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Société - Page 385

  • Bruges : un cas d'euthanasie infantile pratiqué sans l'accord des parents?

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    Ce cas dramatique est rapporté par la Nuova Bussola Quotidiana alors que nous n'en trouvons aucune trace dans les médias belges :

    Euthanasie infantile forcée, le scénario se répète en Belgique

    18-11-2019

    Après Charlie, Isaiah et Alfie, le scénario se répète en Belgique avec Maciej, 6 ans, souffrant de cardiomyopathie et de lésions cérébrales. Les médecins refusent d'autoriser l'obtention de nouveaux conseils médicaux et les dossiers médicaux sont inaccessibles. A présent, on assiste à la décision de retirer le ventilateur et au combat des parents qui s'y opposent. Une campagne débute qui touche aussi l'Italie.

    Jeudi, les médecins de l'hôpital Sint-Jan à Bruges, en Belgique, retireront le masque respiratoire du petit Maciej, malgré les signes évidents d'une conscience minimale qui permet à l'enfant de serrer la main, d'ouvrir les yeux et de réagir au contact de ses parents.

    Après Charlie Gard, Isaiah Haastrup et Alfie Evans, les cas d'abandon thérapeutique et de déni obstiné du droit au traitement, même dans des conditions stables qui ne sont pas liées à la phase terminale d'une maladie, continuent de se multiplier dans de nombreux pays d'Europe du Nord où la culture euthanasique a submergé les lois et les rouages ​​du système de santé.

    Maciej est un garçon de 6 ans qui a développé une forte fièvre 6 mois après sa naissance, ce qui lui a causé des lésions cérébrales. Lors de ce premier épisode grave, les médecins ont dit aux parents qu'il ne restait plus rien à faire. Cependant les organes de Maciej ont continué de fonctionner parfaitement après le débranchement des supports essentiels.

    Après un prompt rétablissement, la famille a pu ramener l'enfant à la maison. Maciej a toutefois été classé comme personne handicapée à la suite d'un diagnostic de cardiomyopathie. La famille s'est toujours efforcée de fournir les meilleurs soins possibles à son enfant, mais malheureusement, tout a changé le 3 novembre. Maciej a de nouveau été hospitalisé à l'AZ Sin-Jan à Bruges ce matin-là. Tout s'est passé comme la fois précédente avec Maciej qui avait une forte fièvre.

    Lorsque la famille est arrivée aux urgences, le même médecin, qui leur avait dit de prendre congé de leur fils quelques années plus tôt, a annoncé qu'on ne l'emmènerait pas en unité de soin, car il n'y avait aucun espoir et qu'on ne pourrait pas l'aider. Quand le père lui a demandé de notifier sa décision par écrit, les parents racontent que le médecin a changé d'avis et a décidé d'emmener Maciej dans l'unité de soin.

    Au cours de ces semaines, l'enfant a passé des tests de sevrage en respirant sans respirateur, mais les médecins insistent sur le fait qu'il n'y a plus d'espoir et qu'il doit être retiré du système de survie, même sans le consentement de ses parents. De plus, les médecins n'autorisent pas les parents à demander un deuxième avis médical. Ceux-ci n'ont toujours pas reçu de copie du dossier médical mais les médecins font pression pour que le ventilateur soit retiré le jeudi 21.

    La course contre la montre n’exclut pas de possibles interventions de la Pologne et d’autres acteurs de la communauté internationale. L'Italie est également impliquée d'une certaine manière, étant donné que la famille a donné à SteadfastOnlus mandat pour agir dans les sphères médicale, juridique, des médias et des collectes de fonds.

  • L’Abbaye canoniale Sainte Marie de Lagrasse (Aude) cherche à réaliser un projet de Fondation

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    lagrasse téléchargement (20).jpgL’abbaye historique de Lagrasse fut rachetée en 2004 par les chanoines réguliers de la Mère de Dieu (qui, en ce temps, avaient d’abord espéré pouvoir reprendre l’abbaye de Val-Dieu, au diocèse de Liège). La communauté compte aujourd’hui 36 chanoines et se trouve, à nouveau, un peu à l’étroit dans ses murs : elle cherche à déléguer 8 de ses membres pour animer maintenant une Fondation en lien avec la Maison Mère implantée à Lagrasse…

    Mais qui sont donc ces Chanoines Réguliers ? Interview du Père Dominique, Prieur de l’abbaye, publiée sur le site « Le Rouge et le Noir » :

    R&N : Il est facile de distinguer un religieux d’un moine : les deux suivent une règle et font des vœux, mais seul le second fait vœu de stabilité. En revanche, il est plus difficile de comprendre la spécificité de la vie canoniale : comment l’expliqueriez-vous ?

    Père Dominique : Le terme de ‘chanoines réguliers’ apparu au XIIe siècle désigne une réalité bien plus ancienne : déjà saint Eusèbe de Verceuil puis saint Augustin, au IVe siècle, avaient réuni leur clergé dans un monastère. Inspirés par le début des Actes des Apôtres où sont décrits les premiers chrétiens mettant tout en commun et vivant autour des Douze [1], les chanoines réguliers sont la partie du clergé diocésain qui fait le choix de la radicalité évangélique, vécue à travers la vie commune et la profession des vœux. Ils sont donc à la fois dans le monde religieux et dans le monde diocésain. À ce titre, il est intéressant de voir dans l’histoire de l’Église comment la vie commune en général et le modèle canonial en particulier sont souvent revenus comme propositions pour la réforme du clergé.

