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Société - Page 545

  • 37 eurodéputés soutiennent Charlie Gard et ses parents et appellent au respect du droit à la vie

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    CHARLIE GARD : 37 DÉPUTÉS EUROPÉENS VENT DEBOUT CONTRE LA DÉCISION DE LA CEDH

    Gènéthique vous informe 

    Dans une lettre ouverte, 37 eurodéputés soutiennent Charlie Gard et ses parents et appellent au respect du droit à la vie (cf. Charlie Gard must be given right to life, human dignity).

    Suite aux décisions des tribunaux britanniques et à de celle de la CEDH, le soutien de l’assistance respiratoire, ainsi que l'alimentation et l'hydratation parentérales de Charlie Gard, bébé de 10 mois atteint du syndrome de l’encéphalopathie mitochondriale de forme infantile, peuvent être suspendus, conduisant l'enfant à une mort certaine. 37 députés européens[1] ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils ont fait part de leurs « inquiétudes au sujet du résultat scandaleux du cas de Charlie, qui enfreint les valeurs les plus fondamentales de l'Europe, en particulier le droit à la vie, le droit à la dignité humaine et à l'intégrité personnelle ». Ils dénoncent dans cette affaire « l'approbation des tribunaux » successifs, jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), dernier recours des parents de Charlie Gard, « pour interrompre ses soins de support, y compris la nutrition et l'hydratation ».

    Les députés européens signataires condamnent une conduite honteuse qui porte atteinte « aux valeurs de notre société civilisée » quand un pays « n’agit pas dans le meilleur intérêt de ses citoyens ». Ils s’engagent à opposer un « non » à de telles pratiques.

    Pour sa part la Fédération européenne One of Us a souhaité agir auprès des autorités britanniques et européenne à travers le hashtag #JeSuisCharlieGard. Elle a déclaré : « Tout être humain a le droit de se battre pour sa vie. Charlie et ses parents sont privés de leur liberté de recevoir le traitement qu'ils jugent approprié. L'État n'a pas le droit d'éliminer la vie d'un enfant ou d'exclure la volonté des parents de se battre pour la vie de leur enfant. Le cas de bébé Charlie établit également un précédent dangereux contre la défense de la vie et contre la liberté des personnes atteintes d'une maladie. Nous ne pouvons pas "éliminer" les malades et entraver leur volonté de lutter pour leur vie sans leur donner aucun espoir ».

    [1] Les députés signataires : Miroslav Mikolášik MEP, Luigi Morgano MEP, Laurentiu Rebega MEP, Laima Andrikiene MEP, Elisabetta Gardini MEP, Ivan Štefanec MEP, Lara Comi MEP, Marijana Petir MEP, Lorenzo Fontana MEP, Nicola Caputo MEP, Tunne Kelam MEP, Marek Jurek MEP, Beatrix von Storch MEP, Franc Bogovič MEP, Patricija Šulin MEP, Pavel Svoboda MEP, György Hölvenyi MEP, Michal Boni MEP, Jan Olbrycht MEP, Zbigniew Kuzmiuk MEP, Jadwiga Wiśniewska MEP, Thomas Mann MEP, Annie Schreijer-Pierik MEP, Daniela Aiuto MEP, Alojz Peterle MEP, Branislav Škripek MEP, Enrico Gasbarra MEP, Anna Záborská MEP, Arne Gericke MEP, Steven Woolfe MEP, Mylene Troszczynski MEP, Lars Adaktusson MEP, Remo Sernagiotto MEP, József Nagy MEP, Pál Csáky MEP Marek Plura MEP, Robert Jaroslaw Iwaszkiewicz MEP.

     
  • Appel aux habitants de la région de Liège pour participer à une enquête "Media et Spiritualité"

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    Grande enquête media et spiritualité

    Région de Liège - Eté 2017

    Madame, Monsieur,

    Si vous habitez la région liégeoise et êtes sensible aux questions de media, de spiritualité et/ou de foi, ce message s'adresse à vous.

    Une radio locale centrée sur ces questions organise actuellement une grande enquête. Il est réalisée dans le cadre d’un mémoire à HEC - ULg. 

    Pour ne pas nuire à l’enquête, nous ne vous en disons pas plus pour le moment.
    Nous voudrions vous inviter à y répondre anonymement via le lien suivant, l’enquête ne dure que quelques minutes:

    Lien vers l'enquête: https://lc.cx/qZW6

    Un tout grand merci et bon été !

