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Eglise - Page 663

  • La Croix, gloire et exaltation du Christ (14 septembre)

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    40_big.jpgHOMÉLIE DE Saint ANDRÉ DE CRÈTE

    (Oratio 10 in Exaltatione sanctae crucis: PG 97, 1018-1019, 1022-1023)

    La croix, gloire et exaltation du Christ. Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor. Je viens d’employer le mot de trésor pour désigner ce qu’on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens ; car c’est en lui, par lui et pour lui que tout l’essentiel de notre salut consiste et a été restauré pour nous.En effet, s’il n’y avait pas eu la Croix, le Christ n’aurait pas été crucifié, la vie n’aurait pas été clouée au gibet, et les sources de l’immortalité, le sang et l’eau qui purifient le monde, n’auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n’aurait pas été déchiré, nous n’aurions pas reçu la liberté, nous n’aurions pas profité de l’arbre de vie, le paradis ne se serait pas ouvert. ~ S’il n’y avait pas eu la Croix, la mort n’aurait pas été terrassée, l’enfer n’aurait pas été dépouillé de ses armes. La Croix est donc une chose grande et précieuse. Grande, parce qu’elle a produit de nombreux biens, et d’autant plus nombreux que les miracles et les souffrances du Christ ont triomphé davantage. C’est une chose précieuse, parce que la Croix est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c’est sur elle qu’il est mort volontairement ; elle est son trophée, parce que le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l’enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le salut du monde entier. La Croix est appelée la gloire du Christ, et son exaltation. On voit en elle la coupe désirée, la récapitulation de tous les supplices que le Christ a endurés pour nous. Que la Croix soit la gloire du Christ, écoute-le nous le dire lui-même : Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire. Et encore : Toi, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. Et encore : Père, glorifie ton nom. Alors, du ciel vint une voix qui disait : Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. Cela désignait la gloire qu’il devait obtenir sur la Croix. Que la Croix soit aussi l’exaltation du Christ, tu l’apprends lorsqu’il dit lui-même : Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Tu vois : la Croix est la gloire et l’exaltation du Christ.

  • TV ou Internet : la messe virtuelle ne remplace pas la messe à l'église

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    De Vatican News :

    12 septembre 2020

    La messe “virtuelle” ne remplace pas la participation personnelle à l'église

    Dans une lettre adressée aux présidents des conférences épiscopales, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, affirme la nécessité de revenir à la normalité de la vie chrétienne, là où la situation sanitaire liée au coronavirus le permet: assister à la messe par le biais des médias n'est pas comparable à la participation physique à l'église, souligne-t-il.

    Il est urgent de revenir à la normalité de la vie chrétienne avec la présence physique à la messe, lorsque les circonstances le permettent: aucune retransmission n'est comparable à une participation personnelle ou ne peut la remplacer, explique en substance le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, dans une Lettre sur la célébration de la liturgie pendant et après la pandémie de Covid-19, intitulée “Revenons avec joie à l'Eucharistie !” Le texte, adressé aux présidents des conférences épiscopales de l'Église catholique, a été signé le 15 août dernier et approuvé par le Pape François le 3 septembre.

    La dimension communautaire de la vie chrétienne

    «La pandémie due au nouveau coronavirus, écrit le cardinal Sarah, a provoqué des bouleversements non seulement dans les dynamiques sociales, familiales (…) mais aussi dans la vie de la communauté chrétienne, y compris dans la dimension liturgique». Le prélat rappelle que «la dimension communautaire a une signification théologique: Dieu est la relation des Personnes dans la Très Sainte Trinité» et «il se met en relation avec l'homme et la femme et les appelle à son tour à une relation avec Lui». Ainsi, «tandis que les païens construisaient des temples dédiés à la seule divinité, auxquels les gens n'avaient pas accès, les chrétiens, dès qu'ils jouirent de la liberté de culte, construisirent immédiatement des lieux qui seraient domus Dei et domus ecclesiæ, où les fidèles pourraient se reconnaître comme communauté de Dieu». C'est pourquoi «la maison du Seigneur suppose la présence de la famille des enfants de Dieu».

    Collaboration de l'Église avec les autorités civiles

    «La communauté chrétienne, lit-on dans la lettre, n'a jamais recherché l'isolement et n'a jamais fait de l'église une ville à huis clos. Formés dans la valeur de la vie communautaire et dans la recherche du bien commun, les chrétiens ont toujours cherché l'insertion dans la société». «Et même dans l'urgence pandémique, un grand sens des responsabilités a émergé: à l'écoute et en collaboration avec les autorités civiles et avec les experts, les évêques et leurs conférences territoriales ont été prompts à prendre des décisions difficiles et douloureuses, jusqu'à la suspension prolongée de la participation des fidèles à la célébration de l’Eucharistie», tient à rappeler le préfet de la Congrégation pour le Culte divin.

    Une urgence: revenir à la normalité de la vie chrétienne

    «Cependant, dès que les circonstances le permettent, souligne le cardinal Sarah, il est nécessaire et urgent de revenir à la normalité de la vie chrétienne, qui a le bâtiment de l'église pour foyer et la célébration de la liturgie, en particulier l'Eucharistie, comme “le sommet vers lequel tend l'action de l'Église et en même temps la source d'où émane toute sa force” (Sacrosanctum Concilium, 10). Conscients du fait que Dieu n'abandonne jamais l'humanité qu'il a créée, et que même les épreuves les plus dures peuvent porter des fruits de grâce, nous avons accepté l’éloignement de l'autel du Seigneur comme un temps de jeûne eucharistique, utile pour nous en faire redécouvrir l’importance vitale, la beauté et la préciosité incommensurable. Le plus tôt possible» avec «avec un désir accru de rencontrer le Seigneur, de demeurer avec lui, de le recevoir pour l'amener à nos frères avec le témoignage d'une vie pleine de foi, d’amour et d’espoir», assure le prélat.