    Tandis que le moine a quitté la ville et le monde pour chercher Dieu, le chanoine régulier est un prêtre ou un clerc diocésain dévoué au service d’une église. Il ne fait pas vœu de stabilité comme le moine, mais sa consécration se fait dans l’offrande de lui à l’église à laquelle il appartient : « Offerens, trado meipsum ecclesiae N.  » qu’on peut traduire imparfaitement par « Je m’offre et me livre à l’église de N. » Cette église est à la fois un bâtiment de pierres et une réalité spirituelle incluant les fidèles. Ce lien est encore aujourd’hui le point commun entre chanoines séculiers (notamment les chanoines des cathédrales) et chanoines réguliers. Si donc vous cherchez des moines, cherchez un désert, un lieu retiré où ils aimeront être seuls avec Dieu ; mais si vous cherchez des chanoines, allez dans les villes ou du moins dans des lieux fréquentés, où ces pasteurs pourront s’occuper du troupeau.

    Nous sommes souvent confondus avec des moines en raison de notre longue histoire commune (faite d’emprunts, de transferts, mais aussi de disputes !). La vie monastique a été considérée tout au long du Moyen-Âge comme une référence en matière de conversion et de sainteté ; les Chapitres (communautés canoniales) et les évêques désireux de réforme allaient chercher là les usages propres à soutenir la ferveur. Mais ces points communs recouvrent, dans le monde canonial, un élan différent, où la charité fraternelle et pastorale à la suite du Christ constitue le cœur de l’effort de conversion.

    À la différence du moine, le chanoine met le sacerdoce au cœur de sa vocation : l’apostolat est le fruit normal de sa vie liturgique et contemplative ; loin d’être une parenthèse, voire un danger, il est d’abord un lieu de sanctification et d’imitation du Christ. Des laïcs ou des clercs non prêtres peuvent bien sûr s’associer à cette vie, mais en communiant à l’esprit sacerdotal et en participant plus ou moins directement au ministère.

    Nous nous ressemblons enfin par le chant des Heures liturgiques, mais là encore, ce point commun cache deux attitudes spirituelles différentes : les chanoines réguliers ont simplement conservé l’usage des premiers temps, où en tout lieu l’évêque, son clergé et les fidèles – c’est à dire toute l’Église – se réunissaient quotidiennement pour prier Dieu ensemble, principalement aux Laudes et aux Vêpres, et non seulement autour de l’Eucharistie les jours où elle était célébrée. La liturgie monastique, elle, s’est élaborée à partir de la vocation des moines à prier sans cesse, d’où la longueur plus conséquente de leur Office et l’importance de la prière nocturne.

    R&N : Votre règle est tirée de celle de saint Augustin, quelle est-elle ? Quel est son sens ?

    Père Dominique : Les premiers mots de la Règle de St Benoît – « Écoute, mon fils les préceptes du maître et tends l’oreille de ton cœur » – suggèrent que l’obéissance et la docilité à un maître spirituel, l’Abbé, sont au point de départ de la vocation monastique. Les premiers mots de notre Règle donnent l’âme de notre vie : « D’abord, puisque c’est pour cela que vous êtes réunis en communauté, habitez unanimes dans la maison et ayez une seule âme et un seul cœur, tendus vers Dieu. » L’unité entre nous, au nom du Christ, est le socle de notre vocation.

    Saint Augustin a beaucoup contemplé et médité le mystère de l’Église unie et embellie par la charité reçue de Dieu. Le serviteur de l’Église qu’est le clerc, et a fortiori le chanoine, est particulièrement sensible à cette ecclésiologie fondée non sur la juridiction ou la Hiérarchie seule, mais d’abord sur la communion dont Dieu est la source, le modèle et le but. Une communauté qui suit la Règle de saint Augustin s’efforce avant tout, à l’image des premiers chrétiens de Jérusalem, de rendre visible ce mystère de charité et d’offrir aux fidèles la possibilité d’en faire l’expérience.

    Le reste de la Règle traite des trois vœux, toujours en lien avec l’unité. La pauvreté est particulièrement développée, faisant de ce texte la référence incontournable pour la vie canoniale : la mise en commun des biens a toujours été la porte étroite par laquelle on entre dans la vocation de chanoine régulier. Plusieurs Chapitres ont refusé ce passage, préférant la sécularité, d’autres ont affadi leur élan originel par le retour plus ou moins progressif à la propriété privée. Sur ce point, la comparaison entre moines et chanoines a souvent été un aiguillon stimulant pour ces derniers.

    La pauvreté est d’ailleurs ce qui distingue aujourd’hui encore la vie canoniale régulière des nombreux et bons efforts qu’on peut observer de vie commune des prêtres : pour devenir radicale et porter tous les fruits qu’elle contient en germe, cette vie commune demande une pauvreté scellée par un vœu et par le renoncement à la propriété privée.

    Au XIIe siècle, de nombreux groupes de clercs diocésains ont embrassé la vie canoniale pour s’engager plus en avant dans la sainteté sacerdotale ; aujourd’hui où la figure du prêtre est blessée et moins bien comprise même au sein de l’Église, on ne peut que souhaiter un nouvel élan de ‘régularisation’ du clergé. Saint Augustin propose, avec sa Règle, un ‘kit radicalité évangélique’ à l’usage des prêtres de paroisse ; avis aux amateurs !

    R&N : De quelle autre manière l’enseignement augustinien infléchit-il votre vie de chanoine ?

    Au lieu « d’infléchir », je dirais plutôt « élargir » ! Le disciple qui se met à l’école de saint Augustin découvre, comme dans Narnia, que l’intérieur est plus grand que l’extérieur. La pensée de l’évêque d’Hippone est ample par l’abondance des écrits et des sujets abordés, mais surtout par la hauteur de vue.

    Son amour de l’unité dans la charité développe, chez ceux qui le suivent, une souplesse qui sait harmoniser les différences : c’est très utile dans une vie de communauté ! Se réjouir de posséder ensemble ce qui nous rassemble – l’essentiel – et accepter que nous puissions rester libres et divers sur le reste. Parfois même il faut être longanime, quand un frère se trompe ou se durcit, pour ne pas le briser en appliquant une justice trop raide.