  • Le martyre des chrétiens d’Orient pourrait annoncer le nôtre

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    Vu sur le site "InfoChrétienne.com" :

    « Le martyre des chrétiens d’Orient pourrait annoncer le nôtre »

    Journaliste, écrivain, auteur-compositeur-interprète, Jean-Pax Méfret est un chanteur engagé, notamment sur des questions politiques, telles que l’Algérie française ou le communisme. Son dernier album, Noun, est dédié aux chrétiens d’Orient.

    Pour Jean-Pax Méfret, le sujet du martyre des chrétiens d’Orient est encore trop peu abordé. Interrogé par Eugénie Bastié et Alexandre Devecchio pour Figaro Vox, il raconte de quelle manière, la mélodie s’est imposée à lui alors qu’il était en route pour l’un de ses concerts. Il se souvient avoir rédigé les derniers vers de la chanson Noun quelques minutes seulement avant d’entrer sur scène.

    « Ils meurent victimes de leur Foi

    Ils tombent à l’ombre de la Croix

    Dans un silence qui fait douter du cœur des hommes. »

  • La "culture de la rencontre", cette priorité du pape François

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    Une confirmation de ce que Sandro Magister soulignait ICI :

    Le Pape adresse un message vidéo à un congrès de Scholas Occurrentes (de Radio Vatican) 

    (RV) Le Pape François a adressé un message vidéo en espagnol pour la conclusion, ce mercredi 5 juillet 2017, du congrès des “Chaires Scholas”, organisé par la Fondation pontificale Scholas Occurrentes à l’Université hébraïque de Jérusalem

    Environ 70 jeunes israéliens et palestiniens participaient à cet évènement, avec d’autres jeunes venus d’une quarantaine d’universités du monde entier.

    «Je veux célébrer ces journées vécues ici à Jérusalem, parce que vous-mêmes, à partir de vos différences, vous avez rejoint l’unité», s’est réjoui le Pape dans son message. Il a mis en avant l’importance de la fête comme expression de sens, et comme une occasion de dépasser les préjugés, pour pouvoir rêver et «trouver de nouvelles routes».

    Cette rencontre a montré qu’il faut «générer un contexte d’espérance pour que ces rêves grandissent et se partagent». « Un rêve, quand il est partagé, devient l’utopie d’un peuple, la possibilité de créer une nouvelle façon de vivre », a relevé le Pape. François a une nouvelle fois insisté sur «la culture de la rencontre» et l’importance de valoriser la diversité des cultures pour rejoindre non pas l’uniformité mais l’harmonie.

    «Et combien en a besoin ce monde si atomisé!», s’est exclamé le Pape. «Ce monde qui a peur de la diversité, qui à partir de cette peur parfois construit des murs qui finissent pas transformer en réalité le pire cauchemar, en vivant comme des ennemis». Il faut donc sortir, et aller à la rencontre les uns des autres.

    Le Pape a remercié les participants pour leur engagement à rêver, à chercher le sens, à mobiliser l’esprit, les mains et le cœur pour transformer en réalité la culture de la rencontre. Un olivier a été planté en signe de fraternité entre chrétiens, juifs et musulmans.

  • Quand "La Croix" fait chorus avec les thuriféraires de Simone Veil

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    Lu sur le site "Droit de naître et de vivre" :

    Depuis son décès le 30 juin 2017, Mme Simone Veil fait l’objet d’un concert laudatif dont l’apothéose pourrait être l’entrée de sa dépouille mortelle au Panthéon. Bien qu’injustifiable, ce grand tintamarre républicain était néanmoins prévisible de la part de ceux qui ont soutenu – si ce n’est aggravé – la loi scélérate qui porte le nom de la défunte.

    Mais un impromptu du journal La Croix est venu ajouter une note supplémentaire à ce barouf infernal. Ce n’est plus seulement la République qui encense le cercueil où git Mme Veil, c’est le principal quotidien catholique de France ! La Croix a en effet publié un article au ton hagiographique dont le titre est à lui seul un scandale au sens biblique : « Simone Veil, une autorité morale ».

    Auteur d’une loi d’une terrible injustice, Mme Veil est offerte en exemple ! Faisant référence à l’engagement de l’ancienne ministre au moment du vote de 1975, Bernard Gorce commet l’éloge suivant : « Simone Veil a gagné une stature nationale, incarnant à la fois un esprit d’ouverture à la modernité, une rectitude intellectuelle, un sens de la justice. » Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe dudit quotidien, ose, quant à elle, ces lignes qui suscitent la nausée : « parce que le combat mené par Simone Veil pour légaliser l’avortement, que l’on soit pour ou contre, porte la marque d’une grande dignité (…) Simone Veil mérite l’hommage de la nation. De toute la nation. »

    Mme Veil devrait donc être honorée pour avoir donné l’assentiment de la loi à ce que le Concile Vatican II qualifie de « crime abominable » … Voilà la proposition d’un journal soi-disant catholique, propriété des Pères assomptionnistes ! Par respect pour la mémoire des millions d’enfants piétinés par ces lignes, Droit de Naître appelle toutes les familles catholiques de France à faire une croix sur une publication moribonde et dénaturée qui ne mérite ni fleurs ni couronnes.

