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Médias - Page 34

  • Quand ARTE coupe la voix aux chrétiens d'Orient

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    D'Arnaud Bevilacqua sur le site du journal la Croix :

    Interdit de publicité sur Arte, l’Œuvre d’Orient s’insurge contre la décision de la chaîne publique

    Les faits

    Dans un communiqué, publié vendredi 23 décembre, l’Œuvre d’Orient s’élève contre la chaîne de télévision Arte qui refuse de diffuser ses spots publicitaires au profit des chrétiens d’Orient.

    23/12/2022

    L’histoire se répète. Après une polémique avec la RATP en 2015 puis avec Radio France en 2020, c’est au tour de la chaîne de télévision Arte de refuser les spots publicitaires de l’Œuvre d’Orient au profit des chrétiens d’Orient.

    Dans un communiqué, publié vendredi 23 décembre, l’Œuvre d’Orient explique qu’Arte a annoncé « son refus le 20 décembre de diffuser des spots payants de l’Œuvre d’Orient, dans le cadre de la campagne de Noël ».

    « Couper la voix aux chrétiens d’Orient »

    Une décision qui intervient alors même que « la guerre se poursuit en Ukraine, que la situation se dégrade en Arménie, au Haut-Karabakh, que l’on assiste à des résurgences de Daech en Irak et en Syrie », souligne l’association qui se dit « fermement attachée à la laïcité républicaine, au respect de toutes les religions, et à la liberté d’expression ». Le point d’achoppement concerne le statut de l’Œuvre d’Orient, perçue comme une association religieuse par Arte.

    En effet, la chaîne « tient à préciser que cette décision est fondée sur son traité international indiquant que les associations religieuses, politiques et philosophiques n’ont pas l’autorisation de faire du parrainage sur son antenne. »

    « Il est paradoxal qu’Arte se réfugie derrière son cahier des charges franco-allemand pour refuser la diffusion de ce spot et couper la voix aux chrétiens d’Orient, tandis que les chaînes du service public (France Télévisions, Radio France) le diffusent ainsi que la RATP », assure l’Œuvre d’Orient dans son communiqué. Elle souligne par ailleurs que « d’autres médias nationaux offrent à l’association des spots gracieux » en cette fin d’année.

    « Impossibilité de dialoguer »

    La prise de parole de l’Œuvre d’Orient, qui dit ne pas avoir « souhaité de polémique publique », répond, selon l’association, à une « impossibilité de dialoguer et de se faire comprendre ». L’Œuvre d’Orient demande ainsi à la présidence d’Arte « de revenir sur sa position ».

    Elle rappelle par ailleurs que la mention de « chrétiens d’Orient » qui peut gêner certains tenants de la laïcité, qu’il s’agit d’un « terme générique qui désigne une minorité persécutée et pacifique, connue par 70 % de la population française et appréciée (selon un sondage Kantar de mars 2022) ».

    L’Œuvre d’Orient souligne également le contexte des chrétiens d’Orient : « En Irak, Syrie, Ukraine, Arménie, Éthiopie, les communautés chrétiennes, qui sont au premier plan sur des lignes de fractures, affrontent des crises d’une rare violence. »« Par leurs actions humanitaires, et malgré les discriminations qu’ils subissent, souligne l’association, les chrétiens d’Orient restent au service de l’ensemble de la population. »

    Déjà en 2020, une polémique du même genre avait eu lieu avec Radio France. Un spot publicitaire de l’Œuvre d’Orient avait d’abord été refusé au motif que la mention « chrétiens d’Orient » pouvait choquer les convictions des auditeurs.

    Radio France se défendait en disant vouloir « tendre vers une publicité neutre sur les questions religieuses, morales ou politiques sur le service public » et de ne pas souhaiter diffuser de spots « faisant référence à une communauté religieuse, philosophique ou politique, quelle qu’elle soit ». FinalementRadio France avait changé d’avis et bien diffusé le spot de l’Œuvre d’Orient.