    Le même esprit anime l’apostolat du chanoine régulier : se mettre au service des âmes en leur apportant une doctrine éprouvée – saint Augustin était très fidèle au Siège de Pierre – mais avec le soucis de la rendre aimable, vivifiée par la charité. Offrir aux gens la possibilité de faire l’expérience de Dieu dans une communauté accueillante porte davantage de fruits missionnaires qu’un discours persuasif.

    On pourrait ajouter, parmi les héritages augustiniens, la joie, fruit de l’amour ; la vie d’amitié dans le Christ qui soude la communauté canoniale, dans la simplicité et la confiance, rayonne naturellement au-dehors. Une personne accueillie dans un lieu canonial doit ressentir qu’elle pourra ici se reposer, confier ses soucis et goûter la paix.

    R&N : L’Aude est un département marqué par le catharisme et le protestantisme : avez-vous réussi à trouver votre place malgré tout ?

    Père Dominique : À vrai dire, le catharisme comme tel ne marque plus que les panneaux touristiques ! Il a laissé dans l’Aude en revanche un vague anticléricalisme, renforcé par la forte présence, à une époque plus récente, des loges maçonniques et du socialisme radical. Pour nous, appelés à prendre racine dans ce lieu, les premiers contacts n’ont pas toujours été faciles ; il faut beaucoup de patience et d’attention pour s’imprégner de la culture locale. Après quinze années de présence dans le département, même si on n’en est pas encore à la pleine intégration dans le paysage, beaucoup de liens se sont tissés, auprès de nombreuses personnes d’horizons divers.

    L’Aude est marquée également par un grand élan monastique pendant l’ère carolingienne. À Lagrasse en particulier nous sommes héritiers de dizaines de générations de moines, de Charlemagne à la Révolution. Ces légions de témoins dont nous prenons la suite prient aujourd’hui pour nous, pour une nouvelle évangélisation de cette terre.

    Notre mission de pasteurs ancrés dans un lieu nous sensibilise par ailleurs au travail lent, sur des durées longues ; ce n’est pas comme si nous devions partir demain et donner le maximum en une journée ! La très Sainte Vierge qui règne à Lagrasse depuis 1200 ans nous enseigne à patienter, à laisser la grâce germer lentement dans les cœurs. Quinze années sont très peu finalement pour juger de notre intégration ; nous en jugerons mieux quand tous ceux qui vivent dans l’Aude seront nés après notre implantation !

    R&N : Vous avez un projet de fondation. Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi avez-vous eu besoin de vous développer ?

    Père Dominique : La vie canoniale se conjugue également dans des prieurés de petite taille, dépendants de l’abbaye mère. Ces communautés plus petites et plus souples permettent une proximité plus grande auprès des fidèles, davantage de disponibilité à la mission et une vie fraternelle plus resserrée.

    Aujourd’hui, avec trente-six chanoines, nous sommes près d’avoir rempli l’abbaye et nous sentons depuis plusieurs années le besoin d’épanouir notre identité canoniale en ouvrant une première maison dépendante. Elle serait comme un satellite de l’abbaye : il ne s’agit pas d’un essaimage, mais d’un agrandissement et d’un plus grand engagement au service de la mission.

    Nous cherchons un lieu où le travail pastoral serait abondant, susceptible d’occuper les huit chanoines qui seraient envoyés. Des évêques, sensibles à notre vocation de religieux et de pasteurs, nous proposent régulièrement des lieux d’implantation ; nous portons ce projet dans la prière et dans la réflexion… Mais il est un peu trop tôt pour donner davantage de détails !

    [1] Cf le passage clé de Ac 4,32-35 : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun. »

    16 novembre 2019 Eschaud 

     JPSC

  • Belgique : prolonger le délai légal de l’interruption de grossesse ? selon un sondage RTL/TVI en cours, 72% des Belges sont actuellement contre

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    C'est pas tous les jours dimanche - RTL TVI a créé un sondage présenté en forme de dilemme: prolonger le délai légal de l’interruption volontaire de grossesse en Belgique de 12 à 18 semaines, est l'une des modifications de la loi prônée par plusieurs partis. Jusqu'à quand faut-il autoriser les avortements ?

    Selon le sondage RTL en cours  72%  optent actuellement  pour le « moindre mal » de 12 semaines. Le rtl facebook live de Deborsus d’hier, relatait un 50/50 mitigé parmi la population. Cela est-il à amplifier ? Si vous pensez que mieux vaut mal voter (12 semaines) que s’abstenir, voici le lien :

    https://www.facebook.com/1033191353387531/posts/3374182929288350?sfns=mo

    Ref. C'est pas tous les jours dimanche - RTL TVI

    Toute la question étant de savoir si tuer à 12 semaines est moins grave qu’à 18….

    JPSC

  • Jacques Galloy, missionnaire numérique des médias chrétiens

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    De Jean-françois Sacré sur le site de l'Echo.be :

    Jacques Galloy Le missionnaire numérique des médias chrétiens

    Jacques Galloy trouve encore le temps d'animer sa propre émission dédiée à de "grands témoins inspirants". ©© Debby Termonia

    L'ex-CFO d'EVS est devenu un multi-investisseur. Mais ce qui occupe le plus clair de son temps aujourd'hui c'est le développement de 1RCF, le nouveau réseau digital de la radio catholique.