    Nécessité d'une participation personnelle à la messe

    Comme l’explique ensuite le cardinal Sarah, «bien que les médias rendent un service apprécié aux malades et à ceux qui ne peuvent pas aller à l'église, et ont fourni un grand service dans la transmission de la Sainte Messe au moment où il n'y avait aucune possibilité de célébrer d’une manière communautaire, aucune transmission équivaut à une participation personnelle ou peut la remplacer. En effet, ces transmissions, à elles seules, risquent de nous éloigner d'une rencontre personnelle et intime avec le Dieu incarné qui s'est donné à nous non pas de manière virtuelle, mais réellement, en disant: "Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui" (Jn 6, 56). Ce contact physique avec le Seigneur est vital, indispensable, irremplaçable. Une fois que les mesures concrètement réalisables ont été identifiées et adoptées pour minimiser la contagion du virus, il faut que tous reprennent leur place dans l'assemblée des frères», en encourageant ceux qui sont «découragés, effrayés, et depuis trop longtemps absents ou distraits».

    Suggestions pour un retour à la célébration de l'Eucharistie

    La lettre suggère également «suggérer quelques lignes d'action pour promouvoir un retour rapide et sûr à la célébration de l'Eucharistie. Une attention particulière aux normes d'hygiène et de sécurité ne peut pas conduire à la stérilisation des gestes et des rites», met-on en garde. Par ailleurs, la Congrégation compte sur «l'action prudente mais ferme des évêques pour que la participation des fidèles à la célébration de l'Eucharistie ne soit pas déclassifiée par les autorités civiles comme un “rassemblement”, et ne soit pas considérée comme comparable ou même subordonnée à formes d'agrégation récréative. Les normes liturgiques ne sont pas une matière sur laquelle les autorités civiles peuvent légiférer, seules peuvent le faire les autorités ecclésiastiques compétentes (cf. Sacrosanctum Concilium, 22)».   

    Respect des normes liturgiques

    Le cardinal Sarah exhorte à «faciliter la participation des fidèles aux célébrations», «mais sans expériences rituelles improvisées et dans le plein respect des normes contenues dans les livres liturgiques qui régissent leur déroulement», et en reconnaissant «aux fidèles le droit de recevoir le Corps du Christ et d'adorer le Seigneur présent dans l'Eucharistie de la manière prévue, sans limitations allant même au-delà de ce qui est prévu par les règles d'hygiène édictées par les autorités publiques ou par les évêques».

    Un principe sûr: l'obéissance aux évêques

    Sur ce point, le cardinal donne une indication précise: «L'obéissance est un principe sûr pour ne pas commettre d'erreur. Obéissance aux normes de l'Église, obéissance aux évêques. En période de difficulté (par exemple on pense aux guerres, aux pandémies), les évêques et les conférences épiscopales peuvent donner des règlements provisoires auxquels il faut se conformer. L'obéissance sauvegarde le trésor confié à l'Église. Ces mesures dictées par les évêques et les conférences épiscopales expirent lorsque la situation revient à la normalité».

    Santé publique et salut éternel

    L'Église, conclut le préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, protège la personne humaine «dans sa totalité», et «à la préoccupation nécessaire pour la santé publique », elle «unit l'annonce et l'accompagnement des âmes vers le salut éternel des âmes».

  • Canoniser des enfants ?

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    Dix ans après la mort d’Anne-Gabrielle Caron, le moment sera solennel. L’évêque de Fréjus-Toulon présidera ce samedi 12 septembre la session d’ouverture de l’enquête diocésaine pour la cause de béatification de la petite fille, dans l’église Saint-François-de-Paule de Toulon.

    Par cette cérémonie, Mgr Dominique Rey lancera ainsi le processus, qui devra déterminer si la petite Anne-Gabrielle, emportée en 2010 à l’âge de 8 ans par un cancer, a démontré pendant sa courte vie, « des vertus héroïques ».

    « Une maturité spirituelle impressionnante »

    À l’issue de cette première étape, la fillette pourrait être reconnue vénérable, première marche indispensable sur le chemin de reconnaissance de la sainteté. « Sa maturité spirituelle était impressionnante, témoigne Mgr Dominique Rey, qui l’a rencontrée à deux reprises. Sa volonté de prendre encore plus de souffrance sur elle, d’offrir la sienne au Christ, son abandon total à Dieu dans l’épreuve… On la voyait déjà gagnée par Dieu », s’émeut l’évêque pour qui Anne-Gabrielle pourrait un jour constituer « une figure de sainteté pour les enfants malades et leur famille ».

    Quelle que soit l’issue de la procédure, le lancement de la cause d’Anne-Gabrielle reste encore un événement atypique, tant la question de la sainteté des enfants reste récente à l’échelle de l’histoire de l’Église. Hormis les jeunes martyrs, déjà nombreux à être reconnus comme modèles de foi, les premiers enfants déclarés saints par l’Église par reconnaissance de leurs vertus sont Jacinthe et Francisco Marto (9 et 10 ans), deux des trois voyants de Fatima, canonisés en 2017 par le pape François.