    On ne soulignera jamais assez la gravité du pas qui a été franchi avec le vote de la loi Veil. Celui de la grande transgression de cet interdit fondateur de nos sociétés : "Tu ne tueras point". Depuis lors, cette brèche s'est ouverte jusqu'à une banalisation totale de l'avortement considéré aujourd'hui comme un droit des femmes et revendiqué comme tel. Sans compter que le nombre d'avortements (20.000 en Belgique chaque année, 225.000 en France...) participe gravement au deficit démographique qui frappe nos sociétés européennes depuis l'avènement d'une culture contraceptive généralisée provoquant le vieillissement de notre population et participant à un appel massif de l'immigration avec toutes les conséquences que l'on sait. Il est particulièrement choquant en effet d'entendre des voix catholiques se joindre au choeur médiatico-politique qui fait d'une initiatrice de cette culture de mort - tant dénoncée par Jean-Paul II - une figure de proue de la France contemporaine.

  • Un moment catholique se profile-t-il à l'horizon ? Un entretien avec l'académicien Jean-Luc Marion

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    De RCF :

    Apologie pour un moment catholique - L'académicien Jean-Luc Marion

    Présentée par Laurent Verpoorten 

    Apologie pour un moment catholique - L'académicien Jean-Luc Marion

    © jean-Luc Marion Lacroix.com

    Les chrétiens disposent de tout ce dont nos sociétés manquent pour surmonter les crises qu'elles traversent. Cela signifie-t-il qu'un moment catholique se profile à l'horizon ?

    La réponse ce mardi 04 et mercredi 05 à 12H30. Au cours d'un entretien exceptionnel, le philosophe et académicien Jean-Luc Marion, auteur de Brève apologie pour un moment catholique (Grasset), s'explique au micro de Laurent Verpoorten dans Dieu dans l'Histoire.

  • Avortement, immigration... : quand un évêque dit la vérité sans détours ni faux-semblants

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    De François Teutsch, avocat, sur le site du Boulevard Voltaire :

    Merci, Monseigneur !

    Mais que veut cet homme ? Être lynché par la bien-pensance ? 

    Le nouvel archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, est fils de général, polytechnicien, et ancien évêque aux armées. Voilà un homme de caractère, qui plaisait aux militaires, et qui détonne dans le milieu habituellement feutré de l’épiscopat français. Pensez donc : le successeur du très politiquement correct Mgr Grallet vient d’effectuer quelques déclarations percutantes aux Dernières Nouvelles d’Alsace. Normal, pour un militaire, direz-vous. Un peu moins pour un évêque.

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    À propos de l’avortement, ce grand tabou de la société française qui fait si peur à ses confrères, le nouveau Strasbourgeois n’y va pas par quatre chemins : « L’avortement n’est pas seulement concédé, mais promu. C’est une promotion, et ça, je ne peux pas l’accepter, pas que pour une question de foi, mais parce que j’aime la France. ».

    C’est ce qui s’appelle envoyer du lourd. En deux phrases, trois hérésies : l’avortement est encouragé, ma conviction n’est pas seulement religieuse, et c’est une question de patriotisme. Mais que veut cet homme ? Être lynché par la bien-pensance ? Il est acquis, définitivement, que la question est interdite. Exprimer son opposition à cet acte est mal, un mal objectif, qui ne peut procéder que d’une foi religieuse forcément obscure et antique. Mais pas, au grand jamais, de la raison.

    Quant à lier la chose à l’amour de la patrie, c’est carrément monstrueux. Pourtant, il ose.

    Il ose d’autant plus que, persistant dans la provocation outrancière, Mgr Ravel continue : « Les croyants musulmans le savent très bien que leur fécondité est telle qu’aujourd’hui, comment ils appellent ça ?… Le Grand Remplacement, ils vous le disent de façon très calme, très positive, “Mais de toutes façons, un jour, tout ça sera à nous”. »

    Luc Ravel est-il atteint de folie, de démagogie aiguë, de populisme incoercible ? Présente-t-il les symptômes du masochisme le plus grave ? Avec de tels propos, il pourrait bien se mettre à dos une bonne partie de son presbytérium, de la conférence épiscopale, et peut-être même d’une partie de la curie romaine. Sans compter les journalistes, les politiciens, les responsables d’associations diverses et variées et les artistes – n’oublions pas ces grandes consciences de gauche. Ces paroles pourraient lui coûter fort cher.