    C'était la fête il y a dix jours au CSA. Les locaux du régulateur de l'audiovisuel accueillaient le lancement officiel en Fédération Wallonie-Bruxelles, de la radio numérique (DAB +), technologie permettant d'enrichir l'offre tout en améliorant les conditions d'écoute. Parmi les patrons de radios présents, Jacques Galloy n'était pas le moins souriant. À 49 ans, ce Liégeois bon teint, fervent chrétien, pilote 1RCF, la nouvelle radio catholique francophone digitale. "C'est formidable, dit-il, nous allons pouvoir apporter les bonnes nouvelles et la Bonne Nouvelle sur l'ensemble du territoire de la Fédération!" Jusqu'à présent, RCF - réseau de 65 radios locales françaises et belges créé dans les années 80 - c'était trois radios en FM à Bruxelles, Liège et Namur.

    Reconversion éclectique

    Pour la communauté entrepreneuriale et financière, Jacques Galloy est loin d'être un inconnu. Après avoir fait ses armes chez PwC et RTL Group, il a piloté pendant onze ans les finances d'EVS, la pépite liégeoise active dans les technologies numériques pour la télévision. Une époque bénie où EVS affichait des marges flatteuses qui faisaient pâlir de jalousie ses confrères. En 2013, il quitta l'entreprise pour incompatibilité d'humeur avec le nouveau CEO de l'époque, le hollandais Joop Janssen lequel ne fera d'ailleurs pas long feu. Depuis, il a joliment rebondi que ce soit comme investisseur et/ou administrateur tout en s'engageant dans la communauté chrétienne. Avec le digital comme fil conducteur de ce parcours éclectique.

    "Je voulais profiter de cette nouvelle vie pour faire quatre choses, raconte-t-il attablé dans une petite salle de réunion en sous-pente au siège liégeois de RCF logée dans les locaux de l'Evêché. D'abord, vivre plus intensément avec mon épouse et mes cinq enfants; ensuite, vivre la transition digitale, c'est pourquoi j'ai appris à coder et à créer un site internet afin de comprendre de quoi on parle. Par ailleurs, je voulais mettre mon expérience à profit en investissant dans des petites sociétés technologiques liégeoises afin de les accompagner dans leur croissance et, enfin, dégager du temps bénévolement pour travailler sur le contenu médiatique lié à l'annonce de la Bonne Nouvelle."

    Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a tenu parole, même s'il reconnaît travailler plus qu'à l'époque d'EVS. "La différence, c'est que je travaille le plus souvent de chez moi, beaucoup via Skype ou WhatsApp." Sous la casquette d'investisseur et/ou administrateur, on l'a trouvé ces dernières années dans des société comme Physiol (implants intra-oculaires avec correction optique, mais revendue en février), Ateme (un des leaders dans le streaming et la compression vidéo en ligne), X-Ris (rayons X - il en est sorti récemment), Trasis (leader en radiopharmacie), Osimis (images médicales en open source), Noshaq (depuis 18 mois, il est administrateur de l'ex-Meusinvest), Mydimm (mobilier sur mesure en ligne), Andaman7 (échange de dossiers médicaux en ligne), Séraphin.be (courtage en ligne d'assurances) et Saje Productions, start-up parisienne active dans la production et la distribution de films "d'inspiration chrétienne", selon ses propres termes.

    Le GPS des clochers

    Ce dernier mandat permet à Jacques Galloy d'activer son réseau de contacts dans le milieu de l'Eglise. Bien utile quand, comme lui, on s'investit à fond dans les médias chrétiens, y consacrant ces derniers mois l'essentiel de son temps de manière totalement bénévole. Il ne le dira pas mais son ambition est de dépoussiérer tout ça en jouant la carte du digital. "La transition digitale me passionne, c'est une révolution comme on en n'a jamais connu, c'est une formidable opportunité pour nos médias chrétiens", martèle-t-il. Exemple: le site egliseinfo.be qu'il développe depuis 2014 avec une équipe et qui reprend l'ensemble des horaires des messes en Belgique francophone: "C'est devenu le GPS des clochers, s'amuse-t-il. C'est du pur digital avec un moteur de recherche, du référencement, une page sur Facebook, le site enregistre 450.000 requêtes annuelles, et connaît une croissance de 30%."

    Se considérant comme un "missionnaire du numérique", Jacques Galloy a monté une équipe et s'est investi à fond dans le dossier de candidature de RCF à un réseau DAB +. Un dossier de 200 pages qui leur a pris des mois de travail et qui continue à beaucoup les accaparer car une fois le réseau obtenu, il a fallu lancer la chaîne. "L'atout du digital c'est qu'il offre une équité sur les canaux de distribution, tout le monde bénéficie de la même couverture et de la même qualité d'écoute, relève-t-il. Ce qui va faire la différence c'est le message. Le numérique a permis une explosion des médias de sens, des médias inspirants alors que les grands médias audiovisuels traditionnels sont pris par un jeu publicitaire qui appauvrit leurs grilles de programmes." De manière pragmatique, Jacques Galloy remarque que le numérique permet de produire des contenus pour des coûts très faibles. "Le coût de la production a été diminué par vingt en vingt ans, aujourd'hui avec des bouts de ficelle on parvient à s'exprimer. Et pour des médias qui vivent que de dons et non de recettes commerciales, c'est évidemment une opportunité unique."

    Le budget belge des quatre radios RCF est en effet modeste, de l'ordre de 650.000 euros en Belgique. 30% des ressources viennent des collectes lors des messes, 50% de l'appel aux dons des auditeurs et 20% de mécènes: associations, entrepreneurs, congrégations religieuses... "Cela nous permet de financer une dizaine d'équivalents temps plein et l'infrastructure technologique, détaille-t-il, mais nous pouvons aussi compter sur un réseau de 240 bénévoles, dont 95% sont des laïcs, dans la programmation, l'animation, les événements, etc. qui permettent de développer la notoriété. Nos 5.000 donateurs ont de vrais ambassadeurs." Jacques Galloy l'admet: "La pratique religieuse baisse c'est indéniable, mais cette communauté reste très vivante, 65% de nos auditeurs sont engagés dans le bénévolat."