  • Fusion des médias flamands catholiques

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    De kerknet :

    Kerk&Leven et Kerknet.be unissent leurs forces

    19 décembre 2022

    Kerknet.be et Kerk&Leven unissent leurs forces au sein d'une équipe rédactionnelle unifiée. Koen Vlaeminck deviendra le rédacteur en chef de la structure. Cela marque une nouvelle étape importante dans la réforme des deux titres et la poursuite du développement d'une structure forte et multimédia. 

    Koen Vlaeminck (1979) deviendra le rédacteur en chef général. Il est rédacteur en chef de Kerknet.be depuis 2016. Avant cela, il a travaillé comme responsable de la communication du diocèse de Gand.

    Luk Vanmaercke, rédacteur en chef de Kerk&Leven depuis 2015, quitte l'entreprise. Nous le remercions expressément pour son engagement.

    Kerknet.be, le site portail de l'Église catholique en Flandre, atteint aujourd'hui plus de 200 000 visiteurs uniques par mois. 

    L'hebdomadaire Kerk&Leven touche 1 Flamand sur 10 chaque semaine et compte 148 000 abonnés, selon les derniers chiffres du CIM.

  • Encore un nouvel entretien du pape avec la presse...

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    De Vatican News (it) (Julián Quirós. Directeur d'ABC - Javier Martínez-Brocal. Correspondant d'ABC au Vatican) :

    Le pape : "Certains sortent mes paroles de leur contexte pour m'emmener là où ils veulent aller".

    Un aperçu de l'entretien de François avec le quotidien espagnol ABC, qui sera publié dans son intégralité demain 18 décembre.

    Dans le quotidien espagnol ABC, l'anticipation de l'interview qui sera publiée dans son intégralité dans l'édition de demain, 18 décembre, signée par le réalisateur Julian Quiros et le vaticaniste Javier Martinez Brocal : "Parfois ils m'utilisent. Mais nous utilisons Dieu bien plus, alors je me tais et je passe à autre chose". Voici le texte de l'anticipation :

    Comment va le genou ?

    Je marche déjà, la décision de ne pas opérer s'est avérée être la bonne.

    C'est très bon...

    (Rires) Oui, j'ai déjà atteint l'âge où l'on doit dire "Mais comme tu vas bien!".

    Quand je vous ai vu dans le fauteuil roulant, je pensais que votre emploi du temps diminuerait, au lieu de cela il a triplé.

    Vous gouvernez avec votre tête, pas avec votre genou.

    Le 13 mars, vous fêterez les dix ans de votre mandat de pape. Son élection nous a tous pris par surprise.

    Moi aussi. J'avais réservé mon billet de retour à Buenos Aires à temps pour le dimanche des Rameaux. J'étais très calme.

    Comment avez-vous appris à être Pape ?

    Je ne sais pas si j'ai appris ou pas.... L'histoire vous rattrape là où vous êtes.

    Qu'est-ce que vous trouvez le plus difficile dans le fait d'être Pape ?

    Ne pas pouvoir marcher dans les rues, ne pas pouvoir sortir. À Buenos Aires, j'étais très libre. J'ai utilisé les transports publics, j'aimais voir comment les gens se déplaçaient.

    Mais on voit toujours beaucoup de gens...

    Le contact avec les gens me recharge, c'est pourquoi je n'ai pas annulé une seule audience du mercredi. Mais cela me manque de sortir dans la rue parce que maintenant le contact est fonctionnel. Ils vont "voir le pape", cette fonction. Quand je sortais dans la rue, ils ne savaient même pas que j'étais le cardinal.

    Ici, à Santa Marta, on voit beaucoup de gens. Certains semblent en profiter et faire croire qu'ils sont des amis du Pape pour leurs propres intérêts. 

    Il y a six ou sept ans, un candidat argentin est venu à la messe. Ils ont pris une photo à l'extérieur de la sacristie et je lui ai dit : "S'il vous plaît, n'en faites pas un usage politique". "Vous pouvez être tranquille", a-t-il répondu. Une semaine plus tard, Buenos Aires était placardée de cette photo, trafiquée pour faire croire qu'il s'agissait d'une audience personnelle. Oui, parfois ils m'utilisent. Mais nous utilisons Dieu bien plus, alors je me tais et je passe à autre chose.