    Pourtant, il ne semble pas invraisemblable à tout homme de bonne volonté que l’avortement soit encouragé plutôt que toléré. Que la question relève de l’anthropologie et non de la foi. Que 220.000 avortements par an aient un effet démographique certain. Que les musulmans ne pratiquent pas – ou très peu – cet acte. Qu’ils aient, par ailleurs, beaucoup plus d’enfants que les ex-chrétiens. Que, logiquement, les deux sujets soient liés, et que le remplacement démographique, qu’il faut assimiler à un suicide français, ne soit pas une chimère.

    Un autre évêque le clame : c’est un Ghanéen, Mgr Turkson, cardinal de la sainte Église. Récemment encore, il expliquait qu’il fallait fermer le robinet de l’immigration à sa source, c’est-à-dire en Afrique. Quelques années auparavant, il avait fait scandale en diffusant une vidéo contraire à l’ordre public officiel aux cardinaux réunis à Rome, une vidéo intitulée Muslim Demographic

    Comme quoi, avec un peu de courage, beaucoup de charité et de foi, un évêque peut dire la vérité sans faux-semblant. Sans jeter l’opprobre sur ses frères en humanité, mais simplement en rappelant une réalité que seuls les Occidentaux refusent de voir. Merci, Monseigneur !

  • Les Etats doivent agir pour prévenir et réduire le recours à l'avortement

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    L’OBLIGATION DES ETATS DE PRÉVENIR LE RECOURS À L’AVORTEMENT

     

    A l’occasion du séminaire européen, qui s’est tenu à Bruxelles à la COMECE[1] le 22 juin dernier sur « La prévention de l’avortement en Europe », Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), a rappelé qu’il était du devoir des Etats de prévenir l’avortement et d’en réduire le recours.

    À ce jour, on estime à plus d’un milliard le nombre d’avortements réalisés dans les pays qui disposent de données statistiques. Chaque année, l’avortement met un terme à un tiers des grossesses européennes, avec 4,5 millions d’avortements contre 8,5 millions de naissances dans les pays du Conseil de l’Europe. Au regard de l’ampleur du phénomène, de ses causes et de ses conséquences, notamment démographiques, l’avortement est un problème social de santé publique majeur auquel la société peut et doit répondre par une politique de prévention.

    Il faut d’emblée souligner que la cause première de l’avortement n’est pas la grossesse, mais le contexte dans lequel elle survient. Une femme avorte non pas à cause de la grossesse – qui n’est qu’un facteur déclencheur, mais en raison des circonstances particulières, et la même femme, placée dans d’autres circonstances, n’aurait pas nécessairement recours à l’avortement. L’avortement est donc largement le résultat d’un ensemble de circonstances dont la société est en partie responsable.

    En effet, 75 % des femmes qui ont avorté indiquent y avoir été poussées par des contraintessociales ou économiques[2]. Ce constat met en doute l’existence et l’efficacité des politiques de prévention de l’avortement, qui devraient en principe chercher à répondre de manière adéquate aux causes de ce phénomène.

    La prévention de l’avortement, un engagement des Etats

    Les gouvernements ont l’obligation juridique de prévenir le recours à l’avortement, sur la base notamment de leurs obligations générales de protéger la famille, la maternité et la vie humaine.

    S’agissant de la protection de la famille, les Etats ont pris l’engagement international de garantir le « droit de se marier et de fonder une famille », lequel implique « la possibilité de procréer ». Ils se sont engagés à accorder une « protection et une assistance aussi larges que possible à la famille », « aussi longtemps qu’elle a la responsabilité de l’entretien et de l’éducation d’enfants à charge ». L’Etat a donc l’obligation de porter assistance aux femmes et aux couples qui ne se sentent pas capables d’accueillir un enfant.

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  • La Cour Européenne des Droits de l'Homme autorise l'arrêt des soins du petit Charlie Gard

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    Lu sur le site d'Alliance Vita :

    Grande-Bretagne : La CEDH autorise l’arrêt des soins du petit Charlie Gard 

    SoinsIntensifs

    La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) donne raison aux tribunaux britanniques, dans sa décision du 28 juin 2017, et autorise l’arrêt des soins de Charlie Gard, un enfant de 10 mois atteint d’une maladie mitochondriale.

