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Foi - Page 416

  • Chrétien et fier de l'être

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    D'Aymeric Pourbaix sur le site de France Catholique :

    La fierté d’être chrétien

    jeudi 15 avril 2021

    La rencontre de Léon le Grand et Attila
    Vatican

    « Reconnais, ô chrétien, ta dignité…  » Cet appel du pape saint Léon, au Ve siècle, retentit de manière particulière aujourd’hui, où l’Église semble ne pas se sortir d’une crise multiforme. Une crise dans laquelle les articles de foi et la morale commune semblent remis en cause, y compris de l’intérieur, et où l’Église subit ce diktat du monde moderne : faire repentance. De quoi ? De tout. Nos fautes, mais aussi notre histoire, ce que nous sommes, etc. Les affaires de pédophilie elles-mêmes, si elles sont à condamner sans réserve, doivent-elles ainsi être mises sans arrêt sur le devant de la scène, au point qu’on ne voit plus que ce mal, comme si toute l’Église en était suspecte… Au point aussi de désorienter bon nombre de catholiques.

    Lorsqu’il prononce son Sermon pour la nuit de Noël – première étape de la Rédemption opérée à Pâques –, ce grand pape, docteur de l’Église antique, ne vit pas non plus dans une époque paisible, même si la période des persécutions a pris fin. Il doit faire face au délitement du pouvoir impérial, lutter pour la survie de Rome – sa rencontre avec Attila est restée célèbre. Surtout, le Souverain pontife pèse de toute son autorité pour défendre l’orthodoxie de la doctrine, contre ceux qui nient la nature humaine du Christ et donc l’Incarnation.

    Aujourd’hui, les choses ont-elles tellement changé ? La foi en l’eucharistie, Dieu qui se fait homme, humble jusqu’à se proposer sous la forme de simples espèces comme le pain et le vin, n’est-elle pas malmenée, d’autant plus que les circonstances sanitaires en ont hélas éloigné une partie des fidèles ? Autre exemple : la croyance en la Résurrection ne constitue une certitude que pour une moitié des catholiques (Sondage CSA-Le Monde des religions de 2007). Ainsi, à ceux qui se plaignent que tout va de plus en plus mal, l’historien répond que «  tout a toujours très mal marché  ». C’est vrai également pour l’histoire de l’Église.

    Mais il n’est pas possible de s’y résoudre ! Aucune fatalité ne peut être invoquée, ni encore moins un quelconque sens de l’histoire dont la foi catholique et l’Église seraient de plus en plus absentes. Nulle part il est écrit que la foi dans le Saint-Sacrifice de la messe et dans la valeur éminente du sacerdoce sont à ranger parmi les accessoires de l’histoire, désormais inutiles.

    Un salut qui s’adresse à tous

    Il faut alors ré-entendre les mots du pape saint Léon, exhortant chacun à reprendre espoir par l’existence d’un Sauveur, à renouer avec l’espérance d’une délivrance du mal et du péché, par sa victoire sur la mort qui ouvre un passage. Et ce salut s’adresse à tous : «  Que le saint exulte, car il approche du triomphe ; que le pécheur se réjouisse, car il est convié au pardon ; que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie.  »

    Là réside l’éminente dignité du chrétien, sa fierté même : celle de savoir qu’il est sauvé et devenu «  participant de la nature divine  ». Nul orgueil en cela, car il sait que cette action est au-dessus de ses propres forces humaines. Mais une responsabilité au contraire : ne pas retourner, conclut saint Léon, à notre «  ancienne bassesse ».

  • Dernières nouvelles avant la fin du monde

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    De Rémy Mahoudeaux sur Boulevard Voltaire :

    Livre : Dernières nouvelles avant la fin du monde, de Natalia Trouiller

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    Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure[1]. Mais pas plus le lieu, la manière, la cause, le nombre et l’ des protagonistes, etc… Il nous a dit seulement qu’il nous faut veiller, être prêt, à chaque instant, en vue de ces évènements : notre , la Parousie et le jugement dernier. Mais nous ne savons pas.

