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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 104

  • France : un miracle impressionnant ouvre la voie à la canonisation du Père Jerzy Popieluszko

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    Jerzy Popiełuszko.jpgC'est ce samedi 20 septembre 2014, lors d’une messe célébrée au monastère de l’Annonciade à Thiais, que Mgr Santier , évêque de Creteil, annonce l’ouverture de l’enquête pour la canonisation du père Popieluszko. Lu sur « aleteia » :

    "On est toujours trop petit pour une telle grâce. Devant le passage de Dieu,  on se sent tout petit", confie Mgr Michel Santier, au micro de Cyprien Viet, de Radio Vatican. L'évêque de Créteil ne cache pas son émotion face à cette étonnante aventure spirituelle (lire notre article à ce sujet), lui qui avait justement confié son diocèse à l’intercession du martyr polonais lors d’un voyage en Pologne, un an avant cette guérison, le 14 septembre 2012.

    Ce samedi, lors d’une messe célébrée au monastère de l’Annonciade à Thiais, dans le département français du Val-de-Marne, l’évêque de Créteil annonce donc officiellement que la Congrégation pour la cause des saints a ouvert la procédure de canonisation du Père Jerzy Popieluszko. Le monde entier se souvient de ce prêtre polonais, torturé et tué par la police politique polonaise en 1984. Il était alors devenu l’icône de la résistance polonaise au régime communiste.

    Le Père Jerzy Popieluszko avait été béatifié en 2010 lors d’une cérémonie organisée à Varsovie, à laquelle avait assisté sa mère, décédée depuis. " Il est déjà béatifié, mais il n'y a pas eu besoin de miracle puisqu'il est martyr", explique Mgr Santier. Mais il n'en va pas de même pour la canonisation. Et c’est justement une guérison aussi étonnante que soudaine, qui pourrait bien être reconnue comme le miracle initiant la procédure.

    "La guérison s'est passée dans le diocèse, à l'hôpital Albert-Chenevier,raconte l'évêque de Créteil. La personne présumée guérie souffrait d'un cancer. Les médecins avaient décidé d'arrêter le traitement, et avaient dit à son épouse que c'était la fin. Elle avait déjà pris contact avec les pompes funèbres." Mais une soeur polonaise de l'aumônerie de l'hôpital l'a convaincue de faire appel à un prêtre. "Le père Bernard Brien, qui venait tout juste d’être ordonné prêtre en « vocation tardive » était né le même jour que le martyr polonais, le 14 septembre 1947. Il lui a donné le sacrement des malades, et a terminé en sortant une image du père Popieluzko. Il a prié, il s'est adressé au Seigneur en disant "aujourd'hui c'est notre anniversaire. Il faut que tu fasses quelque chose, c'est le moment d'intervenir." L'épouse que j'ai reçu m'a dit qu'aussitôt après, il avait ouvert les yeux. Le lendemain, la soeur est venue le visiter ; elle a vu qu'il n'était pas dans son lit, et a cru qu'il était décédé. Puis elle a vu qu'il était débout et qu'il marchait. Le rapport des médecins a constaté qu'il n'y avait plus de cellules cancéreuses."

    Il revient donc à l’ordinaire du lieu, en l’occurrence l’évêque de Créteil, d’annoncer officiellement l’ouverture de l’enquête pour la canonisation du père Popieluszko. " La soeur polonaise était très heureuse, c'est elle qui a prévenu Varsovie, se souvient Mgr Santier. A la demande du cardinal Nisz, archevêque de Varsovie, qui a prévenu la congrégation des saints, nous allons ouvrir cette enquête ce samedi, en vue de la reconnaissance d'une guérison miraculeuse mais présumée, C'est la cause des saints qui instruira et la présentera au Pape, qui en définitive prend la décision. Après, si cette guérison est reconnue, cela initiera le processus de canonisation du père Popieluszko."

    Ref. Un miracle dans le Val-de-Marne ouvre la voie à la canonisation du Père Jerzy Popieluszko

    JPSC

  • Chrétiens d’Orient : le témoignage du Père Rachid

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    Vu sur le « Salon Beige »

    Alors que la guerre en Syrie et l'avancée des djihadistes de l'Etat islamique menacent la sécurité du Liban, le père Rachid, prêtre à Beyrouth depuis 20 ans, fait part de ses inquiétudes sur la situation des chrétiens d'Orient.