    A sa naissance, le 4 août 2016, le petit Charlie est diagnostiqué MMDR (sous la forme RRM2B), une maladie génétique rare, et les espoirs d’amélioration de sa situation sont quasiment nuls. L’hôpital a demandé un jugement déclaratoire aux tribunaux britanniques pour savoir s’il était légal de retirer la respiration artificielle de l’enfant et de lui dispenser des soins palliatifs. Les parents, de leur côté, ont plaidé pour savoir « s’il serait dans l’intérêt supérieur de leur fils de lui administrer un traitement expérimental aux États-Unis ». Les tribunaux ont tranché en accordant à l’hôpital de pouvoir arrêter la respiration artificielle considérant que l’enfant souffrait de douleurs impossibles à soulager.  Selon les tribunaux,  ces soins expérimentaux ne lui procureraient aucun avantage.

    Les parents, Chris Gard et Connie Yates, ont saisi la CEDH sur le fondement des articles 2, 5, 6 et 8. Pour ces derniers, la décision de l’hôpital constitue une ingérence dans leur vie familiale, et également une violation du droit à la vie. La Cour a accordé, le 9 juin,  une mesure provisoire pour que l’enfant soit  maintenu en vie jusqu’à ce qu’une décision soit prise.

    Dans sa décision, la Cour a rappelé que les Etats disposent d’une certaine marge d’appréciation, et qu’ils ont compétence pour développer un cadre légal régissant « aussi bien l’accès aux soins expérimentaux que la cessation des soins de soutien aux fonctions vitales », si ce dernier est compatible avec la Convention. La Cour a également pris en compte les jugements des tribunaux internes, considérant la motivation « claire et détaillée permettant d’étayer de manière pertinente et suffisante leurs conclusions ».

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  • Monseigneur Vincenzo Paglia, un prélat controversé

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    Lu sur le site "Benoît-et-moi" :

    Sandro Magister consacre son billet du 9 juin à Mgr Paglia, ou plus exactement à la restructuration et à la conduite de l'Académie pontificale pour la vie et de l'Institut JP II pour les études sur le mariage et la famille, dont François lui a confié la direction.

    resurrection-pglia_lbs.jpgOn lira l'article (au titre très éloquent: "Avant même renaître, elle chancelle déjà") ICI.
    «La pensée de Paglia sur les questions liées à la vie est plutôt vacillante», 

    dit Sandro Magister, citant à ce propos un article d'Edward Pentin, que je traduis ci-dessous. C'est du moins l'opinion de plusieurs ex-membres, aujourd'hui évincés, de l'Académie que le vaticaniste américain a rencontrés, et qui témoignent leur inquiètude. Il a également interpelé le prélat lui-même, qui se défend (avec beaucoup de mauvaise foi et une faible capacité de convaincre) des critiques avancées contre lui. Il y est même question de la fresque géante ornant un mur de la cathédrale de Terni, son ex-diocèse. A l'accusation d'avoir commandé une peinture "homoérotique" où lui-même est représenté nu, il répond avec un aplomb incroyable «que l'humanité est montrée nue pour exprimer sa pauvreté radicale et qu'il est inclus dans la peinture parce qu'il a besoin de la rédemption autant que quiconque»!!! 

    D'EX-MEMBRES DE L'ACADÉMIE PONTIFICALE POUR LA VIE PRÉOCCUPÉS PAR SON COURS ACTUEL

    Un certain nombre de questions ont été soulevées à propos des actions de l'archevêque Vincenzo Paglia, que le pape François a nommé président de l'académie en août dernier.

    Edward Pentin, 
    www.ncregister.com (6 juin 2017)
    Traduction de "Benoît-et-moi" :

    * * *

    Dans les neuf mois écoulés depuis que le pape François l'a nommé président de l'Académie pontificale pour la vie, l'archevêque Vincenzo Paglia a apporté des changements importants mais controversés à l'institution.
    En novembre, le prélat italien a mis en place de nouveaux statuts qui non seulement ont mis un terme sommaire au mandat de 172 membres de l'académie (dont certains susceptibles de renouvellement), mais a également supprimé l'obligation pour les nouveaux membres de signer une déclaration promettant de défendre la vie en conformité avec le magistère de l'Église.

    L'académie pontificale, fondée par le pape saint Jean-Paul II et le professeur Jérôme Lejeune en 1994, est consacrée à la promotion de l'éthique constante de la vie de l'Église et mène des recherches sur la bioéthique et la théologie morale catholique. Au fil des années, elle a promu et développé l'enseignement de l'Église dans divers domaines de l'éthique médicale, y compris la procréation, la fécondation in vitro, la thérapie génique, l'euthanasie et l'avortement.