    Nous pouvons certes nous livrer à des conjectures : le livre de Daniel, l’Apocalypse de Jean sont-ils des prophéties de la Parousie ? Les expérience de mort imminente sont-elles des révélations privées d’un au-delà (ou d’un haut-delà) entraperçu subrepticement en frôlant la mort  ? Et puis nous pouvons nourrir notre esprit de ce que d’autres ont imaginé : Les beaux arts, la  et le  rivalisent d’inventivité, que ce soit pour le jugement ou pour la fin du monde. Ou spéculer à gogo sur l’effectivité de la jurisprudence Polnareff (« On ira tous au Paradis »). Mais nous ne savons pas.

    Une vision double des fins dernières est prégnante dans le monde judéo-chrétien, c’est une antinomie : noce ou jugement ? La noce est celle du Messie, l’envoyé de Dieu. Il épouse l’Église pour les chrétiens, ou Israël pour les juifs. Le jugement est celui de nos vies et de l’amour que nous aurons pu y mettre[2]. Sauf que le « ou »  de cette alternative n’est ici pas nécessairement exclusif : le verdict du jugement est peut-être de nous exclure de la noce. Mais nous ne savons pas.

    Le récit imaginaire de Natalia Trouiller, Dernières nouvelles avant la fin du monde, publié chez Mame nous invite à croiser en cette situation quelques personnages attachants, émouvants : Jésus, Marie, des archanges et des anges facétieux, graves ou débordés, des hommes et des femmes et des enfants, qu’ils soient saints ou pécheurs. Il n’est pas question de divulgâcher ici son contenu (écrire ici son « intrigue » aurait de déplorables connotations), mais juste de dévoiler l’un des ingrédients : ce livre a une haute concentration en humour bienveillant. Il fait aussi réfléchir, méditer sur notre condition, notre foi, notre nature de pécheur, la Miséricorde dont nous avons tous besoin. Peut-être devrions nous espérer qu’il soit une prophétie sincère et fidèle. Mais nous ne savons pas.

    Par contre, pour ce qui est du plaisir et de l’intérêt qu’il y a à lire ce livre petit par la taille, mais riche de réflexions spirituelles, moi qui l’ai lu, je sais. Il ne tient qu’à vous de savoir aussi.

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    [1]     Mt 25,13

    [2]     Saint Jean de la Croix : Au soir de cette vie, vous serez jugés sur l’amour.

  • Six religieux massacrés par les soldats de la Révolution vont être béatifiés

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    De Michel Janva sur le Salon Beige :

    Béatification de moines martyrs de la Révolution à l’abbaye cistercienne de Casamari

    En janvier 1799, Naples est occupée par les Français, en avril de la même année, l’armée révolutionnaire subit plusieurs défaites contre l’Autriche et cette circonstance conduit les troupes françaises à se diriger vers le nord. Dans la retraite, les Français ont commis toutes sortes de ravages et de meurtres, s’en prenant particulièrement aux églises et aux monastères. Les soldats français étaient imprégnés d’idées révolutionnaires, contraires à l’Église et à la foi chrétienne. Le 13 mai 1799, après avoir saccagé l’abbaye de Montecassino, vingt soldats sont entrés dans l’abbaye de Casamari à la recherche d’objets précieux à piller.

    Les Serviteurs de Dieu ont résisté avec un courage héroïque pour défendre l’Eucharistie, les vases sacrés et les vêtements de la profanation. Ils ont été tués avec férocité avec des coups de sabre et de baïonnette.

