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Société - Page 590

  • Théorie du genre, trans, homos : les propos du pape dans l'avion au retour de son voyage en Azerbaïdjan

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    De Jean-Marie Guénois sur le figaro.fr :

    Le Pape dénonce un manuel français de collège qui promeut la théorie du genre

    Au retour de son voyage en Géorgie et en Azerbaïdjan, le pape François s'est attaqué, devant la presse, à la «colonisation idéologique» de la «théorie du genre» quand elle devient «une doctrine». Mais il a aussi parlé des «transsexuels» et des «homosexuels».

    Au retour d'Azerbaïdjan, le pape François a précisé devant les journalistes qui l'accompagnait ce qu'il avait voulu dire, samedi, en parlant de «guerre mondiale contre le mariage» à propos de la diffusion de la «théorie du genre». Une occasion pour lui de raconter une histoire où il a cité le témoignage d'un père de famille «français» qui a constaté que son enfant de dix ans voulait devenir une «fille»: «Ce que j'ai critiqué [samedi, ndlr] a dit François, est la mal qu'il y a dans le fait d'ériger la théorie du genre en doctrine. Un papa français m'a raconté qu'un soir, en famille (…). Il demande à son fils de 10 ans: ‘que veux-tu faire quand tu seras grand?». «Etre une fille!» lui répond l'enfant. Le papa s'était alors rendu compte que dans les livres du collège, on enseignait la théorie du genre. Ceci est contre les choses naturelles! Pour une personne, une chose est d'avoir cette tendance, cette option, et même de changer de sexe, autre chose est de faire l'enseignement dans les écoles sur cette ligne, pour changer la mentalité. C'est cela que j'appelle la colonisation idéologique.»

    François avait commencé sa réponse par ce rappel: «L'image de Dieu n'est pas l'homme, mais l'homme et la femme, ensemble. Ils sont une seule chair quand ils s'unissent. Voilà la vérité! Quand on détruit cela, on salit l'image de Dieu.» Il avait conclu par cette remarque: «Il y a une guerre mondiale contre le mariage et nous devons être attentifs à ne pas laisser ces idées entrer en nous.»

    «Jésus ne se retire pas et ne dit pas ‘va-t-en' parce que tu es homosexuel»

    A propos des transsexuels, le pape a raconté cette expérience: «J'ai reçu l'année dernière une lettre d'un espagnol qui racontait son enfance. C'était une fille mais il se sentait garçon. Quand il a eu une vingtaine d'années il a confié à sa maman qu'il désirerait faire une opération chirurgicale pour changer de sexe. Sa mère lui a demandé de ne pas le faire tant qu'elle serait vivante. Elle est morte ensuite. Sa fille a fait l'intervention (…). L'évêque l'a accompagné. C'était un bon évêque qui ‘perdait' du temps pour accompagner cet homme. «Il» a changé son identité civile. «Il» s'est marié. Et m'a demandé - «lui» qui était «elle» - de pouvoir venir me voir avec son épouse. Je les ai reçus. Ils étaient contents. Dans le quartier où ils habitaient, vivait un vieux prêtre de plus de 80 ans mais quand le nouveau prêtre voyait ce couple, il leur criait, «vous irez en enfer». Quand ils rencontraient le vieux prêtre, lui leurs disait ‘pourquoi tu ne confesses pas? Viens et tu pourras communier».

    Et François de conclure «Vous comprenez? La vie est la vie. Et les choses doivent se prendre comme elles viennent. Le péché est le péché. Les tendances ou les déséquilibres hormonaux créent tant de problèmes et nous devons être attentifs. Il ne s'agit pas de dire, ‘faisons de même', ‘non, non!' Mais il faut accompagner chaque cas, discerner et intégrer. C'est ce que ferait Jésus aujourd'hui. Mais, s'il vous plait, n'écrivez pas ‘le pape va sanctifier les trans'! S'il vous plait, non! C'est un problème de morale, c'est un problème humain et il faut le résoudre comme l'on peut, toujours avec la miséricorde de Dieu, avec la vérité et avec toujours le cœur ouvert.»