    Il doit également être difficile que chaque mot que vous prononcez soit calibré.

    Parfois, ils le font avec une herméneutique avant ce que j'ai dit, pour m'emmener là où ils veulent que j'aille. "Le pape a dit ça"... Oui, mais je l'ai dit dans un certain contexte. Si vous le sortez du contexte, cela signifie autre chose.

    Aucun pape n'a jamais donné de conférences de presse ou d'interviews en s'exprimant aussi librement.

    Les temps changent.

    Quel cadeau demanderiez-vous pour ce Noël ?

    La paix dans le monde. Combien de guerres il y a dans le monde ! Celui de l'Ukraine nous touche de plus près, mais pensons aussi au Myanmar, au Yémen, à la Syrie, où l'on se bat depuis treize ans...

    Un autre entretien sera également diffusé sur les ondes italiennes :

    Pape François, une interview exclusive sur Canale 5 : "Le Noël que je voudrais".
    Le dialogue entre le Souverain Pontife et le vaticaniste Fabio Marchese Ragona sera diffusé le dimanche 18 décembre à 20h35.

  • Récits de la Nativité : des fadaises ?

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    Sur youtube, ce nouvel épisode des Hommes en Noir (l'Homme Nouveau) :

    Le récit de la Nativité est-il véridique ? Quelles sont les annonces de l'Ancien Testament sur la naissance du Sauveur ? L'analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence l'abbé Célier, le père Thomas, Jeanne Smits et Olivier Figueras. 

  • Déchristianisation, islam, droits de l'homme... les réponses de Pierre Manent

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    Une video sur le site du Figaro :

    Pierre Manent était l’invité du Club Le Figaro Idées

    Le philosophe et essayiste qui vient de publier « Pascal et la proposition chrétienne » débat de la déchristianisation de la France avec Michel De Jaeghere et Jean-Marie Guénois.

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  • Pourquoi il convient de résister fermement à la censure que le mouvement woke fait peser sur le débat public

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    De l'Institut Thomas More sur youtube :

    Dans cette courte vidéo, Aymeric de Lamotte, directeur général adjoint de l’Institut Thomas More, revient sur sa dernière chronique dans « La Libre Belgique » et explique pourquoi il convient de résister fermement à la censure que le mouvement woke fait peser de plus en plus fréquemment sur le débat public...

  • "Vivre en réalité", thème de l’Université de la Vie 2023, avec Anne Lenotte sur RCF

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    De RCF :

    Vivre en réalité, thème de l’Université de la Vie 2023, Anne Lenotte

    Réalité virtuelle ? Métavers ? Quels liens avec le réel au niveau des grands enjeux bioéthiques: début et fin de vie, relations humaines, santé, temps, corps,... Parlons-en avec Anne Lenotte, co-responsable de l’Université de la Vie en Belgique, aumônière d’hôpital à Verviers et experte en communication visuelle.

    Anne Lenotte
    Anne Lenotte

    Une formation en bioéthique

    L’Université de la vie est un cycle de formation en bioéthique organisé par l’association Alliance VITA, grâce à son réseau de volontaires déployé dans plus de 12 pays. Plus de 50.000 personnes ont déjà participé depuis plus de 15 ans. Début 2023, ce cycle de formation de 4 soirées en 4 semaines est proposé à Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Mons, Tournai, Hannut et Liège. Des témoins et experts aborderont, cette année, l’importante question de la dignité humaine. Début et fin de vie, relations humaines, temps, santé, corps, réalité virtuelle, quels liens avec le réel ?

    Chaque soirée aura un thème : soirée 1 : un monde à consoler, soirée 2 : une réalité à écouter, soirée 3 : une société à construire, soirée 4 : un futur à tisser. Parmi les intervenants, retrouvez Bertrand Vergely, Christian de Cacqueray, Emmanuel Leclercq, René Ecochard, Philippe Dewost, Pauline Quillon, Axelle Huber, Tugdual Derville, Blanche Streb ou encore Caroline Roux. Retrouvez le programme détaillé sur le site www.universitedelavie.fr et les formulaires d’inscriptions ci-dessous.

