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Politique - Page 481

  • L'Association néerlandaise de Pédiatrie envisage la possibilité du recours à l’euthanasie parmi les soins administrés aux tout jeunes enfants

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    EUTHANASIE DES JEUNES AUX PAYS-BAS : LA MORT COMME THÉRAPIE ?

    La NVK (Association néerlandaise de Pédiatrie) a publié sa position par rapport à l’euthanasie des enfants de 1 à 12 ans. Dans les soins prodigués aux jeunes enfants malades, elle propose d’inclure la possibilité de l’euthanasie « indépendamment de l’âge », « préférant se fonder sur la capacité de discernement ». Pour l’instant, la loi néerlandaise permet l’euthanasie des enfants de plus de douze ans, et des nourrissons de moins d’un an dont la « qualité de vie » n’est « pas jugée satisfaisante ». 

    Pour la NVK, il faut élargir ce cadre actuel pour permettre aux médecins de provoquer la mort de tout jeune patient gravement malade « et peut-être en fin de vie ». Il faut même en prendre la décision, avec l’accord des parents, si l’enfant concerné ne peut s’exprimer ou comprendre. L’association a donc proposé de mener une étude visant à identifier les « critères d’acceptabilité », que le Ministre de la santé Schippers a annoncé vouloir financer. Cette dernière, s’adressant au Ministre de la justice, a en outre affirmé qu’il n’y avait pas besoin d’une nouvelle loi pour autoriser un médecin à « provoquer activement la mort de l’enfant gravement malade » car celui-ci, en cas de « force majeure », peut « toujours faire appel à l’état de nécessité ».

    Pour l’instant, les déclarations d’euthanasie pour mineurs sont encore relativement peu fréquentes (sept entre 2002 et 2007). Toutefois Carine Brochier, de l'Institut Européen de Bioéthique, réagissant à l’euthanasie d’une jeune néerlandaise suite à des violences sexuelles subies plusieurs années auparavant (cf. Euthanasie : le « tourisme de la mort » dénoncé par une fondation allemande »), a mis en garde contre l’abandon du patient par le médecin, rappelant que le rôle de ce dernier était de « soutenir ces personnes plutôt que de les aider à mourir », de soigner plutôt que de « provoquer la mort d’un patient ».

    Les souffrances psychiques et physiques sont réelles, souligne-t-elle, mais « le dilemme réside dans l’objectivation de cette souffrance », car cela ne se mesure pas, «ne se diagnostique pas au microscope ». Le terme d’incurabilité, qui est une des conditions de la recevabilité de la demande d’euthanasie,  « n’est jamais acquis dans le cas de maladies psychiatriques et psychiques lorsqu’il n’y a pas de détériorations de tissus ».

    Certes, l’accompagnement peut être long, voire très long, et être source de souffrance pour le patient et son entourage, mais c’est l’enjeu de la thérapie que d’aider le patient à surmonter ses difficultés, de  retrouver la liberté qu’il n’a plus quand il est pris dans la souffrance. Il faut faire attention à cette porte ouverte à la banalisation de l’euthanasie qui fait de l’exception une norme, comme si celle-ci devait être l’apanage de l’autonomie du patient.

    Carine Brochier met également en garde contre le piège qui relève du faux chantage : le recours au suicide présenté comme alternative si l’euthanasie est refusée. Elle rappelle que « l’euthanasie n’est pas un remède au suicide », et que « provoquer la mort de quelqu’un n’est pas thérapeutique ».

    Sources: Institut Européen de Bioéthique (04/05/2016); Atlantico, Thomas Sila (13/05/2016)

  • L'avortement serait en recul dans les pays développés, mais...

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    Lu sur lapresse.ca :

    L'avortement recule dans les pays développés

    Les législations anti-avortement ne réduisent pas le nombre des avortements, mais incitent plutôt les femmes à recourir à des interventions dangereuses.