    A propos des homosexuels cette fois, le pape a précisé: «J'ai accompagné dans ma vie de prêtre, d'évêque, mais aussi de pape, des personnes avec des tendances homosexuelles et aussi avec des pratiques homosexuelles. On s'est approché du Seigneur mais certains ne le pouvaient pas. Je ne les ai jamais abandonnés. Les personnes doivent être accompagnées comme Jésus les accompagnait. Quand une personne est dans cette condition et qu'elle arrive devant Jésus, Jésus ne se retire pas et ne dit pas ‘vas-t-en' parce que tu es homosexuel.»

    Il expliqué, pour finir, pourquoi il avait autorisé que le début du procès de béatification du Père Hamel n'attende pas le délai de cinq années requis par le droit canon: «L'intention est de faire les recherches nécessaires et de voir si les raisons de le faire (la béatification, ndlr.) sont réunies. Nous devons chercher les témoignages pour ouvrir le procès. Il ne faut pas les perdre. C'est très important parce que les témoignages sont tout frais, c'est ce que les gens ont vécus. Avec le temps, l'un meurt, l'autre ne se souvient plus».

  • Le pape François à la rencontre des périphéries dans le Caucase

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    De Jean-Marie Guénois, envoyé spécial à Tbilissi (Géorgie) et Bakou (Azerbaïdjan), dans le « Figaro » du 2 octobre 2016

    « Le pape François poursuit, ce dimanche, son voyage dans le Caucase, par une dernière étape en Azerbaïdjan. Il doit quitter aux aurores Tbilissi, la capitale de Géorgie, où il a passé deux jours dans l'indifférence populaire et une relative tension avec les orthodoxes largement majoritaires dans ce pays pour rentrer, dans la soirée de dimanche, à Rome. Mais l'accueil des musulmans chiites d'Azerbaïdjan ne pourra pas être pire que celui des chrétiens orthodoxes de Géorgie… Même si la glace a fondu en surface, ces chrétiens ont confirmé leur réputation d'être les plus anticatholiques de toute l'orthodoxie mondiale.

    Le paradoxe est que les musulmans chiites d'Azerbaïdjan se montrent beaucoup plus bienveillants pour la poignée de catholiques - une paroisse, sept prêtres, 570 catholiques recensés! - puisque le grand Mufti du Caucase, Allahs Hukur Pashazade, a financé une partie de leur église catholique de Bakou consacrée en 2007.

    L'Église catholique serait donc mieux accueillie dans le sud du Caucase par les musulmans que par des chrétiens orthodoxes? Oui, probablement mais une nuance près. Les catholiques sont ultraminoritaires dans les deux cas: 2,5 % de la population en Géorgie ; 0,01 % en Azerbaïdjan. Ils sont donc totalement inoffensifs. L'Azerbaïdjan, en frontière avec l'Iran, est musulman à 88 % mais à majorité chiite (62 %). L'islam y est, de plus, en pleine expansion: lors de l'indépendance vis-à-vis de l'Union Soviétique, le 30 août 1991, le pays comptait 17 mosquées, il y en a 2000 aujourd'hui.

    Absence de délégation orthodoxe dans un stade aux trois-quart vide

    Après avoir dit la messe du dimanche dans l'église catholique de Bakou, la capitale d'Azerbaïdjan, le pape François doit rencontrer le président de la République, Ilham Heydar Aliyev. Il visitera, l'après-midi, la grande mosquée flambant neuve - inaugurée en 2014 elle porte le nom du président financeur - pour un entretien avec le grand Mufti du Caucase. Entrevue suivie par une rencontre interreligieuse avec un discours très attendu du pape François qui sera le clou de son 16° voyage hors d'Italie.

    Quel souvenir le pape François emportera-t-il, dimanche soir, dans son avion de retour? Il le confiera peut-être aux journalistes qui l'accompagnent lors d'une conférence de presse aérienne devenue rituelle en rentrant de chaque voyage, mais il est certain que jamais encore, depuis son élection en 2013, le pape François n'aura reçu un accueil aussi froid qu'en Géorgie même s'il a vécu des moments très chaleureux aux contacts de la petite communauté catholique de ce pays.