    Université de la Vie

    Le thème de cette année est une promesse

    Anne Lenotte co-organise les soirées de Liège avec André, Sylvain et Marie. Son expérience de membre d’aumônerie d’hôpital à Verviers la motive à aborder ces grandes questions de sens. “Le thème de cette année est une promesse, dit-elle, car il y aura toujours une place pour l’humain et pour l’âme.” Sa vocation à accompagner les autres remonte à sa jeunesse. Elle visitait sa grande tante Emma qui naviguait entre sa maison de repos et les hôpitaux. C’est la première fois qu’elle a rencontré une visiteuse de malade. “Elle m’a appris à prendre le temps, à ralentir, à vivre tout simplement à un autre rythme.”

    Elle est inspirée par la plume de Christian Bobin, qui a notamment écrit: “Noël est comme une brèche ouverte dans le temps. Quelque chose se passe qui semble avoir effacé pendant quelques heures toutes les déceptions de la vie. C’est comme si on attendait quelque chose, quoi je ne sais pas exactement, mais ce que l'on attend là, c'est ce que l'on attend toute la vie, car le meilleur du temps de Noël est presque invisible, faible, et suppose une passion infinie de l'attente.”

    De la même façon, elle trouve beaucoup d’inspiration dans le livre “L'autre Dieu” de la pasteure Marion Muller-Colard. Dans ce texte bouleversant, elle mêle à une méditation sur le livre de Job le récit personnel d'une traversée. Elle donne des pistes pour résister à la souffrance qui absorbe l'existence tout entière dans la plainte. Elle-même a été membre d’une aumônerie d’hôpital. Elle rend le courage de vivre aux côtés de la menace qui plane sur toute vie humaine, marquée par la précarité. 

    Visiteuse de malade

    Notre fierté meurt un quart d’heure après notre corps

    Lorsqu’on lui demande une parole inspirante, Anne Lenotte cite volontiers saint François de Sales : “notre fierté meurt un quart d’heure après notre corps.” La visiteuse de malades entend beaucoup de questions et de colères aussi. La rencontre demande de la souplesse. “On n’est pas là pour faire du chiffre. On prend le temps. les patients ont le droit d’être informés de la possibilité de nous rencontrer. Récemment, elle a souri lorsqu’un visiteur l’a taquinée et qualifiée “d’Anne du Bon Dieu” car, dans le fond, cela souligne la patience et la qualité d’écoute de la visiteuse de malades.

    L’Université de la vie  a été lancée en 2004 en France. Depuis, et fort de son succès, l'Alliance VITA a décidé d’étendre ce cycle de formation à toute la France, la Belgique et d’autres pays à travers un système de visioconférence mêlant animation nationale et locale. L'Université de la Vie est ainsi devenue un événement international à partir de 2015, auquel participent l'Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis d'Amérique, la Grande-Bretagne et la Suisse. Aujourd'hui, cette université de la vie est organisée annuellement par plus de 140 villes en France et à l'étranger.

    Retrouvez le programme détaillé sur le site www.universitedelavie.fr et les formulaires d’inscriptions ci-dessous:

    Bruxelles
    Lundis 16, 23, 30 janvier et 6 février 2023, 20H
    Hotel Chambord, Rue de Namur 82, 1000 Bruxelles, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-bruxelles-belgique

    Louvain-la-Neuve
    Lundis 9, 16, 23, 30 janvier 2023 à 19H30
    UCLouvain Place Montesquieu, 2 College Thomas More, Auditoire More 53
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-a-letranger-louvain-la-neuve-belgique

    Mons (Obourg)
    Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier à 20H
    Centre pastoral St-François Rue de France, 41 7034 Obourg Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-mons-belgique

    Tournai
    Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier à 20H
    Cense de Rigaux, Chaussée de la Libération, 7910 Frasnes-lez-Anvaing, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-tournai-belgique