     JPSC

  • Irak – La leçon de Ninive

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    Le combat mené par les islamistes est aussi culturel, et appelle une réaction tant en Orient qu’en Europe. D’ Aymeric Pourbaix, cet éditorial dans « Famille chrétienne » :

    Dans les écoles de Mossoul et de la plaine de Ninive, il est désormais impossible de porter un prénom chrétien. Ordre des djihadistes de l’État islamique, rapporté par l’agence Fides, qui montre bien la dimension culturelle de la terreur imposée à ce pays : c’est la mort programmée d’une civilisation, celle de la Bible, peu à peu gommée du paysage qui l’a vu naître. Et emportant avec elle la culture dans son ensemble, puisque les cours de philosophie ont également été supprimés, faute de se référer directement à Dieu.
    C’est dire combien l’action militaire engagée par la coalition internationale pour détruire le Califat islamique, si elle est nécessaire, ne suffira pas. Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman, a donc raison lorsqu’il parle de « guerre culturelle » à mener contre l’islamisme, qu’il condamne d’ailleurs sans appel. Mais il faut aller plus loin et analyser les racines de cette nouvelle menace. Sur ce point précis, le courage intellectuel et la liberté d’expression – ceux du prophète Jonas à Ninive – sont plus que jamais nécessaires pour discuter des idées, sans pour autant stigmatiser tous les musulmans. Est-il raisonnable de considérer, comme le fait Obama, que ces terroristes n’ont rien à voir avec l’islam, quand bien même ils s’en réclament, et font diffuser dans les rues de Mossoul des conférences sur le « bon islam » ? Dans sa conférence de Ratisbonne en 2006, Benoît XVI avait eu l’audace de poser la question du rapport ambigu entre islam et violence. On se souvient de la vague d’indignations et de violences qui s’étaient ensuivies… Aujourd’hui, cette question et d’autres sont plus que jamais d’actualité : pourquoi le nécessaire alliage entre foi et raison, et leur « purification » mutuelle (encyclique Foi et raison, Jean-Paul II, 1998) ne fonctionne-t-il pas dans la religion musulmane ? Pourquoi l’islam est-il également ce carcan politique et social qui interdit de changer de religion dans la plupart des pays musulmans, si ce n’est dans tous ? D’autre part, en France, il ne faut pas se cacher non plus le vide existentiel et familial, qui explique que 930 jeunes français soient partis se battre en Syrie et en Irak. Comment ne pas relier ce triste record avec l’apostasie de la foi chrétienne dont nous souffrons depuis deux cents ans, et qui laisse la place aux idéologies les plus folles ? Dans les semaines qui viennent, le pape François aura au moins deux occasions de rap­peler à l’Europe qu’elle est chrétienne : son voyage dans l’ex-pays communiste qu’est l’Albanie le 21 septembre, puis son discours au Parlement européen le 25 novembre. Ce dont l’Europe a le plus besoin aujourd’hui, c’est d’un nouveau Jonas, prêchant la conversion à la ville païenne de Ninive. Alors le martyre des chrétiens d’Irak n’aura pas été vain…

    Ref. Irak – La leçon de Ninive

    JPSC 

  • L'impunité pour la haine anti-chrétienne

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    Ce qu'on peut lire sur Le Monde aujourd'hui :

    Dégradation d'une cloche de Notre-Dame de Paris : les Femen relaxées

    Le 12 février 2013, des membres des Femen ont pénétré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris pour célébrer la renonciation de Benoît XVI et le vote de la loi sur le mariage pour tous. 

    Poursuivies pour avoir dégradé une cloche de Notre-Dame de Paris, neuf membres du groupe féministe Femen ont été relaxées mercredi 10 septembre par le tribunal correctionnel de Paris. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments pour imputer les dégradations aux Femen.

    Le 12 février 2013, les Femen avaient fêté à leur manière le renoncement du pape Benoît XVI. Incognito dans le flot des touristes, elles étaient entrées dans l'édifice avant de tomber le manteau pour se jucher sur le socle de trois cloches, exposées provisoirement dans la nef à l'occasion du jubilé des 850 ans de Notre-Dame de Paris.

