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Ethique - Page 542

  • L’avortement : un droit humain ?

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    Oui mais non, enfin pas tout à fait, selon le Conseil de la Jeunesse de la Communauté Wallonie-Bruxelles.  Extrait de sa communication :

    « Alors que la Ministre Simonet vient de déposer un projet de Décret pour une éducation à la vie affective et sexuelle obligatoire à l’école et que la question de l’avortement est revenue au devant de l’actualité ces derniers mois, le Conseil de la Jeunesse a pris le temps de mener une réflexion approfondie sur ce sujet.

    Le Conseil publie donc ci-dessous un avis sur l’avortement, rappelant notamment la nécessité d’informer tous les jeunes - filles et garçons - sur cette question :

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  • Us et abus de l’argument de la liberté religieuse

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    De quelques sophismes publiés sous ce titre par « La Libre Belgique » le 28 juin dernier et  qu’il eut été plus judicieux d’intituler « us et abus de la liberté académique… » (extraits) :

     

    (…) Le Parti néerlandais pour les Animaux, le seul parti militant pour le droit animal représenté au sein d’un parlement national, a proposé une loi exigeant que tous les animaux soient assommés avant l’abattage. Cette proposition a réuni les dirigeants musulmans et juifs dans un combat contre ce qu’ils considèrent comme une menace pour leur liberté de culte, dans la mesure où leur doctrine religieuse interdit de consommer la viande de bêtes qui n’auraient pas été conscientes au moment de leur mise à mort. Le parlement néerlandais a laissé un an à ces dirigeants pour prouver que les méthodes d’abattage prescrites par leur religion ne causent pas davantage de souffrance qu’une mise à mort précédée d’un assommage. S’ils n’y parviennent pas, l’exigence d’assommage avant l’abattage entrera en vigueur. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, plusieurs évêques catholiques font valoir que le président Barack Obama viole leur liberté religieuse en exigeant que tous les grands employeurs, comme les hôpitaux ou les universités catholiques, proposent à leurs employés une assurance santé couvrant la contraception. Enfin, en Israël, les ultra-orthodoxes, qui interprètent la loi juive comme interdisant aux hommes d’entrer en contact physique avec des femmes étrangères à leur famille ou avec lesquelles ils ne seraient pas mariés, sont partisans de sièges séparés pour les hommes et les femmes dans les bus, et s’élèvent contre le projet gouvernemental consistant à cesser d’exempter de service militaire les étudiants religieux à plein temps (63 000 en 2010). (…). Restreindre la défense légitime de la liberté de religion à un rejet des propositions susceptibles d’empêcher les croyants de pratiquer leur culte nous permet de répondre à bien d’autres questions dans le cadre desquelles il est affirmé que la liberté de religion est en jeu. Par exemple, le fait de permettre aux hommes et aux femmes de s’asseoir n’importe où dans le bus ne viole nullement la liberté de religion des juifs orthodoxes, dans la mesure où la loi juive n’impose à personne d’utiliser les transports publics. Il s’agit seulement d’une commodité dont il est possible de se passer - et les juifs orthodoxes ont du mal à croire que les lois auxquelles ils adhèrent ont été façonnées pour rendre la vie aussi commode que possible. De même, le choix de l’administration Obama de fournir une couverture santé qui couvre la contraception n’empêche nullement les catholiques de pratiquer leur religion. Le catholicisme n’impose pas à ses fidèles de diriger des hôpitaux ou des universités (le gouvernement en dispense déjà les paroisses et les diocèses, établissant ainsi une distinction entre les institutions qui s’inscrivent au centre la liberté de culte et celles qui s’en trouvent à la périphérie.) Bien évidemment, l’Eglise catholique serait, de manière compréhensible, réticente à abandonner ses vastes réseaux d’hôpitaux et d’universités. J’imagine qu’avant de le faire, elle accepterait le fait que la couverture santé de la contraception soit compatible avec ses enseignements religieux. En revanche, si l’Eglise faisait le choix inverse, et cédait ses hôpitaux et universités à des entités favorables à cette couverture santé, les catholiques seraient toujours libres de pratiquer leur culte et de suivre les préceptes de leur religion.(…) .

