourrait attester de "la péremption" dela Constitutionbelge. A mieux regarder, on découvre d’ailleurs qu’un seul point semble faire convergence : le fait que les cours de religion/morale ne doivent pas nécessairement, au titre de la Constitution, avoir une durée de deux heures par semaine. Pour le reste, les travaux préparatoires de l’article 24 dela Constitution attestent bien du caractère nécessairement obligatoire de ces enseignements pour les élèves.
Que la Constitution l’ait confirmé en 1988 après 30 ans de pratique, et que cette norme constitutionnelle se soit maintenue depuis 25 nouvelles années semblent un critère d’usage plus sûr qu’un oracle universitaire, tout méritant qu’il serait. Evoquer une mutation en Flandre pour soutenir la nature devenue facultative de ces cours est erroné.
L’exception par dérogation purement individuelle que la Flandre a mise en place n’ôte nullement aux cours leur caractère obligatoire, mais vise à donner une réponse ponctuelle à des décisions du Conseil d’Etat, chambre flamande, actant à la demande notamment de parents Témoins de Jéhovah qu’en Flandre le cours de morale n’est pas neutre, et ne peut dès lors plus tenir lieu de cours subsidiaire.
Le 31 mai dernier, le pape François a choisi l’abbé Jean-Pierre Delville comme 92ème évêque de Liège. Il succède ainsi à Monseigneur Aloys Jousten. Le 14 juillet prochain à 15 heures, Jean-Pierre Delville sera ordonné évêque à la Cathédrale Saint-Paul de Liège. RCF ne manquera pas cet événement important pour tout le diocèse de Liège et vous fera vivre cette célébration en direct dès 14h30. Les commentaires seront assurés par le frère Philippe Cochinaux o.p. et l’abbé Ralph Schmeder.
L’ordination de l’abbé Jean-Pierre Delville à la cathédrale de Liège, c’est le dimanche 14 juillet à partir de 14h30 en direct sur 93.8FM à Liège et dans sa région et partout ailleurs sur www.rcfliege.be
Non, ce n’est pas à Rome - tout de même - mais en Suisse alémanique, dans le canton de Zurich :
« Le Père capucin Willi Anderau et le jésuite Josef Bruhin célébreront avec deux pasteurs et un pope orthodoxe une eucharistie œcuménique le samedi 29 juin à la chapelle des Lazaristes de Gfenn, près de Düdendorf (ZH).
Le droit de l'Eglise latine prévoit simplement une décision juridique pour délit grave, réservée à la congrégation de la doctrine de la foi.
Le monde du football a aussi ses instances de décisions et les arbitres appliquent les règles du jeu, sinon c'est l'anarchie, la baisse d'audience assurée et la fin de l'engouement populaire.
Au lieu de prendre la main de Dieu pour nous laisser guider vers l'Unité qu'il veut réaliser... Prendre la cause de Dieu en main est bien porteur de divisions.
Le cours d’initiation aux Questions de bioéthique est ouvert à tous, et donc aussi aux adultes qui ne font pas l'année Sophia.
Ce cours se donne en journée tous les lundis de 13h30 à 15h40 (congés scolaires exclus) à partir du 30 septembre 2013.
Ils s’adressent à toute personne curieuse de comprendre et de communiquer sur toutes ces questions essentielles : Euthanasie des mineurs, Soins palliatifs - acharnement thérapeutique - Cellules souches - Avortement - Clonage thérapeutique -Thérapie génique - Clause de conscience, ...
Ils sont assurés par Carine Brochier et se donnent dans les locaux de l’Institut d’Etudes Théologiques (IET), 24 Boulevard St Michel, 1040 Bruxelles.
La participation financière est de 120 euros (60 euros pour les moins de 30 ans) Coordonnées bancaires de l’asbl Sophia : Banque ING : 363-0055152-96
Apparemment, les projets visant à élargir l'euthanasie, notamment aux mineurs, et à restreindre l'objection de conscience, sont loin de faire l'unanimité. Philippe Moureaux lui-même avoue être partagé et, au sein de la mouvance libérale, plusieurs mandataires font part de leurs réticences (LaLibre.be) :
Le débat divise aussi les libéraux. Ainsi, plusieurs sénateurs - Gérard Deprez, vice-président du MR, ancien président du PSC, président du MCC mais aussi Marie-Christine Marghem, également étiquetée MCC de même que des élus régionaux MR - disent leur réticence à l’égard des propositions déposées. C’est surtout le procédé parlementaire qui irrite Gérard Deprez : "J’ai signé ce texte parce que je considère que c’est une matière à ce point fondamentale et grave qu’il faut prendre le temps d’un débat serein. Je suis radicalement contre tout forcing parlementaire et radicalement contre toute manœuvre qui viserait à fixer un délai dans lequel on doit conclure."
Le texte cite notamment Nicolas Sarkozy : "Laissons la place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. On n’est pas obligé de légiférer sur tout, tout le temps".
Les signataires posent aussi une série de questions :
- Est-il utile de légiférer sachant que, entre zéro et 5 cas d’euthanasie de mineurs ont été déclarés depuis 2002 aux Pays-Bas ?
- Peut-on justifier qu’un mineur soit capable de décider de sa mort ?
Les élus proposent d’autres voies : "Une partie importante du corps médical témoigne que de nombreuses personnes demandent l’euthanasie à cause d’un sentiment d’abandon plus que pour venir à bout d’une douleur physique. Différents services de soins palliatifs permettent d’accompagner les personnes dans leurs derniers instants. Mais la Belgique compte, à population égale, presque moitié moins de lits que la France dans ce type de service. N’est-il pas aussi urgent d’investir à ce niveau ?"
Les signataires rappellent en outre qu’aucun parti n’avait, dans leur programme de 2010, proposé un élargissement de la loi sur l’euthanasie.
La commission Affaires intérieures du Parlement flamand a approuvé mardi le projet de décret autour de la subsidiation des bâtiments destinés au culte.
Ce décret permet aux autorités locales et aux fabriques d'église de recevoir des subsides pour la réaffectation totale ou partielle des églises. Le ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois avait déjà encouragé les autorités locales à réfléchir à la réaffectation potentielle des églises qui ne sont plus (beaucoup) utilisées.
Le Centre pour la culture et l'art religieux avait indiqué qu'il existe des plans de réaffectation pour 9% des 1.850 églises flamandes.