    Exhibant leurs seins comme à chacune de leurs actions, les Femen avaient crié « Pope no more ! » (« Plus de pape ! »), en faisant tinter les cloches avec des morceaux de bois. La police avait constaté sur procès-verbal des éclats de plus d'un centimètre sur le dessus de la cloche Marcel, recouvert de feuilles d'or.

    Lors du procès, les Femen ont contesté être à l'origine du dommage, arguant qu'elles avaient pris soin de recouvrir leurs bâtons de feutrine.

    Pas suffisamment, selon l'avocat du recteur de Notre-Dame, pour qui la protection était mal attachée, si bien que la cloche a été frappée à « bâton nu ». Le parquet avait requis une amende de 1 500 euros contre chacune des neuf jeunes femmes.

    « NOUS TROUVERONS UN MOYEN DE NOUS REVOIR »

    Sur Facebook, les Femen se sont réjouies de l'issue de cette « mascarade qui dure depuis plus d'un an déjà aux frais du contribuable ». Avant d'ajouter, provocatrices comme à leur habitude :

    « Il ne nous reste qu'un seul regret, celui de voir se finir ici cette relation si chaleureuse que nous avions nouée avec Notre-Dame depuis lors, mais nous sommes certaines que nous trouverons un moyen de nous revoir… »

    Trois surveillants de la cathédrale ont quant à eux été condamnés à des amendes de 300 euros, 500 euros et 1 000 euros avec sursis pour des violences commises sur trois militantes lors de leur expulsion de l'édifice.

  • Malines, 27 septembre : manifestation contre les persécutions des chrétiens

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    http://www.stopchristenvervolging.be/

  • Contexte tendu pour le prochain voyage du pape en Asie en janvier 2015

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    Lu sur Eglises d'Asie (EDA)

    image_mini.jpgLa visite du pape François en janvier prochain s’inscrit dans un contexte tendu

    Après la visite que le pape François a effectuée en Corée du Sud le mois dernier, le programme de son prochain déplacement en Asie se précise. Le pape partira de Rome le 13 janvier prochain pour Colombo, au Sri Lanka, où il passera deux jours, avant de poursuivre son voyage aux Philippines, où il atterrira le 15 janvier et passera quatre jours.

    Les grandes lignes du programme de la visite au Sri Lanka ont été rendues publiques fin août. Le pape François atterrira à l’aéroport international de Colombo à 9h du matin, le 13 janvier, et se rendra à l’archevêché de la ville, où il sera accueilli par le cardinal Malcolm Ranjith, archevêque du lieu, et où il rencontrera l’ensemble des évêques de l’Eglise du Sri Lanka. Après un déjeuner sur place, il sera reçu au palais présidentiel par Mahinda Rajapaksa et poursuivra par une rencontre avec des responsables des autres religions présentes dans le pays. Le lendemain, le pape devrait célébrer une messe sur Galle Face Greens, immense esplanade située en front de mer au centre de Colombo, avant de partir pour le sanctuaire marial de Notre-Dame de Madhu, 300 km plus au nord, dans le diocèse de Mannar.

    Au-delà du strict énoncé du programme officiel, cette visite – la première d’un pape dans le pays depuis la venue de Jean-Paul II en janvier 1995 – s’inscrit dans un contexte tendu. Dès que ce projet de voyage a commencé à être rapporté dans la presse, les mouvements radicaux et ultranationalistes animés par des moines bouddhistes cinghalais ont fait connaître leur hostilité à la perspective de la visite papale. Le plus célèbre d’entre eux est Galagoda Atte Gnanasara, leader de Bodu Bala San (BBS, Force bouddhiste), organisation de moines bouddhistes fondée en 2012 et connue pour la virulence de ses prêches haineux à l’encontre des minorités religieuses du pays. Par voie de communiqué, Galagoda Atte Gnanasara a déclaré : « Le pape François devra présenter des excuses aux bouddhistes pour les atrocités commises par les gouvernements coloniaux chrétiens en Asie du Sud. J’attends de voir ce que le pape va dire au sujet des crimes qui ont été commis ici. » (Entre 1505 et 1948, le Sri Lanka a été sous domination portugaise, hollandaise puis britannique.)