    Peter SINGER, Professeur de bioéthique à l’Université de Princeton et professeur émérite à l’Université de Melbourne.  

    Tout l'article ici:  Us et abus de l’argument de la liberté religieuse

    C’est là ce qui s’appelle ouvrir des fausses fenêtres. Comment peut-on, de bonne foi,  amalgamer des questions rituelles, des privilèges religieux  et  celle d’une législation qui oblige des institutions hospitalières chrétiennes à participer au  financement  des  contraceptifs et, ce que le professeur de Princeton omet de dire, de l’avortement ? Il s’agit-là d’enjeux de natures bien différentes, dans l’ordre des libertés et des droits fondamentaux concernant la vie humaine.

  • Mensuel La Nef juillet-août 2012

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    SOMMAIRE DU N°239 DE JUILLET-AOÛT 2012

    ÉDITORIAUX
    Abandonner le politique ?, par Christophe Geffroy
    La pornographie, par Jacques de Guillebon

    ACTUALITÉ
    Rome recadre la théologie, par l’abbé Christian Gouyaud
    Développement durable : Rio ne répond plus, par Falk van Gaver
    « Vatileaks » : esquisse de bilan, par Pierre Mayrant
    Milan, capitale de la famille, par Robert Chermignac
    Vie de l’Église : Un pape serein, par Loïc Mérian
    Syrie et Égypte : vers le chaos ?, par Annie Laurent
    Série Vatican II (7) : Le concile et les clercs, par l’abbé Laurent Spriet
    Chronique : Lady Gaga et l’islam, par Marc Fromager
    Chronique Vie : Dieu et la bioéthique, par Pierre-Olivier Arduin

    ENTRETIEN
    « La foi doit être fortifiée »,
    entretien avec le Père Dominique-M. de Saint Laumer

    DOSSIER : RÉFLEXIONS POST-ÉLECTORALES
    L’impuissance du politique, par Jacques de Guillebon
    Une classe politique usée, par Thomas Hude
    Un cœur intelligent, par François-Xavier Bellamy
    Une forme supérieure de la charité, par Falk van Gaver
    Chrétiens et postmodernité, entretien avec le P. Thierry-D. Humbrecht, op
    La droite fantôme, par Michel Toda

    VIE CHRÉTIENNE
    « Tu ne voleras pas », par Guillaume de Lacoste Lareymondie
    Proclamer l’Évangile, par le Père Pavel Syssoev, op
    Question de foi : « Combinazioni », par l’abbé Hervé Benoît

    CULTURE
    Gustave Thibon, mystique et réaliste, par Jacques de Guillebon
    Au fil des livres : P.D. James, par Philippe Maxence
    Notes de lecture, chroniques musique, cinéma, sortir
    Internet, livres jeunes
    Un livre, un auteur : abbé Gérald de Servigny

    BRÈVES
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  • Obamacare: une loi qui viole les consciences

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    A la surprise du président américain lui-même, la Cour Suprême des Etats-Unis a validé par 5 voix contre 4 la quasi-totalité de sa réforme de santé. Les chrétiens, eux, restent partagés sur la question. Le site “La Vie” commente (extraits):

    (…) L'Eglise catholique et plusieurs Eglises protestantes, notamment évangéliques, s'étaient dressées contre ce texte: bien que militant de longue date pour l'accès des plus pauvres à la couverture maladie, ces chrétiens s'insurgeaient contre une des mesures de la loi, obligeant les employeurs à offrir à leurs salariés le remboursement des frais de contraception, stérilisation ou avortement, sans exemption possible pour les établissements religieux.(…)
    Selon les  évêques catholiques "la nouvelle loi ne protège pas assez les immigrés et élargit le financement fédéral de l'avortement. Nous continuerons d'être les défenseurs cohérents d'une réforme globale du système de santé, afin d'assurer l'accès à des soins respectueux de la vie à tous, et spécialement aux plus pauvres et aux plus vulnérables". Le feuilleton n'est donc pas terminé: les quelques 23 recours déposés par des organisations chrétiennes devant la Cour suprême pour faire invalider la partie contraignante de la loi vont suivre leur chemin. Selon le Public Religion Research Institute, la majorité des évangéliques blancs souhaitent l'abrogation de cette loi; chez les catholiques, la moitié des fidèles la soutiennent. Ici:  Obama soulagé, les chrétiens divisés