    L'absence, en particulier, d'une délégation orthodoxe à la messe papale de samedi matin dans le stade - au trois quart vide - de Tbilissi alors que cette présence officielle orthodoxe avait été annoncée par le Vatican, quelques jours avant le départ, comme un pas historique vers une réconciliation, a été plutôt mal vécu par la délégation vaticane. »

    Ref. Caucase : le pape à la rencontre des musulmans, après un accueil glacé des orthodoxes

    JPSC

    Lire aussi : les mariages entre catholiques et orthodoxes sont interdits par l'Eglise orthodoxe géorgienne

  • L'archevêque de Paris dénonce la dictature d'une vision totalitaire sur l'avortement

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    De Clémence Houdaille sur le site du journal La Croix :

    Le cardinal Vingt-Trois dénonce « la dictature d’une vision totalitaire sur l’avortement »

    L’archevêque de Paris s’exprimait, vendredi 30 septembre, sur l’amendement au projet de loi égalité et citoyenneté, destiné à étendre le délit d’entrave aux sites Internet se rendant coupables d’« allégations » ou de « présentations faussées » sur l’avortement.

    Dans son entretien hebdomadaire sur les ondes de Radio Notre-Dame, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, s’est exprimé vendredi 30 septembre sur l’amendement au projet de loi égalité et citoyenneté, destiné à étendre le délit d’entrave aux sites Internet se rendant coupables d’« allégations » ou de « présentations faussées » sur l’avortement (rejeté jeudi 29 septembre par la commission spéciale du Sénat chargée du projet de loi).

    Le cardinal Vingt-Trois appelle à une « prise de conscience que l’avortement n’est pas un progrès » mais « un échec social », puisque « la société ne permet pas à des femmes de mener à bien leur grossesse », et « un échec personnel, parce que des femmes sont dans des situations de détresse d’où elles ne pensent pas pouvoir sortir autrement que par l’avortement ».

    « Essayer de faire croire que l’avortement est une intervention banale sous prétexte qu’elle peut être conduite sans grand risque physiologique, c’est une plaisanterie, a poursuivi l’archevêque de Paris. Parce que toutes les personnes qui ont subi un avortement savent que ce n’est pas un acte banal, que c’est un acte traumatisant non pas premièrement physiologiquement mais humainement et psychologiquement et que c’est un acte grave qu’on ne peut pas prendre à la légère. » « En ayant supprimé le temps de réflexion qui était prévu par la loi originelle, on a déjà fait sauter un verrou de prise de conscience, a encore déclaré le cardinal Vingt-Trois. Si on arrive à interdire de s’exprimer sur les conséquences de l’avortement, on entrera complètement dans la police des idées et dans la dictature d’une vision totalitaire sur l’avortement. »

    Interrogé sur le fait que ce sujet n’est pas abordé par les candidats aux prochaines élections, l’archevêque de Paris a estimé que c’était « une question trop difficile et trop délicate, trop nuancée pour en faire un thème de campagne ».

    « Porter atteinte à la vie d’autrui n’est pas un droit, a-t-il encore affirmé. Ça peut être une contrainte, une situation sans issue, mais on ne peut pas en faire un droit ni surtout un signe de progrès. »

    Mercredi 28 septembre, c’est le porte-parole de la Conférence des évêques de France qui s’était exprimé sur le sujet sur le réseau social Twitter. « A-t-on encore le droit de dire qu’il existe des alternatives à l’avortement et que ce dernier n’est pas sans conséquences pour les femmes ? » s’était-il interrogé.

  • Quand une journaliste se démarque du féminisme

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    Du site des inrocks.com :

    On a parlé féminisme avec Eugénie Bastié

    Alors que le féminisme est devenu un thème de société incontournable, nous avons choisi d’interviewer des personnalités de tous horizons à ce propos. Parfois éloignées du sujet, spécialistes, investies ou inattendues, elles nous livrent leur vision de la lutte pour l’égalité homme-femme.