    Quelque 56 millions d'avortements sont pratiqués chaque année dans le monde, une intervention qui a diminué sensiblement ces dernières années dans les pays développés, alors qu'elle est restée stable dans les pays en développement, selon une étude publiée jeudi.

    La baisse dans les pays développés est principalement due à une forte réduction du taux d'avortement dans les pays d'Europe de l'Est, précise l'étude publiée dans la revue médicale britanniqueThe Lancet.

    Entre 1990 et 2014, le taux d'avortement dans les pays développés est ainsi passé de 46 à 27 pour 1000 femmes en âge de procréer (15 à 44 ans) grâce à une meilleure accessibilité aux moyens de contraception.

    La réduction la plus forte a été enregistrée dans les pays de l'Est, avec un taux qui est passé de 88 à 42.

    Le taux a étalement baissé en Europe méridionale (de 39 à 26), en Europe du nord (22 à 18) et en Amérique du nord (passant de 25 à 17) au cours de la même période.

    Dans les pays en développement en revanche, où les moyens de contraception ne sont pas toujours disponibles, les taux d'avortement sont restés stables.

    «Les services de planning familial ne semblent pas être en mesure de répondre au désir grandissant d'avoir des familles plus réduites», souligne Gilda Sedgh de l'Institut Guttmacher à New York qui a coordonné l'étude.

    Elle ajoute que «plus de 80% des grossesses non désirées se produisent chez des femmes qui n'ont pas accès aux méthodes modernes de contraception, et bon nombre d'entre elles se terminent par des avortements».

    Les chercheurs ont utilisé des statistiques officielles mais également des données obtenues lors d'enquêtes ou dans des études publiées ou non.

    Selon les chercheurs, en moyenne une grossesse sur quatre dans le monde débouche sur un avortement. En 2010-2014, le taux le plus élevé (32% des grossesses) était observé en Amérique latine, où plusieurs pays ont pourtant des lois très restrictives en matière d'avortement.

    Comme le montrent ces pays, les législations anti-avortement ne réduisent pas le nombre des avortements, mais incitent plutôt les femmes à recourir à des interventions dangereuses, relèvent-ils.

    Le même constat est fait par le Pr Diana Greene Foster de l'Université de Californie. «On n'empêche pas les avortements en les criminalisant, mais on conduit les femmes à recourir à des services ou à des méthodes illégales», note-t-elle dans un commentaire joint à l'étude.

  • Pas de char cdH à la Gay Pride, pardon, à la "Belgian Parade"

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    Lu sur Lalibre.be ("la Journée") :

    Il nous revenait ce mercredi que le CDH devait, pour la première fois de son histoire, être représenté de manière ostensible à la Belgian Parade (anciennement Gay Pride) qui doit animer les rues de Bruxelles le 14 mai. Des sources nous indiquaient également que les jeunes du parti réclamaient cette présence de longue date.

    "C'est factuellement faux", affirme ce jeudi un jeune CDH qui préfère garder l'anonymat car "sur cette information, les tensions internes sont assez vives". Il poursuit : "Nous devons malheureusement déplorer une tentative du président Mathieu Morelle (NdlR : le président des Jeunes CDH) de passer en force sur ce dossier. À aucun moment le Conseil d'Administration n'a été informé de la participation programmée du mouvement à la Pride, de même que l'AG. La décision a été prise par le comité exécutif en secret avec le but évident de mettre le CA et l'AG devant le fait accompli. Mais le point n'a tout simplement jamais été mis à l'ordre du jour ni même débattu. C'est donc tout autant au sein des Jeunes CDH que du CDH que la décision a été bloquée en fin de compte."

    Le CDH est la seule formation politique à ne pas faire rouler de char à l’occasion de ce défilé festif et militant, dédié aux droits des homosexuels. 