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  • L'éradication du christianisme en Occident va bon train

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    Du Père Daniel-Ange (source)

    Non à l’extermination des chrétiens au Proche Orient - Oui à leur disparition en Occident : hypocrisie ? Double jeu ? Incohérence.

    Dans (un) précédent article, je mettais en parallèle la violence des djihadistes du Levant et celle des extrémistes d’Occident, ces derniers provoquant les premiers. Je veux rajouter ici une autre forme d’intolérance occidentale : celle d’une christianophobie agressive visant l’éradication ni plus ni moins de la culture et des valeurs chrétiennes, qui pourtant a été la matrice de cette civilisation occidentale, en voie rapide de disparition. Lente œuvre de sape, la foi chrétienne est tournée en dérision, ridiculisée, objet de sarcasme et d’ironie et même comme prostituée dans nombre de pubs commerciales. Ou encore blasphémée au cinéma, théâtre, musées ou expos. [1]

    Campagnes de dérision qui finissent par imprégner l’opinion dite publique jusqu’à complexer enfants et jeunes qui n’osent même plus s’avouer chrétiens (surtout pas cathos !) sous peine d’être objet de rigolade et de quolibets (ceci dans leur propre école, même officiellement catholique) ou pire, pénalisés aux examens. Et voilà ton môme chrétien traité de crétin.

    Types de campagnes ayant des précédents sinistres : celles des nazis préparant les pogroms des Juifs, ou du régime Mao préparant les atrocités de la « révolution culturelle ».

    En attendant, tout signe ou symbole explicitement chrétien est peu à peu évacué dans l’espace public : crèches détruites, calvaires rasés (jusque sur nos sommets alpestres), statues brisées ou tableaux religieux enlevés. [2]

    Dans certains quartiers, tout sigle simplement évoquant la croix y devient intolérable (pharmacies, montres suisses) comme pour telle hôtesse de l’air de British Airways pendant l’escale à Ryad ou Dubaï. Un innocent signe de croix par une enfant devient suspect [3]. Pas à Qaraqosh : à Narbonne ! Sans parler des fêtes chrétiennes supprimées ou re-baptisées (Toussaint : Halloween, Noël : fête du solstice Pas à Tirana en 1970 (où Noël était la. .. fête de l’électricité), à Oxford en 2010 (Winterlight feast)..

    Mais aussi cette fête hebdomadaire qu’est le Dimanche qu’il faut dé-chômer, banaliser, si ce n’est débaptiser (jour du Seigneur) certains veulent, comme au Quebec, supprimer le mot saint, désignant tant de cités et villages. Pas à S. Petersbourg, mais bientôt à S. Flour ?

    Corps des adorateurs profanés. Corps du Seigneur sacrilégié

    Mais il y a pire : les corps ou squelettes des baptisés déterrés de leur tombes plus nombreuses encore que les juives ou musulmanes. Et surtout nos églises et chapelles mises à sac, parfois incendiées, aux trésors dilapidés, mis en vente sur la toile ou sur un marché.

    Et dans les églises est visé en tout premier, ce qui est le trésor par excellence, entre tous, le cœur de notre cœur : le très saint Corps de Notre Seigneur Jésus, en personne, sans doute pour des « messes » sataniques. Pas à Homs ou Alep : à Toulon et Evry. [4]

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  • François Fillon : «Il faut une puissante réponse militaire en Irak»

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    L’ancien premier ministre français, au « Figaro », sans langue de bois :

     « LE FIGARO - Que faire pour lutter contre les exactions des djihadistes en Irak?