    Journaliste au Figaro, chez Causeur, rédactrice en chef de la revue d’inspiration catholique Limites, Eugénie Bastié est désormais chroniqueuse dans l’émission Actuality diffusée sur France 2. A 24 ans, cette anti-libérale catholique est parfois comparée à Eric Zemmour. La figure néo conservatrice qui monte se bat, entre autre, contre le”néo-féminisme“, le thème de son premier livre Adieu Mademoiselle, la défaite des femmes. Interview.

    Vous considérez-vous comme féministe ?

    Eugénie Bastié – Non, car pour moi le féminisme est une idéologie. On peut très bien être sensible à la condition des femmes et vouloir qu’elles soient épanouies sans être féministe, c’est à dire adhérer à une lecture du monde inventée par Simone de Beauvoir qui consiste à percevoir les relations entre hommes et femmes sous le prisme d’une domination qui dure depuis des siècles. C’est une vision quasi-complotiste du monde et même si j’entends sa critique, je n’y adhère pas.

    N’avez-vous jamais constaté cette inégalité entre hommes et femmes ? 

    On est tous d’accord sur le fait qu’il y a des constructions sociales de la féminité et de la masculinité et une dissymétrie entre les sexes. Mais je considère que ce n’est pas parce qu’une chose est construite qu’elle est forcément mauvaise. Ce qui me dérange dans le féminisme, c’est ce passage du dévoilement de la construction à l’impératif de la déconstruction.

    Mais ce que veulent beaucoup de féministes c’est l’égalité : que l’on se comporte avec une femme comme avec un homme. Pensez-vous que c’est un combat vain ? 

    Oui, moi par exemple j’apprécie de me comporter différemment avec un homme qu’avec une femme. Je crois que la différence des sexes existe et qu’on bâtit dessus des codes sociaux qui ne sont pas forcément dégradants.  Je pense par exemple que la galanterie est quelque chose de précieux et de civilisationnel. Et je préfère un monde où l’on tient la porte aux femmes qu’un monde où on les siffle dans le métro. On met en avant une espèce de police des comportements extérieurs, notamment en politique, alors qu’il y a clairement une brutalisation et un ensauvagement des comportements privés. Je pense que jamais les femmes ne se sont fait autant traités de “putes” ou de “salopes” dans les cours de récréation. Jamais leur corps n’a été autant objectivé quand on voit la place que prennent la télé-réalité ou la pornographie, qui renvoient une image dramatique de la femme. Ce qui me dérange, c’est cette disjonction entre l’injonction publique d’une morale et d’une égalité parfaite et une forme d’ensauvagement dans la vie concrète des femmes, parce qu’il n’y a plus d’éducation, de politesse, de civilisation. Le cas de Denis Baupin est à ce titre un bon exemple : il se met du rouge à lèvres en public pour dire stop au harcèlement, et on apprend quelques semaines plus tard qu’il a harcelé en privé des femmes.

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  • En Géorgie, le pape dénonce une "guerre mondiale" contre le mariage

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    Du site de lalibre.be :

    Le pape François dénonce une "guerre mondiale" contre le mariage

    Le pape François a dénoncé samedi à Tbilissi une "guerre mondiale" en cours contre le mariage, évoquant la "théorie du genre", devant des prêtres et catholiques géorgiens.

    Répondant aux interrogations exprimées devant lui par une mère de famille, Irina, le pape a expliqué combien il était indispensable de défendre le mariage, "la plus belle chose que Dieu ait créée".

    "Irina, tu as évoqué un grand ennemi, la théorie du genre, aujourd'hui il y a une guerre mondiale pour détruire le mariage", a lancé le pape devant quelques dizaines de représentants de la petite communauté catholique géorgienne, très minoritaire dans la Géorgie orthodoxe.

    Elle ne se fait pas avec des armes, mais "avec des idées", a-t-il affirmé, évoquant une "colonisation idéologique".