    On s'en doute, les audiences sont assez modestes. Sur base d'une étude menée pour la seule antenne liégeoise et extrapolée aux deux autres radios, Jacques Galloy l'évalue aujourd'hui à environ 150.000 auditeurs par an, auxquels il faut ajouter l'écoute de 200.000 podcasts. "Mais avec la nouvelle radio en DAB +, on ambitionne de capter 500.000 auditeurs par an d'ici 2025", relève-t-il.

    La force du réseau

    Les radios RCF sont des radios de contenus: il n'y a que 30% de musique, 70% est parlé: infos, magazines, débats, ouverture aux autres cultes... Ce contenu est aussi alimenté via des collaborations avec le réseau de médias chrétiens. Là aussi, Jacques Galloy a répondu à plusieurs sollicitations. Il est administrateur de KTO TV, la télévision catholique (financée essentiellement par des dons, elle est basée à Paris mais avec des décochages belges) et de Cathobel, où il représente l'évêque de Liège: cette plateforme publie l'hebdomadaire Dimanche, produit la messe radiodiffusée sur la RTBF, possède une agence de presse et a propre site web. Ces ASBL sont autonomes mais collaborent entre elles.

    Malgré cet emploi du temps de ministre, Jacques Galloy trouve encore le temps d'animer une fois par semaine une émission d'une heure dédiée à "de grands témoins inspirants" qui a déjà dépassé les 200 épisodes.

    Son nom sonne comme un slogan marketing: "RCF God's talents" (allusion à Belgium's Got Talents, format de divertissement décliné un temps sur RTL). "J'y ai déjà reçu des patrons chrétiens comme Marc Nollet de Physiol, Jacques Berghmans, de Lhoist et Tree Top, Yves Warnand, de Dauvister, Bruno Colmant, Julien Compère du CHU de Liège... ou de politiques comme Raoul Hedebauw, des cinéastes, des journalistes mais aussi des gens ordinaires qui ont une vie extraordinaire comme des infirmières, des bénévoles etc. J'invite des gens de toutes les obédiences et, hormis quelques anti-cathos, j'ai rarement des refus. Je crois qu'aujourd'hui, l'intolérance a changé de camp."

  • Déchainement antireligieux au Chili

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE/CHILI - Messe de réparation à Talca et profanation de l’église Saint François de Valdivia

    jeudi, 14 novembre 2019

    Valdivia (Agence Fides) – Mgr Nelson R. Huaiquimil, Vicaire général du Diocèse chilien de Valdivia a exprimé sa douleur suite à la profanation et aux dommages infligés à l’église Saint François, patrimoine du sud du Chili et de la Valdivia. Dans un communiqué, il écrit : « Nous sommes profondément attristés par la destruction que le temple de Saint François de Valdivia a subi. Nous savons que la chose la plus importante dans tous les cas sont les personnes et là vivent cinq frères déhoniens, personnes consacrées au service de la communauté. Ils vont bien mais éprouvent un état naturel d’impuissance et de douleur. Nous sommes attristés par le fait que des personnes soient entrées dans le temple et que le Très Saint Sacrement ait été profané, les images sacrées détruites, tout comme le mobilier et que des dommages généraux aient été produits à cette partie du patrimoine qui appartient à tous les habitants de Valdivia ».

    La crise politique et sociale que traverse actuellement le Chili s’accompagne de manifestations violentes et incontrôlées qui prennent pour cible notamment les lieux de culte (voir Fides 21, 26, 28/10/2019). Les Evêques ont manifesté leur douleur « suite aux attaques perpétrées contre des églises et des lieux de prière sans respect pour Dieu et pour ceux qui croient en Lui », rappelant que « les églises et autres lieux de culte sont sacrés » (voir Fides 11/11/2019).

    Le Vicaire général de Valdivia partage la recherche légitime de la justice et de la paix entreprise par de nombreux chiliens dans tout le pays. « Il existe de belles manifestations qui doivent nous remplir d’espérance ». Toutefois il est choquant de voir des morts et des blessés ainsi que de nombreuses personnes qui ont subi des destructions et des dommages à cause de la violence. Enfin, il invite tout un chacun « à s’unir dans la prière et la recherche du bien, à prier pour tous ceux qui ont subi des violences et qui causent la violence de différents types », exhortant à se regarder l’un l’autre « non pas en ennemis mais comme ceux qui sont en mesure de construire ensemble la famille humaine que nous attendons tous ».

    Dans la nuit du 12 novembre, un groupe de violents a fait irruption dans la Sanctuaire de Notre-Dame Auxiliatrice de Talca, détruisant les images sacrées, endommageant les bancs et profanant le Tabernacle. Le lendemain, l’Administrateur apostolique du Diocèse, S.Exc. Mgr Galo Fernández, a célébré une Messe de réparation, concélébrée par les prêtres salésiens et par d’autres prêtres du Diocèse.

    Le Père Pedro Pablo Cuello, Directeur des Salésiens de Talca, avant la Messe, a indiqué que les dommages n’ont pas encore été évalués, ajoutant : « Le message que je veux faire passer à tous les habitants de Talca, aux jeunes, aux adultes et aux enfants est que nous devons travailler pour la paix. Nous ne devons pas nous reposer pour l’atteindre. C’est le travail de tous. Nous devons tous travailler à cela ».