    Le CDH avait été invité sur le char du CD&V, qui défile depuis plusieurs années sur la Pride. Les jeunes CDH avaient sauté sur l’occasion. Mais l’initiative, soutenue par le CDH de la Ville de Bruxelles, avait provoqué des grincements de dent en interne. Elle a finalement capoté. Les jeunes CDH ont dû renoncer à se joindre au défilé sous la bannière CDH. "Mais chacun pourra y aller en son nom personnel", souligne Mathieu Morelle, le président des jeunes pousses du CDH.

  • Bruxelles (Auderghem) : conférence "Les Chrétiens d'Orient : le crépuscule" par Christian Cannuyer

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    Le 18 mai 2016 à 20 heures (accueil à partir de 19h30)

    Conférence à la librairie UOPC.

    Avenue Gustave Demey n°14 à 1160 Auderghem

    « LES CHRÉTIENS D’ORIENT : LE CRÉPUSCULE ? »

    par Christian Cannuyer,
    Professeur à la Faculté de théologie de le Lille, Président de la Société belges d’études orientales et
    Directeur de Solidarité-Orient/Werk voor het Oosten (Bruxelles).

    Cette conférence est organisée sous l’égide de l’ADIC dont les membres sont sensibles aux évènements qui secouent un des berceaux de notre civilisation.
    En ces temps sombres pour leur liberté religieuse notamment, il est important de manifester de l’intérêt et de la solidarité pour les chrétiens d’Orient.

    La conférence sera suivie d’un temps pour les questions/réponses et d’un verre de l’amitié.

    Veuillez confirmer votre présence par email à l’UOPC event@uopc.be en précisant la date de la conférence et le nombre de personnes.
    Il est prévu une PAF de 10 Euro/personne qui sera demandée à l’entrée.

    Vous pouvez également confirmer votre présence en payant la somme de 10Euro/personne par virement au compte n°BE48 3100 2359 4227 de l’ADIC en y mentionnant votre nom, prénom, le nombre de personnes ainsi que la date de la conférence. Organisé avec le soutien de « l’UOPC », de « La Libre » et de « RCF ».

  • Le pape encourage la Marche pour la Vie de Lisbonne

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    D'Océane Le Gall sur zenit.org :

    Portugal: le pape François encourage la Marche pour la vie

    En plein débat sur l’euthanasie

    La personne et la famille ont besoin d’un « nouvel engagement qui favorise les vraies valeurs humaines, morales et spirituelles », écrit le pape François dans un message aux organisateurs de la sixième « Marche pour la vie » – «Caminhada pela Vida» – qui se tiendra le 14 mai au Portugal, rapporte Radio Vatican.

    Le message est signé par Mgr Angelo Becciu, substitut pour les affaires générales de la secrétairerie d’Etat.

    Le pape François encourage à inciter « les personnes, les familles et la société portugaise à vouloir rechercher le bien commun, qui plonge ses racines dans l’harmonie, la justice et le respect des droits de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle ».

    Il cite un passage de son exhortation apostolique « Amoris Laetitia » sur l’amour dans la famille : « Un regard attentif à la vie quotidienne des hommes et des femmes d’aujourd’hui montre immédiatement le besoin qui existe partout d’une bonne dose d’esprit familial […]. Non seulement l’organisation de la vie commune se heurte toujours plus à une bureaucratie totalement étrangère aux liens humains fondamentaux, mais les comportements sociaux et politiques révèlent même souvent des signes de dégradation » (n. 183).

    Organisée par la Fédération portugaise pour la vie, la Marche se concentrera surtout à Lisbonne, à partir de 15h.

    Le thème de cette année est « Marchons toujours pour la vie ». L’initiative a lieu en plein débat sur la possibilité ou non de légaliser l’euthanasie dans le pays. Les organisateurs espèrent que l’initiative offrira « un témoignage public clair en faveur de la défense de vie à tous les stades de son développement ».