    Durant son voyage aux États-Unis en septembre 2015, le pape François avait déjà dénoncé devant l'ONU "la colonisation idéologique" qui impose aux "peuples" des "modèles de vie anormaux et irresponsables", dans une allusion implicite à la théorie du genre et au mariage gay. Il avait demandé aux Nations unies de reconnaître "une loi morale inscrite dans la nature humaine elle-même, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme".

    "L'homme et la femme qui ne font qu'une seule chair sont l'image de Dieu", et "il faut tout faire pour sauver le mariage", a-t-il insisté. "Quand on divorce, on salit l'image de Dieu", a-t-il encore dit.

    Revenant sur les difficultés des couples mariés, souvent tentés par la séparation, le pape les a encouragés à se quereller autant qu'ils le veulent, "c'est une chose normale", mais à se réconcilier ensuite dans la même journée.

    Car, a-t-il souligné, "la guerre froide du jour d'après est très dangereuse".

    Et si la tentation de l'adultère devait survenir, "vous devez demander tout de suite de l'aide", a-t-il encore dit.

    Le pape François est arrivé vendredi en Géorgie, première étape d'un court séjour dans le Caucase, qui doit le conduire dimanche en Azerbaïdjan.

  • Le flop : 8% des élèves des écoles communales suivront le cours d'éducation à la philosophie et à la citoyenneté

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    Lu sur le site de la Dernière Heure :

    C’est déjà la semaine prochaine que le nouveau cours d’éducation à la philosophie et la citoyenneté (EPC) débutera dans les écoles primaires du pays. La DH a mené l’enquête dans les écoles communales des plus grandes villes du pays pour savoir si le nombre d’inscrits était à la hauteur du ramdam qu’il a causé ces deux dernières années. Résultat : des chiffres variables allant de 0,1 % à 15 % selon les régions, avec une moyenne autour des... 8 % ! Oui, tout ça pour ça.

  • La Belgique a perdu un de ses meilleurs connaisseurs du monde des entreprises, un chrétien et un grand humaniste

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    De Christian Laporte sur le site de lalibre.be :

    Philippe de Woot, pionnier de la responsabilité sociétale des entreprises, est décédé

    Avec le décès jeudi du Pr Philippe de Woot, la Belgique perd un de ses meilleurs connaisseurs du monde des entreprises. Pionnier de la Responsabilité sociétale de l’Entreprise, ce grand humaniste, chrétien engagé, n’a cessé de plaider pour mettre l’humain au cœur de sa réflexion et de ses décisions. Docteur en droit et en sciences économiques, co-créateur et doyen de l’Institut d’Administration et de Gestion (aujourd’hui Louvain School of Management) de l’UCL, Philippe de Woot y a formé plusieurs générations d’étudiants à la stratégie et au management des entreprises, en intégrant la réflexion économique dans la perspective plus vaste des enjeux sociétaux. Penseur éclairé au rayonnement international, il a enseigné entre autres à Louvain, à l’INSEAD, était Harvard Faculty Associate et Docteur honoris causa de l’Université de Bologne.

    Conseiller de la Commission européenne

    Etant un Européen convaincu, il a œuvré au dynamisme de l’Union comme conseiller de la Commission pour les programmes Esprit et Fast et comme membre de l’Académie européenne des Sciences et des Arts. Le thème majeur de sa pensée et de son action est celui du sens, des valeurs et de la finalité de l’entreprise. Ses nombreux travaux ont mis en évidence les liens entre le système de valeurs et les performances à long terme. "L’entreprise" disait-il "doit être une organisation humaine génératice d’innovation et de progrès, un lieu d’exercice de la responsa bilité individuelle et collective face aux enjeux éthiques et sociétaux". S’il reconnaissait l’efficacité de l’économie de marché, il s’éleva contre la croyance en la vertu de "la main invisible", s’opposant à Milton Friedman qui réduisait la finalité de l’entreprise à l’enrichissement de l’actionnaire.

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  • Une chaire d’enseignement et de recherche en soins palliatifs à l'UCL

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique (29 septembre)

    Belgique : création d’une chaire en soins palliatifs

    Dans notre pays, de plus en plus de patients sont susceptibles de relever de la médecine palliative, et pourtant, des études européennes ont pointé du doigt les carences dans la formation des médecins en ce domaine. C’est dans ce contexte que l’Université Catholique de Louvain vient de signer une convention en vue de créer une Chaire d’enseignement et de recherche en soins palliatifs.