    À la même époque que les voyants de Fatima, le cas de la petite Anne de Guigné, morte d’une méningite à 11 ans et déclarée « vénérable » en 1990, fut l’occasion d’une discussion dans l’Église autour de la reconnaissance des vertus héroïques (foi, espérance, charité…) des enfants. Les travaux théologiques conduits au Vatican sur cette question se sont achevés en 1981 sur des conclusions positives.

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  • Ethiopie : 500 chrétiens massacrés depuis le mois de juin

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    Du BarnabasFund.org :

    Au moins 500 chrétiens éthiopiens auraient été massacrés lors d'attaques incessantes dans leurs lieux de résidence depuis le mois de juin

    Un dirigeant chrétien éthiopien a demandé une enquête internationale sur le meurtre de centaines de chrétiens, dont des femmes enceintes, des enfants et des familles entières, lors des attaques extrémistes oromo-musulmanes en cours dans les régions de l'État régional d'Oromia, qui s'étend au sud, au sud-est et à l'est d'Addis-Abeba, depuis la fin juin. Selon les rapports, plus de 500 personnes ont été tuées.

    Ces assassinats coordonnés, qui visent des chrétiens de diverses ethnies, y compris des chrétiens oromos, ont commencé peu après l'assassinat présumé d'un chanteur oromo populaire, Hachallu Hundessa, qui a été abattu le 29 juin, alors qu'il conduisait dans la périphérie de la capitale.

    Ethiopia map

    Les agresseurs sont issus du groupe ethnique oromo, traditionnellement musulman, et sont membres de Qeerroo (signifiant "célibataires"), un mouvement de jeunesse masculin oromo.

    Lors d'attaques de porte-à-porte contre des foyers chrétiens, les extrémistes Qeerroo sont arrivés en voiture et, armés de fusils, de machettes, d'épées et de lances, ont recherché et massacré des chrétiens. Les enfants ont été forcés de voir leurs parents être sauvagement assassinés à coups de machette.

    Les contacts régionaux de Barnabas ont confirmé des attaques dans de nombreuses villes, dont Arsi Negele, Ziway, Shashemane, Gedeb Asasa, Kofele, Dodola, Adaba, Robe, Goba, Bale Agarfa, Chiro, Harar, Dire Dawa, Adama, Dera, Asela et Kembolcha, s'étendant à l'extrême sud-est et à l'est du pays.

    Certains des militants de Qeerroo détenaient des listes de chrétiens et ont été aidés par les autorités locales, souvent dirigées par des musulmans dans la région d'Oromia, à trouver des personnes, en particulier celles qui s'impliquent activement dans le soutien à l'Église.

    Les chrétiens de l'ethnie oromo ont également été ciblés. Un chrétien oromo a été décapité pour avoir refusé de renier sa foi en arrachant le fil autour de son cou (porté par de nombreux chrétiens éthiopiens en signe de baptême). Sa veuve a déclaré à Barnabas : "Les agresseurs ont dit que seul celui qui se prosterne avec nous devant Allah pour la prière est considéré comme un Oromo".

    Des témoins locaux ont déclaré que la police est restée sur place et a assisté au déroulement des meurtres. Cependant, des contacts ont rapporté qu'à Bale Agarfa, certains chrétiens ont été sauvés grâce à l'intervention de courageux musulmans locaux qui ont risqué leur propre vie pour les protéger.

    Les locaux commerciaux et les maisons des chrétiens ont été brûlés, vandalisés ou détruits par les extrémistes. Des milliards de dollars de dommages ont été causés aux biens, notamment aux entreprises appartenant à Haile Gebreselassie, athlète chrétien de renommée internationale, dans les villes de Ziway et Shashamahe.

    La gravité des atrocités a choqué les témoins locaux qui ont relaté des scènes poignantes. À Dera, un témoin a décrit comment les tueurs ont profané des cadavres en "dansant et chantant, en transportant les parties de corps coupées ou coupées en morceaux de ceux qu'ils ont massacrés". Un autre témoin a raconté comment les corps découpés d'un couple de chrétiens âgés, qui ont été battus à mort chez eux, ont été traînés dans les rues de Gedeb Asasa.

    Des milliers de survivants traumatisés ont fui pour sauver leur vie, y compris des enfants orphelins, et beaucoup sont hébergés dans des églises et des centres communautaires. Un contact régional a déclaré à Barnabas : "Beaucoup vivent encore dans la peur. Des responsables chrétiens de toutes les confessions se sont rendus dans ces régions. J'ai regardé les nouvelles où des prêtres et des pasteurs pleuraient physiquement en écoutant les horreurs des familles des victimes".

    Le gouvernement éthiopien a suspendu l'accès à Internet dans la région pendant plusieurs semaines afin de réduire l'incitation à la violence par le biais des médias sociaux. Les forces de sécurité du gouvernement ont été lentes à intervenir pour mettre fin à cette atrocité, qui est comparée à la vague de meurtres qui a conduit au génocide rwandais. Cependant, des milliers d'arrestations ont été effectuées depuis, selon des rapports régionaux, y compris des fonctionnaires locaux impliqués dans les attaques.