  • Des chrétiens massacrés par des islamistes dans le Nord-Kivu (RDC)

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    Lu sur christianophobie.fr :

    RDC : le nombre de victimes chrétiennes approcherait la cinquantaine

    Le premier bilan esquissé ici le 9 mai concernant le massacre de chrétiens par des islamistes en République démocratique du Congo, doit malheureusement être revu à la hausse. Aux premières victimes des attaques du 3 mai (entre 20 et 40 personnes), il faut rajouter celles d’une nouvelle attaque le 6 mai qui aurait fait entre 9 et 15 morts chez les chrétiens. On approcherait de la cinquantaine de victimes pour ces raids islamistes contre les populations absolument innocentes et désarmées fuyant par milliers le Nord Kivu pour tenter d’échapper aux massacres commis par des islamistes sans doute originaires de l’Ouganda. Le fléau de l’islamisme est en train de se répandre dans toute l’Afrique y compris dans des pays très majoritairement chrétiens. À méditer…

    Source : World Watch Monitor, 11 mai

    Nous vous recommandons de lire attentivement les commentaires figurant sous cette note.

  • Bruxelles, 18 mai, conférence de Rémi Brague: L'islam, l'Europe et nos valeurs | Que faire ?

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    L'islam, l'Europe et nos valeurs | Que faire ?

    Mercredi 18 mai 2016, 18h30-20h | Hôtel Renaissance, Bruxelles

    Depuis les attentats de Bruxelles et de Paris, la « question de l'islam » se pose aux Européens avec une acuité nouvelle : peut-il s'intégrer à notre culture et à notre identité ? Est-il compatible avec nos valeurs de pluralisme et d'État de droit ? La religion – et quelle religion ? – a-t-elle sa place dans l'espace public ?

    Si ces questions réclament des réponses politiques et sociales, elles exigent aussi, et peut-être avant tout, des réponses théologiques et philosophiques afin de savoir si la religion musulmane contient en elle-même les éléments nécessaires à son adaptation à nos valeurs et à nos coutumes. Il est urgent de s'interroger lucidement pour que la « question de l'islam » ne se transforme pas en problème insoluble.

    Pour en discuter, l'Institut Thomas More aura le plaisir de recevoir :

    Rémi BRAGUE
    de l'Institut (Académie des Sciences morales et politiques, France),
    professeur émérite à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne
    Dernier ouvrage paru : Le règne de l'homme. Genèse et échec 
    du projet moderne
    , Gallimard, 2015

    Participation : 20 euros | Tarif réduit : 10 euros
    La Rencontre sera suivie d'un cocktail | RSVP avant le mardi 17 mai

    Inscription / Informations

    Hôtel Renaissance
    Rue du Parnasse, 19 | B-1050 Bruxelles
    Bruxelles | Rue de La Fauvette, 92 | B-1180 Bruxelles
    Tel : +32 (0)2 374 23 13 | Fax : +32 (0)2 358 56 48

    Paris | 20 rue Laffitte | F-75009 Paris
    Tel : +33 (0)1 49 49 03 30 | Fax : +33 (0)1 49 49 03 33
  • Le Magazine "Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle": n° 98, printemps 2016

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de printemps. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation (les articles mentionnés en bleu sont disponibles en ligne sur le blog de l’église du Saint-Sacrement: cliquez sur le titre de l’article).

    Au sommaire de ce numéro n° 98 (1er trimestre 2016) : 

    contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    Un passant, Simon de Cyrène

    Un océan de lumière

    Le Ciel, pour quoi faire ?

    Relire le testament de saint Jean-Paul II : « Mémoire et identité » 

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde :

    Qu’est-ce que la « Miséricorde »

    Réforme liturgique : Mgr Bugnini se justifie, post mortem

    Le cardinal Müller fait le point

    Belgique 

    Inscrire la laïcité dans la constitution belge, pour quoi faire ?  

    Les Belges francophones plus religieux qu’on ne le croit

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

    JPSC

  • L’Union européenne veut promouvoir la liberté religieuse dans le monde

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    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a nommé, vendredi 6 mai, le premier « envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion et de conviction en dehors de l’Union européenne ».