    Le problème de l’objection de conscience dépasse aujourd’hui largement la question du service militaire ou des transfusions sanguines chez les témoins de Jéhovah : il porte sur les fondements mêmes de la morale naturelle 

  • Eugénisme : les trisomiques se rebiffent

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    La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) doit "reconnaître l'humanité et protéger le droit à la vie des personnes trisomiques et handicapées » : réunies au Conseil de l’Europe à Strasbourg, une trentaine d'associations de défense des handicapés, issues de 16 pays ont fait part de leurs inquiétudes concernant une affaire actuellement pendante devant la CEDH :

    Celle-ci concerne une Lettone, Anita Kruzmane, mère d'une fillette trisomique aujourd'hui âgée de 10 ans. Devant les tribunaux de son pays, elle a reproché à ses médecins de ne pas lui avoir proposé de test prénatal, dont elle aurait tiré les conséquences en avortant si elle avait su que son foetus était porteur d'une anomalie génétique.

    La justice lettone lui ayant donné tort, elle s'est tournée vers la CEDH, mettant en avant une violation de son droit à la vie familiale. La Cour européenne devrait se prononcer sur ce dossier sensible d'ici quelques mois.

    "L'élimination de l'enfant à naître, en raison de son patrimoine génétique, est-il un droit?", a demandé jeudi l'Irlandais Patrick Clarke, président de la fédération "Down Syndrome International".

    Pour le Français Jean-Marie Le Mené, président de la Fondation Jérôme Lejeune - qui soutient la recherche sur la trisomie et s'oppose à l'avortement -, cette affaire Kruzmane s'inscrit dans un contexte général où "la liberté de choix des parents" de garder ou non leur enfant trisomique est "menacée par une politique eugénique".

    Cette politique, qui tend à proposer un dépistage quasi-systématique aux familles, se conclut par un avortement dans la quasi totalité des cas où le foetus est diagnostiqué trisomique, a rappelé M. Le Mené.

    Ici : Trisomie: des associations dénoncent un risque de dérive eugénique

     Dépourvus de référence aux invariants du droit naturel ou de  la transcendance, les droits de l’homme s’en vont à la dérive du contrat social…

     

  • Bulletin de l'Iinstitut Européen de Bioéthique - 27 juin 2012

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    images (4).jpgSommaire

  • Faire ses achats par internet ?

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    Nous recevons d'un ami ce courrier qui nous interroge :

    Chers amis,

    Je vous invite à prendre connaissance de cet article. Si vous avez l'habitude comme moi de faire certains achats sur Internet, vous les ferez désormais en connaissance de cause. Pour ma part j'ai décidé de fermer mon compte client chez Amazon. Leurs prix sont certes super concurrentiels mais en grattant un peu la surface nous découvrons les conditions de travail déplorables et inhumaines qu'ils imposent à leurs manutentionnaires.

    Continuer d'être client de tels marchands revient à encourager indirectement ce genre de pratique.

    http://www.franceinfo.fr/economie-entreprises-secteurs-2008-12-17-chez-amazon-des-conditions-de-travail-dignes-de-zola-226711-22-23.html

    Je pense qu'il en va de notre responsabilité à chacun de prendre conscience de ce qui se cache derrière les sites Internet dont nous sommes clients. Réalisons qu'en étant client de telles plate-forme, nous participons à la précarisation et l'esclavagisme d'êtres humains ! Nous ne pouvons pas fermer les yeux ! Rendons nous compte aussi de notre responsabilité : si des plate-forme tel que Amazon se permettent d'exploiter leur main d'oeuvre c'est parce qu'il  y a une demande de plus en plus croissante, exigeante de la part de leurs clients ! Acheter au meilleur prix, avoir tout tout de suite devient presque pour certains un droit.