    François FILLON - On ne peut répondre que par la force au danger et à la menace que représentent ces djihadistes, organisés, suréquipés. Il y a des milliers d'apprentis terroristes étrangers qui se sont engouffrés dans leur combat fanatique. On ne peut pas les laisser faire et ignorer leur crime, non! Barbarie, cynisme, violences inouïes… C'est une sorte de fascisme intégriste où tout opposant mérite la mort. Sans parler de l'esclavage ou de la traite des femmes… À cinq heures de vol de Paris, on vend des femmes sur le marché et on s'en vante! On assassine des enfants, des vieillards, des handicapés… C'est une question de civilisation. C'est l'humanité qui est interpellée par cette violence radicale. J'appelle donc à la force et à une réponse militaire puissante! Le président Obama a raison quand il dit qu'il faut éradiquer l'État islamique, car c'est l'alerte rouge en Irak. Cette menace pèse désormais sur le monde entier.

    Comment s'engager concrètement?

    Il y a trois urgences pour l'Irak. La première est humanitaire. Les réfugiés que j'ai rencontrés vivent dans des conditions épouvantables. Ils ne sont pas dans des camps mais dans les rues, les parcs, les églises, là où ils peuvent. Il fait actuellement 50° à l'ombre mais il va bientôt faire très froid, car cela va durer un certain temps. Je demande donc la réunion d'une conférence des pays donateurs pour organiser une aide immédiate en matière de logement, de santé et de scolarisation. Je suis choqué de constater l'inaction de l'Europe qui réagit d'ordinaire très rapidement à ce genre de drame.

    Sur le plan militaire?

    Il faut constituer sous l'égide de l'ONU une coalition internationale qui soit en mesure d'intervenir, y compris sur le terrain. La proposition de François Hollande de réunir une conférence internationale sur la question irakienne est une bonne idée. Je la soutiens à fond, à condition de déboucher sur l'implication dans le conflit des pays de la région comme la Turquie, l'Iran et les pays du Golfe, car il y a des interrogations sur qui aide et finance l'État islamique. Et pourquoi la plupart des combattants islamistes arrivent par la Turquie…

    Quelle est votre troisième urgence?

    Le gouvernement français doit se porter juridiquement devant la Cour de justice internationale, contre les auteurs de ces crimes et contre les dirigeants des États qui les soutiennent et les financent.

    La France en fait-elle assez?

    Il faut reconnaître que la France s'est engagée. Les livraisons d'armes ont commencé. J'ai rencontré les responsables militaires kurdes qui sont élogieux à cet égard, même si cela ne va pas assez vite. Ma démarche n'est pas partisane. Dans cette crise irakienne, la politique française va dans le bon sens, même si elle n'est pas assez puissante. Le président de la République devrait prendre des initiatives plus visibles pour entraîner les Européens.

    Voyez-vous des risques de répercussions en France?

    Si on ne stoppe pas l'État islamique aux portes du Kurdistan, le combat sera demain à Istanbul, Francfort, Paris, Londres… Il faut éviter la contagion et être absolument intransigeant en «criminalisant» toute participation à ce djihad pour que des citoyens français ou des personnes qui vivent sur notre territoire et qui manifestent d'une manière ou d'une autre un soutien à cette guerre puissent être pénalement responsables, condamnés, expulsés s'ils ne sont pas de nationalité française.

     Pourquoi êtes-vous parti là-bas?

     J'ai évoqué l'urgence humanitaire et militaire, mais il y a au cœur de cette question celle des chrétiens d'Orient. Leur extinction est désormais possible. La France a un rôle spécifique dans ce domaine que l'histoire lui a confié. J'estime donc nécessaire de mettre la lumière du projecteur sur eux. »

    Réf. François Fillon : «Il faut une puissante réponse militaire en Irak»

    Merci à Jean-Marie guénois pour cette interview. Enfin un catholique concret, politiquement engagé sans langue de buis dans cette odieuse affaire où, après tant d'autres,  le pape lui-même a vidé l’eau de quelques bénitiers; ce qui est peut-être, après tout, son rôle. JPSC

  • La géopolitique du pape François est-elle efficace ?