    Dans une interview du 19 mai à NCR, l'archevêque Paglia a vigoureusement défendu ses actions, exhortant ses détracteurs à lire ce qu'il a dit et écrit en défense de la vie, du mariage et de la famille, en particulier ses récentes conférences données aux États-Unis.

    Il a également souligné que sa nomination a eu lieu «dans le cadre de la réorganisation générale de la Curie romaine par le Saint Père» et qu'il a dû faire des ajustements logistiques à l'académie pour coopérer étroitement avec les organismes Curiaux, en particulier le nouveau Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la vie.

    Mais ses actes à la tête de l'Académie pontificale pour la vie, et avant sa nomination de l'année dernière, ont suscité de vives inquiétudes parmi plusieurs de ses anciens membres.

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  • Le prochain pape pourra-t-il se démarquer de la ligne du pontificat actuel ?

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    De Sandro Magister sur son blog "Settimo Cielo" :

    Comment François prépare la place pour son successeur

    François n'a aucun désir de passer dans l'histoire comme un pape "de transition". Ce qu'il fait, il veut que cela dure après son départ. Et pour en être certain, il institutionnalise les choses qui lui sont les plus chères, il les rend stables, en faisant seul d'avance le tirage de tous les nombres. 

    La Journée Mondiale des Pauvres est une de ses créations, officiellement institutionnalisée il y a quelques semaines.

    L'idée de Jorge Mario Bergoglio selon laquelle l'Église est comme un «hôpital de campagne» se traduira chaque année dès maintenant, en novembre, par une célébration des œuvres de miséricorde pour les affamés, ceux qui sont nus, sans-abris, étrangers, ou en prison.

    Avec le pape, ce pape qui, à Rome, mangera avec des centaines de pauvres, il sera difficile pour un de ses successeurs de ne pas faire de même. Le pape François conduira la répétition générale à Bologne le 1er octobre prochain, où le programme de la visite prévoit déjà qu'à midi, le pape sera "à déjeuner avec les pauvres à la basilique de San Petronio".

    Ensuite, il y a les «Scholas Occurrentes», un réseau d'écoles qui, né à Buenos Aires lorsque Bergoglio était archevêque de cette ville, relie plus de 400 000 instituts dans le monde entier, peu importe qu'ils soient catholiques ou laïcs.

    Il n'y a rien de religieux dans les réunions de ces écoles; les mots et les concepts qui président sont le «dialogue», l'«écoute», la «rencontre», les «ponts», la «paix», l'«intégration». Et en parcourant même les nombreuses communications que François a adressées aux «Scholas», le silence sur le Dieu chrétien, sur Jésus et l'Evangile, est pratiquement sépulcral.

    Mais en dépit de cela, le pape a érigé les «Scholas Occurrentes» en tant que «pieuse fondation» de droit pontifical, accueille leurs conférences mondiales au Vatican et, il y a trois semaines, le 9 juin, a inauguré un bureau pour eux au sein du Palais pontifical, ce qui rendra la tâche plus compliquée pour les déloger dans le futur.

    Le tournant n'est pas de peu d'importance. Pendant des siècles, les écoles de la Société de Jésus ont été le phare de l'éducation catholique. Alors que ces «Scholas» si chères au pape jésuite innovent davantage par de fréquents matchs de football «pour la paix» qu'il parraine avec, à ses côtés, Maradona, Messi ou Ronaldinho, ainsi que par la rencontre bizarre qui s'est déroulée il y a un an sur le ring à Las Vegas - également convoquée par le pape sous la bannière du dialogue - entre un boxeur catholique et un boxeur musulman, et qui ont tous deux été reçus à Sainte Marthe après que le musulman, qui a perdu au classement au sixième round, a pu quitter l'hôpital .

    Dans le domaine politique, la même chose se passe. Il ne se passe pas un an sans que François ne convoque autour de lui une réunion mondiale de ce qu'il appelle les «mouvements populaires».

    Ce réseau de mouvements n'existait pas avant lui, loin de là. C'est une autre de ses inventions. Il en a confié la sélection à un ami syndicaliste argentin, Juan Grabois, qui va les pêcher chaque fois parmi les irréductibles lors de rassemblements historiques anticapitalistes et anti-mondialistes de Seattle et de Porto Alegre, avec l'accompagnement de groupes indigènistes et environnementalistes, avec des invités éminents comme le président bolivien Evo Morales, en qualité de cultivateur de coca, ou l'ancien président de l'Uruguay José "Pepe" Mujica, au passé de guérillero, qui s'est maintenant retiré pour mener une vie frugale dans une ferme.

    Lors de ces rassemblements, José Bergoglio prononce à chaque fois des discours ardents de trente pages et plus, qui constituent la quintessence de sa vision politique générale, qui prend appui sur le peuple vu comme une «catégorie mystique» appelée à racheter le monde.

