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Austin Ruse, du C-FAM, nous adresse ce message (Friday Fax) :
Chers amis,
Wendy Wright et Lisa Correnti vous ont rédigé un rapport du Sommet sur le planning familial qui vient de se terminer à Londres sous l’égide de la milliardaire Melinda Gates, de la Fédération international du planning familial, du Fonds de l’Onu pour la population et du Département ministériel britannique pour le développement. Grâce à cet événement, les organisateurs ont pu collecter 4,6 milliards de dollars, qui seront utilisés pour « convaincre » les femmes victimes de pauvreté de ne pas avoir d’avantage d’enfants.
Le sommet de madame Gates collecte des millions au bénéfice des militants de l’IVG
L’article de Stefano Gennarini traite d’une requête déposée auprès de la Haute commission aux droits de l’homme par les organisations chrétiennes C-FAM, l’Alliance Defending Freedom et Focus on the Family. Les organisations abordent la réforme du bureau onusien des traités, et la tendance du bureau de suivi des traités à d’excéder son mandat pour proclamer l’existence d’un droit à l’IVG.
Je tiens à souligner combien nous sommes fiers que nos collègues Wendy Wright et Lisa Correnti soient parties pour Londres pour suivre cette conférence. Nous sommes très fiers que Wendy ait pu intervenir lors de la conférence. Nous sommes probablement les seuls militants de la vie à avoir pu assurer une présence.
La Solidarité intergénérationnelle requière le soutien de l’UE et des Etats membres afin de surmonter les crises économique et démographique
La Solidarité intergénérationnelle était au cœur des discussions du sommet entre les Représentants Religieux et les Institutions européennes. Organisée pour la 8e année consécutive à l’invitation du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, la rencontre était coprésidée par Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen et par László Surján, Vice-Président du Parlement européen.
La Commission européenne entretient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Églises et les communautés religieuses conformément au Traité de Lisbonne qui a inscrit ce dialogue dans le droit primaire (article 17 du TFUE). Ce dialogue se traduit notamment par la rencontre annuelle de haut niveau qui est organisée avec les représentants des communautés religieuses.
Par Mgr Tomasi
Source : ZENIT.ORG
Le Saint-Siège appelle à ne pas réduire la liberté religieuse à la liberté de culte: les Etats doivent s’engager efficacement dans la protection de cette liberté, car le conflit religieux porte atteinte au droit le plus fondamental, le droit à la vie.
Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à Genève, est intervenu le 3 juillet, au cours de la 20e session du Conseil des droits de l’homme, sur la « liberté de religion » (18 juin-6 juillet 2012).
« Les chrétiens représentent le groupe religieux qui est le plus sujet à la persécution religieuse », affirme-t-il.
Le Saint-Siège exprime notamment sa « grande préoccupation » face au « fossé grandissant entre principes établis et engagements de la communauté internationale concernant la liberté de religion, de conscience, et de croyance, ainsi que le droit à la liberté d’assemblée ».
Dénonçant « l’utilisation de bombes » et les « attaques violentes » contre les lieux de culte et les communautés chrétiennes en prière, avec le « soutien des groupes fondamentalistes », Mgr Tomasi rappelle, en citant Benoît XVI, qu’il existe aussi « des formes plus silencieuses et plus sophistiquées de préjugés et d’opposition à l’encontre des croyants et des symboles religieux ».