    Homme politique slovaque, ancien commissaire européen à l’éducation, formation, culture et jeunesse de 2004 à 2009), Ján Figel sera le premier « envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion et de conviction en dehors de l’Union européenne ».

    Ainsi en a décidé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a annoncé sa nomination vendredi 6 mai, en marge de la remise du Prix Charlemagne au pape François à Rome.

    Ján Figel a été nommé pour un mandat initial d'un an.

    « La liberté de religion ou de conviction est un droit fondamental qui fait partie de la fondation de l'Union européenne », a rappelé Jean-Claude Juncker dans son allocution. « La persécution persistante des minorités religieuses et ethniques rend la protection et la promotion de cette liberté à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE toujours plus essentielles ».

    Homme politique slovaque, Ján Figel est membre du Mouvement chrétien-démocrate (KDH). Député au Conseil national de la République slovaque de 1992 à 1998 puis de nouveau de 2002 à 2004, il est spécialiste des questions européennes et a occupé les fonctions de secrétaire d’État au ministère des affaires étrangères, puis négociateur en chef pour l'adhésion de la Slovaquie à l'UE de 1998 à 2003.

    Ref. Ján Figel, premier envoyé spécial pour la liberté de religion et de conviction de l’UE

    JPSC

     

  • La situation des chrétiens soudanais extrêmement préoccupante

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    Lu sur le site de "Portes Ouvertes"

    Soudan: les droits des chrétiens bafoués

    Alors que la situation des Droits de l’Homme au Soudan est évaluée aujourd’hui par l’ONU, la situation des chrétiens sur le terrain ne fait qu’empirer.

    Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies fait le point aujourd’hui sur la situation des Droits de l’Homme au Soudan lors d’une session spéciale de 3h30 à Genève. Il s’agit de la 1ère session du genre depuis que le pays a été divisé en deux États distincts, entre le Soudan et le Sud-Soudan. Sur le papier, le pays s’est engagé à respecter les droits de ses citoyens (*). Mais sur le terrain, les chrétiens souffrent de l’extrémisme islamique et leurs droits sont systématiquement bafoués. Selon l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2016, le Soudan est le 8e pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

    Pasteurs arrêtés, églises détruites

    Les chrétiens sont harcelés quotidiennement, notamment par les services de renseignement et de sécurité de l’État qui ont des pouvoirs très étendus. Les responsables d’églises sont arrêtés, les églises fermées ou détruites, les chrétiens sont soumis de force à la charia ou bien on leur déclare la guerre comme c’est le cas dans le Sud.

    Le 14 décembre 2015, Telahoon Nogosi Kassa Rata, responsable de l’église évangélique Bahri au Nord de Khartoum a été arrêté après avoir répondu à une convocation des services de sécurité. Sa famille n’a pu le voir qu’une seule fois depuis son arrestation.

    Le même mois, Hassan Abduraheem Kodi Taour, Secrétaire général de l’Église Soudanaise du Christ a été arrêté chez lui. Sa famille n’a aucune nouvelle depuis.

    Depuis 2011, au moins 5 églises ont été fermées ou démolies. C’est par exemple le cas de l’église d’Ombada (300 personnes) et de l’église SCOC du Nord de Khartoum (600 personnes), qui ont été détruites sur ordre du gouvernement.

    Éradiquer le christianisme

    Pour les chrétiens locaux, les destructions d’églises et le refus d’enregistrer toute nouvelle église montrent que les autorités veulent effacer toute trace visible de témoignage chrétien dans la société.

    L’examen périodique universel est un mécanisme des Nations Unies permettant aux États membres de l’ONU de passer en revue tous les 4,5 ans, la situation des Droits de l’Homme dans chacun des États membres de l’ONU.