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    Alors que les jihadistes de l’État islamique (EI) en Irak ont revendiqué hier  soir l’exécution par décapitation d’un second journaliste américain, Steven Sotloff, 31 ans, se pose toujours, irrésolue, la question de savoir comment stopper efficacemment l’agresseur injuste. A ce propos, sur le blog « Chiesa », Sandro Magister commente la « ligne » sur laquelle s’est positionné le pape François (extraits), au titre de son rôle moral sur la scène mondiale (extraits) :

    «  (…) Lorsqu’il y a des affrontements en un lieu donné, le pape François évite toujours soigneusement de prendre publiquement parti contre l'un ou l'autre des adversaires, surtout si certains d’entre eux sont musulmans, même si cela implique pour lui de ne pas manifester sa solidarité avec des victimes chrétiennes persécutées en raison de leur foi, qu’il s’agisse de la Pakistanaise Asia Bibi ou de la Soudanaise Meriam, ou encore des lycéennes nigérianes qui ont été enlevées par Boko Haram.

    De même la diplomatie de François supporte les camouflets sans rien dire, dans l’espoir de succès futurs. Lorsque le pape est arrivé en Corée du Sud, le 14 août dernier, la Corée du Nord s’est moquée de lui en procédant à trois tirs de missiles à titre de démonstration et en annulant pour sa part l’envoi de quelque délégation que ce soit.

    En ce qui concerne la Chine, le Vatican a enregistré comme un point positif le fait que Pékin ait, pour la première fois, donné l’autorisation de survoler son territoire national à un pape, en faisant parvenir à celui-ci, à cette occasion, des messages de courtoisie.

    Cependant il y a beaucoup plus de points négatifs. Les autorités de Pékin n’ont accordé qu’à un tout petit nombre de catholiques la permission de se rendre en Corée afin qu’ils puissent saluer François. Elles ont rappelé sur le territoire national les prêtres chinois qui résident en Corée. Mais, surtout, elles n’ont donné aucun signe indiquant qu’elles allaient ralentir la répression exercée contre le catholicisme en Chine, où le numéro un de la hiérarchie en communion avec Rome, l’évêque de Shanghai Thaddeus Ma Daqin, est en résidence surveillée depuis le jour de sa nomination et où un très grand nombre d’autres évêques et de prêtres sont emprisonnés ou portés disparus.

    Quant au combatif cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong, les autorités vaticanes lui ont imposé de garder le silence afin de "laisser la diplomatie travailler". Depuis que François est devenu pape, la commission chargée de la Chine, que Benoît XVI avait instituée en 2007 et dont Zen est l’homme fort, n’a plus été convoquée. Le cardinal envoie régulièrement au pape des lettres d'information dont il dit tristement : "J’espère qu’il les lit".

    Cependant il y a un niveau de tolérance au delà duquel le pape François lui-même admet l'utilisation de la force. Et c’est ce qui se passe dans le cas du califat islamique récemment créé en Irak et en Syrie (…).

    Le pape François ne s’est pas tout de suite exposé personnellement à propos de cette question.

    Il a laissé s’exprimer les premiers les évêques irakiens, qui ont demandé de manière unanime une intervention militaire massive.

     Au Vatican il a laissé le conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, présidé par le cardinal Jean-Louis Tauran, publier un acte d'accusation terrible et circonstancié contre le califat islamique, et exiger du monde musulman une même netteté dans le jugement. (…)

    Lorsqu’il est revenu de Corée, il a été jusqu’à déclarer qu’il était prêt à se rendre lui aussi en Irak, au cœur de cette "troisième guerre mondiale" qu’il voit menée ici ou là "par morceaux" et avec des "niveaux de cruauté effrayants", parce que "stopper l'agresseur injuste" est non seulement licite mais nécessaire.

    En somme : une armée pour faire la paix. Mais, jusqu’à présent, la réponse des gouvernements et de l'ONU à cet appel lancé par le pape a été faible, pour ne pas dire inexistante. »

    Ref. Une armée pour faire la paix. La géopolitique de François

    C’est bien ce que l’on avait déjà cru comprendre : l’ « ultima ratio » du pape en matière de guerre injuste est de faire appel à l’ONU et à ses « casques bleus ».  JPSC

  • Mgr Oscar Romero, une cause de béatification mouvementée

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    Romero.jpgLe 18 août, le pape François a affirmé qu’il n’y avait plus d’obstacle « idéologique » au processus de cause de béatification de Mgr Oscar Romero. L’archevêque de San Salvador (Salvador) a été assassiné en pleine messe en 1980. Pour mieux comprendre où en est le dossier, l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » a interrogé le Père Alberto Royo Mejía, canoniste et spécialiste de la cause des saints, implanté dans le diocèse de Getafe (Espagne) :

    "Le pape François a rappelé le 18 août que la cause de béatification de Mgr Oscar Romero avait été jusqu’à présent « bloquée par prudence à la Congrégation pour la doctrine de la foi ». Quelles étaient les difficultés de ce dossier ?