    Il y a eu quatre convocations jusqu'à présent: la première à Rome en 2014, la seconde en Bolivie en 2015, la troisième à Rome en 2016, la quatrième - à l'échelle régionale - à Modesto aux États-Unis en février dernier, avec le pape les rejoignant cette fois par vidéoconférence. D'autres suivront.

    Mais ce n'est pas tout. A l'intention de son successeur, François a pris encore plus les devants. Ainsi a-t-il congédié tous les membres de l'Académie Pontificale pour la Vie et en a-t-il nommé de nouveaux. Avec la différence qu'auparavant ils étaient totalement unis contre l'avortement, la procréation artificielle et l'euthanasie, mais qu'aujourd'hui il n'en va plus de même, chaque membre de l'Académie pensant à sa manière. Tout cela parce que c'est le dialogue qui doit être placé en premier lieu.

    __________

    Ce commentaire a été publié dans "L'Espresso" no. 26 de 2017, sur les kiosques le 2 juillet, sur la page d'opinion intitulée "Settimo Cielo" confiée à Sandro Magister.

  • La légalisation de l'avortement, la matrice de toutes les audaces

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    Une tribune de Jean-Marie Le Méné dans « Valeurs Actuelles » (30 juin 2017) :

    « Si elle restera marquée par la figure de Simone Veil, la France ne saurait oublier qu’une partie du pays s’est opposée et s’oppose toujours à l’avortement légalisé, remboursé et banalisé. Le président de la fondation Lejeune, Jean-Marie Le Méné, revient sur la triple rupture philosophique, juridique et politique de cette réforme portée par la ministre de la justice de l’époque.

    Pour la première fois, en 1975, un acte condamnable depuis Hippocrate, 400 ans av. JC, a été dépénalisé. Cette révolution n’a été rendue possible que par les mécanismes de compensation inventés par la société. Car, à la différence d’autres transgressions moins radicales, l’avortement n’offre aucune contrepartie positive hormis la liberté absolutisée, symbole d’une idéologie de rupture avec l’ordre naturel. Les meilleures intentions ont été invoquées, il ne s’agissait que d’une dérogation au principe du respect de la vie, accordée en cas de détresse. L’enjeu était la santé des femmes menacée par l’avortement clandestin. Au fond, la loi Veil n’était qu’une loi de santé publique. Cette aimable vision a rassuré la droite qui a soutenu la ministre, plus par faiblesse que par malice, en s’avouant à la fois contre l’avortement mais pour la loi. Sauf que réduire le féminisme à un hygiénisme et assimiler un acte commis en blouse blanche à un acte médical en dit long sur la reddition de l’intelligence aux forces de l’illusion. L’acte est tellement contre nature qu’il n’est tolérable que dénaturé. Tout est déni dans l’avortement : l’innommable est acronymisé, l’indescriptible euphémisé, le réel virtualisé.

    “Certaines se tatouent les lettres « IVG » sur la peau, là où l’on dessinait jadis des « je t’aime »”

    L’infans conceptus n’est plus ni un être, ni un humain, ni un vivant, de sorte que son effacement n’est plus homicide mais cosmétique. Les protagonistes échangent leurs rôles : l’enfant devient l’agresseur et la mère la victime. L’acte héroïsé, débarrassé de l’alibi de la détresse et d’un humiliant délai de réflexion, poussé à la performance par une politique de quotas, n’entraîne plus aucun effet indésirable. Au contraire, certaines se tatouent les lettres « IVG » sur la peau, là où l’on dessinait jadis des « je t’aime ». On finit même par en rire : « 220 000 avortements par an en France. Si on arrêtait d'en faire un fromage ? » goguenardise le site My little IVG. La grossesse interrompue, dont l’Etat a imposé le remboursement à la collectivité, comme un soin parmi d’autres, est devenue l’étape initiatique de la vie des femmes. Mais, depuis plus de 40 ans, l’avortement ne tient que par le mensonge, seule ressource de son néant.