    Hannut 
    Dimanches 15, 22, 29 janvier et 5 février à 18H
    Drève du Monastère 7, 4280 Hannut, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-hannut-belgique

    Liège
    Jeudis 12-19-26 janvier et 2 février 2023 à 19H
    Espace Loyola, Rue Saint-Gilles 102, 4000 Liège, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-a-letranger-liege-belgique

    Namur
    Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier à 20H
    Home St Joseph Rue Ernotte 10, Namur, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-a-letranger-namur-belgique

    Un futur à tisser

  • L'infinie richesse qu'offre l'altérité des sexes

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    “La différence des sexes n’est pas une malédiction, une faiblesse, mais un tremplin et une richesse”

    "Le grand reporter au Figaro, Eugénie Bastié, était invitée à prononcer une communication à l'Académie des sciences morales et politiques, ce lundi 12 décembre. Contre les théoriciens de la déconstruction, elle défend l'infinie richesse qu'offre l'altérité des sexes." (Figaro Vox)

    Extraits figurant sur le site du Salon Beige :

    C’est par une citation de Chesterton que je voudrais ouvrir cette communication. Dans son recueil Hérétiques, il écrit que, demain,

    « on allumera des feux pour attester que deux et deux font quatre. On tirera l’épée pour prouver que les feuilles sont vertes en été. (…) Nous combattrons pour des prodiges visibles comme s’ils étaient invisibles. »

    À vous parler aujourd’hui de « sauver la différence des sexes », je me fais l’effet de tirer l’épée pour prouver que les feuilles sont vertes en été. Nous en sommes pourtant là. À l’heure de l’émoji « homme enceint », du dégenrage des barbecues, et du trans comme nouvelle figure iconique de la révolution planétaire, il semble qu’il faille en effet tirer sinon l’épée, du moins la plume, pour défendre ce prodige visible comme s’il était invisible qu’est la différence des sexes.

    Aux États-Unis, en Angleterre, et même dans notre pays, des hommes et des femmes sont chassés des universités, voient leurs conférences annulées, et parfois même, c’est arrivé, leurs livres brûlés, parce qu’ils ont osé affirmer qu’il n’existait que deux sexes et qu’on ne pouvait pas passer de l’un à l’autre comme on changerait de chemise. Je n’exagère pas.

    À Moscou, Pékin, Bamako ou Delhi, dans la partie non occidentale du monde on pense certainement bien différemment. Depuis toujours, l’humanité cherche à construire à partir de ce donné biologique brut qu’est la différence des sexes. Nous sommes la première civilisation qui veut la déconstruire.

    Pourquoi est-ce grave ? Pourquoi ai-je choisi d’aborder ce sujet avec vous aujourd’hui ? La première raison est épidermique. Il m’est insupportable de voir un mensonge aussi énorme – il n’y a pas deux sexes – prospérer dans le débat public. Il faut noter ce paradoxe de notre temps : alors même qu’on proclame le culte de la science, la chasse aux obscurantismes, la lutte contre les fausses nouvelles, on accepte comme un fait non susceptible de débat l’idée que le sexe serait une pure construction sociale.

    La seconde raison est plus profonde, presque métaphysique. La différence des sexes est, avec la maladie, le vieillissement et la mort, l’une des marques de notre finitude. En s’attaquant à cette frontière, les déconstructeurs révoquent l’inexpugnable part d’animalité de notre condition humaine. De plus, contrairement à la maladie, au vieillissement et la mort, limites aussi combattues par les modernes, la différence des sexes n’est pas une malédiction, une faiblesse, mais un tremplin et une richesse.

