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Foi - Page 1030

  • Un pasteur dénudé, frappé et humilié par des radicaux hindous

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    Source: Agence Fides

    Bangalore – Battu, dénudé, humilié et tourné en dérision en public pendant des heures attaché à un poteau. C’est le sort qui a échu au pasteur protestant Chandrakanth Kalappa Chavan (27 ans) qui appartient à la communauté évangéliste « New Life Fellowship », victime de violences inouïes de la part d’une foule d’extrémistes hindous à Haliyal, une ville du district d’Uttara Kannada, dans l’Etat indien du Karnataka (sud de l’Inde). De surcroît, le pasteur a été arrêté par la police et se trouve en prison sur la base d’accusations jusqu’ici inconnues.

    L’épisode, qui a eu lieu le 24 janvier dernier et est rapporté à l’Agence Fides par des sources locales, est intervenu après une rencontre de prière qui s’était déroulée au domicile d’une chrétienne. La rencontre a été interrompue par un groupe d’environ 20 militants du mouvement radical hindou « Rashtriya Swayamsevak Sangh » (RSS, qui se traduit pas Corps national des volontaires NDT), qui ont fait irruption dans la maison et insulté les participants. Les militants ont ensuite commencé à frapper le pasteur Chandrakanth. Ils se sont saisis de lui, l’ont dépouillé de ses vêtements et porté en procession nu dans tout le village, l’attachant à un arbre et le tournant en dérision pendant des heures jusqu’au soir. Ils ont ensuite appelé la police qui a arrêté le pasteur et un autre fidèle. L’ONG « Global Council of Indian Christians » a envoyé un avocat afin de connaître le contenu des accusations portées contre les deux chrétiens et pour les faire relâcher. « Le pasteur a été maltraité comme la foule a fait avec Jésus » note une source locale de Fides, stigmatisant la violence contre les chrétiens.
    Selon un récent Rapport de l’ONG « Catholic Secular Forum » les persécutions contre les chrétiens en Inde sont en augmentation. En 2011, plus de 2.000 cas ont été recensés et le Karnataka se trouve en tête de la liste avec plus de 1.000 attaques contre les chrétiens au cours de l’année de référence soit une moyenne de 3 à 5 attaques par jour. (PA) (Agence Fides 27/01/2012)

  • Benoît XVI : quel œcuménisme ?

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    ROME, vendredi 27 janvier 2012 (ZENIT.org) –  "Benoît XVI explique comment l’unité des chrétiens a besoin de l’Année de la foi, et le monde de l’unité des chrétiens pour retrouver le sens de Dieu.

    Le pape a en effet reçu ce matin au Vatican, en la salle Clémentine du palais apostolique, les 70 membres de l’assemblée plénière de la congrégation pour la Doctrine de la foi qui a réfléchi à l’œcuménisme.

    Pour Benoît XVI (…) le défi le plus grand pour l’Eglise d’aujourd’hui c’est la crise de la foi, c’est pourquoi l’unité des chrétiens est plus que jamais importante. (…)

    Ce qui est en jeu c’est la conception de la « vérité » :

    « L’indifférentisme est causé par l’opinion toujours plus répandue que la vérité ne serait pas accessible à l’homme (...). Et ainsi, à la foi serait substitué un moralisme sans fondement profond. Le centre du vrai œcuménisme est au contraire la foi dans laquelle l’homme rencontre la vérité qui se révèle dans la Parole de Dieu ».Sans la foi, fait observer le pape, tout le mouvement œcuménique serait réduit à une forme de « contrat social » auquel adhérer par intérêt commun (…)

    Dans les différents dialogues œcuméniques, le « problème crucial » identifié par le pape est « la question de la structure de la révélation – la relation entre l’Ecriture Sainte, la Tradition vivante dans la Sainte Eglise et le Ministère des successeurs des Apôtres comme témoin de la vraie foi ».

    La question de la conception de l’Eglise, la « problématique de l’ecclésiologie » fait partie de cette question : « Comment la vérité de Dieu arrive-t-elle jusqu’à nous ? »

    A ce propos, Benoît XVI diagnostique comme « fondamental » le « discernement entre la Tradition et les traditions » : « Un pas important de ce discernement a été accompli dans l’application des mesures pour des groupes de fidèles issus de l’Anglicanisme, qui désirent entrer dans la pleine communion avec l’Eglise, tout en conservant leurs traditions spirituelles, liturgiques et pastorales, qui sont conformes à la foi catholique ».