    En date du 27 août, les contacts de Barnabas affirment que le "génocide ciblé" des chrétiens par les extrémistes se poursuit dans le sud, le sud-est et l'est d'Addis-Abeba. Les chrétiens éthiopiens en contact avec Barnabas demandent instamment aux lecteurs et aux sympathisants concernés de contacter leur ambassade éthiopienne, pour demander une action immédiate afin de mettre un terme aux atrocités qui se poursuivent dans l'État régional d'Oromia en ce moment.

    Le magnat des médias Oromo, Jawar Mohammed, a provoqué des troubles en Ethiopie en octobre 2019 lorsqu'il a critiqué le gouvernement dans des tweets adressés à ses partisans. De violentes protestations ont suivi, faisant 67 morts. Au même moment, deux pasteurs ont été décapités à Sebeta, dans la région d'Oromia, au sud-est d'Addis-Abeba. Un contact de Barnabas a ajouté que de nombreuses églises ont été brûlées cette année-là.

    Depuis septembre 2018, de violents affrontements ethniques ont entraîné le déplacement de quelque deux millions d'Éthiopiens à l'intérieur du pays.

  • L'accord intérimaire entre la Chine et le Vatican : un succès d'après le ministère chinois des affaires étrangères

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    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    Le ministère chinois des affaires étrangères : L'accord avec le Vatican a été mis en œuvre avec succès

    Cité du Vatican, 10 sept. 2020 - Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré jeudi que l'accord intérimaire de la Chine avec le Vatican a été "mis en œuvre avec succès".

    Il a fait cette remarque quelques jours avant l'expiration de l'accord provisoire signé par le Vatican et la Chine le 22 septembre 2018.

    "Grâce aux efforts concertés des deux parties, l'accord intérimaire sur la nomination des évêques entre la Chine et le Vatican a été mis en œuvre avec succès depuis sa signature il y a environ deux ans", a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, lors d'une conférence de presse le 10 septembre.

    Bloomberg a rapporté le 9 septembre que deux sources anonymes avaient déclaré que l'accord serait renouvelé dans les semaines à venir.

    Suite à l'accord, et en accord avec le programme de "sinisation" du Parti communiste chinois, les fonctionnaires de l'Etat dans différentes régions de Chine ont continué à enlever des croix et à démolir des bâtiments d'église, et les catholiques et le clergé clandestins continuent de faire état de harcèlement et de détention.

    Le porte-parole du gouvernement chinois a poursuivi en disant que le Vatican et la Chine avaient "accumulé plus de confiance mutuelle et de consensus grâce à une série d'interactions positives" depuis le début de 2020, citant le soutien mutuel pendant la pandémie COVID-19.

    Pendant la pandémie de coronavirus, l'Association patriotique catholique chinoise affiliée à l'État et le Comité d'administration de l'éducation catholique chinoise de la province du Zhejiang ont publié de nouvelles réglementations sur la réouverture des églises exigeant que le "patriotisme" chinois soit ajouté à la célébration de la liturgie.

    Le 1er juillet, une loi sur la sécurité nationale est entrée en vigueur à Hong Kong, qui criminalise de nouvelles catégories de "sécession", "subversion", "terrorisme" et "collusion avec des forces étrangères". Toute personne condamnée en vertu de cette loi recevra un minimum de 10 ans de prison, avec la possibilité d'une condamnation à vie.

    Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, a déclaré qu'il n'avait "aucune confiance" dans le fait que la nouvelle loi sur la sécurité nationale respectera la liberté religieuse des catholiques.

    Le président chinois Xi Jinping a ordonné la "sinisation" de toutes les religions en Chine, une mesure que la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale a qualifiée de "stratégie de grande envergure pour contrôler, gouverner et manipuler tous les aspects de la foi dans un moule socialiste imprégné de "caractéristiques chinoises"".

    Le gouvernement chinois est en train de mettre en œuvre un "plan de sinisation" de cinq ans pour les religions du pays. L'Islam est confronté à une persécution accrue dans le pays, avec au moins 900 000 musulmans ouïghours détenus dans des camps d'internement. Les survivants de ces camps et leurs familles ont déclaré avoir subi des tortures, de l'endoctrinement, des stérilisations et des travaux forcés, ainsi que d'autres abus.

    Depuis la signature de l'accord Vatican-Chine, le pape François n'a pas parlé publiquement du sort des Ouïghours ou du mouvement de protestation de Hong Kong.

    Les termes de l'accord provisoire de 2018 entre le Saint-Siège et la Chine n'ont pas été rendus publics. On sait cependant que l'accord visait à régulariser les évêques nommés par le gouvernement du pays qui étaient hors de communion avec Rome.

    Suite à une réunion du 14 février entre l'archevêque Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États du Saint-Siège, et Wang Yi, le ministre chinois des affaires étrangères, le service de presse du Saint-Siège a déclaré que la réunion avait "souligné l'importance de l'accord provisoire" et renouvelé la "volonté de poursuivre le dialogue institutionnel au niveau bilatéral pour promouvoir la vie de l'Église catholique et le bien du peuple chinois".

    La société de cybersécurité Recorded Future a rapporté le 28 juillet que des pirates informatiques parrainés par l'État chinois auraient ciblé les réseaux informatiques du Vatican pour tenter de donner à la Chine un avantage dans les négociations visant à renouveler un accord provisoire avec le Saint-Siège.

    Le porte-parole du gouvernement chinois a déclaré le 10 septembre : "Les deux parties continueront à maintenir une communication et une consultation étroites et à améliorer les relations bilatérales".