    Les défenseurs de la déconstruction accusent de « panique morale » ceux qui osent dénoncer l’indifférenciation des sexes. Leur raisonnement emprunte à la logique du chaudron de Freud. A a emprunté à B un chaudron et lui rend avec un grand trou. Voici sa défense : « Premièrement je ne t’ai absolument pas emprunté de chaudron; deuxièmement le chaudron avait déjà un trou lorsque je l’ai reçu ; troisièmement je t’ai rendu le chaudron intact ». Premièrement, la différence des sexes n’existe pas, deuxièmement elle n’est pas du tout menacée, troisièmement ce n’est pas grave si elle est menacée, car sa destruction serait un bienfait pour l’humanité. Eh bien, laissez-moi répondre en trois parties à cet argumentaire : 1. La différence des sexes existe ; 2. Oui, elle est menacée ; 3. Il nous faut la défendre. […]

    Mais venons-en à la différence essentielle, la maternité. Celle que les féministes ne veulent plus voir, car elles se font les syndicalistes d’un sujet, la femme, qu’elles vident de sa substance. La femme engendre dans son propre corps, l’homme engendre dans le corps d’autrui . De cette différence naissent toutes les autres. Mater certa est, la mère est toujours sûre, dit le droit romain. Pater est semper incertus, mais le père lui, ne l’est pas. Pater is est quem nuptiæ demonstrant Le père est celui que les noces démontrent. Le mariage fabrique des pères. La femme est reléguée au privé, où elle peut être surveillée pour que l’on soit sûr qu’elle ne soit pas fécondée par un autre. […]

    Parlons de cette révolution. Elle a été progressive. Mais le moment décisif, est, il me semble, le contrôle de la procréation par les femmes, rendu possible dans les années 1960 par la contraception et l’avortement. Cela change tout. La pierre angulaire du patriarcat tombe. Il n’existe plus. D’où sans doute, l’attachement presque religieux qui entoure le droit à l’avortement dans nos démocraties. Il est au patriarcat ce que la souveraineté populaire fut à la monarchie : le point de bascule dans un nouveau régime. L’hégémonie masculine était universelle, elle ne l’est plus aujourd’hui en Occident. L’Ancien régime de la domination a été renversé. Mais ce qui est curieux, c’est que près de cinquante ans après la révolution, le discours progressiste dominant consiste à affirmer quelle n’a jamais eu lieu, et que tout reste à faire. C’est d’ailleurs à cela qu’on reconnaît une idéologie : à son vœu de perpétuelle table rase. […]

  • Bernanos, lueurs d’espoir et vertu d’espérance

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    « Heureusement, l’espérance » deux mots laissés par le père du réalisateur Yves Bernanos, sur un bout de papier, retrouvé quelques semaines après sa mort. Comment faire exister et transmettre l’espérance, dans un monde où elle semble s’être retirée ? Cette question est au centre de la vie et de l’oeuvre de de ce grand-père écrivain Georges Bernanos. Véritable quête, ce documentaire s’incarnera à travers les souvenirs biographiques de son père qui fut le témoin direct mais aussi, à son tour, le passeur de cette espérance. Une histoire de famille diffusée par KTO :

    Une coproduction Crescendo Media Films/KTO 2022 - Réalisée par Yves Bernanos

  • Liège : bientôt un Avent concertant vers Noël dans la belle église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy !

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    Le choeur de Chambre Praeludium vous invite à son concert de Noël, dans la belle église du Saint-Sacrement (Liège) ce dimanche 11 décembre à 16 heures.

    Oeuvres de JS Bach, GF Haendel, F. Mendelssohn, et divers noëls du monde. Une belle après-midi en perspective.

    Entrées : 15€ / étudiants <26 ans : 10€

    Renseignements : 0495/798038 ou patrickwilwerth@icloud.com

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  • Abus : des journalistes contredisent les accusations de "dissimulation" contre Jean-Paul II avant qu'il ne soit pape

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    De Catholic News Agency :

    Des journalistes contredisent les allégations de "dissimulation" contre Jean-Paul II avant qu'il ne soit pape

    7 décembre 2022

    Des journalistes enquêtant sur des sources laïques et de l'Église catholique en Pologne ont remis en question les allégations d'un écrivain néerlandais selon lesquelles saint Jean-Paul II aurait "couvert" des abus sexuels alors qu'il était encore évêque en Pologne.

