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Victoire d'un parti eurosceptique aux législatives en Grèce, conséquences et enseignements
Dans la dernière ligne droite de la campagne, la coalition de gauche Syriza (alliance de trotskystes et d'écologistes) avait creusé son avantage sur la Nouvelle démocratie, le parti de droite du premier ministre sortant, Antonis Samaras.
Les projections en siège donnent au parti d’Alexis Tsipras, qui deviendra le plus jeune premier ministre grec en plus d'un siècle, 150 sièges au Parlement, à un siège de la majorité absolue. (1) « Tsipras sera suffisamment fort pour gouverner sans coalition, qu'il ait la majorité absolue ou non » selon Le Monde.
Le coeur du programme de Syriza est de mettre "un terme à l'austérité", de renégocier la dette immense du pays, à 175% du PIB (2), de relever le salaire minimum, en réduisant certaines taxes ou encore en revenant sur les coupes dans les pensions de retraite.
Or l'élection d'Alexis Tsipras dont a pu dire qu'elle pourrait conduire à l'éclatement de la zone euro ou à une remise en question tonique de l'austérité, n'amènera ni l'un ni l'autre. Syriza n'est pas un parti europhobe, c'est un parti eurosceptique qui ne demandera ni la sortie de l'Europe ni de la fin de l'euro. Alexis Tsipras a même promis de maintenir son pays dans la zone euro ... Tout un programme.
"Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka", cette structure de supervision de l'économie grecque conduite par l'UE, la BCE et le FMi et qui s'est engagée depuis 2010 à lui prêter quelque 240 milliards d'euros en échange d'une austérité drastique, a déclaré le leader de Syriza devant une foule l'acclamant. (3)
Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, a d'ores et déjà demandé à Syriza de "ne pas faire de promesses illusoires" à ses concitoyens ... Un avertissement à peine voilé.
Ceux qui se félicitent de sa victoire oublient de vous dire que Merkel ne lâchera rien. Elle ne se résoudra pas à une sortie de la Grèce de la zone euro (ce serait un précédent), les Grecs continueront d'être pressés et lessivés, l'élection de Syriza viendra là comme caution populaire au dépeçage et l'austérité en Grèce a de beaux jours. Si des élections avaient permis de changer quoique ce soit cela se saurait !
Notons une déroute historique des socialistes "grecs" (Pasok) qui font moins que les communistes du KKE (5,6 %, 15 sièges) avec 4,8% des voix (13 sièges). Hypocrisie du PS "français" qui tout en n'ayant rien fait contre l'austérité "se félicite de la victoire des forces de gauche en Grèce", "la ligne anti-austérité est aujourd'hui renforcée en Europe", "une bonne nouvelle pour le peuple grec selon son secrétaire national à l'Europe, Philip Cordery, dans un communiqué. (...)
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Notes
Pour comprendre la genèse de ces évènements, lire cet "éclairage" sur Herodote.net : http://www.herodote.net/La_Grece_un_pays_en_detresse-article-1489.php
Un exemple : le lac Tanganyika (photo) est le plus long du monde (677 km), le deuxième le plus profond au monde après le lac Baikal, le plus poissonneux. « Il a une profondeur moyenne d’environ 570 m, et atteint dans la partie la plus profonde 1471 m. Il recèle 17 % des réserves d’eau douce du monde. (…) Il représente l’écosystème d’eau douce le plus riche au monde, ayant environ 2156 espèces, dont 27% sont endémiques, c’est-à-dire jamais observées nulle part ailleurs. (…) Son intérêt pour la biodiversité mondiale est quasi unique. L’autre importance du lac est liée à ses ressources et à l’intérêt qu’il représente pour les communautés locales comme source d’approvisionnement en poissons, avec environ 160.000 tonnes de prise annuelle de poissons pour tous les quatre pays, une source d’eau potable et un moyen de transport » .
beaux parcs nationaux du Congo proche du lac Kivu. Or, ces derniers temps, son directeur, Emmanuel de Mérode, a été victime d’un attentat qui a failli lui coûter la vie. En effet, il s’est opposé à des groupes qui prospectent clandestinement dans le parc. Le plus sérieusement soupçonné est la société britannique Soco international qui chercherait à développer malgré la loi des projets d’exploration pétrolière dans des zones protégées. Depuis l’attaque, mi-avril, contre le directeur du parc, les menaces contre plusieurs associations, et notamment le Fonds mondial pour la nature, se sont multipliées. « Depuis (…) nous enregistrons des menaces contre nos travailleurs [un Congolais et un Américain, ndlr]. Deux ont été la cible d’appels téléphoniques, des SMS leur ont été envoyés, qui menacent leurs vies directement », rapporte Raymond Lumbuenamo, directeur du fonds mondial pour la nature basé à Kinshasa. Par ailleurs, « certains membres de la société civile nous disent avoir été menacés de la même manière », explique-t-il. Le message a été très clair : « Nous ne l’avons pas eu, mais vous, on ne vous ratera pas. » « Nous allons continuer » (source : Radio Okapi dépendant de l’ONU). Pour le moment, il n’y a pas de preuve, mais faut-il se contenter de constater des « coïncidences troublantes ».