    La première était de déterminer qui avait assassiné Mgr Romero. En effet, depuis 1980 jusqu’à très récemment, aucune enquête sérieuse n’avait été faite sur le sujet. On n’a appris le nom de l’assassin que trente et un ans après les faits !

    Ainsi, quand a été présentée la cause de béatification de Mgr Romero au Saint-Siège en 1994, il n’y avait toujours pas eu d’enquête sérieuse sur le sujet. C’était pourtant un point fondamental. Parce qu’il ne suffit pas à un martyr d’avoir été assassiné. Il faut aussi savoir pourquoi. On pouvait dire plus ou moins qui l’avait assassiné, mais sans certitude.

    Aujourd’hui on le sait : l’assassin était un militaire, membre de l’équipe de sécurité du président de la République de l’époque. On sait aussi qu’il a agi pour le compte d’un militaire plus gradé que lui, et combien il a été payé.

    En d’autres termes, il fallait déterminer  si Mgr Romero était réellement mort martyr ?

    En effet. Car pour une béatification par la voie du martyre, il faut trois éléments.

    Premièrement, la certitude historique des circonstances de la mort du candidat au martyre.

    Deuxièmement, savoir pourquoi il a été tué : est-ce au motif de sa foi, ou au motif de vertus qui découlent de la foi (comme par exemple, ici, la défense de la vérité et de la justice) ? Dans ce cas concret, on pourrait très bien supposer que Rome finisse par considérer les prises de position de Mgr Romero en faveur de la vérité et de la justice comme n’ayant rien à voir avec la foi. Ce n’est pas à exclure, et nous ne pouvons pas anticiper les décisions du Saint-Siège.

    Troisièmement, dans quelle attitude est mort le candidat au martyre : la violence ou l’offrande de soi ?

    Quels étaient les obstacles « idéologiques » dont parlait le pape François ?

    Il s’agit de la deuxième difficulté, qui relevait du contenu de ses sermons. En effet, comme pour chaque cause de béatification, les sermons ont été passés au crible de la Congrégation pour la doctrine de la foi durant de nombreuses années, et c’est là que la cause s’est un peu enlisée.

    La Congrégation devait en effet juger ces sermons en répondant à une question précise : contiennent-ils un élément contraire à la foi ? Ce point a obtenu une réponse depuis que la Congrégation pour la doctrine de la foi s’est prononcée : « Non, il n’y a rien de contraire à la foi ».

    Un jugement qui n’est toutefois pas suffisant pour établir si oui ou non ces sermons ont été prononcés par un martyr. En effet, s’ils ne contiennent rien de contraire à la foi, ils pourraient toutefois contenir des éléments à même de ternir cette qualité de martyr. Par exemple s’ils sont considérés comme trop politisés. Sur ce point, c’est désormais à la Congrégation pour la cause des saints de trancher.

    Le blocage de la cause vous semblait donc justifié ?

    L’Église a raison de prendre son temps. Mgr Romero défendait la justice, une vertu cardinale, cela ne fait pas de doute. Et il le faisait en tant que ministre de Dieu.

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  • En Chine : une campagne de démolition des églises et des croix

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    La campagne de démolition des églises et des croix se poursuit (Eglises d'Asie)

    Depuis janvier 2014, des centaines d’églises de la province du Zhejiang située dans l’est de la Chine ont été partiellement ou totalement détruites et plus de 360 croix retirées de force par les autorités locales dans le cadre d’une campagne intitulée « Trois rectifications pour une démolition ».

    Officiellement cette opération vise à « embellir » la province en supprimant les aspects disgracieux des structures illégalement construites. Les chrétiens et les défenseurs des droits de l’homme dénoncent quant à eux une vaste opération de répression visant les lieux de culte chrétiens et en particulier les croix dressées sur les édifices, dans le but de stopper la croissance des Eglises dans la région.