    Dans l’homélie, l’Evêque a déclaré que « ce n’est pas la perte matérielle d’un certain nombre de bancs pas plus que la destruction d’images en plâtre représentant le Seigneur, les Saints, qui nous ont fait mal. Nous sommes blessés par le fait d’avoir été témoins de la violence que nous subissons dans notre patrie, par le désaccord entre chiliens ». Il a par suite exhorté : « Ne laissons pas que la haine, la colère dont nous avons été victimes allume en nous la haine ou la colère. Ce serait une grave erreur. La colère, la violence ne construisent pas. Elles détruisent, non seulement les biens matériels mais aussi la chose la plus précieuse, à savoir la coexistence des frères ». (S.L.) (Agence Fides 14/11/2019)

  • La femme face au christianisme (KTO)

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    De KTOTV :

    « FEMMES, soyez soumises à vos maris ! » Le mot de saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens résonne à nos oreilles comme le symbole d'un christianisme patriarcal. Plaçant la femme à un niveau inférieur, il fait aussi de l'apôtre des gentils une sorte de misogyne, à la source d'une Église elle-même machiste, plaçant la femme dans un rôle secondaire tout au long de son histoire. Spécialistes de la condition féminine à l'époque médiévale et moderne, Laurence Moulinier et Agnès Walch reviennent sur la réalité du rôle des femmes dans les sociétés chrétiennes. Le Moyen Âge a-t-il affirmé que les femmes n'avaient pas d'âme ? Quelle était la nature de leurs droits ? Et quel rôle, au fond, le christianisme a-t-il joué dans l'émancipation des femmes ? Cinquième opus de 7 rendez-vous de 52 minutes.
  • Quand les "sorcières" deviennent les icônes du féminisme

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    De REACnROLL sur Causeur.fr :

    Faire des « sorcières » les icônes du féminisme est absurde

    "Maléfique" de Disney, le film préféré de Marlène Schiappa?


    A l’heure où Marlène Schiappa signe une tribune visant à réhabiliter les sorcières, Barbara Lefebvre dénonce sur REACnROLL cette glorification de la figure du mal féminin, la réécriture de l’histoire et le brouillage des repères dans les fictions destinées aux enfants, et les conséquences que cela implique.


    Causeur vous propose de lire un extrait d’une intervention récente de Barbara Lefabvre sur REACnROLL. La chroniqueuse constate que désormais, dans les films Disney, les méchants ne sont plus vraiment des méchants, mais de pauvres personnages victimes de discrimination…

    Verbatim

    Faire aujourd’hui des sorcières des icônes de la libération de la femme ou d’un féminisme avant l’heure est complètement absurde, anachronique et faux. Cela me terrifie. On vit à une époque où parce qu’on est ministre ou président de la République, on peut dire n’importe quoi sur des périodes de l’Histoire, et d’ailleurs plus on les prend loin dans le temps mieux ça vaut, pour essayer de construire des récits sur aujourd’hui, pour justifier un discours politique de la bien-pensance, du néo-féminisme, du néo-antiracisme etc…

    Ce phénomène-là, je le vois aussi dans la propagande culturelle qui nous vient des Etats-Unis depuis un certain nombre d’années, qui consiste à une inversion complète des valeurs à travers l’inversion des personnages…

    Cela porte également préjudice aux études historiques.

    Nous avons des jeunes historiens aujourd’hui qui sont aussi dans cette logique du buzz, c’est-à-dire de chercher des sujets de niche qui peuvent les mettre sur le devant de la scène. Aujourd’hui par exemple, quand on est historien et qu’on veut écrire une thèse, on doit trouver un sujet porteur pour se faire remarquer du monde académique où hélas, se développe cette mode des sujets de micro-histoire ou de sujets soit-disant « sulfureux ». En réalité, cela porte préjudice à l’étude historique.

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    Ce phénomène-là, je le vois aussi dans la propagande culturelle qui nous vient des Etats-Unis depuis un certain nombre d’années, qui consiste à une inversion complète des valeurs à travers l’inversion des personnages. Ayant une enfant en âge de regarder ces niaiseries que sont les séries Disney notamment, je me rends compte que vous avez toute une réécriture des histoires de Disney, notamment La belle au bois dormant avec le personnage de Maléfique.

    Maléfique a fait l’objet d’un film, avec Angelina Jolie, tome 1 et tome 2, puisqu’il y a eu la version numéro 2 qui est assez édifiante aussi et où finalement Maléfique n’est pas la méchante sorcière qu’on imaginait naïvement… En fait, Maléfique se révèle être la mère adoptive d’Aurore, la belle au bois dormant, puisqu’elle va finalement l’accueillir étant donné qu’Aurore décide que c’est sa mère son parent d’intention car son père, le roi, s’avère être un très méchant roi et au final c’est Maléfique qui se trouve être le personnage positif.

    A lire aussi: Comment le mot « féminicide » nous est imposé

    Dans Maléfique 2, la suite, c’est carrément le monde de Maléfique qui est un monde de monstres, de trolls etc, qui s’avère être discriminé, dans un état de quasi-apartheid, par le monde des humains, à savoir le royaume du descendant du père d’Aurore ! Aurore fait le go-between entre ces deux mondes, et c’est Michelle Pfeifer qui s’avère être le personnage qui persécute Maléfique… [La sorcière] n’est donc plus une méchante mais une gentille et vous avez toute une série de productions Disney sur ce thème. Vous avez une autre série qui s’appelle Descendants, ils en sont au troisième volet. Dans ces films, tous les enfants des méchants ne sont pas des méchants mais des gentils qui vont réussir à se mêler au monde bien-pensant.

    Je vois à travers tout ce récit une façon d’insuffler dans les esprits des nouvelles générations que le méchant n’est jamais méchant et que lorsque le discours général vous dit que c’est un méchant, en réalité c’est sans doute que c’est un gentil.