Le site web de “La Vie” y consacre une matinale ce lundi 9 juillet:
C'est la chaîne Al-Arabiya qui l'a annoncé cette semaine: plusieurs activistes de la communauté copte d'Egypte ont décidé de créer, en s'inspirant ouvertement du modèle des Frères musulmans, la confrérie des Frères Chrétiens. Cette association s'est donné pour but de défendre les intérêts des coptes et de lutter pacifiquement contre l'influence des Frères musulmans. L'idée n'est pas nouvelle. En 2005 déjà, à la suite de l'émeute devant l'église Saint-Georges à Alexandrie, durant laquelle trois chrétiens avaient été tués par une foule en colère protestant contre une pièce de théâtre "blasphématoire", certains leaders de la communauté copte avaient envisagé de créer une Fraternité jumelle des Frères musulmans. Devant l'hostilité des autorités de l'Eglise, qui craignaient de s'attirer les foudres du pouvoir - les Frères musulmans étaient interdits sous Moubarak - l'intitiative avait été abandonnée. Mais pour l'un des initiateurs du projet, Mamdouh Nakhla, un avocat copte qui dirige le Centre pour les droits de l'homme au Caire, les conditions sont aujourd'hui réunies, explique-t-il dans une très intéressante interview en ligne du quotidien arabe Asharq Alawsat. "Quand le processus d'enregistrement sera terminé, nous allons former un parti qui sera l'aile politique des Frères chrétiens, et nous avons l'intention d'appeler ce parti "Parti de la justice et de la liberté", à la manière du groupe politique de la Fraternité musulmane, le Parti de la liberté et de la justice. [...] Notre objectif est de prendre le pouvoir. [...] Les Frères musulmans se sont formés en 1928, ils ont réussi à parvenir au pouvoir en dépit du fait que, pendant une longue période, ils étaient un groupe illégal et ont été poursuivis par les autorités étatiques. Si le modèle des Frères musulmans était un modèle perdant, ils n'auraient pas été en mesure d'atteindre le pouvoir. C'est la chose la plus importante à retenir pour nous, même si cela prend 20 ou 30 ans, d'autant plus que notre groupe va être légal".
La nouvelle Fraternité veut également, en plus de défendre les chrétiens, se faire la voix de "tous les opprimés" d'Egypte. Et de citer la démocratie-chrétienne européenne, chrétienne de nom, mais qui accueille tout lemonde. Selon Mahmoud Nakhla, des milliers de demandes d'adhésion affluent au siège. Mais l'initiative est accueillie diversement dans le pays. Côté musulmans, le porte-parole du Front de la jeunesse salafiste, Khalid Said, a déclaré que "tant que la Fraternité chrétienne opère dans le respect de la loi et oeuvre dans l'intérêt national, il n'y a pas de problème".
C'est du côté copte que le bât blesse. Plusieurs intellectuels proches de la hiérarchie de l'Eglise copte ont condamné l'initiative. Pour Medhat Bechay, par exemple, la création de la Confrérie des Frères chrétiens serait "une grave erreur, encouragerait l’idée de l’État religieux et diviserait la patrie sur une base sectaire". Mais la présence au sein de la nouvelle Confrérie du très actif Maspero Youths Union for Free Copts d'Amir Ayad - fondé dans le sang de la répression anti-chrétienne par l'armée au pouvoir en octobre dernier - signe un divorce avant tout générationnel: celui entre une hiérarchie copte âgée, habituée à la diplomatie et aux compromis avec les pouvoirs en place, et une jeunesse copte exaspérée qui accuse ses représentants traditionnels de compromissions et souhaite prendre la main.
Ici: EGYPTE: ACCUEIL MITIGE POUR LA "CONFRERIE DES FRERES CHRETIENS"
Dix pourcents de la population: la minorité chrétienne d’Egypte, ce n’est pas rien. Des siècles de soumission et de résignation au double langage de l’Islam non plus…
Source : Christianophobie.fr
L’observateur permanent du Saint-Siège au Conseil des droits de l’homme de Genève vient de dénoncer sur Radio Vatican une croissance de l’hostilité contre les chrétiens dans le monde. D.H.
La 20ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU vient d’achever ses travaux à Genève, ce vendredi 6 juillet. Lors de cette rencontre, de nombreux thèmes ont été évoqués par les participants, et plusieurs pays étaient au centre des discussions, en particulier la Syrie, l’Érythrée et le Belarus. L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève a pris la parole à plusieurs reprises à la tribune. Mgr Silvano Tomasi a mis l’accent sur le droit à l’éducation, il a dénoncé la violence contre les femmes et a appelé au respect de la liberté religieuse. Se référant aux récentes attaques contre les communautés chrétiennes au Nigeria et au Kenya, Mgr Tomasi a exprimé son inquiétude face à une augmentation de la violence envers les chrétiens dans le monde.