    Autre question, celle de la méthode dans le dialogue œcuménique : elle doit « refléter la priorité de la foi ». « En ce sens, ajoute le pape, il faut affronter avec courage aussi les questions controversées, toujours dans un esprit de fraternité et de respect réciproque ».

    Benoît XVI recommande par ailleurs d’offrir une « interprétation correcte de l’ordre de « hiérarchie » dans les vérités de la doctrine catholique, révélé dans le Décret conciliaire « Unitatis redintegratio » (…) un travail au niveau de la réflexion éthique pour pouvoir parler « d’une seule voix sur « les grandes questions morales concernant la vie humaine, la famille, la sexualité, la bioéthique, la liberté, la justice et la paix » (…) et de revenir à la source de l’Ecriture et de la tradition de l’Eglise : « En défendant les valeurs fondamentales de la grande tradition de l’Eglise, nous défendons l’homme, nous défendons la création ».

    Ici  Année de la foi et unité des chrétiens

  • Le Vatican à l'attaque du programme d'Obama

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    Une infA271110_9.jpgormation sans signature publiée, sous ce titre très approximatif, aujourd’hui sur le site de « La Libre »

     « Le Vatican à l'offensive sur la contraception et la pilule abortive Le torchon brûle entre le Vatican et l'administration Obama: en pleine campagne électorale, le pape Benoît XVI a fustigé les plans du président américain de rembourser la contraception et la pilule abortive, appelant les catholiques à se mobiliser contre eux.

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  • Benoît XVI: apologie du silence

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    Parole et silence: un temps pour chaque chose. z3376120x B XVI.jpgSur le site de “La Vie”, Michel Cool a noté un beau texte de Benoît XVI sur le silence, un texte naturellement passé inaperçu…

    “Le dimanche 20 mai prochain sera la Journée Mondiale des Communications Sociales. Anticipant cette date, le pape Benoît XVI vient de rendre public un texte étonnant, détonant même, puisqu’il y fait l’éloge du silence ! Ou plus exactement, de l’alliance nécessaire du silence et de la parole pour enrichir nos rapports aux autres et notre relation à Dieu.

    Maître reconnu en théologie et en liturgie, le pape révèle avec ce texte un autre trait de sa personnalité si riche et complexe. Il est aussi un maître de silence : un maître d’humilité capable aussi de reconnaître avoir été bluffé par le silence que firent avec lui plus d’un million de jeunes pendant les Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid, en août 2011. L’originalité et la force de ce texte tiennent à ce que son auteur est un homme qui, toute sa vie, a fait du silence son compagnon d’étude et de méditation (…)

    .Ce pape dont on répète à l’envi qu’il est déconnecté du réel propose à ses contemporains de  retrouver la voie mesurée et raisonnable d’une communication authentiquement humaine, source d’échange et de rencontre.

    D’abord, en considérant le silence comme l’antichambre d’une écoute féconde et d’un dialogue véritable: "Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes... Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible", écrit Benoît XVI. Dans un monde médiatisé et saturé d’informations mais aussi d’insignifiance, le pape conseille de faire silence pour discerner justement l’essentiel de l’accessoire, le factice de la vérité. Enfin, ce pape si pudique évoque le langage silencieux des amoureux : "Dans le silence, écrit-il joliment, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment : le geste, l’expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne". 

    Ensuite, le pape invite les chrétiens à ne pas céder à la mode du bavardage pour témoigner de leur foi. Les mots manquent, leur rappelle-t-il, pour dire la beauté, la grandeur et la miséricorde de Dieu. Aussi, Benoît XVI leur propose-t-il de faire l’expérience de la contemplation silencieuse qui peut aider à entendre "le silence de Dieu". 

    Pour Benoît XVI, un dosage équilibré de silence et de parole est nécessaire dans la communication de l’Eglise. C’est pour lui une condition du renouveau de l’évangélisation dans le monde contemporain. Mais qui ne voit que son appel à concilier parole et silence pourrait aussi être utile à nos décideurs politiques et économiques ? Et à nous-mêmes emportés dans le tourbillon d’une communication devenue folle ? Alors un effort : pour une fois lisez du Ratzinger : vous y  découvrirez un étonnant maître de silence. Ici:  un maître de silence

    Lorsqu’il était encore le Cardinal Ratzinger, Benoît XVI avait émis, dans le même sens, des remarques très critiques sur l’inflation des mots…émanant entre autres des milieux ecclésiastiques

  • L'Homme nouveau : sommaire du numéro 1510 du 28 janvier 2012

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    Evénement

    Économie

    Le rôle de la monnaie

    La crise économique qui secoue le monde est intimement liée à la dégradation de la politique monétaire. Analyse.