  • Terra Futura : quand François dialogue avec le pape de l'écogastronomie et de l'alterconsommation

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    ഭാവിയിലെ ഭൂമി” പാപ്പായുടെ സംയോജിത പരിസ്ഥിതി സങ്കല്പം - വത്തിക്കാന്‍ ന്യൂസ്

    De Catholic News Agency :

    Le pape François fait l'éloge du dialogue dans ses conversations avec le fondateur agnostique de Slow Food

    Par Hannah Brockhaus

    Cité du Vatican, 8 sept. 2020

    Un livre publiant des conversations entre le pape François et Carlo Petrini, le fondateur de l'organisation Slow Food, souligne l'importance que le pape accorde au dialogue avec les autres.

    Petrini, 71 ans, est un gastronomiste italien bien connu, agnostique et ex-communiste. C'est dans ce contexte que l'auteur présente les trois "dialogues" sur l'écologie intégrale qu'il a eus avec le pape François entre mai 2018 et juillet 2020.

    Petrini, également connu sous le nom de "Carlin", note dans l'introduction du livre que lui et le pape François sont "deux personnes avec des histoires et des vies extrêmement différentes".

    "TerraFutura" ("Terre future"), qui sort le 9 septembre en italien, raconte ces trois conversations, dont l'impulsion a été donnée par l'encyclique de François "Laudato si".

    Les dialogues constituent les 67 premières pages du livre. La deuxième partie est une réflexion personnelle de Petrini sur les thèmes de la biodiversité, de l'économie, de la communauté, des migrations et de l'éducation.

    Le livre comprend également une sélection de discours papaux et des extraits des exhortations apostoliques Querida Amazonia et Evangelii Gaudium.

    Lors de la présentation du livre le 8 septembre, les intervenants ont souligné son format et l'importance du dialogue pour le pape François.

    "Ce livre est important non seulement pour le contenu, mais aussi pour la méthode", a déclaré le père Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite La Civiltà Cattolica.

    Il a noté qu'il s'agit des "paroles privées" du pape rendues publiques. "Je n'ai pas lu ce livre comme trois interviews", a-t-il ajouté, "mais comme trois conversations, trois échanges".

    M. Spadaro a également souligné la réponse du pape à l'agnosticisme de Petrini lors du premier dialogue. Francis a qualifié Petrini d'"agnostique pieux". Il a ajouté : "Vous avez de la piété pour la nature et c'est une attitude noble".

    A la question du 8 septembre de savoir si sa mentalité avait changé ou s'il était toujours agnostique après les trois dialogues avec le pape François, Petrini a répondu qu'il était toujours agnostique, mais "espérons". Je ne sais pas".

    Il a dit qu'il répéterait une phrase d'un saint de sa région d'Italie, Saint Giuseppe Benedetto Cottolengo : "Je ne mets jamais de limites à la Providence."

    Dans la première conversation avec le pape, Petrini suggère que certains messages, comme celui de "Laudato si", restent complètement dans la "main du monde catholique, et nous, les non-croyants, ne comprenons pas le potentiel culturel et politique de ce message".

    Le pape François a déclaré que "le dialogue est très important. Laudato si' est un point commun aux deux parties, car il a été écrit pour tout le monde".

    "Même les croyants, ceux qui sont ouverts à la transcendance, doivent comprendre l'humanisme agnostique, qui est une réalité. C'est à ce niveau de compréhension que nous pouvons dialoguer", a-t-il observé.

    Petrini a également participé au synode d'octobre 2019 en Amazonie, qu'il a qualifié de "l'un des plus beaux moments de ma vie".

    L'organisation Slow Food de Petrini, fondée en 1989 pour sauvegarder les cultures et traditions alimentaires locales, et le diocèse catholique de Rieti en Italie ont lancé le projet "International Laudato si' Communities".

    L'évêque Domenico Pompili de Rieti est un ami proche de Petrini, et tous deux ont présenté le projet au pape François. C'est de cette rencontre qu'est née l'idée du livre, a déclaré M. Petrini.

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  • L'écologie : une nouvelle religion selon l'évangile du bon Père Charles Delhez, jésuite

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    Les religions divisent, les religions enferment, les religions sont dogmatiques et, bien sûr, la religion catholique - surtout elle ! - n'échappe pas à ces reproches. Mais pour réconcilier tout le monde et dépasser ces vieux clivages, il n'y a qu'à emboiter le pas au pontife régnant qui s'est converti à l'écologie et à se réjouir de l'avènement d'une (presque) religion écologique. Tel est l'évangile selon saint Charles Delhez...

    Du Père Charles Delhez s.J. dans la Libre du 10 septembre :

    CHRONIQUE

    Une nouvelle religion ?

    Le combat écologique a bel et bien quelque chose de religieux qui peut réunir au-delà de toutes les frontières. Jeudi dernier, 3 septembre, le pape François a reçu la visite de quinze personnalités françaises. Parmi elles, l’actrice Juliette Binoche, le chercheur Pablo Servigne, l’économiste jésuite Gaël Giraud. Ils sont arrivés dans la Ville éternelle après vingt heures de voyage en train et en car, développement durable oblige. Tous ne se réclament pas de l’Église. Ce qui les unissait, c’était une même foi écologique.