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  • Les réflexions de la COMECE sur le coma végétatif, le trafic d'organes, la santé sexuelle et reproductive, etc

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    COMECE Press 22/06/2012 :

    Nouvelles réflexions de la COMECE en matière de Science et de bioéthique

    Comment traiter les patients en coma végétatif ? Quelles sont les perspectives d’amélioration de l’homme par des moyens technologiques ? Comment combattre le trafic d’organes et le tourisme de transplantation ? Enfin, qu’entend-t-on exactement par Santé sexuelle et reproductive ? Voilà autant de questions techniques mais néanmoins cruciales auxquelles est de plus en plus confronté le législateur européen. Afin de lui donner un aperçu des enjeux éthiques soulevés par ces questions, le Secrétariat de la COMECE publie le second volume de son recueil ‘Avis Science & éthique’. Ces avis, publiés par son Groupe de réflexion bioéthique, fournissent une analyse de ces concepts et situations et proposent une réflexion et des recommandations à l’intention des décideurs européens.

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  • A propos de la "pornographisation" de la société

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    Fabris Madouas, dans Valeurs Actuelles, renontre Jean-Paul Brighelli à propos de la publication de son livre relatif à la "pornographisation" de notre société (La Société pornographique, François Bourin Éditeur, 144 pages, 16 €.) :

    Addiction. L'aliénation pornographique

    La société pornographique enchaîne l’homme et la femme en feignant de les libérer. L’avertissement de l’écrivain Jean-Paul Brighelli.

    Les messages à caractère sexuel sont omniprésents dans les médias, constatait Chantal Jouanno dans un rapport récent. Dénonçant « la pornographisation de la société », la sénatrice de Paris s’inquiétait des conséquences de ce « vacarme sexuel » sur la psyché des adolescents. C’est aujourd’hui Jean-Paul Brighelli qui prend la plume pour dénoncer les ravages de la pornographie. Enseignant, l’auteur s’est fait connaître en publiant la Fabrique du crétin, une charge contre la démagogie des “pédagogistes”. Certaines de ses thèses méritent d’être discutées mais son livre – destiné à des adultes avertis – est d’autant plus intéressant que Brighelli, d’une truculence rabelaisienne, n’a jamais joué les pères la pudeur et qu’il est même, à ses heures, rédacteur de romans érotiques. Entretien.

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  • Euthanasie en Belgique : Carine Brochier sur KTO ("A la Source")

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    21 juin

  • Les enjeux actuels sur ZENIT.org

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    Sida: le Saint-Siège réclame la gratuite des médicaments
    8e conférence internationale de Sant'Egidio

    Brésil : Marche pour la vie le 26 juin
    Par la présidente de « Brésil sans avortement »

    Italie: "Journée pour la charité du pape", le 24 juin
    Avec Benoît XVI, au service des plus fragiles

    Rio+20 : pas de « droit reproductifs » dans le document final
    Les entités de défense de la vie se réjouissent

    L'Italie se dote d'un Observatoire de la liberté religieuse
    Le sociologue Massimo Introvigne nommé coordinateur

    "La" ressource de la planète, c'est la personne humaine
    L'échec des politiques néo-malthusiennes, par le card. Scherer

    L'eugénisme, nouveau droit de l'homme ?
    Table ronde au Conseil de l'Europe

  • Euthanasie : quand la Belgique montre ce qu'il ne faut pas faire...

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    Antoine Besson, sur Liberté Politique, évoque l'"exemple belge" :

    Euthanasie : Au delà des revendications françaises, l’« exemple » belge !

    (...) Les partisans de l’euthanasie ont pris en otage l’éthos social et condamnent quiconque se dresse en travers de leur chemin au nom d’une « dignité humaine » incompatible  avec une trop grande souffrance.

    Il reste cependant une manière juste et équitable de juger du bienfait pour la société d’une telle dépénalisation de l’euthanasie. Il s’agit tout naturellement d’examiner comment s’en sortent les pays qui ont mis en place une mesure similaire. A cet égard, la Belgique semble être toute désignée pour cet audit puisqu’elle à l’avantage d’être l’un de nos voisins immédiats, qu’elle partage une part importante de nos valeurs et de notre culture et qu’enfin, elle fête cette année le dixième anniversaire de la dépénalisation de l’euthanasie. Son expérience en la matière n’est donc pas à négliger.

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