    • Siméon Cardon est né à Cambrai, il a fait sa profession religieuse le 4 août 1782, au monastère bénédictin de la Congrégation de San Mauro à Saint-Faron de Meaux. Pendant la Révolution française, il s’oppose publiquement à la Constitution civile du clergé et, en 1795, il doit fuir la France, se réfugiant à l’abbaye de Casamari. En 1798, Après avoir été trésorier, il est devenu prieur de l’abbaye. Il s’est distingué pour sa sainteté de vie et surtout pour sa charité envers les malades. Il mourut le 14 mai 1799, après avoir été abattu par des soldats français.
    • Domenico Maria Zawrel, né en 1725 à Cadovio (aujourd’hui République tchèque), est d’abord devenu religieux dominicain. Se sentant attiré par la vie monastique, en 1776, il demanda à entrer à l’abbaye de Casamari, faisant sa profession religieuse le 6 juin 1777. Il était apprécié pour sa vie de prière et pour sa sagesse. Il a été tué dans la nuit du 13 mai 1799.
    • Albertino Maria Maisonade, né à Bordeaux. En 1792, il entra à l’abbaye de Casamari, où il fit sa simple profession le 20 novembre 1793, comme moine choriste. Le 13 mai 1799, il fut tué de deux coups de pistolet, alors qu’il priait avec Domenico Zawrel.
    • Zosimo Maria Brambat, né à Milan, entra à l’abbaye de Casamari en 1792. Il fut admis au noviciat en 1794 et, le 20 novembre 1795, fit sa simple profession. Après avoir été attaqué et mortellement blessé le 13 mai 1799, il mourut trois jours plus tard, le 16 mai 1799, alors qu’il se rendait à Boville Ernica (Frosinone, Italie), souhaitant recevoir les derniers sacrements.
    • Modeste Maria Burgen, originaire de Bourgogne, avait été trappiste à l’abbaye des Sept-Fonti, qu’il a dû abandonner après le début de la Révolution française. Entré dans l’abbaye de Casamari en janvier 1796 en tant que novice, il prononce de simples vœux monastiques le 9 janvier 1797. Le 13 mai 1799, il est tué par des soldats français.
    • Mathurin Marie Pitri, né à Fontainebleau, est arrivé en Italie enrôlé, contre son gré, dans l’armée française. À Veroli, il a été hospitalisé pour une maladie grave et là, il dit à Simeone Cardon sa volonté de devenir moine cistercien s’il était guéri. Après la maladie, caché dans la maison du curé de l’hôpital de Veroli qui l’a accompagné à l’abbaye de Casamari, il a été accueilli en janvier 1799. Il a été abattu le 13 mai 1799.

    Alors que la plupart des moines essayaient de se sauver, les Serviteurs de Dieu ont résisté avec un courage héroïque pour défendre l’Eucharistie, les vases sacrés et les ornements de la profanation. Ils ont été tués avec férocité avec des coups de sabre et de baïonnette.

  • "Jésus, splendeur de Dieu et salut du monde" : quand Mgr Léonard nous offre une synthèse lumineuse de la Révélation chrétienne

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    jesus-splendeur-de-dieu-et-salut-du-monde

    Jésus, splendeur de Dieu et salut du monde
     
    Mgr André Léonard nous offre une synthèse lumineuse et accessible de la Révélation chrétienne, de la création jusqu'à la Parousie et à ce que l'on peut esquisser des fins dernières, remarquablement bien expliquées ici.

    S'appuyant sur les catégories classiques du beau, du bien et du vrai, il nous montre comment Jésus les transfigure dans sa Gloire, son Drame et sa Vérité. En 222 courts paragraphes, nourris de citations bibliques et de la grande « Trilogie » de Hans Urs von Balthasar, il nous donne à contempler Jésus manifestant Dieu et sa Gloire, bataillant pour nous et nous enrôlant par l'Esprit contre le mal, révélant ainsi le vrai projet et la logique divine : apporter le salut à notre monde parce qu'il l'aime.

    L'Esprit Saint nous conduit au Fils qui nous révèle la grâce et la bonté d'un Père qui n'est qu'amour.

    L'auteur : Né en 1940, Mgr André Léonard est archevêque émérite de Malines-Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages de théologie ou de philosophie, qu'il a enseignée à l'université de Louvain. Il est une des voix les plus marquantes de l'Église catholique contemporaine.

    https://www.librairietequi.com/A-69803-jesus-splendeur-de-dieu-et-salut-du-monde.aspx

  • Les 94 ans de Benoît XVI

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Joyeux anniversaire Benoît XVI !

    BENEDICTUS XVI

    Mazur-catholicnews.org.uk-(CC BY-NC-SA 2.0)

    15/04/21

    Le pape émérite Benoît XVI fête ce vendredi 16 avril son 94e anniversaire. Une année éprouvante en raison de la pandémie, bien sûr, mais aussi de la perte de son frère, le père Gerog Ratzinger, dont il était proche.