Source : http://ns228794.ovh.net/notre-opinion/notre-opinion/l’illusion-vivace-communisme20120627.html

Comme l’a montré la campagne présidentielle de M. Mélenchon, l’utopie communiste et sa rhétorique de guerre civile résistent, même s’ils ne séduisent plus les classes populaires mais une minorité de “bobolcheviques” en retard d’une révolution.
Comment expliquer cet étrange déni de réalité, ce refus des enseignements de l’Histoire, sinon par le fait que la politique est irréductible à la rationalité ? « L’idée communiste, en tant qu’idée désincarnée, n’est effectivement pas morte avec la disparition de l’Union soviétique. Dans la mesure où elle naît des frustrations inséparables de la société capitaliste, et de la haine d’un monde dominé par l’argent, elle est indépendante de sa “réalisation”. Il lui suffit de meubler l’espérance abstraite d’un univers postcapitaliste. Mais pourtant, elle a désormais aussi une histoire qu’il est impossible de passer par profits et pertes, comme on le tente déjà ici ou là à gauche […]. »
Ainsi s’étonnait l’historien François Furet, dans un entretien, resté inédit, avec le philosophe Paul Ricoeur en 1996, un an avant sa brutale disparition. Publié par les Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, ce texte bref, réduit aux seuls propos de l’historien de la Révolution française, méritait de sortir des limbes, tant l’analyse de François Furet reste d’actualité. Entré au Parti communiste en 1949, François Furet devait le quitter en 1956, après la répression de l’insurrection hongroise. Pour avoir cédé lui-même au chant des sirènes staliniennes, il était bien placé pour dresser, longtemps après, dans le Passé d’une illusion, publié en 1995, l’inventaire de la sanglante utopie communiste. Entre-temps, il était devenu le plus éminent spécialiste français de la Révolution, contre l’interprétation de l’historiographie marxisante et, par le biais de Tocqueville, s’était converti au libéralisme. Dans les pas de l’auteur de De la Démocratie en Amérique ainsi que de Hannah Arendt, il avait bien vu que l’idée de démocratie et son corollaire, l’égalité des individus, ouvraient à la fois sur la liberté et le despotisme. Les deux grands totalitarismes du XXe siècle, le communisme et le fascisme, sont donc des produits monstrueux de la démocratie moderne.
Oui mais non, enfin pas tout à fait, selon le Conseil de la Jeunesse de la Communauté Wallonie-Bruxelles. Extrait de sa communication :
« Alors que la Ministre Simonet vient de déposer un projet de Décret pour une éducation à la vie affective et sexuelle obligatoire à l’école et que la question de l’avortement est revenue au devant de l’actualité ces derniers mois, le Conseil de la Jeunesse a pris le temps de mener une réflexion approfondie sur ce sujet.
Le Conseil publie donc ci-dessous un avis sur l’avortement, rappelant notamment la nécessité d’informer tous les jeunes - filles et garçons - sur cette question :
D’Annie Laurent, une des meilleures spécialistes chrétiennes du monde arabe, ce billet sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau » :
Le conflit qui oppose le président Bachar El-Assad à une partie de son peuple, et plus largement au monde arabo-sunnite, se prolonge en effet sur le territoire libanais, aggravant les divisions au sein de sa population, notamment entre sunnites et chiites et leurs alliés respectifs (des chrétiens se trouvent dans les deux camps). Sur le terrain, c’est surtout le nord (Tripoli et l’Akkar) qui subit les retombées de la tourmente. Les habitants sunnites de cette région, où ils sont majoritaires, cohabitent difficilement avec leurs compatriotes alaouites, lesquels affichent nettement leur solidarité avec Assad dont ils partagent les croyances religieuses. Depuis le mois de juin 2011, des affrontements armés opposent par intermittence les deux communautés. Il y a déjà eu plusieurs dizaines de victimes. En outre, le Liban, séparé de son voisin par une frontière au tracé non défini, voit arriver chez lui de nombreux Syriens (ils seraient actuellement 24 000). Certains y viennent en famille pour fuir les violences, des blessés se font soigner dans ses hôpitaux ; d’autres s’y installent avec des armes pour aider la rébellion, profitant pour cela de complicités locales et arabes, sunnites pour la plupart. Pour sa part, le régime de Damas dépêche sur place des agents chargés de traquer, voire de tuer, les opposants, soldats dissidents et militants salafistes, tandis que l’armée syrienne a entrepris de miner certains points de passage frontaliers.