    Le 2 décembre, Ekke Overbeek, un journaliste néerlandais vivant en Pologne, a déclaré avoir trouvé "des cas concrets de prêtres abusant d'enfants dans l'archidiocèse de Cracovie, où le futur pape était archevêque. Le futur pape était au courant et les a quand même transférés, ce qui a conduit à de nouvelles victimes." Overbeek fait référence au cas du prêtre Eugeniusz Surgent et de "beaucoup d'autres" que Karol Wojtyla aurait "couvert".

    La publication néerlandaise NOS, dans laquelle sont parues les déclarations d'Overbeek, a indiqué que le journaliste avait passé trois ans à éplucher "les archives polonaises". "Presque tous les documents recueillis directement sur Wojtyla ont été détruits. Cependant, dans d'autres documents survivants, il est mentionné très souvent. Et si vous les mettez tous ensemble, ce sont les pièces d'un puzzle qui donnent une image de la façon dont il a géré la situation", a déclaré l'écrivain, sans dire à quelles archives il faisait référence.

    Les journalistes polonais Tomasz Krzyżak et Piotr Litka, de Rzeczpospolita, ont publié une enquête qui contredit les accusations d'Overbeek, affirmant que saint Jean-Paul II n'a couvert aucun abus et qu'il a systématiquement agi contre de tels cas lorsqu'il était archevêque de Cracovie, de 1964 à 1978. Les journalistes soulignent que le prêtre en question, Surgent, n'était pas originaire de l'archidiocèse de Cracovie mais du diocèse de Lubaczów. En tant qu'archevêque de Cracovie, le cardinal Karol Wojtyla a pris plusieurs décisions concernant Surgent, expliquent-ils, "dans le cadre de ses compétences, laissant le dernier mot sur une éventuelle sanction du prêtre à son ordinaire, l'évêque de Lubaczów." Les journalistes ont ajouté que "l'archevêque de Cracovie de l'époque ne pouvait rien faire contre le fait que Surgent travaillait dans deux autres diocèses." 

    Les reporters polonais ont également fait référence à un autre incident illustrant la manière dont le cardinal Wojtyla de l'époque traitait les abus, à savoir le cas du prêtre Józef Loranc, accusé d'avoir abusé sexuellement de jeunes filles. "L'absence de mesures punitives par le tribunal ecclésiastique n'annule pas le crime et ne défait pas la culpabilité", a écrit le cardinal Wojtyla dans une lettre adressée à Loranc en 1971, après sa libération de prison.

    Pour Krzyżak et Litka, "ce comportement" du futur pape Jean-Paul II "diffère considérablement de la pratique de la clémence envers ceux qui avaient commis de tels crimes, qui était courante à l'époque." Dans le cas de Loranc, prêtre de l'archidiocèse de Cracovie jusqu'à sa mort en 1992, "le cardinal Wojtyla a pris des décisions immédiates conformément au droit canonique. Et s'il a progressivement levé les sanctions canoniques et fait preuve d'une grande clémence, il est resté toujours vigilant", écrivent les journalistes.

    Lorsque le cardinal Wojtyla a eu connaissance de l'affaire en 1970, sa décision est intervenue quelques jours seulement après avoir appris les accusations portées contre Loranc. Dans une lettre, le futur pape Jean-Paul II a déclaré que le prêtre accusé était "suspendu" et "ne pouvait exercer aucune fonction sacerdotale" et devait "vivre au monastère pendant un certain temps, faire une retraite et recevoir de l'aide."

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  • “Raciste”, “transphobe”, “xénophobe”... les risques d'une nouvelle censure

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    Une chronique “J’assume !” d’Aymeric de Lamotte, avocat et Directeur général adjoint de l’Institut Thomas More, parue sur le site de la Libre :

    "Prenons garde à la censure venant de groupements d’activistes qui fondent en meute"

    6-12-2022

    Il me remonte des réminiscences de messieurs en costumes trois-pièces assis roidement autour d’interminables tables en chêne massif au milieu de salons continûment plongés dans un demi-jour extrait d’un tableau de Caravage. Tout en expirant des volutes de fumée, ils dressent solennellement l’index de la main droite et, invoquant l’Histoire, déclarent de leur voix éraillée par l’âge que l’avis de la majorité n’est pas toujours celui ni de la raison ni de la vérité. La jeune version de moi-même, écrasée par le poids de leur expérience et de leur sagesse, craintive à l’idée qu’une inaction de sa part puisse être interprétée comme un signe d’inattention ou de lenteur cognitive, opine du chef en d’appuyés et dociles mouvements verticaux.