    Dossier

    Débat

    Les cathos doivent-ils descendre dans la rue ?

    L'abbé Guillaume de Tanoüarn et l'abbé Pierre-Hervé Grosjean débattent sur le rôle des catholiques face au sacrilège.

    Actualités

    Au prochain consistoire, le Pape créera 22 cardinaux.

    Les chrétiens agissent : Il n'y a pas de sphère économique neutre.

    Pour Ovidiu Hurduzeu, l'économie profane a profané le monde. Un regard différent sur la crise.

    Diplomatie vaticane

    Benoît XVI face aux nations

    Pour la huitième fois de son pontificat et selon la tradition, le Pape Benoît XVI s'est adressé au Corps diplomatique.

    Culture

    Carte blanche : Jean de Viguerie évoque Jeanne d'Arc.

    Léon Tolstoï : une vie bouleversée par l'Évangile.

    Figure spirituelle

    Saint Albert Hurtado, apôtre du Christ au Chili.

    Magistère

    Les évêques appelés à suivre l'étoile qu'est le Christ.

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  • Laurette Onkelinx ne débattra pas avec Mgr Léonard

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    Lu sur le site du « Vif » » ce matin :

    « Le cabinet de la vice-Première ministre Laurette Onkelinx (PS) a indiqué qu'elle ne pourrait participer au débat organisé à la Foire du Livre le 4 mars prochain, en présence de Monseigneur André-Joseph Léonard. La ministre des Affaires sociales sera en effet en conclave budgétaire ce jour-là.

    Les Médias Catholiques avaient pris l'initiative de cette rencontre après la polémique qui avait opposé la ministre et le primat de Belgique début janvier.

    Laurette Onkelinx avait déclaré que
    "les croyants de notre pays mériteraient d'avoir un autre représentant" après que l'archevêque de Malines-Bruxelles s'en soit pris au Parlement qui, selon lui, "s'attribue le droit de décider par vote majoritaire du sens de la sexualité".  Le cabinet ministériel a précisé que la vice-Première ministre avait dû décliner l'invitation la semaine passée. "Le conclave budgétaire ne le permet pas." Le cabinet de Mme Onkelinx a ajouté qu'elle reste ouverte au dialogue mais redoute "une opération marketing derrière cette proposition de débat".

    "Mme Onkelinx a déjà participé à ce type de discussions et elle reste ouverte à toute proposition mais nous pensons que la Foire du Livre n'est peut-être pas le lieu le plus approprié pour ce genre de débat", a indiqué le cabinet.

    Les Médias Catholiques prennent acte de la réponse de Laurette Onkelinx. Thierry Graulich, responsable de la communication, a précisé que les Médias Catholiques avaient pris contact avec le PS afin d'inviter une autre personnalité » Laurette Onkelinx ne débattra pas avec Mgr Léonard

     La vice-première ministre déclare « forfait » devant super Léo. On appréciera la qualité de ses « arguments »

  • Namur : Catéveil, encore un « machin » ?

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    De Christine Bolinne sur le site du diocèse de Namur et sur cathobel « (…):

    " Catéveil, c'est le nom de ce service, est installé au Séminaire de Namur où des permanences ont lieu le mercredi et le samedi. Le but: répondre aux questions des catéchistes, discerner et réfléchir sur les méthodes de catéchèse,....

     La mission d'un(e) catéchiste est essentielle: aider un enfant à cheminer vers l’adulte de demain. Une tâche pas toujours simple à remplir. Des catéchistes - le plus souvent des parents voire des grands-parents - qui ont le désir de faire partager, aux enfants comme aux adolescents, leur foi, leur amour pour Dieu ne doivent pas se sentir seuls face à cette mission (photo) il est intéressant d'avoir une oreille extérieure et compétente à interroger.(…) La nouvelle équipe en place a reçu trois missions. Elle doit mener une réflexion de fond sur les grandes questions de la catéchèse et de l'adolescence aujourd'hui. Parmi les questions qui sont et seront examinées: la catéchisation en elle-même. Que signifie catéchiser au 21eme siècle avec l'évolution de la société, la déchristianisation... Il s'agit encore, pour les catéchistes, d'avoir une bonne connaissance de l'enfant: ils s'adressent aux plus jeunes comme aux ados. La catéchèse va de l'éveil à la foi de la petite enfance à la catéchèse de confirmation en passant par la catéchèse de première communion et la catéchèse de profession de foi.