    Je trouve cette incapacité récente à donner aux enfants des repères clairs, qui sont les repères simplistes des contes, problématique. [Autrefois] il y avait le méchant et il y avait le gentil. Et ensuite, quand on commençait à avoir un esprit critique un peu affûté, quand on devenait adulte, on n’était effectivement plus dupe de ce côté binaire des récits des contes et légendes. Mais ces contes et légendes, dans leur récit binaire, nous aident aussi à nous construire dans notre capacité à être dans un discernement moral.

    Aujourd’hui, je ne vois pas comment les enfants peuvent avoir ne serait-ce qu’un début de discernement moral puisqu’on leurs explique systématiquement que le méchant n’est pas méchant, que le grand méchant loup, il n’était pas si méchant que ça, et puis après tout « peut-être que la grand-mère elle avait envie de se faire manger par le grand méchant loup. » Je trouve que c’est absolument sidérant et cela nous prépare une génération qui va être incapable d’avoir le moindre discernement moral et ça m’inquiète, c’est pourquoi cette histoire de sorcières [Marlène Schiappa NDLR] n’est pas aussi anecdotique qu’on croit, elle s’insère vraiment dans un discours général qu’on tient… aux enfants.

    >>> Retrouvez l’intégralité de cette intervention et les réactions de Régis de Castelnau en vous rendant sur RNR.TV <<<

  • Participer à l'Université de la Vie 2020

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    Quatre lundis soirs (20h15 - 22h15)

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  • La Belgique occupe la première place du classement des pays les plus accueillants au monde pour les athées et les libres-penseurs

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    Lu sur La Dernière Heure de ce jour (14 novembre) p. 4: 

    La Belgique paradis des non-croyants

    La Belgique fait partie des pays les plus accueillants au monde pour les athées et les libres-penseurs, indique mercredi Humanists International, l’organisation qui regroupe les associations humanistes et laïques. Selon un rapport publié mercredi, qui analyse le traitement des non-croyants dans chaque pays, la Belgique occupe la première place du classement en compagnie des Pays-Bas et de Taiwan. Derrière le trio de tête, le “Freedom of Tought Report” classe la France, le Japon ainsi que les États insulaires de Nauru et Sao Tomé-et-Principe. L’Afghanistan, l’Iran et l’Arabie saoudite se retrouvent en bas du classement.

  • 1500 médecins néo-zélandais disent non à l'euthanasie

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    EN NOUVELLE ZÉLANDE, "DOCTOR SAY NO" : 1500 MÉDECINS OPPOSÉS À L'EUTHANASIE, LA LOI EST CEPENDANT VOTÉE PAR LE PARLEMENT

    12 novembre 2019

    En Nouvelle Zélande, le Parlement a voté mercredi, à 69 voix pour et 51 contre, le projet de loi qui doit autoriser les malades ayant moins de six mois à vivre, à demander une aide médicale à la fin de vieElle devra être approuvée par deux médecins.

    Plus tôt dans la semaineune lettre ouverte « Doctor say No » appelait les députés à voter contre le projet de loi « Choix en fin de vie » qui veut autoriser l’euthanasie. Elle a reçu sa 1 500ème signature.

    Le Docteur Sinead Donnelly, spécialiste en médecine palliative de Wellington et organisatrice de l'événement, se dit très touchée par cette mobilisation. « Nous avons commencé par un site Web très simple d'une page qui vient de faire boule de neige, ce qui met en lumière les préoccupations importantes des médecins au sujet de ce projet de loi ».

    La lettre ouverte déclare que « les médecins ne veulent pas participer au suicide assisté », et rappelle la position de l'Association Médicale Mondiale et de l'Association Médicale Néo-Zélandaise qui expliquent que « le suicide assisté et l'euthanasie sont contraires à l'éthique, même s'ils sont rendus légaux ». L'Association Médicale Mondiale qui représente les médecins de 123 pays a réaffirmé le mois dernier que l'euthanasie ne faisait pas partie de la pratique médicale (cf. Les médecins du monde confirment leur opposition à l'euthanasie et au suicide assisté).

    Selon le Dr Donnelly, le projet de loi sur les « choix de fin de vie » « n'inclut les médecins que pour rechercher une légitimité médicale ». « Tuer, n’est pas soigner. Tuer n'exige pas de compétences médicales, mais l'abandon de l'éthique médicale ».

    La question divise l’opinion publique, devant le Parlement à l’heure du vote, certains manifestaient pour demander : « Aidez-nous à vivre et pas à mourir ». Aussi la loi n’entrera en vigueur « que si le peuple néo-zélandais l'approuve par référendum lors de l'élection de 2020 ». A cette occasion, le ministère néo-zélandais de la justice envisage de réunir une équipe spéciale pour lutter contre la « désinformation et la manipulation » dans la période précédant les élections.

    Sources: Scoop, ENDS (10/11/2019) - The Guardian, Charlotte Graham-McLay (13/11/2019)

    au Luxembourg également, il y a de fortes réticences à l'égard de l'euthanasie au sein du corps médical... mais on va y remédier!

  • Renouveau religieux au XIXe siècle : comment ils sont allés à contre-courant...

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    D'Aymeric Pourbaix sur le site de France Catholique :

    Comment ont-ils fait ?

    13 novembre 2019

    Saint Eugène de Mazenod. Intérieur de la cathédrale Sainte-Marie-Majeure à Marseille où se trouve son tombeau.

    L’histoire enseigne qu’un siècle ne se dévoile vraiment dans sa profondeur que 200 ans plus tard. Notre temps pourrait ainsi être le bon moment pour redécouvrir la richesse spirituelle du XIXe siècle, par-delà sa caricature de rigorisme janséniste. Car après la Révolution française et les ravages du scepticisme des Lumières – ce que le Père de Lubac a appelé l’humanisme athée –, le formidable renouveau religieux et spirituel de l’Église en ce siècle ne laisse pas d’interroger.