    Devenu indifférent au bien et au mal dont la frontière a été floutée, le droit s’est retiré peu à peu du service de la justice. Il ne consiste plus à rendre à chacun ce qui lui revient (en l’occurrence le respect de la vie à l’enfant conçu) mais à accompagner ce qui change dans la société. Est juste ce qui va dans le sens de la modernité, est injuste ce qui s’y oppose. De fait, la transgression princeps de l’avortement est devenue le portail d’accès vers tous les « progrès sociétaux ». L’avortement ne prétend pas détruire la société mais la reconstruire sur une autre base : l’humain est le résultat d’une construction, d’un choix, d’un désir. En cela, il est une pierre fondatrice du transhumanisme. Après avoir osé la mort de l’enfant avant sa naissance, tout devient possible, notamment la fabrication de l’enfant de son choix. Ce raisonnement a produit un effet cliquet (pas de retour en arrière), une surenchère maîtrisée (on reste toujours en deçà de la transgression-étalon) et une escalade d’« illégalités fécondes » qui ont modernisé la société. Ainsi, au nom de l’avortement, on a légalisé en quelques années tout une cohorte de pratiques avant-gardistes : l’eugénisme systématique des « anormaux », l’industrie procréatique et le diagnostic préimplantatoire, le tri des embryons humains, leur congélation, leur stockage, leur utilisation pour fabriquer des enfants « normaux » sinon versés à la recherche et voués à la destruction. L’engouement pour le clonage, comme l’exploitation de cellules souches embryonnaires, s’est réclamé de l’avortement.

    “La légalisation de l’avortement demeure la matrice de toutes les audaces”

    La GPA renvoie au concept de la grossesse choisie pour peu qu’on la débarrasse de son aspect lucratif déplaisant. La fabrication d’un embryon à trois parents est une expérimentation pleine de promesses en France en attendant l’ectogénèse. La légalisation de l’avortement demeure la matrice de toutes les audaces : il n’est pas jusqu’à l’interdiction de la burqa et l’autorisation du mariage gay qui n’invoquent le haut patronage de la légalisation de l’avortement. L’euthanasie n’échappe pas à la règle : donner la mort en fin de vie n’est pas moins compassionnel que la donner en début de vie. Manquait une clé de voute, un dispositif qui empêche quiconque de lever un coin du voile et de dénoncer « le mensonge qui tue » selon le mot de l’historien Pierre Chaunu. C’est le délit d’entrave, destiné à réprimer l’information dite dissuasive de l’avortement, mais ouvert à l’information incitative. Les grands procès de Moscou sont de retour. On arrêtera « les suspects habituels ». Tel est le triomphe du droit, mais la défaite de la justice.

    Politiquement, la loi Veil illustre un modèle mythique de violence politique digne d’un dialogue de Thucydide. Les réformes rêvées par la gauche, mais réalisées par la droite, ont précipité le politique sur un chemin de traverse. Si « la distinction spécifique du politique, c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi », alors le vote de l’IVG a brouillé les pistes. Tandis que la gauche et la droite ont affiché une convergence de façade autour de la loi de 1975, s’est construite une relation scabreuse où c’est la gauche qui monte la garde et la droite qui baisse la sienne. Avec le vote de la loi Veil, la droite a « gagné » une liberté sous protection de la gauche. La droite a fait allégeance sur le plan culturel à une gauche qui définit le périmètre d’évolution de la droite et la charge même de faire avancer certains de ses projets. Comme le poisson rouge dans son bocal, la droite est en liberté surveillée, associée à une soumission à la gauche quel que soit le parti au pouvoir.

    “La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation”

    De ce fait, la gauche peut fort bien se dispenser d’être au pouvoir, en pratique elle y est toujours. La droite fait ce qu’elle veut pourvu que, sur les questions ontologiques, la gauche donne le cap. Ainsi s’expliquent les lois de bioéthique, toutes les trois votées sous la droite, tapis rouge déroulé au progrès technoscientifique, en l’absence de débat éthique. A l’évidence l’avortement, sanctuarisé dans le tabernacle de la République, ne peut pas faire l’objet de la moindre remise en cause. Au contraire, comme l’ont montré les débats récents dans tous les partis, seuls les candidats qui anticipent les reproches et s’affichent comme les plus transgressifs peuvent espérer un destin politique. Depuis 40 ans, sur des centaines de ministres, pas un seul n’a osé exprimer son opposition à la loi Veil qui, en cela, s’avère une victoire de son auteur éponyme. Il reste, qu’on le veuille ou non, qu’« un pays qui tue ses enfants tue son âme », comme le disait le Pr Lejeune. La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation, le refus de ce « miracle qui sauve le monde » par lequel Hannah Arendt désignait la naissance.

    Ref. La légalisation de l'avortement, la matrice de toutes les audaces

    « Tout est déni dans l’avortement: l’innommable est acronymisé, l’indescriptible euphémisé, le réel virtualisé » mais le masque des mots cache à peine le visage hypocrite d’un monde souvent plus soucieux de lui-même que d’autrui. Au Panthéon de l’humanisme moderne, Dieu n’existe pas. Seuls les hommes sont des dieux. Et pourtant ces dieux sont mortels.

    JPSC