     (…) Il s'agit de vérifier si, par exemple, la catéchèse est en accord avec le choix de catéchèse permanente d'adulte, si elle est en phase avec le vécu des enfants mais aussi des jeunes adultes d'aujourd'hui. Une méthode qui doit également veiller à l'apprentissage de la prière et de la charité. L'enfant ou encore l'ado doit également comprendre à travers les séances de catéchèse qu'il est invité à s'engager. Il a une mission de service à accomplir.
    Catéveil dont les bureaux se trouvent au Séminaire de Namur assure une permanence, le mercredi, de 15 à 18h et le samedi de 9 à 12h. (…)
    Le chanoine Rochette, vicaire épiscopal en charge notamment de la catéchèse s’est dit très fier du nom choisi: ''Catéveil, c’est apprendre à mettre Dieu au centre de sa vie.''

     L’idée de mettre un peu d’ordre et de suggérer des choix bien orientés dans la catéchèse est en soi une excellente  idée. Reste à voir ce que pourra réellement faire l’équipe d’accompagnement mise en place par le vicaire épiscopal Joël Rochette – qui est aussi le Recteur du Séminaire de Namur. Avec le concours de Nancy de Montpellier, Inspectrice diocésaine et professeur de pédagogie religieuse au même Séminaire. Deux noms qui, entre autres, rassurent (a priori) sur la pertinence de cette initiative.

    Voir ici: Catéveil, la catéchèse pour les enfants et les ados 

  • La conversion de saint Paul

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    la conversion de saint Paul par le Caravage (détail)

    source : missel.free

    Sur la route de Damas, à la tête d’une troupe de fanatiques, chemine un homme de trente ans, qu’on appelle alors Saul (plus exactement Shaoul). Juif de race, grec de fréquentation, et politiquement romain, il a bénéficié de trois cultures, il connait le grec, l'araméen et l’hébreu. Il revendique une double citoyenneté, celle de Tarse1 et celle de Rome. A Tarse, sa ville natale, il n’a fréquenté que les écoles de grammaire, puis il est allé chercher à Jérusalem sa culture supérieure à l’école de Gamaliel2. Moins tolérant que son maître il s’est vite mué en persécuteur des chrétiens. On le voit garder les vêtements de ceux qui lapident Etienne, ravager l’Eglise de Jérusalem et obtenir un mandat officiel pour engager des poursuites contre les chrétiens de Damas.

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  • Selon « La Libre » Rick Santorum a choqué le public américain

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     Le candidat catholique à l’investiture républicaine pour les prochaines élections présidentielle américaine, Rick Santorum est contre l’avortement. « et il le fait savoir » déclare la « Libre » qui poursuit : « sur le plateau du show télévisé de Piers Morgan (CNN) vendredi soir, le candidat à la primaire du Parti républicain pour l'élection présidentielle américaine de 2012 a tenu des propos qui n'ont pas manqué de choquer. Le journaliste l'a interrogé sur ce qu'il ferait si une de ses deux filles tombait enceinte suite à un viol et qu'elle lui demandait l'autorisation d'avorter. Dans cette situation, Rick Santorum lui expliquerait donc de prendre cet enfant "comme un cadeau de Dieu" arguant qu'interrompre cette grossesse indésirée pourrait "ruiner sa vie". "Aussi horrible soit la façon dont ce fils ou cette fille a été conçu, celui-ci n'en est pas moins son enfant" affirme-t-il. Convaincu, il poursuit son explication: "D'une certaine manière, c'est un don de la vie humaine, et il faut accepter ce que Dieu nous donne. Je peux pas imaginer quelque chose de plus horrible mais il faut savoir tirer le meilleur parti d'une mauvaise situation."  Rick Santorum: "Il faut accepter ce que Dieu nous donne"

    Mutch is too mutch, comme on dit dans la bourgeoisie libérale avancée…

  • Donne moi quelqu’un qui aime et il comprend ce que je dis (saint Augustin)