    Créée sous l’égide de la Fondation Louvain, avec l’Ordre de Malte-Œuvre du Calvaire, cette Chaire se donne trois missions. La première est l’enseignement ; notamment par un programme de cours en soins palliatifs qui sera proposé dès cette année aux étudiants de la faculté de médecine, mais aussi des cours pour candidats spécialistes en gériatrie et oncologie ainsi que des formations continues.

    Sa seconde mission portera sur la recherche, notamment en définissant les compétences à acquérir, nécessaires pour gérer les situations de fin de vie, ainsi que leurs méthodes d’enseignement et d’apprentissage. Sa troisième mission visera à la transmission des connaissances par le biais de conférences, séminaires et au moyen de publications.

    Cette Chaire, qui sera inaugurée au cours de cette année académique 2016-2017 sera attribuée pour une période de 5 ans. Elle sera portée par l’équipe de la professeure Marianne Desmedt, rejointe par le professeur Laurent Knoops, titulaire de la Chaire.

    Source : UCLouvain

  • Avortement : le témoignage pathétique d'une star de la télé-réalité

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    Via Famille Chrétienne :

    Voir aussi : un homme raconte son expérience de l'avortement

  • La naissance du premier bébé à trois parents

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    NAISSANCE DU PREMIER "BÉBÉ À TROIS PARENTS" : UN PRÉCÉDENT DANGEREUX ET IRRESPONSABLE

     de genethique.org

    Le New Scientist a révélé hier la naissance du « premier enfant avec trois parents », une information confirmée par l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM). L’enfant, Abrahim Hassan, est né le 6 avril au Mexique : « L’équipe médicale dit ouvertement être allée au Mexique ‘où il n’existe aucune réglementation’ pour échapper aux législations existantes aux Etats-Unis ».

    L’équipe de médecins internationaux était menée par le Dr John Zhang du centre New Hope Fertility, « spécialiste libéral bien connu dans le marché de la PMA et connecté dans de nombreux pays ». Les médecins ont transféré l’ADN nucléaire de la mère dans cinq ovocytes d’une donneuse dont les noyaux avaient été retirés. Ces ovocytes génétiquement modifiés ont été fécondés par le sperme du père. Sur les cinq embryons créés, « quatre étaient viables, et parmi eux un était normal et a été réimplanté ». Cette technique est « destinée à prévenir la naissance d’enfants atteints de maladies mitochondriales », transmises par la mère. Ici, « cette procréation expérimentale visait dans une famille jordanienne à prévenir le risque de transmission du syndrome de Leigh », dont deux de leurs précédents enfants sont morts. Par ailleurs, les chercheurs « ont fait en sorte que l’enfant soit un garçon », pour que le changement génétique ne se transmette pas à la génération suivante.

    Le couple avait auparavant refusé une technique autorisée en Grande Bretagne, au prétexte que« cette approche aurait détruit deux embryons ». Dans ce pays, les « premiers bébés à trois parents naitront cet automne ».

    Cette annonce est controversée. Nombre de chercheurs regrettent le « manque de recul sur une question aux enjeux aussi lourds » : « plusieurs données expérimentales incitent à la plus grande prudence, le risque principal résidant dans des altérations progressives des fonctions mitochondriales et une apparition retardée des symptômes de la maladie ». D’autres estiment que « l’équipe aurait dû soumettre préalablement une étude clinique compète avec toutes les données pour être examinées par des experts », car cette technique est « risquée avec des conséquences imprévisibles sur la santé de l’enfant et des futures générations ». Cette action « irresponsable et non éthique créé un précédent dangereux », a déclaré Marcy Darnovsky, directrice du Center for Genetics and Society, une ONG basée à Berkeley, en Californie.

    L’équipe médicale en cause répondra aux interrogations lors de la conférence annuelle de l’ASRM au mois d’octobre.