    Trop souvent les croyances religieuses ont divisé les humains. L’écologie pourrait-elle les réconcilier ? Il y a sans doute des climato-sceptiques, des matérialistes invétérés, des gens qui ne jurent que par les technosciences. Il n’empêche, l’écologie mobilise de nombreuses personnes par-delà les frontières nationales, politiques et même religieuses. L’encyclique Laudato Si', voici cinq ans déjà, a voulu rassembler "tous les hommes de bonne volonté", non dans le giron de l’Église, mais dans un même combat pour la sauvegarde de "notre maison commune". Elle a séduit des gens d’autres convictions. Pour Juliette Binoche, par exemple, ce document fut, selon ses dires, une "bouffée d’oxygène".

    Le dialogue des convictions

    La crise écologique rend urgent le dialogue des convictions, et notamment des religions. Ces dernières ont en commun ce sens du "sacré", de ce sentiment que "quelque chose nous dépasse". Elles partagent cette idée que nous ne sommes pas les propriétaires de la nature, mais bien Dieu, quel que soit le nom qu’on lui donne et la manière dont on l’honore. Nous sommes seulement des intendants.

    Notre Occident a instrumentalisé la nature, se justifiant parfois par une lecture partielle du livre de la Genèse, avec des lunettes de "maître et de Seigneur de la nature", selon la formule de Descartes. Il s’en est coupé et certaines idéologies voudraient lui dire adieu. Il est tellement précieux d’entendre un autre langage, d’être à l’écoute d’autres cultures. Lors de l’audience, le pape François fit confidence à ses hôtes de sa propre conversion écologique grâce à la rencontre des peuples premiers d’Amazonie.

    La religion nous aide à chercher Dieu, et non à croire qu’on l’a trouvé. Le mystique, dit le Pape dans Laudato si’"sent que Dieu est en toute chose". Peut-être avons-nous trop cherché le sacré dans les dogmes, les rites et les hiérarchies, alors que Dieu se manifeste dans cette nature offerte à tous, riches et pauvres. Une religion n’est pas qu’un ensemble de croyances. Par ses récits, elle donne un sens à l’existence, une tâche à accomplir et se reconnaît dans un art de vivre. Chacune peut donc se retrouver dans le projet écologique et dans ces nouvelles façons de vivre que sont la sobriété heureuse, la modération joyeuse, la croissance respectueuse… Le combat pour la sauvegarde de la nature a bel et bien quelque chose de religieux.
     
    Un regard contemplatif

    On ne pourra protéger la nature et la restaurer que si on prend le temps de l’admirer, si on l’accueille dans la gratitude et que notre regard se fait contemplatif. Encore une attitude religieuse et spirituelle. Certes, la spiritualité n’est pas le monopole des religions mais, pour parler comme le Pape, celles-ci apportent de nouvelles motivations et de nouvelles exigences. Elles sont chacune une invitation à un "don de soi", et l’engagement écologique en est un. On ne peut négliger leurs contributions.

    L’écologie, une nouvelle religion ? L’expression est trop forte, bien sûr. Mais c’est une opportunité pour chacune des religions. Il ne s’agit pas pour celles-ci de renier leurs racines propres, mais d’y trouver de quoi nourrir l’engagement de leurs fidèles. Elles doivent de toute urgence entrer dans un véritable dialogue, sans concurrence. Alors, chacune pour sa part pourra réaliser un de ses objectifs : rassembler. Une des étymologies possibles du mot "religion" est en effet religare, relier. Or, la cause écologique relie des hommes et des femmes de plus en plus nombreux dans une fraternité universelle et donne aux jeunes, parfois en panne d’engagement, une vocation nouvelle.

  • Pakistan : un chrétien de 37 ans condamné à mort pour blasphème

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Condamnation à mort d'un chrétien pour blasphème et appel des Evêques au gouvernement en faveur d'une campagne pour les droits des minorités

    9 septembre 2020  
     

    Lahore (Agence Fides) – Un tribunal de Lahore, capitale de la province pakistanaise du Pendjab, a condamné à mort un chrétien pour blasphème. Il s'agit d'Asif Pervaiz, 37 ans, incarcéré depuis 2013 pour avoir envoyer des messages de texte blasphématoires à son employeur, Muhammad Saeed Khokher. Ainsi que l'a indiqué Maître Saif-ul-Malook, l'avocat musulman qui a également défendu Asia Bibi, le tribunal n'a pas cru à son témoignage selon lequel il repoussait toutes les accusations, le condamnant à mort hier, 8 septembre. Selon l'accusé, « M.S. Khokher voulait le convaincre à se convertir à l'islam et lorsqu'il n'a pas accepté, il l'a accusé faussement de blasphème ». Selon l'avocat, « il s'agit d'un autre cas dans lequel la loi est utilisée injustement contre les minorités religieuses ». Au Pakistan, la loi sur le blasphème – constituée par les articles 295 b et c du Code pénal – prévoit la réclusion criminelle à perpétuité ou la peine capitale pour le délit d'outrage contre Mahomet, l'islam ou le coran.

    Le Père Qaisar Feroz OFM Cap., Secrétaire exécutif de la Commission pour les Communications sociales de la Conférence épiscopale du Pakistan, indique dans le cadre d'un entretien avec l'Agence Fides que « la communauté chrétienne du Pakistan est profondément attristée par la condamnation à mort d'Asif Pervaiz. Nous demandons vivement au gouvernement du Pakistan de faire en sorte qu'il soit possible de revoir la décision de la Cour de manière à ce que justice soit faite. Le nombre des cas de blasphème augmente de jour en jour au Pakistan ce qui n'est pas du tout un bon signe pour une société dans laquelle règne la tolérance. Nous recommandons vivement au Premier Ministre, Imran Khan, de lancer une campagne de sensibilisation par vidéo afin de promouvoir les droits des minorités et la dignité humaine ».