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    Partant d’une observation sur le changement du regard chez le  philosophe Michel Onfray, le Chanoine de Beukelaer élargit ensuite le point de vue C’est la chronique qu’il publie ce jour dans « La Libre » :

     « Haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions." Ainsi décrivait-il la religion monothéiste dans son "Traité d’athéologie", publié en 2005. A l’époque, je le considérais comme un "taliban laïcard". Mais surtout comme un homme en colère. Cette colère se lisait dans le fond de ses yeux. J’y décelais quelque chose de sombre et même de tourmenté. Selon ses dires, quatre années passées comme enfant dans un orphelinat catholique seraient à l’origine de son athéisme et de son aversion pour l’autorité : "C’est Zola, l’orphelinat en 1969. Je me retrouve dans un milieu d’enfer, un milieu infernal : violence, pédophilie, saleté." ("La Puissance d’exister", 2006). Métamorphose. Depuis quelques temps, le fond des yeux de Michel Onfray s’est éclairci. Pour une raison que j’ignore, je n’y lis plus cette noire colère. Elle semble avoir fait place à une forme de sérénité. Presque de la bienveillance. Les propos échangés avec Franz-Olivier Giesberg - FOG pour les initiés - ce 11 janvier sur le site du "Figaro", confirment mon impression. Voilà le pourfendeur du catholicisme qui déclare : "Pour tout vous dire, et c'est un scoop, j'aurais aimé être moine. Consacrer ma vie à mes idées, ça m'aurait plu. Et je n'aurais pas voulu être moine dans un ordre laxiste, non, mais dans un monastère où l'on ne voit ni ne parle à personne. Il n'y avait qu'un obstacle à cette vocation, c'est que je n'avais pas la foi " Plus fort encore, Onfray complimente Benoît XVI. "Reste que ce pape est un vrai intellectuel et un mystique. Son livre sur Jésus est un traité d'herméneutique haut de gamme. C'est vraiment culotté lorsqu'on est pape de lâcher deux volumes en disant : voilà, pour moi, Jésus, c'est ça." Onfray touché par la Grâce ? Ne poussons pas Mais Onfray pacifié dans son rapport à la religion - oui, je le pense. Pareille sérénité est la signature de la cicatrisation du désir. Nos affections colorient notre pensée. J’en veux pour illustration mes rencontres avec certains athées et agnostiques, mais aussi avec nombre de catholiques blessés (conservateurs ou progressistes, peu importe). Je ne leur avais fait aucun mal et pourtant ils me témoignaient de l’agressivité. Pourquoi ? Parce que je représentais symboliquement l’institution qui les faisait souffrir. Onfray, lui-même, explique ce phénomène : "La raison est un instrument sophistique qu'on fait fonctionner après avoir eu des émotions, des sensations, des expériences." Avec des nuances, je rejoins cet avis. Un guide existe que - pour le meilleur ou le pire - l’âme humaine écoutera bien plus docilement que tous les arguments rationnels de la terre ou du ciel. Il s’agit de la dame de son cœur : le "désir". En mettant entre parenthèse l’œuvre de l’Esprit, ceci explique d’ailleurs la frontière qui sépare croyants et non-croyants. En chaque sceptique veille une petite voix aux accents désabusés, le pressant à ne pas se laisser prendre par le chant de sirène des marchands de merveilleux. En chaque croyant, par contre, murmure une parole candide, l’invitant à s’ouvrir à l’émerveillement devant le Mystère fondateur. La ligne de partage entre les deux se nourrit de tout ce qui alimente notre désir : éducation, milieu, caractère, expériences, idéal, etc. Saint Augustin ne déclarait-il pas : "Donne-moi quelqu’un qui aime et il comprend ce que je dis. Donne-moi quelqu’un qui désire, qui a faim, donne-moi un homme qui voyage dans ce désert, qui a soif, qui soupire après la source de l’éternelle patrie, donne-moi un tel homme, et il comprend ce que je dis. Si je parle à un homme insensible, il ne sait pas de quoi je parle. Montre un rameau vert à une brebis et tu l’attires ; présente des noix à un enfant et il est attiré, il est attiré parce qu’il aime : c’est par la chaîne du cœur qu’il est attiré." (Commentaire sur l’Evangile de Jean 26, 4-6.). C'est ici:  Michel Onfray, au fond des yeux

  • Un entretien avec le Cardinal Julien Ries

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    Notre ami L.W., du Forum Laïc Catholique Romain, a rencontré Monseigneur Julien Ries, notre nouveau cardinal. Il nous fait l'immense plaisir de nous communiquer l'interview que le prélat lui a accordé et nous autorise à le reproduire ici. Nous lui exprimons notre plus vive gratitude ainsi qu'à tous nos amis du Forum Laïc Catholique Romain.