    Sources:  AFP (27/09/2016); Huffington Post, Grégory Rozières (27/09/2016); Jean-Yves Nau (27/09/2016)

    Lire aussi : Naissance d’un bébé par la technique de la FIV-3 parents - « Une transgression sans précédent »

  • Pologne : vers une plus grande protection de la vie

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    De genethique.org :

    VERS UNE PLUS GRANDE PROTECTION DE LA VIE HUMAINE EN POLOGNE 

    En avril 2016, la Pologne s’émeut de l’avortement raté d’un bébé trisomique, né vivant à 24 semaines de grossesse. Il pleure une heure, abandonné, avant de mourir.

    L’évènement a eu un fort retentissement et a suscité les réactions des mouvements pro-vie et pro-avortement. Ils se sont mobilisés pour saisir le gouvernement par le biais de la démocratie participative, qui autorise, par l’intermédiaire d’au moins 100 000 citoyens, à proposer une réforme législative.

    Dans ce cadre, le comité citoyen « Let’s help Women » a recueilli 220 000 signatures pour demander la légalisation de l’avortement jusqu’à la douzième semaine de grossesse, puis sa limitation pour la suite de la grossesse aux trois exceptions en vigueur actuellement.

    Le comité citoyen pro-vie « Stop Abortion » a, quant à lui, recueilli presque 500 000 signatures de citoyens demandant une complète protection de la vie humaine en supprimant les exceptions. Sa proposition vise à instaurer un régime de sanction, sauf en danger pour la mère, qui peuvent aller jusqu’à 5 ans de prison une femme ayant avorté et les médecins concernés.

    Ce projet de sanction divise les mouvements pro-vie : la Fédération polonaise des mouvements pro-vie, qui partage la volonté du comité citoyen « Stop Abortion » de protection totale de la vie humaine, a cependant déposé devant le comité parlementaire des pétitions, une version miroir n’intégrant pas la pénalisation des femmes. Les évêques polonais, qui condamnent l’avortement, considèrent qu’il serait immoral de réprimer les femmes « deuxièmes victimes de l’IVG ».

    Aujourd’hui, la loi, appelée « Status Quo », en vigueur depuis 1993 et modifiée en 1997, autorise l’avortement dans trois cas : l’avortement autorisé en cas danger pour la mère, de viol ou d’affection médicale sérieuse du fœtus. Les statistiques montrent qu’en Pologne, le nombre d’avortements liés aux deux premières raisons (risque pour la mère et viol) a toujours été très bas. « Il n’en est pas de même pour l’exception eugéniste qui est chaque année responsable d’un nombre croissant d’avortements légaux : plus de 90% des avortements. Ainsi en 2015, sur 1040 avortements légaux, 996 étaient eugénistes », précise Jakub Baltroszewicz, Président de One of Us Pologne. Cette dernière option autorise l’avortement jusqu’à la veille de la naissance.

    Vendredi 23 septembre, les parlementaires ont écarté la proposition pro-avortement et ont transmis la proposition pro-vie à la commission parlementaire Justice et droits de l’homme, où la proposition va être retravaillée et débattue. Si le statu quo semble désormais impossible, il est difficile de savoir quels seront la durée du débat et le contenu de la proposition qui reviendra devant le Parlement. Mais il parait assez probable qu’elle sera orientée vers une plus grande protection des vies humaines.

  • Le Patriarche russe Kirill a signé un texte appelant à l'interdiction de l'avortement

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    De RT.com :

    Le Patriarche russe part en guerre contre l'avortement

    Le Patriarche russe Kirill a signé un texte appelant à l'interdiction de l'avortement, soutenu par le Grand mufti musulman. Le texte relance le débat sur la question, alors que la Russie reste un des pays ayant le plus recours à l'IVG dans le monde.

    Le texte, qui a été approuvé par la Commission Patriarcale pour la famille, la maternité et la protection de la petite enfance, appelle notamment à ce que le statut d'un enfant «conçu naturellement soit protégé par la loi en tant qu'individu ayant le droit à la vie, à la santé et au bien-être».