    À contre-courant

    À côté des questions extérieures à la foi – comme la forme politique du régime – il faut considérer le réveil de l’église dans sa dimension profonde. Celle qui consiste, disait Newman, à enseigner, à prêcher et à guider. Et de ce point de vue, on ne peut que constater l’étonnante résurrection de la foi et de la pensée catholique, contre-courant puissant qui inflige un démenti aux prophètes de la mort de Dieu. C’est Lacordaire prêchant à Notre-Dame de Paris au cours de ses fameuses Conférences (1835), Montalembert défendant les libertés de l’Église à la tribune de la chambre des Pairs, Veuillot maniant sa plume alerte dans la presse, Ozanam soufflant sur les braises encore chaudes à la Sorbonne et dans les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Avec pour guide la papauté, Rome, dont l’autorité connaît un succès grandissant au XIXe, et qui culmine avec la reconnaissance de l’infaillibilité pontificale lors du concile Vatican I (1870).

    Mais ce réveil des forces spirituelles ne concerne pas uniquement les élites. Le peuple catholique se voit entraîné par le merveilleux essor de la piété mariale, encouragée par de nombreuses apparitions. Telle l’œuvre de prière pour la conversion des pécheurs, créée par l’abbé Desgenettes à N.-D. des Victoires, en 1837, et qui connaît un succès foudroyant. Mais aussi la vogue extraordinaire des missions paroissiales entre 1815 et 1830, à l’instar du saint évêque de Marseille, Mgr de Mazenod, qui s’appuya sur la langue provençale.Assez naturellement, cet élan de conversion allait déboucher sur des œuvres sociales, notamment les confréries, développées en France par les laïcs, et qui constitue une des sources du catholicisme social.

    Puis vint la renaissance des anciens ordres monastiques : jésuites à Rome, puis bénédictins et dominicains en France. Sans oublier l’afflux de vocations, la fièvre de constructions, et la création de nouvelles congrégations, dans l’éducation (une vingtaine !), l’action caritative, la mission…Autant de témoins de la jeunesse perpétuelle de l’église, qui étonne les contemporains d’alors. Le préfet de police de Louis XVIII écrit en 1814  : «  Je crois apercevoir dans l’Europe et même en France [c’est dire !] je ne sais quelle pente vers les idées religieuses et mystiques.  »Pour nous, aujourd’hui, c’est une source d’espérance que Dieu n’abandonne pas son Église, malgré les duretés du temps. À travers cette série de plusieurs semaines, notre volonté n’est pas de nous complaire dans un passé révolu, mais comme le disait Paul Valéry, de «  retrouver l’esprit qui a fait ces choses  ».

  • Inde : les atrocités à l’encontre des chrétiens se multiplient

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    De l'agence Fides :

    ASIE/INDE - Croissance des violences et appel des chrétiens indiens au respect de leurs droits constitutionnels

    12 novembre 2019

    New Delhi (Agence Fides) – « Les atrocités à l’encontre des chrétiens sont en augmentation. En 2014, ont été signalés quelques 150 épisodes de violence à l’encontre de la communauté. Leur nombre est passé à 200 en 2016 et à 270 en 2017. En 2018, ont été enregistrés 292 cas de violence à l’encontre des chrétiens et au cours des neuf premiers mois de cette année, 247 cas ont été signalés dont 60 dans le seul Etat de l’Uttar Pradesh. Au cours de l’an dernier, 40 églises ont été fermées à cause des violences subies. Au Chhattisgarh, les communautés et autres groupes chrétiens font même face à un boycott social. Nous demandons au gouvernement de mettre fin aux harcèlements des pasteurs et à la violence à l’encontre de la communauté chrétienne ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides Minakshi Singh, une des responsables chrétiennes ayant organisé ces jours derniers une manifestation à Delhi. Parmi les sujets soulevés par la communauté chrétienne se trouve notamment la fin des attaques et des violences à l’encontre des prêtres, religieux, religieuses et laïcs, souvent injustement accusés de « conversions frauduleuses ».

    Les chrétiens indiens demandent au gouvernement fédéral de protéger le bien-être des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, dans tous les secteurs de la vie. Les communautés chrétiennes regrettent que le gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi n’ait pas accordé de représentation aux minorités religieuses, en n’incluant aucun chrétien parmi les Ministres de son exécutif. « Nous souhaitons que le Premier Ministre puisse bientôt nommer un Ministre chrétien au sein de son cabinet qui dispose de la confiance de la communauté et soit en mesure de protéger les intérêts et les droits des chrétiens pour l’avenir » affirme Minakshi Singh.

    « Les minorités religieuses, tels que les chrétiens et les musulmans, sont prises pour cible par des groupes nationalistes hindouistes » a déclaré à Fides A. C. Michael, responsable de l’Alliance pour la défense des libertés (ADF), organisation mondiale présente en Inde qui défend les droits des chrétiens. Selon lui, qui est également Coordinateur du United Christian Forum, les responsables chrétiens ont également attiré l’attention du gouvernement sur les lois dites « loi sur la liberté de religion », en vigueur dans sept Etats indiens et habituellement utilisées de manière incorrecte comme prétexte pour frapper la communauté chrétienne. « Ces lois devraient être immédiatement abrogées afin de garantir la totale liberté religieuse » remarque A. C. Michael, laïc catholique.

    Les responsables chrétiens ont exprimé leur préoccupation suite à l’augmentation des cas de violences à l’encontre des fidèles, confirmée par le National Crime Records Bureau (NCRB). L’évêque protestant émérite Karam Masih de Delhi, a déclaré : « Nos droits devraient être protégés. Nous sommes des personnes qui aiment la paix. Le gouvernement devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir la paix. Il devrait soutenir les valeurs constitutionnelles ». (SD) (Agence Fides 12/11/2019)