    Une voix qui faiblit mais une lumière qui demeure. Benoît XVI fête ce vendredi 16 avril ses 94 ans. Une nouvelle année que le pape émérite a vécu depuis le monastère Mater Ecclesiae, au cœur du Vatican, où il réside depuis sa renonciation en 2013. Une année de prière, de contemplation mais aussi douloureuse, notamment avec la perte de son frère, le père Georg Ratzinger.

    Son déplacement en Allemagne, dans la ville de Ratisbonne, le 18 janvier 2020 afin de se rendre au chevet de son frère Georg, 96 ans, gravement malade, aura d’ailleurs surpris tout le monde. Trop affaibli, le pape émérite ne se rend pas à l’enterrement mais suit la messe via internet. Il demande par ailleurs à son secrétaire particulier de le représenter et de lire la lettre d’adieu à son frère lors de la célébration. « Béni sois-tu, cher Georg, pour tout ce que tu as fait, souffert et m’as donné ! », lit alors Mgr Gänswein.

    Par-delà les épreuves et les difficultés Benoît XVI, même au soir de sa vie, ne cesse d’offrir un bouleversant témoignage de foi. Lors de leur visite au pape émérite samedi 28 novembre au monastère Mater Ecclesiae, là où vit Benoît XVI, onze des treize nouveaux cardinaux présents ont été touchés par sa lumière et sa douceur. « Voir ce pasteur, cet homme, sur qui les années pèsent lourdement, mais en même temps lucide et souriant et avec le désir de communiquer l’expérience qu’il fait de l’Esprit, nous a beaucoup encouragés », a indiqué le cardinal maltais Mario Grech, présent lors de la visite, dans un entretien à Vatican News. « Il a essayé de nous encourager à aller de l’avant dans l’aventure avec le Seigneur ».

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  • Un symposium sur le sacerdoce revisité à la sauce synodale

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Le cardinal Marc Ouellet prépare un symposium sur le sacerdoce revisité à la sauce synodale

    Synodalité, nouvelle approche des vocations au sein du « peuple de Dieu », réflexion sur le rôle des femmes dans l’Eglise et sur le célibat sacerdotal : lors d’un symposium sur le sacerdoce et les vocations à venir en février prochain au Vatican, aucun débat ne sera exclu. Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, car ce que l’on sait de cet événement organisé par le cardinal Marc Ouellet, l’actuel préfet de la Congrégation pour les évêques, c’est qu’il entend revisiter la théologie du sacerdoce à l’aune de Vatican II, non sans s’appesantir sur le fameux « sacerdoce des baptisés » et la complémentarité des vocations dont le mariage ferait partie. Le tout en présence de plusieurs cardinaux et culminant dans un « envoi en mission » assuré par le pape François lui-même.
     
    Le cardinal Marc Ouellet, qui semble devoir être remplacé à la tête de la Congrégation pour les évêques d’ici au mois de juin, n’en est pas moins très proche du pape, et il restera, on le comprend, à un poste clef du dispositif actuellement déployé à Rome en vue d’un renouveau généralisé, et qui pourrait bien culminer à l’automne 2022 avec le synode des évêques sur la synodalité. Ces réformes que tout annonce (en particulier le synode pour les jeunes qui avait pour leitmotiv incongru cette même « synodalité », et le synode pan-amazonien) font l’objet de travaux convergents.
     
    Le Symposium pour une théologie fondamentale du sacerdoce a été présenté lundi à la Salle de Presse du Vatican par le cardinal Ouellet et il vise notamment à examiner la relation entre le sacerdoce ordonné et le sacerdoce des fidèles, comme l’indique Michael Haynes dans un article de LifeSiteNews dont je vais m’inspirer assez largement en traduisant librement plusieurs passages de ses propos.
     
  • Il y a deux ans, Notre-Dame...