Car il n’est pas question pour Assad d’accepter que le pays du Cèdre devienne un sanctuaire pour ses opposants. Mais il ne peut pas compter sur la coopération du chef de l’État libanais, Michel Sleiman, et de son Premier ministre, Najib Mikati, qui ont opté pour une « neutralité positive » en vue de préserver un minimum d’unité nationale, attitude que le pouvoir syrien ne cesse de fustiger. Damas s’appuie donc sur le Hezbollah, le parti chiite pro-iranien qui lui est inféodé. Or ce dernier, qui dispose d’une milice surarmée, domine largement le gouvernement libanais et exerce une réelle influence sur une partie de l’armée, dont la troupe est à majorité chiite. Plusieurs initiatives récentes prises par des militaires pourraient avoir été suscitées par le Hezbollah : dans le port de Tripoli, saisie de trois conteneurs d’armes destinées à la rébellion syrienne à bord d’un navire en provenance de Libye (28 avril) ; dans cette ville, arrestation sans mandat par la Sûreté générale d’un salafiste connu pour son soutien à la révolution syrienne (12 mai) ; à Halba, deux dignitaires religieux sunnites notoirement anti-syriens abattus dans leur voiture à un barrage de l’armée (20 mai). Depuis lors, les rapts à base confessionnelle se multiplient au Liban.
Les chiites paient cependant le prix de leur engagement pro-syrien. Le 22 mai, onze de leurs membres ont été enlevés près d’Alep, en Syrie, vraisemblablement par des insurgés sunnites, alors qu’ils revenaient d’un pèlerinage en Iran.
« La situation est effrayante », a déclaré le 11 juin dernier le Président Michel Sleiman en accueillant dans son palais présidentiel les participants à la conférence de dialogue national qu’il avait convoquée en vue de susciter un consensus par rapport à la crise syrienne. Mais en l’absence du principal représentant du sunnisme politique, Saad Hariri, et de son allié maronite Samir Geagea, qui refusent de cautionner l’hégémonie du Hezbollah, la rencontre n’a débouché que sur des résolutions inconsistantes.
Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander en ses bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.
Disponible dans la boutique :
Journal n°1521 du 30-06-2012
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SOMMAIRE DU N°239 DE JUILLET-AOÛT 2012
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Etape importante pour la réhabilitation de Pie XII pour les uns, lâcheté d'Israël face aux pressions du Vatican pour les autres: la déclaration publiée ce week-end par le Mémorial Yad Vashem, créé en 1953 par la Knesset israélienne pour faire mémoire des martyrs de la Shoah, fait débat. Le sanctuaire mondiale de la mémoire de l'Holocauste vient en effet de modifier de façon substantielle le panneau qu'elle consacre au rôle de Pie XII, pape de 1939 à 1958, durant le nazisme.
Jusque-là, le panneau historique en question expliquait que le pape n'avait rien fait pour défendre les Juifs face à la persécution hitlérienne; dorénavant, le mémorial laisse la question ouverte, disant que le rôle de Pie XII durant la Seconde Guerre Mondiale est "un sujet de controverses": "Les détracteurs du pape affirment que sa décision de s'abstenir de condamner l'assassiner des Juifs par l'Allemagne nazie constitue un échec moral: que l'absence de directives claires ont permis à un grand nombre de collaborer avec l'Allemagne nazie, rassurés par la pensée que cela ne contredisait pas les enseignements moraux de l'Eglise. [...] Ses défenseurs soutiennent que cette neutralité empêché des mesures plus sévères contre le Vatican et les institutions de l'Eglise dans toute l'Europe, permettant ainsi un nombre considérable d'activités de secours secrètes qui auraient eu lieu à différents niveaux de l'Église. En outre, ils soulignent les cas dans lesquels le Souverain Pontife a offert des encouragement aux activités dans lesquelles des Juifs ont été sauvés. Jusqu'à ce que tous les documents pertinents sont disponibles pour les chercheurs, ce sujet restera ouvert et soumis à de futures enquêtes".