    Ces messieurs ne faisaient que reprendre à leur compte l’avertissement d’Alexis de Tocqueville que l’on retrouve dans son maître-livre De la démocratie en Amérique à propos du risque d’un “despotisme de la majorité” dans le cadre démocratique. Dès 1960, le philosophe Raymond Aron tempère toutefois ce propos avec la clairvoyance qu’on lui connaît et affirme, dans un article Idées politiques et vision historique de Tocqueville, que Tocqueville “se trompe. Ou, du moins, il méconnaît la force des minorités fanatiques. ” Aron ne croyait pas si bien dire.

    Par le passé, la censure venait d’en haut et tombait comme un couperet sous la forme d’un décret gouvernemental. C’était une censure de jure, de droit. Aujourd’hui, elle surgit à l’horizontale de groupements d’activistes huilés à la caisse de résonance que sont les réseaux sociaux. Il s’agit d’une censure de facto, de fait. Ces activistes fondent en meute sur tel ou tel, qui a le bon goût de ne pas partager leur vision douteuse du progressisme, avec l’indécence et l’outrance pour seuls arguments, drapés de leur habituelle complainte victimaire. En quelques heures, la charge de la preuve s’inverse. Un respectable scientifique ou intellectuel doit soudain se défendre des pires infamies. Il est éjecté du périmètre de respectabilité à coups d’anathèmes comme “raciste”, “transphobe”, “xénophobe”, c’est-à-dire la classique et usée reductio ad Hitlerum. Pour certains, cette charge, aussi violente qu’inattendue, représente une claque psychologique dont ils peinent parfois à s’en remettre.

    Soyons de bon compte. N’incluons pas toutes les minorités. Ne parlons pas non plus de tyrannie des minorités, car cette approche englobante pourrait courroucer à juste raison d’honnêtes citoyens issus de celles-ci. Il est plus exact de dire que la tyrannie est exercée par quelques représentants autoproclamés. Il s’agit de militants et d’associations transgenres, écologistes, végans, antiracistes ou encore néoféministes.

    Les cas de censure sont nombreux et de plus en plus fréquents. L’anthropologue française Florence Bergeaud-Blackler a été assimilée à une situation de harcèlement en ligne et à une plainte pour “islamophobie”. Cela a entraîné son ostracisme progressif du paysage audiovisuel francophone belge. En juin dernier, une conférence de l’Institut Thomas More avec l’essayiste québécois Mathieu Bock-Côté à propos du wokisme s'est tenue dans les locaux de la Haute École Léonard de Vinci. Elle a été annulée trois jours avant. Les 17, 20 et 24 novembre dernier, les pédopsychiatres françaises Caroline Eliacheff et Céline Masson, qui, de manière générale, alertent sur la médication des mineurs, ont vu leurs conférences annulées. Lors d’un entretien donné au quotidien Le Figaro du 28 novembre, elles ne mâchent pas leurs mots : “Sur la question trans, nous vivons un climat de terreur intellectuelle. ” Le 30 novembre dernier, la sociologue française, Nathalie Heinich, a vu sa conférence sur le thème “L’écriture inclusive, ennemie du féminisme universaliste” chahutée par une vingtaine d’activistes et les locaux vandalisés. Et cetera, et cetera. Ces nouveaux censeurs sont aussi des nouveaux régulateurs, car ils imposent leur agenda au pas de charge et le vent dans le dos au politique et au chef d’entreprise qui s’exécutent en tremblant.

    À l’inverse, aujourd’hui, la majorité, supposément être un despote en puissance, représente l’immense majorité paisible de citoyens éberlués par la comédie enfantine et lamentable qui se joue sous leurs yeux, et dont la patience a ses limites. Vous, cher lecteur, et moi.