    La campagne, qui a débuté en janvier 2013 et doit se poursuivre jusqu’en 2015, a pris une nouvelle ampleur ces dernières semaines. Dans la province du Zhejiang où elle est appliquée, l’opération frappe surtout la zone urbaine de Wenzhou, où les chrétiens, essentiellement protestants, qui forment 15 % de la population, - un phénomène à l’origine du surnom de « Jérusalem de Chine » donné à la ville -, affichent une visibilité qui irrite les autorités locales.

    Parmi les derniers incidents en date, Boxun News, un media indépendant en ligne, rapporte la démolition de l’église de Gao’ao dans la ville de Leqing, située dans le Zhejiang. Selon les témoins, le 21 août dernier, des véhicules de police, des camions et des pelleteuses sont entrés à 8 h 30 du matin dans le village de Gao’ao tandis qu’une centaine de policiers se massaient devant l’église avec des matraques et des boucliers pour prévenir toute réaction de la population.

    Lorsque les fidèles ont essayé d’entrer dans l’église pour empêcher sa destruction, la police les a refoulés avec brutalité, utilisant toutes les armes anti-émeute y compris les gaz lacrymogènes qui ont blessé plusieurs personnes. Les témoins présents rapportent des scènes d’une grande violence, les protestataires étant laissés inconscients et couverts de sang sur le sol après avoir été frappés par les forces de l’ordre. L’un d’eux aurait été traîné, inanimé, dans un véhicule de police et emmené vers une destination inconnue.

    La campagne antichrétienne avait déjà pris un tour sanglant le 21 juillet dernier lorsque des centaines de policiers avaient tenté lors d’une opération de force massive d’arracher la croix de l’église de l’Armée du Salut édifiée dans le district de Pingyang de la ville de Wenzhou. Des centaines d’officiers de police assistés d’hommes de main s’étaient affrontés alors aux membres de l’église tentant de protéger leur lieu de culte. On avait dénombré parmi les fidèles plusieurs blessés graves, et les forces de l’ordre avaient dû abandonner momentanément la destruction, avant de revenir l’achever le 14 août dernier.

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  • Inde : attaques répétées contre les chrétiens

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    L’archevêque de Delhi dénonce les attaques anti-chrétiennes

    de Radio Vatican :

    Ce dimanche 10 août doit se tenir en Inde le Black Day, en hommage aux victimes d'attaques contre les minorités.

    Au Nord de l’Inde et dans la capitale, Delhi, le nombre d’affrontements et d’attaques contre les chrétiens et les propriétés de l’Eglise augmente depuis plusieurs mois. Mgr Anil J. T. Couto, archevêque de Delhi, a exprimé cette semaine son inquiétude.

    Mercredi 6 août, dans la soirée, un groupe de personnes non identifiées a violemment attaqué des bus scolaires stationnés devant une église de l’archevêché de Rohtak, dans l’Etat du Haryana. Mgr Couto a alors réagi dans un communiqué : les « attaques contre des prélats chrétiens et des groupes de prières sont très inquiétantes, a-t-il déclaré, et c’est pour cela que nous demandons aux autorités locales d’adopter des mesures adéquates pour identifier les mécréants qui menacent d’affaiblir le tissu social de cette grande nation ».

    D’après l’agence d’informations Misna, des membres du mouvement Sangh Parivar reherchent des renseignements sur les personnes qui, dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, se sont converties à l’islam ou au christianisme, afin de les soumettre de force au  « shuddhikaran », un rite de re-conversion à l’hindouisme.

    Pour l’archevêque de Delhi, cette pratique constitue une grave attaque aux droits fondamentaux des individus et des groupes.

    « Dans le passé, a-t-il rappelé, les campagnes de haine contre la communauté chrétienne et la foi chrétienne, de la part d’organisations religieuses fondamentalistes et extrémistes, ont toujours précédé des violences à grande échelle contre la communauté chrétienne. » Mgr Couto souhaite donc éviter que les drames récents de l’Inde ne se répètent ; il demande une intervention immédiate de la police locale et des autorités civiles pour que cessent ces actes de haine et soit préservée l’harmonie sociale.