Le Mémorial affirme n'avoir subi aucune pression du Vatican en ce qui concerne cette modification, bien que plusieurs journaux titrent sur d'éventuelles pressions. A noter que le travail le plus important de ces dernières années concernant le positionnement et le rôle de Pie XII durant les années sombres a été effectué par la fondation juive américaine Pave the Way, qui a sérieusement ébranlé l'image d'un pape indifférent au martyre juif. Le mémorial Yad Vashem souligne enfin sa hâte de voir "le jour où les archives secrètes du Vatican seront ouvertes aux historiens afin qu'une meilleure compréhension des évènements puisse se faire". Source ici: ISRAEL: YAD VASHEM NUANCE SON PORTRAIT DE PIE XII
En 1958, Golda Meir, alors ministre des affaires étrangères d'Israël, avait pleuré la mort de Pie XII comme celle d’ «un grand serviteur de la paix, une voix qui a enrichi notre temps parce qu'elle rappelait des vérités morales au dessus du tumulte des conflits quotidiens». Il avait ensuite suffi d'une pièce de théâtre, jouée en 1963 sur une scène de Berlin, appelée Le Vicaire (Der Stellvertreter), écrite par un jeune dramaturge allemand, Rolf Hochhuth, d'origine protestante, pour que commence la légende noire de ce pape calomnié. Avec cet injuste procès, c’était aussi l’image traditionnelle de l’Eglise qu’on voulait salir.
A quand la béatification de ce grand mainteneur de la foi aux temps des totalitarismes du siècle passé ?
L'Unesco a accepté la demande palestinienne de classement en urgence de la basilique de la Nativité à Bethléem au patrimoine mondial de l'humanité. Le vote du comité du patrimoine, vendredi à Saint-Pétersbourg en Russie, a été déploré par Israël et les États-Unis, qui voient la démarche palestinienne obéir à des motivations plus politiques que culturelles. L'Autorité palestinienne s'est félicitée de ce vote, première victoire diplomatique depuis son admission l'an dernier à l'Unesco, la première organisation onusienne à avoir accepté la Palestine en son sein. «C'est une victoire pour notre cause et la justice, a déclaré le porte-parole de Mahmoud Abbas. Cela prouve que l'ensemble de la communauté internationale a l'intention de protéger la Palestine (…) et de s'assurer que l'État Palestinien soit créé dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.»
Israël, qui ne contestait pas la demande de classement, s'opposait en revanche au recours à une mesure d'urgence, d'habitude utilisée pour des sites menacés, au lieu de la procédure classique, longue de 18 mois. Les Palestiniens avaient justifié leur demande par «l'état de délabrement et la dégradation de l'ensemble architectural», notamment du fait des «forces d'occupation israéliennes».
Les experts du Conseil international des monuments et des sites, chargés d'examiner le dossier, avaient émis un avis défavorable. Selon eux, le dossier palestinien n'avait pas été assez préparé, notamment quant à la délimitation et les exigences de protection et de gestion du monument. Les Églises chrétiennes gardiennes du lieu, Grecs orthodoxes, latins (catholiques) et Arméniens, n'avaient pas non plus appuyé la procédure, craignant que la basilique devienne un symbole politique.
Deux millions de visiteurs
La décision de classement n'est guère contestable sur le fond. La basilique, construite par Constantin au IVe siècle au-dessus du lieu de naissance de Jésus, restaurée par Justinien au VIe siècle, est restée depuis pratiquement inchangée. Ce qui en fait l'une des plus anciennes églises du monde, en même temps que l'une des plus belles. Les seuls dégâts récents infligés à la basilique avaient été des tirs israéliens d'armes automatiques essuyés pendant le long siège de 2002, quand des activistes palestiniens s'étaient retranchés dans l'église.
Le mur de séparation, érigé par Israël à l'entrée de Bethléem, réduit les déplacements des Palestiniens hors de la ville et ralentit la circulation des cars de touristes. Mais il n'empêche pas 2 millions de personnes de visiter chaque année la basilique de la Nativité. La place de la Crèche, devant l'édifice, au centre de la vieille ville de Bethléem, se transforme souvent en parking, avec des véhicules qui se garent pratiquement jusque devant la porte de l'église.