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    Notre dame de paris images libres de droit, photos de Notre dame de paris |  Depositphotos

    L'éditorial de Guillaume Goubert sur le site du journal La Croix :

    Notre-Dame de Paris, notre cœur

    Deux ans après le drame, l’intérêt pour Notre-Dame de Paris continue de surprendre tous ceux qui œuvrent à sa restauration.

    Deux ans après, le mystère demeure. Comment un pays sécularisé comme le nôtre a-t-il pu être si profondément touché par l’incendie qui a frappé la cathédrale de Paris ? D’une certaine façon, la question se pose aujourd’hui avec plus d’acuité encore. Car les images de Notre-Dame en feu sidéraient et bouleversaient dans l’instant même. On aurait pu parier que la marée de l’émotion connaîtrait tôt ou tard son reflux. Tel n’a pas été le cas. Deux ans après, l’immense chantier de l’île de la Cité bénéficie toujours d’une très vive attention. Comment cela peut-il s’expliquer ?

    Le chantier, sans aucun doute, est passionnant et même fascinant. On a tremblé encore longtemps après la nuit terrible du 15 avril 2019. Il a fallu des mois de labeur pour conjurer les risques d’effondrement du grand vaisseau gothique puis pour démanteler la masse tordue par les flammes de l’échafaudage situé à la croisée du transept. Pour mener à bien cette tâche, des trésors d’habileté ont été déployés par les ouvriers cordistes ou par les ingénieurs en restauration. Les cintres de bois déployés pour soutenir provisoirement la voûte sont si beaux qu’on les regrettera sans doute le jour où ils seront démontés.

    Cela, pour autant, ne dit pas tout de la ferveur qui entoure Notre-Dame. En la voyant vaciller dans les flammes, les Français de toutes convictions ont senti remuer au fond d’eux-mêmes quelque chose d’unique venu du plus loin de notre histoire. « Un monde qui n’avait qu’à moitié disparu et dont on ressentait encore, au loin, les pulsations du cœur secret », selon l’écrivain François Sureau dans un texte donné à La Croix le lendemain du drame. C’est ce cœur qui est en train, jour après jour, de renaître et qu’il appartiendra aux catholiques, le jour venu, d’ouvrir tout grand à leurs contemporains.

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  • Le pape critique ces catholiques qui veulent réformer l'Eglise mais qui ne prient pas

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    De Famille Chrétienne :

    Le pape critique ceux qui veulent réformer l'Église mais ne prient pas

  • Le schisme en Allemagne ? En fait, il a déjà commencé !

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    De Franca Giansoldati sur le site du Messaggero :

    Cardinal Brandmuller : "Ils veulent le sacerdoce féminin, le schisme en Allemagne a déjà commencé".

    4 avril 2021

    "Le schisme en Allemagne ? En fait, il a déjà commencé. Techniquement, on peut parler de schisme lorsqu'un processus est en cours qui conduit au détachement de la communion hiérarchique, du Pape". Le cardinal Walter Brandmuller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, grand connaisseur de la dynamique de l'Église, a peu de doutes sur ce qui se passe. "Le schisme, en termes simples, est le refus de la communion hiérarchique à l'évêque ou au pape, quelque chose qui se passe sous nos yeux, il suffit de voir même les déclarations ou les prises de position de nombreux évêques allemands".

    Depuis longtemps, des appels ont été lancés en faveur de réformes substantielles, par exemple sur le front du célibat des prêtres, de l'ordination des femmes et aussi, dernièrement, de la bénédiction des couples homosexuels...

    " La demande la plus pressante de ces réformes vient avant tout des responsables du catholicisme organisé, des mouvements, du Comité central des catholiques allemands, qui dépendent alors pour la grande majorité des structures ecclésiastiques car, ne l'oublions pas, l'Église catholique est le deuxième employeur après l'État en Allemagne. Pour en revenir au schisme, il faut faire attention à ne pas confondre deux aspects, le schisme et la dissension sur le plan doctrinal par rapport à la doctrine, car dans ce cas nous avons affaire à une hérésie. Dans le cas de l'Allemagne, nous avons ces deux aspects".

    Peut-être que ce n'est qu'une phase de crise passagère.....