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  • L'Italie est-elle encore catholique ?

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    D'Alexander Pitz sur KathNet :

    L'Italie est-elle toujours catholique ?

    7 septembre 2020

    L'Italie est traditionnellement considérée comme un pays catholique. Mais une nouvelle étude le montre : La sécularisation progresse. Le Coronavirus peut-il arrêter la tendance ? - Par Alexander Pitz

    Rome (kath.net/KAP) Presque aucun autre pays n'est aussi traditionnellement lié au catholicisme que l'Italie. Elle abrite les plus beaux édifices religieux du monde et une culture de la foi qui remonte aux premiers siècles après le Christ. Mais même cette nation méditerranéenne, avec le Vatican en son cœur, n'est pas à l'abri d'une sécularisation sociale progressive.

    Le sociologue de la religion Franco Garelli, basé à Turin, a documenté cette évolution dans son livre récemment publié "Gente di poca fede" ("Les gens avec peu de foi"). Les résultats de l'étude qu'il contient parlent d'eux-mêmes : le nombre d'athées en Italie a ainsi triplé au cours des 25 dernières années, pour atteindre entre-temps 30 %. Seul un cinquième des citoyens assiste encore régulièrement à la messe.

    Déclin de la loyauté envers l'église

    Alors que dans les années 90, environ la moitié des habitants du "Belpaese" priaient quotidiennement, aujourd'hui, près d'un quart d'entre eux le font. En outre, presque une personne sur quatre est d'avis que la foi en Dieu n'est quelque chose que pour les "gens naïfs". Il y a un quart de siècle, seuls cinq pour cent des Italiens avaient une vision aussi critique de la religion. La proportion de ceux qui considèrent encore la religion comme un élément essentiel dans la recherche du sens de la vie est passée de 80 à 65 %.

    L'examen des flux financiers fournit des preuves fiables de la diminution des liens avec l'Église catholique. Contrairement à l'impôt ecclésiastique en Allemagne, en Italie, une telle contribution n'est pas automatiquement prélevée sur les membres. Chaque contribuable peut décider lui-même à qui il veut payer l'impôt culturel obligatoire "Otto per mille". Il peut attribuer les huit pour mille avec sa déclaration d'impôts soit à une communauté religieuse, soit à l'État, soit à des fins sociales. Le taux pour l'Église catholique n'était récemment que d'un peu plus de 30 %. Beaucoup moins qu'il y a quelques années.

    Lors de la publication des recettes fiscales pour 2019, il y a quelques semaines, le journaliste Antonio Socci résumait avec ironie : "Le pape François a toujours prêché le désir de rendre l'Église pauvre. De toute évidence, il a réussi". Le scientifique Franco Garelli, qui coopère également avec la Conférence épiscopale italienne, fait certes une analyse différenciée. L'homme de 74 ans parle d'une certaine "fatigue religieuse" dans le pays, qui se manifeste de plus en plus au fil des ans. Le rapport à la foi était devenu "plus incertain et plus fragile" à l'époque moderne.

    Garelli n'est pourtant pas très pessimiste. Il évoque plutôt un phénomène qu'il appelle la "sous-culture catholique". Ce cinquième de la population est une sorte de "cellule germinale" qui cultive avidement les rituels religieux, considère la foi comme essentielle et la transmet aux enfants. Ces catholiques "convaincus et actifs" ont constitué les piliers de nombreuses paroisses. Des sujets comme la famille, la bioéthique, la solidarité et l'éducation sont particulièrement importants pour le milieu. "Ce monde catholique engagé joue un rôle précieux dans le pays", a souligné Garelli. Nous pouvons construire sur cette base. Surtout lorsqu'il s'agit de faire face à des urgences sociales.

    Le coronavirus comme espoir pour l'église ?

    L'expert voit donc une chance pour un renouveau du catholicisme dans la crise de la Corona. Et les chiffres soutiennent sa thèse : selon une évaluation actuelle, la pandémie a sensiblement augmenté les besoins religieux des Italiens. 16 % déclarent qu'ils prient plus que d'habitude pendant cette période. Un quart d'entre eux ressentent un désir spirituel accru.

    Garelli considère la soirée du 27 mars comme une indication remarquable. Lorsque François a donné la bénédiction "Urbi et orbi" sur la place Saint-Pierre, presque vide, quelque 17 millions d'Italiens (28 %) ont suivi ce moment en direct à la télévision. "Surtout dans les moments difficiles, beaucoup de gens cherchent des sources de sens", conclut le sociologue. L'Église catholique doit maintenant montrer ce qu'elle a à offrir.

  • En France, deux églises catholiques sont souillées, détruites ou profanées chaque jour

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    De KathNet :

    En France, deux églises catholiques sont souillées, détruites ou profanées chaque jour.

    Chaque année, 40 à 50 églises sont perdues. Dans le même temps, une nouvelle mosquée est construite toutes les deux semaines

    En France, deux églises catholiques sont souillées, détruites ou profanées chaque jour. En 2018, plus de 1000 "actes antichrétiens" ont été enregistrés, contre 541 pour l'antisémitisme et 100 pour l'islamophobie. Chaque année, 40 à 50 églises sont perdues. Dans le même temps, une nouvelle mosquée est construite toutes les deux semaines, selon le "Welt am Sonntag". Edouard de Lamaze, catholique et président de l'Observatoire du patrimoine religieux, ne veut pas parler d'"anti-christianisme", mais il met également en garde contre la naïveté. En France, le processus de déchristianisation qui a commencé dans les années 1960 est d'ailleurs en voie d'achèvement, selon le politologue et enquêteur Jérôme Fourquet. Selon Fourquet, le nombre de catholiques pratiquants ne représente que six pour cent de la population.