    (*) Le Soudan est signataire du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques qui garantit notamment le Droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi que le droit à manifester sa religion. La Constitution Intérimaire du Soudan, quant à elle, en plus de réitérer ce droit, dispose que tous les citoyens sont égaux devant la loi et sont tous sous la protection de cette même loi.

  • L'élection du nouveau maire de Londres, un évènement révélateur

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    Lu sur Figaro Vox (lefigaro.fr) (Alexandre Devecchio) :

    Ce que révèle l'élection de Sadiq Khan à la mairie de Londres 

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Sadiq Khan, candidat travailliste à la mairie de Londres, est devenu le premier maire musulman d'une grande capitale occidentale. Essayiste française, Laetitia Strauch-Bonnart habite à Londres. Elle décrypte les raisons d'une victoire très symbolique.

    Laetitia Strauch-Bonart a été chercheuse dans un think tank français. Elle vit à Londres où elle prépare un PhD en histoire sur les penseurs conservateurs et les questions morales après 1945. Vous avez dit conservateur? est son premier essai.

    Sadiq Khan, candidat travailliste à la mairie de Londres est devenu le premier maire musulman d'une grande capitale occidentale. Cela est-il un symbole important en Grande-Bretagne?

    Laetitia Strauch Bonnart: Cette victoire reflète le profond changement démographique qui s'est opéré en Grande-Bretagne et surtout à Londres depuis les dernières décennies, puisque les musulmans représentent aujourd'hui 12,4% de la population de la capitale, une proportion qui croît d'ailleurs bien plus vite que celle des autres communautés.

    Cependant, le fait même de se concentrer sur l'identité religieuse de Khan pose problème: c'est réduire la politique à une «politique d'identités», où l'origine et l'appartenance comptent davantage que les programmes politiques. C'est aussi penser que les électeurs se déterminent en fonction de ces identités, alors que la victoire de Khan a certainement d'autres facteurs, à commencer par la faiblesse de son principal opposant conservateur, Zac Goldsmith. En réalité, dans les derniers mois, la focalisation du débat électoral sur les questions d'origine, voulue ou non, a empêché d'évoquer les vraies questions importantes pour la ville, à commencer par l'immobilier et le manque criant de logements pour une population en constante croissante. Aucun des candidats principaux, que ce soit Khan ou Goldsmith, n'a proposé le semblant d'une solution crédible à ce sujet!

    Sadiq Khan est le fils d'un conducteur de bus pakistanais. Ses origines culturelles et sa religion ont-elles joué un rôle dans cette élection? Lequel?

    En effet, elles ont joué un rôle, même s'il reste difficile à quantifier. Il est impossible de ne pas être sensible à l'histoire de Khan, qu'on partage ou non ses idées: fils d'un conducteur de bus pakistanais, il a grandi dans une council house (un HLM) et fait son chemin dans l'école d'Etat, gratuite, jusqu'à devenir avocat spécialiste des droits de l'homme. Sa «success story» est exemplaire. Ensuite, la campagne de Khan a elle-même énormément mis l'accent non seulement sur son origine sociale, mais aussi religieuse. Ses prospectus ont parfaitement joué sur ce registre, et ont fait pleurer dans les chaumières comme il se doit. Et je dis cela sans condescendance: je suis la première, à la vue de ces prospectus, à avoir admiré le parcours et l'homme, et senti la force de la méritocratie à l'œuvre… On voit ici la puissance du storytelling moderne. En face de Khan, vous trouviez un conservateur, fils de milliardaire - les commentateurs sceptiques ne manquent pas de le rappeler dès qu'ils le peuvent -, formé à Eton, l'école privée la plus emblématique, arborant toujours le même costume bleu distingué, sa «classe» se lisant sur son visage et dans le moindre de ses gestes. Deux images du Royaume-Unis se sont opposées dans cette bataille, jusqu'à la caricature.

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  • Le discours du pape lors de la remise du Prix Charlemagne 2016

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    Discours du pape François lors de la remise du prix Charlemagne 2016 (source)

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