    "La situation en Allemagne est à mon avis compromise car non seulement il y a un refus de la communion hiérarchique, mais il y a aussi des dissensions au niveau du magistère. Il peut parfois y avoir des désaccords qui n'impliquent pas nécessairement un schisme. Ce cas, cependant, est entièrement nouveau et, à mon avis, inquiétant".

    La distance avec Rome pourrait-elle être encore amplifiée ?

    "Comme je l'ai dit : dans ce cas, nous avons également un désaccord au niveau dogmatique sur les vérités de la foi. Ce qui implique le crime d'hérésie. Ce qui se passe en Allemagne est à la fois un schisme et une hérésie du point de vue dogmatique".

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  • Pourquoi l'Eglise ne peut pas autoriser la bénédiction des unions homosexuelles

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    Du père Xavier Dijon s.J. dans la Libre :

    L'Église doit-elle bénir les unions homosexuelles? Non, pour Xavier Dijon, prêtre jésuite et auteur de "La Raison du corps" aux éditions Bruylant.

    "L’Église considère que l’union homosexuelle n’est pas en tant que telle un chemin de sainteté. Mais attention, cela ne veut pas dire que les personnes homosexuelles ne peuvent pas devenir saintes : un homosexuel qui soigne son compagnon malade durant des mois est plus saint que moi."

    Le 15 mars dernier, la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), qui a pour mission, à Rome, de "protéger et promouvoir la foi catholique", publiait une note rappelant ce qui fut toujours la position de l’Église : elle ne bénit pas d’unions homosexuelles car elles ne sont pas "ordonnées au dessein" de Dieu, au contraire "de l’union d’un homme et d’une femme, ouverte en soi à la transmission de la vie". Comment pouvez-vous nous aider à comprendre la position du Vatican ?

    Une bénédiction est un acte qui engage l’Église, car elle donne à travers lui un signe de la grâce de Dieu. L’Église bénit donc des réalités qui sont bonnes : le repas, ou une maison par exemple. Dans la mesure où l’union homosexuelle - au jugement de l’Église et indépendamment des intentions subjectives des deux partenaires - ne correspond pas au plan de Dieu qui a créé l’être humain homme et femme, il est difficile de bénir cette réalité-là. Mais attention, on peut certainement bénir une personne homosexuelle, et le refus de la bénédiction de l’union comme telle n’est en rien un jugement porté sur ces personnes.

    Les personnes homosexuelles n’ont pas choisi leur homosexualité. Tout en disant que l’Église ne les marie pas, ne peut-elle pas, au moins, bénir leur union en reconnaissant que celle-ci peut être un chemin de bonheur et de sainteté ?

    La sainteté n’est pas seulement une affaire de bonnes intentions subjectives, et il y a selon l’Église une contradiction objective entre l’union homosexuelle et ce que Dieu révèle de lui-même et de nous dans la Bible. Cela ne veut pas dire que les personnes homosexuelles ne peuvent pas devenir saintes, mais que leur union n’est pas en tant que telle un chemin de sainteté.

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  • La 12e Veillée de prière pour la Vie ce lundi sur KTO

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    La 12e Veillée de prière pour la Vie ce lundi sur KTO

    10/04/2021

    La Veillée de prière pour la Vie en présence des évêques d'Île-de-France a lieu ce lundi 12 avril, à 19h30. En raison de la crise sanitaire, l'événement, se tiendra à huis-clos. Il sera retransmis sur KTO, YouTube et Facebook.

    Les évêques d'Île-de-France se rassemblent à l'église Saint-Sulpice ce lundi 12 avril pour la Veillée de prière pour la Vie. Au-delà des moments propices à la prière, quatre personnes viendront témoigner de leur expérience de la crise sanitaire. Leur témoignage est suivi d'une adoration, d'une prière des évêques et d'une prière d’intercession et d’engagement. La veillée est commentée par Philippine de Saint Pierre.

    La Veillée de prière pour la Vie n'avait pas eu lieu l'an passé en raison du premier confinement. Cette année, le contexte sanitaire ne permet toujours pas aux fidèles d'y assister. Cependant, il est possible de déposer en ligne une intention de prière via ce formulaire.