  • Allemagne : une vidéo publiée par un diocèse appelle à l'abolition de l'enseignement de l'Eglise sur la morale sexuelle

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    De Jan Bentz sur IFamNews :

    Une vidéo scandaleuse publiée par un diocèse catholique allemand appelle à l’abolition de l’enseignement de l’Église sur la morale sexuelle

    Supprimer le terme "morale sexuelle" et accepter "chaque personne avec sa sexualité" - tel est le message de la vidéo, diffusée avec l'approbation de l'Église.

    3 septembre, 2020

    « Examinez et changez l’Église »: sous ce titre, le diocèse d’Essen (en Allemagne de l’Ouest) a publié une vidéo (sur Facebook et YouTube) dans laquelle les employés du diocèse se prononcent en faveur de l’acceptation des « mariages » homosexuels et de l’abolition de l’enseignement moral de l’Église sur la sexualité.

    « Je suis gay, catholique, marié à mon mari depuis 2004 et je travaille pour l’Église catholique depuis 1996. Beaucoup de nos amis demandent toujours: comment est-ce possible? Et, honnêtement, parfois cela me déchire de travailler pour une institution qui me rejette et rejette ma sexualité – notre mariage », déclare Rainer Teuber, membre du personnel du diocèse d’Essen, dans la vidéo.

    Le programme de « Changer l’Église » comprend non seulement l’acceptation des actes homosexuels , mais aussi l’acceptation de la fornication sous forme de cohabitation prénuptiale, ainsi que celle de la communion pour les divorcés remariés.

    « L’Eglise blesse les gens », affirme Sabrina Kuhlmann, conseillère pastorale du diocèse. « Tous ceux qui ne sont pas hétérosexuels; tous ceux qui ne se marient pas mais veulent quand même vivre ensemble; tous ceux dont les mariages ont échoué et qui osent une nouvelle tentative, tous ceux-là ne se conforment pas à la norme de l’Église, aussi fidèles soient-ils. »

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  • "Maintenant, tout est pour Jésus"

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    De KerkNet.be :

    Christophe Ghesquière, lors de son ordination : "Maintenant, tout est pour Jésus".

    8 SEPTEMBRE 2020

    Après une vie mouvementée et de grandes épreuves, Christophe Ghesquière (56 ans) a été ordonné prêtre le 6 septembre.

    Christophe Ghesquière savoure encore la belle fête de dimanche dernier à Diksmuide. Même s'il n'y avait pas tant de monde à cause des mesures de corona, je me suis senti porté et connecté, dit-il.

    En tant que prêtre, je veux signifier quelque chose pour les gens, partager leur espoir et leur joie mais aussi les moments de souffrance, de perte, de désespoir.

    Christophe Ghesquière

    C'est là que réside ma force, également en raison de mon âge et de ma propre expérience de vie. Dans ces moments-là, des questions de sens se posent. Et plus que des réponses, vous avez besoin d'une réelle proximité.

    Il y a 13 ans, la femme de Christophe est morte. Elle était essoufflée ce jour-là, mais nous n'avons pas eu le temps d'y prêter beaucoup attention, car il y avait une fête dans le village de sa famille. Le père, véritable figure du village, était célébré avec une marionnette à son image. Bien sûr, nous ne pouvions pas manquer cela. Le soir, la vie s'est arrêtée soudainement : embolie pulmonaire.

    Notre fille avait 16 ans à l'époque et nous nous sommes soutenus mutuellement du mieux que nous pouvions pendant cette période difficile. Ma foi m'a beaucoup aidé, même si elle n'a pas fait disparaître toute la douleur.

    J'ai commencé la formation au diaconat, en répondant à un appel qui était là depuis longtemps.

    Sanne m'a soutenu dans cette démarche et l'a suivie de près, même si elle-même ne comprenait pas comment je pouvais y croire. Elle était également présente lors de ma consécration diaconale il y a 7 ans, très fière.

    Mais un an plus tard, le destin frappa à nouveau. Sa fille aussi a brutalement perdu la vie, lors d'un accident de la circulation cette fois. J'ai ensuite passé d'innombrables heures dans l'abbaye de Westvleteren. De nombreuses questions sur le pourquoi, dont je ne connaîtrai peut-être jamais la réponse. Je me suis fortement reconnu dans la figure biblique de Job. Lui aussi a été arraché à toute sa famille et à ses biens les plus précieux. Comme Job, je me suis battu avec Dieu sans le lâcher. Par-dessus tout, il ne m'a jamais lâché.

    Lors d'un rassemblement de malades, j'ai entendu quelqu'un dire que la douleur ne passe jamais. Et je me suis dit : "Devrais-je continuer à faire cela toute ma vie ?" Cette remarque s'est finalement révélée être une grande consolation. La douleur ne doit pas disparaître, même si elle s'atténue. Je chéris les souvenirs, sans me vautrer dans le chagrin. La douleur maintient notre famille unie par delà la mort.

    Finalement, Christophe a décidé de choisir la vie : "Je veux signifier quelque chose pour Dieu. Désormais, tout est pour Jésus."