    Entretien avec Monsieur le Cardinal Ries, Villers-Saint-Amand, le 16 janvier 2012

    Parcours

    Avant de commencer l’interview, nous voulions vous féliciter, au nom de tous les membres du Forum laïc catholique romain, pour votre accession au cardinalat.

    Monsieur le cardinal, vous êtes né en 1920 à Fouches, près d’Arlon. Pourriez-vous nous dire quelques mots de la vie dans ce petit village de la province de Luxembourg à l’époque de votre enfance ? Avez-vous certains souvenirs de messes célébrées à l’Eglise Saint Hubert de Fouches ?

    À l’époque, c’était un village vraiment sympathique ; ça le reste encore mais évidemment, aujourd’hui, il est devenu beaucoup plus grand ; et dans ce village, on s’entendait vraiment très bien. Nous avions un excellent curé. Je lui servais la messe tous les matins, pendant toute l’année et à l’âge de douze ans, je lui ai dit : « je veux devenir prêtre ». Alors, il s’est occupé de moi ; il m’a appris le latin ; il m’a appris le grec ; nous avons fait un tour de la grammaire française ; et c’est comme cela qu’il m’a préparé à entrer au Séminaire de Bastogne. J’ai pu entrer ainsi directement en cinquième latine ; l’année où j’avais beaucoup travaillé avec lui a compté pour mon diplôme normal d’humanité. C’était possible à l’époque : on pouvait faire une année en dehors d’un institut, d’une école ou d’un séminaire.

    Dans ce village, il y avait une excellente pratique religieuse ; même en semaine, il y avait beaucoup de monde bien que la messe était célébrée tôt, à sept heures du matin et cela même en hiver. Nous avions un très bon personnel enseignant aussi. Il y avait une particularité, dans ce petit coin de la Lorraine belge : à l’époque on parlait trois langues : le luxembourgeois, le français et l’allemand. Si bien qu’à l’âge de 12 ans, je connaissais ces trois langues. Et cela a été très précieux. C’était une vie vraiment très agréable…

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  • Quand la loi viole la liberté des consciences…

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    Lu dans les “matinales” de La Vie:

     “Aux Etats-Unis, c'est la rupture entre les évêques américains et le président Barack Obama. En cause, une loi qui oblige les structures de santé même catholiques à fournir des contraceptifs et des abortifs. Une contestation qui ne touche pas que la droite catholique.(…) C'est dans le National Catholic Reporter, le plus grand magazine catholique américain, que Michael Sean Winters, un des soutiens catholiques de gauche les plus actifs d'Obama, se fend d'une tribune au titre très explicite... et très français: "J'accuse!": "Le président Obama a perdu mon vote quand il a refusé d'étendre l'objection de conscience aux services de santé. La question de la protection de la conscience est si fondamentale que je ne vois pas comment je pourrais jamais voter à nouveau pour cet homme. [...] Je vous accuse, Monsieur le Président, d'avoir trahi la philosophie de gauche, qui a commencé, ne l'oublions pas, comme une défense de la liberté de conscience. En tant que catholiques, nous devons être honnêtes et admettre que, depuis trois cents ans, la défense de la liberté de conscience n'était pas dans les premières préoccupations de notre sainte Mère Eglise. Mais, nous, catholiques, avons appris à embrasser l'idée que la contrainte de la conscience est une violation de la dignité humaine. C'est une leçon, Monsieur le Président, que vous et un trop grand nombre de vos collègues de gauche avez apparemment désappris". Dans un pays où le secteur privé est extrêmement développé, les hôpitaux catholiques sont au nombre de 562 sur tout le territoire, et ils soignent près de 90 millions de patients. C'est dire à quel point l'application de la loi incriminée concerne un pan non négligeable du système de soins américain.” C’est ici: Obama a-t-il perdu le vote des cathos de gauche?

     Un cas de figure qui risque de se multiplier dans les "démocraties postmodernes"