    Le document propose par ailleurs d'interdire l'avortement chirurgical et médical, les contraceptifs à action abortive (pilule du lendemain), ainsi que la procréation médicalement assistée, considérée comme «une humiliation de la dignité humaine et un encouragement au meurtre d'enfants, dans les premiers stades du développement embryonnaire.»

    La proposition approuvée par le patriarche suggère également de fournir une aide financière du budget fédéral aux femmes enceintes et aux familles nombreuses à hauteur «au moins» du minimum vital.

    Le leader musulman en renfort

    La démarche du Patriarche Kirill a été approuvée et soutenue par le leader spirituel de la communauté musulmane de Russie, le Grand Mufti et chef de l'administration spirituelle centrale des musulmans (TsDUM) Talgat Tajuddin qui a déclaré être prêt à signer le document, comme l'a indiqué l'agence RIA Novosti.

    «Pour nous aussi Musulmans, [l'IVG] est un acte d'assassinat d'enfants. Je l'ai d'ailleurs rappelé lors des festivités de l'Aïd al-Adha», a déclaré le leader musulman.

    A la question de savoir s'il serait prêt à signer le document, Talgat Tajuddin a répondu : «Oui, sans aucun doute, comme tout croyant devrait le faire [...] notre pays n'est pas si immense par rapport au reste du monde, nous ne sommes que 145 millions d'habitants.»

    Le Grand mufti a par ailleurs rappelé que dans l'Islam, l'IVG n'était autorisée qu'en cas de problèmes médicaux graves pouvant porter atteinte à la vie de la mère et était proscrit dans tous les autres cas de figure qui constituent un meurtre d'enfant.

    Le porte-parole du patriarche clarifie la question

    Alors que la position du chef religieux et spirituel du pays a immédiatement suscité une controverse en Russie, premier pays au monde à avoir légalisé l'avortement dès 1920, le porte-parole du patriarcat, le prêtre Alexandre Volkov a tenu a préciser que le Patriarche Kirill entendait soutenir uniquement «l'interdiction du remboursement de la procédure d'IVG par la sécurité sociale du pays» qui prend en charge intégralement les procédures d'avortement.

    Cela encourage selon lui une banalisation de l'IVG sans réflexion au préalable. Ainsi, rendre la procédure payante, favoriserait une remise en question chez les couples ou femmes seules attendant un enfant, avant de mettre un terme à une grossesse non désirée. Cependant, le Patriarche ne rejette pas selon sa parole le concept même de l'avortement, notamment en cas de danger pour la vie d'une femme attendant un enfant.

    Alexandre Volkov a ajouté qu'à l'heure actuelle, le texte avait reçu l'approbation de 500 000 citoyens. S'il atteint un million de signatures, il pourra être soumis à un vote à la Douma, le Parlement russe.

    La Russie, déjà leader mondial en matière d'avortement

    En Russie, l'avortement est une procédure médicale légale entièrement prise en charge par l'Etat jusqu'à 12 semaines de grossesse en cas de grossesse non désirée. Ce délai peut-être étendu jusqu'à 22 semaine à la demande de la femme si la grossesse est le résultat d'un viol, avec preuves à l'appui. En cas d'urgence médicale pouvant porter atteinte à la vie de la mère, l'IVG peut-être appliquée à tout moment de la grossesse.

    La Russie (à l'époque, la «République socialiste fédérative de Russie») est devenu le premier pays au monde à légaliser l'avortement en 1920. A titre de comparaison, en Grande-Bretagne l'avortement a été légalisé en 1967, aux Etats-Unis en 1973, en France en 1975 et en Allemagne de l'Ouest en 1976. De 1936 à 1955, l'IVG a été interdite par la constitution de l'Union soviétique sauf en cas de danger pour la vie de la mère.

    Au niveau mondial, la Russie reste un des pays ayant le plus recours à l'IVG derrière la Chine et les Etats-Unis. Chaque année, plus d'un million de femmes ont recours à l'IVG sur le territoire de la Fédération de Russie, contre plus de 9 millions en Chine, en raison de la politique de l'enfant unique pour endiguer la sur-population.